La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

Les branches de Montpellier.
(T 11)



Jean Antoine de CAMBACÉRÉS est nommé maire en mars 1753. (...) Dès les tout premiers jours de son mandat, CAMBACÉRÉS prend en main les chantiers de la ville, qui sont autant de trous béants dans ses rues et dans ses finances. Il (...) s'attaque aux travaux d'adduction d'eau des sources de Saint-Clément et du Boulidou, cédées à la ville par DUVIDAL de MONTFERRIER, (...) Les eaux seront acheminées par de grandes canalisations qui se termineront en un aqueduc de quatre kilomètres aboutissant à la place du Peyrou, tout en haut de la ville. Pour que chaque habitant ait accès à cette eau, il faudra construire des fontaines sur les différentes places. Le projet a été retenu par l'intendant du roi, M. de SAINT-PRIEST. (...) En 1756, le grand chantier d'amener des eaux a beaucoup progressé et les Montpelliérains voient s'élever les premières arches de l'aqueduc. (...). Mais son mandat triennal de maire vient à expiration ... et il n'est pas renouvellé. Ses méthodes autoritaires, sa rigueur et son zèle réformateur déplaisent aux bénéficiaires des abus municipaux (...). Il a fallu renommer le magistrat, organisateur rigoureux et intègre, la ville étant au bord de la faillite (...). Le maire se remet au travail avec ardeur. L'aqueduc est terminé en quelques mois, et l'eau acheminée vers toutes les places. Un concours est lancé sous les auspices de l'intendant SAINT-PRIEST pour l'aménagement de l'esplanade du Peyrou, à l'arrivée de l'aqueduc. Il est remporté par Jean-Antoine GIRAL, avec un projet grandiose, répondant à la fois à la contrainte technique d'un réservoir d'eau pour les habitants, et esthétique d'un haut lieu pour la ville. Dès que le projet a été accepté à Versailles, CAMBACÉRÉS père le fait mettre en oeuvre.
"CAMBACÉRÉS - Maître d'oeuvre de Napoléon", extraits des pages 26 à 30 de la première partie : "L'idéal des lumières", chapitre 1 : "Montpellier (1753-1768)", par Laurence CHATEL de BRANCION, Editions PERRIN, août 2001.




Mais si, le Montpellier d'aujourd'hui est aussi beau que le Montpellier d'hier !
(photo J.C.E. 22.04.2005)


Pour mieux situer les EUZET de Montpellier, il est suggéré:

1/ De regarder le schéma de la lignée et de ses branches dans le fichier appelé "Les lignées issues de l'Hérault" .
2/ De retrouver les EUZET de Montpellier dans la généalogie de la lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc : "La lignée". (générations 9 à 20)
3/ De comparer avec :
- "Les EUZET de Montpellier issus de la lignée de Saint-Jean-de-Védas"
- "Les EUZET de Montpellier issus de la lignée de Sète"
- "Les EUZET de Montpellier dont l'origine est incertaine"



Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
AD : Archives départementales
















La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions et observations.

1/ La présentation du lieu



Montpellier, d'après la carte de Cassini (18ème siècle)



Observations sur les recensements de 1841 et de 1901

2/ L'état des connaissances

XVIe siècle.
XVIIe siècle.
XVIIIe siècle.
XIXe siècle.
XXe siècle.
XXIe siècle.



1 / Les EUZET du Triadou qui s'installent à Montpellier au XVIe siècle :

Une branche venue directement du Triadou

génération 1 (génération 7 de "La lignée")

- Mathieu (fs Mathieu ?) ; en 1538-39, un "Mathieu de EUZET, del Tryador" habite "l'Isle de Bertrand CAYLAR ou de Berenguier AUCELLIER" ; cette le était, en 1387, une partie de l'île Saint-Charles, dans le sixain Sainte-Croix ; était-il installé à demeure où habitait-il, en même temps, au Triadou, nous ne le savons pas ; nous pouvons aussi nous demander s'il s'agit du Mathieu qui est au Triadou en 1505 (33 ans de différence) ; cependant, il s'agit plus probablement de son fils qui a le même prénom ; celui-ci habite à Assas dès 1522 et fait son testament à Assas, en 1570 Assas. et Le Triadou.

- Jeanne (fa Mathieu ?) ; x André RAFINESQUE ; le 30.12.1546, une transaction a lieu entre, d'une part, André RAFINESQUE marié avec Jeanne EUZET (hôtes du logis de la salamandre, à Montpellier - demandeurs) et Antoine EUZET, du mas du Triadou (défendeur), d'autre part ; il s'agit, en fait, d'une sentence arbitrale avec ratification ; les deux parties s'en remettent à des "sages hommes" qui sont Pierre DAUSSARGUES, Laurens de LEQUES, Mathieu EUZET et Honorat BRUGUIÈRE ; la contestation porte sur les droits légitimes paternels de Jeanne et aussi sur une somme de 30 livres donnée par son oncle "feu messire Pierre EUZET" dans son Cm ; il est également précisé qu'Antoine est le frère de Jeanne (notaire Pierre de CABANIS, de Montpellier) ; bien que ces données ne soient pas suffisantes pour affirmer que Jeanne était la fille de Mathieu (et non de Pierre), la probabilité va dans ce sens ; de même, rien ne prouve qu'il ne s'agit pas de la même Jeanne qui s'est mariée avec Claude ORGEUILH (dans ce cas, Jeanne se serait mariée deux fois) ; enfin, les mentions relatives à son oncle Pierre EUZET, portent à penser que celui-ci était le prêtre Pierre EUZET de la génération précédente (ce qui, dans ce cas, pose le problème de sa durée de vie puisqu'il était déjà décédé en 1546). Le Triadou.


Une branche venue de Saint-Jean-de-Cuculles

génération 1 (génération 8 de "La lignée")

- Jaumete fa Jaume (+ avant son mariage) et Gervaise PERTRACH (+ avant son mariage), de Saint-Jean-de-Cuculles ; Cm, le 12.06.1588, avec Pierre de MONREDON : Pierre a eu le consentement de son père, donné par note, le 22.04.1588 ; Jaumete a le consentement de son frère, François, présent et qui traite pour elle, ainsi que des autres parents et amis ; elle s'est constituée une dot (le montant n'est pas indiqué) qui est reconnue par son futur mari ; au titre de "croix et augment dotal", en cas de prédécès, Pierre prévoit 20 livres tournois pour elle (sa future épouse), plus "les robes, bagues et joyaux qu'il lui donnera pendant le mariage" ; de son côté, elle prévoit 10 livres tournois pour Pierre (son futur époux) ; Pierre RAFINESQUE, "son cousin", bourgeois de Montpellier, lui donne "10 escus sol à 60 sols pièce pour les services qu'il a d'elle rescuz laquelle somme convient lui payer le jour des esposalhes" ; il reconnaît cette somme en sa faveur sur tous ses biens, quels qu'ils soient ; il y a la clause de restitution en cas de décès de Jaumete, sans enfants ; les parties obligent leurs biens, se soumettent aux cours, présidial, petit scel de Montpellier ; RAFINESQUE signe à la fin de l'acte (dans la signature, il y a deux F) ; ce nom rappelle le Pierre RAFINESQUE, fermier décimal huguenot, qui vient, en 1564, percevoir la dîme des agneaux à Saint-Jean-de-Védas mais c'est, probablement, le fils d'André RAFINESQUE et de Jeanne EUZET (génération 8 de la lignée), ce qui explique le cousinage ; l'acte est passé dans la maison de RAFINESQUE, en présence de Pierre DUFOUR, Léonard GRAS, Antoine BUNARD ("baralier") et Simon THOMAS, de Montpellier, qui signent (notaire Pierre ROUSSEL, de Montpellier) ; x Pierre de MONREDON (fils de Simon, originaire de Saint Brès (selon le Cm) ou de Saint Ambroix (selon l'acte de mariage), diocèse d'Uzès, le 06.07.1588 (le mariage protestant se fait au temple de Montpellier) ; le couple a une fille, Marthe, qui naît le 22.05.1589 et est baptisée au temple de Montpellier ; le couple a une fille, Marguerite, qui naît le 10.06.1592 et est baptisée au temple de Montpellier ; le couple a deux filles jumelles, Catherine et Ysabeau, qui naissent le 12.04.1601 et sont baptisées au temple de Montpellier.


Début du contrat de mariage de Jaumete EUZET



- François (fs Jaume et Gervaise PERTRACH), de Saint-Jean-de-Cuculles ; à Saint-Jean-de-Cuculles ; laboureur ; est "à présent résident de Montpellier" quand il se marie ; x Jeanne JOURNET ; le contrat de mariage est du 21 mai 1590 ; c'est probablement un mariage protestant, comme pour sa soeur Jaumette qui, en juillet 1588, s'était mariée au temple de Montpellier, avec Pierre de MONTREDON ; + avant le 09/05.1607.

génération 2 (génération 9 de "La lignée")

- Vidal (fs François et Jeanne JOURNET) Le 09.05.1607, il est mis en apprentissage chez un cordonnier de Montpellier par sa mère qui est alors veuve ; il ne sait pas signer ; le contrat est passé chez le notaire Samuel VIDAL, de Montpellier, pour une durée de trois ans.

Un isolé (?) qui habite le sixain Saint Mathieu

- Antoine (fs ?) Dans le compoix de Montpellier qui va du 18.02.1598 au 26.02.1599, il y a au numéro 765 (noté le samedi 28.03.1598), un certain Antoine EUZET ; en marge de l'article, il est écrit : " Guillaume GACHON ou Antoine EUZET laboureur - St Mathieu" ; l'article lui-même concerne un champ qui confronte " les Augustins". Pour le moment, cet Antoine EUZET n'est pas déterminé.



2 / Les EUZET du Triadou qui s'installent à Montpellier au XVIIe siècle :

Il ne semble pas que des EUZET du Triadou soient à Montpellier au tout début du XVIIe siècle. Une exception toutefois avec Giniesse EUZET, fille de Sébastien EUZET, du mas de Prat et de Gracie CAMBON, qui se marie avec un marchand de laine de Montpellier, Guillaume BRUGIERE. Leurs filles seront portées sur certains testaments de Pierre EUZET, le frère de Sébastien, en particulier en 1677. Viols-le-Fort et la génération 12 de "La lignée")


Une branche venue de Viols-le-Fort.
Une branche venue de Cazevieille.


Une branche venue de Viols-le-Fort

Génération 1 (Génération 9 de La lignée) :

- Pierre (fs Jean vieux et Catherine LISSORT) ; praticien puis ménager ; célibataire ; le 14.05.1627, un acte du notaire Gabriel BONNEL (de Montpellier) enregistre une quittance de 30 livres en faveur de Pierre EUZET, "praticien habitant de Montpellier", procureur de Grégoire VILARNEL (employé aux finances) qui représente le solde d'une créance totale de 61 livres 3 sols dont le reste a été payé antérieurement. La procuration suit l'acte lui-même dont la dette, en fait, concerne un autre praticien de Montpellier, Jean de MONTFALCON (MONTFAUCON). Pierre EUZET signe d'une signature très ferme et compliquée comme il sied à un praticien ou à un notaire


La signature du praticien, Pierre EUZET
(le 14.05.1627)

il est témoin pour une autre procuration du 17.02.1627 faite par un religieux de l'abbaye Saint Guilhem, Barthélémy ALIBERT. Il est écrit qu'il habite Montpellier et qu'il a "attesté cognoistre ledit ALIBERT" (notaire Antoine FAGES, de Montpellier) ; le 30.07.1636, il a procuration de son père (notaire Guillaume CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres) ; cette procuration est indiquée dans un accord passé avec Jean jeune, le 20.06.1637 à propos d'une directe au Triadou (voir les articles de Jean vieux et de Jean jeune) ; le 22.06.1643, il habite à Paris, "rue et paroisse Saint Germain de l'Auxerois" ; il est alors le procureur, fondé de pouvoir de Jean Jacques de PLANTADE, conseiller du roi en la cour des comptes, aides et finances de Montpellier ; il reçoit pour lui de l'argent et une quittance lui est délivrée (notaire François CRESPIN, de Paris) ; chez le notaire FAGES, on retrouve Pierre EUZET comme témoin dans deux actes du 13.07.1644 (une obligation et une quittance) avec la même signature et une fonction qui paraît être dans la finance ; le 13.11.1650, Sébastian LISSORT, notaire de Villeneuve-les-Maguelone, reconnaît devoir à Pierre EUZET "suivant les finances de ceste ville" (Montpellier), 8000 livres qu'il lui a prêté à l'amiable et que l'emprunteur s'engage à rembourser dans un an et, pour cela, il hypothèque sa personne et ses biens, présents et à venir, qu'il soumet aux rigueurs des cours ; l'acte est fait au domicile de Pierre EUZET, en présence de Pierre VEDEL et Pierre de FLAUGERGUES, de Montpellier (notaire Pierre MARSAL, de Montpellier - acte indiqué dans celui du 08.06.1668, expédié en original à Pierre EUZET) ; le 01.06.1651, il habite toujours Montpellier quand il remplace son frère Sébastien pour payer 30 livres à François EUZET (fils de Jean jeune), suite au testament de François EUZET (oncle et parrain du premier, fils de Jean vieux, frère de Pierre) ; l'acte est passé dans sa maison, en présence de François BESSEDES et François GILLY, praticiens de Montpellier (notaire Etienne MARIE, de Montpellier) ; le 15.07.1651, en tant que tuteur des héritiers de maître Etienne CAMBON et de Marguerite de THELARD, Sébastien EUZET remet et transporte à Pierre EUZET, son frère, une somme de 500 livres due par Etienne ARNAVIELLE (baille de Saugras, paroisse de Viols-le-Fort) ; Sébastien devait une somme équivalente à Pierre, dont 236 livres pour les frais de cette tutelle et 30 livres payées à François EUZET le premier juin ; ARNAVIELLE est présent et accepte la rémission ; l'acte est passé dans la maison de Pierre EUZET, en présence de Guillaume BRUGUIERE et de Pierre FLAUGERGUE, de Montpellier (notaire Etienne MARIE, de Montpellier) ; le 04.03.1652, il habite toujours à Montpellier et il prête 100 livres à Amans COURNUT (laboureur de Viols-le-Fort) ; celui-ci promet de rembourser dans un an à compter de ce jour mais le remboursement indiqué en marge montre qu'il s'est effectué le 28.04.1654 ; l'acte est passé "aux tables" du notaire, cependant que le remboursement est fait dans la maison de Guillaume BRUGUIÈRE ; l'acte est barré (notaire Etienne MARIE, de Montpellier) ; le 23.10.1662, Sébastian LISSORT, viguier de Villeneuve-les-Maguelone, reconnaît devoir à Pierre EUZET "bourgeois habitant du mas de Pratz", 2000 livres tournois "pour compte final entre eux fait et arresté de plusieurs affaires qu'ils ont ensemble, du passé jusque à présent" ; cette obligation s'ajoute à celle de 1650 ; l'emprunteur s'engage à rembourser le 13 novembre prochain et, pour ce faire, il a obligé sa personne et ses biens, présents et à venir, qu'il soumet aux rigueurs des cours ; l'acte est fait dans l'habitation LISSORT, en présence de Georges COULET (du mas de Roubiac, au causse de Cazevieille) et de Pierre BRISSAC, de Villeneuve-les-Maguelone (notaire André DARLES, de Villeneuve-les-Maguelone) ; le 21.08.1665, Sébastian LISSORT, notaire royal et viguier de Villeneuve-les-Maguelone, confesse devoir à Pierre EUZET ", 1097 livres, pour compte entre eux fait et arresté des affaires qu'ils ont ensemble" ; cette obligation s'ajoute à celles de 1650 et 1662 ; l'emprunteur s'engage à rembourser le 13 novembre prochain et, pour ce faire, il a obligé sa personne et ses biens, présents et à venir, qu'il soumet aux rigueurs des cours ; l'acte est fait en l'étude, en présence d'Etienne ISSERT (tailleur d'habits) et de Jean TEISSONNIERE (praticien), de Montpellier (notaire Jean GUION, de Montpellier) ; le 08.06.1668, Pierre EUZET dépose chez le notaire Jacques DURRANC, de Montpellier, les trois obligations contractées en sa faveur par Sébastien LISSORT, en 1650, 1662 et 1665 ; il est précisé que pour ces trois obligations, les actes sont "expédiés en original, ce qui veut certainement dire que les actes ne sont plus dans les minutes des notaires initiaux (un contrôle sur le minutier du notaire Jean GUION pour l'année 1665 montre que l'obligation en question n'y est pas à sa date et n'est pas non plus indiquée dans la table nominative pour l'année) ;

à la suite de son frère Sébastien, il devient héritier d'une autre partie du mas de Prax (Prats) ; en effet, le 17.08.1672, Catherine SERANE qui habite aussi le mas de Prax fait la donation de ses biens en sa faveur ; elle est héritière de son père, Pierre SERANE, de sa mère et de son frère (Audibert SERANE) ; elle justifie cette donation entre vifs en expliquant que Pierre EUZET s'est occupé d'elle, la nourrissant, l'entretenant, "tant seine que malade" ; avec la vieillesse et les "incomodités de son corps", il la fait conduire "avec un valet et une voiture la ou elle plait se transporter" ; surtout, elle insiste sur le fait que "sans lassistance dicelluy ladite SERANE ne pourroit sempecher de patir de ses vieux ans attandu le peu de revenu de ses biens ne les pouvant pas mesme fere valoir" ; la donation est faite sous réserve d'une somme de 60 livres et de "subvenir a sa nourriture et entretenement" ; la donation doit être insinuée et pour cela, elle désigne son procureur, Me FERMAUD, cependant que Pierre désigne le sien, Me BARRAL (procureur en la cour présidiale de Montpellier) ; l'acte est fait publiquement dans l'étude du notaire, en présence de plusieurs habitants de Viols-le-Fort qui signent avec Pierre EUZET ; Catherine SERANE ne sait pas signer (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; il ne s'est pas marié et n'a pas eu d'enfants ; il va doter en argent Marie et Marguerite BRUGUIERE (ses petites-nièces), à condition pour celles-ci de ne pas contester sa succession, comme on le voit dans la révocation de son testament de 1673, en 1676, et dans les divers actes successoraux de 1672 et 1677 ; testament 1, le 30.01.1657, notaire Pierre MARSAL, de Montpellier ; testament 2, le 30.12.1665, notaire Pierre MARSAL, de Montpellier ; testament 3, le 09.11.1673, notaire Etienne EUZET de Viols-le-Fort ; testament 4, le 15.03.1676 ; testament 5, le 09.08.1677 ; codicille, le 10.08.1677, les trois chez le notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort ; testament 6, le 11.05.1678, notaire Jacques DURRANC, de Montpellier ; révocation de testament le 30.05.1681, notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort ; testament 7, le 19.08.1682, notaire Etienne GIMEL, de Montpellier ; dans ses trois premiers testaments, son héritier universel est son neveu Jean EUZET, fils de son frère Guillaume qui était parti s'installer à Aniane, en 1630 ; dans son dernier testament qui casse le précédent, l'héritier universel devient Jacques ROUEL "qui devra porter le nom et les armes des EUZET" ; c'est le début de l'ascension de celui qui servait fidèlement Pierre EUZET au mas et qui finira par devenir notaire à Viols-le-Fort sous le nom de Jacques ROUEL EUZET. + 23.06.1686, à Viols-le-Fort ; il faut croire que cela ne s'est pas passé sans heurts car un acte de 1689 nous dévoile l'accord qu'il y a eu entre Jean REBOUL et Jacques ROUEL EUZET, un règlement des dépenses du procès criminel devant le Sénéchal par Jacques ROUEL EUZET.


Génération 2 (Génération 11 de La lignée) :

- Giniesse (fa Sébastian et Gracie CAMBON) ; x Guillaume BRUGUIERE (marchand de laine, à Montpellier), le ? ; cette Giniesse a eu deux filles, Marie et Marguerite BRUGUIERE, la première mariée avec un marchand de laine de Montpellier appelé Jean REBOUL.

-
Sébastien (fs François et Isabeau MARRE) vers 1658, probablement à Viols-le-Fort ; il s'installe à Montpellier, certainement au moment de son mariage ; x Marie ROCHE, le 18.10.1693, à Montpellier, paroisse Notre-Dame-des-Tables ; Cm du 20.09.1693 (notaire Guillaume BRUGUIERE, de Montpellier) ; le 2 septembre 1701, une de ses filles meurt "au sortir du sein de sa mère, après avoir reçu l'eau de baptême" ; le décès est si subit qu'ils n'ont pas eu le temps de lui donner un nom ; Marie ROCHE décède le lendemain, 3 septembre 1701, à l'âge de 32 ans, probablement des suites de cet accouchement ; le 07.11.1701, il prend en apprentissage, pour 18 mois et un montant de 66 livres, Guillaume BERTRAND, fils de feu Jean BERTRAND (maître tisserand de toiles) et d'Honnorade BOISSIERE (notaire Louis VERNET, de Montpellier) ; x2 Jeanne VIDAL, le 02.11.1704, paroisse Notre-Dame-des-Tables, de Montpellier ; Cm 14.09.1704 ; la dot est de 330 livres dont 30 pour un crochet d'argent ; le paiement est immédiat ; l'augment dotal est de 100 livres pour lui et 50 pour elle ; les seuls parents présents sont du côté de l'épouse ; l'acte est passé dans la maison de la veuve DELFAU, à Montpellier (notaire Louis VERNET, de Montpellier) ; il ne sait pas signer ; maître cordonnier ; + 05.03.1743, "âgé de 85 ans", à Montpellier, paroisse Notre-Dame-des-Tables

Génération 3 (Génération 12 de
La lignée) :

- Jean (fs Sébastien et Marie ROCHE) ? ; + 22.12.1696, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier
-
Catherine (fa Sébastien et Marie ROCHE) 19.12.1697 ; + 18.08.1698, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier
-
Claude (fs Sébastien et Marie ROCHE) 18.09.1699 ; + 21.02.1706, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier
- Une fille (fa Sébastien et Marie ROCHE) et + 02.09.1701, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier

-
Antoinette (fa Sébastien EUZET et Jeanne VIDAL) ) 29.07.1705, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier .


Une branche venue de Cazevieille :

Génération 1 (Génération 10 de La lignée) :

- Pierre (fs Jean et Catherine PAGES) x Marie SERANE (ou SERANNE), le ? ; Cm 02.06.1637. notaire FESQUET, de Montpellier ; il accorde sa procuration à Marie SERANNE dans un acte du dernier jour de février 1643 (notaire Etienne MARTIN, de Montpellier : 2 E 57/210) ; dans cet acte, il signe ; travailleur ; en 1643, il est dit "habitant du causse de Cazevielhe", et donc probablement du mas de Sueilles ; + avant le 21.12.1666 (signalé décédé à cette date qui est celle du contrat de mariage de son fils Jean) ; avant son décès, il habitait avec Marie SERANNE à Montpellier.

Génération 2 (Génération 11 des
La lignée ) :

- Jean (fs Pierre et Marie SERANE) x Jeanne LEQUES, le 02.02.1667, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; laboureur (en 1678), travailleur (en 1701) ; Cm 21.12.1666, notaire Jean LAUNE, de Montpellier ; à Grabels en 1675 où naît leur fils, Jean ; il ne sait pas signer ; décédé avant le 14.11.1701.

Génération 3 (Génération 12 des
La lignée ) :

- Jean (fs Jean et Jeanne LEQUES) 05.09.1675, à Grabels ; le baptême a lieu le 11 ; le parrain est Jean ARMENDIÉ (de Montpellier) et la marraine, Catherine CERVEL (il s'agit, probablement, de Catherine SERVEL, femme de Jacques LEQUES) Grabels
- Catherine (fa Jean et Jeanne LEQUES) 27.12.1677, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier (en fait, c'est son baptême qui est indiqué au 02.01.1678 et il est précisé qu'elle est âgée de 7 jours) - le patronyme est écrit AUZET ; x François LOUBRIEUX, le 14.04.1712, paroisse Notre-Dame-des-Tables, de Montpellier ; Cm le 10.04.1712 (notaire Guillaume REYNES, de Montpellier).
-
Louis (fs Jean et Jeanne LEQUES) apprentissage auprès d'Etienne ROUEL, marchand facturier, de Viols-le-Fort, le 02.09.1691 (assiste : Vincent SERVEL, "cousin dudit EUZET") ; "cardeur" ; x Marie RAOUX, le 13.10.1701, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; "commis au magasin de la poudre" de Montpellier (en 1705) ; "salpetrie" (en 1710) ; "travailleur" (en 1712 et 1717) ; "employé au magasin de la poudre" (en 1711 dans une cession de droits que lui fait son beau-frère, Louis RAOUX, notaire Claude MALIEN, de Bez) ; "poudrier" (en 1719 et 1727) ; il ne sait pas signer.

Génération 4 (Génération 13 des
La lignée ) :

- René (fs Louis et Marie RAOUX) 12.11.1701, paroisse Saint Pierre, de Montpellier (baptême le 14) ; la marraine de baptême est Jeanne LEQUES, veuve de Jehan AUZET ; le parrain est René MOREAU (de Bretagne) ; bien que l'acte précise que René est le fils légitime et naturel de Louis AUZET et de Marie ROUSSE mariés, c'est tout de même surprenant compte tenu de la date de leur mariage, un mois avant ; le métier de Louis indiqué dans l'acte est cordonnier, mention qui n'apparaît pas dans les actes suivants et qui ajoute donc à la bizarrerie de cet acte (sans compter l'origine du parrain) ; aucun acte ne fait ensuite mention de ce René.
-
Catherine (fa Louis et Marie RAOUX) 28.11.1703 ; b 30.11.1705, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; la marraine est Catherine AUZET et le parrain, Antoine CLAUSEL ; Louis AUZET est alors déclaré comme "commis au magasin de la poudre de cette ville" ; + 15.11.1705, paroisse Saint Pierre, de Montpellier enterrée dans l'église des Augustins.
-
Tiphène (fa Louis et Marie RAOUX) 03.12.1705 ; b 06.12.1705, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; le parrain est Marc LAFFON (?) et la marraine, Tiphène ARLETTE (?) + 16.09.1710, paroisse Notre-Dame-des-Tables, de Montpellier ; Louis AUZET est alors déclaré comme "salpetrie".
-
Jeanne (fa Louis et Marie RAOUX) 19.09.1707 ; b 25.09.1707, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; le parrain est Pierre DELMAS, maître cordonnier, et la marraine, Jeanne Marguerite (?), femme de Barthélémy PLANE ; x1 Christophe SOUQUET, le 05.08.1727 ; Louis AUZET est alors ""poudrier" ; le mariage a lieu en présence de Claude REBOUL (cabaretier de la paroisse Notre Dame), de Jacques REDON (tapissier de la paroisse Saint Pierre), d'Antoine GOUNEL (cousin germain de la paroisse Sainte Anne) et de François PORTES (brigadier des Fermes du Roi, paroisse Saint Pierre) ; Cm 06.07.1727, notaire Etienne BISSEZ, de Montpellier ; dans ce Cm, elle reçoit de son père 500 livres de dot qui se répartissent ainsi : 100 livres argent payées immédiatement, "en louis d'or escus blancs et monnoye", 300 livres correspondant en valeur aux "meubles, linge, argenterie et autres effets" et 100 livres à payer un mois plus tard ; son augment dotal est de 100 livres ; elle a le consentement de ses père et mère, d'Antoine GOUNEL (père et fils, maîtres fustaniers de Montpellier), de François PORTES (ancien brigadier des Fermes du Roi, de Montpellier) et de Jean POUDEROUS (maître arquebusier de Montpellier) ; x2 Jean ROCHER, le 17.02.1746, à Castelnau-le-Lez ; elle ne sait pas signer.
-
Jeanne (fa Louis et Marie RAOUX) 30.12.1711 ; b 01.01.1712, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; le parrain est Antoine CUBIZOL, maître boulanger, et la marraine, Jeanne BRUN, femme d'Antoine GAUBEL + 11.01.1712, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; à sa mort, Louis AUZET est déclaré comme "travailleur".
-
Catherine Françoise (fa Louis et Marie RAOUX) 30.05.1714 ; b 02.06.1714, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; la marraine est Catherine EUZET (sa tante), femme de François LOUBRIEUX ; + 04.11.1719, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; elle est enterrée aux Recollets ; Louys AUSET est alors "poudrier".
-
François (fs Louis et Marie RAOUX) 15.01.1717 ; b 17.01.1717, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; le parrain est François COUSIN, tonnelier, et la marraine, Claire REDELE, femme d'Antoine VERDIER ; Louis AUZET est déclaré comme "travailleur".





3 / Les EUZET du Triadou qui s'installent à Montpellier au XVIIIe siècle :


Une branche venue d'Aniane.
Une branche venue (directement) du Triadou.
Une branche venue de Saint-Martin-de-Londres.
Une branche venue de Viols-le-Fort.
Une branche venue de Saint-Gély-du-Fesc.
Une branche venue du Château de Londres (Le Mas-de-Londres).
Une "isolée" venue de Saint-Jean-de-Cuculles.
Un "isolé" venu de Saint-Mathieu-de-Tréviers.
Une "isolée" venue de Cazevieille.



Une branche venue d'Aniane

Dans la première partie du XVIIIe siècle, trois frères nés à Aniane se sont installés à Montpellier. Ce sont les fils de Pierre EUZET et de Jeanne ESTIVAL, c'est-à-dire la branche issue de celle du mas de Prat (Voir Aniane et la génération 11 de "La lignée")

génération 1 (génération 12 de "La lignée")

- Marguerite (fa Pierre x Jeanne ESTIVAL) 04.06.1691, à Aniane ; x Clément CRESPIN (que l'on pourrait lire CRESPY), le 20.02.1719, à Aniane ; Cm le 22.12.1718 : sa mère lui constitue en dot 200 livres payables après son décès, 20 livres pour un habit, 3 linceuls "toille de maison", 6 serviettes, 2 nappes, 1 "garde robe bois blanc", des "garnimens de lit", plus un chaudron en cuivre "pouvant contenir trois seaux d'eau" pour lui être délivré dans un an, le tout pour un montant de 36 livres ; elle-même s'est constituée 50 livres, montant évalué pour ses "nipes" ; à cela s'ajoute un augment dotal de 50 livres, en cas de prédécès (respectivement pour chacun) ; l'acte est passé chez le notaire, en présence de Jean SOUCHON (cordonnier à La Boissière), Jacques VAREILLES (fils d'autre) et Jean GALHAC (praticien à Aniane) qui signent avec Jeanne ESTIVAL ; elle sait pas signer (notaire Pierre GALHAC IV, d'Aniane) ; le couple habite Montpellier en 1739 (procuration à Jean BONNAL, notaire d'Aniane, le 10 juin) ; pas de naissances sur Aniane, ce qui confirme l'installation sur Montpellier ; + 06.10.1766, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; (+) 07.10.1766, aux Pénitents blancs de Montpellier ; elle est indiquée comme épouse de Clément CRESPY (l'acte du 7 octobre vient après celui du 1er novembre et avant celui du 3 novembre mais un astérisque en regard de l'acte semble indiquer le renvoi, comme si cet acte avait été oublié dans la liste d'octobre) Aniane

- Etienne (fs Pierre et Jeanne ESTIVAL) 23.07.1693, à Aniane ; il est parrain de sa nièce Marguerite (fille de Jean), en 1734 ; x Antoinette VIERNE, le 31.08.1740, paroisse Saint Denis, de Montpellier ; Cm 03.08.1740, notaire Augustin CLEMENT, de Montpellier ; cuisinier (en 1740), traiteur (en 1741) ; à Montpellier ; il signe ; son frère Jean est présent au contrat de mariage ; aucun EUZET n'est présent à son mariage ; "résidant en cette ville (Montpellier) depuis plusieurs années" quand il se marie ; au contrat de mariage, il est dit (comme sa fiancée) : "résidants en cette ville depuis plus de vingt ans". Aniane

- Jean (fs Pierre x Jeanne ESTIVAL) 27.12.1695, à Aniane ; confiseur à Montpellier (au moins à partir de 1734) ; le 01.04.1739, indiqué comme confiseur de l'Intendant du Languedoc et, en 1741, "Officier de M. l'Intendant", à Montpellier ; x Marguerite DASERVE (ou DESERVE ou SERVE ou même DASER, selon les actes !) le 16.01.1721, paroisse Notre-Dame-des-Tables, de Montpellier ; Cm 16.12.1720, notaire VERNET, de Montpellier (l'acte est passé dans la maison de l'architecte GIRAL) ; ils ont au moins neuf enfants ; il signe ; le 08.04.1763, il doit encore 1000 livres à son gendre Pierre François PAGES pour la dot qui était inscrite au Cm de sa fille Maurice (10 ans avant) ; grâce à la quittance du règlement, on connaît son adresse (qui est aussi celle de sa boutique) à Montpellier, une partie du mobilier, du linge et des effets de celle-ci ; en effet, en paiement de cette somme il "a baillé et baille audit PAGES la propriété des meubles et effets que ledit EUZET a actuellement dans sa maison qu'il occupe dans cette ville a la grandrue consistant lesdits effets en un miroir dont la glace a vingt huit pouces de hauteur sur vingt un pouces de largeur avec son couronnement de glaces ainsi que les bandes bleues, une banquete bois blanc garnie en paille, un vieux fauteuil garni de paille, vingt huit chaises de saule garnies de bote (?), sept tables de bois, une table de marbre dont le pied est de bois, une tapisserie indienne attachée a la muraille d'une pièce en forme d'alcove au fond de la boutique, cinq rideaux indienne avec les tringles de fer, la tapisserie de la boutique en figures en bleu et le tout en ornements et damas rouge, le vitrage de la boutique et de l'arrière boutique, dix culliers a caffé d'argent pesant ensemble six onces un quart, deux trictrac et deux damiers, cinq moules deteing appellés sorbetières de cuivre pesant ensemble net vingt cinq livres et demy, cinq chandelliers de fonte pesant ensemble sept livres, un chauderon et une petite casserole de cuivre pesant ensemble net sept livres, une vieille bassinoire, un mortier de marbre avec son pilon et souc de bois, une mes (?) a paitrir et une table avec ses deux bancs, lesdits effets etant actuellement au rez de chaussée et a la cave qui sert de cuisine, plus un billard avec son assortiment necessaire, savoir trente six queues ou masses, deux billes grosses, neuf moyenes et deux petites, quatre rideaux de fenetres de cotonat et onze pans et demy de long dune largeur et demy chacun, une banquete rembourée, deux banquetes courtes et une longue garnies de paille, trois tables a quadrille vieilles, un garde meuble bois blanc avec une couleur de noyer, trois bois de lit de noyer dont deux grands avec leur fonds, serrure et appartenances, quatre matelas laine dont un grand, une petite coete plume, trois traversiers plume dont un petit, une courte pointe indienne commune dont les deux cotés sont dindienne fine a petit dessein, deux courte pointes dont une indienne et lautre de mousseline, six fauteuils garnis de paille, huit draps de lit toile blanchie dont quatre un peu plus fine que les autres, trois draps toile rousse servant de tour de lit, quatre napes toile rousse usées, quatre douzaines serviettes dont deux douzaines cordat et deux douzaines toile rousse usées et une vieille armoire bois de noyer en tres mauvais etat" ; le tout est estimé par les parties à 900 livres ; il est précisé que la maison est occupée par ledit EUZET et qu'il reste encore 100 livres à payer pour atteindre les 1000 livres de la dot (voir d'autres détails à l'article de Maurice EUZET) ; + 04.12.1771, à Montpellier, paroisse Notre-Dame-des-Tables, enterré "dans la chapelle des Pénitens Blancs". Aniane

- Jacques (fs Pierre et Jeanne ESTIVAL) 18.01.1698, à Aniane ; x Maurice RELIN (ou RELLIN), le 20.11.1722, paroisse Sainte Anne ; pâtissier, cuisinier et rôtisseur ; ils ont au moins neuf enfants (et probablement dix) ; pour les trois premiers baptêmes, il est indiqué comme cuisinier mais en 1745, il est signalé comme pâtissier et rôtisseur. Le plus souvent, le métier de pâtissier est seulement noté dans les actes ; + 04.11.1759, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier, "enseveli aux pénitans blancs". Aniane

génération 2 (génération 13 de "La lignée")

- Maurice (fa Jean et Marguerite DASERVE) 25.10.1721, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; elle est marraine de sa soeur Maurice, en 1737, de son frère Jean Henri, en 1739 et de son frère François, en 1744 ; paroisse Saint Pierre, à Montpellier ; x Pierre François PAGES, le 20.02.1753, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; à son mariage, assistent Louis EUZET et son frère, Jean EUZET, qui signent ; elle même signe Maurice EUSET ; Cm 19.02.1753, notaire Jean Joseph BRUGUIÈRE, de Montpellier ; le 08.04.1763 (10 ans plus tard !), Jean EUZET doit encore 1000 livres de la dot qui était indiquée au Cm ; en paiement de cette somme, il cède à son gendre, Pierre François PAGES, la propriété immédiate des meubles et effets qu'il a dans sa maison et boutique, Grand rue, à Montpellier (voir les détails de cet inventaire à l'article de Jean EUZET) ; l'estimation est faite à l'amiable par les parties pour un montant de 900 livres, c'est-à-dire qu'il manque encore 100 livres pour atteindre le montant de 1000 livres de dot prévue au Cm ; pour l'observation de ces clauses, les parties obligent et hypothèquent leurs biens et se soumettent au petit scel de Montpellier ; l'acte est fait et récité à l'étude du notaire, en présence de Jean GELLY et de Joseph BRUGUIÈRE, habitants de Montpellier qui signent avec le notaire et les parties (notaire Jean Joseph BRUGUIÈRE, de Montpellier)

-
Henri (fs Jean et Marguerite DASERVE) 05.03.1726, paroisse Sainte Anne, à Montpellier (parrain : "Henry DREUX rotisseur de M. le Marquis de la FARE", marraine : Marianne BONNE, son épouse ; il est parrain de sa soeur Maurice, en 1737, de son frère Jean Henri, en 1739 et de son frère François, en 1744.



Poue le baptême de Maurice EUZET (en 1737), la signature du père (Jean), d'Henri (le parrain) et de Maurice (la marraine)


- Jacquette (fa Jean et Marguerite DASERVE) vers 1727 ; + 29.09.1735 (à 8 ans), paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier

-
Thérèse (fa Jean et Marguerite DASERVE) vers 1733 ; + 08.01.1736 (à 3 ans), paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier

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Jeanne (fa Jean et Marguerite DASERVE) vers 1734 ; + 14.06.1735 (à 1 an), paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier

-
Marguerite (fa Jean et Marguerite DASERVE) 04.03.1734, paroisse Saint Pierre, à Montpellier.

-
Maurice (fa Jean et Marguerite DASERVE) 14.12.1737, paroisse Saint Pierre, à Montpellier.

-
Jean Henri (fs Jean et Marguerite DASERVE) 07.01.1739, paroisse Saint Pierre, à Montpellier ; il signe ; présent au mariage de sa soeur Maurice, en 1753.

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François (fs Jean et Marguerite DASERVE) 10.07.1744, paroisse Saint Pierre, à Montpellier.


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Suzanne (fa Jacques et Maurice RELIN) 24.06.1723 ; + 26.12.1723, paroisse Saint Pierre, à Montpellier.

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Marguerite 1 (fa Jacques et Maurice RELIN) 23.08.1725, paroisse Saint Pierre ; x Jean COSTE, le 17.08.1745, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; Cm 02.08.1745, notaire AUTERACT, de Montpellier.

-
Louis (fs Jacques et Maurice RELIN) 03.08.1728, paroisse Saint Pierre, à Montpellier ; x Jeanne SERANE, le 22.05.1749, paroisse Sainte Anne ; maître pâtissier et rôtisseur ; il signe un contrat d'apprentissage pour Etienne TEISSON, le 31.08.1761 ; le 27.09.1769, ROCH LAMBERT de la CROIX de CANDILLARGUES (prévôt du chapitre cathédral, de Montpellier) signe en sa faveur un arrentement du prieuré de Notre-Dame-de-Lac, à Lunel, dont il est le prieur, en tant que prévôt du chapitre ; cet arrentement comprend les fruits décimaux, les rentes et revenus, censives, usages et droits sur les ventes des maisons, terres et propriétés relevant du prieuré ; l'arrentement est fait pour 5 ans, à compter du 01.01.1771 ; le prix est de 5700 livres chaque année, à payer de 3 en 3 mois, le premier paiement devant être fait le 1er jour de la 1ère année ; en plus, chaque année, il doit apporter 50 bouteilles de vin muscat, entretenir les cuves vinaires et fouloirs, payer les frais et droits des visites de l'évêque à l'église de Lunel ; il a interdiction d'arrenter ou d'associer d'autres personnes sans le consentement écrit du bailleur et s'il le faisait, ce dernier serait en droit d'annuler le contrat ; une clause prévoit que le rentier ne pourra rien réclamer pour les cas fortuits (grêle, inondation, frimats, sècheresse, guerres, etc) mais il est prévu pour ces cas une somme de 600 livres chaque année, ce qui réduit le prix annuel à 5100 livres ; Claude SERANNE (greffier consulaire de la communauté de Massillargues) et Louis BOULET (habitant Massillargues) se portent caution ; les parties et les cautions obligent et hypothèquent leurs biens, se soumettent aux rigueurs des cours et signent ; le patronyme de Louis est écrit AUZET et il signe L. AUZET (notaire Gabriel DAVRANCHES, de Montpellier - l'acte est signé par le notaire GRANIER, de Montpellier) ; le 17.03.1777, il achète une petite maison à Louise NAUTON (veuve de Jean Claude NAUTON, bourgeois de Montpellier) pour 1400 livres mais, comme des réparations urgentes sont nécessaires, les parties nomment deux experts (un maître plâtrier et un maître menuisier) pour en vérifier l'état et faire un rapport ; le prix tient compte aussi de l'emplacement, "dans une petite ruelle" ; Louise NAUTON subroge Louis EUZET pour payer à sa place Esprit GARONNE (cuisinier, à Montpellier) pour lui payer 531 livres 10 sols qu'elle lui doit ; en conséquence, Louis EUZET paye cette somme à Esprit GARONNE (qui est présent) et le solde (868 livres 10 sols) à Louise NAUTON ; le fils de cette dernière, Louis NAUTON, est présent et se porte caution ; Louise NAUTON oblige et hypothèque ses biens, "présents et avenir qu'elle a soumis à toute justice et au petit scel de Montpellier" ; la possession et la jouissance de la maison est du même jour pour Louis EUZET ; l'acte est passé dans la maison vendue ; signent l'acte, Louis NAUTON, Louis EUZET (toujours sous la forme AUZET), Esprit GARONNE, le notaire et deux témoins : Pierre CAMBON (avocat) et Pierre BLANC (maître cordonnier) ; Louise NAUTON déclare ne pouvoir signer à cause de la faiblesse de sa main occasionnée par son âge avancé (notaire Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier) ; le 02.04.1777, maître pâtissier à Montpellier, il constitue, en faveur de son fils Jean Baptiste Louis, "une rente ou pension viagere pour lui tenir lieu de titre clerical" et pour "lui donner moyen de vivre honnetement dans letat ou Dieu l'appelle" ; la rente est d'une valeur de 100 livres qu'il s'engage à lui payer chaque année "a commencer du jour de la promotion au sousdiaconat" ; pour l'assurance de cette rente, il affecte et hypothèque la maison qu'il possède à Montpellier et qu'il a acquise de Louise et Claude NAUTON, le 17.03.1777 ; plusieurs témoins certifient que la maison lui appartient et qu'elle est libre de toute dette ou hypothèque et ils engagent et hypothèquent leurs biens également pour l'assurance de l'opération ; l'acte est passé en présence de Guillaume BLANC et de Louis CAVALIÉ (garçons cordonniers de Montpellier) qui signent avec les parties ; il signe AUZET et son fils signe "AUZET acolyte" (notaire royal et apostolique, Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier) ; c'est probablement lui qui meurt le 16.08.1793, "dans sa maison de campagne située dans le territoire de Montferrier", en présence de "Jean EUZET habitant de Montpellier, âgé de 36 ans, pâtissier, et Jacques EUZET, habitant de Montpellier, âgé de 60 ans, le premier fils de Louis EUZET et le second frère de Louis EUZET" ; dans les signatures, on a "AUZET fils" (pour Jean EUZET) et "J. AUZET" (pour Jacques EUZET) ; l'acte de décès ne donne pas le nom du défunt qui est simplement indiqué par un ""ledit" qui laisse la place aux interprétations, d'autant que dans la liste récapitulative, c'est le décès d'un Jacques EUZET qui est annoncé. Or, il y a manifestement confusion avec Jacques EUZET, le frère qui est témoin. Jacques et Louis étant bien déterminé, cela ne laisse donc la place qu'à Louis, le père de Jean et le frère de Jacques, les trois étant pâtissiers à Montpellier. Montferrier.



La signature de Louis EUZET
(le 27.09.1769)

- Claire (fa Jacques et Maurice RELIN) vers 1731 ; + 19.10.1734 (à 3 ans), paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier

-
Maurice (fa Jacques et Maurice RELIN) vers 1732 ; x Pierre PONS, le 30.01.1755, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; + 06.05.1766, à Sète ; (+) 07.05.1766, dans la chapelle des pénitents de Sète

-
Marguerite Maurice (fa Jacques et Maurice RELIN) b 12.05.1733, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier

-
Jacques (fs Jacques et Maurice RELIN) 29.07.1734, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; dans tout les actes, le patronyme est écrit AUZET ; x Madeleine TRIGNAN, le 14.02.1765, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; maître pâtissier ; le 28.09.1772, il achète une métairie au tènement de la Maure ou Malpas, de Montpellier, pour une somme de 5050 livres (pour plus de détails, voir les références) ; le 23.11.1779, il accorde un prêt de 99 livres 18 sols à Elisabeth ROBERT, veuve de Fulcrand ROUSSILLES ; elle promet de rembourser dans une année à compter de ce jour, oblige ses biens, présents et à venir, et les soumet à toute justice et au petit scel de Montpellier ; l'acte est passé dans la maison de la veuve ROUSSILLES, en présence de Jean MOUNIER et Pierre BLANC, qui signent avec Jacques EUZET ; elle ne sait pas signer (notaire Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier) ; témoin au décès de son frère Louis, le 16.08.1793 ; il signe J. AUZET ; + 18.02.1818, à Montpellier, "dans sa maison rue Carbonnerie", époux de Magdelaine TRIGNAN et ancien pâtissier ; la déclaration est faite par un boulanger (Jacques COMBES) et un tailleur d'habits (Jean Antoine VALLAT), qui signent l'acte (le 19) dans lequel son patronyme est écrit AUZET.



La signature de Jacques EUZET
(le 28.09.1772)

- Gabrielle (fa Jacques et Maurice RELIN) 23.03.1738, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; x Joseph TOUTIN (selon le baptême de leur fils François, le 26.05.1760, paroisse Sainte Anne, à Montpellier : la graphie employée pour Gabrielle est LAUSETE) ; le mariage doit se situer en 1758-1759.

-
Marguerite 2 (fa Jacques et Maurice RELIN) 06.11.1740
(à ces neuf enfants de Jacques EUZET et de Maurice RELIN, s'ajoute certainement Jeanne, marraine d'un enfant de Marguerite 1 en 1756 et, peut-être, Françoise.)


génération 3 (génération 14 de
"La lignée")

- Marie (fa Louis et Jeanne SERANE) 17.02.1750, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; + 24.07.1750, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; (+) 25.07.1750, aux Pénitents blancs, à Montpellier.

-
Pierre Pascal (fs Louis et Jeanne SERANE) 10.04.1751, paroisse Sainte Anne, à Montpellier.

-
Marguerite 1 (fa Louis et Jeanne SERANE) ? ; x Pierre REYNES, le 18.04.1771, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; elle habite à Montpellier, en avril 1794.

-
Jean Baptiste Louis (fs Louis et Jeanne SERANE) 27.08.1753, paroisse Sainte Anne, à Montpellier. ; il entame sa carrière d'ecclésiastique en 1777 et c'est pourquoi son père lui constitue, le 02.04.1777, une rente de 100 livres annuelles "a commencer du jour de la promotion au sousdiaconat" ; il signe "AUZET acolyte" (notaire royal et apostolique, Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier - pour plus de détails, voir l'article de Louis EUZET, son père) ; prêtre vicaire de Baillargues en 1781 mais il a dû y rester peu de temps car on ne voit, dans le registre paroissial, qu'une seule fois sa signature dans un acte du 08.11.1781 ; l'abbé Alphonse CAPION, dans son livre sur Baillargues, écrit (à la page 71 de son ouvrage) : "Le 15 octobre 1781, le vicaire EUZET trouve peu convenable les appartements qu'il occupe à l'hôtel de ville. Les consuls ne sont pas de cet avis, et, à sa demande de réparations, ils répondent : "Nous ne sommes pas obligés de vous fournir une maison particulière ; en reconnaissance de vos services réguliers, nous avons bien voulu vous céder quelques pièces dans l'hôtel de ville, mais non à titre définitif, si vous n'êtes pas content, allez avec le curé comme autrefois, le presbytère est assez grand pour loger curé et secondaire." ; il n'a pas dû apprécier la réponse car, peu après, il quitte Baillargues ; en effet, le 14.12.1781, il est mis en possession de la cure de Saint Etienne de Cazevieille, suite à la démission du curé Maxime MARTIN ; comme toujours, la mise en possession se fait par acte notarié et selon les formalités habituelles qui comprennent une "inspection" qui est, en fait, un état des lieux : "fait ouvrir et fermer le tabernacle, fait asseoir dans le choeur a la place destinée au curé, fait monter en chaire, conduit aux fons baptismeaux, fait sonner la cloche et autres formalités accoutumées" ; l'acte est passé en présence du "commissaire", le prieur des Matelles, Hiacinte GAUD, et de Jean COULONDRES (ménager de la métairie de la Roque) et Antoine REBOUL (ménager à Cazevieille) qui signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 26.12.1781, l'ancien curé Maxime MARTIN, qui demeure toujours à Cazevieille, fait du nouveau curé Jean Baptiste Louis EUZET, son procureur pour gérer toutes ses affaires ; l'acte est passé dans la cure de Cazevieille, en présence d'Antoine COLLET et de François REBOUL (ménagers de Cazevieille) qui signent avec Maxime MARTIN (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 16.07.1782, Maxime MARTIN place "sur la tête de Messire Jean Baptiste Louis AUZET" qui accepte, la somme de 5000 livres, à condition que la rente lui en soit payée pendant sa vie à raison de 8 % et par moitié de 6 mois en 6 mois, soit 400 livres par an en deux payements de 200 livres ; le premier payement se fera le 16.01.1783 ; il est aussi entendu qu'après le décès de Maxime MARTIN, le capital de 5000 livres appartiendra à Jean Baptiste Louis ; pour l'observation de ces mesures, les parties obligent et hypothèquent leurs biens présents et futurs ; l'acte est passé dans la maison curiale de Cazevieille, en présence de François et Antoine REBOUL (ménagers de Cazevieille, père et fils) qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; un autre acte du 28.10.1782 précise l'origine de ces 5000 livres (un billet de 330 livres "fait par le sieur COLLET menager habitant a sa mettairie de Roubiac", billet dont se charge Jean Baptiste Louis à ses risques et périls, et 4 contrats de rente consentis par le diocèse de 1772 à 1775) ;

ces 5000 livres permettaient le paiement d'une rente annuelle de 233 livres 10 sols à Maxime MARTIN ; cette rente est donc transportée sur Jean Baptiste Louis mais s'il devait ne pas payer à Maxime MARTIN "la dite rente" pendant 2 ans, le capital de 5000 livres reviendrait à Maxime MARTIN ; le premier paiement est prévu au 28.04.1783 (et non au 1er janvier comme il était indiqué à l'acte précédent - à noter que cet acte du 28.10.1782 n'annule pas explicitement l'acte du 16.07.1782 ; c'est une annulation de fait ! ; la manière dont l'acte est écrit fait supposer aussi que la rente à verser n'est plus de 400 livres mais de 233 livres 10 sols) ; l'acte est passé dans la maison curiale, en présence de Jean François VAQUIER (de sa métairie de Molière, à Saint-Jean-de-Cuculles) et François REBOUL (ménager de Saint-Jean-de-Cuculles) qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; l'ancien curé n'a dû toucher que le premier paiement de sa rente, le 28.04.1783 car il est décédé le 15.10.1783 à Cazevieille, âgé d'environ 69 ans ; Jean Baptiste Louis est encore curé à Cazevieille en 1784 puis il devient le curé de Montferrier (la période reste à préciser) ; il refuse le serment républicain et émigre en Italie (avant le 12.07.1793, date de l'inventaire de son mobilier à Montferrier) ; le lieu de l'émigration reste à vérifier ; la vente de ses biens (en tant que "Biens nationaux provenant d'émigrés" a lieu le 8 germinal an 2 (28.03.1794) et lui-même est désigné comme "prêtre déporté" ; les biens vendus sont : "une maison, située à Montpellier, isle puid du Palais n 432 (...), une maison, située à Montpellier isle Durand n 138 (...)" et à Montferrier, une vigne avec des oliviers et arbres fruitiers et comprenant "une maison construite à neuf", une autre "maison et ferrajeu" (c'est-à-dire un champ pour faire du foin), un tinal, écurie et grenier à foin dans la section du faubourg des Barris, un champ, un lopin de terre, un ferrajeu avec des oliviers, une olivette, une terre herme, un champ avec des oliviers et un devois avec des chênes verts, un autre champ et herme et un autre champ et vigne (pour le détail de ces biens et de la vente, voir dans
"Montpellier-1") ; il obtient une pension d'ecclésiastique (curé) d'un montant de 267 francs, indiquée dans le Tableau général et alphabétique des pensions à la charge de l'Etat, inscrites au trésor royal à l'époque du 1er septembre 1817 (Paris, Imprimerie royale - 1817) ; + 07.03.1823, à Montpellier "dans sa maison, rue Petit Scel" ; il est indiqué dans cet acte comme "prêtre, chanoine honoraire de la cathédrale de Montpellier" ; les déclarants du décès sont Jean Baptiste César SERANE (pharmacien, 38 ans) et Jean COUZIN (négociant, 48 ans), de Montpellier ; dans tous les actes, le patronyme est écrit AUZET. Cazevieille (génération 10) et Montferrier.

- Jean (fs Louis et Jeanne SERANE) vers 1756, à Montpellier ; x Anne BOUZON, le 25.04.1776, paroisse Saint Pierre, à Montpellier ; Cm notaire GRENIER (acte à rechercher) ; il signe ; maître pâtissier ; parrain au baptême de son frère Jean François, en 1764 ; témoin au décès de son père Louis, le 16.08.1793 ; en avril 1794 (24 germinal an 2), il écrit avec ses soeurs Marguerite (mariée à Pierre REYNES) et Françoise aux "citoyens administrateurs du directoire du district de Montpellier", à propos de la vente des biens de leur frère émigré, Jean Baptiste Louis ; + 19 brumaire an 10 (10.11.1801), "dans la maison ROUVAYROLLE, rue des pénitens blancs", à Montpellier (le patronyme étant écrit AUZET) ; il est alors âgé de 45 ans, natif et habitant Montpellier ; inventaire après décès le 3 frimaire an 10 (24.11.1801), notaire CAIZERGUES (informations du bureau de l'enregistrement de Montpellier) ; au 28 pluviôse an 10 (17.02.1802), sa veuve reçoit 1272 francs "pour le produit net de la vente des meubles et effets délaissés par ledit feu Jean AUZET son mary".

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Françoise Marie (fa Louis et Jeanne SERANE) 08.09.1757, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; marraine au baptême de son frère Jean François, en 1764 ; elle signe au mariage de son frère Jean, en 1776 ; x Simon MAZEL, le 06.02.1783, à Montpellier, paroisse Sainte Anne (l'acte indique "Marie Françoise") ; elle signe, avec de nombreux parents, tous écrits sous la forme AUZET : Jacques AUZET, Jean AUZET, Albert PONS (libraire), REYNES, AUZET fils, Marie PONS, SERANE AUZET, Anne BOUZON AUZET, "AUZET curé de Cazevieille, délégué" (qui a officié) ; elle réside à Sommières (30), en avril 1794.

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Marguerite 2 (fa Louis et Jeanne SERANE) 01.08.1760, paroisse Sainte Anne, à Montpellier (la marraine est Marguerite 1)

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Jean François (fs Louis et Jeanne SERANE) 22.06.1764, paroisse Sainte Anne, à Montpellier.




Une branche venue (directement) du Triadou




Vers le milieu du XVIIIe siècle, c'est une autre branche du Triadou qui s'installe à Montpellier. En effet, Laurent EUZET, ménager, fils de Jean EUZET et d'Estienne PLAGNIOL (petit-fils de Jacques EUZET et de Marguerite GELLY, c'est-à-dire le corps central de la branche du Triadou (La branche du Triadou et la génération 12 de "La lignée"), se marie à Montpellier, avec Rose COL. Il est signalé plus tard comme marchand quincailler et l'année de son décès est probablement 1782 ; ce couple a eu au moins trois enfants :

génération 1 (génération 13 de "La lignée")

- Laurent (écrit Laurens) (fs Jean et Estienne PLAGNIOL) ; ? ; ménager puis marchand quincailler, à Montpellier ; x Rose COL, le 24.06.1741, à Montpellier, paroisse Notre-Dame-des-Tables ; Cm le 12.06.1741 qui prévoit qu'il a la jouissance pendant quatre ans et sans charges d'une boutique "joignant la grande porte de l'église paroissiale Notre Dame de cette ville" : il est donc probable qu'il a dû installer son négoce de quincailler dans cette boutique qui est une partie de la dot dont le total s'élève à 550 livres ; le contrat prévoit un augment dotal de 200 livres pour lui et 100 livres pour elle, à payer au survivant dans l'année du décès ; au contrat assistent, notamment, Jacques ARGELLIERS (qui signe ARGELLIÉS), conseiller du roi, contrôleur général des domaines du roi de la généralité de Montpellier et province de Roussillon, Paul BAUMEZ, praticien de Montpellier, Claude EUZET (frère de Laurent) etc. ; il signe (notaire Antoine BAUMEZ, de Montpellier) ; le 29.06.1768, il achète à Marguerite TROUSSEL, veuve de Jacques de PEYSSONNEL, une métairie et les terres en dépendant (vignes, olivette, champ), "située dans le taillable de cette ville et sur le compoix de Jean TROUSSEL, procureur du Sénéchal, sixain Sainte Anne, f 456", pour une somme de 1200 livres (notaire Barthélémy PERIDIER, de Montpellier) ; le 29.08.1772, son neveu Jean Jacques EUZET reconnaît lui devoir 924 livres, en tant qu'héritier de son père, lui-même l'étant de sa mère, Estienne PLAGNIOL par son testament du 02.05.1751, enregistré le 13.10.1751 par le notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles ; ces 924 livres se décomposent en 1/ 200 livres du legs que lui a fait Estienne PLAGNIOL dans son testament, 2/ 200 livres pour les intérêts (modérés) depuis la mort d'Estienne PLAGNIOL jusqu'à ce jour, 3/ 524 livres "qu'il lui doit par billet privé" du 01.09.1767 "qui a été à l'instant biffé et lacéré" en présence du notaire et des témoins, "après avoir ledit EUZET neveu reconnu son écriture et signature" ; il promet de rembourser cette somme "dans neuf années" sous peine de dépens, dommages et intérêts ; pour une plus grande sûreté, Jean Jacques EUZET lui baille par engagement et antichrèse plusieurs biens fonds au Triadou : 1/ Un champ complanté d'oliviers et un herme joignant, au tènement des Mazes, contenant 4 sétérées 2 cartons 2 destres (pour le champ) et 2 sétérées 1 carton 2 destres (pour l'herme), estimé 3 sols 10 deniers obole, 2/ Un champ et herme, aux Mazes, dit le champ de Lauziere, contenant 2 sétérées (pour le champ) et 3 cartons 15 destres (pour l'hezrme), estimé 6 deniers maille obole, 3/ Un devois à la Deveze, contenant 68 sétérées 2 cartons 15 destres, estimé 12 sols 5 deniers maille obole ; il pourra en jouir, à compter de ce jour, pendant ces 9 ans et, autrement jusqu'au complet remboursement ; s'il y a une coupe du bois taillis dans le devois, le montant sera imputé sur les 924 livres ; les parties hypothèquent et obligent leurs biens et les soumettent aux rigueurs de la justice ; l'acte est fait et récité au château de Fonfrède (paroisse de Saint-Clément-de-Rivière), appartenant au sieur GUIRAUD, en présence de François ROBERT (marchand de poil de chèvre, à Montpellier) et Claude COLLET (au mas de Lebous, à Saint-Mathieu-de-Tréviers) qui signent avec les parties (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ; le 07.03.1781, il achète une maison "dans l'enceinte de Montpellier, sixain St Mathieu, Isle de Madier, rue du Pila St Gely, faisant coin et confrontant d'un coin la ruelle qui va de la rue du Pila St Gely à la chapelle neuve, de l'autre coté le sieur DUGUIÉS, sur le devant la rue du Pila St Gely", au prix de 8500 livres à Pierre MAILLET ; il est chargé d'en payer 3500 livres au sieur CUSSON (docteur en médecine, précédent propriétaire) et le reste aux créanciers du vendeur suivant l'ordre des hypothèques et des privilèges ; la possession et jouissance est du jour de l'achat ; les parties obligent et hypothèquent leurs biens et les soumettent à la justice et, spécialement au petit scel royal de Montpellier ; l'acte est passé dans l'étude, en présence de François ICARD et François JAOUL, praticiens de Montpellier, qui signent avec les parties (notaire Joseph VEZIAN, de Montpellier, signalé aussi par le Journal de la Généralité du Languedoc) ; + le 20.10.1782, à Montpellier, paroisse Notre-Dame-des-Tables ; il est enterré aux "Carmes déchaussés".


Le plan du sixain Saint-Mathieu
"Montpellier, ses sixains, ses iles et ses rues, ses faubourgs"
(GRASSET-MOREL - 1908)

génération 2 (génération 14 de "La lignée")

- Jean (fs Laurent et Rose COL) 23.02.1743 ; + 28.02.1743, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier.

-
Jean Claude (fs Laurent et Rose COL) 17.09.1746, paroisse Notre-Dame-des-Tables ; x1 Madelaine FONTANIEU, le 26.10.1767, paroisse Saint Pierre, à Montpellier ; Cm le 27.08.1767, notaire Barthélémy PERIDIER, de Montpellier : " le sieur EUZET père ayant le présent mariage pour agréable et en faveur d'iceluy promet et s'oblige à loger, nourrir et entretenir lesdits futurs mariés et leur famille tant sains que malades dans sa maison et à son même pot feu et table, à la charge par eux de travailler au profit dudit sieur EUZET père, et dans le cas que lesdits futurs mariés ne puissent pas vivre ensemble avec ledit sieur EUZET père, et qu'ils viendroient à se séparer, ledit sieur EUZET père promet audit cas de faire et payer à sondit fils une pension annuelle et viagère de la somme de 300 livres exempte de toute retenue des vingtièmes et deux sols pour livre payable de six en six mois. Et par avance à compter du jour de leur séparation, et ce jusque à ce que sondit fils ait atteint l'âge de 25 ans, auquel temps ledit sieur EUZET s'oblige de lui payer la somme de 4000 livres qu'il lui donne pour ses droits paternels. Et de ce moment ladite pension viagère de 300 livres sera et demeurera éteinte et supprimée." Le contrat prévoit aussi la clause d'augment dotal : il lui donne 300 livres (plus "les robes, bagues et bijoux qu'il lui aura fait faire et donné pendant leur mariage") et elle lui donne 150 livres, "l'une des deux sommes payable au survivant dans l'année du décès du premier mourant". Pour la dot, voir l'article "FONTANIEU" en "suite 1" ; x2 Louise POUGET, le 24.10.1779, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; négociant, marchand mercier ; il signe ; le 30 prairial de l'an III (18.06.1795), il reçoit de Claude EUZET (du Triadou, donataire contractuel universel de son père, Jean Jacques EUZET), la somme de 924 livres, "en assignats ayant cours de monnoye", en tant que "seul et unique succedant au citoyen Laurent EUZET son pere marchand quincallier en vertu de l'acte de repudiation fait par la citoyenne Rose COL sa mere veuve dudit Laurent EUZET" ; cette somme vient en paiement de l'obligation de "pareille somme contenant engagement ou antichrèse de deux champs hermes et devois", au Triadou ; cette obligation avait été contractée par Jean Jacques EUZET en faveur de Laurent EUZET, par contrat du 29.08.1772 (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ; il tient quitte Claude EUZET qui peut prendre possession des biens le jour même ; l'acte est passé en l'étude, en présence de Barthélémy SUC cadet (négociant) et François AUTERACT (de Montpellier) qui signent avec Jean Claude ; Claude EUZET ne sait pas signer (notaire Jean Dominique AUTERACT, de Montpellier) ; il habite "rue de la Boucherie", à Montpellier, en 1796 (décès de sa fille Rose Angélique) et en 1805, au n 88 (Cm de son fils Pascal) ; + 23.11.1835, "dans la maison VIEL, rue Aiguillerie", à Montpellier ; le registre de l'Enregistrement (bureau de Montpellier) indique que la déclaration de succession a été faite le 14.05.1836 et qu'il y avait 4 héritiers : son fils Jean Pierre Pascal, sa fille Jeanne mariée avec FALQUE et deux autres filles (qui restent à déterminer), Jeanne Louise et Jeanne Louise Célestine ; a contrario, les enfants qui ne sont pas nommés sont probablement décédés avant ; la déclaration fait ressortir une valeur mobiliaire de 987, 30 francs et un revenu des immeubles situés à Montpellier de 1500 francs ; la déclaration fait aussi ressortir qu'il est l'époux de Louise POUGET, que des scellés ont été apposés le 24.11.1835 et qu'ils ont été levés le 12.01.1836 pour faire procéder à l'inventaire.



La signature de Jean Claude EUZET, déclarant pour un décès, rue de la Boucherie
(le 25 nivôse an VII : 14.01.1799, à Montpellier)

- Marie (fa Laurent et Rose COL) 04.10.1752, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier : p. Jean EUZET (probablement le grand-père) ; + 10.05.1757, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier, où elle est "ensevelie aux pénitans blancs'.

génération 3 (génération 15 de
"La lignée")

- Laurent Noé (fs Jean Claude et Madeleine FONTANIEU) 21.12.1768, paroisse Notre-Dame-des-Tables. (le prénom est Laurent Noël dans une table récapitulative mais le prénom Noé se retrouve dans d'autres familles à cette époque) ; c'est certainement lui qui meurt en 1770, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier (mais il n'y a pas de registre pour vérifier).

-
François Antoine (fs Jean Claude et Madeleine FONTANIEU) 14.03.1771 à Montpellier, paroisse Notre-Dame-des-Tables ; + 30.11.1772, à Montpellier, paroisse Notre-Dame-des-Tables, "enseveli dans la chapelle des Pénitens Blancs".

-
François Xavier (fs Jean Claude et Madeleine FONTANIEU) 08.03.1772, à Montpellier paroisse Notre-Dame-des-Tables (son décès n'est pas indiqué dans les tables récapitulatives qui vont jusqu'en 1774).

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François Laurent Esprit (fs Jean Claude et Madeleine FONTANIEU) ca 1773, paroisse ? (il n'est pas inscrit à Notre-Dame-des-Tables), à Montpellier ; + le 01.02.1777, "âgé d'environ quatre ans", paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier.

-
Jean Pierre Pascal (fs Jean Claude et Madeleine FONTANIEU) 20.07.1774, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; le parrain : Jean Pierre Pascal ROUSSET (négociant à Barcelone) ; parmi les signataires : Estevan GARRIGA ; x1 Geneviève Elisabeth BERTRAND : 10 frimaire an 8 (01.12.1799), à Montpellier, employé au département, "ayant congé absolu de service militaire" ; x2 Louise Bernarde AUTERACT 14 floréal an 13 (04.05.1805), à Montpellier ; Cm à la même date : régime dotal ; il y est indiqué comme financier et son père lui donne une "rente annuelle de 400 francs payable moitié de six en six mois par avance a dater de ce jour sans aucune retenue pendant la vie du dit EUZET père" ; pour l'observation de cette clause, Jean Claude EUZET affecte et hypothèque spécialement "sa maison sise en cette ville rue Boucherie n 88" ; l'acte est passé dans la maison de François AUTERACT et tous signent ; Pascal signe "EUZET fils" (notaire François AUTERACT, de Montpellier) ; le 07.04.1809, il reconnaît au bénéfice de son épouse une somme de 2169 francs correspondant à la vente de terres qu'elle a fait, suite au partage des biens qui a eu lieu à la succession de sa mère ; pour assurer cette somme, Pascal affecte et hypothèque une maison et jardin qu'il possède à Montpellier, au faubourg Boutonnet, île Bécat ; pour plus de détails sur cet acte, voir Montpellier (suite 1), à l'article de Louise Bernarde AUTERACT (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; jugement d'adjudication rendu par le tribulal civil de l'arrondissement de Montpellier, le 01.03.1814, concernant les biens de Jean Dominique AUTERACT ; à la suite de ce jugement, Pascal vend des terres qu'il a acquises à cette occasion ; c'est ce qui est indiqué dans l'acte de vente du 16.08.1814 à Pierre RÉFOUSSAT et à Gabriel CHAUCHON, agriculteurs de Lansargues ; au premier, il vend la moitié d'un champ à Lansargues, tènement de la Lauréasse, et un champ à Lansargues, tènement de Cascavel, les deux pour 695 francs ; au second, il vend l'autre moitié du champ au tènement de Lauriasse, pour 315 francs ; les acheteurs devront payer ces montants aux créanciers du sieur AUTERACT dans l'ordre qui sera établi dans le procès verbal d'ordre du tribunal civil ; dans l'attente du paiement, les propriétés acquises seront "en précaire jusqu'au parfait payement" ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de François POUCHET et de François Pierre Toussaint GUIRAUD (propriétaires à Lansargues) qui signent avec les parties, sauf RÉFOUSSAT qui ne sait pas ; Pascal (qui est simplement indiqué comme habitant de Montpellier) signe "EUZET fils" (notaire François Pierre Toussaint CAMREDON, de Lansargues) ; le 25.11.1809, il vend une "maison cour et remise attenants" à Lansargues, "rue Montel", à Louis BOUSCARAIN (propriétaire à Lansargues) pour 2100 francs ; cet acte (à étudier) est indiqué chez le même notaire pour la quittance délivrée après paiement, le 21.04.1817 ; ce dernier acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Gabriel BALESTRIER et Antoine REFFOUSSAT (propriétaires à Lansargues) qui signent avec les parties ; dans cet acte, Pascal est appelé Jean Pierre Pascal EUZET fils, habitant à Montpellier, et il signe "EUZET fils" (notaire François Pierre Toussaint CAMREDON, de Lansargues) ;

le 23.03.1818, il vend à Jean BRESSON (agriculteur à Lansargues) un pré de 8 ares à Lansargues, pour un montant de 100 francs ; il s'en était rendu adjudicataire "lors de la déconfiture des biens dudit feu Me AUTERACT qui a eu lieu d'autorité du tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier" ; Pascal, absent, se fait représenter par Honnoré MICHEL, "président du consistoire de Montpellier" selon un acte privé du 20.03.1818 lui donnant procuration ; l'acheteur paye immédiatement, à charge d'mployer le prix à l'acquit de ce qui est dû à Elisabeth ARVIEUSE, veuve NAUVILLE, première créancière du notaire AUTERACT ; dans cet acte, Pascal est indiqué comme "Jean Pierre Pascal EUZET fils marchant de souliers", à Montpellier ; l'acte est passé à Lansargues, en présence de Guillaume BRESSON et d'André BRUNEL, propriétaires à Lansargues (notaire François Pierre Toussaint CAMREDON, de Lansargues) ; "financier" en l'an 13, 1809, 1813, 1835, "percepteur de la contribution" en 1806-1807, "receveur des contributions directes" en 1807, "marchand de souliers" en 1818, "ancien marchand en 1821 et "demeurant présentement à Paris" puis, quand son fils Emile se marie (le 27.04.1835) : "financier domicilié de la ville de Paris" ; pour ce mariage qui a lieu à Blaye (33), il ne se déplace pas et donne son consentement par un acte en brevet passé auprès du notaire de Paris, Auguste MONNOT LE ROY ; dans cet acte qui est une procuration donnée à son épouse (qui demeure alors à Montpellier), il est indiqué comme propriétaire et son adresse est "rue Saint Honoré, n 90" (c'est à son domicile que meurt son fils Eugène, le 30 septembre de cette même année) ; il signe ; le 01.12.1829, il arrive de Nîmes à Aigues-Mortes (30) avec son fils Gustave, selon le journal du maire d'Aigues-Mortes, Jean VIGNE-MALBOIS (voir la photo de l'extrait dans ce fichier) ; le 30.03.1838, il participe à une expertise et à un partage des biens, suite à un naufrage au Grau-du-Roi (30), selon le journal du maire d'Aigues-Mortes, Jean VIGNE-MALBOIS (voir la photo de l'extrait dans ce fichier) ; le 22.09.1842, il donne son consentement au mariage de son fils Gustave, "artiste dramatique à Paris, avec la personne qui lui conviendra" ; dans cet acte, il est indiqué comme financier (notaire BASTIDE, d'Aigues-Mortes - vu dans le registre de l'Enregistrement, bureau d'Aigues-Mortes) ; le 02.11.1842, il devient bénéficiaire de la ferme des droits d'octroi d'Aigues-Mortes par un bail de 3 ans (du 01.01.1843 au 31.12.1845) ; le loyer annuel est de 7850 francs, payable de mois en mois pr douzième, à payer au receveur municipal de la commune (Enregistrement, bureau d'Aigues-Mortes) ; dans cet acte, il est indiqué comme "rentier en cette ville" ; il est habitant d'Aigues-Mortes et "fermier de l'octroi" quand il décède ; + 20.03.1843, à Aigues-Mortes, dans sa maison d'habitation. Voir Paris et Aigues-Mortes.

- Rose Anne (fa Jean Claude et Madeleine FONTANIEU) 26.07.1775, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier.

-
Rose Angélique (fa Jean Claude et Madeleine FONTANIEU) 01.08.1776, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; x Jacques Michel ALEGRE (ou ALLEGRE), le 17 frimaire an 3 (07.12.1794), à Montpellier ; elle signe Rose EUSETE ; + 23 frimaire an 5 (13.12.1796), "dans la maison de son père rue de la Boucherie", à Montpellier.

-
Jeanne Françoise (fa Jean Claude et Madeleine FONTANIEU) 06.10.1778, à Montpellier ; x Jacques Esprit FALQUE, le 20.03.1806, à Montpellier ; elle habite Montpellier quand elle se marie ; à son mariage assiste, notamment, son frère, Jean Pierre Pascal EUZET, percepteur de la contribution ; + 14.03.1827, "maison veuve BISSET, rue Aiguillerie", à Montpellier.

génération 4 (génération 16 de
"La lignée")

- Madeleine Pétronille Clémentine (fa Jean Pierre Pascal et Geneviève Elisabeth BERTRAND) 1er vendémiaire an 9 (23.09.1800), "maison ROUET, rue D'asport", à Montpellier ; le premier témoin de baptême est Jean Claude EUZET, son aïeul, qui est indiqué comme marchand mercier ; x Siméon Guillaume Jean Antoine THÉAULON, le 28.02.1821, à Montpellier ; bans passés les 04.02. et 11.02.1821, à Montpellier et à Aigues-Mortes (30) ; le mariage est célébré en présence de Jean Claude EUZET, toujours marchand (74 ans), Louis Charles BERTRAND, avoué (39 ans), Pierre Louis DARTIS, avoué (63 ans) et Pierre Guillaume ARNAVIELHE, praticien (35 ans), tous habitant à Montpellier ; assiste aussi Eugène Jean Dominique EUZET, frère de Clémentine, et la seconde épouse de son père : Louise Bernarde AUTERACT (fille du notaire de Montpellier, Jean Dominique AUTERACT). Les deux mères sont décédées mais les deux pères sont présents, dont Antoine TEAULON qui est avocat et juge de paix du canton de la ville d'Aigues-Mortes ; Jean Pierre Pascal EUZET est indiqué comme "ancien marchand" : il est donc clair que l'on passe ici, pour cette branche des EUZET, du monde des marchands (la quincaillerie, la mercerie) au monde de la finance, du droit et de la justice. L'étape suivante sera parisienne ; sans profession ; le 15.09.1829, la famille se retrouve à Aigues-Mortes pour une soirée musicale - où chante son frère Gustave - chez Homéride SCHILIZZI (médecin, futur maire de la commune), selon le journal du maire d'Aigues-Mortes, Jean VIGNE-MALBOIS ; c'est dans sa maison que son frère Gustave anime une autre soirée musicale, le 01.12.1829, selon le journal du maire d'Aigues-Mortes, Jean VIGNE-MALBOIS (voir la photo de ces deux extraits dans le fichier d'Aigues-Mortes) ; le 28.07.1835, devant le notaire BASTIDE d'Aigues-Mortes, sa tante, Elisabeth Pétronille (dite Périne) BERTRAND, fait son testament et lui lègue l'usufruit de tous ses biens, cependant qu'elle en lègue la nue-propriété aux enfants de Clémentine et de Siméon ; ce testament est enregistré le 16.03.1844 au bureau d'enregistrement d'Aigues-Mortes (il est précisé en marge que le décès est du 20.03.1843 et que la succession est du 14.09.1843) ; le 17.04.1843, elle accorde une procuration (en blanc) à l'effet d'accepter la succession de son père, sous bénéfice d'inventaire, et doit, en conséquence, se présenter au greffe du tribunal civil de 1ère instance de Nîmes pour faire la déclaration nécessaire (notaire BASTIDE d'Aigues-Mortes - indiqué dans le registre de l'Enregistrement du bureau d'Aigues-Mortes, le 19) ; + 02.08.1868, à Aigues-Mortes, dans sa maison d'habitation, épouse de Siméon THÉAULON (patronyme écrit avec un H). Aigues-Mortes.



Les signatures au bas de l'acte de mariage de Clémentine EUZET, en 1800
En deuxième ligne, à partir de la gauche : Jean Pierre Pascal (le père) et Jean Claude (le grand-père)
En quatrième ligne, à partir de la gauche : Eugène (le frère) et Louise Bernarde AUTERACT (la belle-mère)


- Jeanne Louise Eugénie (fa Jean Pierre Pascal et Louise Bernarde AUTERACT) 03.03.1806, maison BRUN, place de la préfecture, à Montpellier ; + 22.07.1807, maison de son père, faubourg Boutonnet, à Montpellier.

-
Eugène Jean Dominique (fs Jean Pierre Pascal et Louise Bernarde AUTERACT) 29.05.1807, "dans la maison BRUN sise place de la préfecture", à Montpellier (les deux témoins sont Jean Claude EUZET, son aïeul paternel et marchand, et François AUTERACT, son oncle maternel et notaire impérial) ; + 30.09.1835, à Paris ( 1er arrondissement) ; (+) 02.10.1835, paroisse Saint Eustache, à Paris : "Le 2 octobre 1835 a été présenté le corps de M. Jean Dominique Eugène EUZET (inversion du prénom Eugène, placé ici en 3ème position), âgé de 27 ans décédé rue Saint Honoré 90 en présence de M. Gustave EUZET son frère". Voir Paris

- Pierre Louis Emile (fs Jean Pierre Pascal et Louise Bernarde AUTERACT) 30.06.1809, maison de son père, faubourg Boutonet, à Montpellier ; Garde du Génie "à la citadelle de Blaye" en 1835, quand il se marie ; publication de promesse de mariage à Montpellier et à Blaye, "devant la porte extérieure et principale des deux maisons" (à Montpellier les 22 et 29 mars, à Blaye les 12 et 19 avril) ; x Marguerite SIMONET, le 27.04.1835, à Blaye (33) ; ses parents ne se déplacent pas pour le mariage et donnent leur consentement par acte passé en brevet, auprès du notaire Auguste MONNOT LE ROY, le 26 mars (à Paris) pour son père et auprès du notaire ANDUZE, le 23 mars (à Montpellier) pour sa mère ; l'autorisation de se marier lui a aussi été accordée par le colonel, directeur des fortifications à La Rochelle, le 3 avril ; le couple devait être ensuite à Pont-Saint-Esprit (30), puisque leur fille Clémence y naît, le 9 septembre 1836 (il n'y a pas de naissance sur Blaye, auparavant) ; il est alors "garde du génie, employé dans la place" ; à Toulon dès 1838, comme on le voit à la naissance de son fils Théodore Eugène ; il habite au n 3, quartier Malbousquet ; toujours à Toulon, en 1846 (recensement de Toulon) avec son épouse et trois enfants : Clémence, Charles et Gustave ; la même année, il adresse, à la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, "un mémoire avec un dessin relatif à un nouveau système de pompe aspirante et foulante à deux pistons de diamètres différents, applicable aux presses hydrauliques de Pascal ; il demande que dans le cas où cette presse n'aurait pas été inventée avant lui, la Société veuille bien la faire connaître par la voie du Bulletin" (séance du 15.04.1846 de cette société, bulletin n 45) ; il habite à la même adresse en 1851 (recensement de Toulon) avec son épouse et quatre enfants : Clémence, Charles, Gustave et Jacques Louis ; dans la revue "Nouvelles annales de mathématiques ; journal des candidats aux écoles polytechnique et normale", volume 13 de 1854, on y voit le dépôt d'analyses mathématiques par "EUZET Garde du Génie, à Toulon", ce qui montre qu'il était bon mathématicien (voir les détails dans les références) ; à la naissance de leur fille Marie Eugénie Elisabeth, en 1855, la famille habite au "quartier de la charité" mais cette dénomination est absente des recensements de Toulon ; le couple n'a pas été trouvé dans le recensement de 1856 mais il est signalé, dans le recensement de Toulon de 1861, aux confins des rues qui sont intra-muros dans la partie Est (après la rue Bonnefoy et avant l'hôpital civil) dans une zone appelée simplement "Nouvelle ville. Agrandissement", au n 69, avec sa femme Marguerite et deux de leurs enfants, Clémence et Gustave ;

le 15.11.1862, il dépose une demande de brevet d'invention de 15 ans au secrétariat du département de la Seine, conjointement avec un certain Jules REBOUL, les deux étant représentés par le sieur LAVIALLE (habitant à Paris, 29, boulevard Saint Martin), pour "un système de vidange et appareils à ce destinés" (Bulletin des lois n 1222-62 du 15.11.1862 et Bulletin des lois n 1226, Décret impérial du 27.04.1864 qui proclame 1292 brevets d'invention et certificats d'addition) ; en 1866 (recensement de Toulon), la zone de 1861 n'est plus signalée et il faut donc rechercher par quelles rues elle a été remplacée ; aux recensements de Toulon de 1872, 1876 et 1881, il est domicilié "14, boulevard Tessé" (avec son épouse et leurs enfants, Charles et Gustave) ; au recensement de Toulon de 1872, il n'y a pas de numéro de rue mais la dénomination est "Maison EUZET" et il y a d'autres ménages que les EUZET dans cette maison ; aux recensements de Toulon de 1872 et 1876, son prénom signalé est Pierre et il est indiqué comme "propriétaire" ; au recensement de Toulon de 1881, il est "retraité" ; Chevalier de la Légion d'Honneur, par décret du 29.12.1865, n matricule 18 290, avec un traitement annuel de 250 francs ; il est alors Garde principal du Génie ; à la retraite avec ce grade (en 1872), il est toujours domicilié à Toulon ; il est titulaire d'une pension militaire (en 1871) calculée sur le grade de Garde principal du Génie, selon le Bulletin des lois n 63 et par décret n 747, en fonction de son service effectif (41 ans, 9 mois, 24 jours) ; lors de la reconstruction du palais de la légion d'honneur (incendié le 23.05.1871), il participe à la souscription lancée à cette occasion par un montant de 10 francs qui sont notés dans le livre d'or (imprimé en juillet 1874) ; + 02.02.1885, à Toulon ; l'acte de décès indique à tort qu'il est né à Lansargues (34), cependant qu'aucun "déclarant" du décès n'est de la famille (il y a Honoré BELLIER, 39 ans, gardien de marine, domicilié à Toulon rue St Vincent 4 "qui a dit être ami du défunt" et François FOURMER, 25 ans, commis en cette mairie, domicilié à Toulon, "qui a dit être instruit du décès du défunt" ; manifestement, il avait dû soit garder des liens avec cette commune (Lansargues) soit y être allé (ou en avoir parlé avec ses amis) suffisamment souvent pour faire penser qu'il y était né ; quand on regarde les registres paroissiaux de cette commune, on s'aperçoit qu'il y a des AUTERAC : c'était donc, probablement, la commune d'origine du côté maternel, c'est-à-dire celle de Louise Bernarde AUTERACT. Voir
Pont-Saint-Esprit et Toulon et Aix-en-Provence

- Gustave Louis Esprit (fs Jean Pierre Pascal et Louise Bernarde AUTERACT) 06.07.1813, maison d'ARAT (?), place aux herbes, à Montpellier (c'est probablement l'achat de cette maison par la ville de Montpellier qui fait l'objet d'un arrêt de la cour de Cassation, le 11.06.1844 - voir plus de détails dans les références de "Montpellier (suite 1)") ; chanteur (basse- taille, c'est-à-dire baryton ou première basse), sa carrière commence en 1833 et va jusqu'aux annes 1856-1859 ; cependant, on voit par l'exemple de la soirée musicale qu'il a animée, le 15.09.1829, à Aigues-Mortes, qu'il avait déjà - à 16 ans - un certain talent mais, en fait, dès le mois de décembre 1829, la décision de se consacrer à ce métier était prise, ainsi que c'est écrit dans le journal du maire d'Aigues-Mortes, Jean VIGNE-MALBOIS (voir les photos des extraits de ce journal dans le fichier d'Aigues-Mortes) ; il a chanté dans plusieurs théâtres de Paris (l'Opéra, l'Opéra Comique, la Renaissance, l'Odéon, le Théâtre-Italien, ...), dans des théâtres de province (Bordeaux, Le Havre, Marseille, ...), en Italie (Brescia, Florence, Milan, Trieste, Turin, ...) et en Espagne (Madrid) ; voir les étapes de sa carrière et les commentaires de la presse dans Paris 1 (suite 2) ; x Victoire Aimée LEMAIGNEN, le 23.08.1858, à Paris (arrondissement ancien des Batignolles) ; il signe toujours avec le prénom Gustave ; installé à Aigues-Mortes, au moins en 1860 et 1861 (puisque leur fille Alice naît dans cette commune et y meurt l'année suivante), il est alors indiqué comme "rentier", ce qui veut dire qu'il n'exercait plus sa profession de chanteur ; le couple s'installe ensuite à Nîmes, où naît leur fille Clémence, en 1864 ; il est alors signalé comme "propriétaire", ce qui confirme qu'il a définitivement arrêté sa profession de chanteur ; à Nîmes, le couple habite "place du grand temple, 4" ; un article de Charles LIOTARD dans les Mémoires de l'Académie de Nîmes (édition de 1881) confirme la retraite - active - de Gustave EUZET : "Il serait injuste de ne pas tenir compte des résultats obtenus pour le perfectionnement de l'art du chant, par l'enseignement de M. EUZET, ancien pensionnaire de l'Opéra de Paris, pendant la durée de sa retraite à Nîmes, 1870-1880" (article intitulé : "Le culte de la musique à Nîmes. Le théâtre et les concerts pendant cinquante ans. Souvenirs d'un amateur") ; son nom se retrouve dans liste du jury d'expropriation pour cause d'utilité publique pour l'année 1876-1877, au titre de l'arrondissement de Nîmes ; il est alors indiqué comme propriétaire, domicilié à Aigues Mortes ; de même, son nom se retrouve dans liste du jury d'expropriation pour cause d'utilité publique pour l'année 1880-1881, au titre de l'arrondissement de Nîmes ; il est alors indiqué comme rentier, domicilié au Grau-du-Roi (ces listes sont dans les rapports du Conseil général du département du Gard) ; comme le Grau du Roi n'était, jusqu'en 1879, qu'un hameau d'Aigues-Mortes, on peut penser qu'il n'a pas changé de propriété mais, en 1876-1877, elle devait être dans la commune d'Aigues-Mortes, hameau du Grau du Roi, alors qu'en 1880-1881, elle devait être au Grau du Roi, commune devenue autonome ; il devait avoir des attaches au Grau du Roi dès 1876 comme on le voit dans un article du Midi qui fait le compte rendu d'un concert au profit d'une oeuvre qui a eu lieu à l'hôtel Pommier du Grau du Roi et à laquelle il a participé ; un point complet sur cette question sera fait après l'étude des recensements d'Aigues-Mortes et du Grau du Roi (à compléter) ; + le 10.08.1881, au Grau-du-Roi (30) ; l'acte de dcs prcise qu'il est propritaire, "n Montpellier et demeurant Nmes" ; le recensement de Nmes de 1881 montre que Victoire Aime LEMAIGNEN habite toujours Nmes, indique comme veuve, propritaire et chef de mnage, avec sa fille Clmence, au "27, rue de la Madeleine". Paris et Aigues-Mortes et Nîmes 2



Une branche venue de Saint-Martin-de-Londres

La deuxième partie du XVIIIe siècle voit aussi s'installer une autre branche des EUZET du Triadou. En effet, des cinq fils de Jean EUZET (fils de François EUZET et d'Isabeau MARRE) et de Jeanne GARONNE, de Viols-le-Fort puis de Saint-Martin-de-Londres, François est le seul à être resté à Saint-Martin-de-Londres (Pierre s'est installé au mas de Galabert , à Saint-Gély-du-Fesc, Sébastien au Castel , au Mas-de-Londres, Joseph à Puéchabon et Jean au mas de la Boissière de Notre-Dame-de-Londres ; la dispersion a encore continué avec leurs enfants. (Voir Saint-Martin-de-Londres)

génération 1 (génération 13 de "La lignée")

- Jean (fs François et Marguerite DEVALS) ; ?, à Saint-Martin-de-Londres ? ; il habite à Montpellier dès 1742-1743 quand il se marie ; Cm avec Marie DESMASES, le 08.05.1756 : il est compagnon maçon et habite à Montpellier "depuis environ quatorze ans" ; son père est présent, lequel "faisant autant pour lui que pour ladite Marguerite DEVAL son épouse dont il dit avoir charge expresse" ; Marguerite VASSAS, la mère de Marie, veuve, est présente ; Marie se constitue en dot la somme de 400 livres, savoir "100 livres en la valeur des claviers, croix et bagues desquelles a devers elle et 300 livres a quoi ont été amiablement évalués entre parties les meubles servant a meubler une chambre qu'elle a dans la chambre où elle loge" ; Jean les a vus, les tient pour reçus et reconnaît la somme de 400 livres sur tous ses biens, présents et futurs ; "lesquels bijoux et meubles la future épouse a achaités depuis la mort de son père, des profits qu'elle a faits de son travail" ; en augment de dot et gain de survie, il prévoit pour elle 50 livres, "ensemble les nipes, bagues et joyaux qu'il lui aura faits et donnés pendant leur mariage" ; elle prévoit pour lui 25 livres ; l'une ou l'autre somme "payable par les héritiers du premier mourant dans l'année du décès au survivant" ; pour l'observation de ces clauses, les parties obligent et hypothèquent leurs biens qu'elles soumettent aux rigueurs de justice ; l'acte est fait en l'étude ; sont présents Denis DEVAL (maître maçon et architecte) et Gabriel DEVAL (maître maçon et architecte), oncle et cousin de Jean, habitant Montpellier, Jean RICARD (praticien, à Montpellier) qui signent, Claude DEVAL (aussi oncle de Jean) et Guillaume GUERIN (maître fournier) qui ne savent pas signer ; les parties ne savent pas signer (notaire Pierre RICARD, de Montpellier) ; x1 Marie DESMASES (ou DESMAZES, DAUMASES, DAUMASE, DAIMAZE ou DELMAS, selon les actes !), le 08.06.1756, paroisse Saint Denis, de Montpellier ; assistent à son mariage, Denis DEVAL (maître maçon et architecte), Gabriel DUVAL (maçon) : parmi les signatures, il y a un DEVALS et un DUVALS mais aucun parent EUZET ; veuf, le ? ; Cm2, le 02.10.1763 avec Jeanne BOISSIERE ; les bans sont déjà publiés ; le contrat indique qu'il habite Montpellier "depuis plus de vingt ans" ; sa mère (patronyme écrit DUVALS) lui donne son consentement par acte chez le notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres, le 27.09.1763 ; pour la "suportation des charges du present mariage ladite fiancée constitue tous et chacuns ses biens" et pour leur recouvrement, elle constitue "son fiancé son procureur irrévocable", à charge pour lui quand il en fera reconnaissance d'en "fournir quittance de reconnaissance en faveur de sa fiancée sur tous ses biens presens et avenir pour lui etre rendu et restitué le cas arrivant" ; les parties obligent leurs biens soumis à toute justice et au petit scel de Montpellier ; l'acte est fait à l'étude, en présence de Jean LAURIO (cardeur) et de François VIALA (garçon teinturier) qui signent (notaire Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier) ; x2 Jeanne BOISSIERE (ou BOUISSIERE, selon les actes), le 04.10.1763, paroisse Sainte Anne, de Montpellier ; à ce second mariage, aucun DEVALS ou EUZET parmi les présents et les signataires ; maçon ; il ne sait pas signer ; il habite toujours Montpellier lors du partage du 15.11.1779 où sa soeur Marie lui paye 25 livres pour la terre qui est attribuée à celle-ci (notaire Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier) Saint-Martin-de-Londres

- François (fs François et Marguerite DEVALS) ca 1731 ; cordonnier ; x Suzanne GILLY (ou GILLE ou GILES ou GILLES ou JILLY), le 27.05.1764, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; il est à Montpellier "depuis plus d'un an" quand il se marie (donc probablement vers 1762) ; il ne sait pas signer ; il habite toujours Montpellier, lors du partage du 15.11.1779 où sa soeur Marie lui paye 25 livres pour la terre qui est attribuée à celle-ci (notaire Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier) ; + 3 messidor an 12 (22.06.1804), dans la "maison veuve SEGUY, rue Aiguillerie", à Montpellier Saint-Martin-de-Londres

- Denis (fs François et Marguerite DEVALS) ; ca 1741 ; x Marie Anne BOUGETTE, le 23.02.1775, à Saint-Martin-de-Londres ; Cm le 01.02.1775 (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; il ne sait pas signer ; il réceptionne le solde de la dot le 16.09.1779, à savoir 320 livres sur un montant total de 400 livres ; c'est son beau-frère, Pierre ROUBIEU, qui assure le règlement, soit une pièce de terre et une vigne estimées au montant de 320 livres ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Pierre BRUGUIERE (bourgeois) et Pierre PRUNET (fabricant de bas de soie), de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec ROUBIEU (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; il ne sait pas signer ; cultivateur ; il habite Montpellier et est travailleur, lors du partage du 15.11.1779 où sa soeur Marie lui paye 25 livres pour la terre qui est attribuée à celle-ci ; de plus, comme il a joui de cette terre pendant 3 ans, le règlement de cette jouissance est fixé à 18 livres qu'il paye à ses frères et soeur (notaire Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier) ; il habite Saint-Martin-de-Londres quand Marie Anne BOUGETTE fait son testament, le 01.11.1784 ; elle le constitue son héritier universel et général (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 13.03.1785, il achète une mule à Fulcrand CANIVEN (muletier de Saint-Martin-de-Londres) pour le prix de 276 livres ; la mule est "agée de quatre ans ou environ, taillée de cinq pans et quart ou environ, poil noir" ; elle lui est immédiatement livrée et il promet et s'oblige de payer "dans une année a compter de Notre dame d'aoust prochain" ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence d'Etienne GERVAIS (serrurier) et d'Etienne BOUGETTE (fabricant de bas de soie) de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec CANIVEN (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 28.03.1785, la vente est résiliée et il est dit que CANIVEN reprendra la mule ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jean GERVAIS et de Martin DUFFOURS (ménagers de Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec CANIVEN (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 18.08.1790, il achète une mule à Jean OLLIÉ (commerçant, à Saint-Martin-de-Londres) pour le prix de 288 livres ; la mule est "agée de huit ans ou environ, taillée de cinq pans et demy ou environ, poil chateing, museau noir" ; elle lui est immédiatement livrée avec son bat et il promet et s'oblige de payer en trois paiements égaux (le 15.08.1791, le 15.08.1792 et le 15.08.1793) ; les parties obligent et hypothèquent leurs biens et par exprès cette mule ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de François PLAGNIOL (fabricant de bas de soie) et Jean Louis BALARD (fils de Pierre BALARD, maître es arts en chirurgie), de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec OLLIÉ (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 15.04.1811, il est cultvateur à Saint-Martin-de-Londres et se reconnaît débiteur de plusieurs sommes envers Pierre EUZET, son fils (boulanger à l'hôpital Saint Eloi, de Montpellier) ; le montant total s'élève à 300 francs, suite à différents prêts "pour pouvoir substanter, comme étant dans la caducité" ; il précise encore que sans cette aide, "il se trouverait sans moyens pour pouvoir se procurer de quoy se substanter" ; comme il souhaite le rembourser et "n'ayant d'autres moyens que la vente de biens fonds", il lui cède, remet et transporte "une pièce terre champ qu'il jouit et possede situé dans le territoire de la commune du Mas de Londres, au tenement des plats", faisant environ 30 ares ; à la suite de cette cession, il se trouve libre envers son fils de la somme des 300 francs ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Guillaume BERNARD et de Pierre COULET, fabricants de bas de soie à Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 11.06.1821, il est cultivateur et vend une pièce de terre vigne (provenant de la succession de Marie Anne BOUGETTE, sa femme), tenement de Valés, terroir de Saint-Martin-de-Londres, à Antoine CANIVEN (fabricant de bas de soie, à Saint-Martin-de-Londres) ; cette pièce contient environ 14 ares et le prix est de 200 francs que CANIVEN paye immédiatement ; les deux parties font les obligations et soumissions de droit ; la possession et jouissance est immédiate ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Fulcrand ROUX (propriétaire foncier) et de Jean BERNARD (fabricant de bas de soie) de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec CANIVEN (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; + 17.12.1824, à Saint-Martin-de-Londres, "les noms et prénoms de ses père et mère étant inconnus". Saint-Martin-de-Londres

- Pierre (fs François et Marguerite DEVALS) à Saint-Jean-de-Buèges (ou Saint-Martin-de-Londres : à vérifier) vers 1737 ; x Catherine BRUN, le 16.12.1764, à Lanuéjols (30) ; charbonnier, travailleur, travailleur de terre ; il ne sait pas signer ; il habite Montpellier, lors du partage du 15.11.1779 où sa soeur Marie lui paye 25 livres pour la terre qui est attribuée à celle-ci (notaire Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier) ; le 22.09.1782, charbonnier et habitant Saint-Martin-de-Londres, il arrente à Fulcrand BOUGETTE (muletier à Saint-Martin-de-Londres) pour 7 ans deux champs qu'il possède au tènement de Vitrolles, terroir et taillable de Saint-Martin-de-Londres, pour la somme de 15 livres chaque année ; BOUGETTE paye immédiatement 15 livres et s'engage à payer les suivantes, chaque année au 1er février ; le bail a commencé le 15.08.1782 et doit se terminer le 15.08.1789 ; les parties obligent et hypothèquent leurs biens et, par exprès, les rentes et revenus de ces champs ; l'acte est fait à l'étude du notaire, en présence de François Gérard CARDONNET (ménager) et Fulcrand COULET (fabricant de bas de soie), de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec BOUGETTE (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; + 16.11.1812, à Saint-Martin-de-Londres. Saint-Martin-de-Londres

- Marie (fa François et Marguerite DEVALS) ? ; marraine de baptême de François Joseph (fs Jean et Marie DESMAZE), en 1759 ; vivante et habitant Montpellier, lors du partage du 15.11.1779 ; c'est elle qui, dans ce partage de la succession de leur mère, remporte la licitation d'une "pièce terre champ, tenement appelé les polas à contenance de cinq cartalades ou environ", à Saint-Martin-de-Londres, pour une somme de 150 livres ; elle paye immédiatement 25 livres à chacun de ses frères ; elle ne sait pas signer ; l'acte est passé en l'étude, en présence de Pierre BLANC (cordonnier) et Jean MOUNIER (notaire de Lavérune), habitants de Montpellier, qui signent (notaire Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier) Saint-Martin-de-Londres

génération 2 (génération 14 de "La lignée")

- Marie (fa Pierre et Catherine BRUN) ? ; x Pierre BLAQUIÈRE ; Cm le 7 pluviôse an VII (26.01.1794) ; elle habite Montpellier depuis 14 ans quand elle se marie ; elle s'est constituée 400 livres dont 100 livres qui correspondent à la valeur de ses "bagues et dorures", lesquelles seront délivrées "le jour de l'accomplissement et consommation du présent mariage" ; s'y ajoutent 300 livres délivrées au futur mari avant le Cm ; Marie a gagné les 400 livres "par son travail et honnete industrie hors de la maison paternelle ainsi qu'il a été déclaré par le père et la mère de la future épouse" ; l'acte est passé dans la maison de Pierre EUZET, en présence de Jean ARGEILLIÉS et Jean GRAL (fabricants de bas de soie) et de Fulcrand BOUGETTE (agriculteur à Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec Pierre BLAQUIÈRE (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 12.08.1819, son frère Pierre EUZET lui paye, ainsi qu'à ses deux soeurs, 70 francs pour sa part de la somme de 210 francs correspondant à une obligation échue le 10.08.1819 ; cette obligation a été contractée devant le notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, le 10.08.1817 pour un montant total de 420 francs correspondant à la cession des droits sur la succession de Pierre EUZET (leur père) à Pierre EUZET (leur frère) ; avec ses soeurs, elle reconnaît aussi avoir reçu 10 francs 50 centimes d'intérêts sur le capital ; deux quittances sont établies, l'une pour les 210 francs payés aux trois soeurs et l'autre pour le montant des intérêts ; il reste donc encore la moitié de l'obligation à payer, soit 210 francs ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence des maris (qui, préalablement, ont expressément autorisé les trois soeurs - BLAQUIERE, COPY et SAUVAN, habitant Montpellier), lesquels signent avec Pierre ; elle ne sait pas signer et ses soeurs non plus (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; le paiement des 210 francs restants (70 francs pour chacune des soeurs) se fait le 28.04.1820, dans les mêmes conditions, avec l'établissement de la quittance finale (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; + ? Saint-Martin-de-Londres

- Jeanne (fa Pierre et Catherine BRUN) ca 1767 (29 ans quand elle se marie, 70 ans à son décès), à Saint-Martin-de-Londres ; x Jacques SAUVAN, le 15 brumaire an V (05.11.1796), à Montpellier ; domiciliée à Montpellier quand elle se marie ; le 12.08.1819, son frère Pierre EUZET lui paye, ainsi qu'à ses deux soeurs, 70 francs pour sa part de la somme de 210 francs correspondant à une obligation échue le 10.08.1819 ; cette obligation a été contractée devant le notaire ANDUZE, le 10.08.1817 pour un montant total de 420 francs correspondant à la cession des droits sur la succession de Pierre EUZET (leur père) à Pierre EUZET (leur frère) ; avec ses soeurs, elle reconnaît aussi avoir reçu 10 francs 50 centimes d'intérêts sur le capital ; deux quittances sont établies, l'une pour les 210 francs payés aux trois soeurs et l'autre pour le montant des intérêts ; il reste donc encore la moitié de l'obligation à payer, soit 210 francs ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence des maris (qui, préalablement, ont expressément autorisé les trois soeurs - BLAQUIERE, COPY et SAUVAN, habitant Montpellier), lesquels signent avec Pierre ; elle ne sait pas signer et ses soeurs non plus (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; le paiement des 210 francs restants (70 francs pour chacune des soeurs) se fait le 28.04.1820, dans les mêmes conditions, avec l'établissement de la quittance finale (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; + 11.01.1837, "maison GENTILLE, rue de la Rochelle", à Montpellier (âgée d'environ 70 ans). Saint-Martin-de-Londres

- Marie Marguerite (fa Pierre et Catherine BRUN) 06.06.1773, à Saint-Martin-de-Londres ; x Pierre COPIC (ou COPY, comme c'est écrit par le notaire ANDUZE, en 1813)), le 14.10.1812, à Montpellier ; elle demeure à Montpellier "depuis nombre d'années" quand elle se marie ; les parents de Marguerite, consentants, sont représentés par Fulcrand BARTHÉLÉMY, de Montpellier, qui signe ; le 11.03.1813, elle fait un testament en faveur de son mari à qui elle lègue "l'usufruit et jouissance sa vie durant de tous les biens meubles, immeubles, noms, voix, droits et actions" qu'elle délaissera au jour de son décès ; l'acte est fait en l'étude du notaire, en présence de Fulcrand BARTHÉLÉMY (militaire retraité), Jacques AUDIOL (tailleur d'habits), François VESSIER (portier à l'hôpital de la préfecture) et Louis VELOT (cordonnier) qui signent (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; le 12.08.1819, son frère Pierre EUZET lui paye, ainsi qu'à ses deux soeurs, 70 francs pour sa part de la somme de 210 francs correspondant à une obligation échue le 10.08.1819 ; cette obligation a été contractée devant le notaire ANDUZE, le 10.08.1817 pour un montant total de 420 francs correspondant à la cession des droits sur la succession de Pierre EUZET (leur père) à Pierre EUZET (leur frère) ; avec ses soeurs, elle reconnaît aussi avoir reçu 10 francs 50 centimes d'intérêts sur le capital ; deux quittances sont établies, l'une pour les 210 francs payés aux trois soeurs et l'autre pour le montant des intérêts ; il reste donc encore la moitié de l'obligation à payer, soit 210 francs ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence des maris (qui, préalablement, ont expressément autorisé les trois soeurs - BLAQUIERE, COPY et SAUVAN, habitant Montpellier), lesquels signent avec Pierre ; elle ne sait pas signer et ses soeurs non plus (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; le paiement des 210 francs restants (70 francs pour chacune des soeurs) se fait le 28.04.1820, dans les mêmes conditions, avec l'établissement de la quittance finale (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; + 12.02.1855, à Olonzac (34), "dans sa maison d'habitation sise au présent lieu, quartier de la porte basse". Saint-Martin-de-Londres

- Pierre (fs Pierre et Catherine BRUN) 04.12.1784, à Saint-Martin-de-Londres ; agriculteur à Saint-Martin-de-Londres quand il se marie ; Cm, le 15.03.1813 avec Adélaïde DUVERDIER : il reconnaît la dot de 200 francs d'Adélaïde, "qu'elle a gagnés et economisés hors la maison paternelle" (100 francs pour des meubles et effets et 100 francs pour ses bijoux et dorures) et il assure cette somme de 200 francs sur tous ses biens au profit de sa future épouse, "pour lui être rendue où a qui de droit le cas de restitution arrivant" ; de plus, Catherine BRUN, sa mère lui donne par preciput et hors part le quart de tous les biens qu'elle délaissera au jour de son décès ; l'acte est passé en l'étude du notaire où signent Ambroise DUVERDIER (son futur beau-père), Pierre COPIC, Jacques SAUVAN et Pierre BLAQUIÈRE, ses beaux-frères ; les parties ne savent pas signer (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; x Adélaïde Françoise DUVERDIER, le 01.04.1813, à Montpellier ; agriculteur ; marchand de foin ; fenassier (voir "la suite 2") et aubergiste (en 1825) ; domicilié à Montpellier (en 1816) "dans la maison de campagne de Louis TOURNEL, tenement de Laignelongue ; le 12.08.1819, il paye à ses trois soeurs, 210 francs, soit 70 francs à chacune, somme correspondant à une obligation échue le 10.08.1819 ; cette obligation a été contractée devant le notaire ANDUZE, le 10.08.1817 pour un montant total de 420 francs correspondant à la cession par ses soeurs des droits sur la succession de Pierre EUZET (leur père) ; ses soeurs reconnaissent avoir aussi reçu 10 francs 50 centimes d'intérêts sur le capital ; deux quittances sont établies, l'une pour les 210 francs et l'autre pour les 10,50 francs ; il reste donc encore la moitié de l'obligation à payer, soit 210 francs ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence des maris (qui, préalablement, ont expressément autorisé leurs épouses - BLAQUIERE, COPY et SAUVAN, habitant Montpellier), lesquels signent avec Pierre (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; le paiement des 210 francs restants (70 francs pour chacune des soeurs) se fait le 28.04.1820, dans les mêmes conditions, avec l'établissement de la quittance finale (notaire Jacques Philippe Louis ANDUZE, de Montpellier) ; le 18.02.1825, Marie Félicité DUVERDIER (fille majeure, sa belle-soeur, cuisinière, demeurant à Montpellier) lui donne procuration, par acte en brevet (notaires ALICOT et ANDUZE, de Montpellier) ; le 21.02.1825, il assiste et autorise son épouse à vendre la moitié d'un devois à Pierre PLAGNIOL (agriculteur habitant Montlaur, commune de Montaud) ; ce devois est situé dans la commune de Buzignargues, contenant environ 4 hectares ; il vient de la succession d'Ambroise DUVERDIER, frère consanguin de son épouse ; le prix est de 150 francs , payés avant l'acte notarié ; une quittance est délivrée ; la possession et jouissance est du même jour ; l'acte est passé à Saint-Bauzille-de-Montmel dans la maison des frères BERGEON à Saint-Bauzille-de-Montmel ; sont présents : Guillaume BERGEON et Jean Jacques REBOUL (agriculteurs de Saint-Bauzille-de-Montmel) qui signent avec les parties (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; le 21.02.1825, il assiste et autorise son épouse à vendre (avec les soeurs de celle-ci) une maison dite de Catalogne, à Françoise CAUSSE ; la maison est située au hameau de Favas, commune de Saint-Bauzille-de-Montmel ; le montant de la vente est de 300 francs qui sont payés avant l'acte ; l'immeuble provient de la succession d'Ambroise DUVERDIER (son beau-frère, décédé) ; l'acte est passé à Saint-Bauzille-de-Montmel, maison des frères BERGEON, en présence de Guillaume BOYER et de Pierre PAGÉS, de ce lieu, qui signent avec lui ; les autres parties ne savent pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; le 18.12.1825, au nom de sa belle-soeur, Marie Félicité DUVERDIER (dont il a eu procuration), il vend à Pierre PLAGNIOL (agriculteur habitant Montlaur, commune de Montaud), la moitié d'un devois situé dans la commune de Buzignargues, contenant environ 320 ares ; ce devois vient de la succession d'Ambroise DUVERDIER, frère consanguin de sa belle-soeur, selon le partage passé le 06.04.1824 devant le notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles ; le prix est de 150 francs, payés avant l'acte notarié ; une quittance est délivrée ; la possession et jouissance est du même jour ; Pierre EUZET s'engage à faire, au nom de la venderesse, l'inscription hypothécaire et à faire effectuer le bornage avec l'autre moitié du devois ; l'acte est passé à Saint-Bauzille-de-Montmel dans la maison de Jean Jacques REBOUL (aubergiste), en présence de Jean Baptiste JEAN et d'André DAUDÉ (agriculteurs de Saint-Bauzille-de-Montmel) qui signent avec les parties (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; le 22.06.1826, il donne quittance à Françoise CAUSSE, veuve Laurent CORBIER (habitant le hameau de Favas, à Saint-Bauzille-de-Montmel) pour un paiement effectué avant l'acte, d'un montant de 600 francs (sur une dette de 900 francs, suivant un acte de vente du 19.12.1825 ; l'acte est passé à Saint-Bauzille-de-Montmel, dans la maison de la veuve CAUSSE, en présence de Gabriel DAUDÉ père et de Jacques FAVAS père (propriétaires fonciers à Favas) qui signent avec Pierre EUZET ; elle ne sait pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; il est signalé au recensement de Montpellier de 1841, avec sa femme et leurs fils Joseph et Etienne (île Couve) ; toujours à Montpellier en 1845 ; + 25.09.1862, "maison PERIDIER, rue Roucher", à Montpellier. Saint-Martin-de-Londres


- Gabriel (fs François et Suzanne GILLY) : 08.02.1767 (frère jumeau de Jacques), paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier

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Jacques (fs François et Suzanne GILLY) : 08.02.1767 (frère jumeau de Gabriel), paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; x Jeanne Marie REYNES (souvent écrit REY), le 09.09.1793, à Montpellier, sachant signer ; assortisseur de laine ; + 16.08.1814, à Montpellier.

(le jour de la naissance des jumeaux n'est pas précisé mais l'acte précédent est du 8 et l'acte suivant est du 10 ; comme la date est toujours notée dans les autres actes, la probabilité est donc le 8)
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Jean-François (fs François et Suzanne GILLY) : 17.09.1770, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier ; le parrain est Jean EUZET (probablement le frère de François) et la marraine est Marie EUZET (qui reste à positionner) ; ils sont tous illettrés ; + 20.09.1777, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier.


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Marguerite (fa Jean et Marie DESMAZES) vers 1757 ; + 06.05.1760, "âgée d'environ trois ans", paroisse Saint Denis, à Montpellier.

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François Joseph (fs Jean et Marie DESMAZES) 27.07.1759, paroisse Saint Denis, à Montpellier ; le parrain est François EUZET (oncle paternel) et la marraine Marie EUZET (tante) ; + 20.06.1762, "âgé d'environ deux ans et demi", paroisse Saint Denis, à Montpellier (le prénom indiqué est seulement François).


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Marthe (fa Jean et Jeanne BOISSIERE) 30.12.1764, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; célibataire ; + 23.10.1844, "maison LIQUIER, rue Terral", à Montpellier.


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Pierre (fs Denis et Marie Anne BOUGETTE) 19.02.1779, à Saint-Martin-de-Londres ; il demeure à Montpellier depuis 7 ans quand il se marie, en 1810 ; x1 Antoinette AVID (parfois écrit DAVID dans quelques actes), le 09.06.1810, à Montpellier ; Cm, le 13.05.1810, : elle s'est constituée en dot de son chef, 700 francs dont 100 francs en la valeur de ses "dorures et bijoux" et 600 francs provenant de la succession de son père ; en gain de survie, ils "se sont naturellement donnés les entiers biens qu'ils auront à leur décès pour le survivant prendre possession de ceux du prémourant et en disposer à son gré" ; l'acte est passé à l'étude du notaire (notaire Michel ALICOT, de Montpellier) ; le 15.04.1811, il est boulanger à l'hôpital Saint Eloi de Montpellier et son père lui rembourse les 300 francs qu'il lui a prêté (voir les détails à l'article de Denis) ; comme son père n'a pas d'argent, le remboursement se fait en nature, avec un champ que celui-ci possède au Mas-de-Londres, au tenement des Plats, contenance d'environ 30 ares ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Guillaume BERNARD et de Pierre COULET, fabricants de bas de soie à Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; x2 Françoise VIALA, le 20.08.1834 (indiqué seulement dans la table du registre d'état civil) ; publications du mariage les 03 et 10.08.1834, à Saint-Martin-de-Londres ; Cm, le 01.08.1834 : il est alors indiqué comme "agriculteur et garde champetre ancien boulanger natif domicilié et demeurant au dit Saint Martin de Londres" ; le régime est dotal et elle se constitue de son chef 300 francs gagnés "hors de la maison paternelle", correspondant à la valeur de ses "bijoux et dorures" que les parties évaluent amiablement ; Pierre les tient pour reçus et les affecte en privilège de dot, susceptibles d'être rendus, "le cas de restitution arrivant" ; comme gain et survie, les futurs époux se donnent mutuellement les biens qu'ils auront à leur décès pour que le survivant en prenne possession et jouissance en toute propriété ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jean Louis JULLIAN (instituteur) et Antoine COULET (faiseur de bas et propriétaire) de Saint Martin de Londres (notaire Jean Henri ROUX, de Saint Martin de Londres) ; il signe ; boulanger en 1810, garde champêtre particulier en 1834 et 1842, agriculteur au recensement de Saint-Martin-de-Londres de 1836 ; domicilié à Saint-Martin-de-Londres au moins à partir de 1834 ; au recensement de Saint-Martin-de-Londres de 1836, le couple est le seul représentant du patronyme EUZET à Saint-Martin-de-Londres, sans enfants, lui ayant 60 ans et elle 44 ans ; + 30.11.1842, dans sa maison d'habitation, à Saint-Martin-de-Londres, époux de Françoise VIALA ; voir Saint-Martin-de-Londres

génération 3 (génération 15 de "La lignée")

- Bellerose, appelée Marguerite (fa Jacques et Jeanne Marie REYNES) 1er thermidor an 2 (19.07.1794), "maison RANSON rue Fournerie", à Montpellier ; la date de naissance correspond à l'indication de l'âge dans le recensement de Villeveyrac de 1851 ; x Barthélémy BABAU, le 10.05.1822, à Montpellier ; dans l'acte, son nom et son prénom sont écrits Belle rose AUZET ; Cm, le 08.04.1822 : elle s'est constituée une dot de 300 francs "savoir 200 francs en bonne monnaie de cours qu'elle a gagné par son travail et industrie (...) et 100 francs de la valeur de ses bijoux et dorures" (notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier) ; elle ne sait pas signer ; domiciliée à Montpellier quand elle se marie ; signalée au recensement de Villeveyrac de 1851 (avec le prénom de Marguerite), âgée de 56 ans, avec son mari, propriétaire et cultivateur ; pour la même commune, elle n'est pas signalée par les recensements précédents et suivants (le décès n'est pas, non plus, sur Villeveyrac, alors que c'est le lieu d'origine de son mari).

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Mathieu (fs Jacques et Jeanne Marie REYNES) 10 floréal an 5 (29.04.1797), "maison RIBEU rue Sainte Ursule", à Montpellier ; + 17 vendémiaire an 9 (10.10.1800), "maison veuve MALET, rue Aiguillerie", à Montpellier.

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Lherond (fs Jacques et Jeanne Marie REYNES) 2 vendémiaire an 8 (24.09.1799), "maison RIBEU rue Verrerie basse", à Montpellier ; la déclaration de naissance est faite par Jeanne ATGER, accoucheuse, le 3, le père est absent ; c'est certainement lui qui dit s'appeler "Léon EUZET dit Cadix" lors du procès d'Assises de la Cour de l'Hérault (arrêt du 15.05.1821) où il est accusé du meurtre de Jean Louis ALLIÉ dit Dauphiné (à la suite d'une rixe de compagnonage) et acquitté ; ses compagnons, Samuel NICOLAS et Joseph GUIGOU, aussi tailleurs de pierre, sont en fuite ; dans ce procès, il dit avoir 21 ans 1/2, être tailleur de pierre, natif et habitant de Montpellier ; son logement est "rue de l'aiguillerie" ; un témoin l'a reconnu comme étant "le fils de la veuve EUZET" ; sa description physique est la suivante : "taille d'un mètre soixante et seize centimètres, cheveux [et] sourcils noirs, yeux chatains, front petit, nez aquilain, bouche petite, menton rond, visage ovale, teint coloré" ; les procès-verbaux indiquent qu'il ne sait pas signer (voir les détails du procès dans "la suite 2") ; x Rose Marie CHASSIGNEUX, le 13.06.1829, à Lyon ; les parents respectifs ne sont pas présents : ceux de Rose accordent leur consentement par acte du notaire BOURJAL, de Virieu (38), le 21.04.1829 ; de son côté, Jeanne REYNES, veuve et mère de Lherond, accorde son consentement par acte du 06.05.1821 du notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier ; il est toujours tailleur de pierres à Lyon ; ils demeurent à Lyon dans la même rue, "Bourgchanin", quand ils se marient ; les publications ont été faites les 24 et 31.05.1829 ; au mariage, sont présents : Jean Claude COLLET (51 ans, propriétaire à Lyon, rue Palais Grillet), François LAPORTE (25 ans, tailleur de pierres à la Guillotière), Pierre TAILLER (44 ans, tailleur de pierres à Lyon, rue Bourgchanin) et Antoine ASTIER (40 ans, tailleur d'habits, rue Sala) qui signent avec l'épouse mais Lherond indique qu'il ne sait pas signer ; ils sont domiciliés à Montpellier, en 1854-1855 ; + 12.11.1863 "dans l'hôpital général", à Montpellier ; dans l'acte de décès, le prénom comprend un accent et est donc écrit : "Lhéron", ce qui le rapproche de "Léon", prénom qu'il disait être le sien devant la Cour d'Assises de 1821 ; dans le même acte, il est dit "ex-tailleur de pierre" (il est possible que son départ à Lyon soit dû au bruit fait par son procès ; les naissances de ses filles montrent qu'il était à Lyon, au moins de 1830 à 1837 ; il a dû revenir à Montpellier quand cet épisode a été oublié ; on peut aussi penser que son prénom bizarre vient d'une erreur à la naissance, faite par la sage-femme ou par l'officier d'état civil, en l'absence du père) "Lyon"

- Anne Marie (fa Jacques et Jeanne Marie REYNES) 29 messidor an 10 (18.07.1802), "maison MALLET rue Aiguillerie", à Montpellier ; célibataire ; + 23.02.1872, "rue de l'Aiguillerie n 40", à Montpellier.

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Antoine (fs Jacques et Jeanne Marie REYNES) 12 prairial an 13 (01.06.1805), "maison veuve DUPON rue Aiguillerie", à Montpellier ; célibataire ; + 21.05.1828, "maison veuve PASCAL, rue Aiguillerie", à Montpellier.

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Jacques François (fs Jacques et Jeanne Marie REYNES) 09.07.1808, à Montpellier ; Cm avec Marie AYMARD, le 24.08.1831 : le régime est dotal ; elle se constitue de son chef, 200 francs de la valeur des "bijoux qu'elle possède en ce moment et qu'elle a gagné par son travail et ses économies" ; son futur les reconnaît, les tient pour reçus, le mariage s'accomplissant, et il affecte et hypothèque ses biens présents et à venir pour cette valeur, en faveur de sa future ; ils se font donation mutuelle, au dernier vivant, de la propriété et jouissance des biens mobiliers et immobiliers, au jour du décès du premier d'entre eux ; dans l'hypothèse où il y aurait un enfant au moment de ce décès, la donation ci-dessus serait réduite à l'usufruit de la moitié des biens ; fait à l'étude, les parties ne savent pas signer (notaire Louis Marie François Xavier BONFILS, de Montpellier) ; x1 Marie AYMARD, le 26.09.1831, à Montpellier ; x2 Elisabeth THEROUX , le 15.04.1857, à Montpellier, sans Cm ; il ne sait pas signer ; maçon, tailleur de pierres (en 1831, 1857, 1888) ; + 17.05.1888, "rue des écoles laïques n 24", à Montpellier.

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Marguerite Julienne (fa Jacques et Jeanne Marie REYNES) vers 1814 ; + 20.12.1821, "maison veuve PASCAL, rue Aiguillerie", à Montpellier (âgée de 7 ans).

génération 4 (génération 16 de
"La lignée")

- Elisabeth Julie (fa Jacques François et Marie AYMARD) 22.08.1832, maison DABEJAN au Plan de l'olivier, à Montpellier ; blanchisseuse ; x Jean Guillaume JANVIER, le 16.01.1857, à Montpellier ; pas de Cm ; présent au mariage : Jean Jules CANCEL, doreur sur métaux, 30 ans, cousin maternel au second degré ; elle ne sait pas signer ; le couple réside à Montpellier en 1901 (recensement), "banlieue section D" ; l'adresse est plus précise au recensement de 1906 : "section D ; chemin de Sauret, n 8" ; + 26.10.1907, à Montpellier, "route de Nîmes, jardin JANVIER"

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Léon Balthazard (fs Jacques François et Marie AYMARD) 12.03.1834, "maison DABEJAN rue Plan de l'olivier, à Montpellier ; + 20.11.1836, "maison DAMEJEAN, rue Plan de l'olivier", à Montpellier.

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Antoine Balthazard (fs Jacques François et Marie AYMARD) 09.05.1836, "maison DABEJAN rue Plan de l'olivier, à Montpellier ; x Françoise Louise MASINI, le 09.11.1865, à Montpellier, sachant signer ; pas de Cm ; menuisier ; ébéniste (1872) ; signalé au recensement de 1901, "rue Plan de l'Olivier 14", comme menuisier, employé à l'hôtel du midi ; + 11.06.1906, à Montpellier, "rue du Plan de l'Olivier, 14".

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Antoine (fs Jacques François et Marie AYMARD) 06.07.1845, "maison CAUPER rue Pila Saint-Gély , à Montpellier ; + 17.07.1845, dans la maison CAUPER rue Pila Saint-Gély.


-
Claire Julie (fa Lherond et Rose Marie CHASSIGNEUX) 29.04.1830, à Lyon (69) ; tailleuse en robes ; x Jean Jules CANCEL, le 20.12.1854, à Montpellier ; pas de Cm ; elle signe ; + 15.02.1909, à Montpellier, "rue Plan d'Agde 4".

-
Benoîte (fa Lherond et Rose Marie CHASSIGNEUX) 18.02.1835, à Lyon (69) ; x Etienne Emmanuel CALAS, le 16.04.1855, à Montpellier ; pas de Cm ; lisseuse de linge ; elle sait signer ; ils habitent à Sète, "13, rue des Hôtes" (1858).

-
Mélina (fa Lherond et Rose Marie CHASSIGNEUX) vers 1837 ?, à Lyon (69) ; domiciliée à Montpellier ; x .... BLAQUIER, le ? ; + 22.04.1898, "rue de l'ancien courrier n 16", à Montpellier (âgée de 61 ans selon l'acte de décès et 78 ans selon le registre du cimetière Saint Lazare, de Montpellier)

génération 5 (génération 17 de
"La lignée")

- Alice Françoise (fa Antoine Balthazar et Françoise Louise MASINI) 26.10.1866, "maison NICAUD, rue Sainte Ursule, à Montpellier ; + 12.07.1873, "place chapelle neuve n 7", à Montpellier.

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Georges Pierre (fs Antoine Balthazar et Françoise Louise MASINI) 17.04.1874, "7 place chapelle neuve", à Montpellier ; + 25.06.1874, "place chapelle neuve n 7", à Montpellier.



Une branche venue de Viols-le-Fort

La deuxième partie du XVIIIe siècle voit encore s'installer une autre branche des EUZET du Triadou. Il s'agit cette fois d'une branche issue des notaires de Viols-le-Fort. C'est d'abord le prêtre Joseph EUZET puis son neveu Fulcrand et sa nièce Marie.

génération 1 (génération 12 de
"La lignée")

Joseph (fs Jean Baptiste et Marthe ROUVEYROL) 22.10.1696, à Viols-le-Fort ; nommé curé et vicaire de Pégairolles-de-Buèges par acte du 22.12.1721 (acte notarié du notaire Pierre DURRANC, de Montpellier), il en démissionne, le 10.08.1725 (acte notarié du notaire Antoine BAUMEZ, de Montpellier) ; il signe cet acte : "EUZET prêtre curé" ; il est prêtre à Saint-Martin-de-Londres, au moins en 1738 (il est présent et signataire avec cette indication dans l'acte de baptême de Jean Baptiste ROUVEYROLES, le 30.09.1738 : registre paroissial de Viols-le-Fort) ; les registres paroissiaux conservés pour Saint-Martin-de-Londres sont incomplets et ne permettent donc pas de vérifier le temps qu'il a passé dans cette paroisse ; il apparaît encore à trois reprises dans le registre paroissial de Viols-le-Fort, comme prêtre et vicaire (sans indication d'une autre paroisse) mais uniquement le 25.11.1738 ; il est prêtre à Montarnaud en 1740 (il signe quatre actes, les 10 février, 1er mars, 24 mars et 23 mai) ; l'évêque le nomme vicaire de Montarnaud pour un an, à compter du 15.02.1741 (bien qu'il ait signé un acte avec la mention de vicaire, le 23.05.1740) ; après sa nomination, il ne signe qu'un seul acte, le 19.02.1741 et son nom n'apparaît plus par la suite ; le dossier sur le jansénisme (voir "La Dame, l'Evêque, l'Abbé, le Parlement de Toulouse, le Maire de Montpellier, l'Intendant du Languedoc ... et le Roi !") montre qu'il avait dû se retirer à l'hôpital général de Montpellier pour des raisons de santé : "le Sieur EUZET s'imagine depuis long-tems être maltraité pendant la nuit par des ennemis invisibles, et que lorsqu'on lui parle sur cette matière, il la fuit volontiers : que cette infirmité qui ne nuit qu'à lui seul, le détermina à quitter une Cure dont il étoit pourvû, et à se retirer dans l'Hôpital Général de Montpellier où il fut reçu en 1750" (Remontrances du Parlement, le 23.02.1756) ; si l'année indiquée ici est exacte, il reste donc à trouver ce qu'il a fait entre février 1741 et 1750 ; une source épiscopale indique qu'il fut l'un des ecclésiastiques qui se sont opposés à la Bulle papale dite Unigenitus et qui ont été nommés des "appelants", parce qu'ils ont appelé à la tenue d'un concile général sur cette question ; ce document est une liste des prêtres du diocèse de Montpellier qui ont effectivement appelé au futur concile ; parmi eux, il y a Joseph EUZET qui est ainsi noté : "M. Joseph EUZET, secondaire à Viols a signé le formulaire pendant la vacance" (C 4706, aux AD 34) ; d'après un ajout au crayon sur le document, il s'agirait d'une liste dressée en 1739 par Georges-Lazare BERGER de CHARANCY (évêque de Montpellier de 1738 à 1748) ; on peut penser que cette signature a eu lieu en 1738, quand il est indiqué comme vicaire sur le registre paroissial de Viols-le-Fort ; il a probablement signé le formulaire pour pouvoir assumer ces fonctions mais cela veut dire aussi qu'il était proche des idées jansénistes puisqu'il faisait partie des appelants ; dans ces conditions, la mise à l'écart dans l'hôpital de Montpellier peut avoir pour raison, non seulement son état de santé mais aussi ses idées, celles-ci étant connues des gens de robe montpelliérains qui ont fait appel à lui, en 1755, pour apporter la communion à la janséniste de MOUSTELON ; pour se venger, l'évêque de Montpellier a ordonné qu'il quitte Montpellier et soit reclus dans un couvent de Gignac ou de Clermont-l'Hérault ; après la médiation du parlement de Toulouse, le roi a tranché en décidant qu'il devait non seulement quitter Montpellier mais aussi le diocèse de Montpellier ; + le ?, à ?



La signature de l'abbé Joseph EUZET, en 1725,
(démission de la cure de Pégairolles-de-Buèges)

génération 2 (génération 13 de "La lignée")

- Fulcrand (fs Jacques et Elisabeth MAUMEJEAN) 07.02.1732, à Viols-le-Fort ; x Catherine Antoinette FESQUET, le 07.02.1763, paroisse Saint Pierre de Montpellier ; les bans ont été passés les 2, 6 et 9 janvier, dans la paroisse de Saint Denis (sa paroisse) et dans celle de Saint Pierre (celle de la fiancée) Cm le 06.02.1763, notaire AUTERACT, de Montpellier ; boulanger à Montpellier (mais garçon boulanger quand il se marie) ; il signe ; à noter que le Cm est du 6, le mariage du 7 et la naissance de leur premier fils, Jean Jacques Fulcrand, du 8 ! ; sa mère l'institue son légataire principal et général dans son testament du 06.11.1766 (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; + 8 floréal an 7 (27.04.1799), "maison BLAVY, rue Valferre", à Montpellier ; règlement de la succession le 27 prairial an 9 (16.06.1801), notaire AUTERACT, de Montpellier : les biens estimés s'élèvent à 3037, 25 francs mais les dettes passives à 1553,17 francs qui viennent en déduction ; une partie des biens est simplement énumérée et non estimée car ceux-ci sont laissés à la veuve de Fulcrand pour qu'elle en ait la jouissance sa vie durant ; sa dot prévue dans le contrat de mariage est inclue dans les dettes passives pour un montant de 624 francs ; les biens estimés comprennent une terre (champ et vigne) "complantée de huit oliviers et cades sorbiers, située dans le terroir de Montpellier, quartier de Montels", pièce estimée 2600 francs et licitée au profit du fils aîné Jean Jacques Fulcrand ; les meubles et effets de la boutique de boulanger estimés à 341,27 francs est au profit de Jean Baptiste Germain (lui-même boulanger) ; la vaisselle vinaire, c'est-à-dire destinée à contenir du vin (tonneaux, barriques, ...) est estimée à 96 francs et inclue dans la part de Jean Jacques Fulcrand.



La signature de Fulcrand EUZET, en 1763, pour le baptême de son premier fils.

- Marie ((fa Jacques et Elisabeth MAUMEJEAN) 26.06.1736, à Viols-le-Fort ; ; sa mère lui lègue 300 livres dans son testament du 06.11.1766 (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; x Nicolas CHALLANDARD (ou CHALENDAR ou CHALANDAR ou CHALANDARD), le 17.08.1768, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; + 16.04.1812, à l'hospice d'humanité" de Montpellier.

génération 3 (génération 14 de
"La lignée")

- Jean Jacques Fulcrand (fs Fulcrand et Catherine Antoinette FESQUET) 08.02.1763, paroisse Saint Pierre, à Montpellier (l'acte de baptême est du 13 ; le parrain est Jean BROC, fabriquant en bas, la marraine est Jeanne JEAN, grand-mère maternelle) ; la naissance a lieu un jour après le mariage des parents ; commis, marchand ; célibataire ; il signe ; ; au partage des biens de son père, le 16.06.1801, il remporte la "licitation" qui a lieu entre lui-même et ses frères Jean Baptiste Germain et André Nicolas, pour la "pièce de terre champ et vigne" qui est dans la succession et qui lui est adjugée pour un montant de 2600 francs ; testament le 17.10.1806, notaire François AUTERACT, de Montpellier : ancien commis, il fait de sa soeur, Anne Suzanne, son héritière générale et universelle et confirme à sa mère, veuve de Fulcrand EUZET, le quart de ses biens présents et à venir ; il fait un nouveau testament, le 27.10.1806, notaire ALICOT, de Montpellier : son héritier universel est alors son frère Jean Baptiste Germain et il réserve au profit de sa mère la portion de ses biens que la loi lui accorde ; au mariage de sa soeur Anne Suzanne, en 1807, il est dit "ancien commis" ; + 16.01.1808, "maison veuve NADAL, rue du Bayle", à Montpellier.



Les signatures des quatre frères, Fulcrand, André, Baptiste et Etienne EUZET, dans l'acte de partage du 16 juin 1801
[et au dessous, celles de Jean Augustin BOURTOULON (pour Marie Anne) et de Nicolas CHALLANDARD (pour Suzanne)]

- Jean Baptiste Etienne (fs Fulcrand et Catherine Antoinette FESQUET) 25.01.1766, paroisse Saint Pierre de Montpellier ; + 01.02.1766, paroisse Saint Pierre de Montpellier.
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André Nicolas (fs Fulcrand et Catherine Antoinette FESQUET) 03.11.1768, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; coutelier ; il signe (parrain de Louise Elisabethe Félicité) ; + 09.06.1819, "dans l'hospice d'humanité", à Montpellier ; la déclaration est faite par deux employés de l'hospice ; probablement célibataire (aucun nom d'épouse indiqué) ; il habite toujours Montpellier à son décès.
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Marie Catherine (fa Fulcrand et Catherine Antoinette FESQUET) 17.07.1771, paroisse Saint Pierre, de Montpellier ; + 27.07.1773, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; (+) 28.07.1773, aux Dominicains, de Montpellier
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Jean Baptiste Germain (fs Fulcrand et Catherine Antoinette FESQUET) 31.07.1773, paroisse Sainte Anne, de Montpellier ; boulanger, fournier ; x Marie MALAFOSSE, le 15 prairial an 12 (04.06.1804) ; Cm 16 floréal an 12 (06.05.1804), notaire Pierre Charles CAIZERGUES, de Montpellier (information du bureau de Montpellier de l'enregistrement) ; il signe toujours avec le seul prénom Baptiste mais dans le texte du partage de 1801, il est écrit "ledit Germain EUZET" ; signalé au recensement de Montpellier de 1836 avec sa femme, trois enfants (Jacques, Jean Louis et Charles), sa belle-fille (Joséphine RAMADIER) et un petit-enfant (Louis) ; signalé au recensement de Montpellier de 1841 (île Durand) avec sa femme, trois enfants (Louis, Charles et Jacques Antoine), sa belle-fille (Joséphine RAMADIER) et deux petits-enfants (Marie et Barthélémy) ; + 25.02.1844, à Montpellier.
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Jean Louis (fs Fulcrand et Catherine Antoinette FESQUET) 10.09.1775, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; + 19.10.1778, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; (+) 20.10.1778, aux Cordeliers, à Montpellier.
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Etienne (fs Fulcrand et Catherine Antoinette FESQUET) 05.12.1777, paroisse Sainte Anne, de Montpellier (parrain : Etienne FESQUET) ; serrurier, d'abord à Montpellier, en 1801 (l'acte de partage ne précise pas le lieu ce qui laisse supposer que c'est à Montpellier mais il ne participe pas à la licitation pour la pièce de terre, ce qui peut aussi laisser penser qu'il ne souhaitait pas rester dans cette ville) ; on le retrouve ensuite à Paris (au moins à partir de 1811) ; x Catherine BELLIER (ou BELIER, selon les actes), en 1811 à Paris (10ème arrondissement ancien) ; le couple habite à Paris "rue Mazarine n 86 (6ème arrondissement) en 1811 ; en effet, le 13.11.1811, c'est leur domicile quand ils font baptiser à Paris leur fille Honorine Catherine Aimée, dans l'église Saint-Germain-des-Prés, mais celle-ci serait née le 17.05.1808 (sans précision de lieu) ; le parrain de baptême est Antoine DAT (le métier n'est pas indiqué mais on trouve, à cette époque, un Antoine DAT, serrurier) et la marraine est Marguerite DUFOUR ; le père, le parrain et la marraine signent ; un an plus tard, ils habitent à Paris "rue de la Harpe n 6" (5ème arrondissement), là où naît leur fille Sophie Etiennette, le 06.12.1812 ; elle est baptisée le même jour, à Paris, paroisse Saint Séverin ; le parrain est André HERAUD (serrurier, rue des Saints Pères n 34) et la marraine est Marguerite Sophie GUILLEMEIN (fille majeure, rue du Mont-blanc n 51) ; le parrain et la marraine signent avec le père ; le 16.07.1831, une annonce passée dans La Bibliographie de la France était ainsi libellée : "Caractères à l'usage de MM. les graveurs et lithographes. A Paris, chez EUZET, rue de l'Arbre-Sec, n 64." Il est évident que l'on retrouve là notre Etienne EUZET, la fabrication de ces caractères étant une spécialité de serrurier. Le 64 (anciennement le 241 et devenu aujourd'hui le 62) est tout proche de la rue Saint Honoré où il y avait des graveurs et dépend de l'église de Saint Germain l'Auxerrois (qui donne sur la même rue) ; le 20.01.1837, Etienne est à Montpellier où il passe un acte notarié avec son frère Jean Baptiste Germain : c'est cet acte (concernant la succession de leurs parents) qui donne la filiation sans ambiguïtés d'"Etienne EUZET serrurier demeurant à Paris" . Paris
- Marie Anne, ou Anne Marie dans certains actes, en 1801 et 1826, et aussi quand elle signe pour son mariage (fa Fulcrand et Catherine Antoinette FESQUET) 13.08.1781, paroisse Sainte Anne, "maison du BOSQUAT, rue des tondeurs", à Montpellier ; x Jean Augustin BOURTOULON, le 20 floréal an 7 (09.05.1799) ; Cm 6 floréal an 7 (25.04.1799), notaire Michel François AURÈS, de Montpellier ; il y a aussi un premier acte de mariage barré et annulé, au 10 floréal an VII (29.04.1799), "à cause du décès du père de la future" ; le mariage a donc été reculé de 10 jours à cause du décès de Fulcrand survenu le 7 floréal (26.04.1799) ; à son mariage, sont témoins et signent : Jean Jacques Fulcrand EUZET et André Nicolas EUZET, ses frères ; elle signe Anne Marie EUZET ; signalée au recensement de Montpellier de 1836 avec son mari ; + 30.04.1862, "maison Marcel de SERRE, rue Saint Firmin", à Montpellier.



Les signatures de Marie Anne EUZET, Jean Baptiste Germain EUZET et Jean Augustin BOURTOULON, en 1826

- Anne Suzanne (fa Fulcrand et Catherine Antoinette FESQUET) 11.01.1784, paroisse Sainte Anne, de Montpellier ; mineure au partage de 1801, Nicolas CHALLANDARD étant son curateur, "suivant le procès-verbal de nomination tenu par le juge de paix de la première division de Montpellier le 3 prairial an 9" ; x Pierre JOURDAN, le 19.05.1807, à Montpellier ; sont notamment présents au mariage, ses frères Jean Jacques Fulcrand et André Nicolas ; + 22.02.1818, à Montpellier, "dans l'hospice des malades" ; la déclaration est faite par deux employés de l'hospice.
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Louise Elisabeth Félicité (fa Fulcrand et Catherine Antoinette FESQUET) 17.11.1786, à Montpellier, paroisse Sainte Anne ; + 02.12.1787, à Montpellier, paroisse Sainte Anne.

génération 4 (génération 15 de
"La lignée")

- Jean Jacques Fulcrand (fs Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 20 thermidor an 13 (08.08.1805), "maison LEMETRE rue Dancondan", à Montpellier ; + 29 thermidor an 13 (17.08.1805), "maison TEYSSEDRE, rue Dangondau" ; les deux déclarants sont Jean TEISSEDRE (voisin) et Jacques MALAFOSSE (aïeul maternel) ; le nom de la rue qui est probablement le même à la naissance et au décès reste à vérifier.
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Jacques Antoine (fs Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 21.07.1806, "maison TEISSEDRE rue Bouchonnais", à Montpellier ; x Joséphine Anne RAMADIER, le 17.08.1831, à Montpellier ; Cm le 02.08.1831, notaire Joseph Bruno GRASSET, de Montpellier, il apporte 700 francs (indications du bureau de l'enregistrement de Montpellier) ; fournier, boulanger ; il signe ; dans le registre du tirage au sort de 1826, il est signalé au numéro 180 avec un défaut de taille" (1, 53 m) ; signalé au recensement de Montpellier de 1836 avec ses parents, sa femme, un enfant (Louis) et ses frères (Jacques Antoine et Charles) ; signalé avec ses parents, sa femme et deux enfants (Marie et Barthélémy) au recensement de Montpellier de 1841 (île Durand) ; + 18.02.1878, "rue Saint Charles n 4", à, Montpellier.
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Marie Nicole (fa Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 20.05.1808, maison TEISSEDRE, rue des Bouchonniers, à Montpellier ; + 14.08.1808, "maison TEISSEDRE, rue des Bouchonniers", à Montpellier.
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Anne Marie (fa Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 09.05.1809, "maison TEISSEDRE rue des Bouchonniers", à Montpellier ; + 12.05.1809, maison TEISSEDRE, rue des Bouchonniers, à Montpellier
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Jean Baptiste Augustin (fs Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 06.04.1810, dans la maison DAGNE, rue de la fontaine, à Montpellier ; + 28.10.1811, "maison GANTIER, au plan du Palais", à Montpellier ;
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Marie Pascale (fa Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 25.03.1812, "maison GALTIER, rue du Palais", à Montpellier ; + 05.05.1819, "maison de BOSCAT, rue Saint Firmin", à Montpellier.
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Marie Augustine (fa Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 09.01.1814, "maison VIGUIER rue Saint Firmin", à Montpellier.
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Euphrosine (fa Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 28.01.1815, "maison VIGUIER rue Saint Firmin", à Montpellier ; + 03.12.1825, "maison de BOSQUAT, rue des tondeurs", à Montpellier.
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Jacques Louis (fs Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 19.08.1816, "maison BYÉ rue des Tondeurs", à Montpellier ; signalé au recensement de Montpellier de 1836 avec ses parents, ses frères (Charles et Jacques Antoine), sa belle soeur (Joséphine RAMADIER) et son neveu (Louis) ; signalé avec ses parents au recensement de Montpellier de 1841 (île Durand) ; x Sabine Léocadie Olympie ARNAUD, le 03.07.1845, à Montpellier ; serrurier ; Cm 03.07.1845, notaire Joseph GROS, de montpellier (information du bureau de l'enregistrement de Montpellier) ; il signe ; + 01.03.1865, "maison FAUQUIER, rue de la providence", à Montpellier.
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Charles Antoine Barthélémy (fs Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 24.08.1818, "maison BOSQUET rue Saint Firmin", à Montpellier ; signalé au recensement de Montpellier de 1836 avec ses parents, ses frères (Jacques Louis et Jacques Antoine), sa belle soeur (Joséphine RAMADIER) et son neveu (Louis) ; x Marguerite ROUVEYROLES (écrit aussi avec deux L, avec ou sans accent sur le E final ou encore ROUVEYROLLIS et ROUVEIROLLIS), le 11.08.1843, à Montpellier ; Cm 15.05.1843, notaire Eugène VIANÈS, de Montpellier ; régime dotal ; il habite "rue des tondeurs", à Montpellier, quand il se marie ; serrurier, mécanicien (1857), ajusteur (1863) ; installés à Sète, entre octobre 1852 (naissance de leur fille Marguerite Joséphine, à Montpellier) et juillet 1854 (décès de leur fille Marie à Sète) ; le domicile à Sète est "une maison sise rue du pont neuf, maison FABRE" (1854 et 1855) ou "rue PERIDIER maison FABRE Etienne" (1857) ou encore "rue du pont neuf n 3" (1865) ; ils semblent être encore à Sète en juillet 1865 (décès de leur fils Pierre) mais, en fait, dans une procuration faite par Marguerite, le 09.02.1863 (notaire Martin BÉRANGER, à La Ciotat), il est dit qu'ils habitent alors à La Ciotat (13) "au quartier Notre Dame des Victoires dit Cité ouvrière, n 1" ; il est indiqué, en 1872, comme étant affilié à la section de La Ciotat de "l'Association internationale des travailleurs" ; il est aussi abonné au journal l'Egalité ; il est signalé au recensement de La Ciotat de 1886 comme ajusteur, avec son épouse, dans la maison 3 de la "Cité", c'est-à-dire la cité ouvrière (le patronyme étant écrit UZÉ) ; + 17.02.1893, à La Ciotat. La Ciotat et Sète
- Pierre Henri (fs Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 04.09.1819, "maison BOSQUAT rue Saint Firmin", à Montpellier ; + 11.10.1820, "maison BOSCAT rue Saint Firmin", à Montpellier
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Eugénie Euphrosine (fa Jean Baptiste Germain et Marie MALAFOSSE) 09.03.1823, "maison BOSCAT rue Saint Firmin", à Montpellier ; + 12.03.1823, "maison BOSCAT, rue Saint Firmin", à Montpellier.

génération 5 (génération 16 de
"La lignée")

- Jean Baptiste (fs Charles Antoine Barthélémy et Marguerite ROUVEYROLES) 30.01.1844, "maison BONNABEL rue Chapelle neuve, à Montpellier ; signalé dans le recensement de La Ciotat de 1866 comme ajusteur, avec son épouse et leur fille Marie, "rue Merlet", au n 20 ; tourneur sur métaux (en 1866) ; ajusteur (en 1866, 1868, 1872, 1886) ; x Eléonore Dolce MONTEL, le 13.05.1868, à La Ciotat ; pas de Cm ; les témoins sont un médecin, un employé de bureau, un fondeur (Eugène DELPECH) et un tourneur sur métaux (Claude CHAUVET) ; il signe Jean Baptiste EUZET ; signalé dans le recensement de La Ciotat de 1872, comme ajusteur, avec son épouse (ménagère) et leurs trois enfants, Marie, Charles et François, "cité ouvrière", à La Ciotat (le patronyme étant écrit USÉ) ; signalé dans le recensement de La Ciotat de 1886, comme ajusteur, avec son épouse (blanchisseuse) et deux enfants, Marie (institutrice) et Charles (serrurier), "cité ouvrière", à La Ciotat ; + 10.10.1886, à La Ciotat, " cité ouvrière n 12". Sète et La Ciotat
- Marie (fa Charles Antoine Barthélémy et Marguerite ROUVEYROLES) 01.10.1846, "maison COULON rue des Carmes", à Montpellier ; + 31.07.1854, à Sète, "dans la maison d'habitation de son père, sise rue du pont neuf, maison FABRE".
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Jeanne (fa Charles Antoine Barthélémy et Marguerite ROUVEYROLES) 14.11.1850, "maison GALTIER rue des Tanneurs", à Montpellier ; + 15.06.1855, à Sète, "dans la maison d'habitation de son père, sise rue du pont neuf, maison FABRE".
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Marguerite Joséphine (fa Charles Antoine Barthélémy et Marguerite ROUVEYROLES) 17.10.1852, "maison GALTIER rue des Tanneurs", à Montpellier ; + 23.03.1853, dans la "maison GALTIER quai des tanneurs", à Montpellier.
- Louise Agathe (fa Charles Antoine Barthélémy et Marguerite ROUVEYROLES) 26.08.1857, à Sète, "dans sa maison d'habitation sise rue PERIDIER maison FABRE Etienne"
Sète
- Pierre (fs Charles Antoine Barthélémy et Marguerite ROUVEYROLES) 06.01.1864, à Sète ; + 29.07.1865, à Sète, "dans la maison d'habitation de son père, sise rue du pont neuf, n 3". Sète

- Jean Baptiste Henri (fs Jacques Antoine et Joséphine Anne RAMADIER) 26.10.1832, "maison CALMET rue Friperie", à Montpellier ; + 18.05.1833, "maison CALVET, rue Friperie", à Montpellier.
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Dieudonné Jacques (fs Jacques Antoine et Joséphine Anne RAMADIER) 17.07.1834, "maison de BOSQUAT rue Saint Firmin", à Montpellier ; + 24.07.1834, "maison de BOSQUAT, rue Saint Firmin", à Montpellier.
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Louis Dieudonné (fs Jacques Antoine et Joséphine Anne RAMADIER) 17.08.1835, "maison de BOSCAT rue Saint Firmin", à Montpellier ; signalé au recensement de Montpellier de 1836 avec ses parents, ses grands-parents paternels et ses oncles EUZET ; + 25.07.1836, "maison de BOSQUAT, rue Saint Firmin", à Montpellier.
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Marie Louise Thérèse (fa Jacques Antoine et Joséphine Anne RAMADIER) 02.08.1837, "maison de BOSQUAT rue Saint Firmin", à Montpellier ; faiseuse de bonnets ; signalée avec ses parents et grands-parents au recensement de Montpellier de 1841 (île Durand) ; x Louis SENAUX , le 20.11.1856, à Montpellier ; présent au mariage : Jacques Louis EUZET (serrurier, oncle maternel) ; pas de Cm ; elle signe Marie EUZET ; + 29.01.1917, à Montpellier, "rue Sébastien BOURDON, 9"
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Barthélémy (fs Jacques Antoine et Joséphine Anne RAMADIER) 25.08.1839, "maison FABRE rue de l'Amandier", à Montpellier ; témoin : Charles Antoine Barthélémy EUZET (serrurier, oncle paternel) ; signalé avec ses parents et grands-parents au recensement de Montpellier de 1841 (île Durand) ; + 24.10.1840, "maison de BOSQUAT, rue Saint Firmin", à Montpellier (ce qui veut dire que le recensement de 1841 était, pour eux, déjà terminé en octobre 1840).
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Rosalie Eloïse (fa Jacques Antoine et Joséphine Anne RAMADIER) 30.08.1841, "maison de BOSQUAT rue des Tondeurs", à Montpellier ; les tables décennales de Montpellier (jusqu'en 1902) n'indiquent pas son décès.
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Marguerite Euphrosine (fa Jacques Antoine et Joséphine Anne RAMADIER) 08.06.1843, "maison BOSQUAT rue Saint Firmin", à Montpellier ; + 28.11.1909, à Saint-Germain-en-Laye (d'après le fonds Coutot - confirmé par la photo de la tombe de religieuses, au cimetière de Saint-Germain-en-Laye, sur le site de Geneanet) ; le journal L'Avenir de Saint Germain du 05.12.1909 indique aussi son décès, sans préciser la date mais en donnant son adresse : "rue de la Villette, 31" ; information supplémentaire au cimetière : "en religion soeur Marie Marthe de Jésus"
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Antoinette Thérèse (fa Jacques Antoine et Joséphine Anne RAMADIER) 27.07.1846, "maison BOSCAT rue des Tondeurs", à Montpellier ; célibataire ; au recensement de 1901, repasseuse, patronne, "rue Ecole de Pharmacie, 7" ; + 06.09.1910, à Montpellier, "dans l'asile des petites soeurs des pauvres".



Une branche venue de Saint-Gély-du-Fesc

L'extrême fin du XVIIIème siècle voit s'installer à Montpellier une dernière branche du Triadou, issue de Saint-Gély-du-Fesc. La tige en est Jean, fils de Claude et Marie LEBOUS, c'est-à-dire le corps central de la lignée (voir "La lignée" : génération 13 ) ; c'est leur fils Jean qui, en épousant Jeanne GALABERT s'installe au mas de Galabert, à Saint-Gély-du-Fesc, et c'est le fils de ce dernier, Pierre, qui s'installe à Montpellier.

génération 1 (génération 14 de "La lignée")

- Marguerite (fa Jean et Jeanne GALABERT) ou b le 30.09.1753, à Saint-Gély-du-Fesc (à vérifier mais l'année correspondante n'est pas en ligne sur le site des AD 34 - il présente une lacune entre 1752 et 1772) ; Cm avec Jean Joseph CHAPEL (notaire Joseph VEZIAN, de Montpellier, en 1777 ou 1778, indiqué dans l'acte de mariage - à rechercher) ; x Jean Joseph CHAPEL, le 13.01.1778, à Montpellier, paroisse Sainte Anne ; sont présents au mariage et signent : Pierre TREIL (serrurier), Jean PACHIN (portier), Jean baptiste ROME et Jean DECOMBIS ; elle ne sait pas signer ; ils habitent à Montpellier ; le 9 floréal an IX (29.04.1801), assistée par son mari, elle vend sur ses biens libres, à son frère, Claude EUZET (agriculteur aux Matelles), "une pièce de terre champ avec quelques muriers", aux Matelles, "tenement de Malpailhas, d'environ 2 seterées, qu'elle a eu pour supplement de légitime", de biens délaissés par sa mère, Jeanne GALABERT ; le prix est de 100 francs que paye Claude EUZET "en numéraires et bonnes espèces de cours" ; elle remet la somme à son mari qui la reconnaît, l'assure et l'hypothèque en faveur de Marguerite, pour lui être rendue, "le droit de restitution arrivant" ; l'acte est passé, à Montpellier, dans une des chambres de la maison du citoyen PLAGNIOL, en présence de deux financiers de Montpellier, Guillaume CHAULIAC et Jean Jacques TEISSONIER qui, seuls, signent, les parties ne sachant pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret) ; + 21.07.1823, veuve de Jean Joseph CHAPEL, " maison Belaud, rue Trésoriers de France", à Montpellier ; la déclaration est faite par deux cordonniers de Montpellier.

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Pierre (fs Jean et Jeanne GALABERT) ou b le 06.11.1755, à Saint-Gély-du-Fesc ; Cm avec Marie BOURDEL, le 18.05.1783 ; il est dit travailleur et habitant sur la paroisse de Montels près Montpellier ; son père lui fait une donation entre vifs pour un montant de 150 livres payable après leur décès (père et mère), avec l'intérêt jusque là ; de son côté, le père de Marie donne en dot 300 livres dont 75 du chef maternel, payable dans trois années, sans intérêts, à la charge de Pierre d'employer la somme à l'acquisition d'un fonds pour la sûreté de cette constitution ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Pierre Pascal DEVÉS (procureur en la cour des Aides) et Antoine Silvestre EYMAR (praticien) qui signent avec le notaire et aussi Marie Anne LEPIC (notaire Claude DEVÉS, de Montpellier) ; x Marie BOURDEL, le 04.06.1783 à Saint-Michel-de-Montels (actuellement, à Montpellier) ; les bans sont aussi passés à Saint-Gély-du-Fesc, sa paroisse ; il est alors travailleur et il ne sait pas signer ; les parents n'assistent pas au mariage mais leur consentement est indiqué dans le Cm (ainsi que celui du père de Marie) ; assistent au mariage : Pierre ROUX et Charles HERAND (travailleurs de Montels) et Joachim Hypolite LEPIC fils qui, seuls, signent ; le 28.09.1783, il est indiqué comme travailleur de terre, habitant Saint Gély, et il reconnaît devoir 72 livres à Simon BESTIOU (habitant de Montpellier) pour "le montant des meubles, effets et outils que ledit BESTIOU lui a vendu à son contentement" ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Pierre Pascal DEVÉS (procureur en la cour des Aides) et Antoine Silvestre EYMAR (praticien) qui signent (notaire Claude DEVÉS, de Montpellier) ; à la naissance de sa fille Marie Rose (le 21.11.1783), il dépend de la paroisse de Saint Denis, de Montpellier ; le 26.12.1784, il habite le "mas de Rolland, paroisse de Montels près Montpellier" et son frère Etienne EUZET lui paye 150 livres au titre de sa légitime paternelle et maternelle, telle qu'elle était prévue à son Cm par son père Jean EUZET ; Etienne lui paye aussi 10 livres 5 sols pour l'intérêt de ces 150 livres qui ont couru depuis son Cm de 1783 ; l'acte est fait et récité dans la maison de Jean EUZET père, en présence de Jean FLAVARD (aubergiste, habitant des Matelles) et Jean GRAS (travailleur, habitant le Rouquet, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc) qui signent (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; à la naissance de son fils Jean Pierre (le 07.11.1785), il est travailleur de terre "restant à la campagne du sieur LEPIC" (à Montels) ; il est toujours à Montels à la naissance de sa fille Marie (le 27.12.1787), "paire à la métairie de FREMIGAT" ; il dépend de la paroisse Sainte Anne quand naît son fils Jean Pierre (15.11.1790) ; à la naissance de son fils Pierre (13.08.1796), il est à la métairie de Gramont, Montaubéron ; "journalier" en l'an 4 et l'an 12 ; son épouse demande le divorce le 17.03.1803 mais il n'est pas présent et l'assemblée notifie une nouvelle confrontation pour deux mois plus tard : le résultat n'est pas connu mais un dernier enfant du couple naît le 27.06.1804, ce qui laisse supposer une réconciliation ; c'est certainement lui qui meurt à Montpellier, en l'an 13, le 24 messidor (13.07.1805) : "Acte de décès de Pierre EUZET décédé le jour d'avant hier, vingt quatrième du courant, dans l'hospice des malades de Montpellier, âgé d'environ quarante cinq ans, natif de Saint Gelly département de l'Hérault (...)"

génération 2 (génération 15 de
"La lignée")

- Marie Rose (fa Pierre et Marie BOURDEL) 21.11.1783, paroisse Saint Denis, à Montpellier (parrain de baptême, le 23, Jean EUZET, aïeul paternel et, marraine, Roze CARRIERE, tante) ; domiciliée à Montpellier ; célibataire ; + 22.02.1862, "dans l'hôpital général", de Montpellier.
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Jean François (fs Pierre et Marie BOURDEL) vers 1784 à ? ; + le 05.11.1789, à Montpellier, paroisse Notre-Dame-des-Tables, "âgé de 4 ans et 1/2" ; il est enterré aux Cordeliers.
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Jean Pierre (fs Pierre et Marie BOURDEL) 07.11.1785, paroisse Saint-Michel-de-Montels (Montpellier) ; b 09.11.1785 ; p : Jean François BOURDEL (grand-père maternel) ; m : Jeanne EUZET (tante paternelle, à Saint-Gély-du-Fesc) ; aucun ne signe.
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Marie (fa Pierre et Marie BOURDEL) 25.12.1787, paroisse Saint-Michel-de-Montels (Montpellier) ; b 26.12.1787 ; p : Antoine BRESSOLE (seul à savoir signer) ; m : Marie DELMAS
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Jean Pierre (fs Pierre et Marie BOURDEL) 15.11.1790, à Montpellier, paroisse Saint Anne
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Guillaume (fs Pierre et Marie BOURDEL) vers 1793 ; + 08.06.1814, "maison COMBES, cours des casernes", à Montpellier (âgé de 21 ans) ; célibataire ; travailleur.
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Pierre (fs Pierre et Marie BOURDEL) 26 thermidor an 4 (13.08.1796), "maison de campagne FREGEVILLE dite Gramont", à Montpellier (il s'agit donc de la métairie de Gramont) ; x Suzanne PEYRE, le 31.10.1816, à Montpellier ; "garçon cafetier" en 1816 quand il se marie ; "garçon d'écurie" en 1822, "homme de peine" en 1824, "aubergiste" en 1826, "marchand de vin" en 1828, "terrassier" en 1832, "homme de peine" en 1834 et 1836 ; le recensement de Montpellier de 1836 signale le couple (lui comme homme de peine, elle avec le prénom de Marie Suzanne) et 4 enfants : Marguerite (16 ans), Noël (13 ans), Louis (8ans) et Marie Caroline (2 ans) ; pour les mariages de sa fille Marguerite (en 1838) de son fils Noël (en 1850) et de son fils Louis (en 1854), on rappelle sa profession : "homme de confiance" (ainsi qu'à son décès, en 1837) ; il ne sait pas signer ; + à Montpellier, le 25.04.1837, "maison PUECH, sur le cours des casernes" ; dans l'acte de décès de sa fille Marguerite (en 1898), il est écrit qu'il était instituteur ce qui ne semble pas exact mais qui devait être plus valorisant pour les descendants qu'être déclaré simplement comme "homme de peine" ou même "homme de confiance".
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Antoine (fs Pierre et Marie BOURDEL) 30 nivose an 7 (19.01.1799), à Montpellier
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Jean (fs Pierre et Marie BOURDEL) vers 1801 ; + 23 nivôse an 10 (13.01.1802), "dans la maison appelée cy devant hospice venerien seize sous le Peyrou", à Montpellier, âgé d'environ 6 mois ; la déclaration est faite par deux voisins.
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Marie Pierrette 1 (fa Pierre et Marie BOURDEL) 4 prairial an 9 (24.05.1801), "maison dite l'hospital, faubourg du Courreau", à Montpellier
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Marie Pierrette 2 (fa Pierre et Marie BOURDEL) 8 messidor an 12 (27.06.1804), "maison FORTIER, au carré national", à Montpellier

génération 3 (génération 16 de
"La lignée")

- Pierre 1 (fs Pierre et Suzanne PEYRE) 06.08.1817, "maison DELPECH, sur le cours des casernes", à Montpellier ; + 01.06.1818, à Montpellier, "maison PUECH, boulevard des cazernes" ; l'acte indique qu'il est "âgé d'environ 5 mois", ce qui voudrait dire qu'il est né en 1818 et qu'il s'agit donc d'un enfant distinct de celui de 1817 ; malheureusement, pour les naissances, il y a une lacune dans les registres qui va du 18.11.1817 au 31.12.1818, ce qui empêche la vérification ; cependant, les tables décennales ne signalent pas de naissance d'un Pierre EUZET en 1818 : c'est donc la mention de l'âge portée sur l'acte de décès qui est fausse.
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Marguerite (fa Pierre et Suzanne PEYRE) 05.12.1819, "dans la maison DESPUECH, au cours des casernes" , à Montpellier ; signalée avec ses parents au recensement de Montpellier de 1836 ; x Eugène Pierre SABATIER, le 24.10.1838, à Montpellier ; les témoins sont deux perruquiers, un serrurier et Louis TROUCHET, artiste lyrique de 23 ans, les quatre de Montpellier ; Cm 24.10.1838, notaire PERIDIER : la dot est de 1000 francs (information du bureau de l'enregistrement de Montpellier) ; elle signe ; lisseuse de linge ; en 1873, Eugène SABATIER habite "rue de Chevaleret 153", à Paris (13ème arrondissement), c'est-à-dire à la même adresse que sa belle-soeur Marie et il est témoin lors de son mariage avec Jean AIGUEPERSE : on peut donc supposer que Marguerite est aussi avec lui et qu'ils se sont installés à Paris, comme Noël et Marie ; + 12.06.1898, à Neuilly-sur-Seine (92) ; elle est alors veuve de Pierre Eugène SABATIER (les prénoms indiqués dans cet ordre) ; la déclaration de décès est faite par Lucien Ferdinand GRANIER, son gendre (58 ans, rentier, demeurant à Neuilly-sur-Seine, rue de l'Hôtel-de-Ville, n 1 bis) et par un employé d'administration, faute d'autres parents. Paris.
- Noël (fs Pierre et Suzanne PEYRE) 10.06.1822, maison PUECH, sur le cours des casernes, à Montpellier ; signalé avec ses parents au recensement de Montpellier de 1836 ; x Célestine Joseph FAUCQUENOY, le 17.12.1850, à Paris (10ème arrondissement ancien, 6ème arrondissement nouveau) ; il signe ; à son mariage, sont présents deux coiffeurs, un pâtissier et un fruitier ; domicilié "rue du Bac, 73" (10ème arrondissement ancien), au moins de 1850 à 1858 ; domicilié "route d'Italie, 116", 13ème arrondissement (en 1860), selon l'extrait de naissance de son fils Eugène Clovis, mais "avenue de Châtillon, 36", 14ème arrondissement (en 1860), selon l'état signalétique des services militaires de son fils Eugène Clovis ; au moins en 1861-1862-1863, il habite à Versailles, "rue Satory 1" ; il n'est pas propriétaire du fonds de coiffeur où il travaille à Versailles, comme on le voit dans un article du journal La Concorde, du 29.12.1861 : "Par convention verbale, M. MICHEL a vendu son fonds de coiffeur exploité à Versailles, rue Satory 1, à M. SABATIER, demeurant à Ivry (Seine), route de Paris, n 54. Entrée en jouissance le 1er janvier 1862. Pour M. SABATIER : EUZET." ; il était probablement encore à Versailles en 1878, puisque son fils, Eugène Clovis, s'engage volontairement dans l'armée à la mairie de Versailles, le 26.10.1878 ; de retour à Paris, où il est domicilié "rue Saint Martin, 245, 3ème arrondissement (en 1887-1888), adresse qui est celle de son fils Eugène Clovis ; coiffeur (en 1850, 1862, 1863) ; marchand de vin (en 1860 et 1884) ; représentant de commerce (en 1887) ; employé (en 1888) ; + 18.08.1900, à Pavilly (76), probablement au domicile de son fils Eugène Clovis. Paris. et Versailles et Pavilly
- Philippine 1 (fa Pierre et Suzanne PEYRE) 11.08.1824, "maison DELPUECH, boulevard des casernes", à Montpellier ; + 07.10.1825, "maison PUECH, sur le cours des casernes", à Montpellier.
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Pierre 2 (fs Pierre et Suzanne PEYRE) 22.02.1826, "maison PUECH, sur le cours des casernes", à Montpellier ; + 17.08.1826, "maison PUECH, sur le cours des casernes", à Montpellier.
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Louis (fs Pierre et Suzanne PEYRE) 11.06.1828, "maison PUECH, sur le cours des casernes", à Montpellier ; signalée avec ses parents au recensement de Montpellier de 1836 ; x Anne Adélaïde FAUGÉ, le 22.08.1854, à Montpellier ; Cm le 21.08.1854, régime dotal ; "elle constitue en dot de son chef 500 francs en la valeur de bijoux et dorures" ; elle se réserve les autres biens (une maison et son mobilier, 300 francs à la caisse d'épargne de Montpellier "et tous ses biens à venir pour en jouir comme biens libres et paraphernaux avec le droit de les gérer et administrer et de les vendre, percevoir des revenus et en toucher le prix (...)" ; l'acte est fait en l'étude où signent les parties (notaire Marie Louis Eugène PÉRIDIER, de Montpellier) ; perruquier, coiffeur ; il vend son fonds de perruquier à Louis Adrien SERRE, ouvrier perruquier à Montpellier, par acte notarié du 31.10.1854 (c'est probablement son beau-frère qui se marie avec sa soeur Marie, le 28.12.1854) ; le fonds est "rue Saint Guilhem, maison Lacroix, n 31, au rez-de-chaussée" (ou n 91) ; la vente comprends "tous les meubles, outils et marchandises qui sont dans ledit magasin et servent à la profession de perruquier" ; les réserves de la vente sont les suivantes : la possession est immediate, la jouissance à partir du lendemain et les "abonnements existants aujourd'hui" qu'à partir du 01.01.1855 et "jusqu'à cette époque M. EUZET coiffera, rasera et coupera les cheveux de ses abonnés" mais il y a, surtout, une clause de non-concurrence : "à compter du dit 1er janvier prochain, le sieur EUZET ne pourra pendant deux ans exercer d'aucune manière dans toute la ville de Montpellier la profession de perruquier et après deux années il pourra l'exercer mais il ne pourra pas avoir un magasin dans le deuxième canton de ladite ville de Montpellier, à peine de tous dommages et intérêts envers le sieur SERRE" ; la vente se fait au prix de 1000 francs ; il signe ; quand son fils Prosper Louis décède, le 07.01.1860, il est "employé à la maison centrale" de Montpellier ; le 16.10.1862, il est "homme de confiance chez M. DAUMAS" quand son épouse achète une "terre vigne complantée d'oliviers, située dans la commune de Montpellier, quartier de l'Aiguelongue, contenant environ 20 ares, confrontant du nord le bois de Lavalette, chemin entre deux, du levant et du midi les terres de M. FOURNEL", au prix de 550 francs (notaire Marie Louis Eugène PÉRIDIER, de Montpellier ; + 30.08.1864, "maison FAUGÉ, rue Fontanon", à Montpellier ; sa veuve est signalée au recensement de 1872 de Montpellier, au "14 rue Fontanon, île Arnaud" (elle est seule et marchande de charbon)
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Philippine 2 Marguerite (fa Pierre et Suzanne PEYRE) 21.07.1832, "maison PUECH, sur le cours des casernes", à Montpellier ; + 09.10.1833, "maison PUECH, sur le cours des casernes", à Montpellier.
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Marie (fa Pierre et Suzanne PEYRE) 03.12.1834, "maison PUECH, sur le cours des casernes", à Montpellier ; signalée avec ses parents au recensement de Montpellier de 1836, avec le prénom de Marie Caroline ; couturière (en 1854), sans profession (en 1873) ; x1 Adrien SERRE, le 28.12.1854, à Montpellier ; pas de Cm ; elle signe ; x2 Jean AIGUEPERSE, le 01.03.1873, à Paris (13ème arrondissement) ; pas de Cm ; elle demeure "rue de Chevaleret 153", à Paris (13ème arrondissement) quand elle se marie ; son beau-frère SABATIER assiste au mariage ; les autres témoins sont un marchand de vins, un forgeron et un chapelier ; + 15.12.1903, à Paris (14ème arrondissement), en son domicile, "2 bis, passage des Thermopyles", veuve de Jean AIGUEPERSE ; l'acte est du 18 ; la déclaration est faite par Octave LHEUR (orfèvre, 202, avenue du Maine) et par Edouard LELARGE (employé, 3, place de Montrouge) qui signent. Paris.

génération 4 (génération 17 de "La lignée")

- Louis Noël (fs Louis et Anne Adélaïde FAUGÉ) vers 1856, à Montpellier ? ; + 08.02.1871, "rue Fontanon n 10" (âgé de 15 ans).
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Prosper Louis (fs Louis et Anne Adélaïde FAUGÉ) 19.06.1859, "maison FAUGÉ, rue Fontanon", à Montpellier ; + 07.01.1860, "maison FAUGÉ, rue Fontanon", à Montpellier ; la déclaration est faite, notamment, par Prosper FAUGÉ, son oncle maternel, serrurier.
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Anne Pauline (fa Louis et Anne Adélaïde FAUGÉ) 05.03.1864, "maison FAUGÉ, rue Fontanon" , à Montpellier ; + 22.09.1864, "maison FAUGÉ, rue Fontanon", à Montpellier

Une branche venue du Château de Londres (Le Mas-de-Londres)

- Génération 1 (Génération 12 des La lignée ) :

- Sébastien (fs Jean et Jeanne GARONNE) ; 02.09.1696, à Viols-le-Fort ; Cm avec Jeanne COLLET ou COULET, le 24.08.1727 : il habite alors au logis du Renard, avec ses parents (au château de Londres, c'est-à-dire le Mas-de-Londres) ; son père lui donne pour sa légitime 200 livres, payables la moitié en mai 1728 et la moitié dans un an à compter l'accomplissement du mariage ; son père se fait fort de faire ratifier son épouse, Jeanne GARONNE (absente), si nécessaire ; de son côté, Jeanne reçoit de ses parents pour sa légitime 60 livres, payables dans deux ans à compter de l'accomplissement du mariage ; elle se constitue aussi 120 livres qu'elle possède ainsi que 45 livres représentant la valeur de ses bijoux : un clavier, une boucle d'argent et une croix d'or ; le total est donc de 225 livres que Sébastien (écrit Bastian) sera tenu de reconnaître et d'assurer en sa faveur sur tous ses biens, présents et futurs ; les parties obligent leurs biens et se soumettent aux rigueurs des cours ; l'acte est passé au domicile des COULET, masage de las Barralles, au château de Londres ; sont présents, Jean CANCEL (maître maréchal) et François DUFFOURS (maître chirurgien) de Saint-Martin-de-Londres, qui signent ; les EUZET et les COULET (il y a aussi Jacques COULET, frère de Jeanne) ne savent pas signer (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 18.10.1733, il prête 149 livres à Jean REBOUL, premier consul au château de Londres, ce qui est acté le 01.12.1733 ; cet argent est destiné à la communauté qui doit l'utiliser en remboursant Jacques ESPINAS pour le prix d'une mule et pour l'équipage de celle-ci ; Jean REBOUL promet de rembourser à la prochaine imposition, avec l'intérêt depuis le 18.09.1733 et, pour la sûreté de l'opération, il oblige les biens de la communauté du château de Londres ; l'acte est passé à Saint-Martin-de-Londres, en présence de Jean VIGIÉ, bourgeois de Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 02.08.1734, il prête 99 livres 19 sols 9 deniers à Etienne REBOUL (habitant le château de Londres) pour qu'il puisse payer les tailles des années 1731, 1732 et 1733 à Jacques GARONNE ; il promet de rembourser dans un an, avec intérêt ; pour la sûreté de l'opération, Fulcrand REBOUL (bourgeois du mas de la Liquière) se porte caution solidaire ; l'acte est passé au château de Londres, en présence de Jean CANCEL (procureur juridictionnel) et Jean SELLIER (du château de Londres) qui signent avec Fulcrand REBOUL (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 02.06.1737, Antoine GARONNE (collecteur du château de Londres pour l'année 1734) lui rembourse 156 livres 9 sols pour les 149 livres qu'il avait prêtées à la communauté des habitants, le 01.12.1733 ; la différence entre les deux sommes est constituée par les intérêts ; l'acte est passé à Saint-Martin-de-Londres, en présence de Jean REBOUL (viguier du lieu du château de Londres) et Denis PRUNET (consul de Saint-Martin-de-Londres) qui signent (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 30.03.1738, il est indiqué comme "muletier", habitant le château de Londres ; il reconnaît avoir reçu 99 livres 19 sols 9 deniers de Marguerite ALLEGRE (habitant aussi au château de Londres), veuve d'Etienne REBOUL, en règlement de la somme prêtée le 02.08.1734 à Etienne REBOUL ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jean VIGIÉ (bourgeois) et Jean CAYZERGUES, de Saint-Martin-de-Londres qui signent (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 18.07.1758, Amans GARONNE (héritier de Marie RICOME) lui paye 13 livres 12 sols correspondants au legs fait à sa mère, Jeanne GARONNE, par Marie RICOME (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 15.05.1762, pour le Cm de sa fille Catherine avec Pierre VISSEC, le couple est dit "de la métairie d'Alegre, paroisse du chateau de Londres" et ils accordent leur consentement suivant une procuration reçue par le notaire Jean VIGIÉ (de Saint-Martin-de-Londres) en faveur de Bernard PHILIS, négociant de Montpellier (notaire Jean Joseph BRUGUIERE, de Montpellier) ; le 14.11.1762, François REBOUL (ménager à la métairie de Tourrières, à Cazevieille) lui vend une pièce de terre, champ, vigne et herme située au terroir de la meillade dans le taillable et juridiction du castel contenant, suivant le compoix : pour le champ, 8 cétérées 2 boisseaux et demi, et, pour la vigne, une cétérée, une quarte 3 boisseaux ; le prix est de 250 livres que Sébastien paye en deniers de cours dont REBOUL le tient quitte ; ils obligent et hypothèquent leurs biens présents et futurs et les soumettent aux rigueurs de justice et par exprès au petit scel royal de Montpellier ; dans cet acte, Sébastien est dit "charbonnier habitant du mas d'Allegre paroisse du castel" ; l'acte est passé dans la maison de Denis VIGIÉ (bourgeois), en présence de Louis BOUDON et de son fils qui signent avec REBOUL (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 10.04.1763, il reçoit 11 livres 10 sols, "en deniers de cours" de Fulcrand ROUVEIROL (charbonnier de Saint-Martin-de-Londres) et il lui donne une quittance ; cette somme correspond à ce qui a été évalué entre parties pour "le droit d'appuy dont a usé ledit ROUVEIROLE sur la muraille de la maison contigue avec celle dudit EUZET", située aux faubourgs de la Condamine ; pour la sûreté de l'opération, il oblige et hypothèque ses biens qu'il soumet aux rigueurs de justice et, par exprès, au petit scel royal de Montpellier ; l'acte est passé à l'étude, en présence de Louis BOUDON (ménager) et de Bernard MIALET (fabricant de bas de soie), de Saint-Martin-de-Londres, qui signent ; les parties ne savent pas signer (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 16.02.1770, il reconnaît avoir reçu de son père 200 livres et une mule, en payement de ses droits légitimes paternels et maternels ; il est alors "travailleur, habitant du mas d'Allegre" ; il ne sait pas signer mais l'acte est signé par son frère, Jean EUZET (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; travailleur de terre (en 1775), charbonnier (en 1780) ; + 31.10.1781, paroisse Saint Pierre, de Montpellier. Viols-le-Fort et Mas-de-Londres

- Génération 2 (Génération 13 des La lignée ) :

- Catherine (fs Sébastien et Jeanne COLLET ou COULET) ca 1729 ? ; x Pierre VISSEC, le 22.06.1762, à Montpellier, paroisse de Notre-Dame-des-Tables ; Cm le 31.O5.1762 : ses parents lui accordent leur consentement par acte du 15.05.1762 donnant procuration à Joseph Bernard PHILIS, négociant de Montpellier (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; elle s'est constituée en dot 600 livres gagnées par "son travail et industrie" et qu'elle a employées en meubles, effets et linge "placés dans une chambre en cette ville, pour un montant de 500 livres, cependant qu'elle a des "bagues et dorures" pour un montant de 100 livres ; en droit d'augment, il lui donne 200 livres et elle lui donne 100 livres, à payer au survivant ; la totalité des biens de VISSEC n'exède pas 200 livres ; ils obligent et hypothèquent leurs biens ; l'acte est passé dans la maison du sieur PHILIS, en présence de Jean Joseph ALBISSON et Laurent Ignace MALLIÉ (avocats de Montpellier) qui signent avec Pierre VISSEC, le notaire et les procureurs des parents : Jean BAZIN qui représente la mère de Pierre VISSEC et Joseph Bernard PHILIS qui représente les père et mère de Catherine (notaire Jean Joseph BRUGUIERE, de Montpellier) ; elle réside depuis plus de 10 ans à Montpellier et depuis plus d'un an dans cette paroisse quand elle se marie ; elle ne sait pas signer ; sa mère lui lègue 15 livres dans son testament du 27.05.1780 (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; + 15 nivôse an III (le 04.01.1795), dans sa maison "rue des Carmes", à Montpellier ; l'acte de décès indique qu'elle est âgée de 66 ans et qu'elle est l'épouse de Pierre VISSEC. Mas-de-Londres
- Marie Romaine (fa Sébastien EUZET et Jeanne COLLET ou COULET) ca 1734 ?, à Saint-Martin-de-Londres ; elle habite à Montpellier, paroisse Saint Pierre, quand elle se marie mais on ne sait pas depuis quand (et donc si elle est venue de Saint-Martin-de-Londres où elle est née ou du Mas-de-Londres où son père s'est ensuite installé) ; x Jean BEDOS, le 07.02.1776, à Montpellier, paroisse Saint Pierre ; Cm notaire VEZIAN, de Montpellier ; elle ne sait pas signer ; sa mère lui lègue 15 livres dans son testament du 27.05.1780 (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 4 frimaire an 9 (25.11.1800), elle paye, au nom de son neveu, Pierre EUZET, le solde de la somme due à la suite du remplacement à l'armée de celui-ci par Jean FABRE (voir les détails dans "la suite 1" ) ; + 09.02.1820, à Montpellier, dans sa maison d'habitation, "rue Saint Pierre, isle Rane" ; dans l'acte de décès, il est dit aussi qu'elle est veuve de Jean BEDOS, qu'elle est âgée d'environ 86 ans et qu'elle est native de Saint-Martin-de-Londres. Mas-de-Londres
- Jeanne (fa Sébastien et Jeanne COLLET ou COULET) ca 1737 (selon l'âge au décès) ; testament le 2 pluviôse an 10 (22.01.1802), notaire Pierre Charles CAIZERGUES, de Montpellier (acte à rechercher) ; le testament est enregistré au bureau de Montpellier, le 19 nivôse an XII (10.01.1804), dans lequel elle fait héritière pour moitié sa soeur Marguerite ; sa succession consiste en mobilier et créance (Enregistrement, bureau de Montpellier, son patronyme étant écrit AUZET) ; ces éléments se retrouvent dans deux actes qui concernent sa succession, l'un du 10 nivôse an 12 (01.01.1804), notaire Eugène Pascal PERIDIER, de Montpellier) et l'autre, du 14 prairial an XII (03.06.1804), notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres (la succession est assurée par sa soeur Marguerite - voir à son article) ; + 3 pluviôse an 10 (23.01.1802), à Montpellier, "dans la maison Visseq, rue des Carmes" (donc chez son beau-frère, Pierre VISSEC), l'acte étant du 5 ; elle est indiquée comme célibataire et fille légitime de défunts Sébastien EUZET et Jeanne COULET, âgée de 65 ans ; les déclarants sont Joseph VISSEQ (36 ans, son neveu) et Pascal FABRE (38 ans, son ami) qui signent ; comme elle n'est pas indiqué dans le testament de sa mère (on peut se demander s'il ne s'agit pas si Jeanne n'était pas un prénom d'usage ; hypothèse : s'agit-il de la même personne que Brigitte ? Mas-de-Londres

Une "isolée" venue de Saint-Jean-de-Cuculles

- Jeanne (fa Claude et Marguerite de GIRARD) 08.12.1748 Le Triadou ; le 26.04.1759, son père lui lègue 350 livres pour lui tenir lieu de toute légitime paternelle et portion d'augment (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de la val de Montferrand) ; x1 Louis NEUTRE, le 21.07.1763 au Triadou ; Cm le 02.07.1763 : elle se constitue en dot 40 livres "pour le montant des dorures qu'elle a devers elle et que ledit fiancé déclare avoir eu en son pouvoir" ; sont témoins au Cm : Jean Jacques EUZET (frère de Jeanne), Pierre AZEMAR (père, laboureur habitant aux Matelles) et Pierre AZEMAR (fils, laboureur habitant au Triadou) qui signent (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de la val de Montferrand) ; elle ne sait pas signer ; elle demeure à Saint-Jean-de-Cuculles à partir de son mariage ; le couple a un enfant, Antoine Benoît qui naît le 06.10.1766, à Saint-Jean-de-Cuculles ; le couple a un autre enfant, Suzanne Marguerite, qui naît le 03.03.1772, à Saint-Jean-de-Cuculles ; elle est veuve, le 13.06.1776 (décès de son mari à Saint-Jean-de-Cuculles) ; le 10.03.1777, elle a un enfant naturel qu'elle appelle Jean Baptiste ; l'acte de baptême du lendemain indique : "laquelle dite Jeanne EUZET a dit avoir fait sa déclaration devant mr GAUTIER juge du lieu et a nommé pour père de l'enfant Jean ARNAUD, fils de Dominique ARNAUD et de Marie ARNAUD son épouse" ; cet enfant décède le 27.09.1778 ; le 25.08.1779, toujours habitante de Saint-Jean-de-Cuculles et veuve de Louis NEUTRE, elle baille "a moitié fruits" deux terres au Triadou qui lui appartiennent en propre, d'une part une pièce "moitié champ moitié vigne près le chemin de Saint Jean", d'environ 3 cétérées, et, d'autre part, un champ d'environ 1 cétérée ; le bail est de 6 ans commençant le jour de l'acte ; les parties déclarent que les fruits desdites pièces peuvent être annuellement de valeur de 30 livres ; la récolte de vin sera partagée "a trait de cuve" et les raisins à la vigne au choix de Jeanne ; partage par moitié aussi pour le blé et les pailles ; elle payera seulement la taille et fournira la moitié du blé nécessaire pour ensemencer les champs ; les sarments appartiendront à PEPIN et les pailles serviront, au Triadou, à faire du fumier ; ils obligent leurs biens pour la sûreté du contrat ; l'acte est passé dans la maison ayant appartenu à feu M. de FIGAREDE, en présence de Jean ICARD, ménager et Pierre PLAGNIOL, travailleur, qui signent avec André PEPIN (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; elle a un autre enfant naturel qui naît le 05.04.1780 et qu'elle appelle Nicolas mais l'acte n'indique pas le nom du père ; x2 Louis BROUILLET, le 14.09.1784, à Montpellier (paroisse Saint Pierre) ; Cm 12.08.1784 (notaire Dominique AUTERACT, de Montpellier) ; avec sa soeur Marie Anne, elle réclame un supplément de légitime paternelle ; ainsi, le 12.02.1791, elle fait demander par exploit d'huissier à son frère, Jean Jacques, les noms de ses experts, ce qu'il fait par acte du 18.02.1791 (notaire Jacques CHALAT, de Castries - voir l'article de Marie Anne) ; elle habite alors à Teyran avec son mari ; la sentence arbitrale est rendue le 07.01.1792 ; son neveu, Claude EUZET, lui paye un premier acompte de 50 livres, le 02.06.1792 ; c'est ensuite par un acte du 08.12.1792 que se fait le règlement final ; son neveu Claude EUZET lui paye 500 livres "a elle duë par ledit EUZET son père ou pour les interets dicelle depuis le décès de ce dernier jusqu'au sept janvier passé, suivant la sentance arbitralle renduë a cet effet par les citoyens SERRES, CAIZERGUE, PRALON et RECH hommes de loy ledit jour sept janvier dernier" ; la somme est payée en "assignats monnoye ayant cours" ; l'acte rappelle aussi les paiements antérieurs (06.05.1767 et 02.11.1767 - voir à l'article de Marie Anne) ; dans cet acte, il est dit qu'elle habite à "Treviés" avec son mari (notaire Jacques CHALAT, de Castries) ; on peut noter que les relations entre Jeanne, d'une part, son frère Jean Jacques et son neveu Claude, d'autre part, sont moins conflictuelles que pour sa soeur Marie Anne ; en effet, le règlement intervenu ici est définitif au contentement des deux parties alors que pour Marie Anne, il faut encore que Jean Jacques menace de faire appel pour casser la sentence arbitrale et aboutir à une transaction avec Marie Anne sur un montant réduit à 600 livres (voir à l'article de Marie Anne) ; + 2ème jour complémentaire an III (18.09.1795), "dans la maison Boret, rue de l'Aiguillerie", à Montpellier. Voir Le Triadou et Saint-Jean-de-Cuculles

Un "isolé" venu de Saint-Mathieu-de-Tréviers

- Jean (fs Jean et Marie VIDAL) 25.02.1742, à Saint-Mathieu-de-Tréviers ; l'acte est du 27 février mais il est précisé que Jean est "âgé de trois jours" ; bien que le prénom indiqué pour la mère soit Angélique, il y a probablement confusion avec celui de la marraine qui s'appelle Angélique VIDAL ; de plus, cette naissance ne se trouve pas dans les registres de Saint-Jean-de-Cuculles et de Saint-Bauzille-de-Montmel ; le 12.06.1775, il est dit habitant de Montpellier quand son frère Gabriel lui paye la part des droits de succession de leur mère, avec les intérêts, soit 150 livres, et le même acte indique qu'il lui a payé directement 24 livres pour le legs que leur père lui a fait dans son dernier testament passé chez maître FAVAS, de Sommières (notaire Jacques Antoine VIALLA, de Sommières) ; il ne sait pas signer ; + à Montpellier, le 13.01.1799 (24 nivose an 7), selon l'état civil de la ville de Montpellier "L'an et jour que dessus, Jean EUZET, savetier, âgé d'environ cinquante six ans, natif de Saint Bauzille de Montmel, est décédé le jour d'hier à sept heures du soir, dans la maison VIGOUROUX, seise près la porte du Peirou, témoins déclarans, André BOUET négociant, âgé de quarante un ans, et Pierre VIGOUROUX, jardinier, âgé de quarante cinq ans, habitans cette commune, signés avec nous." ; là aussi, on peut considérer qu'il y a approximation et que le lieu supposé de la naissance est, en fait, celui dont il est originaire pour y avoir passé son enfance ; l'absence de parents au décès est toujours une cause possible d'erreurs sur la filiation, le lieu de naissance et l'âge. Saint-Mathieu-de-Tréviers

Une "isolée" venue de Cazevieille

- Marie (fa Jean et Françoise CAIZERGUES) ca 1726 ? (environ 62 ans dans son acte de décès), à Cazevieille ? ; sa filiation est indiquée dans l'acte de mariage et elle est alors dite du "causse de Cazeviele" ; x Jean POUJADE, le 06.05.1744, Notre-Dame-des-Tables, de Montpellier ; Cm, le 17.04.1744, notaire Dominique AUTERACT, de Montpellier ; les bans sont passés les 19 et 26.04.1744, à Fabrègues et à Cazevieille ; elle ne sait pas signer ; dans les registres de Notre-Dame-des-Tables, le patronyme EUZET est souvent écrit AUSET ; le 12.08.1744 (et non 1740 comme c'est indiqué par erreur sur le registre), le couple fait baptiser leur fils François, né le 8, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier (p. Jean POUJADE ; m. Françoise AUSET) ; le 15.10.1747, le couple fait baptiser leur fille Marie, née le 13, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier (p. Jean EUZET ; m. Marie CAIZERGUE) ; Marie POUJADE meurt le 19.10.1747, âgée de 9 jours ; le 23.11.1749, le couple fait baptiser leur fille Françoise, née le 22, paroisse Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier (m. Françoise JEANJEAN) ; + 01.12.1788, à Notre-Dame-des-Tables, à Montpellier, âgée d'environ 62 ans (son patronyme est écrit HUZETE et elle est veuve de Jean POUJADE) ; (+) le 01.12.1788. Cazevieille




4 / Les EUZET du Triadou qui s'installent à Montpellier au XIXe siècle :


Une branche venue de Saint-Martin-de-Londres.
Une branche venue de Mauguio.
Une branche venue de Saint-Jean-de-Cuculles.
Une branche venue d'Assas.
Une branche venue des Matelles.
Une branche venue du Mas-de-Londres.
Une branche venue de Vendargues.
Une branche venue de Pérols.
Une branche venue de Saint-Bauzille-de-Montmel.
Une "isolée" venue de Viols-le-Fort.


Une branche venue de Saint-Martin-de-Londres

La première partie du XIXe siècle voit l'installation de Pierre (marchand de foin) et d'Adélaïde DUVERDIER, de Saint-Martin-de-Londres. Plus exactement, il résidait en 1816 dans la maison de campagne de l'imprimeur du duc d'Angoulème, Louis TOURNEL, au "tenement de Laignelongue, terroir de Montpellier" . Il s'agit d'un autre rameau de la même branche qui s'est installée au siècle précédent (voir Les Euzet de Saint-Martin-de-Londres.

génération 1 (génération 14 de "La lignée")

- Marie Marguerite (fa Pierre et Catherine BRUN) 06.06.1773, à Saint-Martin-de-Londres ; x Pierre COPIC, le 14.10.1812, à Montpellier ; elle demeure à Montpellier "depuis nombre d'années" quand elle se marie ; les parents de Marguerite, consentants, sont représentés par Fulcrand BARTHÉLÉMY, de Montpellier, qui signe ; elle ne sait pas signer ; + 12.02.1855, à Olonzac (34), "dans sa maison d'habitation sise au présent lieu, quartier de la porte basse".

-
Pierre (fs Pierre et Catherine BRUN) 04.12.1784, à Saint-Martin-de-Londres ; agriculteur à Saint-Martin-de-Londres quand il se marie ; x Adélaïde Françoise DUVERDIER, le 01.04.1813, à Montpellier ; Cm 15.03.1813, notaire ANDUZE, renvoi de Montpellier, selon le bureau de l'enregistrement de Saint-Martin-de-Londres : 1/4 des biens de la mère par préciput ; marchand de foin ; fenassier (voir "Saint-Martin-de-Londres (suite 2)") et aubergiste (en 1825) ; domicilié à Montpellier (en 1816) "dans la maison de campagne de Louis TOURNEL, tenement de Laignelongue ; il est signalé au recensement de Montpellier de 1841, avec sa femme et leurs fils Joseph et Etienne (île Couve) ; toujours à Montpellier en 1845 ; + 25.09.1862, "maison PERIDIER, rue Roucher", à Montpellier.

génération 2 (génération 15 de "La lignée")

- Pierre Joseph (fs Pierre et Adélaïde Françoise DUVERDIER) 21.03.1813, à Saint-Martin-de-Londres ; signalé avec ses parents au recensement de Montpellier de 1841 (île Couve) ; domicilié à Montpellier ; célibataire ; économe au collège royal de Montpellier ; + 15.01.1845, "dans un des locaux dépendant du collège".

-
Pierre Fulcrand (fs Pierre et Adélaïde Françoise DUVERDIER) 14.07.1816, "maison de campagne de Louis TOURNEL, tenement de Laignelongue", terroir de Montpellier ; + 16.09.1817, à Montpellier.

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Jean Etienne (fs Pierre et Adélaïde Françoise DUVERDIER) 08.02.1819, "maison Chaussure, rue Multipliens", à Montpellier ; signalé avec ses parents au recensement de Montpellier de 1841 (île Couve) ; le 04.06.1848, il constitue par acte sous seing privé avec LEBRUN et AUDEMAR une société en nom collectif et en commandite, "dans laquelle le sieur AUDEMAR a seul fait une mise de fonds, en versant, à titre de commandite, une somme de 15.000 francs ; cette société est dissoute par acte sous seing privé du 01.02.1850 et l'enregistrement est fait le 14.02.1850 ; l'acte de dissolution porte que "la maison LEBRUN et EUZET se reconstituera par acte séparé, sans l'intervention du sieur AUDEMAR ; elle demeure seule chargée, à ses risques et périls, de l'actif et du passif de ladite société (conformément à l'article 46 du code du commerce, la publication en est faite dans la presse - voir Le Messager du Midi du 16.02.1850) ; le tribunal de Montpellier du 15.03.1854 a jugé dans cette affaire que le commanditaire a droit à une part de l'actif social correspondant à ses mises (Répertoire général et raisonné de l'enregistrement par M.D. GARNIER, 4ème édition, tome III, Paris 1868) ; x Jenny HOURTOULÉS, le 22.10.1849, à Montpellier ; Cm 24.09.1849 : régime dotal ; la dot comprend d'abord 500 francs correspondant à la valeur des bijoux de Jenny ; la dot est surtout constituée par une maison dont son beau-père fait donation à sa fille mais dont il se réserve le retour en cas de prédécès de celle-ci ; il s'agit d'une maison en plusieurs corps avec petit jardin au milieu, remises, écuries, greniers à foin, à Montpellier, près la place du Peyrou ci devant de Jaoul, actuellement île Hortoles rue Grande, confrontant du nord la dite rue, du midi la rue Teisson, du couchant la rue neuve Jaoul et du levant une maison et jardin du donateur par lui acquis de monsieur REDIER. Les immeubles donnés sont parvenus à Mr HOURTOULÉS donateur comme en ayant fait l'acquisition de Mr Charles Adolphe de TOURTOULON, propriétaire, domicilié à Montpellier, suivant un acte retenu par Me GROS, un des notaires, le 30.12.1839. Desquels immeubles donnés du revenu annuel de 1000 francs et de valeur de 20000 francs les futurs époux pourront prendre possession et jouissance le jour de la célébration du dit mariage dans l'état où il se trouvera ..." (notaire Joseph GROS, de Montpellier) ; il signe ; mercier en gros, négociant, sa raison sociale est indiquée dans l'Annuaire du commerce DIDOT-BOTTIN, au moins de 1850 à 1861 : "LEBRUN et EUZET, Mercerie et quincaillerie fine, en gros", à Montpellier ; le 14.02.1852, il fait un partage de présuccession (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier - à compléter) ; le 12.03.1856, sa belle-soeur, Catherine Elisabeth HOURTOULÉS, mariée à Alexandre SALENDRES, lui vend sa part dans la maison indiquée à son Cm (en fait, il y avait deux maisons qui "ne forment maintenant qu'un seul corps") pour un montant de 32000 francs, exigible 3 ans après le décès de ses père et mère (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; le 08.05.1860, il participe, en tant que tuteur des enfants mineurs, Louise et Marie PONS, à la succession d'Etienne PONS, loueur de voitures à Montpellier (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; le 11.08.1860, les époux SALENDRES font un prêt de 25000 francs à Jacques Barthélémy SÉRAIL et lui font cession de la créance sur Etienne EUZET (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; par exploit du 25.08.1860, cette cession est notifiée à Etienne EUZET ; le 29.05.1862 a lieu un accident de travail dans l'atelier LEBRUN et EUZET, à une jeune employée, Marie CARCENAC (plus tard mariée à Alexis GROC, comme on le voit dans une demande d'indemnisation faite en 1874) : "la dame GROC, alors mineure, âgée de 14 ans, étant employée dans la maison EUZET et LEBRUN, négociants à Montpellier, lorsqu'en nettoyant une machine à carder le coton, son bras gauche fut pris dans un engrenage et tellement endommagé par cet accident qu'elle dut en subir l'amputation. M. EUZET s'empressa d'indemniser autant qu'il était en son pouvoir, la dame Rosalie CARCENAC, mère de la dame GROC, de l'accident survenu à sa fille." (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier - pour la demande d'indemnisation ultérieure, voir à l'article de Jenny HOURTOULÉS, dans la suite 1) ; le 28.12.1866, il accorde une ouverture de crédit de 10.000 francs à Madelaine PAILLOUX, épicière, veuve d'Etienne CABOT (propriétaire à Gigean, canton de Meze) ; la durée est fixée à 5 ans, à compter de ce jour ; le crédit sera fourni par la maison de commerce établie à Montpellier "sous la raison Etienne EUZET" dont celui-ci est "l'unique membre" ; le crédit se fera, soit en numéraire, soit en acquit de dettes de la veuve CABOT, soit de toute autre manière en matière commerciale ; tous découverts et toutes avances de la part de la maison de commerce en faveur de la veuve CABOT seront comblés et remboursés par celle-ci, de mois en mois, par des remboursements de 50 francs au moins ; en garantie, elle hypothèque les immeubles qu'elle possède à Gigean (34), consistant en deux maisons, bâtiments ruraux et pièces de terre, champs et vignes ; l'acte est fait en la demeure d'Etienne EUZET, "rue Canabassière, n 11" ; elle ne sait pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ;



Signature d'Etienne EUZET, le 28.02.1866
(notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier)

après le décès des parents HOURTOULÈS (05.01.1870 pour lui et 03.03.1871 pour elle), Etienne EUZET indique qu'il souhaite se libérer par anticipation de son obligation ; c'est ce qu'il fait le 09.02.1872 en payant 25000 francs à Jacques Barthélémy SÉRAIL et 7000 francs à Catherine Elisabeth HOURTOULÉS, épouse SALENDRES pour le paiement de la maison (faisant donc désormais un seul corps) qui est ainsi située : "sixain Saint Paul, île du cygne, rue Massane, faisant angle et retour sur la grande rue, n 2 et 4" (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 05.09.1872, il fait un testament olographe mais il ne sera ouvert et transcrit dans les minutes du notaire Jean Marcelin COSTE, qu'après son décès et suite à une ordonnance du président du Tribunal civil de Montpellier ; entre l'acte testamentaire et son décès, il vend sa fabrique d'ouate (information dans l'acte de partage du 14.10.1874) ; le 12.04.1873, le couple François RAUROUX et Marie FONFREYDE, de Clermont-Ferrand, contracte auprès de lui une obligation solidaire d'un montant de 40.000 francs (notaire Guillaume COUPELON, de Clermont-Ferrand - indiqué dans l'acte de partage du 14.10.1874) ; + 16.04.1874, "rue Saint Guilhem n 34", à Montpellier ; le 22.04.1874, son testament du 05.09.1872 est ouvert ; ses prescriptions sont les suivantes : "(...) Dans le cas où mes filles Marguerite et Adélaïde seraient encore mineures à ma mort, je désire que M. Charles FERTÉ, ancien négociant, leur soit donné comme subrogé tuteur et prie instamment cet ami de vouloir bien accepter cette mission. Je lègue à ma chère épouse, qui par son concours laborieux non moins que par l'affection dévouée dont elle m'a entourée et soutenue a contribué à la fondation et au développement de ma fortune, le quart en pleine propriété et le quart en usufruit de tous les biens que je laisserai à mon décès, qu'elle qu'en soit la nature. Voulant éviter après moi toutes difficultés entre mes héritiers, je proscrit toute apposition de scellés, inventaire légal et partage judiciaire, mes écritures de commerce et mes dispositions ci-après rendant inutiles ces formalités dispendieuses. A imputer sur le quart en pleine propriété et en usufruit, que je lui ai ci-dessus légué, je lègue et attribue à ma femme : 1/ La moitié à moi appartenant de la maison indivise entre elle et moi, que nous possédons en cette ville, Grand'rue et rue Massane, autrefois la propriété de M. HORTOLES, mon beau-père, de laquelle moitié acquise par moi au prix de 32.000 francs elle tiendra compte à ma succession pour une somme de 40.000 francs, à raison de la plus value acquise par lesdits immeubles. 2/ Les meubles meublants garnissant notre appartement, effets linges de lit, de table et de corps, argenterie, etc. etc. qui lui seront comptés pour une valeur de 4.000 francs. Je dispense formellement ma femme de donner caution pour l'usufruit que je lui ai légué. (...) Je veux et entend que le résidu de ma fortune soit partagé par égales parts entre mes trois filles. (...)" Il lègue, ensuite, son fonds de commerce à son "gendre et collaborateur", Hippolyte PELISSIER (sur ce point, voir les détails à l'article PELLISSIER dans la suite 1) " (...) Je lègue à l'oeuvre de Saint Vincent de Paul la somme de 300 francs et à l'oeuvre des petites soeurs des pauvres la somme de 300 francs (...)" (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; la valeur de ses biens est évaluée dans le partage du 14.10.1874, soit 1/ 211.657,04 francs pour "le fonds de commerce", se décomposant ainsi : meubles meublants, objets mobiliers, outillage, créances commerciales et marchandises pour 193.657,04 francs, clientèle et achalandage pour 15.000 francs et 2 mois de bénéfice du 16.02.1874 au 16.04.1874 pour 3000 francs, somme totale ramenée à 186.000 francs après paiement des légats, frais funéraires et droits de succession (sur ce point, voir plus de détails à l'article d'Hippolyte PÉLISSIER, en "suite 1"), 2/ 40.000 francs pour "la moitié de l'immeuble sis à Montpellier, île du cygne, Grand rue et rue Massane" (c'est lui-même qui a évalué), 3/ 4000 francs pour "les meubles meublants, linge, argenterie et effets mobiliers de toute nature" se trouvant dans son habitation (c'est lui-même qui a évalué), 4/ 40.000 francs que doivent François RAUROUX et son épouse, Marie FONFREYDE, soit un total de 270.000 francs à partager entre ses héritiers (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier).



Publicité de 1879, de son gendre et successeur, Hippolyte PÉLISSIER)
(Annuaire du département de l'Hérault)

génération 3 (génération 16 de "La lignée")

- Marie Magdelaine (fa Jean Etienne et Jenny HOURTOULES) 22.07.1850, "maison AUDEMARD rue Petites loges", à Montpellier ; sans profession ; Cm, le 05.03.1870 avec Antoine Hippolyte PÉLISSIER : régime dotal ; tous ses biens, présents et à venir seront paraphernaux ; son père lui donne "une pension annuelle de 2000 francs qu'il s'oblige de payer pendant la vie de lui donataire, de trois en trois mois et par avance, à compter de la célébration du mariage. Néanmoins, M. EUZET se réserve de mettre fin à l'époque que bon lui semblera au service de cette pension, en payant à la future épouse un capital mobilier ou immobilier de 40.000 francs ; il y aura entre les futurs époux une société d'acquets dont les effets seront régis par les articles 1498 et 1499 du code napoléon ; toutefois, les futurs époux se font réciproquement don à titre de gain de survie, de la part afférente au prédécédé, des meubles meublants et effets mobiliers à leur usage, existant au moment de la dissolution de la communauté" ; l'acte est fait en la demeure de la famille EUZET, rue St-Guilhem, maison Westphal, dans un salon au premier étage (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Antoine Hippolyte PÉLISSIER, le 17.03.1870, à Montpellier ; elle signe ; au mariage, assistent notamment et signent : Louis Alexandre SEGUY (Doyen honoraire de la faculté des lettres de Montpellier), Charles FERTÉ (de Montpellier), Jean Pierre VALENTIN (oncle maternel de l'époux, de Vendargues), François CURET (cousin germain maternel de l'époux, de Vendargues) ; le négoce PÉLISSIER-EUZET est mis en liquidation, par jugement du 14.03.1890 ; au recensement de 1906 de Montpellier, elle habite seule et est chef de ménage (donc veuve), dénommée PELISSIER-EUZET, "rue Tour Eulalie, n 2" ; le 12.10.1906, le Petit Méridional signale que "des malfaiteurs ont pénétré, en passant par le jardin, dans l'appartement de Mme veuve EUZET, 3, rue Tour-Sainte-Eulalie. Tous les meubles ont été fouillés. En l'absence de Mme EUZET, on ignore l'importance du vol." ; + 25.12.1926, à Montpellier, "rue de la tour Gairaud, 6".



Les signatures au mariage de Marie EUZET et d'Hippolyte PÉLISSIER
(on reconnaît Etienne, le père, Joseph, l'oncle, les soeurs Marguerite et Adélaïde, etc.)

- Jacques Joseph (fs Jean Etienne et Jenny HOURTOULES) 29.07.1852, "maison EUZET rue Jaoul", à Montpellier ; + 02.05.1854, "dans la maison EUZET rue de l'Ecole de Droit", à Montpellier.

-
Marie Jeanne Marguerite (fa Jean Etienne et Jenny HOURTOULES) 28.01.1856 à Montpellier, "dans la maison de son père, rue de l'école de Droit" ; Cm le 07.08.1875, avec Théodore Ferdinand CAIROL : régime dotal ; tous ses biens, présents et à venir seront paraphernaux ; elle apporte personnellement la somme de 45.000 francs, due en pleine propriété par Antoine Hippolyte PELISSIER, (son beau-frère) et Marie Magdelaine PELISSIER, née EUZET, sa soeur, aux termes du partage de la succession de Jean Etienne EUZET, son père, passé devant le notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier, le 14.10.1874 ; ces 45.000 francs doivent lui être remboursés, savoir : 13.700 francs le 16.04.1876, 18.600 francs, le 16.04.1877, 18.600 francs le 16.04.1878 et 4.100 francs le 16.04.1879 ; le capital produit un intérêt à 5 %, exigible par semestre à terme révolu, les 16 avril et 16 octobre de chaque année ; s'y ajoute une somme de 22.500 francs qui lui a été attribuée mais en nue propriété seulement, dans le partage de la succession paternelle, de laquelle somme l'usufruit viager appartient à sa mère ; elle ratifie l'acte de partage de la succession paternelle et "reconnaît que depuis le décès de son père, les fruits de l'émolument lui revenant dans la succession ont été complètement absorbés par les frais de sa nourriture et de son entretien, qu'ainsi elle n'a aucun compte à demander à ce sujet à madame veuve EUZET, sa mère et tutrice" ; sa mère lui "donne à titre paraphernal la somme de 5.000 francs qu'elle lui paiera le 15 octobre prochain, sans intérêts, en témoignage de la satisfaction que lui cause le mariage projeté mais aussi en considération de ce que mademoiselle Marguerite EUZET a spontanément renoncé à lui demander son compte de tutelle" ; l'acte est fait en la demeure des époux PELISSIER EUZET, rue Saint Guilhem, maison Whestphal, dans un salon du premier étage ; tous signent (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Théodore Ferdinand CAIROL, le 11.08.1875, à Castelnau-le-Lez (34) ; les publications ont été faites à Montpellier et à Castelnau ; elle demeure avec sa mère (veuve) à Castelnau quand elle se marie ; au mariage, parmi les témoins, il y a Charles FERTET (rentier), son subrogé tuteur ; elle signe M EUZET ; le 24.01.1881, elle ratifie le partage du 14.10.1874, suite à la succession de son père ; elle était alors mineure et sa mère s'était portée fort (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; signalée au recensement de Montpellier de 1901, "rue Massanne, 1", avec son mari et 6 enfants ; + 02.02.1905, à Montpellier, "rue Massanne, 2" ; dans l'article d'Annie-Dominique DENHEZ sur "La photographie à Montpellier à ses débuts", dans Etudes héraultaises n 28-29, il est écrit : "Sans doute pour répondre aux nouveaux besoins, il déménage son atelier trois fois de suite : rue des Etuves, rue du Gouvernement, puis rue Massane". (voir d'autres extraits de l'article à la rubrique CAIROL dans "la suite 1") ; Castelnau-le-Lez

- Marie Elisabeth Adélaïde (fa Jean Etienne et Jenny HOURTOULES) 15.01.1858, "maison Lafon, rue de la Barralerie", à Montpellier ; élève du pensionnat du Bon-Pasteur (à Marseille ?), cet établissement avait un journal : Le Messager du Bon-Pasteur, dédié aux anciennes élèves. Sur le n de juillet à septembre 1875, on pouvait lire : "Cinq de nos compagnes se présentaient à la séance académique, au matin même du 20 juillet ; il semble que notre aimée Patronne leur ait porté bonheur : leurs succès ont été des plus complets. Reçues toutes cinq avec les meilleurs notes, elles sont rentrées victorieuses avec deux postulantes sorties aussi du Pensionnat. (...) Ce sont Mlles (...) et Adéaïde EUZET. Cette dernière nous avait donné, le jeudi précédent, la plus douloureuse alerte : restée vingt heures sans connaissance, elle fut administrée dans la matinée du vendredi, et le samedi encore, dans une nouvelle crise qui dura dix heures, on put craindre qu'elle ne nous fût enlevée. Et voilà qu'après dix jours de convalescence, surmontant sa faiblesse, par une incroyable énergie, elle a tenu à se présenter et a soutenu jusqu'au bout les émotions académiques. Aussi, son triomphe nous a-t-il été doublement cher, et nous avons partagé la joie avec son excellente mère et soeur, accourues de Montpellier l'une et l'autre, à la première nouvelle du danger." ; Cm le 15.02.1876 avec Adrien FLEURY : régime dotal ; tous les biens présents et à venir seront paraphernaux ; elle apporte personnellement la somme de 45.000 francs, due en pleine propriété par Antoine Hippolyte PELISSIER, (son beau-frère) et Marie Magdelaine PELISSIER, née EUZET, sa soeur, aux termes du partage de la succession de Jean Etienne EUZET, son père, passé devant le notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier, le 14.10.1874 ; ces 45.000 francs doivent lui être remboursés, savoir : 14.500 francs le 16.04.1879, 18.600 francs le 16.04.1880, 11.900 francs le 16.04.1881 ; le capital produit un intérêt à 5 %, exigible par semestre à terme révolu, les 16 avril et 16 octobre de chaque année ; s'y ajoute une somme de 22.500 francs qui lui a été attribuée mais en nue propriété seulement, dans le partage de la succession paternelle, de laquelle somme l'usufruit viager appartient à sa mère ; elle ratifie l'acte de partage de la succession paternelle et "reconnaît que depuis le décès de son père, les fruits de l'émolument lui revenant dans la succession ont été complètement absorbés par les frais de sa nourriture et de son entretien, qu'ainsi elle n'a aucun compte à demander à ce sujet à madame veuve EUZET, sa mère et tutrice" ; sa mère lui "donne à titre paraphernal la somme de 5.000 francs qu'elle lui paiera le premier mai prochain sans intérêts, en témoignage de la satisfaction que lui cause le mariage projeté mais aussi en considération de ce que mademoiselle Adélaïde EUZET a spontanément renoncé à lui demander son compte de tutelle" ; M. François FLEURY fait donation à son fils d'une rente annuelle de 2.000 francs, payable par semestre et d'avance, pendant toute sa vie de lui donateur, à compter du jour de la célébration du mariage ; l'acte est fait en la demeure des époux PELISSIER EUZET, rue Saint Guilhem, maison Whestphal, dans un salon du premier étage ; tous signent (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Jean, François, Adrien FLEURY, le 01.05.1876, à Castelnau-le-Lez (34) ; elle signe Adélaïde EUZET ; parmi les témoins, il y a notamment Charles FERTET (rentier, 46 ans, subrogé tuteur de la future) ; les bans ont été passés uniquement à Castelnau où réside Jenny HOURTOULES, veuve de Jean Etienne EUZET ; dans le numéro de janvier 1877 du journal Le Messager du Bon-Pasteur, à la rubrique "Correspondance intime", on trouve la lettre suivante : " Mme FLEURY, née EUZET (Montpellier) Votre état de souffrance nous afflige, ma chère enfant, et nous faisons les voeux les plus ardents pour que le bon Dieu l'adoucisse, et vous le rende pleinement méritoire. J'ai transmis fidèlement la bonne part d'affectueuses assurances que vous adressiez à vos maîtresses : chacun vous en remercie à son tour, et vous envoie en échange les meilleurs souhaits pour l'évènement attendu. Sr M.E.D." ; le 24.01.1881, elle ratifie le partage du 14.10.1874, suite à la succession de son père ; elle était alors mineure et sa mère s'était portée fort ; elle habite encore à Montpellier, son mari étant étudiant en médecine (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le couple habite, ensuite, à Cloyes-sur-le-Loir (Eure-et-Loir) où Adrien est "docteur médecin" ; c'est à leur domicile, rue Montgreffier, que naissent leurs enfants : Etienne Ferdinand (le 20.09.1885), Marie Jeanne Agnès (le 29.04.1893) et Pierre Marie François (le 24.07.1895) ; leur présence dans cette commune est également attestée, le 31.01.1889, par un acte de vente d'une parcelle de terrain "sur laquelle se trouvent une ancienne fabrique d'eau de vie et une maison en ruines avec cuve et pompes", à Castelnau-le-Lez (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; cet acte confirme, effectivement, que le couple habite à Cloyes-sur-le-Loir mais il est aussi le signe que la famille se débarrasse de ses biens à Castelnau, l'implantation à Cloye étant, manifestement, définitive ; même constatation quand, le 31.05.1889, Adrien FLEURY vend une "maison d'habitation élevée d'un premier étage sur rez-de-chaussée, avec cellier et cour attenante, le tout situé à l'intérieur du village", à Castelnau-le-Lez (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; elle est signalée au recensement de 1901 de Cloyes-sur-le-Loir avec son mari (docteur en médecine), leurs trois enfants (Henri, Agnès et Pierre) et deux domestiques (Estelle BONNEFOY et Emile COURTIN), "20, rue du Pont" Castelnau-le-Lez

- Marie Louise Thérèse (fa Jean Etienne et Jenny HOURTOULES) 02.08.1859, "maison de COMMERIAS, rue Arc d'Arènes", à Montpellier ; + 22.03.1863, "maison PERIDIER, rue Roucher", à Montpellier.



Une branche venue de Mauguio

génération 1 (génération 16 de "La lignée")

- Jean François (fs Claude et Marie Rose HEBRARD) 06.03.1806 Le Triadou ; sont présents à la naissance : "Louis EUZET, oncle de l'enfant, âgé de 36 ans, et (de) Jean François PEPIN père, âgé de 70 ans, tous agriculteurs habitant audit Triadou" ; il habite et est domicilié à Saint-Drézéry en 1826 quand ont lieu les partages entre ses frères et soeurs (les 7 et 8 mai) ; son lot est indivis avec son frère Benoît et comprend : 1/ L'écurie et le grenier à foin par dessus, une partie de la basse-cour et la petite basse-cour, 2/ Le tiers de la terre champ qui est devant la maison paternelle, confrontant du nord le chemin, 3/ Le quart d'un bois taillis, partie en herme, appelé la terre longue, confrontant du levant la draye ou passage, 4/ Le quart d'un bois taillis appelé Lauzière, 5/ La moitié du jardin, 6/ La moitié d'une vigne située au patus, confrontant du levant le chemin, du couchant le patus ; pour les conditions générales de ce partage, voir l'article de son frère Jean Jacques (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; il est encore à Saint Drézéry quand il ratifie les clauses de ces partages (étant devenu majeur), le 20.04.1827 (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles ; x Marie JEANJEAN, le 05.01.1828, à Mauguio ; domicilié à Mauguio quand il se marie ; l'acte de mariage précise qu'il est "domicilié dans cette commune depuis plus de trois ans", ce qui fait une arrivée vers 1824 ou 1825 ; dans un acte du 01.11.1830, sa domiciliation est ainsi précisée : "valet de labour, domicilié en cette qualité depuis environ treize mois à la métairie appelée le mas de Boissiere, située près le pont Juvenal, sur le terroir de la ville de Montpellier, appartenant à M. VINCENT de Pérols et ci devant demeurant dans la commune de Saint Drézéri" ; dans cet acte, il partage les biens qu'il possède jusqu'alors en indivis avec son frère Benoît, biens venant de la succession de leurs parents selon le partage du 07.05.1826 ; du partage en deux lots réalisé à l'amiable, sa part se compose : 1/ le quart d'un bois taillis appelé "Lauzière", à prendre à suite de la seconde partie dudit bois expédié à Jean Jacques EUZET, leur frère aîné, pour son quart préciputaire, par le partage de 1826, 2/ la moitié du jardin situé au tenement des jardins, à prendre du côté du nord, 3/ la moitié ou portion d'une vigne située au patus ; la possession et jouissance est de ce jour ; l'acte est fait aux Matelles, en l'étude, en présence d'Etienne Jacques Joseph GRAS et de Jean Tournesol PLAGNIOL (propriétaires fonciers, aux Matelles) qui signent ; les parties ne savent pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; il est à Montpellier de 1829 à 1834 (environ), à Pérols de 1836 à 1840 (environ), "payre chez M. VINCENT père" (probablement Joseph VINCENT), puis à Castelnau-le-Lez de 1842 à 1843 (environ), "payre à la campagne PAGEZY dite mas de Caylus" ; enfin, il est à Jacou de 1851 à 1864 (environ) - voir ce qu'écrit Antoine BLANCHEMAIN dans son livre "Jacou petit village et grands seigneurs", aux pages 93, 94, 114, 115, 118, 127, 128 et 171 ; au recensement de 1836, à Pérols, il est signalé avec l'orthographe AUZET ainsi que son épouse Marie JEANJEAN (avec l'orthographe JANJAN que l'on retrouve aussi dans l'état civil de Pérols pour les naissances et les décès des enfants) ; avec le couple, il y a quatre enfants : Jean Jacques (8 ans), Louis (6 ans), Marie (4 ans) et Thérèse (1 an 6 mois), tous avec la graphie AUZET, alors que dans les actes de l'état civil de Pérols, c'est toujours avec l'écriture EUZET ; agriculteur, métayer, payre (régisseur), il a donc passé sa vie dans ces communes, en offrant ses services aux propriétaires de terres et de domaines ; on retrouve les naissances de ses enfants dans l'état civil de ces communes ; il ne sait pas signer ; + 19.02.1864, à Jacou. Le Triadou et Mauguio et Jacou et Castelnau et Pérols.

génération 2 (génération 17 de "La lignée")

- Jean Jacques (fs Jean François et Marie JEANJEAN) 13.07.1828, à Mauguio, "aux masages des salaisons" (précisé dans son acte de mariage) ; x Marguerite SOUBEYRAN (ou SOUBEIRAN), le 15.10.1851, à Jacou ; Cm 20.08.1851, notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier ; il est "Payre au mas de Caylus", à Castelnau, en 1851 ; domestique en 1859 ; agriculteur le 05.12.1873 (témoin à une naissance SOUBEIRAN) ; le 25.08.1885, il fait une déclaration à la Justice de Paix du canton de Castries, d'un incendie qui a eu lieu dans sa maison de Jacou : "le 23 du courant vers les 11 heures du soir, un incendie s'est déclaré dans une pièce située au premier étage de ladite maison et servant de grenier à foin" ; il ajoute que l'incendie a détruit entièrement le grenier à foin, l'atelier de forgeron qui se trouvait au dessous et qu'il a endommagé un cheval, une jardinière et son mobilier qui se trouvaient dans des appartements contigus ; il évalue le dommage à 6000 francs ; il précise que le feu a duré 3 heures et qu'il a été eteint par les habitants de Jacou, de Clapiers, de Theyran et par les propriétaires du château de Clapiers et leurs domestiques "qui avaient amené la pompe dudit château" et qui sont "accourus avec empressement" ; il ne connaît pas la cause du sinistre car il était couché quand c'est arrivé ; il signe. Mauguio. et Jacou. et Castelnau-le-Lez.

- Louis (fs Jean François et Marie JEANJEAN) 28.12.1829, "maison de campagne VINCENT, près le pont JOUVENEL", à Montpellier ; il signe ; signalé dans le recensement de Jacou de 1846 comme domestique au service de l'agriculteur, Jean BRUN, à la "ferme de Viviers" ; x Fauste SCHENEBELEN, le 18.08.1852, "maison de campagne VINCENT, près le pont JOUVENEL", à Montpellier ; pas de Cm ; domestique en 1852, "chez monsieur PAGEZY, domicilié à Jacou" ; cocher à Montpellier, en 1860 ; il signe ; il est signalé dans la liste des habitants de Montpellier de l'Annuaire de l'Hérault pour 1880 comme "concierge au Grand-Théâtre" ; son épouse est "concierge de la salle des concerts" de ce théâtre, en 1881 quand a lieu l'incendie (article du 8 avril du Petit Méridional - voir à son article dans la suite 1) ; signalé au recensement de Jacou de 1886 comme cocher, au service de Jules PAGEZY, situé à "Viviers" ; le Petit Méridional du 01.02.1889 relate un accident à Castelnau-le-Lez qui aurait pu avoir de graves conséquences : "Avant-hier, M. EUZET, cocher chez M. PAGÉSY, était en voiture sur la route de Clapiers à Montpellier, lorsque, arrivé à la croix de Castelnau, le cheval s'emballa. Le chemin à cet endroit est en descente rapide et deux vastes ornières sont de chaque côté. Rejeté de l'un à l'autre, par le contre-coup, M. EUZET fut précipité hors du siège et se maintint à la voiture, tant bien que mal, la jambe gauche accrochée au tablier, la main droite sur le brancard. Après avoir traversé le village, la voiture et le cheval vinrent s'abattre, avant le pont de Castelnau, franchissant un talus très élevé. Il est étonnant que M. EUZET s'en soit tiré à si bon compte (...)" ; le Journal Officiel du 01.06.1899 indique que "Louis EUZET, chez Mme veuve PAGÉZY" obtient la médaille d'honneur agricole ; signalé dans la liste des habitants de Montpellier en 1908 (Annuaire de l'Hérault), propriétaire, "chemin de la Togne" ; + 29.11.1920, à Montpellier, "chemin de la Togne (villa Louis)". Jacou

- Marie (fa Jean François et Marie JEANJEAN) 15.09.1832, "maison de campagne VINCENT après le pont Juvenal", à Montpellier ; + 16.03.1837, à Pérols. Pérols..

- Marie Thérèse (fa Jean François et Marie JEANJEAN) 22.10.1834, "maison de campagne VINCENT, tènement du pont TRINCAT, terroir de Montpellier" ; Cm, le 02.10.1853, avec Pascal Etienne MONTEL (notaire Cyprien Gustave LAJARD, de Castries) ; x Pascal Etienne MONTEL, le 16.10.1853, à Jacou ; ; elle ne sait pas signer ; le couple vit à Teyran (34) ; le recensement de Teyran de 1856 indique qu'ils habitent chez Pascal PEIROLE (maréchal-ferrant, oncle d'Etienne), avec leur fils Pierre (Etienne étant aussi maréchal-ferrant, ce qui veut dire qu'il travaillait avec son oncle) ; le couple n'est pas indiqué dans les recensements de Teyran de 1861 et 1866 mais ces recensements indiquent qu'avec Pascal PEIROLLE, c'est un frère d'Etienne, Théodore MONTEL qui est alors maréchal-ferrant, à Teyran ; le couple apparaît à nouveau à Teyran au recensement de Teyran de 1872, au "Hameau des prés", avec quatre enfants (Pierre, Théodore, Marie et Jules), le métier d'Etienne (comme dans les recensements suivants) étant agriculteur ou cultivateur ; même situation et localisation au recensement de 1876 mais avec un enfant de plus, Valérie ; au recensement de Teyran de 1881, la famille est au "Mas de David", avec trois enfants ; même situation au recensement de Teyran de 1886, avec quatre enfants ; même situation au recensement de Teyran de 1891, avec deux enfants mais Etienne est indiqué comme propriétaire ; Thérèse est veuve, le 26.09.1895 ; au recensement de Teyran de 1896, elle habite toujours au mas de David, veuve et chef de ménage, avec deux enfants (Jules et Valérie) ; elle habite toujours au mas de David au recensement de Teyran de 1901 mais c'est son fils Jules MONTEL qui est chef de ménage (propriétaire, viticulteur, patron, avec son épouse, Appolonie COMBETTES et leurs deux enfants) ; le recensement de Teyran de 1906 n'indique plus les mas et hameaux dépendant de Teyran, tous étant regroupés sous l'appelation "Campagnes" ; elle habite toujours avec la famille de son fils Jules ; le recensement de Teyran de 1911 indique qu'elle habite désormais avec sa fille Valérie et sa famille (son mari Antonin MOLINIER et leurs deux enfants), au "Quartier des campagnes" ; + 25.08.1918, à Teyran (selon les tables décennales de l'Etat civil). Pérols et Jacou.

- Rose (fa Jean François et Marie JEANJEAN) 10.03.1837, à Pérols ; + 12.08.1837, à Pérols. Pérols.

- Eugène (fs Jean François et Marie JEANJEAN) 05.01.1840, à Pérols ; + 02.08.1840, à Pérols. Pérols.

- Rose (fa Jean François EUZET et Marie JEANJEAN) 19.10.1842, à Castelnau-le-Lez Castelnau.

- Marguerite (fa François et Marie JEANJEAN) 19.10.1842, à Castelnau-le-Lez ; x Pierre François CHAPEL, le 06.07.1864, à Jacou ; Cm 14.06.1864, notaire Cyprien Gustave LAJARD, de Castries (34) ; elle ne sait pas signer ; + 12.12.1878, à Jacou Castelnau. et Jacou.

génération 3 (génération 18 de "La lignée")

- Thérèse Marie (fa Louis et Fauste Adélaïde SCHNEBELEN) 07.03.1853, à Montpellier ; + 27.07.1854, dans la "maison PAGESY rue Saint Côme", à Montpellier.

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Henri Jean Louis Marius (fs Louis et Fauste Adélaïde SCHNEBELEN) 14.12.1857, maison PAGESY, rue Saint Côme, à Montpellier ; description physique à son incorporation : cheveux, sourcils et yeux : châtain, front : plat, nez : fort, bouche : grande, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 76, ; classe 1877 ; commis de banque quand il arrive au service militaire ; catholique ; n 120 du tirage ; incorporé au 3ème régiment d'infanterie, le 08.11.1878, matricule n 3043 ; brigadier le 12.02.1880 ; maréchal des logis le 17.05.1881 ; brigadier le 28.08.1882 ; mis en congé le 30.09.1882 ; nommé maréchal des logis fourrier le 13.07.1889 ; dispensé de période en 1884 (épidémie) ; à l'armée territoriale le 01.07.1887 ; périodes militaires au 16ème régiment d'artillerie de l'armée territoriale du 07.04. au 21.04.1888 et du 01.10. au 13.10.1888 ; libéré définitivement du service militaire le 01.11.1903 ; publications de mariage les 21 et 28.04.1889, à Montpellier ; x Agnès Lucie DUCHÈNE, le 11.05.1889, à Montpellier ; pas de Cm ; il signe ; il est caissier quand il se marie ; son dossier militaire indique qu'il habite à Béziers "avenue de Bessan, n 2", le 01.02.1898 ; il est gérant de banque quand il assiste au mariage de sa nièce, Jeanne Elise, en 1903 et il est alors domicilié à Béziers ; signalé aux recensements de Béziers de 1901, 1906 et 1911, au "2, avenue Saint Saëns", avec sa femme (et aussi sa belle-mère, Victorine DUCHÈNE au recensement de 1911) ; au recensement de Béziers de 1901, il est employé de banque chez TISSIÉ-SARRUS, alors qu'il est directeur de banque aux recensements de Béziers de 1906 et 1911 ; le Publicateur de Béziers du 17.11.1911 publie un premier avis d'adjudication de fonds de commerce, suivant le procès verbal dressé par Me GUIRAUD, notaire à Béziers, le 06.11.1911 ; il s'agit d'un immeuble adjugé à Louis EUZET, directeur de la banque TISSIÉ-SARRUS ; en effet, par acte du 09.11.1911 passé devant le notaire GUIRAUD, il a déclaré command au profit de Gabriel et Eugène VENTAJOU (négociants en vins, de Béziers) pour ce fonds dénommé Guilhem-Auriac ; c'est comme gérant de banque et à la même adresse qu'il est signalé dans l'Annuaire de l'Hérault de 1914 ; par contre, il n'est plus à cette adresse au recensement de Béziers de 1921 ; effectivement, on le retrouve à Montpellier où il est signalé aux recensements de Montpellier de 1921, 1926 et 1931, comme chef de ménage ou propriétaire, avec sa femme, "20 boulevard Louis Blanc" ; dans tous les recensements de Béziers ou de Montpellier (entre 1901 et 1931), il est donc toujours signalé avec son épouse mais sans enfants ; + 20.06.1933, à Montpellier. Béziers



La signature de Louis EUZET
(le 11.05.1889)

- Eugène (fs Louis et Fauste Adélaïde SCHNEBELEN) 25.06.1860, "maison PAGESY, rue Saint Côme", à Montpellier ; cheveux, sourcils et yeux : châtains, front : découvert, nez : moyen, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 75 ; classe 1880 ; commis de banque ; tirage au sort : n 57, canton de Montpellier ; dispensé de service militaire car il a un frère au service ; il habite à Sète quand il est appelé au service, en 1880 ; il habite à Lunel le 11.08.1885, "maison Trintignan, rue des Cours ?" ; il habite à Montpellier le 21.08.1887, "route de Toulouse, n 5 ?" ; il habite à Paris, le 09.03.1889, "rue Sophie Germain, n 10" ; il habite Dieppe, le 01.09.1889, "quai Henri IV, chez VERNET" ; il habite à Paris, le 05.06.1890, "rue du Verbois, n 58" ; il habite à Paris, le 16.06.1891, "rue Bleue, n 27" ; il habite à Liège (Belgique), le 16.10.1891 ; il habite à Paris, le 01.10.1892, "rue des Petits carreaux, n 21" ; x Emilie Julienne MAURAN, le 30.10.1880, à Montpellier ; il est signalé dans la liste des habitants de Montpellier de l'Annuaire de l'Hérault pour 1880 comme commis de banque au "Grand-théâtre, place de la comédie" ; le couple habite Lunel (34) en 1885 où leur fille Jeanne Elise y naît le 11 août ; il est employé de commerce en 1885 ; il est signalé dans le recensement de Lunel de 1886, comme employé avec son épouse, leur fils Louis Eugène et leur fille Jeanne Elise, "rue des Nouvelles, n 1" ; porté dans la réserve de l'armée active, le 01.07.1886, où il est affecté au 13ème bataillon d'artillerie de forteresse, stationné à Nice ; période d'exercice militaire au 13ème bataillon d'artillerie de forteresse de Toulon, du 01.09. au 21.09.1887 et du 25.08. au 21.09.1891 ; passé dans l'armée territoriale, le 01.11.1894 ; période d'exercice militaire au 12ème régiment d'artillerie du 28.09. au 11.10.1896 ; passé dans la réserve de l'armée territoriale le 01.11.1900 ; définitivement libéré du service militaire, le 01.10.1906 ; signalé au recensement de Montpellier de 1901, "Chemin de la Togne" avec son épouse, trois enfants, Louis (19 ans), Jeanne (15 ans), Agnès (11 ans) et son père, Louis (71 ans) ; au mariage de leur fille, Jeanne Elise, en 1903, il est encore signalé comme employé de commerce mais "absent sans nouvelles, ainsi qu'il résulte de la déclaration à serment que ladite épouse nous a faite et qui nous a été certifiée aussi avec serment par les quatre témoins du présent acte" ; de même, un acte de notoriété du 09.03.1910 du Juge de Paix du premier canton de Montpellier, produit pour le mariage de son fils Louis, indique qu'il est commis banquier et "absent sans nouvelles" ; pourtant, lors du décès de Louis EUZET (en 1920), il est indiqué dans l'avis de décès paru dans l'Eclair du 30.11.1920 : c'est, probablement, une clause de convenance ; aux recensements de Montpellier de 1921, 1926 et 1931, il n'est plus signalé et sa femme est chef de famille avec sa fille Agnès ; + le 13.01.1942, à Paris (16ème arrondissement), en son domicile "rue Mirabeau 29" ; dans l'acte de décès, il est bien indiqué né à Montpellier et âgé de 81 ans ; il est alors sans profession ; l'acte fait deux erreurs car il est écrit qu'il est fille de Louis EUZET et de Fauste SCHENEBELEN (au lieu de SCHNEBELEN), époux décédés ; par contre, il est dit "célibataire", ce qui est, manifestement, une erreur voulue puisqu'il avait quitté le domicile conjugal, sans donner de nouvelles, depuis au moins 39 ans (il est, en fait, veuf d'Emilie MAURAN) ; la déclaration est faite par René BOUDIN (32 ans, employé au 29, rue Mirabeau).



La signature d'Eugène EUZET, à la naissance de sa fille, Jeanne Elise
(déclaration de naissance du 12.08.1885)

génération 4 (génération 19 de "La lignée")

- Louis Eugène (fs Eugène et Emilie Julienne MAURAN) 11.11.1881, à Montpellier ; signalé dans le recensement de Lunel de 1886 avec ses parents et sa soeur Jeanne Elise, "rue des Nouvelles, n 1" ; signalé au recensement de 1901, avec ses parents, "chemin de la Togne", ferblantier chez CHEVALIER ; cheveux et sourcils : châtains clairs, yeux : gris, front : découvert, nez : gros, bouche : grande, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 75 ; classe 1901 ; tirage au sort : n 258 ; dirigé le 14.11.1902 sur le 13ème régiment d'artillerie à pied ; matricule 1566 ; désigné par le conseil de révision comme soutien de famille ; dans la disponibilité de l'armée active le 19.09.1903 ; il se retire à Montpellier, "rue de la Togne" ; périodes d'exercices du 16.07. au 12.08.1908 au 13ème bataillon d'artillerie à pied et du 31.05. au 16.06.1911 au 7ème régiment d'artillerie à pied ; présent au mariage de sa soeur en 1903 ; ferblantier ; domicilié à Montpellier ; signalé dans la liste des habitants de Montpellier en 1908 (Annuaire de l'Hérault), ferblantier, "4, faubourg de la Saunerie" ; x Marie Suzanne Françoise RENÉ, le 12.04.1910, à Montpellier ; pour le mariage, il produit un acte de notoriété du 09.03.1910 du Juge de Paix du premier canton de Montpellier, pour son père, commis banquier "absent sans nouvelles" ; présents au mariage : Louis EUZET (directeur de banque, 52 ans, son oncle) et Félix TOURNON (employé: au gaz, 30 ans, son beau-frère, de Montpellier) ; pas de Cm ; il signe L. EUZET ; le journal La vie Montpelliéraine et régionale du 17.04.1910 fait le compte rendu du mariage : "C'est mardi dernier, 12 avril, qu'a eu lieu le mariage de Mlle Marie RENÉ avec M. Louis EUZET, le sympathique commerçant de notre ville. La cérémonie civile a été célébrée à dix heures et demie, à la mairie de Montpellier, sous la présidence de M. SÉVERAC, adjoint au maire, qui avait tenu à unir lui-même les deux époux (...) Les témoins étaient : pour la mariée, M. Maurice RENÉ, commis des Postes, son frère, et M. Maurice PRIEUR, le mercier bien connu de notre ville ; pour le marié, M. Louis EUZET, directeur de la banque Tissié-Sarrus à Béziers, son oncle, et M. Félix TOURNON, son beau-frère. De l'Hôtel-de-Ville, le cortège se rendit à l'église paroissiale Saint-Denis, où eut lieu la cérémonie religieuse, que l'abbé JOURDAN, ami de la famille, avait tenu à présider lui-même. Dans le cortège, précédé d'un groupe de garçonnets et de charmantes fillettes, nous avons noté : la mariée, infiniment séduisante et rayonnante de bonheur, au bras de son frère, M. Maurice RENÉ ; le marié au bras de sa mère, Mme Eugène EUZET ; Mlle Agnès EUZET et M. SAHUQUET, demoiselle et garçon d'honneur ; M. EUZET, grand-père, et Mme RENÉ mère ; M. Henri PRIEUR et Mme ; Mme ZANZAC ; Mme Maurice RENÉ ; Mme Louis EUZET, de Béziers, et M. Félix TOURNON ; Mlle Valéry PAVLOWSKY et M. ZANZAC ; Mlle Berthe BARRAL et M. PASCAL ; Mme Félix TOURNON et M. Louis EUZET ; Mlle Marguerite VASSAS et M. Ferdinand VILLARET ; Mlle Louise GAUFFRE et M. Henri SICARDI, etc., etc. La quête fut faite par Mlle Agnès EUZET, accompagnée de M. SAHUQUET. A la sacristie, un très grand nombre d'amis vinrent féliciter les nouveaux mariés et leurs aimables familles. Le repas de noces eut lieu au Grand-Lucullus où notre ami, le Vatel ESTÈBE, servit aux convives, sur une table magnifiquement décorée, le savoureux menu dont voici le détail : Hors-d'oeuvre : Petites Bouchées à la Monglas - Merlan de l'Océan Remoulade - Civet de Lapin au vin blanc - Suprêmes de Volaille financière - Cèpes Bordelaises - Pintades aux Truffes - Sultane montée à la Crème - Fromage - Dessert - Café - Vins : Clos Lucullus, blanc et rouge, 1908 - Bordeaux - Sauterne. On fit à ce menu l'accueil qu'il méritait et, au dessert, après avoir pris connaissance des nombreux télégrammes d'amis adressant leurs voeux de bonheur aux mariés, la série des toasts commença, suivie bientôt par celle des chansonnettes. M. Louis EUZET, le marié, fit entendre sa belle voix de basse dans la "Prière" de Guillaume Tell et dans Lakmé. M. PRIEUR chanta quelques chansons de la "Vieille Ecole" ; puis on eut la satisfaction d'applaudir Mlle Louise GAUFFRE, qui chanta d'une façon ravissante "Cours mon aiguille" et "Parmi tant d'amoureux", des Noces de Jeannette ; M. Maurice RENÉ, dans Les Heures, de Xavier PRIVAT ; M. Félix TOURNON, dans Chez un Républicain ; Mlle Marguerite VASSAS, dans une poésie pleine de finesse ; M. Félix TOURNON, dans Les Inquiets, romance ; Mlle Valéry PAVLOWSKY, dans Le Zéphyr ; M. Henri SICARDI, dans diverses chansonnettes ; M. ZANZAC dans l'Enragée, monologue ; M. PASCAL, dans une amusante chansonnette ; M. VILLARET et quelques autres dont nous oublions les noms. Le soir, une collation fut offerte par les messieurs, et l'on continua la série des jeux et des danses jusqu'à une heure assez avancée de la nuit, cependant que les jeunes mariés s'enfuyaient cacher leur bonheur sous le beau ciel de la Provence et de la Côte d'Azur, où les meilleurs voeux de la Vie Montpelliéraine les accompagnent. " ; rappelé le 01.08.1914, arrivé le 3 ; campagnes contre l'Allemagne : à l'intérieur du 03.08.1914 au 16.09.1915, aux armées du 17.09.1915 au 15.02.1919 (passé le 01.08.1917 au 74ème régiment d'artillerie lourde) ; en congé illimité à Montpellier "4, rue de la Saunerie" ; il fait passer une annonce dans L'Eclair du 16.03.1919 : "Louis EUZET, démobilisé, ferblantier, 4 rue Saunerie, a rouvert son atelier de zinguerie, plomberie, appareils sanitaires." ; position militaire sans affectation le 15.11.1926 ; médaille de la Victoire ; médaille commémorative de la Grande Guerre ; signalé aux recensements de Montpellier de 1926 et 1931, "rue de la Saunerie 4", comme ferblantier avec sa femme et leurs deux filles, Suzanne et Germaine ; possesseur d'une automobile en 1934 (Annuaire de l'Hérault) ; le Comité départemental de surveillance des prix le sanctionne : "Fermeture pour une durée de huit jours, sans poursuites, contre M. EUZET Louis, rue de la Saunerie, à Montpellier, pour défaut d'affichage des prix, défaut du relevé général des prix au 1er mai 1940 et application du même pourcentage de bénéfice sur divers articles" (L'Eclair du 31.10.1940) ; + 29.03.1951, à Montpellier, "n 4, rue de la Saunerie".

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Jeanne Elise (fa Eugène et Emilie Julienne MAURAN) 11.08.1885, à Lunel (34) ; signalée dans le recensement de Lunel de 1886 avec ses parents et son frère Louis Eugène, "rue des Nouvelles, n 1" ; signalée au recensement de 1901, avec ses parents, "chemin de la Togne", couturière chez VALETE ; x Félix Henri TOURNON, le 17.10.1903, à Montpellier ; pas de Cm ; elle signe ; + 11.04.1962, à Guiscard (60) (d'après le dossier "Successions et absences" de l'enregistrement, qui donne aussi le lieu du domicile, à Fontenay-le-Fleury (78) ; (+) 16.04.1962, à Montpellier. Lunel

- Agnès Joséphine (fa Eugène et Emilie Julienne MAURAN) 10.09.1889, à Montpellier, "rue Saint Côme, n 7" (son père est absent, la déclaration est faite par l'accoucheuse) ; signalée avec le prénom d'Agnès comme vendeuse aux Dames de France, avec sa mère, au recensement de Montpellier de 1921, "chemin de la Togne, 7" ; signalée avec le prénom de Joséphine comme employée de commerce aux Dames de France, avec sa mère, au recensement de Montpellier de 1926, "chemin de la Togne" ; signalée au recensement de Montpellier de 1931 avec le prénom d'Agnès comme vendeuse, avec sa mère, au "chemin de la première écluse" (n de maison : 41) ; le 25.10.1935, le tribunal civil de Montpellier rend un jugement en vertu duquel elle est adoptée par Agnès Lucie DUCHÈNE et qu'elle s'appelle désormais Agnès Joséphine EUZET-DUCHÈNE ; x Maurice Augustin Célestin Marie RENÉ, le ?, à Montpellier ? ; + 02.12.1971, veuve de Maurice Augustin Célestin Marie RENÉ, à Montpellier, 2, avenue Bertin Sans ; elle est domiciliée "20, boulevard Louis Blanc" quand elle décède .


génération 5 (génération 20 de
"La lignée")

- Suzanne Henriette (fa Louis Eugène et Marie Suzanne Françoise RENÉ) 24.04.1911, "rue Saunerie 4" à Montpellier ; signalée aux recensements de Montpellier de 1926 et 1931, "rue de la Saunerie 4", avec ses parents et sa soeur ; x1 André Noël Jean Victor ROMAIN, le 30.04.1935, à Montpellier ; x2 (confidentiel) ; + 26.09.2002, à Salins (77).

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Germaine Emilienne Marie (fa Louis Eugène et Marie Suzanne Françoise RENÉ) 15.08.1914, à Montpellier ; signalée aux recensements de Montpellier de 1926 et 1931, "rue de la Saunerie 4", avec ses parents et sa soeur ; x (confidentiel) ; + ??.06.2006, à Carrières-sur-Seine (78)


Une branche venue de Saint-Jean-de-Cuculles

génération 1 (génération 17 de "La lignée")

- Jeanne Marie, appelée Jeanne au recensement de Montpellier de 1872, Jeanne Marie dans son acte de mariage de 1855 et Marie Jeanne dans son contrat de mariage ; (fa Joseph et Antoinette NEUTRE) 18.08.1826, à Saint-Jean-de-Cuculles ; cuisinière quand elle se marie puis concierge à Montpellier, sans profession en 1872 ; domiciliée à Saint-Jean-de-Cuculles quand elle se marie puis à Montpellier ; les publications de mariage ont été passées à Montpellier et à Saint-Jean-de-Cuculles ; x Antoine LAUTIER, le 30.03.1855, à Montpellier ; Cm le 02.11.1854, notaire Amédée GRASSET, de Montpellier ; elle ne sait pas signer ; régime dotal ; elle s'est constituée une dot "de son chef comme l'ayant gagnée par son travail et économies" : 500 francs, à savoir 200 en dorures et bijoux et 300 en divers meubles et effets mobiliers "pour l'ameublement d'une chambre qu'elle a en sa possession" ; dans l'acte de mariage, le couple reconnaît leur fille, Bellonie Delphine, née de père inconnu, en 1848 ; le 24.07.1870, ses parents font la donation-partage de leurs biens en faveur de leurs enfants ; dans ce partage, sa part est la suivante : 1/ La moitié en valeur de la terre vigne et oliviers de Lyorgue (article 2) ; 2/ 1/3 en valeur de la vigne et oliviers, tènement de Boulit (article 3) ; 3/ la somme de 800 francs qui lui sera payée par la dame GRANIER, sa soeur, à titre de soulte ; elle ne sait pas signer (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement de Montpellier de 1872 avec son mari (balayeur de rues) et une fille de 12 ans, "rue de l'ancien courrier, n 24" ; avec son frère Fulcrand Frédéric, elle vend, le 17.06.1872, "une vigne avec oliviers, herme", située à Saint-Jean-de-Cuculles, à Jean PONSONNAILLE (cordonnier à Saint-Jean-de-Cuculles) pour une somme de 500 francs payée immédiatement, vente approuvée par Antoinette NEUTRE ; ce bien fait partie de ceux attribués aux vendeurs dans le partage fait le 24.07.1870 (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; cette vigne, ténement Lyorgue, d'une contenance de 60 ares, confronte du levant TONDUT aîné, du midi Jacques DUSFOUR, du couchant la rivière de Lyorgue et du nord Jean DUSFOUR ; l'acte est passé dans la maison d'habitation de la dame veuve EUZET, née NEUTRE, à Saint-Jean-de-Cuculles (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; + 02.05.1898, "rue Salle l'Evêque n 10", à Montpellier.

-
Fulcrand Frédéric (fs Joseph et Antoinette NEUTRE) 04.02.1840, à Saint-Jean-de-Cuculles ; le 24.07.1870, ses parents font la donation-partage de leurs biens en faveur de leurs enfants ; dans ce partage, sa part est la suivante : 1/ La moitié en valeur de la terre vigne et oliviers de Lyorgue (article 2) ; 2/ 1/3 en valeur de la vigne et oliviers, tènement de Boulit (article 3) ; 3/ la somme de 800 francs qui lui sera payée par la dame GRANIER, sa soeur, à titre de soulte ; il signe (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; avec sa soeur Jeanne Marie, il vend, le 17.06.1872, "une vigne avec oliviers, herme", située à Saint-Jean-de-Cuculles, à Jean PONSONNAILLE (cordonnier à Saint-Jean-de-Cuculles) pour une somme de 500 francs payée immédiatement, vente approuvée par Antoinette NEUTRE ; ce bien fait partie de ceux attribués aux vendeurs dans le partage fait le 24.07.1870 (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; cette vigne, ténement Lyorgue, d'une contenance de 60 ares, confronte du levant TONDUT aîné, du midi Jacques DUSFOUR, du couchant la rivière de Lyorgue et du nord Jean DUSFOUR ; l'acte est passé dans la maison d'habitation de la dame veuve EUZET, née NEUTRE, à Saint-Jean-de-Cuculles (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; Cm le 23.10.1873, avec Marie Laure TAILLEFER : régime dotal ; elle reçoit de son père, en avancement d'hoirie et commune en dot, 2000 francs ("800 francs en la valeur des bijoux dont la donataire est parée et 1200 francs en la valeur des meubles et effets mobiliers destinés à garnir et décorer l'appartement des futurs époux") ; il les tient pour reçus, "le mariage s'accomplissant" ; il en fait reconnaissance en faveur de sa future épouse, sur tous ses biens ; les autres biens de Laure TAILLEFER sont paraphernaux ; il y aura une société d'acquets entre les futurs époux, dont les effets seront régis par les articles 1498 et 1499 du code civil ; l'acte est passé en l'étude du notaire où signent les parties (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Marie Laure TAILLEFER , le 25.10.1873, à Montpellier où il est domicilié ; il est "commis négociant" ou encore "employé de commerce" ; signalé dans la liste des habitants de Montpellier en 1902 (Annuaire de l'Hérault), employé de commerce, "12, rue Alexandre-Cabanel" ; signalé dans la liste des habitants de Montpellier en 1908 (Annuaire de l'Hérault), employé de commerce, "2, rue Four-des-Flammes" ; + 16.02.1929, à Montpellier, en son domicile "rue Four des flammes, 2 bis".

génération 2 (génération 18 de
"La lignée")

Pierre Marie Fernand (fs Fulcrand Frédéric et Marie Laure TAILLEFER) 02.09.1874, "grand'rue maison BERARD", à Montpellier ; cheveux et sourcils : châtain foncé, yeux : châtain, front : découvert, nez : fort, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 61 ; mécanicien électricien ; classe 1894 ; n 58 du tirage au sort (militaire) dans le 3ème canton de Montpellier ; incorporé au 5ème régiment du Génie, le 16.11.1895 ; sapeur, le 04.11.1897 ; fin de son service militaire, le 17.09.1898 ; il réside à Paris, "16, rue Lacuée" (12ème arrondissement), le 28.10.1898 ; il est employé à l'usine électrique de Guelma (subdivision militaire de Constantine, en Algérie), le 13.09.1899 ; périodes militaires dans le 26ème bataillon du Génie, du 14.10.1901 au 10.11.1901 et du 05.04.1904 au 24.04.1904, à Constantine ; x Louise Joséphine Marguerite CLUZE, le 17.09.1904, à Montpellier ; chef du service électrique quand il se marie ; domicilié à Guelma (Algérie) quand il se marie ; bans passés à Montpellier et à Guelma ; pas de Cm ; il signe F. EUZET ; parmi les témoins, il y a Marcel EUZET (comptable, 27 ans, son frère) ; il réside toujours à Guelma le 31.12.1909, à l'usine électrique ; période militaire dans le 26ème bataillon du Génie, du 01.02.1911 au 09.02.1911 ; toujours en Algérie, le 26.09.1914, date à laquelle il est réformé par la commission de réforme d'Alger ; dans le journal L'Avenir de Guelma du 04.02.1926, on trouve une liste des habitants qui participent au financement de "l'Oeuvre de la maternité". Il est écrit, page 3 : "L'appel de cette oeuvre de Bienfaisance fut entendu par toute la population qui ne manqua pas de contribuer, dans la mesure de ses moyens, à la bonne marche de son organisation. Nous reproduisons ci-dessous la liste des souscriptions." Le nom d'un EUZET y est indiqué dans la partie "Cotisations mensuelles" de cette liste qui comprend, en effet, un nombre élevé de contributeurs. Il s'agit certainement de Fernand EUZET, signalé ici ; + 16.01.1927, à Bône ; (+) 17.01.1927, à Guelma ; dans L'Avenir de Guelma, numéro du 17.01.1927, le décès de Fernand EUZET est indiqué dans la rubrique des nouvelles locales : "Nous avons eu la douleur d'apprendre la mort subite à Bône de M. Fernand EUZET à l'âge de 52 ans. En cette douloureuse circonstance, nous prions les familles atteintes par ce deuil cruel de recevoir nos condoléances attristées.". "Guelma"

- Charles Marius Marcel (fs Fulcrand Frédéric et Marie Laure TAILLEFER) 25.10.1877, à Montpellier ; comptable (mais indiqué comme employé de commerce en 1897) ; il signe ; cheveux, sourcils et yeux : châtains, front et nez : ordinaire, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 65 ; classe 1897 ; n de tirage au sort : 171 ; incorporé au 122ème régiment d'infanterie à compter du 14.11.1898, matricule 8670 ; arrivé au corps le 14 ; envoyé en congé le 22.09.1899 ; décision du conseil de révision : dispensé - père au service ; affecté au régiment d'infanterie de Montpellier pendant sa disponibilité et sa réserve ; rappelé en 1914 ; arrivé au corps le 3 août ; classé au service auxiliaire ; campagne contre l'Allemagne : simple du 03.08.1914 au 15.08.1915 et du 21.09.1915 au 07.02.1919 ; commission de réforme de Montpellier le 06.11.1919 ; médaille commémorative de la grande guerre ; le dossier militaire indique deux adresses : d'abord au "12, rue Alexandre Cabanel" (sans date) puis au "2 bis, rue Four des Flammes" (au 23.09.1911) ; libéré définitivement du service militaire le 10.11.1926 ; x Marie Thérèse Félicie Joséphine SILHOL, le 25.11.1910, à Montpellier ; pas de Cm ; signalé dans l'Annuaire de l'Hérault de 1911, comme employé de commerce au "1 rue Valedeau", à Montpellier ; signalé dans les Annuaires de l'Hérault de 1914 et 1920, avec son père, comme employé de commerce au "2 bis rue Four-des-Flammes", à Montpellier ; signalé dans l'Annuaire de l'Hérault de 1930 comme employé de commerce au "2 bis rue Four-des-Flammes", à Montpellier ; signalé au recensement de Montpellier de 1931 comme comptable chez Saint Vith, avec son épouse et leurs deux filles, Laure et Odette, "2 bis rue Four des Flammes" ; + 07.01.1938, à Montpellier, "2 bis rue des Flammes" (il est, cependant, encore indiqué comme comptable dans l'Annuaire de l'Hérault de 1939, à la même adresse) ; l'avis dans le journal l'Eclair précise qu'il est "de la maison MITJAVILLE" (Mitjavile, entreprise de transport) ; de son côté, le journal Le petit Méridional du 11.01.1938 évoque le jour des obsèques : "Hier à 11 heures ont été célébrées, en l'église Saint-Roch au milieu d'une foule considérable de parents et amis, les obsèques de M. EUZET Marcel, employé depuis près de 40 ans aux établissements Mitjavile de notre ville. Le défunt, qui jouissait de la sympathie de tous ceux qui le connaissaient, sera vivement regretté. A sa veuve, ainsi qu'à ses deux filles désolées, nous présentons nos plus vives condoléances".

génération 3 (génération 19 de
"La lignée")

- Frédéric (fs Pierre Marie Fernand et Louise Joséphine Marguerite CLUZE) en 1905 (selon les informations de Mme Chantal FÉDIÈRE), probablement à Guelma (Algérie), puisque l'acte de naissance n'est pas sur Montpellier (au moins jusqu'en 1912) ; il est reçu à l'examen d'aptitude professionnelle du Centre de Voiron (38), comme fondeur, en 1925 (Le Petit Dauphinois du 11.07.1925). Guelma

- Laure Henriette Marcelle (fa Charles Marius Marcel et Marie Thérèse Félicie Joséphine SILHOL) 20.06.1911, à Montpellier ; signalée au recensement de Montpellier de 1931 comme sténo chez Goualard, avec ses parents et sa soeur Odette au "2 bis rue des Flammes" ; x Maurice Emile VALAT, le 02.04.1937, à Montpellier ; + 30.01.2001 Avignon (84).
-
Odette Louise Frédée (fa Charles Marius Marcel et Marie Thérèse Félicie Joséphine SILHOL) 28.12.1916, à Montpellier ( indiqué dans le registre des hypothèques de Montpellier, volume 412 - l'avis de naissance est dans le Petit Méridional du 31.12.1916 ; l'adresse des parents est "2 bis, rue Four-des-Flammes") ; signalée au recensement de Montpellier de 1931, avec ses parents et sa soeur Laure au "2 bis rue des Flammes" ; + ?

génération 4 (génération 20 de
"La lignée")

(confidentiel)



Une branche venue d'Assas

Toujours dans la première partie du XIXe siècle, nous avons une branche du Triadou issue d'Assas avec Pierre, (Martin) Pascal, Antoine, Jean, Etienne et Madelaine, six des dix enfants de Claude et d'Anne MARTIN (voir Les Euzet du Triadou (12) : la branche d'Assas.)

génération 1 (génération 15 de "La lignée")

- Antoine (fs Claude et Anne MARTIN) 08.07.1780, à Jacou (il a 30 ans et 4 mois à son mariage) ; x Françoise MARQUÉS , le 27.11.1810 à Clapiers ; Cm 04.11.1810, notaire Joseph GRASSET, de Castries (34) ; dans le Cm qui est passé à Clapiers dans la maison d'habitation de Fulcrand MARQUÉS (le père de Françoise) comme dans l'acte de mariage, il est écrit : "natif de Jacou, demeurant depuis son enfance dans la commune d'Assas" ; travailleur de terre (en 1813, 1816), cultivateur (en 1810, 1836 et 1842) ; (il devait être à Montpellier au moins en 1818 et à Lattes de 1820 à 1824, "payre à la métairie Fromiga appartenant à M. GACHE" ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est dit "cultivateur à Lattes" ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), il est signalé comme étant l'aîné "cultivateur demeurant à Jacou" ; dans cet acte ses frères et soeurs lui vendent leurs parts dans des biens situés à Assas : une maison à un étage, quartier de Lambecque et trois terres hermes, venant de la succession de leur père, Claude EUZET, pour un montant de 700 francs (c'est-à-dire 100 francs pour chaque vendeur) ; il paye 40 francs d'intérêts à sa mère qui est usufruitière de ces biens ; il ne sait pas signer ; signalé au recensement de Jacou de 1836, avec son épouse, cinq enfants (Fulcrand, Jean, Anne, Marie et Jeanne) sa grand-mère, Marie BONHOMME, et deux domestiques ; il n'est pas signalé dans les recensements d'Assas et de Jacou de 1841 ; + 04.08.1843, à Assas. (voir Jacou et Lattes et Assas).

- Pierre (fs Claude et Anne MARTIN) 07.09.1781, à Assas ; domicilié "à la métairie du mas rouge, canton de Mauguio", quand il se marie, le 15.10.1809 avec Agnès SABATIER, à Saint Brès ; Cm 03.09.1809, notaire Pierre Charles CAIZERGUES, de Montpellier (information du bureau de Montpellier de l'enregistrement - à rechercher) ; leur fille Marguerite naît à Saint Brès, le 29.07.1810 ; par contre, leurs deux filles Catherine 1 et 2 naissent à Montpellier, les 03.02.1816 et 08.06.1820 ; le 12.02.1824, cultivateur à Montpellier, il vend à Jean Baptiste DESPUECH (agriculteur à Saint-Brès) des immeubles à Saint-Brès qu'il avait acquis d'Antoine MERCIER père le 08.11.1818 et qu'il avait payé le 13.08.1820 (notaire Amédée GRASSET pour ces actes) ; ces immeubles sont : deux pièces de terre luzerne, tenement du Planas, une maison dans le village, une pièce de terre champ, tenement de Cautancel, et une pièce de terre vigne, tenement de la Durante ; le prix est de 1500 francs que l'acquéreur s'oblige de payer le 15.03.1824, sans intérêt jusqu'à ce terme ; il s'oblige aussi "d'acquitter la redevance annuelle à laquelle peut être assujétie la terre défrichée par MERCIER père" (environ 50 centimes par année) ; la seule hypothèque légale du vendeur (sur ces immeubles) correspond à la dot de son épouse (100 francs) mais Pierre "a d'autres immeubles plus que suffisants pour y faire face" ; l'acte est passé à l'étude (notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier) ; cultivateur à Montpellier, le 24.02.1824, François ALBE (propriétaire foncier à Saint-Jean-de-Fos) lui vend (pour 3/5ème) ainsi qu'à son épouse (pour 2/5ème), une maison, à Montpellier, "à deux étages, au faubourg de la Sonnerie, section K dite de Montels, n 114 de la matrice du role, isle Galot", avec la facilité de puisage au puits de la maison attenante de la dame CHANTAREL ; le prix est de 3000 francs ; Agnès SABATIER paye 1000 francs (sur les 1200 francs de sa part) "en monnaie d'argent", pour laquelle elle obtient une quittance ; le couple s'engage à payer 1500 francs, le 15.03.1824 et 500 francs dans 6 mois, sans intérêt jusqu'à ce terme ; la possession et jouissance part du jour de l'acte ; le vendeur signe, Pierre et Agnès ne savent pas signer (notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier) ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est encore dit "cultivateur à Montpellier" ; le 31.05.1825, Louis Antoine MEYNOT aîné (propriétaire habitant Donzère - Drôme) et Pierre Louis Auguste MARRE (négociant à Montélimar - Drôme), propriétaires du domaine de Vauguière, à Mauguio, vendent à Pierre EUZET, "cultivateur, demeurant et domicilié au domaine Leinasson, commune de Montpellier, appartenant à M. PERIDIER", la quantité de 1 hectare, 41 ares 70 centiares (ou 10 seterées, ancienne mesure de Montpellier), d'une pièce de terre labourable d'une plus grande contenance, n 244, section P du cadastre, dépendant du domaine de Vauguière ; le prix est de 1500 francs ; il paye 900 francs d'acompte en espèces d'argent ayant cours ; une quittance lui est remise ; il s'engage à payer les 600 francs restants le 01.01.1827, avec l'intérêt à compter du 01.05.1825, payable avec le capital, à raison de 5 % l'année, sans retenue ; la possession et jouissance sont de ce jour ; l'acte devra être transcrit au bureau des hypothèques de Montpellier ; l'acte est fait en l'étude de Me GRASSET, l'un des notaires ; la minute est faite en double, l'une pour Me GRASSET et l'autre pour Me PERIDIER ; les vendeurs signent (notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier) ; toujours à Montpellier, au mariage de Marguerite, en 1834 ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), il est aussi indiqué comme "cultivateur demeurant à Montpellier" ; il avait dû s'installer à Fabrègues après Saint Brès car, le 03.04.1813, est né à Fabrègues André EUZET fils d'André et d'Agnès SABATIER ; cet André fils d'André se marie à Montpellier, le 01.12.1854 avec Victoire CAYRIER et c'est à cette occasion que l'on apprend que le père (André EUZET) est mort à Montpellier, le 17.08.1852 ; or, à cette date, il n'y a qu'un seul décès, celui de Pierre EUZET ; de plus, quel que soit le prénom (Pierre ou André), le nom de l'épouse est toujours le même : Agnès SABATIER (ou SABATHIER) ; il est donc évident qu'il s'agit de la même personne ; cette solution est confirmée le 31.12.1854 quand ce même fils André meurt à Montpellier : les déclarants sont son oncle paternel, Etienne EUZET (donc, le frère de Pierre) et Jean ARNASSAN (donc, le beau-fils de Pierre) ; la solution est encore confirmée par le recensement de Montpellier de 1841 où le ménage 1174 est constitué de Pierre (marchand de vin), Agnès SABATIER (son épouse), André EUZET (son fils) et Catherine EUZET (sa fille), "île n 33, Grand Galion" ; après Fabrègues, Pierre a dû s'installer à Montpellier (à partir de 1816 ?), puis à Pignan (en 1819) puis définitivement à Montpellier (de 1820 à 1852) ; agriculteur puis marchand de vin (à Montpellier, en 1834) ; revendeur de vin (à Montpellier en 1835, 1836, 1839) ; + 17.08.1852, dans la "maison Euzet rue Farges", à Montpellier. Saint Brès et Fabrègues et Assas et Mauguio et Pignan



La signature de Pierre EUZET, le 15.10.1846
(mais, dans les actes antérieurs, il est écrit qu'il ne sait pas signer)


- Louise (fa Claude et Anne MARTIN) 19.11.1784, à Assas (marraine : Louise POUGET EUZET, cousine : il s'agit de la deuxième épouse de Jean Claude EUZET, branche de Montpellier issue directement du Triadou) ; x Jacques GUY, le 11.08.1808, à Montpellier ; elle est domiciliée à Montpellier "depuis six ans" quand elle se marie ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, elle est dite "épouse de Jacques GUY, cultivateur d'Argelliers" ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), elle est dite : "épouse de Jacques GUY, cultivateur" ; elle ne sait pas signer ; elle est indiquée comme journalière dans le recensement d'Argelliers de 1836, avec son mari, leurs deux enfants (Pascal et Jean Baptiste Pierre), tous les trois cultivateurs, et Anne MARTIN, veuve EUZET (sa mère ; son âge indiqué, 50 ans, est erroné) ; elle est indiquée comme journalière dans le recensement d'Argelliers de 1841, avec seulement son mari, "quartier de la placette, rue de la placette" ; elle est indiquée dans le recensement d'Argelliers de 1846, avec son mari et leur fils Pierre, "rue de la placette" ; elle est veuve, le 23.06.1850 ; elle est indiquée comme veuve dans le recensement d'Argelliers de 1851, avec son fils Pierre (propriétaire cultivateur), "rue de la placette" ; elle est indiquée comme veuve dans le recensement d'Argelliers de 1856, avec son fils Pierre et sa belle-fille Apollonie SABLIER, "rue de la placette" ; elle est indiquée comme veuve dans le recensement d'Argelliers de 1861, avec son fils Pierre, sa belle-fille Apollonie SABLIER et ses deux petits-enfants, Toussainte et Louise, "rue de la placette" ; elle n'est plus indiquée dans le recensement d'Argelliers de 1866 ; + 09.06.1866, à Argelliers (34), dans sa maison d'habitation "rue de la placette" Assas

- Françoise Madeleine (fa Claude et Anne MARTIN) 19.12.1788, à Assas (date et lieu indiqué dans son acte de mariage) ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, elle est dite "fille majeure, cuisinière, demeurant à Paris 43, rue Saint Jacques" ; absente pour cet acte, elle a donné procuration à sa mère par acte reçu de Me BRÉTON, à Paris, et elle est appelée Françoise ; Cm, le 22.12.1828 avec Antoine GALIÉRE (patronyme écrit avec cette graphie par le notaire) et son seul prénom indiqué est Françoise : elle se constitue en dot, de son chef, 1/ 300 francs pour la valeur de "bijoux d'or et d'argent qu'elle possède en ce moment" et 2/ une somme de 1000 francs en espèces d'argent ayant cours ; le futur mari reconnaît ce montant de 1300 francs sur tous ses biens et il s'engage à les restituer si la situation l'exigeait ; tous les autres biens de Françoise, présents et à venir, seront et demeureront libres et paraphernaux ; elle ne sait pas signer ; l'acte est passé à l'étude du notaire (notaire Louis, Marie, François, Xavier BONFILS, de Montpellier) ; x Antoine GALLIERE, le 14.01.1829, à Montpellier (avec le prénom de Madelaine) ; "domiciliée depuis longtemps à Montpellier" quand elle se marie ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), on lui donne le prénom de Françoise et elle est dite : "épouse du sieur GALLIERE, vacher, demeurant à Montpellier" ; dans les testaments de Claude, elle apparaît toujours avec le prénom de Françoise ; par contre, dans le minutier du notaire BONFILS, de Montpellier, au 03.04.1847, un acte de notoriété l'indique comme "Françoise Madelaine EUZET épouse d'Antoine GALLIERE", ce qui s'explique par le caractère de ce type d'acte. Voir Assas

- Martin Pascal (fs Claude et Anne MARTIN) 16.04.1791, à Assas ; x Magdelaine PHILIP, le 24.01.1821, à Assas ; Cm 21.06.1820 (notaire Michel ALICOT, de Montpellier) ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est dit "cultivateur à Villeneuve Angoulème " (le nom de Villeneuve-lès-Maguelone entre 1816 et 1831) ; leur fils Antoine naît à Villeneuve Angoulème, le 26.06.1825 ; il est alors domicilié "à la campagne de la Beauregard" ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), il est dit "cultivateur demeurant à Montpellier" ; il ne sait pas signer ; le 19.04.1836, agriculteur à Montpellier, il vend à Jean Baptiste BARET (vacher à Montpellier), une pièce de terre champ contenant 103 ares 20 centiares, au terroir de Montpellier, section E, dite de Montauberon, pour le prix de 600 francs, afin de faire face à la dot de son épouse, Magdelaine PHILIP (notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier) ; signalé au recensement de 1836 de Montpellier, comme journalier (mais son prénom est Pierre) avec son épouse (qui a le patronyme PHILIPPE) et 4 enfants : Antoine, Baptiste, Marguerite et Eugène ; signalé au recensement de 1841 de Montpellier, comme cantonnier au chemin de fer, avec son épouse et leurs enfants Antoine, Baptiste, Marguerite et Auguste, "île Refuge" ; le 09.04.1846, il reçoit de jean Baptiste BARET les 600 francs que ce dernier lui devait (destinés à la dot de sa femme), suite à la vente du 19.04.1836 (notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier) ; le 11.04.1846, il achète à Pierre Virgile DEMIANS une terre vigne contenant 81 ares 20 centiares située, à Saint-Jean-de-Védas - voir plus de détails sur cette vente à l'article de Magdelaine PHILIP, en "suite 1" (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; dans l'acte de vente de cet immeuble par ses enfants, le 27.06.1862, il est indiqué comme "agriculteur et employé au chemin de fer de Montpellier à Cette" (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 16.03.1856, à Montpellier, "dans l'hôpital général". Assas et Villeneuve-lès-Maguelone

- Jean, appelé parfois Baptiste ou Jean Baptiste (fs Claude et Anne MARTIN) 9 fructidor an 3 (26.08.1795), à Assas ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est dit "cultivateur à Lattes" et il est appelé Jean Baptiste ; Cm, le 01.05.1824 avec Marguerite FERMAUD (fa Etienne et Elisabeth JAUMARD - patronyme écrit CHAUMARD dans l'acte de mariage) : la dot est de 600 francs (200 francs "en la valeur des bijoux et dorures" que porte Marguerite, 200 francs payés en numéraire et 400 francs qu'Etienne FERMAUD s'engage à payer "dans deux années", avec un intérêt de 5 %, sans retenue) ; Jean reconnaît les bijoux et dorures et les "tient pour reçus le present mariage s'accomplissant" ; il reconnaît de même les 200 francs et en donne quittance ; enfin, il reconnaît "d'ores et déjà" la somme de 400 francs sur tous ses biens présents et à venir, en faveur de Marguerite ; l'acte est passé à l'étude où Jean est le seul à signer (notaire Pascal Barthélémy PERIDIER, de Montpellier) ; x Marguerite FERMAUD, le 22.06.1824, à Montpellier (il habite toujours Lattes) ; domicilié à Lattes (au moins de 1824 à 1836) puis à Montpellier ; à Lattes, il est "payre à la métairie du Couran", appartenant à Louis ALLIER ; cultivateur ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), il est appelé "Jean Baptiste" et est dit : "cultivateur demeurant à Lattes" (son fils Etienne naît à Lattes (34) en 1826 et se marie à Castelnau-le-Lez, en 1850) ; ce prénom de Baptiste se retrouve dans la liste des enfants héritiers de Claude dans ses testaments ; il sait signer ; signalé au recensement de 1841 de Montpellier comme payre, avec son épouse, son fils Etienne et trois domestiques, "section F" ; le 02.04.1860, Jean CAMBON (cordonnier auparavant à Assas, habitant Gigean) lui vend une pièce de terre champ à Assas, quartier de la Planarde, contenant environ 8 ares, pour un montant de 80 francs ; Jean paye immédiatement et reçoit quittance pour le règlement ; l'acte indique qu'il est alors agriculteur à Assas ; l'acte est fait en l'étude du notaire où les parties signent (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; le 03.05.1876, avec son fils Etienne qui autorise sa belle-fille, Marie Pascale MARTIN pour ses biens paraphernaux, il emprunte 3000 francs à Etienne REBOUL (propriétaire à Montpellier, habitant rue Bazille) ; les emprunteurs s'obligent à rembourser la somme dans 4 ans, y compris l'intérêt de 5 % l'an, à payer "en bonnes espèces d'or ou d'argent ayant cours de monnaie et non autrement" ; pour cela, il affecte et hypothèque une pièce de terre champ avec oliviers, située dans la commune de Montpellier, n 36 section G du cadastre, "dite du truc du mas de Chaulet", contenant environ 48 ares ; l'acte indique que les emprunteurs habitent tous Montpellier, "quartier de Saint Martin de Prunet ou du moulin à vent" ; l'acte est passé en sa demeure (pour ce qu'il le concerne) et en l'étude (pour les autres) ; pour plus de renseignements, voir l'article de Marie Pascale MARTIN (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 07.02.1878, "chemin de Saint Martin de Prunet, maison EUZET", à Montpellier. Voir Assas et Lattes.

- Etienne (fs Claude et Anne MARTIN) 29 brumaire an 6 (19.11.1797), à Assas ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est dit "cultivateur à Montpellier" ; il est natif d'Assas et habitant Montpellier quand il se marie ; Cm, le 23.08.1825 avec Marguerite Thérèse FERMAUD : le régime est dotal ; Etienne FERMAUD, le père de Marguerite, la dote d'une somme de 600 francs, savoir 200 francs pour la valeur de ses bijoux et dorures (qu'il tient pour reçus, le mariage s'accomplissant) et 400 francs en numéraires dont 200 francs payés en acompte ; il fait une quittance pour ces 200 francs reçus en argent et reconnaît ces 400 francs en faveur de sa future épouse ; Etienne FERMAUD s'engage à lui payer le solde de 200 francs dans 4 ans, avec un intérêt de 5 % par an, à compter de ce jour ; Etienne EUZET s'engage à reconnaître ce solde de 200 francs en faveur de sa future épouse, sur tous ses biens présents et à venir ; Etienne FERMAUD se réserve le droit de retour en cas de prédécès de sa fille sans enfants et de ses enfants sans postérité ; l'acte est fait à l'étude ; les parties ne savent pas signer (notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier) : x Marguerite Thérèse FERMAUD, le 23.09.1825, à Montpellier ; leur fils Antoine naît à Villeneuve Angoulème, le 27.10.1825 ; il est alors payre (régisseur) "chez M. de BROUSSEIROLLES" ; cultivateur ; domicilié à nouveau à Montpellier (au moins à partir de 1836) ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), il est dit "demeurant à Montpellier" ; il est signalé au recensement de Montpellier de 1841, avec sa femme et leur fille Marguerite "île Barafort" mais aussi comme garde maj(or), avec sa femme et leur fille Antoinette, "section G" ; le 26.12.1846, le propriétaire du domaine de la Castelle, à Lattes, vend à Etienne la moitié d'un hangar ; dans cet acte, on voit qu'Etienne et son épouse habitent à Montpellier "près Saint Denis, île Barafort" (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; il ne sait pas signer ; le 23.04.1849, il consent au mariage de sa fille Marguerite avec Jacques Louis AYMARD et il lui constitue en dot et avancement d'hoirie la donation d'une terre vigne située au tènement du mas de Tandon, au territoire de la commune de Montpellier ; la contenance est d'environ 48 ares, son revenu est de 75 francs et son capital de 1500 francs ; la possession et jouissance est au jour de la célébration civile du mariage, à la charge pour les mariés d'en payer les contributions à l'avenir ; il se réserve le droit de retour, en cas de prédécès de Marguerite et de ses descendants (notaire Louis Marie François Xavier BONFILS, de Montpellier) ; le 13.04.1871, il est dit agriculteur, domicilié à Montpellier, île Barafort, et il baille à ferme à Pierre GALOT (agriculteur demeurant faubourg Figairolle, à Montpellier), une terre champ vigne complantée d'oliviers située à Montpellier, quartier du mas de Bugard, comportant 1 hectare 10 ares ; le terme a commencé le 15.01.1871 et doit durer 9 ans ; le prix du fermage est de 110 francs par an, exigible par semestre et d'avance, à partir du 15.01.1871 ; les conditions sont les suivantes : 1/ Pour l'année courante, le preneur prendra seulement la portion revenant au bailleur de la récolte de blé pendante, l'autre portion appartenant à un tiers qui a fait l'ensemencement ; 2/ Le fermier arrachera les arbres morts ou qui pourraient périr, sans être tenu de les complanter ; il pourra ensemencer le champ de telle qualité de grain qu'il jugera appropriée ; il taillera la vigne à l'usage du pays ; 3/ La dernière année, le bail cessera pour le champ le 1er novembre, pour la vigne après la vendange et pour les oliviers après la cueillette des olives ; le champ pourra être laissé en jachère mais la vigne devra être taillée ; 4/ Les contributions restent à la charge du bailleur ; 5/ L'objet affermé est reconnu se trouver en moyen état et sera laissé dans un état pareil à la fin du bail ; l'acte est passé en l'étude ; les parties ne savent pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 07.12.1874, en son domicile "sis à la ferme école, territoire de Thuir" (il s'agit de la ferme-école de Germainville, près de Thuir, dans les Pyrénées-Orientales) ; il est veuf de Thérèse FERMAUD ; l'un des deux déclarants est Louis AYMARD (jardinier à cette ferme-école et beau-fils d'Etienne) Assas et Villeneuve-lès-Maguelone


génération 2 (génération 16 de "La lignée")

- Antoine (fs Martin Pascal et Madelaine PHILIP) 26.08.1825, à Villeneuve Angoulême (Villeneuve-lès-Maguelone) ; signalé au recensement de 1836 de Montpellier, avec ses parents ; signalé au recensement de 1841 de Montpellier, avec ses parents, "île Refuge" ; + ? (avant le 27.06.1862, puisqu'il n'est pas partie à l'acte de vente qui concerne un terrain de la succession de Pascal EUZET) Villeneuve-lès-Maguelone

- Antoine Baptiste dit cadet (fs Martin Pascal et Magdelaine PHILIP) 06.02.1828, "maison de campagne de BOUSSAIROLLE, tenement de Montaubéron", terroir de Montpellier ; signalé au recensement de 1836 de Montpellier, avec ses parents ; signalé au recensement de 1841 de Montpellier, avec ses parents, "île Refuge" ; avec son frère Jules et sa soeur Marguerite, le 27.06.1862, il vend un terrain à Saint-Jean-de-Védas, venant de la succession de leur père, Pascal EUZET, pour le prix de 2500 francs à Antoine SUBE (jardinier de Montpellier) ; la parcelle de 81 ares 20 centiares est située sur la matrice cadastrale n 209 bis, section D et elle faisait partie du domaine de la Castelle ; l'acheteur s'engage à payer cette somme à un cessionnaire, Joseph Antoine Nicolas Ernest de BRIGNAC ; le notaire indique que son surnom est "cadet" ; l'acte est passé dans l'étude du notaire (Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Emilie FABRE, le 6 septembre 1872, à Montpellier ; pas de Cm ; il signe ; au mariage, assistent notamment : Etienne POUJOL, chef poseur au chemin de fer, et Jean LANDÉS, aiguilleur, domiciliés à Montpellier ; brigadier poseur au chemin de fer (PLM) ; il est décoré par le président de la République, Sadi CARNOT, ce qui est relaté par le journal Le Gaulois du 24.07.1888, en ces termes : "A valence, avant le départ, dans les salons d'honneur de la gare, M. CARNOT ayant à ses côtés MM. NOBLEMAIRE, directeur général de la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée, PICARD, directeur de l'exploitation, et LAMOLÈRE, inspecteur général, a décerné huit médailles d'argent et deux médailles de bronze à des agents intérieurs appartenant à la compagnie depuis une quarantaine d'années, sans avoir jamais encouru de punitions. M. NOBLEMAIRE, en présentant à M. CARNOT ces modestes collaborateurs, a mis en relief leurs services obscurs, mais précieux, et a affirmé les liens qui unissent la grande famille du personnel à la tête duquel il est placé." Suivent les huit noms des agents récompensés, avec, en deuxième position : "EUZET, brigadier à Montpellier, 44 ans." (de service) ; Le Monde illustré du 04.08.1888 a reproduit la scène et on peut penser, compte tenu de l'ancienneté la plus grande de Baptiste EUZET que c'est lui qui est représenté, recevant le diplôme des mains du président de la République (le texte précise que les autres ont plus de 30 ans dans la compagnie) ; retraité du chemin de fer quand il décède ; + 06.10.1894, "rue Basile BALARD n 9", à Montpellier.



Baptiste EUZET récompensé par le président Sadi CARNOT
(Le Monde illustré)


- Marguerite (fa Martin Pascal et Magdelaine PHILIP) 20.10.1832, "maison JULIEN faubourg de Lattes", à Montpellier (les témoins sont domiciliés à Assas) ; signalée au recensement de 1836 de Montpellier, avec ses parents ; signalée au recensement de 1841 de Montpellier, avec ses parents, "île Refuge" ; domestique ; x Jean Mathieu MOULIN, le 27.08.1858, à Montpellier ; les publications ont été passées à Montpellier et Lunel-Viel (34) ; Cm 13.08.1858, notaire Marie Louis Eugène PERIDIER, de Montpellier ; elle signe d'une façon très hésitante ; domestique quand elle se marie ; l'année 1859 est marquée par la naissance puis le décès de leur fille Magdelaine Baptistine, dans leur maison d'habitation de Lunel-Viel ; avec ses frères Jules et Baptiste, le 27.06.1862, elle vend un terrain à Saint-Jean-de-Védas, venant de la succession de leur père, Pascal EUZET, pour le prix de 2500 francs à Antoine SUBE (jardinier de Montpellier) ; la parcelle de 81 ares 20 centiares est située sur la matrice cadastrale n 209 bis, section D et elle faisait partie du domaine de la Castelle ; l'acheteur s'engage à payer cette somme à un cessionnaire, Joseph Antoine Nicolas Ernest de BRIGNAC ; l'acte est passé dans l'étude du notaire ; dans l'acte, il est indiqué qu'elle ne sait pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; signalée dans les recensements de Lunel-Viel, de 1861 à 1911 ; dans celui de 1861, elle est seule avec son mari ; dans les recensements de Lunel-Viel de 1866 à 1891, elle vit avec son mari et leur fille Célestine (née en 1865) ; son mari fait passer un avis dans le Messager du Midi du 26.05.1867 pour indiquer que "par jugement contradictoire de la première chambre du tribunal civil de Montpellier, en date du 18.05.1867 (...) il a été, sur sa poursuite, déclaré séparé de corps et par suite de biens, d'avec Marguerite EUZET son épouse." ; dans les recensements de Lunel-Viel de 1901 et 1906, elle vit seule et est veuve (son mari est décédé le 17.08.1896) ; dans celui de 1911, elle est indiquée avec sa fille Célestine qui a le patronyme VILLARET (mais le mari n'est pas présent) ; sauf en 1866 où le couple est signalé habitant "avenue de Montpellier", les autres recensements donnent la "rue Querelle" comme lieu d'habitation (généralement au n 6) ; le recensement de Lunel-Viel de 1866 précise qu'elle ne sait ni lire ni écrire ; elle est généralement indiquée sans profession dans ces recensements de Lunel-Viel ; + 30.03.1914, à Lunel-Viel (Enregistrement, "Successions et absences", bureau de Lunel)

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Eugène (fs Martin Pascal et Magdelaine PHILIP) 17.02.1836, "maison CLAPAREDE au faubourg Boutonnet", à Montpellier ; signalé au recensement de 1836 de Montpellier, avec ses parents ; + 03.11.1836, "maison AZEMA au faubourg Boutonnet", à Montpellier.

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Jules Auguste (fs Martin Pascal et Magdelaine PHILIP) 19.02.1839, "maison FABRE sur les boulevards Blanquerie", à Montpellier ; signalé au recensement de 1841 de Montpellier, avec ses parents, "île Refuge" ; serrurier, célibataire et domicilié à Montpellier, le 27.06.1862 quand, avec son frère et sa soeur, il vend une terre située à Saint-Jean-de-Védas ; ce terrain vient de la succession de leur père, Pascal EUZET ; il est vendu au prix de 2500 francs à Antoine SUBE (jardinier de Montpellier) ; la parcelle de 81 ares 20 centiares est située sur la matrice cadastrale n 209 bis, section D et elle faisait partie du domaine de la Castelle ; l'acheteur s'engage à payer cette somme à un cessionnaire, Joseph Antoine Nicolas Ernest de BRIGNAC ; l'acte est passé dans l'étude du notaire (Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + ?




La signature de Jules Auguste EUZET, le 27.06.1862


- Fulcrand (fs Antoine et Françoise MARQUÉS) ca 1810, à Grabels (le lieu est indiqué dans l'acte de décès du registre de l'État civil de Jacou mais l'acte de naissance ne se trouve pas dans le registre de Grabels) ; il habite Jacou et est célibataire quand il décède ; + 29.09.1841, à Jacou, dans sa maison d'habitation, "âgé de 31 ans" (registre de l'État civil de Jacou) ; (+) 30.09.1841, dans le cimetière de Jacou ; il est "âgé de 31 ans" (registre paroissial de Jacou, qui n'indique pas le lieu de naissance).

- Marie (fa Antoine et Françoise MARQUÉS) entre 1811 et 1814, à Assas ? ; x Antoine PONSONAILLE 06.02.1837, à Jacou ; + 23.02.1890, à Montpellier. Voir Jacou et Assas

- Marie Henriette (fa Antoine et Françoise MARQUÉS) 10.09.1818, à Montpellier, "maison de campagne THOMASSI, tenement d'encombes, terroir de Montpellier" (le premier témoin est Jean, Pierre, Pascal EUZET) ; + 13.06.1819, à Montpellier.

-
Anne (fa Antoine et Françoise MARQUÉS) 25.11.1820, à Lattes, dans "la métairie GACHE" ; est présent à la naissance, Jean Baptiste GACHE (propriétaire à Montpellier, qui signe) ; x Pierre DOUMERGUE, le 24.05.1842 à Assas ; Cm 28.04.1842, notaire Amédée GRASSET, de Montpellier : régime dotal, dot constituée par son père : 500 francs dont 100 en dorures "dont ladite fille est parée" et 300 francs en espèces metalliques ; elle demeure à Assas quand elle se marie ; elle ne sait pas signer ; journalière ; + 25.05.1898, "faubourg Figuerolles n 6", à Montpellier. Voir Lattes et Assas


- Antoine (fs Etienne et Marguerite Thérèse FERMAUD) 27.10.1826, à Villeneuve Angoulême, dans la maison du "sieur de BROUSSEIROLLES" ; + 08.04.1835, "maison de campagne FABREGE ténement de Montels", terroir de Montpellier.

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Anne (fa Etienne et Marguerite Thérèse FERMAUD) 10.02.1830, à 9 heures du matin, "maison FAUQUIER hors le faubourg Sonnerie", à Montpellier ; soeur jumelle de Marguerite ; + 13.02.1830, "maison FAUQUIER hors le faubourg Sonnerie", à Montpellier.

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Marguerite (fa Etienne et Marguerite Thérèse FERMAUD) ) 10.02.1830, à 11 heures du matin, "maison FAUQUIER hors le faubourg Sonnerie", à Montpellier ; soeur jumelle d'Anne ; signalée au recensement de 1841, avec ses parents, "île Barafort" ; Cm avec Jacques Louis AYMARD, le 23.04.1849 : le régime est dotal ; elle se constitue en dot, de son chef, la somme de 200 francs "pour la valeur des bijoux qu'elle possède en ce moment" ; Louis AYMARD déclare les avoir vus et examinés ; il les reconnaît en sa faveur, affecte et hypothèque ses biens présents et à venir pour cette somme ; Etienne EUZET, père de Marguerite fait à celle-ci la donation d'une terre vigne, en constitution de dot et avancement d'hoirie (pour plus de détails, voir l'article d'Etienne) ; l'acte est passé en l'étude où ne signent que Louis AYMARD et les témoins (notaire Louis Marie François Xavier BONFILS, de Montpellier) ; x Jacques Louis AYMARD, le 02.05.1849, à Montpellier ; elle est journalière quand elle se marie ; elle ne sait pas signer ; le 13.04.1871, elle habite avec son mari (jardinier) à Thuir (66), à la ferme école de Germainville (arrondissement de Perpignan) ; elle baille à ferme à André GALOT (jardinier au jardin des pins, à Montpellier), une pièce de terre vigne complantée d'oliviers, à Montpellier, quartier du mas du Tandon, contenant environ 47 ares 9 centiares (il s'agit de la terre reçus en donation par son père, lors de son Cm) ; le fermage annuel est de 100 francs, exigible par semestre et d'avance ; elle est autorisée par son mari, selon un acte sous seing privé du 11.04.1871 ; ce bail est fait sous 4 conditions : 1/ La première année, le preneur pourra arracher 2 rangées d'oliviers qui sont au milieu de la terre ainsi que 2 autres rangées qui périront, et ce sans être tenu de les complanter ; 2/ Le preneur soignera et taillera la vigne en bon ménager et père de famille, selon l'usage du pays ; 3/ A la fin du bail, la vigne sera laissée en moyen état comme elle se trouve maintenant, taillée et non cultivée ; 4/ Les frais des présentes seront supportés moitié par chacune des parties ; l'acte est fait et passé en l'étude ; GALLOT signe (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le couple est signalé dans le recensement de Thuir de 1876, à la ferme école de Germainville, avec deux enfants, leur fille Catherine (23 ans) et leur fils Louis (12 ans) ; dans ce recensement son nom est écrit HUISSET ; le couple est signalé dans le recensement de Thuir de 1881, sans enfants, à la ferme école de Germainville ; le couple n'est pas signalé dans le recensement de Thuir de 1886

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Antoinette (fa Etienne et Marguerite Thérèse FERMAUD) ? ; signalée au recensement de 1841, avec ses parents, "section G".


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Elisabeth (fs Jean et Marguerite FERMAUD) ca 1825, à Lattes (34) ; + 13.09.1830, "maison DAUBE, faubourg de Lattes" (âgée de 5 ans et 4 mois).

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Etienne (fs Jean et Marguerite FERMAUD) 25.08.1826, à Lattes (34) ; cultivateur à Montpellier ; signalé au recensement de 1841, avec ses parents, "section F" ; Cm 08.04.1850 avec Marie Pascale MARTIN : il habite avec ses parents au domaine de Grammont, à Montpellier, cependant qu'elle habite avec son père à la maison de campagne Fontanel, à Montpellier ; tous sont présents et consentants ; le régime est dotal ; elle se constitue en dot, de son chef, 400 francs en la valeur de dorures et bijoux qui lui appartiennent ; tous les autres biens de la fiancée, présents et à venir, sont libres et paraphernaux (plus de détails à son article) ; l'acte est passé en l'étude où signent Etienne EUZET et son père (notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier) ; x Marie Pascale MARTIN, le 18.05.1850, à Castelnau-le-Lez (34) ; le 19.01.1871, il assiste et autorise son épouse dans le réglement de la succession de son père, par un accord fait par elle et son frère, Antoine MARTIN, d'une part, et Marguerite NEGRET, veuve de son père marié en secondes noces, d'autre part ; l'acte est passé pour ce qui la concerne, dans sa demeure, "avenue de Toulouse n 15" (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 03.05.1876, il autorise son épouse (sur ses biens paraphernaux) à emprunter, solidairement avec son père, Jean EUZET, 3000 francs à Etienne REBOUL, de Montpellier (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) - pour plus de détails sur cet acte, voir à l'article de son père, Jean, et à celui de Marie Pascale MARTIN, dans les informations sur les conjoints ; + 20.07.1899, "villa des fleurs, boulevard Auguste Comte", à Montpellier ; sa veuve, rentière, signalée au recensement de 1901, habitait toujours "13, boulevard Auguste-Comte", en 1908 (Annuaire de l'Hérault). Castelnau et Lattes

- Pierre Etienne (fs Jean et Marguerite FERMAUD) 01.01.1831, à Lattes, "à la métairie du Couran" ; + 21.04.1839, "maison de campagne HEGUIBUS ténement de la cavalade", terroir de Montpellier (âgé de 8 ans et 6 mois).


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Marguerite (fa Pierre et Agnès SABATIER) 29.07.1810, à Saint Brès (34) ; lisseuse ; domiciliée à Montpellier, quand elle se marie, en 1834 ; x Louis MODOT (patronyme écrit MAUDOT dans les avis de 1887), le 16.05.1834, à Montpellier ; Cm le 17.04.1834, notaire Pierre MAUMEJAN, des Matelles : sa dot est de 500 francs (informations du bureau de l'enregistrement de Montpellier) ; signalée au recensement de Montpellier de 1836, avec son mari et un enfant (Charles, 1 an) ; + 13.04.1887, "rue du grand Saint Jean", à Montpellier. Le Messager du Midi du 26.06.1887 fait paraître un avis de vente sur licitation d'autorité du Tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier (prévue le 04.07.1887) pour "une maison d'habitation et sol élevée de deux étages au dessus du rez-de-chaussée située à Montpellier, rue du Grand Saint-Jean 9, attenante au Grand Café dit La Grotte Américaine, portée à la section G, n 46 du plan cadastral. Elle confronte du levant GUINIER ou le vacant connu sous le nom du Grand Galion, du couchant la rue du Grand Saint-Jean, du midi ladite rue et du nord ledit GUINIER ou la rue du Grand Galion." La mise à prix est de 5000 francs et il est précisé que cette maison dépend des successions des mariés Pierre EUZET et des mariés MAUDOT, en leur vivant, propriétaires à Montpellier. Un avis identique paraît dans le même journal, deux jours plus tard. Puis, pour la même maison, le Messager du Midi du 18.07.1887 fait paraître un avis de vente sur surenchère (prévue le 25.07.1887), suite à licitation, pour un montant de 5862,50 francs. Enfin, dans son numéro du 08.12.1887, ce journal fait paraître un avis de purge d'hypothèque légale. La notification a été faite aux parties (y compris ses deux fils, Charles et Vincent MAUDOT) et au procureur de la République par l'huissier PY. Saint-Brès

- André [fs Pierre (parfois appelé"André") et Agnès SABATIER] 03.04.1813, à Fabrègues ; signalé au recensement de 1841 de Montpellier avec ses parents et sa soeur Catherine ; Cm, le 16.09.1854 avec Victoire CAYRIER : le régime est dotal ; "elle se constitue en dot, de son chef, tous les meubles et immeubles qui lui sont parvenus de la succession de Jacques CAYRIER, son père, mais il demeure expressément convenu qu'André EUZET pourra, avec le consentement de sa future épouse, procéder à toutes liquidations et partages des susdits biens, les vendre, échanger, toucher et recevoir le prix desdits meubles et soultes de partage et d'échange mais à la charge pour lui de faire reconnaissance dotale à sa future épouse des sommes qu'il recevra et de les affecter et hypothéquer au profit de celle-ci sur les biens immeubles lui appartenant de valeur suffisante pour garantir les susdites sommes ou bien d'en faire emploi ou acquisition d'autres immeubles qui seront dotaux à la future épouse mais aliénables aux mêmes conditions de reconnaissance ou d'emploi. Les aliénations, emplois et remplois devront être faits en la présence et du consentement exprès de la future épouse." ; tous les autres biens présents et à venir de la future épouse lui seront et demeureront libres et paraphernaux, et à ce titre elle en aura l'entière administration et jouissance ; l'acte est fait en l'étude où signe André (il y a aussi la signature de Pierre CRASSOUS) ; elle ne sait pas signer (notaire Louis Marie François Xavier BONFILS, de Montpellier) ; les deux publications sont faites à Montpellier, les 24.09.1854 et 01.10.1854 ; sa mère (veuve, présente au mariage), lui a donné son consentement ; la mère de l'épouse (veuve, absente au mariage) a donné son consentement par acte notarié, à Antraigues (07), le 03.09.1854 ; x Victoire CAYRIER, le 01.12.1854, à Montpellier ; le mariage est fait en présence de Pierre BONNIER (cordonnier), Cyprien BONNET (maréchal), Alexis Victor DAUVIN (retraité) et Pierre CRASSOUS (cultivateur), domiciliés à Montpellier, qui signent avec André ; il est cultivateur et domicilié à Montpellier quand il se marie ; + 31.12.1854, à Montpellier, "dans la maison Moreau, rue de la Verrerie" (acte du 01.01.1855) ; les déclarants sont Jean ARNASSAN (cocher, 46 ans, son beau-frère ; il signe) et Etienne EUZET (cultivateur, 58 ans, son oncle paternel ; il ne sait pas signer), domiciliés à Montpellier ; l'acte indique bien qu'il est fils d'Agnès SABATIER mais c'est par erreur qu'il est dit fils d'André (au lieu de Pierre) EUZET. Fabrègues



La signature d'André EUZET, le 01.12.1854


- Catherine 1 (fa Pierre et Agnès SABATIER) 03.12.1816, "maison de campagne MASSANNE dite mas de Couver, terroir de Montpellier." ; signalée au recensement de 1841 de Montpellier avec ses parents et son frère André ; x Jean ARNASSAN, le 15.10.1846 à Montpellier ; Cm, le 28.09.1846 : elle demeure à Montpellier avec ses parents, lesquels sont présents et consentants ; elle est couturière ; le régime est dotal ; elle se constitue en dot, de son chef, une somme de 600 francs, soit : 300 francs de bijoux et 300 francs "des meubles qu'elle possède en ce moment et qu'elle a acquis du produit de son travail et de ses économies" ; Jean ARNASSAN déclare les avoir vus et les tient pour reçus, "le présent mariage s'accomplissant" ; il en fait la reconnaissance dotale en faveur de Catherine, affecte et hypothèque la somme de 600 francs sur ses biens présents et à venir ; l'acte est passé en l'étude où signent les deux futurs et Pierre EUZET ; dans cet acte, le nom de sa mère est Agnès VAQUIER (notaire Louis Marie François Xavier BONFILS, de Montpellier) ; + 29.10.1889, "chemin de Palavas, n 7", à Montpellier.

-
Jean (fs Pierre et Agnès SABATIER) 01.03.1819, à Pignan (34) ; la déclaration est faite par le père, l'instituteur et le percepteur de Pignan ; décès sous le prénom de Baptiste, en 1834, à Montpellier ; en effet, d'après le registre des décès de Montpellier, un certain Baptiste EUZET (fils de Pierre et d'Agnès SABATIER), décédé le 18.10.1834 "dans la maison de son père au faubourg Sonnerie" de Montpellier serait né vers 1819, à Pignan ; or, il n'y a rien sur les registres de Pignan en 1819, ni avant ni après, avec ce prénom ; l'acte de décès précise qu'il a 15 ans et qu'il est natif de Pignan ; un des déclarants est Charles MODOT ; il est donc fortement probable que ce "Baptiste" est, en réalité, Jean, né effectivement en 1819 à Pignan (d'autant que l'on n'a plus de traces de Jean, ultérieurement). Pignan

- Catherine 2 (fa Pierre et Agnès SABATIER) 08.06.1820, "maison de campagne PERIDIER dite lemasson, terroir de Montpellier." ; + 17.08.1820, "maison de campagne PERIDIER dite lemasson", à Montpellier.


génération 3 (génération 17 de
"La lignée")

- Jean (fa Antoine Baptiste et Emilie FABRE) 29.05.1874, "rue Bourgeois n 36", à Montpellier ; témoins de l'acte de naissance : Jacques CAMBOULIVE et Auguste MAIGRON, employés au chemin de fer ; célibataire ; employé au chemin de fer ; + 01.03.1893, à Montpellier, "chemin de Maurin gare Rondelet", à Montpellier, âgé de 19 ans ; la déclaration de décès est faite par Antoine FABRE, 37 ans, et Jules VEYRON, 27 ans, employés au chemin de fer et domiciliés à Montpellier ; dans le n du 15.03.1893 de La Campana de Magalouna, Etienne DELMAS a écrit, après son décès accidentel, un hymne en son honneur :

A la memòria de moun Amic
Jan EUZET
mort a Mount-peliè lou premiè de mars 1893,
a l'age de 20 ans

Nigro notanda capillo
(a marcà d'une pèra negra)

Tus qu'avèn viot riguent au printems de la vida,
Devian trop lè plourà toun trespàs doulourous !
Amé tus, dins lous lians d'une amistat soulida,
Èren toutes galois, èren toutes urous.

Oh ! mès la mort t'a pres, e quites dins la pena
Tous amics que dempioi parloun pas que de tus.
Ara per tous parents quanta ruda cadena !
Ai ! las ! moun paure Jan, no, te veiren pas pus !...

Crei-z-hou, conservaren ta douça souvenen ça ;
Iéu pensarai souvent à toun bon cor d'amic ...
S'aici tous derniès jours sonn estats que soufrança,
Amount-d' aut as trouvat un benurous abric !

Estièine DELMAS


-
Julie Marie (fa Antoine Baptiste et Emilie FABRE) 05.12.1875, "chemin du pont Juvenal, maison Bouchet", à Montpellier ; témoins de l'acte de naissance : Jean DELEUZE et Eugène PETIOCH, poseurs au chemin de fer, domiciliés à Montpellier ; + 26.04.1891, "chemin de Maurin dans un des locaux du chemin de fer en cette ville", âgée de 15 ans ; la déclaration de décès est faite par Antoine FABRE, 35 ans, et Jules VEYRON, 25 ans, employés au chemin de fer et domiciliés à Montpellier.


-
Mathilde Marguerite (fa Etienne et Marie Pascale MARTIN) 23.08.1857, à Montpellier, "dans la maison César, avenue de Toulouse" ; la réquisition est faite par le père, qui signe ; + 01.11.1900, "villa des fleurs, boulevard Auguste Comte", à Montpellier, "âgé de 38 ans" (en réalité 43 ans, le prénom indiqué au décès étant Joséphine Mathilde, au lieu de Mathilde Marguerite).

-
Julie (fa Etienne et Marie Pascale MARTIN) 07.07.1864, à Montpellier, "dans la maison César, avenue de Toulouse" ; les témoins sont deux coiffeurs de Montpellier (Hubert OLLIER et Adolphe LACABANNE) ; le père signe ; + 19.02.1946, à Montpellier, "80, avenue du professeur Grasset" ; à son décès, elle demeure, "10, rue Saint Louis", à Montpellier ; le déclarant est un employé, Jules BROS.

-
Juliette (fa Etienne et Marie Pascale MARTIN) en 1874, à Montpellier (selon le recensement de Montpellier de 1926 mais l'acte ne naissance ne se trouve pas dans le registre de l'état civil) ; présente avec sa mère, veuve, "boulevard Auguste Comte" (maison n 4), âgée de 27 ans, au recensement de 1901, de Montpellier ; signalée au recensement de Montpellier de 1926, seule, sans profession, "rue Saint Louis" (n 10 ?).



Une branche venue des Matelles

Certains membres des la deuxième branche des EUZET venus de Saint-Gély-du-Fesc aux Matelles s'installent à Montpellier, à la fin du XIXe siècle. (voir Les Matelles )

génération 1 (génération 15 de "La lignée")

- Jean François Dieudonné (fs Jean et Marguerite MARTINIER) 22.07.1837, Les Matelles ; agriculteur (en 1866-1871) ; domicilié au hameau de Galabert (en 1863, en 1866, en 1871) ; x Marie Clotilde COUTAREL, en 1863 ? à Pompignan (30) ? ; les déclarations de mariage sont des 19 et 26.07.1863 aux Matelles ; ses parents lui remettent leurs biens (ainsi qu'à son frère Célestin), le 23.10.1864 (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le 12.09.1865, il procède au partage de ces mêmes biens avec son frère Célestin ; sa part est constituée de 10 lots (terres, vignes, pâtures, champs, la moitié d'un bois, amandiers, olivette, une partie de la maison à Galabert, "savoir deux chambres du coté du couchant, au couchant de la cuisine, plus au rez de chaussée une pièce formant le dessous de la chambre de la pièce obscure qui lui est contigue du coté du levant appartenant à Célestin EUZET, la pièce de rez de chaussée, la moitié du pailler et de l'écurie à prendre du coté du sieur Eusèbe SERRE" et encore "une pièce servant de remise dans laquelle il existe un four à cuire le pain au même lieu de Galabert avec la faculté de passage avec charrete sur le vacant commun qui se trouve contigu à la remise, faisant partie de la ferragere, plus la cour qui est au midi, le tout confrontant du nord et du couchant des chemins, du midi RECOULY et du levant Célestin EUZET sur le vacant commun" et enfin "la moitié du pailler et de l'écurie au dessous à prendre du coté du sieur RECOULY" ; l'acte est passé dans leur maison, en présence de Pierre GRAS et de Fulcrand Caliste ICARD, propriétaires aux Matelles (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; "païre (régisseur) chez monsieur DUMAS aîné à Fontanès" (en 1864), village où naît leur premier fils, le 23.06.1864 ; domicilié à Montpellier, "19, rue Bonnard" (en 1888) ; cocher à Montpellier ; le couple réside toujours à Montpellier en 1901 (recensement), "rue Saint Vincent de Paul 19" avec leur fils Célestin (cocher), leur belle-fille Anaïs BASTIT et leurs deux petits-enfants, Denise (3 ans) et Joseph (1 an) ; + 23.01.1907, à Montpellier, "chemin de Nazareth, maison VITOU" (dans l'acte de décès, il est appelé "Jean Julien") Les Matelles et Fontanès

- Françoise Marguerite (fa Pierre et Elisabeth Henriette COURNUT) 01.03.1843, Les Matelles ; couturière ; x Antoine Marcellin CAVALIER 05.08.1865 Les Matelles ; Cm 05.08.1865, notaire MAUMEJAN, des Matelles ; elle signe ; elle a dû s'installer à Montpellier, à une date qui n'est pas connue ; le couple habite Montpellier en 1901 (recensement), banlieue, section B ; + 13.03.1921, à Montpellier, "rue de la vieille, 4"

-
Marguerite Léontine Françoise (fa Pierre et Elisabeth Henriette COURNUT) 28.12.1847, Les Matelles ; couturière ; x Antoine Edmond BASTIT, le 18.04.1871, Les Matelles ; Cm 26.03.1871, notaire MAUMEJAN, des Matelles ; elle signe "Léontine" ; elle a dû s'installer à Montpellier, à une date qui n'est pas connue ; + 19.07.1912, à Montpellier, "rue Moquin Tandon 10".

génération 2 (génération 16 de
"La lignée")

- Jean Célestin (fs Jean François Dieudonné et Marie Clotilde COUTAREL) 23.06.1864, à Fontanès (34) ; cheveux et sourcils : châtains, yeux : châtain foncé, front : couvert, nez : fort, bouche : moyenne, menton : rond, visage : plein, taille : 1 m 68 ; taches de rousseur ; tailleur de pierres ; classe 1884 ; incorporé au 122ème régiment d'infanterie à compter du 27.11.1885 (arrivé le 27) ; numéro matricule : 53 ; 2ème classe ; il réside à Montpellier, "route Saint Lazare, maison BOURGADE" quand il part au service militaire ; n 169 du tirage au sort ; mis en disponibilité le 20.09.1886 ; passage dans la réserve le 01.07.1890 ; il n'est pas tenu de justifier d'un certificat de bonne conduite, ne comptant pas un an de présence sous les drapeaux ; périodes militaires au 17ème régiment d'infanterie à Béziers du 25.08. au 21.09.1891 et au 14ème régiment d'infanterie du 30.09. au 27.10.1895 ; x Berthe Rosalie ESCALIER, le 23.04.1898 à Montpellier ; il habite à Montpellier, "chemin du cimetière, maison CAUSSE", quand il se marie ; pas de Cm ; il signe ; il passe à l'armée territoriale le 01.11.1898 ; période d'exercices militaires du 24.05. au 26.05.1907 comme garde des voies de communication ; libéré définitivement du service militaire le 10.11.1910 ; domicilié à Montpellier en 1901 (recensement : "Chemin du cimetière Saint Lazare, n 3", avec son épouse et deux enfants, Yvonne et Louis) ; domicilié à Montpellier en 1906 et 1911 (recensements de Montpellier : "ancien chemin de Castelnau, n 3", avec son épouse et trois enfants, Yvonne, Louis et Marie) ; signalé sans activité au recensement de Montpellier de 1931, à la même adresse avec son épouse et leur fils Louis ; + 09.07.1937, à Montpellier, en son domicile "Rond-Point Saint Lazare, maison BIBAL". Les Matelles et Fontanès

- Célestin Julien (fs Jean François Dieudonné et Marie Clotilde COUTAREL) 18.09.1869, aux Matelles ; classe 1889 ; n de tirage 170 du 3ème canton de Montpellier ; cheveux et sourcils : châtains, yeux : gris, front : couvert, nez : moyen, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 62 ; ajusteur mécanicien ; incorporé au 3ème régiment d'artillerie, le 14.11.1890, matricule 1757 ; ouvrier en fer de 2ème classe le 22.03.1891 ; ouvrier en fer de 1ère classe le 30.05.1892 ; envoyé en congé le 25.11.1893 ; période d'exercices dans le 3ème régiment d'artillerie du 26.06. au 23.07.1896 ; mécanicien en 1897 à Montpellier ; réformé n 2 par la commission spéciale de Montpellier le 02.01.1899 ; cocher en 1900 à Montpellier ; loueur de voitures en 1907 à Montpellier ; convoqué par la commission de révision en 1914 (mobilisation), il est maintenu réformé n 2 ; définitivement libéré du service militaire le 30.11.1918 ; pour suivre la mécanisation des transports, il passe son permis de conduire les voitures automobiles le 20.09.1917 (l'adresse sur le permis est "60 faubourg Boutonnet", à Montpellier) ; x Anaïs, Eugénie, Madelaine BASTIT, le 08.08.1896, aux Matelles ; pas de Cm ; il signe EUZET Célestin ; domicilié "60, faubourg Boutonnet", à Montpellier [mais au recensement de 1901 de Montpellier, il habite avec son épouse, deux enfants (Denise et Joseph) et ses parents, au n 19 de la "rue Saint Vincent de Paul" et est signalé comme cocher de fiacre] ; il est témoin au mariage d'Eugénie BASTIT, sa belle-soeur, aux Matelles, le 01.06.1907 ; signalé dans la liste des habitants de Montpellier en 1908 (Annuaire de l'Hérault), loueur de voiture, "chemin de Nazareth" ; l'annuaire de l'Hérault de 1914 signale EUZET (C) : voitures de place, à l'adresse suivante : "10, rue Moquin-Tandon" ; + 31.01.1920, à Montpellier, "rue du faubourg Boutonnet, 60" Les Matelles

- Paul, Martin ((fs Jean François Dieudonné et Marie Clotilde COUTAREL) 11.11.1871, Les Matelles ; tonnelier ; il a dû s'installer à Montpellier, à une date qui n'est pas connue ; + 13.04.1888, "rue Bonnard n 19", à Montpellier. Les Matelles

génération 3 (génération 17 de "La lignée")

- Yvonne Emilie Jeanne (fa Jean Célestin et Berthe Rosalie ESCALIER) 13.02.1899, à Montpellier ; signalée au recensement de 1901, avec ses parents, "Chemin du cimetière Saint Lazare, n 3" ; signalée aux recensements de 1906 et de 1911, avec ses parents, "ancien chemin de Castelnau, n 3" ; signalée au recensement de Montpellier de 1926, comme perleuse ?, avec ses parents, "chemin 44" ; x Etienne Marius SERVEL, le 24.01.1928, à Montpellier ; + 25.09.1981, à Montpellier.

- Louis Marius Jean (fs Jean Célestin et Berthe Rosalie ESCALIER) 15.10.1900, "rue Saint Pierre, n 2", à Montpellier ; signalé au recensement de Montpellier de 1901, avec ses parents, "Chemin du cimetière Saint Lazare, n 3" ; signalé aux recensements de montpellier de 1906, de 1911 et de 1931 (graveur chez DEBRET pour cette dernière année), avec ses parents, "ancien chemin de Castelnau, n 3" ; inscrit à l'école des Beaux-Arts de Montpellier : en 1916-1917, sous le n 149, au cours d'initiation, en 1917-1918, sous le n 52, au cours linéaire, en 1918-1919, sous le n 146, au cours de stéréotomie ; signalé au recensement de Montpellier de 1926, comme tailleur de pierres, avec ses parents, "chemin 44" ; célibataire ; graveur sur métaux (à son décès) ; + 19.07.1934, "Rond-point du cimetière Saint Lazare, maison BIBAT", à Montpellier.

- Marie Jeanne Anna Célestine (fa Jean Célestin et Berthe Rosalie ESCALIER) 30.09.1904, à Montpellier, "Rond Point Saint Lazare, maison RIVIERE" ; signalée aux recensements de 1906 et de 1911, avec ses parents, "ancien chemin de Castelnau, n 3" ; signalée au recensement de Montpellier de 1926, comme couturière, avec ses parents, "chemin 44" ; x Raymond Etienne LANZA, le 31.01.1929, à Montpellier ; + 08.10.1946, à Montpellier, en son domicile, " 37, ancien chemin de Castelnau", épouse de Raymond Etienne LANZA ; déclaration par Antoine SERVEL (son beau-frère)


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Denise Jeanne Léontine (fa Célestin Julien et Anaïs BASTIT) 14.07.1897, "rue Lunaret, n 21" à Montpellier ; signalée au recensement de Montpellier de 1901, au foyer de ses parents et grands-parents, "rue Saint Vincent de Paul, n 19" ; x Marie Jean Pierre CELLIER, le 01.09.1923, à Montpellier ; signalée au recensement de Montpellier de 1926, avec son mari, "Avenue de Lodève, n 3" ; le couple a une fille Marie Madeleine, née en août 1926, "Quartier Montels, campagne Roust" (Le Petit Méridional du 29.08.1926) ; + 25.11.1962, à Pignan (34).

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Joseph Antoine Marius (fs Célestin Julien et Anaïs BASTIT) 05.08.1900, "avenue de Nîmes", à Montpellier ; le père, cocher, signe la déclaration de naissance avec deux témoins, eux-mêmes cochers à Montpellier ; x Julie Césarine PIEYRE, le 22.08.1923, à Montpellier ; signalé au recensement de 1931 de Montpellier comme typographe, avec sa femme et leur fille Marie Louise, "avenue de Lodève, après l'octroi" ; + 11.07.1994, à Montpellier.

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Louise Jeanne (fa Célestin Julien et Anaïs BASTIT) 29.06.1910, "rue Moquin Tandon 10", à Montpellier ; sont témoins à la déclaration de naissance : Jean RABASTENS (cocher) et Paul GRENIER (cocher), le père (cocher) ayant signé l'acte ; x Lucien Emile GUIBAL, le 03.12.1930, à Montpellier ; domiciliée à Montpellier "112 rue Max Mousseron" quand elle se marie ; "à l'occasion du mariage de M. GUIBAL avec Mlle EUZET, il a été remis la somme de 60 francs à M. GRANAT, chevalier de la Légion d'honneur, adjoint au maire de Montpellier, pour le Bureau de bienfaisance." (Le Petit Méridional du 04.12.1930) ; le couple est signalé dans le recensement de 1931 de Montpellier "rue Jeu de mail des abbés" (n de maison : 6) ; L'Eclair du 03.09.1941 signale que "Madame GUIBAL Louise née EUZET, jardinière, demeurant Chemin du Jeu-de-Mail-des-Abbés, a déclaré que hier, vers 7 H 30, pendant qu'elle procédait à la vente de son jardinage, on lui a dérobé son sac à main contenant ses cinq cartes d'alimentation, qu'elle avait placé dans un cabas déposé à ses côtés sur le trottoir de la rue de la Loge" ; + 25.09.1998, à Montpellier ; veuve à son décès.

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Eugénie (fa Célestin Julien et Anaïs BASTIT) en 1918, aux Matelles (d'après le recensement de Montpellier de 1931) ; signalée avec sa mère "rue Faubourg Boutonnet 60", à Montpellier, en 1931 (recensement).

génération 4 (génération 18 de
"La lignée")

- Marie Louise (fa Joseph Antoine Marius et Julie Césarine PEYRE) 17.07.1925, à Montpellier (selon L'Eclair du 18.07.1925 où elle est dite "fille de EUZET, linotypiste et de Mme, née PEYRE, octroi de Lodève" ; signalée au recensement de Montpellier de 1931, avec ses parents "avenue de Lodève, après l'octroi" (dans ce recensement, le nom de sa mère est écrit PIEYRE) ;

Une branche venue du Mas-de-Londres :

- Génération 1 (Génération 16 de La lignée ) :

- François (fs Jean Baptiste EUZET et Marie Pascale JEAN) 27.01.1818 au Mas-de-Londres, "au domaine de la Liquière" ; bourrelier ; le 04.05.1843, il habite à Montpellier ; avec ses soeurs Françoise, Anne et Telcide, son frères Jacques, tous héritiers de Marie Pascale JEAN (leur mère), il vend à Jean RICOME (propriétaire agriculteur demeurant à Viols-en-Laval) et à Cyprien RICOME (son fils aîné, propriétaire agriculteur à Notre-Dame-de-Londres), une pièce devois appelée Pioch Fenouilloux, de 276 ares, à Cazevieille ; cet immeuble avait été donné à ladite dame JEAN par Etienne Joseph JEAN, son père dans son Cm du 31.08.1813 retenu par le notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJEAN, des Matelles ; la vente est réalisée pour un montant de 2000 francs qui sont payés immédiatement ; Jean RICOME se porte fort pour son fils qui est absent (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; toujours domicilié à Montpellier en 1847 quand il assiste au mariage de sa tante, Françoise Henriette EUZET, à Saint-Martin-de-Londres ; x Marie Anne Albine ROUQUETTE, le 20.04.1855, à Montpellier ; le même acte donne la reconnaissance et la légitimation de leur fille Marie Françoise Augustine née le 05.03.1855 ; les futurs déclarent qu'il n'a pas été fait de contrat de mariage, alors que le bureau de l'enregistrement de Montpellier indique pourtant qu'il y a eu un contrat de mariage le 02.04.1855, passé devant le notaire DUSFOUR (Joseph Hyacinthe DUSFOUR), ce qui est le cas ; le régime est dotal ; il signe ; + 11.07.1865, à Montpellier. Le Mas-de-Londres


La signature de François EUZET
(au bas de son contrat de mariage)


- Anne (fa Jean Baptiste et Marie Pascale JEAN ou JEANJEAN) 15.03.1819, au Mas-de-Londres, "au domaine de la Liquière" ; née à 3 heures du matin, sa mère est décédée à 4 heures du matin, "après avoir accouché" ; la déclaration a été faite par Françoise BOUVIÉ, sage-femme, épouse de Jean EUZET ; au recensement de 1836 de Grabels, elle habite avec sa soeur Françoise, son beau-frère, Joseph DUPIN et leur premier enfant, Marie DUPIN (Anne a, alors, 17 ans) ; elle n'est plus signalée sur Grabels aux recensements suivants ; le 09.05.1837, sa soeur Marguerite Telcide fait son testament et lui lègue les biens qu'elle laissera à son décès ; dans cet acte, il est précisé qu'Anne habite à Cazevieille ; des précisions sont données dans son propre testament qu'elle fait à la même date, chez le même notaire : "mineure de plus de seize ans, étant au service de Madame veuve JEANJEAN, demeurant dans la commune de Cazevieille, laquelle étant malade de corps mais saine d'esprit a fait et prononcé intelligiblement son testament (...)" ; elle déclare : "Je donne et lègue à titre de préciput et hors part à demoiselle Marguerite Telcide EUZET ma soeur, dite Cozette, couturière demeurant à Viols Laval, la moitié de tous les biens meubles et immeubles que je laisserai à mon décès" ; l'acte est fait "dans une pièce au premier étage de la maison d'habitation de la dite Madame veuve JEANJEAN située audit lieu de Cazevieille", en présence de François TEULON (propriétaire), Jacques LAZUTTES (instituteur), de Cazevieille, et de deux maçons, Jean et Honorat BELLOC, de Saint-Martin-de-Londres (Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, notaire des Matelles) ; le 04.05.1843, elle habite à Montpellier ; avec ses soeurs Françoise et Telcide, ses frères Jacques et François, tous héritiers de Marie Pascale JEAN (leur mère), elle vend à Jean RICOME (propriétaire agriculteur demeurant à Viols-en-Laval) et à Cyprien RICOME (son fils aîné, propriétaire agriculteur à Notre-Dame-de-Londres), une pièce devois appelée Pioch Fenouilloux, de 276 ares, à Cazevieille ; cet immeuble avait été donné à ladite dame JEAN par Etienne Joseph JEAN, son père dans son Cm du 31.08.1813 retenu par le notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJEAN, des Matelles ; la vente est réalisée pour un montant de 2000 francs qui sont payés immédiatement ; Jean RICOME se porte fort pour son fils qui est absent (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; célibataire ; elle ne sait pas signer ; lors de la succession de son oncle Henri EUZET, le 17.01.1876, elle est indiquée comme cuisinière, domiciliée à Saint-Jean-de-Fos ; elle est représentée pour cet acte par le notaire Louis Eugène PERIDIER, de Montpellier, spécialement commis par ordonnance du président du Tribunal civil de Montpellier (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; elle n'est pas signalée dans les recensements de Saint-Jean-de-Fos de 1872 et 1876, ce qui veut certainement dire qu'elle n'est pas restée longtemps dans cette commune ; + ? (le décès n'est ni sur Montpellier ni sur Cazevieille, ni sur Saint-Jean-de-Fos) Le Mas-de-Londres et Cazevieille et Grabels


- Génération 2 (Génération 17 de La lignée ) :

- Marie Françoise Augustine (fa François et Marie Anne Albine ROUQUETTE) 05.03.1855, à Montpellier ; légitimée et reconnue le 20.04.1855, dans l'acte de mariage de ses parents.
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Calixte Jean Baptiste (fs François et Marie Anne Albine ROUQUETTE) 24.03.1857, maison Fournel, boulevard de l'hôpital général, à Montpellier ; + 30.08.1858, maison Fournel, boulevard de l'hôpital général, à Montpellier
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Marius Napoléon Julien François (fs François et Marie Anne Albine ROUQUETTE) 15.04.1859, maison Fournel, boulevard Henri IV, à Montpellier ; + 18.08.1859, maison Fournel, rue des Carmes, à Montpellier
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Clémence (fa François et Marie Anne Albine ROUQUETTE) 22.11.1860, maison Fournel, boulevard Henri IV, à Montpellier ; mineure quand a lieu l'inventaire de leur grand-oncle, Henri EUZET, le 17.01.1876 ; elle est alors sous la tutelle d'Albine ROUQUETTE, sa mère et de son beau-père, Louis ARBOUSSET, et a pour subrogé tuteur ad hoc, Alfred JEANJEAN, commis demeurant à Montpellier (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Jacques COULAZOU, le 11.11.1886, à Montpellier ; pas de Cm ; elle signe Clémence EUZET ; elle est tapissière quand elle se marie ; elle est chef de ménage, tapissière , au recensement de Montpellier de 1901, avec deux fils de 10 ans (Alfred et Marius COULAZOU), "rue Pitot, n 20" ; + 12.11.1942, veuve COULAZOU, 5, rue Fontenille, à Montpellier (dossier de l'enregistrement, bureau de Montpellier, confirmé par l'avis de décès paru dans Le Petit Méridional du 13.11.1942 ; (+) le 13 ; messe de sortie de deuil à l'église Sainte Thérèse, le 19 à 9 heures).
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Joséphine Mathilde (fa François et Marie Anne Albine ROUQUETTE) 05.12.1862, maison Fournel, boulevard Henri IV, à Montpellier ; mineure quand a lieu l'inventaire de leur grand-oncle, Henri EUZET, le 17.01.1876 ; elle est alors sous la tutelle d'Albine ROUQUETTE, sa mère et de son beau-père, Louis ARBOUSSET, et a pour subrogé tuteur ad hoc, Alfred JEANJEAN, commis demeurant à Montpellier (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Charles Calixte ALLIEZ, le 10.06.1882, à Montpellier ; pas de Cm ; elle signe ; tailleuse ; domiciliée à Montpellier ; le couple est signalé au recensement de 1901, au "n 1, rue du Consulat", à Montpellier, avec une fille, Jeanne ALLIEZ, âgée de 17 ans ; "par jugement de défaut rendu le 28.11.1903, par le tribunal civil de Montpellier, au profit de Mathilde EUZET, sans profession, épouse de Charles-Calixte ALLIEZ, ferblantier, contre ce dernier, domiciliés ensemble à Montpellier, rue de l'Argenterie, n 25, il appert que la séparation de biens a été prononcée entre les époux ALLIEZ sus-nommés, et que Me GALIBERT, notaire à Montpellier, a été commis pour procéder à la liquidation des droits et reprises de Mme ALLIEZ et aux opérations nécessaires" (L'Eclair du 02.01.1904 qui reprend un extrait du jugement de séparation de biens paru dans le Moniteur judiciaire du 13.12.1903) ; + 03.02.1931, à Montpellier, en son domicile, "chemin du mas de merle, clinique Tédenat".

Une branche venue de Vendargues :

Génération 1
"La lignée". (génération 17)

- François Cyprien (fs Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) 25.09.1841, à Vendargues ; x1 Catherine MARIOGE, le 18.02.1865, à Vendargues ; Cm notaire LAJARD, de Castries, le ? ; x2 Anne CHARDENON , le ? à ? ; agriculteur (en 1865), employé de commerce d'une maison de Narbonne-11 (en 1886-1888), marchand de volailles (en 1901) ; il signe ; il habite avec sa deuxième épouse à Montpellier en 1901 (recensement), "16 rue Lamartine" (son épouse est indiquée sous le nom de CHARDON Anna) ; signalé par l'annuaire de l'Hérault de 1902, dans la liste des habitants de Montpellier : "EUZET Cyprien, volailles et gibier, 3, rue Lamartine" ; il n'est pas indiqué dans la liste comparable de 1908 ; + 28.03.1924, à Montpellier, "3 bis rue de l'Aire"

Génération 2
"La lignée". (génération 18)

- Anne Aurélie (fa François Cyprien et Catherine MARIOGE) 02 (ou 03).12.1866, à Vendargues ; x Henri RENAUD 20.02.1888, à Vendargues, le 20.02.1888 ; publications à Vendargues et à Montpellier ; pas de Cm ; sans profession ; elle signe ; domiciliée à Montpellier quand elle meurt ; + 26.06.1896, à Vendargues.

Une branche venue de Pérols :

Génération 1
La lignée (génération 15) :

- Henri (écrit, le plus souvent, Henry) fs Fulcrand et Françoise ICARD ; 6 nivose an 14 (27.12.1805), à Cazevieille ; agriculteur ; conscrit de 1825 : agriculteur, taille 1m75, capable de servir ; célibataire ; le 26.03.1829, alors qu'il est encore agriculteur, domicilié à Sueilles (mais absent), son père lui accorde une procuration générale et spéciale pour vendre en son nom "tout ou en partie du domaine de Suelhes et tous autres immeubles dont il a la propriété, le tout situé sur le territoire de la commune de Cazevieille ou de celle du Mas de Londres" ; de même, il lui donne pouvoir en ce qui concerne Françoise ICARD, pour traiter et transiger avec Jacques ICARD (frère de Françoise) dans l'instance pendante devant le tribunal de première instance de Montpellier, pour la demande qu'elle a faite, en nullité pour cause de lésion de plus du tiers dans la succession de leurs parents, Jean Baptiste ICARD et Anne Jeanne CAUSSE ; l'acte est fait au domaine de Roubiac, maison COLLET, en présence de François ROUX et Jean Baptiste Antoine COLLET, propriétaires fonciers, qui signent avec Fulcrand (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; le 26.03.1829, Fulcrand EUZET fait son testament et déclare qu'Henri sera son légataire ; il lui lègue "en préciput et hors part non sujet à rapport le quart en propriété de ses entiers biens" qu'il délaissera à son décès (meubles, immeubles, noms, droits, voix, raisons et actions) ; il en aura possession et jouissance après sa mort, à charge de payer à Marie (soeur d'Henri) et Françoise Henriette (autre soeur d'Henri), à chacune 300 francs, somme qui sera payée un an après son décès, sans intérêts jusqu'alors ; l'acte est passé à la métairie de Roubiac, à Cazevieille, maison des sieurs et demoiselles COLLET, frères et soeurs, en présence de Jean Henri ROUX (notaire de Saint-Martin-de-Londres) et de François ROUX (propriétaire foncier), de Jean Baptiste Antoine COLLET et Fulcrand COLLET, propriétaires fonciers de Cazevieille, qui signent (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; suite à la procuration du 26 mars, le 08.04.1829, Henri vend pour son père, une vigne à Joseph, Paulin, Casimir, marquis de GÉVAUDAN, située au tenement du cros de Mortiès, section A, n 27 et 28, contenant 83 ares (4 seterées 15 dextres ancienne mesure locale) ; cette vigne confronte du levant, notamment, le dit marquis qui est aussi propriétaire de la métairie de la Figarède ; la vigne est ainsi décrite : "une vigne ci-devant partie en champ actuellement se trouvant une partie en vigne depuis environ 6 ans et l'autre partie plantée aussi en vigne de cette année" ; il y a aussi des oliviers sur ce terrain ; le prix est de 850 francs, somme qui sera payée audit EUZET "ou à ses créanciers d'après la distribution qui sera faite du prix de la présente vente sur un ordre volontaire ou judiciaire et ce avec l'intérêt à raison de 5 % l'an à dater du 1er octobre prochain de la présente année" ; la possession et jouissance est prévue au 01.10.1829, après la récolte pendante ; l'acte est fait à la métairie de la Figarède, en présence de François et Jean Jacques ROUX (frères, propriétaires fonciers à Cazevieille) qui signent avec les parties (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ;

il est signalé comme "homme d'affaires" au château de Restinclières (commune de Prades-le-Lez) au recensement de 1841, avec un domestique (le recensement de Prades est en déficit pour 1846 et il n'est pas signalé dans le recensement de Prades de 1851) ; il est signalé dans la liste annuelle du jury d'Assises de l'Hérault pour 1850, avec le n 752 : il a été retenu pour être dans la liste des 36 jurés titulaires de la session du 4ème trimestre 1850 ; sa rubrique est ainsi libellée : "EUZET (Henri), homme d'affaires au domaine de Maurin, âgé de 36 ans" ; le domaine de Maurin se trouve à Lattes mais il n'est pas indiqué dans le recensement de Lattes de 1851 et il n'est pas non plus signalé dans l'état civil de Lattes (entre 1813 et 1882) ; ces indications veulent donc dire que Henri EUZET, célibataire a quitté Lattes avant le recensement de 1851 (et que l'indication de son âge, dans la liste du jury, est 46 ans et non 36 ans) ; on le retrouve domicilié à Pérols, à la ferme Pailletrice, lors des recensements de Pérols de 1856 (il est indiqué comme "régisseur"), 1861 (il est indiqué comme "homme d'affaires") et 1866 (il est indiqué comme "homme d'affaires") ; par contre, il n'y est plus au recensement de Pérols de 1872, le régisseur étant Louis ROUGE ; + 09.12.1875, au château de la commune d'Aumelas "où il était venu en visite" ; domicilié à Montpellier et sans profession à son décès ; déclaration de décès par Jacques EUZET, son neveu, "homme d'affaires de M. d'ALBENAS, âgé de 60 ans, domicilié au château". ; l'inventaire de ses biens a lieu en janvier 1876, à son domicile, "20, cours des casernes", à Montpellier ; l'inventaire se fait en présence de Me LAZUTTES, commissaire priseur, à Montpellier ; les biens inventoriés se font pièce par pièce (par exemple, la "salle à manger au premier étage, éclairée par une fenêtre ouvrant sur le cours des casernes" ou encore, "une chambre d'entre-sol éclairée par une lucarne à tabatière", etc.) ; la valeur des biens mobiliers, linge et vêtements s'élève à 314 francs ; s'ajoutent encore 10,50 francs à Aumelas ; il possède deux titres, inscriptions de rentes sur l'Etat, inscrites au grand livre de la dette publique, à savoir une rente n 128214 série 4, pour une somme annuelle de 2000 francs, soit un capital de 44.413,33 francs pour laquelle trois trimestres sont dus (1500 francs) ; l'autre rente a pour numéro 150069 série 4, représentant une somme annuelle de 200 francs ou un capital de 4441,33 francs, pour laquelle trois trimestres sont dus (150 francs) ; l'estimation de ces valeurs se fait à la date du décès ; il n'a pas fait de testament et le partage est prévu en cinq parts : 1/5ème pour sa soeur Henriette, 1/5ème pour les représentants de son frère Jean Baptiste (décédé), 1/5ème pour les représentants de son frère Jacques (décédé), 1/5ème pour les représentants de son frère Jean Fulcrand (décédé), 1/5ème pour les représentants de sa soeur Françoise (décédée) ; l'acte est du 17.01.1876 (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; les actes suivants concernent ensuite la succession : le jugement du Tribunal civil de Montpellier, le 06.02.1876 puis le règlement de partage dressé le 30.08.1876, suivant ce jugement (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; l'homologation de ce règlement par le Tribunal civil de Montpellier, le 21.10.1876 ; enfin, les paiements effectués à chacun des héritiers (notaires COSTE et BONFILS, de Montpellier), en 1876.
Prades-le-Lez et Lattes et Aumelas et Cazevieille et Pérols

- Jean Fulcrand fs Fulcrand et Françoise ICARD ; 29.07.1790, à Cazevieille ; cultivateur, taille 1m73, désigné pour le dépôt, Réf. 1 R 115, conscrit de l'an 1810 ; au recensement de 1836 de Pérols, il est signalé comme "pensionnaire chez le dit ARDISSON", qui est patron de ponton et marié avec Hélène TROUSSEILLER (graphie adoptée dans ce recensement), qui ont une fille, Marie ARDISSON, âgée de 30 ans ; ces quatre personnes constituent le ménage 9 de Pérols, en 1836 ; x Marie Pascale ARDISSON, le 26.11.1839, à Pérols ; Cm, le 23.11.1839 : régime dotal ; la dot est de 4500 francs qu'il retire, sans aucune condition d'emploi (notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier) ; il sait signer et est indiqué comme régisseur des canaux des étangs ; domicilié à Pérols "depuis 16 ans environ" quand il se marie ; le recensement de Pérols de 1841 le signale comme régisseur aux canaux, avec son épouse et sa soeur Henriette ; il fait un testament, le 12.08.1844 (notaire Eugène VIANÈS, de Montpellier - information de l'Enregistrement, bureau de Montpellier) ; le 21.12.1846, il prête 3000 francs à Antoine ESTIENNE (entrepreneur de travaux publics, de Montpellier) que le débiteur s'engage à rembourser dans un an ; le prêt est sans intérêt jusqu'au terme, avec un intérêt au taux légal en cas de retard ; pour la sûreté de l'opération, ESTIENNE affecte et hypothèque une maison neuve, terrain et dépendances située à Montpellier dans le prolongement du cours des casernes ; l'acte est fait à l'étude du notaire où les parties signent (notaire Eugène VIANÈS, de Montpellier) ; le 17.02.1848, il est négociant à Pérols et bénéficie d'une affectation d'hypothèque de la part d'Auguste FROMENTY (boulanger), de son épouse, Marguerite DAUDÉ, et de Fulcrand FROMENTY, propriétaire agriculteur à Ribes (les Rives), canton du Caylar, arrondissement de Lodève, frère d'Auguste ; cette affectation est la suite de deux lettres de change (pour un total de 7013 francs) passées ce même jour en sa faveur et tirées sur REYNAUD (banquier à Sète) ; ces lettres de change sont payables, l'une de 3409 francs, le 31.12.1848 et l'autre de 3604 francs, le 31.12.1849 ; en conséquence de cette opération, les FROMENTY affectent et hypothèquent en sa faveur leurs immeubles situés à Castries et Ribes (les Rives) ; les parties signent (notaire Eugène VIANÈS, de Montpellier) ; le 21.09.1848, un acte notarié indique la répartition des biens immobiliers répartis entre les adjudicataires, suite à un jugement du tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier concernant Jean DUPIN jeune ; ces biens vendus par expropriation forcée furent adjugés en audience de criée le 08.11.1847 ; Fulcrand obtint le 3ème lot, à savoir une maison dans le village de Pérols pour un montant de 3500 francs, plus 444,50 francs d'intérêts (notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier) ; le 06.11.1848, toujours négociant à Pérols, il vend cette maison à François ALBERT (contrôleur des droits de navigation, demeurant à la croisée du Lez, commune de Villeneuve) ; cette maison comprise à la section A, n 127, cinquième classe, lui a donc été adjugée par jugement du tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier, en date du 08.11.1847, suite à l'expropriation forcée des immeubles appartenant au sieur DUPIN jeune (propriétaire et boucher) et à son épouse ; le prix de l'adjudication était de 3500 francs et Fulcrand vend la maison pour le même montant ; il est indiqué qu'à partir du moment où il remettra les clefs à l'acquéreur, celui-ci devra "faire expulser à ses frais, risques et périls, les mariés DUPIN, précédents propriétaires, qui l'occupent" ; François ALBERT promet de "payer dans 9 ans à compter de ce jour, 1/9ème chaque année, de manière que le payement de la 1ère annuité aura lieu le 6 novembre de l'année prochaine et les autres annuités auront lieu le même jour les années suivantes jusqu'à l'effectif payement, le tout avec intérêt à partir de ce jour, exigible chaque année de 6 en 6 mois terme échu" ; des garanties (hypothèques) sont prévues ; par le même acte, Fulcrand déclare céder et transporter à Emilien VINCENT (avocat à Montpellier) la somme de 3500 francs qui est due par François ALBERT pour le prix de la maison ; Fulcrand le subroge dans tous ses droits, actions, privilèges et hypothèques ; "cette cession est faite pour et moyennant pareille somme de 3500 francs que M. EUZET déclare avoir reçu avant cet acte en espèces d'argent ayant cours dudit M. VINCENT et lui en concède quittance" ; il est précisé que le prix de la vente et les intérêts seront payés (par ALBERT) à Montpellier, au domicile de VINCENT ; l'acte est passé dans la commune de Saint-Clément-de-Rivière, sur une pièce de terre longeant le chemin de Ganges dépendant du domaine de Fontfroide, en présence d'Amédée GARBOULEAU (propriétaire foncier, avoué, à Montpellier) et Fulcrand ICARD (propriétaire, aux Matelles) qui signent avec les parties (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le 23.12.1849, il prête 613,69 francs à François VALADIER et Jeanne ARDISSON, mariés (notaire Charles CAVALIER, de Montpellier - acte à rechercher) ; négociant, le 30.04.1850, il reconnaît avoir reçu 593,29 francs de François VALADIER et Jeanne ARDISSON, suite à l'obligation de 1849 (par les mains de Marcelin COSTE, aspirant au notariat), sachant qu'il abandonne 20,40 francs d'intérêts, le total représentant 613,69 francs ; une quittance est délivrée et il accorde main levée pour l'inscription hypothécaire (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ;

le 28.04.1851, il est régisseur des canaux des étangs, domicilié à Pérols, et il donne main levée et consent à la radiation de l'inscription hypothécaire prise à son profit contre Antoine CHABANON (boulanger à Pérols) et Jean Frédéric ARNAUD (négociant à Montpellier), le 01.08.1848 pour plusieurs immeubles situés dans la commune de Montarnaud (suite à un jugement rendu à l'audience de criée du tribunal civil de Montpellier du 30.05.1842) ; l'acte est passé en l'étude du notaire où il signe (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; le recensement de Pérols de 1851 le signale comme négociant, avec sa femme ; le 03.04.1853, le tribunal de commerce de Montpellier condamne Louis DISPARD (boulanger à Pérols) à lui payer 2250 francs ; le 12.06.1854, par adjudication et pour un montant de 1500 francs, il obtient deux immeubles appartenant à la dame DISPART (DISPARD), veuve d'Isidore BONNET ; ces immeubles sont 1/ Une partie de terrain appelée Plage (à Palavas, n 16 du cadastre, ténement du Grau de Palavas) et une maison d'habitation dans l'enceinte du village (n 16 du cadastre) mais, par acte fait au greffe du tribunal de première instance de l'arrondissement de Montpellier, Adolphe Louis Joseph Charles de BARBEYRAC, marquis de SAINT-MAURICE (propriétaire à Montpellier) fait une surenchère du sixième sur ces immeubles et en porte le prix à 1760 francs ; aussi, le Messager du Midi, dans son numéro du 25.06.1854, indique qu'une nouvelle adjudication est prévue, sur la mise à prix de 1760 francs, le 10.07.1854 ; le 23.03.1855, il passe une annonce dans le Messager du Midi : "Graines de garance, à vendre chez M. EUZET, à Pérols" ; le même journal fait paraître un extrait de demande en séparation de biens : Par exploit de LAVAYSSE, huissier, du 2 juin courant, la dame Marie-Pascale ARDISSON, épouse du sieur Jean-Fulcrand EUZET, propriétaire, domicilié à Pérols, à ce autorisée par ordonnance de M. le président du tribunal civil de Montpellier, du 29 mai dernier, a formé devant ledit tribunal une demande en séparation de biens contre son mari, domicilié audit Pérols, et a constitué Me GARBOULEAU pour son avoué. Montpellier, le 3 juin 1856 - Signé E. GARBOULEAU, avoué - étude rue Vieille-Intendance, 9" (Le Messager du Midi du 05.06.1856) ; il est séparé de biens de son épouse, par jugement du Tribunal civil de Montpellier du 12.07.1856 ; le recensement de Pérols de 1856 le signale comme épicier avec sa femme et leur fille Jeanne, âgée de cinq ans ; le couple n'est plus signalé dans les recensements suivants de Pérols ; le 23.07.1856, suite de la séparation de biens avec son épouse, les reprises matrimoniales de celle-ci sont liquidées à la somme de 4500 francs, selon un règlement contradictoire (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; homme d'affaire du gnral SOLIGNAC qui fut charg de la construction de canal latral, il fait une déposition lors du procès de 1861 entre GERVAIS et DESPOUS de PAUL, au sujet de la proprit de l'Avranches - tang de l'Or (il est alors âgé de 71 ans, ancien négociant et domicilié à Montpellier) : "En 1822, j'étais employé au travaux de construction du Canal. En 1825, le général acheta le Domaine de la Motte et j'entendis dire que le terrain qui fait l'objet du procès était compris dans son acquisition. En 1827, je fus chargé de la direction des travaux des canaux, ainsi que de la gestion de la propriété de la Motte et du Grand Travers. En cette qualité, j'ai souvent donné à ferme, soit à prix d'argent, soit à mi fruits, les joncs qui y croissaient. Quant aux dépaissances, le général les faisait manger à ses troupeaux. Il y venait aussi quelques troupeaux de Camargue. Les propriétaires de ces troupeaux payaient 22 francs par bête. Après la construction du canal, j'accordais au garde du Domaine de la Motte, le droit de pêcher sur la partie de ce terrain qui était couverte par les eaux" - pour plus de détails, voir en
"suite 1" de Pérols ; négociant ; domicilié à Montpellier (au moins à partir de 1861) ; le 16.08.1862, il vend à Léon François VINCENT un magasin et un grenier à foin au-dessus, à Pérols, rue de la chapelle, pour le prix de 1220 francs que l'acquéreur est chargé de payer à son épouse, à valoir sur les reprises dotales de celle-ci (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; le 21.08.1863, Louis DISPARD fils (boulanger à Pérols) paye 800 francs à Fulcrand, suite aux condamnations prononcées par le tribunal de commerce de Montpellier, le 03.04.1853 ; la dette initiale était de 2250 francs ; Fulcrand fait la remise du surplus à DISPARD "qui se trouve réellement dans l'impossibilité de payer" ; dans cet acte, Fulcrand est représenté par Joseph Michel Ferdinand GAY (ancien notaire domicilié à Montpellier) qui donne main levée, ce qui entraîne la radiation de l'inscription aux hypothèques (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 04.11.1863, il fait son testament et il est alors indiqué comme "propriétaire cidevant à Pérols et maintenant à Montpellier au faubourg de Nimes" ; il lègue à son épouse, Marie Pascale ARDISSON, marchande de grain : 1/4 en pleine propriété et 1/4 en usufruit de la totalité des biens qui composeront sa succession à son décès ; sont témoins et attestent de sa capacité à tester : Jean BEDOS, propriétaire à Pérols (il signe BEDOS aîné), Pierre RACHAS (plâtrier à Montpellier), Auguste LEOTARD (bouquiniste à Montpellier) et Jean GIRAUD (relieur à Montpellier) ; l'acte est passé en l'étude du notaire qui signe avec lui et les témoins ; l'acte qui suit est celui du testament de son épouse, en sa faveur, dans les mêmes termes (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 06.04.1875, "faubourg de Nîmes, maison GASC", à Montpellier ; (+) à Pérols (il était alors négociant) Cazevieille et Pérols

Génération 2 La lignée (génération 16) :

- Anne Hélène Françoise Delphine (fa Jean Fulcrand et Marie Pascale ARDISSON) 10.12.1841, à Pérols ; sans profession ; domiciliée à Montpellier quand elle se marie ; Cm, le 24.09.1863, avec Henri Charles GERVAIS (il signe Hi GERVAIS) : régime dotal ; la dot est, au total, de 3000 francs (dont 2600 francs en avancement d'hoirie, sous réserve du droit de retour), soit : 400 francs de bijoux (qu'elle se constitue elle-même), 1220 francs que lui donne sa mère, à prendre sur la créance à l'encontre de Mathurin CANCEL, suite à la vente faite le 16.08.1862 par son père, comprenant délégation en faveur de son épouse et à imputer sur sa reprise dotale ; pour ces 1220 francs, GERVAIS "sera tenu d'en faire emploi en acquisition d'immeubles ou de rentes sur l'Etat, 3 %, au nom de sa future épouse ; toutefois, le futur époux sera dispensé de tout emploi, si lors de la réception du dit capital, il possède personnellement des immeubles de bonne éviction, suffisans pour y faire face ; ces immeubles seront aliénables lorsque le futur époux possédera des immeubles suffisans pour répondre du prix à en provenir ; la future épouse appréciera souverainement la suffisance des immeubles destinés à garantir sa dot" ; sa mère lui donne aussi 280 francs, à payer à la même époque et dans les mêmes conditions que les 1220 francs ; sont ensuite inclus dans la dot, 1100 francs "en la valeur de divers meubles meublants linge de table et de ménage, pendule, argenterie et autres objets mobiliers qui seront remis au futur époux le jour de la célébration du mariage, laquelle célébration vaudra décharge par la future épouse en faveur de la donatrice" ; tous les autres biens présents et à venir de la future épouse seront paraphernaux ; le futur époux fait, tout de suite, reconnaissance dotale sur tous ses biens, présents et à venir, au profit de sa future épouse, des 400 francs de bijoux et des 1100 francs de meubles et effets (soit 1500 francs), afin que cette somme soit rendue, "le cas de restitution arrivant" (en cas de prédécès de Delphine et de sa postérité) ; l'acte est fait et passé "en la demeure de la famille EUZET, dans un salon au rez-de-chaussée de la maison n 13 du faubourg de Nimes" ; tous signent, sauf sa mère, née ARDISSON (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Henri Charles GERVAIS, le 30.09.1863, à Montpellier ; elle signe Delphine EUZET ; le 11.03.1879, Henri GERVAIS fait un acte de reconnaissance de dettes en sa faveur, pour un montant de 10.693,26 francs, soit : 1/ 5158,50 francs dont il se trouvait débiteur envers Marie Pascale ARDISSON, sa belle-mère, selon le partage de présuccession du 02.08.1875 et 2/ 841,50 francs en numéraire, attribués à son épouse, Delphine EUZET, dans le même partage et 3/ 4693,26 francs échus à son épouse dans la succession d'Henri EUZET, son oncle, dressée le 30.08.1876 ; en conséquence, il reconnaît ces sommes sur tous ses biens, présents et à venir, afin qu'elles lui soient rendues avec ses autres reprises (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 18.11.1890, Jean François Edmond VALETTE accorde au couple (solidairement l'un pour l'autre) un prêt de 8000 francs (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier - détails à l'article d'Henri GERVAIS) ; le couple habite au "n 10, rue Faubourg de Nîmes, à Montpellier" en 1894 (et probablement avant car cet immeuble est dans la famille GERVAIS, selon un acte du 20.10.1894, notaire Charles de BORELY, de Montpellier) ; le 06.02.1896, avec son mari, elle vend à Marius ARCHER (propriétaire à Montpellier), "une maison d'habitation élevée d'un étage sur écurie et petit bâtiment séparé par un passage, le tout situé à Montpellier, rue Lunaret, n 23, confrontant au nord-ouest le petit séminaire" ; le prix est de 10.000 francs (notaire Paul GALIBERT, de Montpellier) ; l'avis de purge d'hypothèque légale paraît dans L'Eclair du 12.03.1896 ; la créance de 8000 francs due à VALETTE est remboursée le 21.04.1896 à la veuve Isabelle VALETTE (probablement grâce à la vente de la maison) ; + 21.07.1913, à Pau (64) où elle habitait, selon le fonds COUTOT ; (+) 23.07.1913, à Montpellier (avec le prénom de Delphine, veuve GERVAIS Charles Henri) Pérols

- Eugénie (fa Jean Fulcrand et Marie Pascale ARDISSON) 27.08.1851, à Pérols ; au recensement de Pérols de 1856, elle est indiquée avec ses parents mais avec le prénom de Jeanne ; elle n'est plus signalée dans les recensements suivants de Pérols ; le 17.01.1876 a lieu, à son initiative, l'inventaire et la succession des biens de son oncle, Henri EUZET ; elle est alors indiquée comme "fille majeure, marchande de grains, domiciliée à Montpellier" ; l'inventaire a lieu au domicile de son oncle, 20, cours des casernes, maison Edmond Castelnau ; dans cet acte, elle est dénommée Marie Jenny et elle signe Jenny EUZET (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier - à compléter ) ; Cm le 04.10.1877 avec Etienne Achille BEDOS ; dans l'acte elle est indiquée comme Marie Jenny EUZET et elle signe Jenny EUZET ; les deux mères sont présentes ; le régime est dotal ; elle se constitue personnellement en dot 15.000 francs que son fiancé reconnaît en sa faveur sur tous ses biens présents et à venir ; cette somme est représentée par 5000 francs sur la valeur de meubles, linge de ménage, argenterie, bijoux et trousseau ; son fiancé les tient pour reçus, le mariage s'accomplissant ; les 10.000 francs restants sont remis en numéraire de cours en les mains du futur époux qui en accorde quittance ; tous les autres biens d'Eugénie, présents et à venir, seront paraphernaux ; l'acte est passé en l'étude où signent les parties ; il y a aussi une signature Emilie BEDOS (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; à la suite de cet acte, il y a un nouvel acte du 09.10.1877 dans lequel les deux futurs mariés indiquent qu'il y a lieu de rectifier le contrat de leur union en ce qui concerne les prénoms de la future épouse improprement désignée sous ceux de Marie Jenny tandis que son acte de naissance à la mairie de Pérols, le 28.08.1851, lui donne seulement celui d'Eugénie ; sous cette réserve, les clauses du contrat de mariage restent valides ; elle signe Eugénie EUZET (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Etienne Achille BEDOS, le 27.10.1877, à Montpellier ; elle est indiquée sans profession quand elle se marie ; sont témoins : Ferdinand VALADIER (boulanger, 29 ans, beau-père de l'époux), Achille BOUISSON (propriétaire, 35 ans, cousin de l'époux), Achille ARDISSON (propriétaire, 30 ans, cousin de l'épouse), les trois de Pérols, et Victor AZAÏS (employé de régie, 42 ans, de Montpellier), qui signent avec les parties ; elle signe Eugénie EUZET ; le 29.11.1880, elle se rend adjudicataire, moyennant le prix de 5025 francs, à suite de surenchère, du premier lot des immeubles dépendant de la succession vacante d'Honoré MISTRAL (propriétaire à Montpellier) ; ce lot consiste en une maison située à Montpellier, quartier des Aiguerelles, lieu du jardin Pasquier, n 589, section D du cadastre, suivant jugement du tribunal civil de ce jour ; l'adjudication des immeubles est composée de 5 lots ; c'est le 02.12.1881 que le juge GLAIZE, de ce tribunal, opère la distribution des prix de ces immeubles suivant un ordre amiable qu'il dresse par procès verbal ; le premier lot s'élève donc à la somme de 5025 francs, plus les intérêts du 29.11.1880 au 02.12.1881, soit 253,33 francs ; le juge détermine ensuite les droits des créanciers (en particulier, Lucien EUZET, de Saint-Mathieu-de-Tréviers, pour un prêt de 12.000 francs, datant du 31.10.1873) ; ces opérations font l'objet des paiements et des quittances respectives, pour les adjudicataires et les créanciers, le 18.04.1882 (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; au recensement de Montpellier de 1886, elle habite "12, rue du Pont-de-Lattes", avec son mari et deux enfants de 6 et 3 ans ; à la première publication de mariage de leur fille Marie Hélène avec Antoine CARRIERE, le 12.10.1902 à Montpellier, on voit que le couple est toujours domicilié à Montpellier (probablement à l'adresse indiquée pour leur fille : "rue Jeu de l'arc, 4" ; (+) 08.08.1919, à Montpellier. Pérols

Une branche venue de Saint-Bauzille-de-Montmel


Génération 1 (Génération 15
de "La lignée")

- Marguerite (fa Gabriel EUZET et Elisabeth MARAZEL) 05.03.1785, à Saint-Bauzille-de-Montmel ; cuisinière ; x Pierre CAIZERGUES, le 24.04.1817, à Montpellier ; "domiciliée à Montpellier depuis douze ans" quand elle se marie ; publications à Saint-Bauzille-de-Putois et Montpellier ; au mariage sont témoins un cardeur de laine (Jean MARCADIER), un chapelier (Michel VIDAL) et deux cordonniers (Antoine BERARD et Jacques GLEIZE) qui signent ; Cm 07.04.1817, notaire MASSAL, de Montpellier : elle se constitue 1000 F (selon le bureau de l'enregistrement de Ganges) ; succession et partage des biens de ses père et mère, le 12.10.1817, notaire Jean POUJOL, de Sommières (30) ; dans cette succession, elle obtient dans son lot, pour un montant de 233 francs : la moitié d'une olivette, un vigne à "las vistettes", une garrigue, un quart de jardin, la moitié des terres près du jardin (tous biens à Saint-Bauzille-de-Montmel) ; à l'issue du partage en quatre lots, elle vend à Jacques, Elisabeth et Catherine "la portion qui lui revient de la maison faisant partie de la succession du père commun" mais elle se réserve "une écurie au rez-de-chaussée et une moitié de cazal à prendre du côté du couchant", le tout pour un montant de 100 francs pour lequel son frère et ses soeurs s'engagent à payer dans les deux ans avec l'intérêt légal ; il est aussi convenu qu'elle aura "la faculté de passage de la porte d'entrée par la basse-cour de la maison, pour aller aux objets par elle réservés ; elle ne sait pas signer ; signalée aux recensements de Saint-Bauzille-de-Montmel de 1836, 1841, 1846, 1851 et 1856, au hameau de Favas (précision qui apparaît dans les deux derniers recensements), avec son mari et ses enfants (à noter que l'âge indiqué est toujours faux, la faisant naître 6 à 9 ans plus tard !) ; le 23.02.1851, elle fait une donation entre vifs au bénéfice de son mari pour le cas où il lui survivrait "de l'usufruit de la moitié de tous les biens meubles et immeubles qui composeront sa succession pour ledit CAIZERGUES, en jouir pendant sa vie à partir du décès de la donataire" ; l'acte est passé dans leur maison d'habitation, à Saint-Bauzille-de-Montmel, en présence de Jacques JEANJEAN (aubergiste) et de François JEANJEAN aîné (propriétaire agriculteur), du même lieu (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; + 08.10.1857, à Saint-Bauzille-de-Montmel, "dans sa maison d'habitation".

Génération 2 (Génération 16
de "La lignée")

- Marie (fa Jean et Marie GALOT) 3 fructidor an III (20.08.1795), à Saint-Bauzille-de-Montmel ; x Etienne LACROIX, le 07.07.1817, à Montpellier ; publication des bans à Montpellier et à Saint-Privat (34), les 22 et 29.06.1817 ; quand elle se marie, elle est "domiciliée à Montpellier depuis environ onze ans" ; son pére est présent au mariage et lui donne son consentement mais sa mère est absente ; sont témoins, un garçon cordonnier, deux cordonniers et un marchand de peaux, les quatre habitant Montpellier ; elle ne sait pas signer ; dans l'acte, son patronyme est écrit AUZET ; + 21.03.1878, à Montpellier, "rue Blanquerie n 20" ; dans son acte de décès, elle est dite veuve du sieur Etienne LACROIX, ancien cordonnier, son patronyme est écrit AUZET et l'acte indique qu'elle est née à Beaulieu (au lieu de Saint Bauzille) ; la déclaration de décès est faite par un menuisier et un cordonnier, domiciliés à Montpellier ; les mêmes erreurs de l'acte de décès (pour la forme du patronyme et le lieu de naissance) se retrouvent dans la presse, par exemple dans le numéro du 29.03.1878 du Petit Méridional

-
Jeanne (fa Jean et Marie GALOT) 15 prairial an XII (03.06.1804), à Saint-Bauzille-de-Montmel ; x Antoine FAVIER, le 15.10.1823, à Montpellier ; les actes préliminaires onteu lieu à Saint-Bauzille-de-Montmel et à Montpellier ; elle est mineure quand elle se marie et le consentement est accordé par son père qui est présent mais sa mère est absente (et il n'est rien dit sur son consentement) ; les témoins du mariage sont Jacques LEMOINE (propriétaire), Etienne LACROIX (cordonnier, 30 ans - probablement son beau-frère), Pierre BESSEDE (cordonnier) et Fulcrand Belisaire FAVIER (tailleur d'habits, 30 ans, frère de l'époux) ; seuls signent Antoine FAVIER et les témoins ; le 31.07.1824, naît leur premier enfant, Jeanne Marie Antoinette FAVIER, à Montpellier, "dans la maison Castan, rue du Baille" (les témoins sont le tailleur Fulcrand Belisaire FAVIER et le cordonnier Etienne LACROIX) ; + 16.07.1891, à Montpellier, "rue Seranne n 4" ; l'acte précise qu'elle est âgée de 87 ans, née à Saint-Bauzille-de-Montmel, domiciliée à Montpellier, "veuve de sieur Antoine FAVIER, cordonnier, décédé en cette ville" ; le patronyme est écrit AUZET dans tous les actes de Montpellier.

Une "isolée" venue de Viols-le-Fort


Génération 1 (Génération 15
de "La lignée")

- Marie Anne (fa Jacques et Marie SOULAS) 25 vendémiaire an 12 (18.10.1803), à Cazevieille ; sont témoins : François Jérome COLLET et Fulcrand EUZET, ce dernier étant son oncle paternel, les deux propriétaires fonciers à Cazevieille (son prénom est écrit Marianne dans l'acte et en marge) ; Cm, le 17.04.1820 avec Fulcrand Paul SOULAS (notaire François BALARD, de Saint-Martin-de-Londres - information de l'enregistrement, acte à rechercher) ; x Fulcrand Paul SOULAS (fs Paul et Marie HERMET), le 19.06.1820, à Viols-le-Fort (son prénom est écrit Marie Anne dans l'acte et en marge) ; elle ne sait pas signer ; elle habite à Viols-le-Fort avec son mari et ses enfants (deux au recensement de 1836, quatre à celui de 1841) ; elle n'apparaît pas aux recensements de Viols-le-Fort de 1846 et de 1851 ; c'est probablement parce que le couple s'est ensuite installé à Montpellier ; en effet, en 1848, ils habitent "rue de la munitionnaire", à Montpellier (acte chez le notaire Amédée GRASSET, de Montpellier, le 01.04.1848 : Fulcrand achète des immeubles à Teyran) ; + 09.07.1869, "dans la maison Mazard, rue des Dominicains", à Montpellier (à son décès, le couple a cinq enfants : Marie, Paul, Marguerite, Philomène et Fulcrand SOULAS).





5 / Les EUZET du Triadou qui s'installent à Montpellier au XXe siècle :



Une branche venue de Beaulieu.
Une branche venue du Pouget.


Une branche venue de Beaulieu


Génération 1 (Génération 18
de "La lignée")

- - Antonin Louis (fs Jacques et Jeanne CAMMAL) 07.12.1861, à Beaulieu ; signalé dans les recensements de Beaulieu de 1866, 1872 et 1876 avec ses parents ; x1 Louise CAPDEVILLE, le ?, à Limoux (11) ? (à vérifier) ; le couple habite à Vendargues, en 1889, lieu où Louise CAPDEVILLE décède, le 20.02.1889 ; Antonin habite toujours Vendargues quand il se remarie ; x2 Delphine Marguerite HÉRAT, le 26.04.1890, à Saint Aunès (34) ; Cm 23.04.1890, notaire Auguste COULON, de Castries ; l'acte est passé "sur une terre de M. BAZILLE, ancienne route, commune de Vendargues" ; il signe EUZET Antonin ; son père lui donne en avancement d'hoirie 400 francs "en la valeur de meubles meublants et objets mobiliers garnissant la chambre nuptiale"; sa mère lui fait donnation "de la jouissance d'un logement dans sa maison audit Beaulieu, ce logement composé de la cuisine au rez-de-chaussée à gauche en entrant et de la chambre au dessus de cette cuisine, le tout non garni" (le logement est déclaré d'un revenu normal de 10 francs) ; cultivateur, régisseur, payre ; il habite ensuite avec Delphine HÉRAT à Castelnau-le-Lez, commune où naît leur fils Camille, en 1891 mais, la même année, il est signalé au recensement de Saint Aunès avec son épouse et ses beaux-parents, à "(la) Crouzette" ; il est signalé au recensement de 1901 de Beaulieu comme régisseur, avec sa femme Delphine HERAT, son fils Camille, sa fille Marthe et un domestique ; il est signalé comme agriculteur (travaillant pour M. BESSÈDE) au recensement de Saint Aunès de 1906 avec son épouse, leur fils Camille et ses beaux-parents, au "Quartier haut" ; il est signalé au recensement de Mauguio de 1911 comme payre pour le vicomte de CHARRIN, avec son épouse et trois domestiques, au "domaine de la Mourre" ; il est signalé au recensement de Mauguio de 1921 comme régisseur, avec son épouse et six domestiques dont Marius EUZET, son frère, au "domaine de la Mourre" ; il est signalé comme régisseur au recensement de Mauguio de 1926, avec son épouse et cinq domestiques, au "domaine de la Mourre" ; il est signalé au recensement de 1931 de Montpellier avec son épouse Delphine, "Villa saint Hubert, Boulevard Pierre d'Adhémar" (il n'y a pas de numéro indiqué mais la villa se situe entre le 12 et le 13) ; il est signalé au recensement de 1936 de Montpellier avec son épouse Delphine, "Avenue d'Adhémar" ; + le 11.04.1941, à Montpellier. Castelnau-le-Lez et Beaulieu et Saint-Aunès et Vendargues et Mauguio

Génération 2 (Génération 19 de "La lignée")

- Louis Camille Jacques (fs Antonin Louis et Delphine HÉRAT) le 17.07.1891, à Castelnau-le-Lez (mais, la même année, ses parents sont signalés au recensement de Saint Aunès, chez les beaux-parents de Louis et sans Camille) ; signalé au recensement de 1901 de Beaulieu, avec ses parents ; signalé au recensement de 1906 de Saint Aunès avec ses parents et ses grands-parents maternels, au "Quartier haut" ; classe 1911 ; il est commerçant armurier quand il part à l'armée ; sa description physique est alors : cheveux et yeux : châtain, visage long, oreilles écartées, taille : 1 m 62, nez :(dos : court, base : horizontal, hauteur : moyen, saillie et largeur : petit), front : (inclinaison : fuyant, hauteur : grand, largeur : moyen) ; n 22 de la liste du canton de Castries ; incorporé à compter du 09.10.1912 au 141e régiment d'infanterie de Marseille ; caporal le 01.10.1913 ; sergent le 15.07.1914 ; parti aux armées le 07.08.1914 ; évacué pour blessure le 19.08.1914 (ou le 20, selon l'extrait qui suit : "Blessé au combat de Dieuze (Moselle), le 20 août 1914 par éclat d'obus à la tête" ; rejoint les armées le 10.10.1914 ; cité à l'ordre du régiment (n 1029 bis du 11.10.1918) : "Sous-officier énergique ayant beaucoup d'autorité sur ses hommes. S'est distingué au cours des opérations du 2 au 3 septembre 1918 par son courage et son sang froid. Croix de guerre étoile de bronze" ; adjudant le 10.10.1918 ; affecté à Arras (62), le 27.12.1918 ; aux armées jusqu'au 16.08.1919 ; médaille de la victoire ; médaille commémorative de la grande guerre ; envoyé en congé illimité, le 17.08.1919, à Mauguio (34) ; classé affecté spécial des télégraphes comme commis à Paris, du 20.10.1919 au 14.11.1919 ; mis en disponibilité le 15.11.1919 ; affecté pour ordre au 81e régiment d'infanterie, le 15.01.1920 ; maintenu au 81e régiment d'infanterie, le 01.01.1924 ; position sans affectation, le 01.01.1929 ; affecté au centre de mobilisation d'infanterie n 163, le 15.12.1936 ; puis au n 162, le 25.01.1939 ; rappelé à l'activité, le 23.08.1939, affecté au dépôt n 162 ; arrivé au corps le 23.08.1940 ; adresses successives : il réside à Paris, à son incorporation ; il est le 15.12.1919 à Mauguio, au mas de Latour ; le 30.06.1921, il habite à Montpellier "rue des deux ponts 13" et est commis des postes ; idem en mars 1925 ; La Vie Montpelliéraine du 26.02.1921 annonce : "Nous apprenons avec plaisir les fiançailles de Mlle Germaine RIVOIRARD, fille de M. J. RIVOIRARD, le sympathique armurier bien connu à Montpellier, et de Mme, avec M. Camille EUZET, commis des PTT à Paris, fils de M. Antoine EUZET, très estimé dans nos régions et de Madame" ; x Germaine Philomène Jeanne RIVOIRARD, le 04.06.1921, à Montpellier ; le compte rendu de la journée est donné par La Vie Montpelliéraine du 11.06.1921 : "Le 4 juin, il a été procédé en la mairie de Montpellier, au mariage civil de M. Camille EUZET (...) et de Mlle Germaine RIVOIRARD (...). Les témoins étaient : M. J. RIVOIRARD, oncle de la mariée, et M. DURAND, parent du marié. M. ALBIGÈS, adjoint au maire, ami de la famille, présidait la cérémonie. Il a prononcé une émouvante allocution, rendant hommage aux qualités de la jeune épouse qu'il a pu apprécier depuis son jeune âge et a fait aux jeunes mariés ses meilleurs voeux de bonheur. La bénédiction nuptiale a été donnée le même jour à onze heures, en l'église Saint-Denis, resplandissante de lumière et artistiquement décorée de fleurs. La jeune mariée, très distinguée en sa toilette de charmeuse blanche garnie de dentelles Chantilly, fit son entrée au bras de son père au son d'une marche nuptiale brillamment exécutée par M. BORNE, organiste. Elle était suivie d'un essaim de jeunes filles aux toilettes ravissantes et formant un groupe on ne peut plus gracieux. C'est M. le curé de Saint-Denis qui a béni les jeunes époux et a prononcé une belle allocution sur les droits et devoirs du mariage chrétien. A l'offertoire, tandis que les chants et les orgues alternaient, un service d'honneur très correct, composé de Mlle Amélie SAMUEL, cousine de la mariée, accompagnée de M. PAGÈS, de Mireval, et Mlle Odette JOULIÉ, amie de la mariée, accompagnée de M. ATGER, ami du marié, recueillaient avec une bonne grâce souriante, les offrandes pour les pauvres de la paroisse. Pendant la messe, nous avons eu le plaisir d'entendre M. MARTY exécuter quelques jolis morceaux de flûte et Mlle Odette JOULIÉ dont tout le monde put admirer la jolie voix. A la sacristie, long fut le défilé d'amis accourus pour présenter aux nouveaux époux compliments et souhaits du plus grand bonheur. Après la cérémonie, tous les invités se sont réunis au Lez où, sur des tables savamment décorées de fleurs par les soins de M. ROUSSEL, le vatel GAUSSERAND servait un menu de choix. Au déjeuner un compliment fut adressé aux jeunes époux par deux charmantes fillettes, Mlles Marcelle CHAPELON et Marguerite VERDEILLE ; au champagne, un toast et un discours des plus spirituels ont été prononcés par M. BRIOL. Ensuite divers jeux pleins d'entrain et une petite sauterie divertirent les invités jusqu'à l'heure du lunch qui clôtura gaiement dans l'animation des chants cette journée de bonheur. A dix heures, les jeunes époux quittaient leurs parents et amis pour s'envoler vers la Belgique. Nos voeux de bonheur les y accompagnent." ; signalé au recensement de Montpellier de 1931 comme propriétaire, "rue des deux ponts 4", avec son épouse et leur fils Hubert ; + 21.03.1972, à Montpellier. Castelnau-le-Lez, Mauguio, Saint-Aunès, Beaulieu

- Marthe, Jeanne (fa Antonin Louis et Delphine HÉRAT) 11.06.1900, à Beaulieu ; signalée au recensement de 1901, au foyer de ses parents ; + 18.07.1901, à Beaulieu.

Génération 3 (Génération 20 de "La lignée")

- Hubert Antonin Noël (fs Louis Camille Jacques et Germaine Philomène Jeanne RIVOIRARD) en 1923, à Montpellier ; signalé au recensement de Montpellier de 1931, "rue des deux ponts 4", avec ses parents ; commerçant (armurerie) ; + 29.11.2010, à Montpellier (le reste, confidentiel).

Génération 4 (Génération 21
de "La lignée")

(confidentiel)

Génération 5 (Génération 22 de "La lignée")

(confidentiel)



Une branche venue du Pouget


Génération 1 (Génération 18
de "La lignée")

- Elie Michel Louis (fs Lucien Dieudonné et Maria Antoinette Thérèse CELLIER) 07.12.1903 au Pouget ; signalé aux recensements du Pouget de 1906 à 1926 (au recensement de 1911, c'est son prénom Michel qui est indiqué) ; cultivateur ; dossier militaire : classe 1923, n 1599 du registre matricule de Montpellier ; cheveux châtains, yeux gris, front découvert, nez moyen, visage ovale, 1,68 m ; chauffeur de car et agriculteur ; incorporé le 14.11.1923 au 3ème RI, n 7352 ; renvoyé dans ses foyers le 28.04.1925 ; x Laure GUERRERO, le 01.10.1927 à Pouzols, 34 (publication de mariage à Saint-Bauzille-de-Putois, le 20.09.1927) ; sont présents : Georges EUZET, son frère (employé des chemins de fer, à Montpellier) et Ernest DELFAU (viticulteur à Pouzols) qui signent avec Elie ; pas de Cm ; il habite au mas neuf, à Lattes, le 02.02.1929 ; il habite à Montpellier, cité Valette, maison Guibaudenche, le 14.02.1930 ; il habite Saint-Bauzille-de-la-Sylve (canton de Gignac), chez M. Philippot, le 17.10.1931 ; il est signalé au recensement de Montpellier de 1931, "Cité Valette" avec sa femme et leur fils Lucien ; il est nommé caporal de réserve, le 01.10.1932 ; il passe à la classe la plus jeune de la 2ème réserve de mobilisation comme père de 3 enfants, le 20.07.1935 ; il passe à la 2ème réserve de mobilisation comme père de 4 enfants, le 25.04.1936 ; il est affecté au centre de mobilisation d'infanterie n 163, le 15.12.1936 ; il habite à Gignac, boulevard Pasteur, le 21.07.1938 ; il passe au centre d'infanterie n 162, le 25.01.1939 ; il est mis en position sans affectation, le 12.04.1939 ; il habite à Montpellier, "51, rue Henri René", le 12.01.1940 ; + 03.03.1998, à Montpellier Le Pouget et Saint-Bauzille-de-la-Sylve

- Marie-Thérèse Julie (fa Lucien Dieudonné et Maria Antoinette Thérèse CELLIER) 19.03.1907 au Pouget ; signalée aux recensements du Pouget de 1911 à 1926 (dans ce dernier recensement, le prénom indiqué est Thérèse) ; coiffeuse ; x Elie Jean Marius GAYRAUD, le 05.04.1937, au Pouget ; pas de Cm ; domiciliée au Pouget quand elle se marie ; au mariage, assistent : Marcel CROUZET et Jules AZEMAR (cantonniers au Pouget) ; tous signent, elle-même signant Marie-Thérèse EUZET ; + 19.02.1986, à Montpellier, 2, avenue Bertin Sans, mais elle reste domiciliée au Pouget, "rue de la Poste" Le Pouget

Génération 2 (Génération 19 de "La lignée")

- Lucien (fs Elie Michel Louis et Laure GUERRERO) 19.10.1928, à Montpellier ; il est signalé au recensement de Montpellier de 1931, "Cité Valette" avec ses parents ; il est signalé au recensement de Saint-Bauzille-de-la-Sylve de 1936, avec ses parents, ses soeurs Georgette et Yvette et son frère Yvon ; + 25.08.1994, à Saint-Jean-de-Védas. (le reste, confidentiel) Saint-Bauzille-de-la-Sylve

Lucien EUZET

- Georgette Simone (fa Elie Michel Louis et Laure GUERRERO) 09.02.1932, à Saint-Bauzille-de-la-Sylve ; signalée au recensement de Saint-Bauzille-de-la-Sylve de 1936, avec ses parents, sa soeur Yvette et ses frères Lucien et Yvon ; + 17.11.1990, à Montpellier. (le reste, confidentiel) Saint-Bauzille-de-la-Sylve

- Yvette Andrée (fa Elie Michel Louis et Laure GUERRERO) 03.02.1934, à Saint-Bauzille-de-la-Sylve ; signalée au recensement de Saint-Bauzille-de-la-Sylve de 1936, avec ses parents, sa soeur Georgette et ses frères Lucien et Yvon ; + 14.05.1945, en son domicile, "rue Henri René, n 1", à Montpellier. Saint-Bauzille-de-la-Sylve

- Yvon (fs Elie Michel Louis et Laure GUERRERO) 06.07.1935, à Saint-Bauzille-de-la-Sylve ; signalé au recensement de Saint-Bauzille-de-la-Sylve de 1936, avec ses parents, ses soeurs Georgette et Yvette et son frère Lucien. (le reste, confidentiel) Saint-Bauzille-de-la-Sylve

Génération 3 (Génération 20 de "La lignée")

(confidentiel)

6 / Les EUZET du Triadou qui s'installent à Montpellier au XXIe siècle :



(confidentiel)






Le musée FABRE, de Montpellier
du beau, rien que du beau !
(photo J.C.E. 13.04.07.)

"La création des figures divines est un art sacré. Seules, la méditation prolongée de l'artiste, une vie pure, l'austérité des couvents lui permettent de découvrir en lui-même un sentiment mystique assez puissant pour l'obliger à lui donner une forme nouvelle. Cette forme née d'une extase angoissée, ce n'est pas une notion qu'elle doit apporter à ceux qui la regarderont, c'est une désorganisation particulière, une émotion devant l'une des forces du monde ..." André MALRAUX. Extrait de "La tentation de l'Occident" (lettre LING à A.D., p. 96 de l'édition de la Bibliothèque de la Pléiade, NRF GALLIMARD).



Observations sur les recensements de 1841 et de 1901 :

1/ Le recensement de 1841

Le recensement de 1841 de Montpellier comprend 1444 pages mais les renseignements apportés sont parfois difficiles à interpréter car le positionnement ne se fait pas par adresses mais par îles, c'est-à-dire par blocs de maisons et par sixains, c'est-à-dire par grands quartiers, exactement comme sous l'Ancien Régime. De plus, l'origine géographique, l'année de naissance et l'âge des personnes ne sont pas indiquées, ce qui complique encore plus la recherche. Enfin, certaines fois, c'est même le prénom qui manque !

Ainsi, on trouve une EUZET, domestique, chez le ménage MARGER (p. 23 du registre numérisé GM 509) mais l'absence du prénom ne permet pas de positionnement. Ainsi encore, on trouve une Anne EUZET, domestique chez le ménage CAREL (p. 2 du registre numérisé GM 508), une autre Anne EUZET, domestique chez le ménage COSTE (p. 468 du registre numérisé GM 507), une Joséphine EUZET, domestique chez le ménage AMAT (p. 321 du registre numérisé GM 507) et une Marie EUZET, blanchisseuse (p. 189 du registre numérisé GM 507).

Sont ensuite bien positionnés :

- Pierre EUZET et Adélaïde DUVERDIER, son épouse, (branche venue de Saint-Martin-de-Londres au XIXe siècle, p. 325 du registre numérisé GM 507, île Couve) même si le prénom indiqué pour l'épouse est Marie Adèle. Cet exemple montre le degré d'imprécision de ce recensement. Il permet, cependant, de mieux connaître les prénoms usuels. Pour les enfants de ce couple, ce sont Joseph et Etienne, par exemple.

- Baptiste EUZET et Marie MALAFOSSE, son épouse, sur trois générations (branche venue de Viols-le-Fort au XVIIIe siècle, p. 72 du registre numérisé GM 508, île Durand) avec leurs trois fils : Louis, Charles et Jacques Antoine, l'épouse de ce dernier, Joséphine RAMADIER, et leurs deux enfants, Marie et Barthélémy.

- Etienne EUZET et Thérèse FERMAUD, son épouse, avec leur fille Marguerite (branche venue d'Assas au XIXe siècle, p. 190 du registre numérisé GM 507, île Barafort) ; curieusement, on trouve ce couple signalé une autre fois, section G (donc, probablement, une partie nouvelle de Montpellier), lui dont le métier est alors "garde maj[or]", avec sa femme et une autre fille, Antoinette (qui reste à positionner). Ces autres références sont p. 453 du registre numérisé GM 509.

- Jean EUZET (écrit EUSET), payre, et Marguerite FERMAUD, son épouse, leur fils Etienne (le patronyme étant écrit EUSET) et trois domestiques, Jean DUPY, Laurent GRAS et Pierre GUY (branche venue d'Assas au XIXe siècle, p. 446 du registre numérisé GM 509, section F).

- Pierre EUZET et Agnès SABATIER, son épouse, avec leur fils André et leur fille Catherine (branche venue d'Assas au XIXe siècle p. 196 du registre numérisé GM 507, île Grand Galion). Dans ce dernier cas, cela permet de résoudre une énigme car, selon d'autres sources, le prénom du père était André et non Pierre. Il s'agit bien d'une seule et même personne.

- Pascal EUZET (écrit HEUZET) et Magdelaine PHILIP (écrit PHILIPPE) et leurs enfants Antoine, Baptiste, Marguerite et Auguste (le patronyme étant toujours écrit HEUZET) ; ces références sont p. 347 du registre numérisé GM 509, île Refuge (branche venue d'Assas au XIXe siècle).

Par contre, restent à positionner :

- Guilhaume DOUMERGUE (pareur de couvert(ures) et Marianne EUZET qui résident île Petit Scel (p. 314 et p. 315 du registre numérisé GM 508).

- Jean PONSONHALES (PONSONAILLES), payre, et Anne EUZET, son épouse, avec leur fille Philomène p. 467 du registre numérisé GM 509).

et, éventuellement :

- Alexandre ROUBIEU (travailleur de terre) et Magdelaine AUSET, son épouse, avec un fils (Jacques) et une fille (Joséphine), p. 428 du registre numérisé GM 509).

Finalement, l'analyse de ce recensement est assez riche, même si la forme laisse parfois à désirer et si les renseignements sont succincts. A noter la forme HEUZET dans un recensement, alors qu'on ne la trouve que chez certains notaires d'Aniane et de Saint-Bauzille-de-Putois, au XVIIe siècle. L'hésitation entre le S et le Z (EUSET et EUZET) rappelle l'Ancien Régime, ce qui implique aussi de vérifier la forme AUSET qui peut, en réalité cacher les formes AUSSET ou AUZET d'une part, ou encore EUZET, d'autre part (voir ce qui est dit par ailleurs à ce sujet).


2/ Le recensement de 1901

Sur les 2369 pages du recensement de 1901 de Montpellier, on trouve 17 adresses avec des EUZET (14 de la lignée du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc, 1 de la lignée de Sète et 2 qui restent à déterminer) :

- Banlieue, section B : CAVALIER Marcelin (57 ans) cultivateur patron et EUZET Marguerite (47 ans) épouse couturière - branche issue des Matelles, au XIXe siècle.
- Banlieue, section B : JEANJEAN Louis (63 ans) cultivateur (LÉÉNARD comme patron) et EUZET Marguerite (56 ans) épouse - branche issue de Saint-Bauzille-de-Montmel.
- Banlieue, section D : JANVIER Guillaume et EUZET Elisabeth (68 ans) - branche issue de Saint-Martin-de-Londres, au XVIIIe siècle.
- Passage Belugou 4 : EUZET Joseph (41 ans) sans profession et DONNADIEU Isabelle (31 ans) épouse sans profession - branche à déterminer.
- Chemin du cimetière Saint Lazare 3 : EUZET Jean (36 ans) tailleur de pierre, ESCALIER Berthe (28 ans) épouse, EUZET Yvonne (2 ans) fille et EUZET Louis (5 mois) fils - branche issue des Matelles.
- Boulevard Auguste Comte 4 : MARTIN veuve EUZET Marie (69 ans) et EUZET Juliette (27 ans) fille - branche issue d'Assas, au XIXe siècle.
- Avenue de l'Hôpital suburbain : EUZET Joséphine, infirmière ; elle est de la lignée de Sète (fille de Modeste et de Jeanne CARRIERE) que l'on retrouve au recensement de 1906 ; dans ce dernier recensement, il y a deux Joséphine EUZET, l'une née à Sète en 1887 (la mère) et l'autre en 1856 (sa fille), les deux infirmières à l'Hôpital Suburbain ;
- Rue Lamartine 16 : EUZET Cyprien (59 ans) marchand de volailles et CHARDON Anna (40 ans) épouse - branche issue de Vendargues, au XIXe siècle.
- Rue Saint Vincent de Paul 19 : EUZET Jean (63 ans) cocher de fiacre, COUTAREL Marie (60 ans) épouse, EUZET Célestin (31 ans) fils cocher de fiacre, BASTIT Anaïs (23 ans) épouse, EUZET Denise (3 ans) fille, EUZET Joseph (1 an) fils - branche issue des Matelles, au XIXe siècle.
- Rue Charancy 2 : DUSSOL Louise (66 ans) lingère et EUZET Victorine (25 ans) fille - branche à déterminer.
- Rue du Consulat 6 : ALLIEZ Charles (43 ans) négociant, patron, ALLIEZ née EUZET Mathilde (38 ans) épouse, ALLIEZ Jeanne (17 ans) fille - branche issue du Mas-de-Londres, au XIXe siècle.
- Rue Ecole de Pharmacie 7 : EUZET Antoinette (54 ans), repasseuse, patronne - branche issue de Viols-le-Fort, au XVIIIe siècle.
- Rue Ecole de Droit 1 : Veuve EUZET HORTOLES Jenny (70 ans), rentière et FLEURY Stanislas (23 ans), petit-fils, étudiant en médecine, et COURTOLIAC Marie (48 ans), domestique - branche issue de Saint-Martin-de-Londres, au XIXe siècle.
- Rue Massane 1 : CAIROL Ferdinand (55 ans) photographe, patron et EUZET Marguerite (46 ans) épouse, sans profession et 6 enfants (entre 8 et 22 ans) - branche issue de Saint-Martin-de-Londres, au XIXe siècle ; à noter le décès de Marguerite, en 1905, au n 2 (et non au n 1) de la rue Massane.
- Rue Plan de l'Olivier 14 : EUZET Balthazar (64 ans), menuisier, employé à l'hôtel du midi - branche issue de Saint-Martin-de-Londres, au XVIIIe siècle.
- Chemin de la Togne (pas de numéro) : EUZET Eugène (40 ans) et MAURAN Emilie (39 ans) épouse, couturière et EUZET Louis (19 ans) fils, ferblantier chez CHEVALIER et EUZET Jeanne (15 ans) fille, couturière chez VALETE et EUZET Agnès (11 ans) fille et EUZET Louis (71 ans) père - branche issue de Mauguio, au XIXe siècle.
- Rue Pitot 20 : EUZET Clémence (40 ans) chef de ménage, tapissière et COULAZOU Alfred (10 ans) fils et COULAZOU Marius (10 ans) fils. - branche issue du Mas-de-Londres, au XIXe siècle.


3/ Questions et observations

1/ Jean EUZET, prêtre entre 1749 et 1751. Qui est ce Jean EUZET, "clerc servant" de la paroisse Saint Denis de Montpellier, entre le 24.10.1749 et le 10.10.1751 (dans ce laps de temps, il signe, à ce titre, 39 actes de baptême ou de mariage) ?

Registre paroissial de Saint Denis, acte de mariage du 10.10.1751


2/ C'est en 1794 que l'Etat a imposé que l'on garde comme nom celui qui était porté sur l'acte de naissance. La question qui se pose alors est celle de savoir si ceux qui avaient été inscrits avec la graphie AUSET, AUZET ou EUSET, voire AUSSET sont restés, eux et leurs descendants, avec cette graphie les séparant à jamais des EUZET. C'est l'analyse de l'état civil à partir de 1794 qui permettra (peut-être) de répondre à cette question (voir une première analyse sur ce sujet dans Assas (suite 2) . La fréquentation plus assidue des registres paroissiaux de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècles montre que la forme de la lettre z, au milieu du mot EUZET, était proche d'un r d'aujourd'hui, alors que le r ressemblait plus à un v actuel. Cette observation nous amène à nous reposer la question des assimilations possibles entre les AURET et les AUSET. Les meilleurs connaisseurs peuvent, d'ailleurs, s'y tromper. Ainsi, dans la table des mariages de Montpellier, du chercheur Pierre BURLATS-BRUN, Jehan AUZET x Jeanne LEQUES est signalé avec le patronyme AURET, en 1667, alors que son fils, Louis AUZET x Marie ROUX, en 1701, est bien indiqué avec le patronyme AUZET (et nous savons que de ces AUZET, nous passons progressivement aux EUZET). Cette constatation nous pousse donc à regarder de très près tous ceux qui ont pu être répertoriés en tant qu'AURET dans les relevés anciens ou nouveaux.

3/ Le 23.04.1820, le décès de Marie EUZET, à Montpellier, "dans la maison CAMBON, rue Sainte Anne" ; elle est âgée d'environ 84 ans (ce qui suppose une naissance vers 1736) et il est dit qu'elle est native de Saint-Martin-de-Londres, domiciliée à Montpellier et fille légitime et célibataire de Durand EUZET, travailleur, et de Marguerite BATHASAR ; le deuxième déclarant est Pierre EUZET, fournier, 41 ans, habitant de Montpellier, qui signe. Même si le patronyme de la mère doit être plutôt BALTHASARD, aucun Durand EUZET n'est encore répertorié. Le seul indice est l'origine de Marie : Saint-Martin-de-Londres. Toutefois, on voit dans un autre acte qui enregistre le décès d'une EUZET de 86 ans environ, en 1820 qu'il est écrit qu'elle est aussi originaire de Saint-Martin-de-Londres, alors que ses parents étaient du Mas-de-Londres. Une confusion n'est donc pas à exclure. De même, on sait que l'année de naissance indiquée d'une personne très âgée peut s'écarter grandement de la réalité, quelquefois avec un décalage pouvant aller jusqu'à dix ans. On ne peut pas non plus se fier aux noms des déclarants, sauf si l'acte indique clairement le lien de parenté avec la personne décédée. Ce Pierre EUZET, né en 1779 et qui est fournier ne peut donc être que Pierre, fils de Denis et de Marie Anne BOUGETTE (génération 3 à Saint-Martin-de-Londres (voir Saint-Martin-de-Londres). En effet, on sait qu'il a habité Montpellier et qu'il était boulanger (au moins an 1810, avant de changer de profession). Si donc, on peut estimer qu'il y a un lien, c'est Saint-Martin-de-Londres et si donc on se trouve dans la lignée du Triadou, le mystère reste entier sur cette Marie et, surtout, sur ce Durand EUZET.

4/ Le Messager du Midi du 02.08.1859 indique qu'il y aura, le 04.08.1859, une vente d'autorité de justice, sur la place Saint-Côme, à 2 heures de l'après-midi. Il s'agit de divers objets mobiliers et ustensiles de café appartenant à Louis AUTHIER. Cette saisie est faite à la requête du sieur Philippe EUZET, propriétaire, domicilié à Montpellier. L'avis est signé par l'huissier LAVAYSSE. Or, ce Philippe EUZET est inconnu. Qui est-il ? C'est certainement lui que l'on retrouve en 1871 pour une purge d'hypothèques légales : "Suivant acte reçu Me COSTE et son collègue, notaires à Montpellier, le 16.10.1871, le sieur Victor LERONET dit LEROY, propriétaire-rentier, domicilié à Lyon, a vendu au sieur Eugène CHENNESSEAU, propriétaire et entrepreneur de travaux publics, domicilié à Villebourg, domicilié à Montpellier, trois maisons avec jardin au milieu, situées à Montpellier, rue Palissade n 4, confrontant Philippe EUZET et JOUILLÉ (...)" (Les petites affiches de la revue judiciaire des cours et tribunaux, n 42, du 19.11.1871) ; les tables décennales de Montpellier, entre 1870 et 1912 n'indiquent pas son décès.

5/ L'Eclair du 18.04.1904 donne la liste des publications de mariage du 17 ; parmi celles-ci, il y a Victorine EUZET, qui habite au 3, impasse Pertrach, avec Ernest VALAT, employé d'hôtel, qui habite au 3, rue Roudil. L'état civil de Montpellier n'est en ligne que jusqu'en 1902. Qui est cette Victorine, inconnue, jusqu'ici ? (note écrite le 15.06.2016)

6/ L'Eclair du 29.12.1912 rapporte le fait divers suivant : "Avant-hier soir après midi, à 2 heures, M. Augustin EUZET, charretier, rue Subleyras 24, a eu avec sa femme, une scène de ménage. Celle-ci ayant été frappée a riposté en portant à son mari un coup de bouteille qui l'a assez profondément blessé à la tempe. Une enquête est ouverte.". Cet Augustin EUZET n'est pas connu. Qui est-il ?

7/ Le Petit Méridional du 06.12.1919 fait part d'un vol d'olives : "Route du Pont-Juvenal, hier à 2 heures après-midi, le sous-brigadier PIGERRE et les gardiens de la paix CROS et FABRE, ont arrêté les nommés EUZET Pierre, 34 ans, domestique, sans domicile fixe et TEISSIER Joseph, chiffonier, 36 ans, demeurant rue Tour Gayraud, 4, trouvés porteurs d'un sac contenant 8 kilos d'olives qu'ils avouèrent avoir dérobées dans une propriété sise route de Mauguio. Ils ont été déférés au Parquet." Or, ce Pierre EUZET (né vers 1885) est inconnu. Qui est-il ?

8/ L'Eclair du 02.12.1913 annonce la naissance de "Gabrielle BLAQUIERE, fille de M. BLAQUIERE, infirmier, route de Toulouse, 69, et de Mme, née EUZET." A préciser quand l'Etat civil de 1913 sera en ligne.

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Les lignées issues de l'Hérault

Montpellier (suite 1).

Montpellier (suite 2).