La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

La branche de Viols-le-Fort.
(T 3)




Viols et ses fortifications
(photo J.C.E., le 08.07.2004)

Pour mieux situer les EUZET de Viols-le-Fort, il est suggéré:

- de retrouver les EUZET de Viols-le-Fort dans "la lignée" du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (générations 2 et 8 à 17) :



Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : environ, vers
AD : Archives départementales












La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.
La situation d'après les recensements.



1/ La présentation du lieu



Viols-le-Fort est à 16 km du Triadou et à 26 km de Montpellier.
(à compléter)


2/ L'état des connaissances

XIVe siècle.

XVIe-XVIIe-XVIIIe-XIXe siècles.

Génération 1 (et 1 bis) ; Génération 2 ; Génération 3 ; Génération 4 ; Génération 5 ; Génération 6 ; Génération 7 ; Génération 8 ; Génération 9 ; Génération 10 ; Génération 11 ;



1 / Les EUZET qui sont à Viols-le-Fort au XIVe siècle :

Comprendre l'évolution des EUZET à Viols-le-Fort, c'est suivre ce qui s'est passé, non seulement à Viols proprement dit mais aussi dans un des mas qui dépendait de la paroisse, à savoir le mas de Prat (bien qu'il soit dans le taillable d'Argelliers, ce qui apparaît bien avec les compoix).

Or, l'on sait par la copie d'une reconnaissance féodale du mas voisin de Malpertrach, du 14.02.1384 (1385 n.s.) qu'il confrontait "Bernard EUZET pour le mas de Prat". De même, le 08.05.1385, il est dit qu'il confrontait "Probe, femme de Bernard EUZET pour le mas de Prat". Plus loin, le même acte précisait : "Probe (de) PRAT, femme de Bernard EUZET". Or, ce Bernard EUZET est connu (voir
La lignée, génération 2). On sait qu'il avait épousé Probe (de) PRAT, veuve de Guillaume (du) TRIADOU et que par ce mariage qui a dû avoir lieu vers 1368, il était entré en possession du mas du Triadou. Issu lui-même du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc, il est donc à la tête de la lignée qui s'est implantée au Triadou et qui y restera jusqu'au début du XXème siècle. Les reconnaissances de 1385 nous apprennent donc que ce mariage l'avait fait aussi entrer en possession du mas de Prat. Jusqu'alors, ce mas appartenait à la famille (de) PRAT comme on le voit dans le cartulaire de Maguelone, par exemple par un acte de 1284 où le titulaire était Pons (de) PRAT Malheureusement, si la situation au XIIIe siècle et au XIVe siècle est ainsi connue, la suite immédiate reste mystérieuse et l'on ne sait donc pas entre quelles mains était le mas de Prat, au XVème siècle.



Les mas de Malpertrach, de Roussières, de Peyrescane et de Prat, tous dans la paroisse de Viols au XIVe siècle
avec Probe de PRAT, femme de Bernard EUZET, Raymond et Jeanne RICOME, frère et soeur de Roussières

(G 1719, aux AD 34)



2 / Les EUZET qui sont à Viols-le-Fort aux XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles

Néanmoins les actes de la matrice du compoix d'Argelliers de 1520 (avec les "manifests" de Mathieu et d'Antoine EUZET sont révélateurs d'une certaine continuité de cette famille EUZET dans la possession du mas de Prat (ou, du moins, pour une partie de ce mas).

Par contre, on sait avec certitude que le mas de Prat appartenait à François EUZET du Triadou en 1582, puisqu'il l'a donné à bail à Jean REBOUL, mari de sa soeur Dauphine EUZET (voir la génération 8 des
"la lignée"), alors qu'une autre famille, les HOSTET (ou HOUSTET) le possédait (en tout ou partie) dès 1519. Cependant, si la présence d'EUZET au Prat remonte (au moins en continu) depuis le début du XVIe siècle, cela ne veut pas signifier qu'ils se soient installés tout de suite à l'intérieur des murs de Viols-le-Fort. Au contraire, l'étude des minutes notariales pousse à la conclusion d'une installation intra muros au tout début du XVIIe siècle.

Des archives privées de la branche centrale restée au Triadou (pendant 600 ans), il reste un cahier généalogique qui ne manque pas d'intérêt. On y lit ainsi que "Jean et Jacques sont en désaccord au sujet de l'héritage". (il s'agit de Jean vieux, fils de François - ici à la deuxième génération -, et de Jacques, fils de Jean, la branche centrale du Triadou) "Maître CHAMBERLAIN, notaire à Prades le Lez examine les pièces inventoriées par le notaire GRANIER (GARNIER) , il établit la discrimination entre des instruments se référant au domaine du Triadou et ceux se référant au mas des Prats. Il procède au partage : Jacques en reçoit 43 et Jean 47 - acte notarié en date du 11 mars 1601. Quant au livre des reconnaissances féodales, il a été perdu pendant les guerres." En effet, l'auteur (Joseph EUZET, de Béziers) précise un peu plus loin que l'acte du notaire GARNIER est du 6 décembre 1574 et que François "les détenait, les ayant pris comme lui revenant, 217 instruments en parchemin et un livre de reconnaissances féodales". (voir Béziers). Des informations concordantes ont été fournies par une représentante d'une autre branche, Madame François EUZET (voir Sainte-Croix-de-Quintillargues) : "Au décès de Jean, père de Jacques, 6 décembre 1574, le notaire Jean GRANIER dresse un inventaire ou figuraient 217 instruments en parchemin, avec un livre de reconnaissances féodales. Les livres et parchemins ont été pour le plus grand nombre perdus pendant les guerres, par vétusté, ou la proie du feu. Maître Bernard CHAMBERTAIN notaire à Prades le Lez examine les parchemins restants, il en fit un partage, 43 à Jacques et 49 à Jean."
Nous avons finalement retrouvé l'acte de partage des titres qui se trouve dans un minutier du notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles, effectivement à la date du 11.03.1601. Il est analysé dans La chronologie des actes de la branche du Triadou. Même s'il y a des différences par rapport aux deux sources familiales indiquées ci-dessus, nous avons tenu à les mettre en avant car ces "pré-généalogistes" ont su apporter leurs pierres à l'édifice, à une époque où les conditions de recherche étaient bien plus difficiles qu'aujourd'hui, en ce début du XXIe siècle.

génération 1 ? (génération 6 de La lignée )

Barthélémy (fs ?) : il y a un mystère autour de ce personnage que nous indiquons ici mais sans assurance formelle sur sa place dans la lignée. Nous savons de lui qu'il a reconnu un champ qui faisait partie de l'ancien mas de Malpertrach : "Autre partie dudit tenement fust recogneu par Marie veuve de Jeaques FAVERIÉ tant en son nom que pour Estienne son fils le dernier jour de ladite année 1385 et par Estienne FEVERIÉ le 22 janvier 1442 et par Barthélémy EUSET soubs le nom de champ de la pousaranque le 4 mars 1504" (G 6128, aux AD 34). Le tènement dont il est question au début de cet extrait est : "un grand tenement de terre devois appelle Malavarre ou jadis estoit un mas appellé de Malpertrach situé dans la parroisse Saint Estienne de Viol dans la juridiction et mandement de la val de Montferrand contenant 655 sesterées ou environ confronté du levant avec le seigneur de CAMBOUX pour les terres du mas de Lavit qui fust du sieur de MURLES et pour les terres du mas de Cardaillac qui fust de Pons de LAVAL du marin avec les terres du mas de Pratz du vent droit avec les terres du mas de Peirescanes (...)" Les terres de cet ancien mas furent donc divisées en trois parties. La plus grande fut reconnue par Marie, fille de Jean de MALPERTRACH et femme de Jean de PEIRESCANES, le 04.03.1385, puis par Pierre et Guiraud RICOME le 23.01.1442, puis par Pierre RICOME le 09.03.1504. Nous avons vu (article de Bernard EUZET) qu'une autre partie fut reconnue par Bernard EUZET, le 14.02.1384. Cependant, alors que ce Bernard EUZET est bien indiqué du Triadou, cette mention n'est pas signalée pour Barthélémy. C'est d'alleurs le seul acte où il est nommé. Cependant, dans une lettre concernant les EUZET du Triadou, Madame François EUZET, de Sainte-Croix-de-Quintillargues, avait écrit : "A la fin du XVIe siècle, cette famille représentée par Barthélémy EUZET est sur le déclin, celui-ci chargé de famille 11 enfants ne cesse de vendre ses biens." En 2000, nous avions essayé d'obtenir des précisions mais sans succès. Par ailleurs, comme nous n'avions jamais trouvé d'acte concernant ce Barthélémy ou sa descendance, nous avions conclu à une erreur. La mention retrouvée en 2014 de la reconnaissance de 1504 montre qu'il a bien existé mais le mystère s'épaissit autour des trois reconnaissances féodales des terres ayant appartenu au mas de Malpertrach (celle de Bernard EUZET en 1385, celle de Mathieu en 1416 et celle de Barthélémy en 1504) ; il est aussi signalé comme habitant de Viols-le-Fort, ayant fait une reconnaissance en 1503 (G/1477, aux AD 34)

génération 1 bis (génération 7 de La lignée )

- Mathieu (fs Mathieu) ; censive ecclésiastique pour le mas du Triadou, du 29.10.1520, acte qui donne sa filiation (notaire, Guillaume VITALIS, de Montpellier) ; il habite alors au Triadou ; c'est certainement lui qui fait son "manifest" pour le mas de Prat en 1520, que l'on retrouve dans la matrice du compoix d'Argelliers (en fait, un premier qui est annulé et un second avec Antoine EUZET) ; x Jeanne DESPUECH, Cm 29.10.1522 (notaire Pierre MATHEY, de Montpellier) ; dans l'extrait qui est mis dans le fichier Assas (génération 1 de la 1ère branche), la date qui est indiquée est le 25 octobre mais ce contrat de mariage se trouve à trois endroits dans le minutier du notaire ; or, dans les deux autres copies, la date est le pénultième jour d'octobre, c'est-à-dire le 29, ce que nous avons retenu ici ; la quittance ne se trouve que dans une version, à la date du 15 février 1523 (n.s.) ; de plus, dans l'extrait ci-dessous, Mathieu est indiqué comme étant du Triadou, paroisse Saint-Sébastien-de-Cassagnas, ce qui, en fait, représente son lieu d'origine ; par contre, dans les deux autres copies, il est dit des Matelles, lieu qui est probablement celui où il habite quand il se marie ; d'autres différences apparaissent encore ; en effet, dans l'acte dont le début est repris ci-dessous, les témoins Pierre et Antoine EUZET sont présentés comme étant les oncles de Mathieu ; or, si c'est bien le cas pour Pierre (qui est prêtre au Triadou), ce n'est pas le cas pour Antoine qui est son frère et présenté comme tel dans les autres copies ; il semble donc que l'acte dont le début est repris en photo (dans le fichier "Assas") soit une première mouture incomplète (deux pages seulement) mais elle est utile car c'est celle qui donne le lieu d'origine de Mathieu ; à noter, aussi, que deux versions sont en partie en français (notamment pour les donations et l'afrairement) ; sont présents au contrat : Pierre EUZET, prêtre (au Triadou), Barthélémy DESPUECH (au mas de Doscarès), Etienne DOMERGUE (prieur de Montferrier) et Jean DESPUECH (ces deux derniers, oncles et amis de Jeanne) ; "son frère Antoine" EUZET lui donne 100 livres, représentant tous ses droits paternels et maternels ; par contre, dans la quittance de ces 100 livres, Mathieu confesse avoir reçu cette somme d'"Antoine et autre Antoine DEUZET, cousins, habitant des Matelles" ; il y a une clause d'afrairement entre Mathieu EUZET et Jeanne DESPUECH, chacun ayant la moitié des biens, à condition qu'il réside désormais dans la maison de Jeanne DESPUECH, ce qu'il a dû faire puisqu'il n'est plus signalé, ni au Triadou ni aux Matelles, après l'abandon de ses autres droits éventuels (à la succession de ses parents) et l'acceptation de la donation de ses beaux-parents ; il est aussi précisé que dans la maison de son épouse, il y a encore des enfants mineurs de Jacques DESPUECH, ainsi que de Sauvaire DESPUECH ; l'acte précise qu'en cas de décès de Jeanne DESPUECH, sans enfants, Mathieu pourrait se remarier mais à condition de rester dans ladite maison et de continuer à gérer les biens de Jeanne ; à noter enfin que le dernier des signataires de la quittance est le notaire Antoine RICARD ; pour résumer l'esprit de ce contrat de mariage, on voit bien qu'il s'agit d'une donation importante qui est ainsi faite à Mathieu EUZET mais que la condition de résider sur place, à Assas, est irrévocable, dans tous les cas de figure ; laboureur ; c'est peut-être lui qui a une maison à Montpellier, en 1538-1539, dans l'île de Bertrand CAYLAR ou de Béringuier AUCELLIER (documents comptables, tome XI, aux AM 34) ; il assiste aux contrats de mariage de Jeanne EUZET (du Triadou) avec Jean ROUSSET et d'Alix EUZET (du Triadou) avec Hugues ROUSSET, les 18 et 19.02.1546 (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; le 16.08.1547, il achète un cazal qui confronte sa maison à Assas, pour un montant de 37 livres (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; il fait son testament, le 27.11.1570 (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; il est certainement devenu protestant, compte tenu de sa descendance que l'on retrouve au temple de Montpellier (à compléter) ; + avant 1576 (à compléter). Le Triadou et Assas



"Manifest" annulé de Mathieu EUZET en 1520
(matrice du compoix d'Argelliers)


- Antoine (fs Mathieu) dit "Antoine jeune" ou encore "Antoine jeune dit Biron" ; cousin d'Antoine (le fils de Pierre), avec lequel il reconnaît le quart du mas au chapitre, en 1520 et 1523 (procès des censives du Triadou) ; c'est certainement lui qui fait son "manifest" pour le mas de Prat en 1520, que l'on retrouve dans la matrice du compoix d'Argelliers (avec Mathieu EUZET) ; x1 Jeanne ANDRIEU, le ? ; x2 Marguerite BOSC (dot de 120 livres) ; le 15.11.1563, conjointement avec son fils François, il fait un échange de terres avec Jaume VINCENT et André PERIDIER, de Cécelles, paroisse de Trevies ; de son côté, il s'agit de terres qui ont été "divisé et desparti avec Anthoine HEUZET plus vieulx son cousin estant assiz et situé audit lieu de Cesselles et paroisse de Cassagnas" ; il s'agit de toutes les possessions qu'ils possèdent au Triadou et à Ceceles (la moitié d'un champ, la moitié d'un deves, une pinède, un cazal, un patus et un herme) ; du côté de VINCENT, il y a, notamment une terre au Triadou (appelée Restinclière), le tout pour la même valeur, soit 60 livres tournois (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; le 15.10.1564, avec son fils François, il vend plusieurs terres hermes et champs à Jaume VINCENT pour une valeur de 60 livres ; c'est dans cet acte que son surnom, Biron, est indiqué (notaire Jean GARNIER, des Matelles) ; c'est probablement lui ("Anthoine HEUZET du Triador, en la Val de Montferrand") - plutôt qu'Antoine vieux qui a fait son testament en février - qui, le 25.09.1565 reconnaît devoir et paye 25 livres tournois à Pierre CAUSSE, marchand de Sumène (notaire Jean SOLIER, de Montpellier) ; le 20.11.1571, il est partie prenante à la reconnaissance faite en faveur de son fils François par Alecete BALMES, veuve de Gaspard RAMPON - voir à l'article de François (notaire Dominique DUPUY, de Montpellier) ; + ab intestat. Le Triadou



"Manifest" d'Antoine et Mathieu EUZET en 1520
(matrice du compoix d'Argelliers)

Guillaume (fs Pierre x Antoinette ROQUE, du mas de Sueilles, à Cazevieille). Cité dans les testaments de 1557 (AD 30) et de 1569 (AD 34). Il est précisé, en 1569, qu'il est marié au mas de Prat, avec Guillaumette HOUSTET (héritière des HOUSTET qui avaient fait les reconnaissances du mas de Prat en 1519, 1531, 1554 et 1566) ; il est héritier universel du prêtre Barthélémy HOUSTET (du mas de Prat) dans son testament du 01.01.1572 ; il est encore cité aux mariages de ses filles Marguerite et Alayssette. Cazevieille

génération 2 (génération 8 de La lignée )

François (fs Antoine jeune et Jeanne ANDRIEU) le 15.11.1563, conjointement avec son père, il fait un échange de terres avec Jaume VINCENT et André PERIDIER, de Cécelles, paroisse de Trevies ; de son côté, il s'agit de terres qui ont été "divisé et desparti avec Anthoine HEUZET plus vieulx son cousin estant assiz et situé audit lieu de Cesselles et paroisse de Cassagnas" ; il s'agit de toutes les possessions qu'ils possèdent au Triadou et à Ceceles (la moitié d'un champ, la moitié d'un deves, une pinède, un cazal, un patus et un herme) ; du côté de VINCENT, il y a, notamment une terre au Triadou (appelée Restinclière), le tout pour la même valeur, soit 60 livres tournois (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; x1 Jeanne de LAVAL le ? (avant janvier 1565) ; filiation dans une transaction du 29.01.1565 qui montre la gestion en commun entre Antoine vieux et son fils Jean, d'une part, Antoine jeune et son fils François, d'autre part (il est déjà marié), notaire Jacques BARTHELEMY, de Montpellier ; reconnaissance de dettes envers Antoine MONTEL, le 07.02.1566 (notaire Jacques BARTHELEMY, de Montpellier) ; le 20.11.1571, une reconnaissance de dette est faite en sa faveur par Pierre BALMES et Alecete BALMES, veuve et héritière de Gaspard RAMPON (18 livres et aussi 10 livres 2 sols ...), le tout du vivant de Gaspard RAMPON : une quittance est établie au profit, non seulement de François EUZET mais aussi de son père, Antoine EUZET (notaire Dominique DUPUY, de Montpellier) ; x2 Diane FANIER, le ? ; x3 Anne POUZANCRE, Cm 07.11.1574 (notaire Jean GARNIER, des Matelles) ; le 4 mai 1582, il arrente le mas de Prat pour cinq ans à Jean REBOUL, du Château de Londres (ce REBOUL est le mari de Dauphine EUZET, soeur de François), notaire MALIEN, de Viols-le-Fort (AD 30) ; il participe à l'acte "Accord de droits de légitime" du 27.08.1585, soit 600 livres en faveur de ses trois soeurs, Dauphine et les deux Jeanne (notaire Noêl PLANQUE, de Montpellier) ; François est aussi redevable des dettes contractées par son père, Antoine jeune (pour Antoine FLAVARD, des Matelles et pour d'autres personnes), pour lesquelles il ne peut pas s'acquitter sans vendre une partie de ses biens ; c'est cette situation déficitaire qui explique qu'à la même date (le 27.08.1585) et chez le même notaire (Noêl PLANQUE, de Montpellier), il est obligé de vendre le mas du Triadou au laboureur Jacques BRISSAC (du moins la part dont il est propriétaire) pour un montant de 2000 livres (en réalité, un huitième de la valeur totale de ce mas situé dans la paroisse de Saint Sébastien de Cassagnas) ; le 23.02.1589, il vend des mules et des boeufs à Pierre BREMOND, laboureur de Sainte-Croix-de-Quintillargues (30 écus et demi 30 sols pour deux mules et 22 écus pour une paire de boeufs) ; une partie est payée immédiatement et le reste à la fête de la Madeleine puis un an plus tard ; c'est son fils Gaspard qui le représente pour ces deux règlements, le 12.08.1589 et le 23.10.1590 (notaire Théodore DEGAN, de Montpellier) ; le 08.02.1590, c'est encore son fils Gaspard qui le représente pour l'acte notarié enregistrant la dernière quittance relative à la vente de sa part du mas du Triadou (notaire Bermond de LAVAL, de la val de Montferrand) ; il est partie au procès puis à l'accord fait avec Jean ROUX et Antoine DUMAS, suite au décès de son fils Jacques - septembre 1590 - avril 1591 - (notaire Noël PLANQUE, de Montpellier) ; + avant le 15.08.1598 (Cm d'Anne POUZANCRE avec Pierre PERTRACH) ; à noter le testament de 1584, d'un François EUZET du Triadou, qui est soit le sien, soit celui d'un de ses fils ayant le même prénom (rubrique du notaire DEDET, du château de Londres). Voir Saint-Bauzille-de-Putois (la branche du XVIe siècle).



Vue de l'intérieur du mas de Prats, côté gauche
(photo J.C.E., le 20.08.2002)



Dauphine (fa Antoine jeune et Marguerite BOSC) x1 Jean REBOUL (du château de Londres) : Cm le 22.01.1558 (notaire Guillaume TORRENT, de Montpellier) ; dans ce Cm elle reçoit en dot de son père : 50 livres, deux robes nuptiales (dont une en gonnelle drap de Bourges), un fustain et un demi quintal de laine (pour ce dernier à payer dans deux ans et pour le reste "de jour en jour"), cependant que Jean REBOUL paye à Dauphine, au titre de "croix et augmant dotal", une somme de 20 livres ; sont notamment présents au Cm : Barthélémy et Jaume LATOUR (écrit DELATOUR), du Triadou, l'acte étant passé dans la maison d'Antoine EUZET, au Triadou ; elle ne sait pas signer ; elle habite au mas de Prat avec son mari, au moins à partir de 1582, après avoir acheté la part de Jacques EUZET de ce mas ; citée au partage du 03.06.1603, avec son fils Audibert REBOUL ; x2 Jean PAUGET : quittance du 08.08.1594, par les héritiers de feu Jean REBOUL, du château de Londres, contre Jean PAUGET, époux de Dauphine EUZET (notaire MALIEN, de Viols-le-Fort) ; le 05.09.1597, elle est dite veuve et héritière de Jean REBOUL et elle reconnaît une dette de 50 livres à la veuve de Gaspard MARIOTTE, de Montpellier (notaire Pierre GALLET, de Montpellier) ; en marge de cet acte, le 31.05.1612, Jean MARIOTTE confesse qu'il a reçu 60 livres (capital et intérêts) des héritiers de Dauphine EUZET (qui est donc décédée entretemps), par les mains d'Audibert REBOUL (fils de Dauphine EUZET) ; le second mariage a eu lieu après l'acte "Accord de droits de légitime" du 27.08.1585 où elle apparaît encore mariée avec Jean REBOUL ; accord sur sa succession entre les REBOUL et Jean EUZET "dit Mortiers", le 29.11.1619 ; c'est dans cet acte (du notaire Guillaume MONTET, de Montpellier) où l'on voit que Dauphine est décédée : "il y a vingt ans et davantage" (les détails dans les références de "la suite 1 de Viols-le-Fort".) ; + entre septembre 1597 et mai 1612.



Vue de l'intérieur du mas de Prats, côté droit
(photo J.C.E., le 20.08.2002)



Marguerite (fa Guillaume et Guillaumette HOUSTET) ; citée (non mariée) par le prêtre Barthélémy HOUSTET (du mas de Prats) dans son testament du 01.01.1572 (notaire Pierre ASSESSAT, d'Aniane) ; x Claude RICARD plus vieux, de Grabels, Cm du 04.08.1578 : 2 E .. /623, f 147, notaire MALIEN, de Viols-le-Fort, (AD 30)
Alayssette (fa Guillaume et Guillaumette HOUSTET) ; citée (non mariée) par le prêtre Barthélémy HOUSTET (du mas de Prat) dans son testament du 01.01.1572 (notaire Pierre ASSESSAT, d'Aniane) ; 1x Thomas LEQUES, du mas de Prat ; 2x Raymond MARRE, de Viols-le-Fort : Cm du 08.05.1600 (notaire MALIEN, de Viols-le-Fort) 2 E .. /637 (AD 30)
Catherine (fa Guillaume et Guillaumette HOUSTET) ; dans les deux photos ci-dessous, on voit que dans une obligation du 14.06.1571 (notaire DENEMAUZE, de Montpellier), Barthélémy HOUSTET, du mas de Prat, emprunte 14 livres tournois pour acheter du drap destiné à faire une robe nuptiale à Catherine EUZET, fille de Guillaume, fiancée à André LEOTARD, de Saint André, diocèse de Lodève ; le testament de ce prêtre, Barthélémy HOUSTET, le 01.01.1572 (notaire Pierre ASSESSAT, d'Aniane) la cite dans ses légataires et il est précisé qu'elle est mariée à André LEOTARD ; x1 André LEOTARD, en 1571 ; x2 Pierre SERANE (déjà remariée et présente au Cm de sa soeur Marguerite, en 1578 - notaire MALIEN, de Viols-le-Fort)



Catherine EUZET, fiancée à André LEOTARD





Antoine (fs Guillaume et Guillaumette HOUSTET) ; cité (non marié) par le prêtre Barthélémy HOUSTET (du mas de Prat) dans le codicille à son testament, le 07.03.1572 (notaire Pierre ASSESSAT, d'Aniane) ; cité dans un acte du 28.11.1666 (notaire Etienne RICARD, de Montpellier) où est fait référence le contrat de partage et division entre Antoine et Catherine EUZET, frère et soeur, (notaire MALIEN, de Viols-le-Fort mais la liasse correspondante paraît être en déficit aux AD 30), le 01.03.1589 pour les héritages de Barthélémy et Antoine HOUSTET, en particulier pour la rente relative à la chapelle fondée par Pierre HOUSTET dans l'enclos de Viols (référence au 22.10.1496 pour la création de cette chapelle, notaire PLANQUE de Montpellier).

génération 3 (génération 9 de La lignée )

Gaspard (fs François et ?) ; le 18.08.1567, il rembourse 6 livres dues à Jean LAFON par Bastian MATHIEU (en marge d'une obligation du 21.04.1566, notaire Jacques BARTHELEMY, de Montpellier) ; vivant le 08.02.1590, rentier du mas du Triadou (pour la part acquise par Jacques BRISSAC) avec son père, dans un acte qui enregistre les quittances clôturant cette vente ; le fait qu'il soit seul à acter pour son père montre qu'il était certainement l'aîné des garçons, fils probable de Jeanne de LAVAL (notaire Bermond de la val de Montferrand) ; + avant le 28.07.1597, puisqu'il n'est pas évoqué dans le testament que fait Jean jeune (alors que ses 7 autres frères sont, chacun, bénéficiaires du testataire). Voir Le Triadou

Jean dit Jean vieux (fs François et Jeanne de LAVAL ) au Triadou ; il habite au mas du Triadou puis au mas de Prat ; x Catherine LISSORT, Cm 30.12.1595 (notaire Bermond de LAVAL, de la Val de Montferrand) ; héritier de François, pour le Cm d'Anne POZANCRE et de Pierre PERTRACH, le 15.08.1598 (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; héritier de Jean EUZET dit Biron, son oncle (quittance du 30.08.1598, notaire ROUSSEL, de Montpellier) ; partage des biens (Prat et Triadou) avec Jacques EUZET, son cousin, le 11.03.1601 (notaire Bernard CHAMBERLAIN, de Prades-le-Lez : minutier disparu, signalé dans le cahier de généalogie familiale de Gaston Jean Joseph EUZET, de Béziers, ainsi que dans les informations données par Mme François EUZET, de Sainte-Croix-de-Quintillargues) ; le 20.05.1603 et 28.05.1603, enregistrement de déclarations pour constater les résultats de la gestion du mas de Prat par Jean REBOUL et Dauphine EUZET, sa tante (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; partage du mas de Prat, le 03.06.1603, avec Audibert REBOUL, fils de Jean REBOUL et de Dauphine EUZET (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; avec son cousin Jacques EUZET, le 31.08.1604, il fait une donation à Antoine de LAURIER de leurs biens à Saint-Jean-de-Cuculles qu'ils ne gèrent pas directement ; dans cet acte, il est assisté par son beau-frère, Isaac LISSORT, notaire à Villeneuve-lès-Maguelone ; il s'agit, en fait, d'une donation forcée pour récupérer leurs titres conservés par Antoine de LAURIER pendant la guerre (notaire Antoine COMTE, de Montpellier : 2 E 57/24) ; le 12.04.1605, reconnaissance de dette à Jean RIEUSSET pour une mule (notaire Bermond de LAVAL, de la val de Montferrand) ; le 12.08.1606, il rembourse Jean RIEUSSET (notaire Bermond de LAVAL, de la val de Montferrand) ; le 19.08.1606, il accorde un prêt de 60 livres à son cousin Jacques EUZET (notaire Antoine COMTE, de Montpellier : 2 E 57/28) ; le 30.12.1606, il reconnaît une dette de 100 livres envers Anne POUZANCRE (notaire Bermond de LAVAL, de la val de Montferrand : 2 E 58/8) ; il fait son testament le 05.03.1613, au mas de Prat (notaire GREGOIRE, des Matelles : 2 E 47/50) : il lègue à ses enfants, Pierre (60 livres), Guillaume (60 livres), Antoine (60 livres), Marguerite (100 livres, 2 robes cadis, 1 fustain, 1 coffre), son épouse a l'usufruit et l'administration de ses biens après son décès, l'héritier universel et général est son fils aîné, Sébastien ; il est prévu une clause de substitution en cas de décès de Sébastien sans enfants, dans l'ordre : Pierre, Guillaume, Antoine, Marguerite ; son frère, Jean jeune, est surintendant aux affaires concernant ses enfants et ses biens ; sont présents à l'acte : Jean EUZET dit Mortiers (qui ne sait pas signer), Pierre CAMBON (prêtre, vicaire), Etienne SOULAS, Etienne CAMBON (de Viols-le-Fort), Guillaume PRUNET (fils d'autre Guillaume, de Saint-Martin-de-Londres), Pierre SERANE (du mas de Prat, qui ne sait pas signer) ; il souhaite être enterré à Viol, dans le tombeau de ses prédécesseurs ; avec son cousin Jacques, le 21.07/1613, il fait un accord avec le notaire Claude LEBLANC (de Sallecrup, diocèse du Puy) pour que celui-ci renouvelle le terrier et les reconnaissances qu'ils ont sur le Triadou, Saint-Jean-de-Cuculles et Saint-Mathieu-de-Tréviers, lesdites reconnaissances féodales n'ayant plus été faites depuis 29 ans ; présents à l'acte : Arnaud LATOUR (prêtre curé de Cazevieille), Charles CROSAT (prêtre curé des Matelles), Etienne SOULAS, de Viols-le-Fort (fils de Vincent), Jean ROUX (baille de Cazevieille), notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles : 2 E 47/50, aux AD 34 ; les EUZET ne savent pas signer et n'apposent pas de marque ; le 20.06.1637, il est représenté par son fils Pierre (procuration chez le notaire Guillaume CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres, le 30.07.1636) pour un accord avec Jean jeune, concernant une directe au Triadou concernant Marcelin PLAGNIOL, du Triadou ; ce dernier est assigné par les EUZET pour lui faire passer une nouvelle reconnaissance pour une jasse, un devois et un petit cazal, au Triadou, qui avaient fait l'objet d'une transaction ; cette propriété avait été acquise par PLAGNIOL auprès de Jacques et Antoine BOUGETTE ; le droit de lods étaient dus et les arrérages n'avaient pas été payés depuis 21 ans ; il est notamment rappelé la reconnaissance faite par Antoine BOUGETTE (notaire Claude LEBLANC, de laval de Montferrand, le 14.02.1617) ; l'accord se fait sur un montant amiablement modéré de 28 livres à payer à la fête Saint Michal prochaine ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Jean HEBRARD (praticien de Montpellier) et de Jean QUERELLE (de Valflaunès) ; Plagnol ne sait pas signer ; par contre, les deux EUZET présents signent ; cet acte est le dernier connu pour Jean vieux. Voir Le Triadou


n1

n2

n3
Le notaire Barthélémy GRÉGOIRE, des Matelles, enregistre, en mai 1603 (du 20 au 28), à la demande de Jean EUZET vieux, trois séries de témoignages pour faire constater l'état de dégradation des bois du mas de Prat, après la gestion de ce mas par Jéhan REBOUL et sa femme Dauphine EUZET . La photo n 1 montre la fin du deuxième témoignage et le début du troisième. La photo n 2 nous permet de savoir que Dauphine EUZET a acheté la part du mas de Jacques EUZET, du Triadou. La photo n 3 indique, après les noms des témoins, que Jean EUZET vieux ne savait pas signer ;

Jean dit Jean jeune (fs François et Jeanne FANIER) au Triadou ; le 18.09.1596, il reçoit de Pierre DAVID et d'Ysarn VIDAL (de Lavérune), 40 écus sol et 60 sous, prix d'une vente de bois ; cet acte est intéressant car s'il est dit qu'il ne sait pas signer, il appose une marque (un "A"), ce qu'il ne fera plus par la suite, sauf dans une reconnaissance de dette de 1620 ; dans cet acte, il confesse avoir reçu cette somme tant en son nom que de celui de son frère Jean, fils de feux François et de Jeanne de LAVAL, ce qui pourrait faire croire que sa mère était aussi Jeanne de LAVAL : c'est formellement contredit par le testament qui suit, un an plus tard (notaire Pierre GALLET, de Montpellier) ; il habite au Triadou quand il teste, le 28.07.1597, avant de partir à la guerre, "pour y porter les armes au service du roi" (troupes du duc de VENTADOUR, le commandant de compagnie étant de RESTINCLIÈRES), son héritier universel et général est son frère aîné, Jean vieux, il lègue à ses 6 autres frères, François 1, Guillaume, Antoine, Jacques, François 2, Etienne, pour chacun 10 livres, ainsi qu'à "sa marâtre" Annete POSANCRE, et à "sa belle-soeur" Catherine LISSORT (femme de Jean vieux), pour chacune une robe ; les 6 frères sont dits "utérins", cependant que les 2 Jean sont dits "germains" ; cet acte est suivi d'une obligation et d'une procuration au profit de Jean vieux par Jean jeune. (notaire Noël PLANQUE, de Montpellier) ; laboureur ; catholique ; le testament de 1597 est le seul connu qui donne sa filiation complète, en particulier le nom de sa mère ; au Triadou, il est témoin au Cm du 15.08.1598 entre Anne POUZANCRE et Pierre PERTRACH ; le 17.09.1605, il est dit "du lieu du Triadou demeurant à son mas de Pradz" (à Viols-le-Fort) pour une reconnaissance de dette de Jean GAUCH, du même mas ; le 30.08.1607, ce dernier règle le solde de 48 livres tournois de ce qu'il lui doit pour le prix de la vente d'une paire de boeufs aratoires (le règlement est en marge de l'acte initial - notaire Bermond de LAVAL, de Montpellier) ; le 16.04.1606, avec Pierre REYNOL, de Viols, il achète de la laine, brebis ou montons, à Antoine DOUCHON (ou DAUCHON), de Villeneuve, 20 sols pour chaque bête, soit 186 livres ; le même jour, vente de moutons à Antoine DOUCHON pour 328 livres 12 sols, par Jean EUZET jeune et Pierre REYNOL ; en marge, règlement au 26.08.1606 (notaire Bermond de LAVAL, de Montpellier). Voir Le Triadou

x Catherine SOULAS (fille de Vincent) le ? (après le 26.01.1604, date du premier testament de Vincent SOULAS, père de Catherine, et avant le 04.01.1614, date du deuxième testament de Vincent SOULAS) ; il habite Viols dès 1614, comme c'est indiqué avec cette localisation et signalé marié à Catherine SOULAS dans le 2ème testament de son beau-père Vincent SOULAS, le 04.01.1614 (notaire MALIEN, de Viols-le-Fort, aux AD 30) ; on peut dire aussi que son installation à Viols ne devait pas être forcément très récente car le testament indique simplement qu'il est du "lieu de Viols", alors que pour François SABATIER (mari de Jeanne SOULAS, soeur de Catherine), celui-ci est indiqué comme étant "a present habitant audit lieu de Viols" (formule voulant signifier une présence récente) ; le leg, en plus de la dot donnée à leur Cm, est de 100 livres tournois payables dans deux ans après la mort du testateur ; le 03.03.1614, il est effectivement dit "habitant de Viols-le-Fort" et Pierre CAMBON (prêtre et chapelain de la chapelle fondée en l'église Saint Etienne de Viols) arrente à Jean jeune et à Etienne SOULAS (fils de Vincent) une pièce de terre appartenant à ladite chapelle (terres labourables et vigne, au terroir de Viols), pour 5 ans, au prix de 90 livres, payables chaque année par avance (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; il fait un testament le 31.08.1616 (jour et mois à vérifier) où il est indiqué comme étant "résidant a present au lieu de Viols" (ce qui nuance la période effective de son installation à Viols, par rapport à la mention de 1614) et lègue à sa femme, Catherine SOULAS, à son frère, Jean vieux, et à ses deux enfants, Jean et Catherine - ce qui veut dire que son fils François n'était pas encore né (notaire Fulcrand COMBES, de Puéchabon) ; le 16.10.1617, son beau-père, Vincent SOULAS, fait un 3ème testament dans lequel il lègue à sa fille Catherine, femme de Jean EUZET, "une maison appelée des Clauzels avec un ort (un jardin) y joignant", en plus de la constitution (la dot) qu'il a faite pour leur Cm (notaire Antoine COMTE, de Montpellier) ; il achète une maison et des terres à Viols, le 12.11.1618, à Gracie de PLANQUE mariée avec Michel de LAVAL (bourgeois de Montpellier) ; l'acte est passé dans la maison du vendeur en présence d'Etienne SOULAS, de Viols, de Pierre MARSAL et d'Etienne MASSOL ; le montant de la vente s'élève à 2400 livres ; Jean EUZET "plus jeune" paye immédiatement 1000 livres tournois avec 100 doublons d'or d'Espagne, le solde devant être réglé en deux fois : 750 livres le jour de Paques 1620 (en marge de l'acte, il y a la reconnaissance de ce paiement au 09.05.1620) et le jour de Paques 1621 ; la maison et son étable sont ainsi situés : "dans les murs de Viol, ladite maison d'hault en bas avec tous ses membres et entrées et issues, confrontant avec autre maison de Jacques RICOME de Roussières, autre maison de Gaspar GLEYSES donnateur de François, et autre maison de Claude SERVEL et la grand rue qui vient du grand portal allant au petit portal dudit Viol, et l'estable avec sa pallière par dessus et un petit sallestre, se confronte avec la muraille dudit lieu, la maison de François PLANQUE dudit Viol, autre maison de Pierre SERANNE, avec l'étable de Pierre ROQUES" ; la plupart de ces indications se retrouvent parfaitement dans le plan de Viols-le-Fort de 1625 (notaire MONTET, de Montpellier) ; plus de détails sur cette vente dans Viols-le-Fort (suite 1) ; le 09.05.1620, avec Pons SOULAS (de Viols-le-Fort, comme lui) et les deux frères Etienne et Fulcrand LEQUES (de Montferrier), ils empruntent solidairement 800 livres à Jean d'ESTIENNE de CARLENCAS (de Montpellier), avec la caution apportée par Michel de LAVAL (bourgeois de Montpellier) ; dans cet acte, il appose sa marque d'une lettre "A", rappelant son nom orthographié "AUZET" par le notaire, ce qui doit correspondre à la prononciation (notaire Gabriel BONNEL, de Montpellier) ; le 20.06.1637, avec Pierre EUZET qui représente son père, Jean vieux, il conclut un accord concernant une directe au Triadou pour Marcelin PLAGNIOL, du Triadou ; ce dernier est assigné par les EUZET pour lui faire passer une nouvelle reconnaissance pour une jasse, un devois et un petit cazal, au Triadou, qui avaient fait l'objet d'une transaction ; cette propriété avait été acquise par PLAGNIOL auprès de Jacques et Antoine BOUGETTE ; le droit de lods étaient dus et les arrérages n'avaient pas été payés depuis 21 ans ; il est notamment rappelé la reconnaissance faite par Antoine BOUGETTE (notaire Claude LEBLANC, de laval de Montferrand, le 14.02.1617) ; l'accord se fait sur un montant amiablement modéré de 28 livres à payer à la fête Saint Michal prochaine ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Jean HEBRARD (praticien de Montpellier) et de Jean QUERELLE (de Valflaunès) ; Plagnol ne sait pas signer ; par contre, les deux EUZET présents signent (ce qui est nouveau pour Jean jeune) ; cet acte est le dernier connu pour Jean jeune (notaire Etienne MARTIN, de Montpellier). Voir Le Triadou


Moitié haute du plan de Viols-le-Fort de 1625

(On y voit l'église, la maison claustrale et le petit portail)

Moitié basse du plan de Viols-le-Fort de 1625

(on y voit, notamment, le grand portail, la maison des héritiers de Jean EUZET et, derrière, celles de Jaume (Jacques) RICOME, de Gaspar GLEYZE et de Claude SERVEL, plus loin, celle des héritiers EUZET qui semble correspondre à l'étable qui est indiquée ci-dessus.


Guillaume (fs François et Anne POUZANCRE) Il est bénéficiaire de 10 livres par testament de Jean jeune, le 28.07.1597 (notaire Noël PLANQUE, de Montpellier) ; il habite au Triadou et est témoin dans un accord passé entre la communauté des habitants du Triadou et leur seigneur, Jean AUZEMAR, le 21.01.1601 (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; x Gracie CAUSSEL, le 12.04.1616, à Saint-Mathieu-de-Tréviers (l'acte se trouve dans le registre paroissial de cette commune mais dans le Cm du 31.05.1617, il est écrit que le mariage a été fait "accompli et solennellement en l'église paroissiale de Saint Bauzille de Puthoys, il y a un an ou environ") ; dans ce Cm, Bertrand CAUSSEL, père de Gracie et "procureur en la val et cour de Montferrand" donne à sa fille 400 livres tournois, cependant que 100 livres viennent de feue Jeanne de ROGIERS (sa femme, de Saint-Jean-de-Cuculles), veuve en premières noces de Jean BARY qui lui avait donné ces 100 livres en augment dotal ; les augments dotaux respectifs sont de 60 et 30 livres ; le Cm est passé dans la maison de Guillaume, en présence de Pierre du CAILAR, Sr d'Anglas, de noble Jean du CAILAR, de la métairie d'Anglas et de Jacques CLAPAREDE (notaire Bernard FESQUET, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; cité au testament d'Anne POUZANCRE, le 06.09.1627 (notaire Bernard FESQUET de Saint-Bauzille-de-Putois) ; héritier universel d'Anne POZANCRE ; tisserand ; il réside à Saint-Bauzille-de-Putois ; le 10.11.1627, il achète des prés à Marcelin OLIVIER et Jean DESHEUZE (notaire Bernard FESQUET, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; le 10.08.1638, il fait un accord avec le berger de Françoise GAY, d'Agonnes (notaire Antoine BANNAL, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; le 19.09.1640, Jacques de VALAT, procureur général de l'évêque-comte de Montpellier, gouverneur pour le roi à Montferrand, inféode (à Guillaume) "la faculté et la permisssion de faire un arc et voûte dans la ruelle qui est entre la maison dudit HEUZET et celle d'Antoine MATHIEU, assise audit Saint Bauzille, allant de la grande rue à l'église et le devant l'étendue de ladite maison dudit MATHIEU jusqu'à la grande rue" (notaire Bernard FESQUET, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; le 20.04.1647, acte de déclaration de Guillaume devant Antoinette OLIVIER de Saint-Bauzille-de-Putois, veuve d'Etienne DESHEUZE (de Saint-Guilhem-le-Désert) ; il reconnaît lui devoir 30 livres qu'elle lui a prêté 12 ou 13 ans avant et qu'il "employa au paiement du prix d'un jardin qu'il acheta de Jean COULET ou bien pour le paiement des droits de légitime de ses frères qu'il liquida environ de ce temps, non estant parfaitement bien mémoratif mais bien se souvenant qu'il estoit quelques années avant que colloque en mariage Anne HEUZETTE sa fille avec noble Jacob de LA ROQUE" (notaire Antoine BANAL, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; il ne sait pas signer. Voir Saint-Bauzille-de-Putois. et Saint-Mathieu-de-Tréviers et Le Triadou

Antoine (fs François et d'Anne POUZANCRE) Il est bénéficiaire de 10 livres par testament de Jean jeune, le 28.07.1597 ; x Jaumette CRESPIN Cm 02.05.1614, à Saint-Martin-de-Londres, notaire MALIEN de Viols-le-Fort (AD 30) ; cité au testament d'Anne POUZANCRE, le 06.09.1627, notaire Bernard FESQUET de Saint-Bauzille-de-Putois ; + avant 1627. Voir Le Triadou et Saint-Martin-de-Londres.

Jacques (fs François et Anne POUZANCRE) Il est bénéficiaire de 10 livres par testament de Jean jeune, le 28.07.1597 ; "oncle de Sébastian" (fils de Jean vieux, marié avec Gracie CAMBON), cité dans le Cm de Sébastian du 25.06.1623 (notaire Sébastian LISSORT, de Villeneuve-les-Maguelone) ; légataire particulier au testament d'Anne POUZANCRE, le 06.09.1627 (notaire Bernard FESQUET de Saint-Bauzille-de-Putois) ; c'est peut-être lui qui est cordier à Saint-Bauzille-de-Putois, le 10.11.1627 et qui signe comme témoin dans un acte de vente à Guillaume, son frère (notaire Bernard FESQUET, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; ensuite, aucun acte ne le signale à Saint-Bauzille-de-Putois ; une hypothèse serait qu'il se soit installé à Villeneuve-lès-Maguelone et qu'il se soit marié avec Jeanne VIDAL, à Villeneuve-les-Maguelone (après 1627 ?) ; cependant, cette hypothèse pose problème car le Jacques EUZET de Villeneuve ne savait pas signer, comme on le voit dans son testament du 02.09.1653, à Villeneuve-lès-Maguelone (notaire André DARLES, de Villeneuve-lès-Maguelone) ; dans ce testament, le patronyme est écrit AUSET, ce qui devait correspondre à la prononciation, d'où la "marque à deux lettres", J. A., de Jacques EUZET qui ne savait pas signer ; il lègue à ses deux filles, Marguerite et Jeanne, ainsi qu'à sa petite-fille, Jeanne LAURENS ; c'est sa femme, Jeanne VIDAL qu'il désigne comme héritière universelle et générale et tutrice de leur fille Jeanne (non mariée) ; + avant le 13.10.1655 (contrat de mariage de Jeanne EUZET, sa fille - notaire Pierre MARSAL, de Montpellier). Voir Le Triadou et Saint-Bauzille-de-Putois. et Villeneuve-lès-Maguelone.



La signature de Jacques EUZET, le 10.11.1627
(notaire Bernard FESQUET, de Saint-Bauzille-de-Putois)

François 1 (fs François et Anne POUZANCRE) Il est bénéficiaire de 10 livres par testament de Jean jeune, le 28.07.1597 ; "oncle de Sébastian" (fils de Jean vieux) à son contrat de mariage avec Gracie CAMBON, le 25.06.1623 (notaire LISSORT, de Villeneuve-les-Maguelone) ; cité au testament d'Anne POUZANCRE, le 06.09.1627 (notaire Bernard FESQUET, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; il est mort avant le 01.06.1651 ; en effet, à cette date, il est indiqué dans une quittance qu'il a fait un testament dans lequel il a légué 30 livres à son neveu et filleul, François EUZET (fils de son frère, Jean jeune) ; cette somme est alors payée par Sébastien EUZET (son neveu, fils de Jean vieux), remplacé, en fait, par Pierre EUZET (son neveu, fils de Jean vieux), dans la maison que ce dernier habite à Montpellier ; le fait que le legs soit effectivement versé prouve son décès à une date qui n'est pas indiquée dans la quittance correspondante ; par contre, il est signalé que son testament a été reçu par le notaire Etienne CAMBON mais sans précision de date ; ce minutier est perdu (notaire Etienne MARYÉ, de Montpellier) ; il faut aussi rappeler que les actes de 1623, 1627 et 1651 ne permettent pas de savoir s'il s'agit de François 1 ou de François 2, les actes indiquant seulement le prénom François. Voir Le Triadou

François 2 (fs François et Anne POUZANCRE) Il est bénéficiaire de 10 livres par testament de Jean jeune, le 28.07.1597 ; il faut aussi rappeler que les actes de 1623, 1627 et 1651 (indiqués à l'article de François 1) ne permettent pas de savoir s'il s'agit de François 1 ou de François 2, les actes signalant seulement le prénom François. Voir Le Triadou

Etienne (fs François et Anne POUZANCRE) Il est bénéficiaire de 10 livres par testament de Jean jeune, le 28.07.1597 ; "oncle de Sébastian" (fils de Jean vieux), à son contrat de mariage avec Gracie CAMBON, le 25.06.1623 (notaire LISSORT, de Villeneuve-les-Maguelone) ; x Jeanne DUBOIS, le 23.06.1620 (probablement à Murles) ; il habite Viols-le-Fort, en 1631 et y achète une maison : "située aux faubourgs dudit lieu au devant de la place des Fanabregues, confrontant Vidal GLAIZES et Estienne GLAIZES, du marin Jacques GROS, de vent droit ladite place, consistant icelle maison en quatre membres, deux du bas et deux par dessus, y ayant trois degrés par derrière, icelle maison à luy vendue par Pierre SEGURET et Gracie SEGURET, sa filhe, habitants dudit lieu de Viol, pour la somme de 340 livres". cet acte a été passé auprès du notaire Guillaume CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres (minutier disparu) ; tout ceci est indiqué dans un autre acte notarié passé auprès du notaire Pierre MAIGRET, de Montpellier, le 30.10.1631, acte qui enregistre le droit de lods dû au seigneur de Viols-le-Fort, Paul de BOUQUET, seigneur de POUS. Le montant payé par Etienne EUZET est de 25 livres (il est précisé que le seigneur lui fait grâce et don du surplus), ce qui représente environ 7,35 % du montant de la vente. Sont présents et signent : David ROUSSEL (marchand épicier) et Jean DURANTET jeune. Trois points sont à souligner : le patronyme est écrit EAUZET, il est dit qu'il est "habitant du lieu de Viol" et, surtout, il ne sait pas signer ; cité au testament d'Anne POUZANCRE, le 06.09.1627, notaire Bernard FESQUET, de Saint-Bauzille-de-Putois ; à noter aussi qu'un certain Etienne EUZET, de Viols, est présent au mariage de Jean MARTINIER, le 02.10.1634, à Murles. L'épouse est Catherine COMBE, de Saint Bauzille. Il s'agit donc vraisemblablement de cet Etienne, car c'est à Murles que l'on trouve des DUBOIS. Ce lien avec les DUBOIS de Murles est également souligné par le baptême du 08.09.1630 de Jeanne DUBOY, fille de Jacques, dont le parrain est un EUZET (sans précision de prénom mais on peut supposer qu'il s'agit toujours d'Etienne) Voir Le Triadou


Jean dit Mortiès (fs Jean et Jaumette GUIZARD ?) x Catherine REBOUL, vers 1592 ? ; il est à la croix de Mortiers en 1595 (acte du 30.12.) où il est désigné en tant que Jean EUZET du crois de Mortier" et, d'autre part, en tant que "cousin" de Jean EUZET (plus vieux) et donc mari de Catherine LISSORT. Sur la localisation de "Mortiers", il s'agit probablement du mas du même nom à Cazevieille et, sur le cousinage, on peut logiquement penser qu'il est un frère de Jacques EUZET, le mari de Marthe ROUX, les deux étant fils de Jean EUZET et de Jaumette GUIZARD ; il est au Castel de Londres, en 1600 (acte du 20.08.) et à Viols-le-Fort, en 1619 (acte du 29.11.) où il est dit Mortiers et "du lieu de Viol" ; il est alors veuf de Catherine REBOUL (elle-même fille de Jean REBOUL et de Dauphine EUZET) et il a trois enfants, Etienne (àgé de 26 ans), Jean (qui est mineur) et Jeanne (qui n'est pas encore mariée) Le Triadou


génération 4 (génération 10 de La lignée )

Marguerite (fa Jean vieux et Catherine LISSORT) vers 1609 ; x1 Pascal CAMBON, le 13.04.1625, à Argelliers (34) ; x2 Barthélémy DURAND, en 1642 ? ; les années probables des mariages se trouvent dans le compromis sur le compte de curatelle de Jean CAMBON, son fils, les 13.03.1655 et 25.08.1655 (notaire Pierre MARSAL, de Montpellier) ; + 31.05.1679, à Candillargues, à 70 ans environ.

Guillaume (fs Jean vieux et Catherine LISSORT) vers 1613, à ? ; Cm Ysabeau BOYER, 03.03.1630 : Jean EUZET constitue pour son fils la somme de 300 livres dont 100 seront payées le jour des noces et 100 dans un délai de deux ans, considérant que cette somme vaudra pour ses droits de légitime, tant paternels que maternels ; de son côté Jean BOYER, père d'Ysabeau, constitue en dot pour sa fille 300 livres, plus un coffre en bois de noyer fermant à clef, deux habits, robe et jupe, l'un en serge et l'autre en cadis, "le tout faict et garni de la coleur qui plaiera auxdits futurs mariés" ; il est prévu que le couple pourra rester dans la maison BOYER à partir des noces pendant un an et demi ; le tout tiendra lieu de légitime tant pour les droits maternels que paternels pour Ysabeau ; l'augment dotal est de 50 livres à payer au survivant ; les 300 livres (de Jean BOYER) devront être employées à l'achat d'une maison ou d'un autre fonds à Aniane "pour les hobliger de resider audit Aniane" ; l'acte est passé dans la maison dudit BOYER, en présence d'habitants d'Aniane, dont Jean CASTAN, Jacques PESSADE, Jean DOUMERGUE jeune, Etienne EUZET, qui signent (ou font leurs marques) avec le père d'Ysabeau et le notaire ; Guillaume ne sait pas signer ; dans cet acte, le patronyme est écrit HEUZET ; en marge de l'acte, deux quittances sont indiquées, l'une du 21.06.1632 et l'autre de 1633 (notaire François DUMESTRE d'Aniane) ; une "grosse" de l'acte a servi de couverture à une liasse d'actes du notaire Jacques ROUEL EUZET, de Viols-le-Fort : cette grosse est bien mieux écrite que la minute elle-même mais est incomplète, du moins pour la partie visible signée uniquement par le notaire DUMESTRE ; x 21.01.1631, à Aniane ; testament, le 13.03.1645 (notaire François DUMESTRE, d'Aniane - à compléter) ; + 03.01.1663, à Aniane. Voir la descendance dans Aniane.

Sébastien (fs Jean vieux et Catherine LISSORT) ; son prénom est généralement écrit Sébastian ou Bastian ; x Gracie CAMBON ; Cm le 25.06.1623 : cet acte est taché et ne peut être valablement analysé) ; assistent au contrat, trois de ses oncles : Etienne, Jacques et François EUZET ; la dot de Gracie est de 550 livres (notaire Sébastien LISSORT, de Villeneuve-lès-Maguelone) ; le 12.04.1634, habitant du mas de Prax, paroisse de Viols, il emprunte 350 livres à Claire FAUQUIER (veuve de François QUERELLE, marchand de Montpellier) et s'engage à les rembourser dans un an ; Jean QUERELLE est présent et caution de l'opération (notaire Etienne MARTIN, de Montpellier et Fabrègues) ; le 28.02.1635, il rembourse le prêt que lui a fait Claire FAUQUIER ; la quittance est en marge de l'acte initial (notaire Etienne MARTIN, de Montpellier et Fabrègues) ; suite à une requête du 29.08.1628, un arrêt est rendu en sa faveur (et aussi pour Gaspard LEQUES), le 21.01.1636, les deux habitant au mas de Prax (Prat) ; cet arrêt les décharge du logement "des gens de guerre" en tant que "scindics des habitans forains et contribuables du lieu d'Argeliers" ; cette décharge sera, soit effective, soit avec une aide des consuls, "suivant leur compoix" (l'arrêt est cité dans la défense du maître de poste de Saint-Jean-de-Védas pour qu'il soit, lui-même, exempté du logement des soldats - voir ce dossier en Saint-Jean-de-Védas-2) ; le 29.03.1644, il assiste sa cousine Catherine EUZET pour son contrat de mariage avec Georges COULET et, dans la quittance qui précède le Cm, il lui rembourse 450 livres (400 en acquittement d'une obligation passée devant le notaire François DUMESTRE, d'Aniane (la date reste à trouver) et 50 livres qui restent à régler sur les 150 livres qu'il lui avait accordées lors de son Cm avec son premier mari, Pierre COURVEZIN, passé devant le notaire Antoine CAUSSE, de Viols-le-Fort - minutier disparu (notaire Pierre COMTE, de Montpellier) ; héritier du mas de Prats pour sa part, il a aussi bénéficié de la part que détenait Catherine SERANE grâce à la donation de ses biens qu'elle lui a fait le 07.06.1647 (notaire Sébastien LISSORT, de Villeneuve-lès-Maguelone) ; cette donation a fait l'objet d'une ratification le 24.02.1650, acte reçu par le notaire Pierre MARSAL, de Montpellier ; enfin, cette donation a été insinuée en la cour du sénéchal, siège présidial de Montpellier, le 26.02.1650 (ces renseignements dans la nouvelle donation du 17.08.1672 que Catherine SERANE a fait de ses biens à Pierre EUZET, frère de Sébastien, après le décès de ce dernier) ;



La signature de Sébastian EUZET, le 29.03.1644
(contrat de mariage de Georges COULET et de Catherine EUZET)

Le 12.11.1644, il est curateur de Jean CAMBON (fils de feu Pascal CAMBON) et, à ce titre, en présence de Barthélémy DURAND (payrastre de Jean CAMBON, c'est-à-dire second mari de la mère de Jean, Marguerite EUZET), il remet pour élève Jean CAMBON à Jean QUERELLE (procureur en la cour du sénéchal et siège présidial de Montpellier) ; le contrat est passé pour un an et un montant de 100 livres ; l'acte précise que c'est "suivant le désir de Jean CAMBON" ; l'acte est passé dans la "botique" du notaire, en présence d'Antoine ROUSSEL et de Jacques BOUTONNAY qui signent avec les parties (notaire Etienne MARTIN, de Montpellier) ; le 20.04.1650, Paul de BOUQUET, seigneur de Poux et de Viols-le-Fort, reçoit 170 livres de Sébastien EUZET (qui habite le mas de Prats), des mains de son cousin, le sieur VIDAL, de Montpellier ; le paiement se fait en 56 louis d'argent de 3 livres et de monnaie ; la somme correspond à un capital de 150 livres et 20 livres d'intérêts, obligation reçue par le notaire Guillaume MONTET, de Montpellier ; le remboursement est également reçu par ce notaire ; Sébastien signe la quittance ; le 15.07.1651, en tant que tuteur des héritiers de maître Etienne CAMBON et de Marguerite de THELARD, il remet et transporte à Pierre EUZET, son frère, une somme de 500 livres due par Etienne ARNAVIELLE (baille de Saugras, paroisse de Viols-le-Fort) ; Sébastien devait une somme équivalente à Pierre EUZET, dont 236 livres pour les frais de cette tutelle et 30 livres payées à François EUZET le premier juin ; ARNAVIELLE est présent et accepte la rémission ; l'acte est passé dans la maison de Pierre EUZET, en présence de Guillaume BRUGUIERE et de Pierre FLAUGERGUE, de Montpellier (notaire Etienne MARIE, de Montpellier) ; le 29.11.1663, avec son frère Pierre (au nom de leur père Jean vieux) et avec Jacques EUZET (du Triadou, au nom de son père Jean), ils font un acte de "déguerpissement" à l'encontre de Paul TREVIÉS, de Sainte-Croix-de-Quintillargues, pour une terre champ située au terroir de Cecellés et au lieu appelé "à la rivière de Cecellés" ; cette terre d'environ 8 cétérées avait été reconnue par Antoine TREVIÉS, le 13.03.1616 (notaire Claude LEBLANC, de la val de Montferrand) ; en tant qu'héritier de son grand-père Antoine TREVIÉS, par l'intermédiaire de son père, François TREVIÉS, Paul TREVIÉS paye aux EUZET 7 livres 5 sols d'arrérages correspondant à l'usage, jusqu'à ce jour, fixé à "une douzaine bled" pour cette terre qui est "mouvante de la seigneurie directe desdits EUZET" ; le paiement est effectué en écus blancs et autre bonne monnaie, à la vue du notaire et des témoins ; l'acte est fait et récité en l'étude, en présence de Jean TREVIÉS (fils dudit Paul), de Pierre MADIERES et de Jacques DROUET (praticiens de Montpellier) qui signent avec les parties (notaire Jacques DURRANC, de Montpellier) ; le 21.02.1669, habitant et résidant au mas de Prats (Prax) il fait son testament : il lègue 10 livres à la confrérie du Saint Sacrement, de Viols-le-Fort (à payer 6 mois après son décès) et il fait de son frère Pierre son héritier universel et général, "pour la bonne amitié qu'il lui porte et en considération des bons et agréables services qu'il a reçus et qu'il reçoit" ; il veut être enterré au cimetière de Viols, "au tombeau de ses prédécesseurs" ; les autres parents se partageront 5 sols et ne pourront rien demander de plus ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de François CHAUVET (marchand droguiste), Jean DOMEZON (marchand), François GOIFFON (compagnon dudit CHAUVET), Antoine ROUSSEL (de Mauguio), Guillaume PRADEL, Antoine CHRESTIEN et Jean TEISSEDRE (praticiens de Montpellier) qui signent avec le testateur (notaire Philippe BERTRAND, de Montpellier) ; le 18.08.1671, il fait la reconnaissance du mas de Prats (Prax) : dans cet acte, il est indiqué comme "mesnager habitant le mas de Pradx juridiction de Cantegril dioceze de Montpellier" et il est "donataire universel de Catherine SERANE et héritière succedante aux biens de feu Pierre SERANE son père du mesme mas de Pradx" ; à ce titre, il reconnaït le mas et ses dépendances à Jacques François de MONTLAUR car il tient le mas en "emphiteote perpetuelle" ; le mas consiste en "maison four ayre pailler parran et la fanierre" pour le cens annuel d'une "geline grasse" auquel s'ajoutent un champ et rouvierre appelé du lac et un devois et rouvierre reconnus au cens annuel et du blé (terme à "saint Pierre d'aoust" mais à Noël pour la géline) ; il est rappelé que les précedentes reconnaissances ont eu lieu le 23.03.1517 par Jean HOSTET (notaire PELET - minutier qui n'est pas conservé aux AD 34), le 18.06.1566 par Barthélémy HOSTET (notaire Pierre de GANGES, de Montpellier - l'année 1566 est en déficit aux AD 34) et le 31.10.1607 par Pierre SERANE (le nom du notaire n'est pas indiqué) ; l'acte est passé en présence de Jean LANOLLIEN (chirurgien) et de Guillaume GUY (marchand de Viols-le-Fort) qui signent avec les parties (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; + entre le 18.08.1671 (reconnaissance du mas de Prax, probablement son dernier acte devant un notaire) et le 17.08.1672 (donation de Catherine SERANE où il est indiqué décédé) ; il a eu un seul enfant, Giniesse, qui s'est mariée avec un marchand de Montpellier, Guillaume BRUGUIERE (patronyme qui se retrouve aussi à Viols-le-Fort)

- Pierre (fs Jean vieux et Catherine LISSORT) ; praticien puis ménager ; célibataire ; le 14.05.1627, un acte du notaire Gabriel BONNEL (de Montpellier) enregistre une quittance de 30 livres en faveur de Pierre EUZET, "praticien habitant de Montpellier", procureur de Grégoire VILARNEL (employé aux finances) qui représente le solde d'une créance totale de 61 livres 3 sols dont le reste a été payé antérieurement. La procuration suit l'acte lui-même dont la dette, en fait, concerne un autre praticien de Montpellier, Jean de MONTFALCON (MONTFAUCON). Pierre EUZET signe d'une signature très ferme et compliquée comme il sied à un praticien ou à un notaire (voir cette signature dans Montpellier, branche du XVIIe siècle) ; il est témoin pour une autre procuration du 17.02.1627 faite par un religieux de l'abbaye Saint Guilhem, Barthélémy ALIBERT. Il est écrit qu'il habite Montpellier et qu'il a "attesté cognoistre ledit ALIBERT" (notaire Antoine FAGES, de Montpellier) ; le 30.07.1636, il a procuration de son père (notaire Guillaume CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres) ; cette procuration est indiquée dans un accord passé avec Jean jeune, le 20.06.1637 à propos d'une directe au Triadou (voir les articles de Jean vieux et de Jean jeune) ; le 22.06.1643, il habite à Paris, "rue et paroisse Saint Germain de l'Auxerois" ; il est alors le procureur, fondé de pouvoir de Jean Jacques de PLANTADE, conseiller du roi en la cour des comptes, aides et finances de Montpellier ; il reçoit pour lui de l'argent et une quittance lui est délivrée (notaire François CRESPIN, de Paris) ; chez le notaire FAGES, on retrouve Pierre EUZET comme témoin dans deux actes du 13.07.1644 (une obligation et une quittance) avec la même signature et une fonction qui paraît être dans la finance ; le 13.11.1650, Sébastian LISSORT, notaire de Villeneuve-les-Maguelone, reconnaît devoir à Pierre EUZET "suivant les finances de ceste ville" (Montpellier), 8000 livres qu'il lui a prêté à l'amiable et que l'emprunteur s'engage à rembourser dans un an et, pour cela, il hypothèque sa personne et ses biens, présents et à venir, qu'il soumet aux rigueurs des cours ; l'acte est fait au domicile de Pierre EUZET, en présence de Pierre VEDEL et Pierre de FLAUGERGUES, de Montpellier (notaire Pierre MARSAL, de Montpellier - acte indiqué dans celui du 08.06.1668, expédié en original à Pierre EUZET) ; le 01.06.1651, il habite toujours Montpellier quand il remplace son frère Sébastien pour payer 30 livres à François EUZET (fils de Jean jeune), suite au testament de François EUZET (oncle et parrain du premier, fils de Jean vieux, frère de Pierre) ; l'acte est passé dans sa maison, en présence de François BESSEDES et François GILLY, praticiens de Montpellier (notaire Etienne MARIE, de Montpellier) ; le 15.07.1651, en tant que tuteur des héritiers de maître Etienne CAMBON et de Marguerite de THELARD, Sébastien EUZET remet et transporte à Pierre EUZET, son frère, une somme de 500 livres due par Etienne ARNAVIELLE (baille de Saugras, paroisse de Viols-le-Fort) ; Sébastien devait une somme équivalente à Pierre, dont 236 livres pour les frais de cette tutelle et 30 livres payées à François EUZET le premier juin ; ARNAVIELLE est présent et accepte la rémission ; l'acte est passé dans la maison de Pierre EUZET, en présence de Guillaume BRUGUIERE et de Pierre FLAUGERGUE, de Montpellier (notaire Etienne MARIE, de Montpellier) ; le 04.03.1652, il habite toujours à Montpellier et il prête 100 livres à Amans COURNUT (laboureur de Viols-le-Fort) ; celui-ci promet de rembourser dans un an à compter de ce jour mais le remboursement indiqué en marge montre qu'il s'est effectué le 28.04.1654 ; l'acte est passé "aux tables" du notaire, cependant que le remboursement est fait dans la maison de Guillaume BRUGUIÈRE ; l'acte est barré (notaire Etienne MARIE, de Montpellier) ; le 23.10.1662, Sébastian LISSORT, viguier de Villeneuve-les-Maguelone, reconnaît devoir à Pierre EUZET "bourgeois habitant du mas de Pratz", 2000 livres tournois "pour compte final entre eux fait et arresté de plusieurs affaires qu'ils ont ensemble, du passé jusque à présent" ; cette obligation s'ajoute à celle de 1650 ; l'emprunteur s'engage à rembourser le 13 novembre prochain et, pour ce faire, il a obligé sa personne et ses biens, présents et à venir, qu'il soumet aux rigueurs des cours ; l'acte est fait dans l'habitation LISSORT, en présence de Georges COULET (du mas de Roubiac, au causse de Cazevieille) et de Pierre BRISSAC, de Villeneuve-les-Maguelone (notaire André DARLES, de Villeneuve-les-Maguelone) ; le 29.11.1663, avec son frère Sébastien (au nom de leur père Jean vieux) et avec Jacques EUZET (du Triadou, au nom de son père Jean), ils font un acte de "déguerpissement" à l'encontre de Paul TREVIÉS, de Sainte-Croix-de-Quintillargues, pour une terre champ située au terroir de Cecellés et au lieu appelé "à la rivière de Cecellés" ; cette terre d'environ 8 cétérées avait été reconnue par Antoine TREVIÉS, le 13.03.1616 (notaire Claude LEBLANC, de la val de Montferrand) ; en tant qu'héritier de son grand-père Antoine TREVIÉS, par l'intermédiaire de son père, François TREVIÉS, Paul TREVIÉS paye aux EUZET 7 livres 5 sols d'arrérages correspondant à l'usage, jusqu'à ce jour, fixé à "une douzaine bled" pour cette terre qui est "mouvante de la seigneurie directe desdits EUZET" ; le paiement est effectué en écus blancs et autre bonne monnaie, à la vue du notaire et des témoins ; l'acte est fait et récité en l'étude, en présence de Jean TREVIÉS (fils dudit Paul), de Pierre MADIERES et de Jacques DROUET (praticiens de Montpellier) qui signent avec les parties (notaire Jacques DURRANC, de Montpellier) ; le 21.08.1665, Sébastian LISSORT, notaire royal et viguier de Villeneuve-les-Maguelone, confesse devoir à Pierre EUZET ", 1097 livres, pour compte entre eux fait et arresté des affaires qu'ils ont ensemble" ; cette obligation s'ajoute à celles de 1650 et 1662 ; l'emprunteur s'engage à rembourser le 13 novembre prochain et, pour ce faire, il a obligé sa personne et ses biens, présents et à venir, qu'il soumet aux rigueurs des cours ; l'acte est fait en l'étude, en présence d'Etienne ISSERT (tailleur d'habits) et de Jean TEISSONNIERE (praticien), de Montpellier (notaire Jean GUION, de Montpellier) ; le 08.06.1668, Pierre EUZET dépose chez le notaire Jacques DURRANC, de Montpellier, les trois obligations contractées en sa faveur par Sébastien LISSORT, en 1650, 1662 et 1665 ; il est précisé que pour ces trois obligations, les actes sont "expédiés en original, ce qui veut certainement dire que les actes ne sont plus dans les minutes des notaires initiaux (un contrôle sur le minutier du notaire Jean GUION pour l'année 1665 montre que l'obligation en question n'y est pas à sa date et n'est pas non plus indiquée dans la table nominative pour l'année) ; à la suite de son frère Sébastien, il devient héritier d'une autre partie du mas de Prax (Prats) ; en effet, le 17.08.1672, Catherine SERANE qui habite aussi le mas de Prax fait la donation de ses biens en sa faveur ; elle est héritière de son père, Pierre SERANE, de sa mère et de son frère (Audibert SERANE) ; elle justifie cette donation entre vifs en expliquant que Pierre EUZET s'est occupé d'elle, la nourrissant, l'entretenant, "tant seine que malade" ; avec la vieillesse et les "incomodités de son corps", il la fait conduire "avec un valet et une voiture la ou elle plait se transporter" ; surtout, elle insiste sur le fait que "sans lassistance dicelluy ladite SERANE ne pourroit sempecher de patir de ses vieux ans attandu le peu de revenu de ses biens ne les pouvant pas mesme fere valoir" ; la donation est faite sous réserve d'une somme de 60 livres et de "subvenir a sa nourriture et entretenement" ; la donation doit être insinuée et pour cela, elle désigne son procureur, Me FERMAUD, cependant que Pierre désigne le sien, Me BARRAL (procureur en la cour présidiale de Montpellier) ; l'acte est fait publiquement dans l'étude du notaire, en présence de plusieurs habitants de Viols-le-Fort qui signent avec Pierre EUZET ; Catherine SERANE ne sait pas signer (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ;



La signature de Pierre EUZET, le 17.08.1672
(donation de Catherine SERANE)

il ne s'est pas marié et n'a pas eu d'enfants ; il va doter en argent Marie et Marguerite BRUGUIERE (ses petites-nièces), à condition pour celles-ci de ne pas contester sa succession, comme on le voit dans la révocation de son testament de 1673, en 1676, et dans les divers actes successoraux de 1672 et 1677 ; testament 1, le 30.01.1657, notaire Pierre MARSAL, de Montpellier ; testament 2, le 30.12.1665, notaire Pierre MARSAL, de Montpellier ; testament 3, le 09.11.1673, notaire Etienne EUZET de Viols-le-Fort ; testament 4, le 15.03.1676 ; testament 5, le 09.08.1677 ; codicille, le 10.08.1677, les trois chez le notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort ; testament 6, le 11.05.1678, notaire Jacques DURRANC, de Montpellier ; révocation de testament le 30.05.1681, notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort ; testament 7, le 19.08.1682, notaire Etienne GIMEL, de Montpellier ; dans ses trois premiers testaments, son héritier universel est son neveu Jean EUZET, fils de son frère Guillaume qui était parti s'installer à Aniane, en 1630 ; dans son dernier testament qui casse le précédent, l'héritier universel devient Jacques ROUEL "qui devra porter le nom et les armes des EUZET" ; c'est le début de l'ascension de celui qui servait fidèlement Pierre EUZET au mas et qui finira par devenir notaire à Viols-le-Fort sous le nom de Jacques ROUEL EUZET. + 23.06.1686, à Viols-le-Fort ; il faut croire que cela ne s'est pas passé sans heurts car un acte de 1689 nous dévoile l'accord qu'il y a eu entre Jean REBOUL et Jacques ROUEL EUZET, un règlement des dépenses du procès criminel devant le Sénéchal par Jacques ROUEL EUZET.



De François et Dauphine EUZET à Jacques ROUEL EUZET
(schéma pour les XVIe-XVIIe siècles des mutations de droits sur le mas de Prat)


Catherine (fa Jean jeune et Catherine SOULAS) citée au testament de Jean jeune, le 01.03.1616 ; x1 Pierre COURVEZIN, le ?, Cm Antoine CAUSSE, notaire de Viols-le-Fort, le ? (minutier disparu mais l'indication du notaire se trouve dans la quittance de 1644) ; x2 George COULET, en 1644 ?, à Viols-le-Fort ? ; Cm le 29.03.1644 : elle est assistée par son cousin Sébastien EUZET (du mas de Prats) ; il est assisté par Mondette REBOUL (sa mère), Fulcrand REBOUL (son oncle maternel) et Fulcrand TOURIÈRE (son beau-frère) ; ils doivent se marier à l'église catholique ; elle s'est constituée en dot 800 livres ; Mondette REBOUL donne à son fils la moitié de tous ses biens ; il est prévu un augment dotal de 150 livres pour elle (plus les robes, bagues et joyaux qu'il lui achètera pendant le temps du mariage) et de 75 livres pour lui (notaire Pierre COMTE, de Montpellier) ; elle habite à Aniane quand elle se remarie ; elle habite ensuite au mas de Roubiac, à Cazevieille (ou demeure Georges COULET) ; dans une quittance qui précède le Cm, à la même date, elle accepte de Sébastien EUZET, 450 livres (dont 400 livres dues à Catherine pour une obligation passée devant François DUMESTRE, notaire d'Aniane, et 50 livres restantes de la constitution de 150 livres qu'il lui avait faite au Cm de son premier mariage) ; les témoins pour la quittance sont Fulcrand REBOUL (du château de Londres) et Fulcrand TOURIÈRE (de Cazevieille) qui signent avec Georges COULET ; les témoins pour le Cm sont Jean HEBRARD, André BRUN, Jean GIBERT, OLIVET et TOURIÈRE, qui signent avec Georges COULET et Sébastien EUZET ; plusieurs actes indiquent, ensuite, que Georges COULET, marié à Catherine EUZET, est le beau-frère de François EUZET mais c'est uniquement le Cm ci-dessus qui permet de connaître qui sont les parents de Catherine et de François et donc de pouvoir remonter plus haut dans la filiation ; elle ne sait pas signer.

Jean (fs Jean jeune et Catherine SOULAS) cité au testament de Jean jeune, le 01.03.1616.

François (fs Jean jeune et Catherine SOULAS) ca 1620 ?, à Viols-le-Fort ? ; x Isabeau MARRE, au plus tard en 1645 (compte tenu de la naissance probable de leur fils aîné, Amans, en 1646), probablement à Viols-le-Fort ; facturier de laine mais aussi titulaire de baux comme fermier dans plusieurs métairies de la région ; le 01.06.1651, il est indiqué comme "marchand de laines habitant du lieu de Viol" dans une quittance qui enregistre le paiement qui lui est fait de 30 livres qui lui ont été léguées par son oncle et parrain, François EUZET (c'est-à-dire François 1 ou 2, en génération 3), dans son dernier testament passé auprès du notaire Etienne CAMBON (la date n'est pas indiquée et le minutier est perdu) ; cette somme lui est réglée par Pierre EUZET, au nom de son frère Sébastien EUZET (qui devait être l'exécuteur testamentaire, Pierre et Sébastien étant les cousins de François) ; la somme est réglée devant le notaire et les témoins en pièces de trois livres ; l'acte est passé dans la maison de Pierre EUZET, à Montpellier, en présence de deux praticiens de Montpellier, François BESSEDES et François GILLY (notaire Etienne MARYÉ, de Montpellier) ; on connaît quelques uns des lieux où il a travaillé (mais dans tous les cas, il est indiqué comme étant de Viols-le-Fort, ce qui montre le caractère temporaire des temps passés dans les métairies, ces contrats ne portant que sur quelques années) : le mas de la Tour et le mas Dieu (en 1659) : accord sur les sommes dues par François EUZET, de Viols, à Pierre de BRIGNAC, seigneur et baron de Montarnaud, propriétaire des "places de Latour et le masdieu" (le mas de la Tour et le mas Dieu) et arrentées à François EUZET (dégats subis à cause du gel l'année précédente, en 1659) ; par cet accord, François EUZET pouvait ne pas aller au bout du bail de six ans (notaire Jean NOUGAREDE, de Montarnaud) ; cette clause explique pourquoi cet acte se trouve après le contrat du 03.07.1663, le nouveau bail devant étre conclu - probablement - avant l'échéance de ces six ans ; le 07.02.1663, il fait baptiser, à Saint Paul de (mont) Camel, son fils Sébastien (Bastian), "né le dix huit février, fils de Jean EUZET et de Isabeau MARRE, parrin Sébastian LISORT de ville neuve, marrine Isabeau PIGERRE de Viols, par moy VIDAL prieur" ; il y a erreur sur le prénom du père (Jean au lieu de François) mais sinon, on retrouve bien la parenté EUZET-LISSORT-PIGEIRE de Viols-le-Fort et Villeneuve les Maguelone ; cet acte s'explique par l'acte suivant, François EUZET étant fermier dans un mas de la proche région ; en effet, le 03.07.1663, il conclut un contrat d'arrentement avec Isaac PETIT, écuyer habitant à Béziers, des terres labourables de sa métairie qui est dans la baronnie d'Aumelas, appelée La Mouroux, au causse d'Aumelas (notaire Jean NOUGAREDE, de Montarnaud) ; le 28.11.1663, ce lieu est confirmé quand il signe un bail "de bestail et gazaille" avec George COULET, habitant du mas de Roubiac, paroisse Saint Etienne de Cazevieille, son beau-frère ; il est dit "du lieu de Viols, demeurant à présent à la métairie de Montpertus (? - nom à revoir) de la Mouroux au Causse d'Aumelas ; sont présents à l'acte : Sébastien EUZET du mas de Prats, paroisse de Viols, Jean OLLIE de Saint-Martin-de-Londres, Pierre CASARIL, baille des Matelles et Fulcrand FLAVARD, habitant les Matelles ; il y a deux signatures EUZET, l'une de Sébastien et l'autre de François (notaire Gilbert SALOMON, de la val de Montferrand et Londres) ; le 28.11.1663, il reconnaît devoir 140 livres à Georges COULET, du mas de Roubiac, à Cazevieille (il signe COULLET) ; cette somme correspond à un prêt de ce dernier et est la résultante de l'arrêté de comptes entre les deux hommes pour "toutes les affaires qu'ils ont eu cy devant ensemble jusques à présent" ; François promet de le payer dans un an à compter de ce jour et, en sûreté oblige sa personne et ses biens, soumis aux rigueurs des cours, sénéchal, gouverneur, siège présidial, petit scel royal de Montpellier ; l'acte est fait aux Matelles, en présence de François JARET (prêtre et prieur du lieu) et Fulcrand FLAVARD (habitant du lieu) qui signent avec les parties (notaire Gilbert SALOMON, de la val de Montferrand et Londres) ; le 24.03.1665, à Saint Martin de Cardonnet, il fait baptiser sa fille Elise LIEUSETTE, de François LIEUSET et d'Elisabeth MARTIN, les conjoints sont dits de Viols ; malgré la graphie employée par le curé de cette paroisse du causse d'Aumelas, il ne fait pas de doute qu'il s'agit bien de François EUZET et d'Isabeau MARRE, de Viols-le-Fort ; la baptisée est Isabeau qui se mariera avec Pierre CASTEL, en 1691, c'est-à-dire à 26 ans environ ; enfin, le parrain d'Elise (Elisabeth ou Isabeau) est Jean PLANQUE, prêtre de Saint Gilles (Saint Gély-du-Fesc) et la marraine est Marguerite LIEUSET, de Villeneuve-lès-Maguelonne ; il est possible que cette Marguerite soit celle qui s'est mariée à Barthélémy DURAND, en 1642, elle même fille de Jean EUZET du mas de Prats et de Catherine LISSORT ; le 13.03.1667 : à Saint Paul de Mont Camel (devenu aujourd'hui St-Paul-et-Valmalle), c'est le baptême de Marie "née le sixiesme mars, fille de François EUZET du lieu de Viols et de Isabeau MARRE, parrin Fulcrand FLAVAR du lieu des Matelles, marrine Marie GUISARDE, par moy VIDAL prieur" ; il est intéressant de noter le nom du parrain qui se retrouve aussi présent le 28.11.1663, pour le bail indiqué ci-dessus ; le 03.12.1669 : à Saint Paul de Mont Camel (devenu aujourd'hui St-Paul-et-Valmalle), baptême de Jeanne "née le vingt sep novenbre 1669, fille de François AUZET et de Izabeau MARRE du lieu de Viols, demeurant à Vedas, parrin Amans AUZET (qui n'est donc pas encore parti en Auvergne), marine Catin AUZETTE, par moy VIDAL prieur" ; le 14.04.1670 : contrat d'arrentement par Henri de ROQUEFEUIL à François EUZET de la métairie d'Anglas, paroisse et mandemant de Brissac (notaire Jean FESQUET, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; le 06.05.1672, Jeanne MATHIEU, "veuve de feu Amans MARRE, en son vivant procureur juridictionnel en la justice de Viols" et qui a perdu son mari il y a environ trois ans, lègue à divers membres de sa famille : François MARRE, son puiné, Pierre MARRE, son cadet, qui travaille "au grenier à sel de la ville de Sarlat en Auvergne", etc. et, surtout, Isabeau MARRE, sa fille légitime et naturelle et de son dit feu mari, "femme du sieur François EUZET, habitant dudit Viols, à présent fermier de M. le marquis de la Roquette en sa métérie Danglas" (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ;



La signature de François EUZET, le 27.09.1672
(rentier de la métairie d'Anglas, notaire Jacques BANAL, de Saint-Bauzille-de-Putois)

deux autres actes confirment la présence de François à Anglas : une procuration de Jeanne MATHIEU pour François EUZET, le 04.01.1672 (notaire Jean FESQUET, de Saint-Bauzille-de-Putois) et une obligation du 27.09.1672 entre François EUZET et François DANGLAS, fils de Pierre, de Saint-Bauzille-de-Putois (notaire Jacques BANAL, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; le 26.05.1674, il est témoin avec Fulcrand EUZET (du mas de Sueilles) pour le bail des albergues de l'Amalou (le mas du Renard) à Barthélémy COULET ; dans cet acte il est dit simplement de Viols-le-Fort et les deux EUZET signent (notaire Jean MAUMEJEAN, des Matelles) ; le 09.08.1677, dans son testament, Pierre EUZET (du mas de Prats) lègue à "François EUZET, fils de feu Jean" la somme de 100 livres et il lègue à "Sébastian EUZET, fils dudit François", 30 livres ; cette clause ne se trouve que dans ce testament et est donc absente des testaments précédents, ceux de 1657, de 1665, de 1673 et de 1676, comme aussi dans celui du 11.05.1678 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; le 18.06.1678, il est témoin au testament de Barthélémy SOULAS : c'est le dernier acte connu où il apparaît (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; + 12.08.1678, ab intestat, à ? (les décès de l'année 1678 n'ont pas été conservés pour Brissac et son nom n'est pas, non plus, indiqué dans le registre paroissial de Viols-le-Fort) ; la date de son décès et la mention "ab intestat" se trouvent dans un acte du 07.03.1679 concernant la succession d'Isabeau MARRE, après le décès de celle-ci, également sans testament (notaire Pierre Henri CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres) ; quant à Georges COULET, François MARTIN et Sébastien EUZET, ils sont indiqués comme les tuteurs des biens de "feu François EUZET", le 11.12.1878 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort). Saint-Martin-de-Cardonnet et Saint--Paul-et-Valmalle et Brissac



L'article du compoix concernant François EUZET
(usuel du compoix de Viols-le-Fort 1654-1688)



Etienne (fs Jean dit Mortiers et Catherine REBOUL) vers 1593 ; signalé le 29.11.1619 (succession de Dauphine EUZET, notaire MONTET, de Montpellier, acte où il signe au nom de son père qui, lui, ne sait pas signer) ; c'est certainement lui qui habite à Viols-le-Fort, avant de s'installer à Puéchabon, en 1626 ; en effet, le 9 novembre 1626, Etienne EUZET, "habitant du lieu de Viols, résidant à présent au lieu de Puéchabon" a signé un compromis avec Etienne DUPIN, de Puéchabon ; un peu avant, le 25 février 1626, le même Etienne EUZET avait emprunté une somme à Jean AUTIE, de Puéchabon ; à cette date, il est dit "habitant du lieu de Viols", sans plus de précisions ; il semble donc qu'il se soit installé à Puéchabon entre février et novembre 1626, venant de Viols-le-Fort ; il n'a probablement pas eu de descendance sur place, d'après les registres paroissiaux de Puéchabon, où lui-même n'est d'ailleurs pas signalé (mais il y a de grosses lacunes dans ces registres, à cette époque). Puéchabon.



La signature d'Etienne EUZET, le 29.11.1619
(succession de Dauphine EUZET, notaire Guillaume MONTET, de Montpellier)





La signature d'Etienne EUZET, le 09.11.1626
(compromis avec Etienne DUPIN, notaire Pierre ESTIVAL, d'Aniane)



Jean (fs Jean dit Mortiers et Catherine REBOUL) vers 1595 ou après ; vivant le 29.11.1619 ; il est possible que la femme de ce Jean soit Marie GUISARD qui est marraine de baptême de Marie (fille de François et d'Isabeau MARRE), le 13.03.1667.

Jeanne (fa Jean dit Mortiers et Catherine REBOUL) vers 1595 ou après ; vivante le 29.11.1619.

Etienne (fs Etienne et Jeanne DUBOIS) vers 1624 (selon son acte de décès) ; notaire de Viols-le-Fort à partir de 1658 ; Cm1 Marie SERANE, le 21.04.1660, notaire Guillaume CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres (inventaire après décès de son fils Jean Baptiste) ; reconnaissance et versement de la dot prévue au contrat de mariage, le 20.05.1660, notaire Jacques BANAL, de Saint-Bauzille-de-Putois ; la dot versée par Guillaume SERANE (père de Marie) s'élève à 100 livres tournois "en pistoles Espagne escus blancs" ; cette somme vient de Marguerite BONNIERE, mère de Marie, qui l'a léguée à sa fille dans son dernier testament ; sont présents : François GAZANHE (GAZAIGNE) et Jean BANAL, qui signent, acte passé chez le notaire Jacques BANAL ; le mariage a dû se passer à Puéchabon mais l'année 1660 est en déficit dans le registre paroissial de cette commune (on passe du 01.08.1657 au 13.07.1662) ; il apparaît au compoix de 1664, pour une maison située "aux barris" qui correspond exactement à celle qui a été achetée en 1631 par un autre Etienne EUZET qui est donc très probablement son père ; l'acte d'achat de cette maison auprès du notaire Guillaume CAUSSE par "Etienne EUZET" ainsi que la quittance de lods correspondante auprès du notaire MAIGRET se retrouvent dans les pièces de l'inventaire après décès de son fils Jean Baptiste (pièces n 25 et 26) : la filiation est donc certaine ; provision d'office de notaire royal de Viols-le-Fort et d'Argelliers, le 03.11.1665 (inventaire après décès de Jean Baptiste), ce qui paraît surprenant, compte tenu de son début d'activité sept ans plus tôt ; achat de l'office de greffier des ordinaires de la justice de Viols, le 24.12.1669, de Henry CAUSSE (qui le possédait depuis le 08.07.1649 mais qui ne pouvait plus "vacquer et exercer ladite charge de greffier desdits lieux" parce qu'il résidait désormais à Montpellier) ; le prix de vente est de 65 livres qu'Etienne paye immédiatement, "en escus blancs et le reste monnaye" ; cet accord est fait sous la réserve que le seigneur, marquis de la Roquette ne veuille une autre personne : dans ce cas, Etienne EUZET devrait en faire le délaissement et il serait remboursé des 65 livres (ce qui n'est pas arrivé puisque cet acte se retrouve dans les papiers inventoriés après le décès de son fils Jean Baptiste) ; en raison de cet achat, est annulé un contrat signé entre les parties le 14.12.1669 auprès du notaire Guillaume CAUSSE, de Saint-martin-de-Londres et concernant ce greffe des ordinaires de Viols ; l'acte est passé en l'étude, en présence de Pierre RIGAL et de Guillaume PRADEL, praticiens de Montpellier (notaire Guillaume BERTRAND, de Montpellier) ;

le 26.11.1670, il prête 63 livres 150 sols à Pierre DURAND de "Combalhious" (Combaillaux), en "escus blancs et autre monnoye" et celui-ci s'engage à le rembourser dans un an ; l'acte est fait en présence de Guillaume PRADEL et de Pierre RIGAL, praticiens de Montpellier, qui signent ; en marge, on trouve le remboursement de 63 livres, le 07.12.1672, en présence de Simon GENTI (procureur) et Gaspard RAMEL, de Montpellier, qui signent ; DURAND appose sa marque (notaire Guillaume BERTRAND, de Montpellier) ; le 15.09.1671, il achète à Guillaume ROUEL (marchand de bois de Viols-le-Fort) une ""vigne plantée de nouveau avec un champ joignant icelle le tout assis situe au tenemant des Rounitz apellee dans le compois la vigniasse et ayant la moitié d'icelle herme et a planter", contenant le tout "3 cesterees 2 cartons 23 destres" ; le prix est de 350 livres ; il doit, la semaine suivante, en payer 130 livres à Antoine ROUX (baille du causse de Saint Etienne de Cazevieille) et 120 livres à Jacques COULET (de la métairie de Gervais au Causse-de-la-Selle), le vendeur étant redevables de ces sommes auprès d'eux ; Etienne paye le solde, soit 100 livres, à Guillaume ROUEL, en 4 doubles pistoles et 4 louis argent ; il est précisé que les fruits pendants de la vigne appartiennent à Guillaume GUY, beau-frère du vendeur ; ils obligent leurs biens ; l'acte est passé à Montpellier, en présence de Jean LANOLLIER (chirurgien), Jacques AIGUY (ménager de Viols-le-Fort) et Guillaume PRADEL (praticien) qui signent avec Etienne, le vendeur ne sachant pas signer (notaire Guillaume BERTRAND, de Montpellier) ; le 18.09.1671, Bernard GONEL, de Murles, reconnaît devoir 84 livres à Etienne EUZET pour la vente d'une paire de boeufs "poil de rat" ; il promet de payer en deux fois, 42 livres le 01.05.1672 et 42 livres "a la fete de la Magdelaine prochaine" ; pour la sreté de l'opération, il oblige et hypothèque ses biens et se soumet aux rigueurs de justice ; il appose sa marque, en présence de deux praticiens de Montpellier, Guillaume PRADEL et Gabriel François CERLE (notaire Guillaume BERTRAND, de Montpellier) ; en marge de l'acte, au 07.12.1672, est indiqué le paiement des 84 livres, en présence de Gaspard RAMEL et de Simon GENTI, praticiens de Montpellier, qui signent avec le notaire ; le 18.09.1671, Guillaume DURAND, de Murles, reconnaît devoir 99 livres à Etienne EUZET pour la vente d'une paire de boeufs "poil rouge" ; il promet de payer en deux fois, 60 livres le jour de Noël prochain et 39 livres "a la fete de la Magdelaine prochaine" ; pour la sreté de l'opération, il oblige et hypothèque ses biens et se soumet aux rigueurs de justice ; il appose sa marque, en présence de deux praticiens de Montpellier, Guillaume PRADEL et Gabriel François CERLES, qui signent avec le notaire ; il n'y a pas d'indication de paiement, en marge de l'acte (notaire Guillaume BERTRAND, de Montpellier) ; provision d'office de greffier des arbitrages de Viols et Argelliers, le 08.01.1675 (inventaire après décès de Jean Baptiste) ; Cm2 Louise GAZAIGNE, le 20.05.1672, notaire Pierre Henry CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres (quittance de dot et inventaire après décès de Jean Baptiste) ; testament le 21.11.1685 (notaire NOUGAREDE, de Montarnaud) ; quittance de dot pour son mariage avec Louise GAZAIGNE, le 28.06.1688, versée par son beau-frère, François GAZAIGNE, en présence de Guilhaume SERANE (cordonnier) et Pierre POUZANCRE (facturier en laine), de Saint-Bauzille-de-Putois : 200 livres, 6 linceuls, 6 serviettes et 3 nappes (constitution "à ladite Louise GAZAIGNE par Anne BONNIERE sa feue mère, pour les droits de légitime paternel et maternel dans son contrat de mariage passé avec ledit sieur Etienne EUZET" (notaire Alexandre DELACOMBE, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; + 10.03.1694, "âgé d'environ 70 ans", à Viols-le-Fort.




La signature du notaire Etienne EUZET entourée de deux signatures SERANE
(Marie et Guillaume ?) et de celle de François GAZANHE, le 20.05.1660 (quittance de dot)




On retrouve au compoix de 1664 (page du notaire Etienne EUZET) la maison achetée en 1631
(Elle est aussi dans les pièces de l'inventaire après décès de son fils Jean Baptiste, en 1702).


Catherine (fa Etienne et Jeanne DUBOIS ?) estimée entre 1623 et 1628 ; x Philip PONTIER, probablement en 1648 à Viols-le-Fort ; le couple vit à Roujan (34) où lui est chirurgien ; le 26.01.1649, leur fils, Etienne PONTIER, est baptisé en l'église Saint Laurent de Roujan ; le parrain est Estienne AUZET de Viols" et la marraine Jeanne PONTIER ; personne ne sait signer ; comme Philip PONTIER s'était marié une première fois à Roujan avec Marguerite ABER (le 29.11.1637) et que celle-ci était morte le 30.08.1647 à Roujan, on peut penser que le second mariage avec Catherine EUZET (écrit AUZET) a eu lieu en 1648 et que le baptême de 1649 consacre la naissance de leur premier enfant ; dans ces conditions, il est également probable que le parrain de baptême était le grand-père paternel, d'où le prénom Etienne pour le nouveau-né ; le registre paroissial de Roujan indique au moins deux décès d'enfants de Philip PONTIER : Pierre, le 15.03.1662 et Marie, le 18.04.1662 ; le registre paroissial de Ballaruc-les-Bains indique aussi le mariage de Jeanne PONTIER, fille de Philip et de Catherine EUZET, de Roujan (les deux décédés), le 08.01.1704, avec François DONNAT, les bans étant passés à Balaruc et à Roujan ; le registre paroissial de Roujan est en déficit de 1668 à 1736, ce qui ne permet pas de connaître les dates de décès de Catherine EUZET et de Philip PONTIER.


Mathieu (fs Jean et Catherine PAGES) ca 1611, à Cazevieille ? ; x1 Marguerite CLAPAREDE, le ? (avant le 03.11.1651), à Viols-le-Fort ? ; en 1651, il est "maître cardeur à laine", à Viols ; le 02.11.1651, il achète une "vigne complantée d'oliviers fermée de muraille pierre sèche, située en la juridiction dudit Viols et au levant, appelé le Violaret (...)", à François BONNET, du mas des Avinens (notaire Antoine CAUSSE, de Viols-le-Fort - minutier perdu) ; le montant est de 250 livres ; le 03.11.1653, il paye 20 livres au seigneur de Viols, Paul de BOUQUET, au titre de droit de lods (soit 8 %) ; dans cet acte, on voit qu'il ne sait pas signer et qu'en son absence, c'est son beau-père, François CLAPAREDE qui règle le montant au seigneur ; le même acte rappelle la reconnaissance précédente auprès du notaire Claude LEBLANC, de ce champ appelé "la vignasse" (notaire Denis DEMUS, de Montpellier) ; signalé dans la liste des chefs de famille, au compoix de Viols-le-Fort (qui couvre la période 1654-1688) ; dans ce compoix, l'item n 1 de son manifest est une maison aux barris, c'est-à-dire dans les faubourgs de Viols, confrontant du levant François CLAPAREDE ; le 2ème item de son manifest est la vigne achetée à François BONNET (dans le manifest de celui-ci, on voit que cette vigne est près la vignasse, confrontant du marin la draye, du couchant Etienne CLAPAREDE et Guillaume CAMBON, qu'elle est estimée d'un bon état pour la moitié et moyen pour l'autre moitié, soit 3 sols 6 deniers 1 quart ; en marge, l'achat par Mathieu EUZET est rappelé mais l'année indiquée est 1654) ; le 3ème item du compoix est un champ appelé la vignasse, acheté à François SABATIER, le 01.03.1674 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; on retrouve cet achat en marge du manifest de François SABATIER, confrontant DELMAS, Pierre MARRE, les héritiers de Pierre SOULAS, Me Amans MARRE et la carrière, c'est-à-dire la rue ou le chemin ; le terrain est estimé moyen aux 2/3 et faible pour 1/3, d'une contenance d'une cesterée 1 quarton, 4 dextres, soit 1 sol 2 deniers) ; x2 Jeanne VIDAL, Cm le 12.01.1660 : il est marchand de laine, habitant de Viols-le-Fort ; pour lui, il y a Pierre EUZET, son frère aîné, et ses beaux-frères, Jean MARTIN et Gabriel CLAPAREDE ; pour elle, il y a ses parents, ses frères Pierre et autre Pierre et Jacques VIDAL, ses cousins Gabriel et Antoine VIDAL ; les parents de Jeanne lui donnent une dot de 100 livres au titre de ses droits paternel, maternel et fraternel, plus deux habits cadis "de la couleur que ladite future épouse voudra de valeur de dix livres" et un coffre aussi valant 10 livres ; le tout payables : 50 livres le jour des noces et le reste dans un an ; Pierre VIDAL donne à sa soeur 12 livres ; Jacques VIDAL donne à sa soeur 12 livres ; Gabriel VIDAL donne à sa soeur 12 livres ; ces trois paiements se feront le jour des noces ; Jeanne VIDAL s'est constituée la somme de 50 livres en écus, pièces et autres sols et bonne monnaie, argent qu'elle a gagné par son travail ; Mathieu reçoit et reconnaît cette somme ; en augment dotal, il prévoit 77 livres et elle prévoit 37 livres 10 sols, sommes qui seront payées, tant d'un côté que de l'autre, dans l'année qui suit le décès ; pour l'observation de ces clauses, ils hypothèquent leurs biens ; l'acte est passé "dans la maison des constituants", à Viols-le-Fort ; est témoin et signe, Sébastien EUZET, "de Pradx" ; les époux sont "illitérés" (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; il est marchand facturier de laine et est présent à la délibération de ces marchands, à Viols-le-Fort, le 03.02.1680 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; + 29.01.1691, "à 80 ans environ", à Viols-le-Fort.



Le manifest de Mathieu EUZET
Usuel du compoix de Viols-le-Fort
(1654-1688 - 1B 11104, aux AD 34)


Guillaume (fs Jean et Catherine PAGES) célibataire, sans descendance ; testament le 14.05.1661 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort).

Catherine 1 (fa Jean et Catherine PAGES) x Guillaume FOUZILLET (indiqué dans le Cm de leur fille, Catherine FOUZILLET : notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort ; c'est peut-être la même qui se remarie avec Jean MARTIN).

-
Catherine 2 (fa Jean et Catherine PAGES) x Jean MARTIN, signalée dans 2 E 81 125, notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort.


génération 5 (génération 11 de La lignée )

Giniesse (fa Sébastian et Gracie CAMBON) ; x Guillaume BRUGUIERE (marchand de laine, à Montpellier), le ? ; cette Giniesse a eu deux filles, Marie et Marguerite BRUGUIERE, la première mariée avec un marchand de laine de Montpellier appelé Jean REBOUL.


Jean Baptiste (fs Etienne et Marie SERANE) vers 1672-1673 ? ; notaire, à Viols-le-Fort ; Cm Marthe ROUVEYROL, le 17.07.1695 au mas André (de Viols-le-Fort) appartenant aux ROUVEYROL ; il est assisté par Louise GAZAIGNE (femme en secondes noces de son père, Etienne EUZET), de François GAZAIGNE et Jean SERANE, de Saint-Bauzille-de-Putois (ses cousins germains), de Pierre SERRE (lieutenant de la compagnie bourgeoise de Pompignan, habitant de Brissac, son cousin) ; elle est assistée de ses parents, de ses oncles, le prêtre Jean ROUVEYROL, Etienne ROUVEYROL (ménager du mas André) et Raymond ALARY, de son cousin germain Joseph SOULAS (de Viols-le-Fort), de son cousin du mas de Roussières Jacques RICOME ; assistent également : Jacques PLANQUE (conseiller du roi, auditeur en la cour des comptes, aides et finances de Montpellier, maire perpétuel de Viols-le-Fort), de Jacques ROUEL EUZET (greffier, garde des archives et "desparteur des rolles dudit Viols"), de Jacques CLAPAREDE (consul de Viols) et d'autres qui constituent les représentants des familles les plus en vue et les plus anciennes de Viols-le-Fort (à part Etienne ROUVEYROL, tous les hommes signent ; par contre, les femmes ne savent pas signer) ; la dot des ROUVEYROL est de "1100 livres et un garnimant de lict de valleur de 40 livres, un garderobe de valleur de 30 livres et un habit complet de la valeur et estoffe quil plaira a lad. feucteure fiancee, une douzaine et demy serviettes, six linceuls, une bague dor", dont 200 livres, les linceuls (draps), serviettes et bague d'or du chef maternel, le reste étant du chef paternel ; à ceci s'ajoutent 100 livres donnés par Jean ROUVEYROL, prêtre de la cathédrale Saint Pierre de Montpellier, oncle de Marthe ; sont payés immédiatement : 550 livres "en escus blancs et monnoye" ; l'augment dotal est de 200 livres par Jean Baptiste EUZET (pour elle) et 100 livres de Marthe ROUVEYROL (pour lui) ; le reste de la dot doit être payé dans un an à compter du jour de ce contrat (Jean MAUMEJAN, "notaire royal de des lieux de laval de Montferrand et de Londres", étude aux Matelles) ; en réalité le reste de la dot n'a été payé que le 04.05.1697 ; à cette date, on trouve la quittance de dot chez le même notaire, à savoir, de ses beaux-parents, 550 livres, un "garnimant de lict, un garderobe, un habit complet, une douzaine et demy serviettes, six linceuls et une bague dor", plus 100 livres du prêtre Jean ROUVEYROL, oncle de Marthe, cette quittance constituant donc le reste de ce qui était prévu de payer au contrat de mariage ; l'acte de la quittance est fait et récité dans la maison de Jean Baptiste EUZET, à Viols, en présence de Michel COMBES et de François MARTIN, de Viols, qui signent avec Jean Baptiste et le notaire Jean MAUMEJAN, des matelles ; testament le 25.07.1702, notaire Jean MAUMEJEAN, des Matelles ; + 24.08.1702, à Viols-le-Fort.


Compoix de 1696. Notaire Jean Baptiste EUZET
(1ère page)

Compoix de 1696. Notaire Jean Baptiste EUZET
(2ème page)



Antoinette (fa Etienne et Louise GAZAIGNE) 23.03.1678 Viols-le-Fort ; + avant le 07.03.1698 (date du testament de sa soeur Marie, dans lequel elle n'est pas citée)

Françoise (fa Etienne et Louise GAZAIGNE) 02.02.1680 Viols-le-Fort ; c'est probablement elle qui meurt le 11.04.1694, à Viols-le-Fort "âgée d'environ 14 ans" (et elle n'est pas cité dans le testament de sa soeur Marie, le 07.03.1698) ; (+) dans le cimetière en présence de Pierre MARRE, ecclésiastique.

Claire (fa Etienne et Louise GAZAIGNE) 15.03.1682 Viols-le-Fort ; + avant le 07.03.1698 (date du testament de sa soeur Marie, dans lequel elle n'est pas citée)

Anne (fa Etienne et Louise GAZAIGNE) 31.01.1684 ?, à Viols-le-Fort ; b 06.02.1684, "aagée de sept jours" à Viols-le-Fort ; sa soeur Marie lui lègue 20 livres par son testament du 07.03.1698 "pour achaipter un habit payable par son heritier bas nommé, lorsquelle ce colloquera en mariage, ou quand aura attaint laage de vingt cinq ans" ; x Jacques RICOME, le 30.06.1702, à Viols-le-Fort ; elle signe

Marie (fa Etienne et Louise GAZAIGNE) 01.01.1686, à Viols-le-Fort ; test le 07.03.1698 : elle lègue à la confrérie du très Saint Sauveur de l'autel établie en l'église, un cierge de cire blanche d'une livre payable aux prévots de la confrérie par son héritier ; elle lègue aussi à sa soeur Anne, 20 livres (voir à son article) et elle nomme son frère, Jean Baptiste, son héritier universel et général ; l'acte est passé dans la maison de Jean Baptiste EUZET en présence de Jean PROISE, prêtre secondaire, François BALARD, chirurgien, de Guillaume GUY (père), de Guillaume GUY (fils), d'Antoine MOURGUE fils (tailleur), de Pierre GUISE, prêtre secondaire, et de Jacques ROUEL EUZET, greffier, gardien des archives de la communauté (notaire royal Jean MAUMEJAN, des lieux de la val de Montferrand et Londres) ; elle ne sait pas signer ; elle est célibataire ; + 04.05.1698, "aagée d'environ quatorze ans", à Viols-le-Fort ; les renseignements croisés sur sa naissance et son décès (que l'on trouve dans le registre paroissial de Viols-le-Fort) montrent que Marie avait douze ans quand elle a fait son testament, ce qui peut paraître surprenant (la possibilité de tester était fixée à 12 ans accomplis pour les filles, âge correspondant à la puberté) ; comme Marie venait juste d'avoir 12 ans, il n'est pas impossible que la famille l'ait un peu vieillie pour éviter un recours en nullité, d'où la mention des 14 ans environ que l'on voit sur le registre paroissial pour son décès.


Amans (fs de François et d'Isabeau MARRE) ca 1646, à Viols-le-Fort (34) ? ; p au baptême de sa soeur Jeanne, le 03.12.1669, à Saint Paul de Mont Camel (34) ; il est en Auvergne, dès 1671 ; x Françoise TRIOULLIER (fa Jean et Catherine JUGLARD), d'Ardes (63), le ? ; Cm, le 07.06.1679 (notaire Pierre MELON, d'Ardes - minutier en déficit) ; bourgeois de la ville d'Ardes (en 1679) ; le 26.01.1684, son frère Pierre lui lègue 3 livres dans son testament ; le 10.07.1685, il est témoin au baptême de Pierre AMOUROUX, à Madriat (63), cependant que le parrain est Pierre EUZET (qui reste à positionner mais qui est probablement son frère, lequel n'a laissé aucune trace ultérieure sur Viols), la marraine étant Catherine DUSAUNIER (pour Amans et Pierre, le patronyme est bien écrit EUZET) ; + 24.11.1685, à Ardes. Ardes-sur-Couze.

Pierre (fs François et Isabeau MARRE) ; ? ; célibataire ? ; sans descendance ? ; il fait son testament le 26.01.1684 : "étant en état de s'en aller à la guerre pour le service du roi" et lègue aux pauvres "une carte de blé touzelle" et 3 livres à chacun de ses frères et soeurs ; son héritière est sa soeur Françoise ; sont présents à l'acte : Duguet BOURDIEL (de Viols), Etienne LACOMBE, bourgeois), Isac LABRIC, marchand) et François MAZEL, praticien [notaire Etienne TRIAL, de Saint Hippolyte de Roquefourcade - qui deviendra Saint-Hippolyte-du-Fort (30) - relevé de l'acte par l'archiviste Chassin-du-Guerny, à rechercher pour vérification] ; c'est confirmé par un acte du 25.01.1715 qui est une quittance pour son héritière, sa soeur Françoise, femme de Jean PLAGNIOL (notaire Jacques ROUEL EUZET, de Viols-le-Fort) ; c'est probablement lui qui est parrain de Pierre AMOUROUX, à Madriat (63), le 10.07.1685, cependant qu'Amans EUZET, son frère, est témoin (Madriat étant le lieu de naissance d'Etienne EUZET, fils d'Amans) ; + ?, à la guerre ?

Marie (fa François et Isabeau MARRE) 06.03.1667, à Saint Paul de Mont Camel (St Paul-et-Valmalle) ; b 13.03.1667, p : Fulcran(d) FLAVAR(D) du lieu des Matelles, m : Marie GUISARD ; le 26.01.1684, son frère Pierre lui lègue 3 livres dans son testament ; Cm, le 27.03.1695 avec Etienne BONNIOL ; majeure de 25 ans, elle se constitue en dot ses biens et droits, présents et à venir, et, spécialement une somme de 200 livres, savoir d'abord 60 livres de ses droits paternel et maternel, puis 40 livres d'une donation de feu Jean PLANQUE (prêtre et chanoine de l'église de la Trinité, à Montpellier), selon son testament du 25.06.1689 (notaire Jacques DURRANC, de Montpellier) ; cette somme lui sera payée par Jacques DEPLANQUE (auditeur de comptes et maire de Viols) en qualité d'héritier dudit Jean PLANQUE, son oncle ; pour les 100 livres restantes, l'acte indique qu'elle les a gagnées (sans plus de précisions) ; ensemble un coffre, deux habits et deux étains qu'elle promet de payer à son futur époux ; présentement et réellement la somme de 82 livres 12 sols ; 67 livres sont encore restantes pour parfaire l'entière somme de 200 livres (mais le lien n'est pas fait avec les 82 livres 12 sols) ; ces 67 livres sont dues par Laurens ROUVEIROLLIS (ROUVEYROL), son beau-frère, selon une obligation du 22.11.1694 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; pour plus de sûreté, le débiteur engage et hypothèque un immeuble (une pièce de terre semée de "bled thouzelle" dont les semences et grains appartiendront aux futurs époux, ainsi que la jouissance de cette terre jusqu'à l'entier paiement des 67 livres (clause non valable si le débiteur paye avant) ; Etienne BONNIOL s'oblige à reconnaître la constitution de sa future épouse, en sa faveur ; la mère d'Etienne BONNIOL fait une donation entre vifs en faveur de son fils (donation qu'il faudra insinuer) ; il s'agit d'un tiers d'une jasse, d'une vigne, d'un champ olivette et herme ; elle donne aussi à Marie une bague d'or à pierre bleue turquoise d'une valeur de 9 livres ; quant à cette donation, les parties l'estiment à une valeur de 500 livres ; en "droit d'augment et de survie", il prévoit 100 livres, plus les robes, bagues et joyaux qu'il pourra avoir acquis pendant le mariage ; elle prévoit 50 livres ; le survivant se paiera sur les biens du premier décédé à la fin de l'année du décès ; pour l'observation de ce pacte, les parties obligent et hypothèquent leurs biens présents et futurs et les soumettent aux rigueurs des cours, par exprès le petit scel royal de Montpellier ; l'acte est fait dans la maison de la donatrice, en présence de Jacques DEPLANQUE et de Pierre VINOT (de Murviel) qui signent ; les parties ne savent pas signer (notaire Jean Baptiste EUZET, de Viols-le-Fort) ; x Etienne BONNIOL, le 22.04.1695, à Murviel-les-Montpellier ; c'est Jean EUZET qui est parrain au baptême de son fils Jean, le 12.01.1696 et c'est "Marguerite jeune EUZET" qui est marraine de son fils Antoine, le 24.02.1697 ; + 14.11.1740, à Murviel-les-Montpellier.

Catherine (fa François et Isabeau MARRE) x François MARTIN, Cm, le 16.04.1676, notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort : elle reçoit en dot de son père 250 livres et "un coffre bois noyer fermant à clef et une bague d'or pierre bleue valant 10 livres" (du chef paternel 180 livres, coffre et bague, du chef maternel 70 livres), son oncle George COULET se porte caution pour les sommes de la dot qui ne seraient pas versées, elle prévoit 40 livres pour la clause de survie (si son + est avant celui de son mari), sont témoins pour elle Georges COULET (son oncle), Amans MARRE (procureur juridictionnel de Viols, son oncle), Sébastian EUZET (son cousin ?).[le Cm sera à revoir, les photos n'étant pas assez bonnes] ; le 26.01.1684, son frère Pierre lui lègue 3 livres dans son testament ;

Giniesse (fa François et Isabeau MARRE) x Sébastien EUZET (fs Pierre et Jeanne ALEGRE) ; Cm, le 29.04.1677 : l'acte est passé à la métairie de Roubiac appartenant aux COULET (paroisse de Saint Etienne de Cazevieille) ; Sébastien (prénom écrit souvent Bastian) est majeur quand il se marie ; il prend en compte et reconnaît la dot de Giniesse qui consiste en un "coffre bois noyer fermant à clef valant 2 livres", payable le jour des noces, et une bague en or valant 10 livres ; dans la clause d'augment et survie, il prévoit 50 livres, plus les bagues, robes et joyaux qu'il pourra lui acquerir pendant le temps du mariage (en cas de décès avant son épouse) ; sont présents pour l'assister : sa mère, Ginies MARTIN, André FÉDIÈRE (son beau-frère) et Joseph MARRE ; de son côté, elle est majeure et est assistée par George COULET (son oncle, habitant la métairie de Roubiac, marié avec Catherine EUZET sa tante), Fulcrand COULET (son cousin) et François MARTIN (son beau-frère) ; dans la clause d'augment et survie, elle prévoit 25 livres (en cas de décès avant son mari) ; sont également présents au Cm : Benoît GRAS (prêtre et curé de Cazevieille), Antoine ROUX ("baille dudit causse"), Jean JEAN (habitant de Cazevieille), Jean PAUL (de Peirescane), Ginies MARTIN, André FÉDIÈRE (beau-frère de Sébastien), Joseph MARRE et, bien sûr, François EUZET (père de Giniesse) ; elle ne sait pas signer (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; le 26.01.1684, son frère Pierre lui lègue 3 livres dans son testament ; + 28.12.1688, à Viols-le-Fort. Cazevieille et Mas-de-Londres

Jean (fs François et Isabeau MARRE, de Viols-le-Fort) ; ca 1667-1668, à Viols-le-Fort ? ; il ne sait pas signer ; muletier, le 14.08.1687, il vend deux mules avec leurs accessoires et équipements à Jeanne SERANE, de Viols-le-Fort, veuve d'Etienne CLAPAREDE ("jadis baille dudit Viols)" et à Jacques CLAPAREDE, son fils, pour 285 livres ; les acheteurs en payent immédiatement la moitié, soit 142 livres 10 sols, et s'engagent à payer l'autre moitié dans quatre mois ; l'acte est passé dans l'étude du notaire en présence d'Antoine MARRE ("procureur juridictionnel dudit Viols honcle dudit EUZET") et de Joseph AUBANEL (maître tisserand de Viols) qui signent avec Jacques CLAPAREDE (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; le 04.01.1688, Jacques CLAPAREDE lui rembourse les 142 livres 10 sols "en pistolles louys dor et d'argent et autre bonne monoie" ; l'acte est passé dans l'étude du notaire en présence de Barthélémy ROCQUE et de Pierre CASSAN (facturiers de laine de Viols) qui signent avec CLAPAREDE (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; même opération le 15.03.1690 quand Jacques ROUX (ménager de Combaillaux) reconnaît lui devoir 66 livres pour reste du prix d'une mule noire garnie de tous les accessoires nécessaires (bast, brides ...) ; l'acheteur s'engage à le payer à la fête Saint Michel ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Pierre MARRE et d'Antoine AVINENS (ménagers de Viols) qui signent (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; le 15.10.1690, Jacques ROUX lui paye 54 livres 10 sols "en louys argent et autre bonne monnoie" sur les 66 livres dues ; la quittance des 11 livres 10 sols restants n'a pas été retrouvée mais en marge du contrat initial, il est indiqué que ledit contrat a été barré et cancellé (annulé) en juin 1694 (le jour n'est pas indiqué), toujours chez le même notaire ; x Jeanne GARONNE (ou GARONE), le 10.11.1692, à Viols-le-Fort ; Cm 13.10.1692 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) : dans cet acte, la clause de survie (en cas de son décès) prévoit le paiement à Jeanne de 50 livres et elle récupèrera les bagues, robes et joyaux qu'il lui aura acquis pendant le mariage ; pour assurer ces paiements, ses biens sont hypothéqués ; présents au Cm : Joseph LAVAL (capitaine, habitant la métairie de Roussières), Jean PAUL (de Peirescanes) et Joseph AUBANEL (maître tisserand de Viols-le-Fort) ; (pour la suite du Cm, voir "la suite 1", à l'article de Jeanne GARONNE) ; charbonnier puis muletier puis fermier, indiqué finalement comme travailleur, fermier dans son testament ; il est fermier de Jean REBOUL (habitant de la métairie de la Liquière, au château de Londres), pour cinq ans, à Viols, le 28.09.1695 (mais à partir du 01.08.1695) : REBOUL lui arrente une maison , une vigne et un champ joignant ensemble, complantée de quelques oliviers, sur le terroir et taillable de Viols ; le prix est de 25 livres par an qu'il doit payer en fin d'année ; il doit d'abord payer les tailles correspondantes et porter la quittance du collecteur à REBOUL qui déduira le montant de la rente annuelle ; il s'engage à à travailler en bon père de famille et à entretenir les murs de la propriété ; l'acte est passé en l'étude, en présence de Joseph LAVAL, capitaine de bourgeoisie, et de Jacques CLAPAREDE, ménager, de Viols, qui signent avec REBOUL (notaire Jean Baptiste EUZET, de Viols-le-Fort) ; le 30.09.1696, indiqué comme muletier et habitant Viols (comme en 1695), il conclut un contrat d'exclusivité avec Jean RAQUIN, charbonnier de Viols ; Raquin s'engage à lui réserver et délivrer tout le charbon qu'il fera ou fera faire et Jean EUZET s'engage à le lui payer au prix de 13 sols le quintal et à en assurer le charroi avec ses mules ; le charbon sera pesé à la charbonnière ; il lui paye en acompte 113 livres 10 sols, somme qui est reconnue et retirée devant le notaire et les témoins ; il est entendu que si le charbon livré dépassait en montant cette somme, Jean EUZET lui paierait la différence au même prix ; inversement, si le charbon livré était inférieur au montant de cette somme, RAQUIN lui rembourserait la différence ; les parties obligent et hypothèquent leurs biens et les soumettent aux rigueurs des cours du sénéchal, siège présidial, petit scel royal de Montpellier ; l'acte est passé en l'étude, en présence de Jacques CLAPAREDE et de François SERVEL (ménagers de Viols) qui signent ; les parties ne savent pas signer (notaire Jean Baptiste EUZET, de Viols-le-Fort)

il est fermier du mas de Bouis à partir de 1701 puis des Matelettes, près de Viols, en 1705 et 1711 ; il habite Viols et confesse devoir 199 livres à Pierre MARRE (fermier des Matelettes), savoir 50 livres (sur celle de 180 livres provenant de la vente d'une mule, obligation du 17.04.1705 - ayant payé le surplus) et 149 livres pour plusieurs prêts, ainsi qu'il le déclare devant le notaire et les témoins ; il promet de payer ces 199 livres dans un an et pour cela oblige ses biens, particulièrement 40 moutons et 20 brebis ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Blaise CLAPAREDE et de Gabriel AMALOU (cordonniers de Viols) (notaire Jacques ROÜEL EUZET, de Viols-le-Fort - l'obligation de 1705 avait été passée auprès du même notaire) ; il est dit "soubsfermier" du mas des Matelettes le 25.08.1714 quand il rembourse 199 livres au fermier principal, Pierre MARRE (fils d'Amans), suite à l'obligation du 15.06.1711 ; l'acte est passé en présence de Pierre MARRE (fils de Joseph) qui signe (notaire Jacques ROÜEL EUZET, de Viols-le-Fort) ; il est à nouveau fermier du mas de Bouis, près de Saint-Martin-de-Londres, en 1715, 1718, 1719 et 1723 ; il achète une maison du notaire des Matelles (Jean MAUMEJEAN) à Saint-Martin-de-Londres, en 1723 (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; il marie son fils aîné, Pierre, en 1724, avec Catherine GALABERT, au mas de Galabert de Saint-Gély-du-Fesc (Cm le 26.01.1724, notaire Jean MAUMEJEAN, des lieux de la val de Montferrand) ; il est fermier du domaine et du logis du Renard près du pont du Renard, sur la rivière Lamalou, à partir de 1727 (et, au maximum, jusqu'en 1733-1734) ; son premier contrat d'afferme pour le domaine du Renard est du 02.09.1727, au prix de 399 livres 19 sols par an pendant trois ans ; les conditions en sont fixées par Thimothée DALARY, Sr de la FRAISSINETTE (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) : pour plus de détails, voir Saint-Martin-de-Londres (suite 1), dans la chronologie des actes ; à partir de 1734 et jusqu'à sa mort, il est fermier du mas de la Boissière, paroisse de Notre-Dame-de-Londres ; pour la fin de sa carrière à la Boissière, voir ce qu'écrit Josef SMETS, repris dans le point 5 de la partie "Méthodes" de Viols-le-Fort (suite 1), en particulier cette information : "De 1734 à 1740, le nouveau fermier, Jean EUZET de Saint-Martin-de-Londres, paya 825 livres ainsi que "six paires de poulets, six douzaines de fromages, deux cents oeufs et deux chevraux", mais de 1742 à 1745, outre ces aliments, seulement 760 livres" (l'auteur confond Jean EUZET, le père, et Jean EUZET, le fils, qui prend la suite du contrat en 1743) ; veuf le 21.05.1741 ; il fait son testament le 11.03.1743 (notaire Jean-Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; il décède au mas de la Boissière le 11 mars 1743, âgé de "75 ans environ" ; il est inhumé à Notre-Dame-de-Londres ; Jean EUZET, un des plus jeunes fils, prend alors la succession du fermage de la Boissière (appartenant aux ROQUEFEUIL), en 1743. Saint-Martin-de-Londres et Mas-de-Londres et Notre-Dame-de-Londres.

Françoise (fa François et Isabeau MARRE) x Jean PLAGNIOL, Cm 25.08.1682, notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort (à vérifier); elle est l'héritière de son frère Pierre, selon son dernier testament du 20.01.1684, notaire TRIAL (minutier perdu) ; ce testament est signalé dans un acte du 25.01.1715 du notaire Jacques ROUEL EUZET, de Viols-le-Fort ; dans cet acte, Françoise reçoit de Marthe ROUVEYROL, "veuve et héritière fiduciaire de feu maître Jean Baptiste EUZET, notaire royal de Viols et Argelliers, et ledit héritier de feu maître Estienne EUZET aussi notaire royal desdits Viols et Argelliers", 45 livres "en escus argent et monnoye" ; cette somme devait être payée par Etienne EUZET à Pierre EUZET, suite au contrat de vente d'un devois, le 07.03.1679, acte retenu par maître Jean François CAUSSE, notaire royal de Saint-Martin-de-Londres ; Jean PLAGNIOL reçoit ensuite les 45 livres et s'engage à les rendre à son épouse, "le cas arrivant", conformément à leur contrat de mariage ; la quittance en question est passée devant deux témoins Joseph SOULAS (baile de Viols) et Pierre ROUX (marchand de Viols) ; elle ne sait pas signer ; + 28.01.1729, à Viols-le-Fort.

Sébastien (fs François et Isabeau MARRE) 18.02.1663 Saint Paul de Mont Camel (St Paul-et-Valmalle) ; l'acte de baptême fait une confusion sur le prénom du père (Jean, au lieu de François) mais la mère est bien Isabeau MARRE, le parrain étant "Sébastian LISORT de ville neuve", et la marraine "Isabeau PIGERRE de Viols", ce qui ne laisse pas de place au doute ; x Marie ROCHE, le 18.10.1693, à Montpellier, paroisse Notre-Dame-des-Tables ; Cm 2 E 58/96 f 230, du 20.09.1693, notaire Guillaume BRUGUIERE, de Montpellier ; le 07.11.1701, il prend en apprentissage, pour 18 mois et un montant de 66 livres, Guillaume BERTRAND, fils de feu Jean BERTRAND (maître tisserand de toiles) et d'Honnorade BOISSIERE (notaire VERNET, de Montpellier) ; x2 Jeanne VIDAL, le 02.11.1704, paroisse Notre-Dame-des-Tables, de Montpellier ; Cm 14.09.1704, notaire VERNET, de Montpellier ; la dot est de 330 livres dont 30 pour un crochet d'argent ; le paiement est immédiat ; l'augment dotal est de 100 livres pour lui et 50 pour elle ; les seuls parents présents sont du côté de l'épouse ; l'acte est passé dans la maison de la veuve DELFAU, à Montpellier ; il ne sait pas signer ; maître cordonnier ; + 05.03.1743, "âgé de 85 ans", à Montpellier, paroisse Notre-Dame-des-Tables. Voir la descendance dans Montpellier

Marguerite (fa François et Isabeau MARRE) ? ; x1 Laurens ROUVEYROL, Cm 08.02.1685, notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort : elle est "libre et majeure de 25 ans", assistée de François MARTIN et Jean PLANIOL, ses beaux-frères et de ses soeurs Catherine et Françoise, elle se constitue en dot 30 livres et se réserve 116 livres sur Pierre BASTIDE du lieu de Miraval (obligation reçue par le notaire LAMOUROUX, de Montpellier) "pour en faire par ladite épouse ses plaisirs et volontés tant en la vie que en la mort", sont témoins Jean Baptiste EUZET, de Viols et Rigal BONNEL, de Viols ; en "droit d'augment et survie", elle prévoit 100 livres pour son mari (en cas de + avant lui), elle ne sait pas signer ; (pour la suite du Cm, voir "la suite 1", à l'article sur son conjoint) ; x2 François SERANE, le 02.12.1702, à Viols-le-Fort.

Isabeau ou Elisabeth (fa François et Isabeau MARRE) 24.03.1665, à Saint-Martin-du-Cardonnet (34) ; p de b : Jean PLANQUE, prêtre de Saint Gilles (Saint Gély-du-Fesc), m de b : Marguerite LIEUSET (EUZET), de "Villeneuve" ; x Pierre CASTEL , le 22.02.1691, à Viols-le-Fort ; Cm, 05.11.1690, notaire Etienne EUZET de Viols-le-Fort : elle est "libre et majeure" et assistée de ses soeurs Catherine, Françoise, Jeanne, Marguerite et de ses beaux-frères François MARTIN, Jean PLAIGNOL, Laurens ROUVEYROL, elle se constitue envers son futur époux pour 150 livres, plus 25 livres "par droit d'augment et survie" (dans l'hypothèse de son décès avant celui de son mari) ; lui est assisté par son père et ses deux frères, Amans et Jacques CASTEL, il s'oblige au titre du droit d'augment et de survie (dans l'hypothèse de son décès avant son épouse) au paiement de 50 livres et à la restitution des "bagues, robes et joyaux qui luy pourra avoir acquis pendant son mariage" ; sont témoins Jacques DEPLANQUE ("Conseiller du roi, auditeur de comptes de la souveraine cour des comptes, aides et finances de Montpellier"), Joseph ROUVEYROL ("baille de justice"), Jean de COMBAJAGUES ("habitant du mas Andrieu") et François ROUEL ; elle ne sait pas signer, les témoins signent sauf ROUEL ; fait dans la métairie des Matellettes, paroisse de Viols-le-Fort ; + 15.02.1733, à Viols-le-Fort.

Jeanne (fa François et Isabeau MARRE) 27.11.1669, à Saint Paul de Mont Camel (St Paul-et-Valmalle) et, plus probablement à Védas, localité où résident les parents ; b par VIDAL, le prieur, le 03.12.1669, p : Amans EUZET (le frère aîné), m : Catherine EUZET (probablement la soeur aînée) ; dans un acte du 07.03.1679, dix ans plus tard, Jeanne est indiquée comme étant la cadette et âgée de 10 ans, ce qui correspond parfaitement ; x Antoine DELMAS, le 19.09.1696, à Viols-le-Fort (à vérifier) ; Cm 19.08.1696 (notaire Jean Baptiste EUZET, de Viols-le-Fort) ; elle est alors libre et majeure, est assistée par Sébastian EUZET, François MARTIN, Pierre CASTEL, Catherine et Jean EUZET,ses frères, soeur et beaux-frères, et se constitue une dot de 138 livres (33 livres 12 sols reçues de François PLAIGNIOL, son beau-frère, provenant de sa part dans la vente d'une maison et d'un jardin, que ledit PLAIGNIOL a acquis des enfants de François EUZET, 33 livres dues par Etienne EUZET, notaire, pour l'achat d'un devois acquis desdits enfants, 20 livres dues par CHAUVET, tailleur du lieu de Murviel, 16 livres 10 sols dues par François MARTIN, et 25 livres dues par Laurent ROUVEIROLLIS son beau-frère, ...), il est prévu par elle pour son mari au titre de "droit d'augment et survie", 20 livres, pour lesquelles ses biens sont hypothéqués, l'acte étant passé en présence de Jean CLAPAREDE, Fulcrand SOULAS, Joseph BLANCARD et Antoine SERANE, habitants de Viols ; elle ne sait pas signer ; le 20.08.1696, elle reçoit les 33 livres dues par le notaire Jean Baptiste EUZET, son cousin, suite à l'achat fait par le notaire Jean Baptiste EUZET au tuteur des enfants de François EUZET, pour l'achat d'un devois, le 07.03.1679 (auprès du notaire Jean François CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres) ; le montant de l'achat était de 26 livres 7 sols 4 deniers et il s'y ajoute les intérêts, faisant un total de 33 livres (notaire Gervais MAUMEJEAN, de Saint-Martin-de-Londres) ; + 27.11.1697, à Viols-le-Fort.



Pierre (fs Pierre 2 et Jeanne ALEGRE) x Isabeau HIERLE ; Cm 02.01.1672, notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort ; testament 28.04.1671, notaire Pierre Henri CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres ; pour défendre ses droits, le 21.06.1682, sa veuve Isabeau HIERLE, remariée avec Jean MARTIN, passe un accord et transaction avec Jean 1 EUZET (défendeur) pour la succession de Pierre EUZET (mari de Jeanne ALEGRE) et celle de Jean 2 EUZET : 2 E 81/129 Nre Etienne EUZET, de Viols-le-Fort (AD 34).

Sébastien 1 (fs Pierre 2 et Jeanne ALEGRE) x Elix MARRE ; Cm 22.10.1671 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; le 11.05.1692, il place son fils Antoine en apprentissage chez le maître cordonnier Jean PLAIGNOL (qui signe PLAGNIOL), de Viols-le-Fort (voir les détails à l'article d'Antoine) ; cet acte indique qu'il ne sait pas signer, qu'il est veuf et que la dot d'Elix MARRE était de 60 livres ; en fait, le Cm du 22.10.1671 montre que la dot était de 25 livres par la mère d'Elix (son père étant décédé) et de 3 livres par son cousin Pierre MARRE mais il y avait aussi à titre de droit d'augment et survie, 50 livres qui devaient être payées en cas de décès (inversement pour elle le droit d'augment était de 25 livres) mais il devait s'y ajouter les droits de légitime dans la succession MARRE.

Sébastien 2 (fs Pierre 2 et Jeanne ALEGRE) x Giniesse EUZET (fa François et Isabeau MARRE) ; Cm 29.04.1677 : l'acte est passé à la métairie de Roubiac appartenant aux COULET (paroisse de Saint Etienne de Cazevieille) ; il est majeur quand il se marie ; il prend en compte la dot qui consiste en un "coffre bois noyer fermant à clef valant 2 livres" et une bague en or valant 10 livres ; dans la clause d'augment et survie, il prévoit 50 livres, plus les bagues, robes et joyaux qu'il pourra lui acquerir pendant le temps du mariage (en cas de décès avant son épouse) ; sont présents pour l'assister : sa mère, Ginies MARTIN, André FÉDIÈRE (son beau-frère) et Joseph MARRE ; assistent aussi, François EUZET (père de Giniesse), Georges COULET et son épouse Catherine EUZET (oncle et tante de Giniesse), François MARTIN (beau-frère de Giniesse), Fulcrand COULET (fils de Georges), Benoît GRAS (prêtre et curé du lieu), Antoine ROUX ("baille dudit causse"), Jean JEAN (habitant du lieu), Jean PAUL (de Peirescane) ; il ne sait pas signer (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; c'est certainement lui, indiqué comme "Bastian EUZET du causse de la Figarede", à qui François de RATTE baille, au château de Cambous, sa métairie de "la Pourquaresse" et "terre de la Thuilhière", le 08.02.1697 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; c'est le même, nommé comme étant "residant a la metherye de la pourquaresse en la paroisse du chateau de Londres" qui reçoit 325 livres de sa belle-soeur, Marie VIDAL (veuve de Jean EUZET), le 28.05.1697 (notaire Jean MAUMEJAN, des lieux de la val de Montferrand et Londres), somme qui lui était due par la donation que lui avait faite sa mère, Jeanne ALEGRE, le 09.11.1676 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; à noter que si le mas de la Pourcaresse appartenait à la juridiction de Saint-Martin-de-Londres, une grande partie des terres de ce domaine se trouvait sur le territoire du château de Londres (Histoire du Mas-de-Londres par l'abbé BOUGETTE) ; le couple n'assiste pas au contrat de mariage de leur fils Jean qui habite le Rouet mais la procuration a été reçue par le notaire CAUSSE de Saint-Martin-de-Londres et présentée par Jean PRUNET, praticien de Montpellier (Cm le 12.09.1711, notaire Pierre TESSES, de Montpellier) ; c'est peut-être ce Jean, fils de Sébastien et mari de Catherine CANCEL qui est admis à l'Hôtel des Invalides, à Paris, le 01.05.1749 : "Jean HEUZET originaire de la Roquette", près Montpellier, donc le Mas-de-Londres ; à noter aussi qu'au décès de Catherine CANCEL (à Montpellier, le 21.10.1757), elle est dite "veuve de M. EUSET du chateau de la Roquette" ; ces deux mentions signifient certainement que le passage par le Rouet n'a été qu'un étape et que c'est le Mas-de-Londres qui constituait véritablement le lieu d'attache permanent de cette branche. Cazevieille et Mas-de-Londres

Marguerite (fa Pierre 2 et Jeanne ALEGRE) ca 1639 ; 1x Antoine MARRE, en 1660, Cm notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort (à compléter) ; 2x Pierre CABOT, Cm 04.03.1680 (notaire Jean AMYER, de Montpellier) ; le 15.05.1695, elle reçoit 50 livres de Simon ROUQUETTE, prêtre et vicaire perpétuel du "Causse Saint Etienne de Cazevieille", au nom de son frère, Jean 1 EUZET (qui habite Peyrebrune), somme qui provient de la succession de son autre frère, Jean 2 EUZET et suite au leg de leur père, Pierre EUZET dans son dernier testament reçu par Pierre Henri CAUSSE, notaire de Saint-Martin-de-Londres ; dans cet acte du notaire Jean Baptiste EUZET, de Viols-le-Fort, elle est indiquée comme veuve d'Antoine MARRE, habitant Viols, en présence de Simon ROUQUETTE, de Jacques ROUEL EUZET, "greffier des archives de Viols" et d'Antoine MOURGUE qui signent ; elle ne sait pas signer ; testament, le 05.06.1697, notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort ; + 15.02.1709, à Viols-le-Fort, "âgée de 70 ans" (indiquée comme veuve de feu Antoine MARRE)

Marie (fa Pierre 2 et Jeanne ALEGRE) ca 1650 ; émancipée le 24.05.1670 (notaire Pierre Henri CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres) ; x Guillaume MARTIN ; Cm 16.11.1670, notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort : la dot est de 300 livres que son père s'engage à payer en deux fois : 100 livres plus "deux habits cadix et un coffre bois noyer" le jour des noces, et les 200 livres restantes un an après les noces ; en fait, il y a un paiement anticipé par Marc Antoine de RATTE, seigneur et baron de Cambous, pour un montant de 230 livres, à valoir sur les 300 livres de dot ; cette somme de 230 livres vient de la vente du mas de Sueilles par son père, Pierre EUZET au seigneur de Cambous (notaire Guillaume CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres) ; en outre, elle se constitue la somme de 20 livres qu'elle a gagné "à coudre du linge" et pour la partie de pension reçue d'Antoine ROUX pour la nourriture de Jeanne et Pierre ROUX, ses enfants ; elle se constitue aussi " un garde robe fermant à clef valant 30 livres, deux douzaines de serviettes façonnées bonne valeur, cinq habits, deux barates ..." plus des bijoux, croix, bagues d'or, une avec une pierre bleue et une autre avec une pierre rouge ; s'ajoute encore une somme de 400 livres reçue d'Antoine ROUX, baille de Cazevieille, pour les dommages et intérêts, amendes et dépenses, suite à la sentence des officiers et domaines de la temporalité du seigneur évêque de Montpellier du 17.03.1663 obtenue contre Pierre ROUX, fils d'Antoine, et suite au contrat de transaction du "14 du présent mois", reçu par le notaire SALOMON, des Matelles ; il est précisé que ces sommes lui sont réservées à titre de biens paraphernaux et qu'elle pourra en disposer "comme bon lui semblera sans le consentement dudit MARTIN futur époux" ; elle ne sait pas signer ; sont présents et signent : son père, Pierre EUZET, son cousin Vincent PLANQUE, Jean Louis PAILHASSY, prêtre de Cazevieille, Etienne PAILHASSY, son frère, Jean BOUDON, CAMMAL ; à la fin de l'acte il est dit : "advouant pour legitime Françoise MARTIN sa fille procréée des oeuvres desdits futurs époux" ; + 22.05.1730 à 80 ans environ, à Viols-le-Fort.


Catherine (fa Mathieu et Marguerite CLAPAREDE) ca 1644 ; x Guillaume AVINENS ; Cm 17.12.1669, notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort ; dans le Cm, procèdent pour elle : Pierre EUZET, son oncle, Pierre EUZET, son frère, Jean MARTIN, son oncle ; est également présent : Sébastien EUZET, du mas de Prat (à compléter) ; + 20.08.1704, "âgée d'environ 60 ans".
Pierre (fs Mathieu et Marguerite CLAPAREDE) ca 1652 ; facturier de laine, à Viols-le-Fort ; le 02.11.1682, il est présent et il signe lors du baptême de Jean AVINENS (fils de Guillaume AVINENS et de Catherine EUZET), à Viols-le-Fort : à cette époque, les parrains signent très rarement et ce sont deux témoins qui signent (ici Pierre EUZET et François SERVEL)



La signature de Pierre EUZET, le 02.11.1682
(baptême de Jean AVINENS, à Viols-le-Fort)

x Antoinette MARRE, le 02.10.1683, à Viols-le-Fort ; Cm le 03.10.1683, à Viols-le-Fort dans la maison de Mathieu EUZET, le notaire étant Etienne EUZET, de Viols-le-Fort ; assistent le futur marié, Gabriel CLAPAREDE (marchand, son oncle) et Guillaume AVINENS (son beau-frère) ; Mathieu EUZET donne à son fils la moitié de tous ses biens meubles et immeubles et l'autre moitié à la fin de ses jours ; il en fait son héritier universel et général et, pour faire insinuer et enregistrer cette donation en la cour royale, des procureurs sont nommés, à savoir maître FABRE pour Pierre EUZET et maître BARRAL pour Antoinette MARRE, les deux étant procureurs en la sénéchaussée de Montpellier ; la dot est de 350 livres et une bague d'or, plus du linge et des vêtements par d'autres parents ; le montant de la dot est basé sur le prix d'une terre faisant 54 cesterces 15 dextres et qui reste à évaluer par des prudhommes ; en droit d'augment et de survie, il constitue 100 livres pour elle et elle constitue 50 livres pour lui ; le Cm est passé en présence de Jean PAUL (ménager, habitant la métairie de Peyrescane), Fulcrand ALEGRE et Jean Baptiste EUZET (praticien) qui signent avec Pierre EUZET ; + 04.11.1697, à Viols-le-Fort, "à 45 ans environ".



Compoix de 1696 de Viols-le-Fort
(folio 220)

Compoix de 1696 de Viols-le-Fort
(folio 221)

Compoix de 1696 de Viols-le-Fort
(folio 220 v.)
(on peut supposer qu'il s'agit de ce Pierre EUZET qui est signalé au compoix, bien que la mention de Pierre PAUL, son "beau-frère" laisse supposer qu'une de ses soeurs a épousé ce PAUL, alors que l'on trouve bien un Pierre PAUL à la génération 4 ... mais pas de Pierre EUZET ; ce point reste donc à éclaircir)


Marie (fa Mathieu et Jeanne VIDAL) ca 1667 (selon l'âge estimé à son décès) ; x Pierre RECOULLY, le 15.02.1697, à Viols-le-Fort (aucune précision dans le registre paroissial) ; Cm 20.01.1697, notaire Jean Baptiste EUZET, de Viols-le-Fort ; elle réside "depuis douze ans ou environ en la paroisse du lieu de Murles" quand elle se marie ; sont présents pour elle (au Cm) : David ARNAL (son oncle), Etienne ARNAVIELLE (son maître), Antoine MARTINIER (baille de Murles, "aussi son présent mettre"), Pierre EUZET (son frère), Pierre VIDAL (son oncle), Fulcrand SOULAS (son oncle), Jacques SOULAS (son oncle) ; l'acte est passé au château de Caravettes ; son père et sa mère étant décédés, c'est son frère Pierre qui lui constitue une dot de 150 livres et un coffre de 8 livres, à payer le jour des noces (cette dot en fonction de la succession de ses parents et en tenant compte aussi de la succession de leur frère Jacques EUZET, décédé) ; à titre personnel, Pierre EUZET lui constitue une somme de 10 livres, cependant que sa femme lui donne "trois grilliades" ; elle se constitue de son chef, deux habits complets (dont un "cadis gris") ; son oncle Pierre VIDAL lui donne 25 livres et au nom de son frère, Jacques VIDAL (prêtre et vicaire de Guzargues, absent), il constitue encore 10 livres, le total des 35 livres devant être payé la jour des noces ; son oncle Fulcrand SOULAS lui donne 24 livres "en payément de laquelle somme ledit Fulcrand SOULLAS donne auxdits fucteurs mariés la démurance de sa maison qu'il a audit Viols pour deus années qui commenceront a courir dan un mois a conter de ce jourd'huy" ; son oncle ARNAL lui donne 14 livres payables dans un an ; Jean RECOULLY, frère de l'époux, donne 12 livres payables au mois de mai ; Jacques SOULAS donne une "poiele" ; Guillaume SANGUINEDE donne un "echaufe lit" ; Antoine SOULAS donne "une pélle fer et un ratheau" ; Jacques SOULAS, son oncle, donne 5 livres payables le jour des noces ; Marie VIDAL donne "une sallière" ; Marguerite SOULAS donne "deux douzaines cuillers" ; Jacquette VIDAL, sa tante, donne deux linceuls thoille de maison" ; au titre d'augment et de survie, le futur constitue pour la future, 50 livres et toutes les bagues, robes, joyaux qu'il pourra avoir acquis pendant le mariage ; de son côté, elle constitue pour lui, 25 livres ; pour ces constitutions, ils hypothèquent leurs biens présents et à venir ; Jacques SERANNE, prêtre et prieur de Murles, signe avec Pierre EUZET, les parties ne sachant pas signer ; signatures MARTINIER (2), EUZET, ARNAVIELHE, SOULAS (écrit avec un seul L dans la signature, avec deux L dans le texte) ; + 04.04.1737, à Combaillaux, veuve de Pierre RECOULLY , âgée d'environ 70 ans ; dans cet acte, le patronyme est écrit AUZET et le patronyme du mari est écrit RECOULIN (celui-ci étant décédé le 20.08.1725, à Combaillaux, son patronyme étant alors écrit RECOULI).

Jacques (fa Mathieu et Jeanne VIDAL) ca 1675 ; son décès indiqué au Cm de sa soeur Marie avec Pierre RECOULLY ; + 03.04.1683 Viols-le-Fort


Elisabeth (fa Jean et Françoise QUERELLE) ca 1644, au Triadou ? ; x Jacques AIGOUY (au plus tard, le 27.08.1669) ; Cm le 14.05.1669 : Jean EUZET lui constitue en dot 1000 livres, plus 36 livres "pour un garderobe et un habit sarge de la couleur que sa fille voudra faire et garni a son usage" ; il paiera 536 livres le jour des noces et 500 livres dans un an à partir du mariage, moyennant quoi Elisabeth renonce à tous autres droits paternels ; Jean EUZET lui lègue aussi 200 livres au titre des droits maternels, moyennant quoi Elisabeth renonce à tous autres droits maternels ; elle même se constitue 32 livres que lui doit Jacques LATOUR, ensemble deux habits (l'un de sarge grise) qu'elle a présentement et que le futur époux accepte ; ses trois frères, Jacques, Jean et Pierre EUZET lui cèdent en accroissement de dot la part qu'ils auraient eu quant à la chaîne d'argent de feue leur mère ; de son côté, le père de Jacques AIGOUY cède à son fils la moitié de tous ses biens, sans préjudice de la donation précédente et émancipation qu'il lui a faite le 01.12.1668 devant DUCROSE, juge en la justice de Puéchabon ; de même, son oncle Gabriel AIGOUY confirme la donation qu'il lui a faite le 01.12.1668 ; il est prévu un droit d'augment pour le premier décédé : 200 livres du futur à la future, "ensemble les bagues, robes, joyaux qui lui pourra avoir acquis pendant son mariage" et, 100 livres de la future à son futur, à faire payer "au bout de l'année du décès" ; l'acte est fait dans la maison de Jean EUZET, en présence de Jean GELY (vicaire de Saint-Martin-de-Londres), Jean PELEGRIN (vicaire de Saint-Jean-de-Cuculles), Affrique JUGLA (curé du Triadou), Guillaume GALHAC (cousin de Jacques AIGOUY), Etienne VIDAL (d'Aniane), Louis VIALA (du causse de Cazevieille), MARRE (frère de Saint Guilhem), Jean AUZEMAR (docteur et avocat, habitant du Triadou), Antoine ROCQUE, Fulcrand ROUX (de Bousenac), etc. (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; la première quittance de dot est actée le 27.08.1669 pour 536 livres, en l'étude du notaire, en présence d'Antoine ROUX (baille ordinaire de la justice de Saint Etienne de Cazevieille), de François RICOME (ménager de Viols-le-Fort) et d'Antoine ROCQUES (marchand facturier de laine de Viols-le-Fort) qui signent (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort ; le 29.06.1671, Jacques EUZET (son frère, héritier de Jean, leur père), paye à Jacques AIGOUY, les 200 livres prévues au Cm au titre des droits maternel de feue Françoise QUERELLE (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; le 03.03.1678, le couple fait baptiser deux enfants jumeaux, nés le 24.02.1678, à Viols-le-Fort ; le premier, Guillaume, "avait reçu l'eau du baptême à la maison à raison du danger de mort" ; le second s'appelle Etienne ; le couple a encore une fille, Anthoinette, née le 22.07.1679 et baptisée le 30.07.1679, à Viols-le-Fort ; + 11.06.1694, à Viols-le-Fort, "âgée d'environ 50 ans". Le Triadou


génération 6 (génération 12 de La lignée )

Joseph (fs Jean Baptiste et Marthe ROUVEYROL) 22.10.1696, à Viols-le-Fort ; nommé curé et vicaire de Pégairolles-de-Buèges par acte du 22.12.1721 (acte notarié du notaire Pierre DURRANC, de Montpellier), il en démissionne, le 10.08.1725 (acte notarié du notaire Antoine BAUMEZ, de Montpellier) ; il signe cet acte : "EUZET prêtre curé" ; il est prêtre à Saint-Martin-de-Londres, au moins en 1738 (il est présent et signataire avec cette indication dans l'acte de baptême de Jean Baptiste ROUVEYROLES, le 30.09.1738 : registre paroissial de Viols-le-Fort) ; les registres paroissiaux conservés pour Saint-Martin-de-Londres sont incomplets et ne permettent donc pas de vérifier le temps qu'il a passé dans cette paroisse ; il apparaît encore à trois reprises dans le registre paroissial de Viols-le-Fort, comme prêtre et vicaire (sans indication d'une autre paroisse) mais uniquement le 25.11.1738 ; il est prêtre à Montarnaud en 1740 (il signe quatre actes, les 10 février, 1er mars, 24 mars et 23 mai) ; l'évêque le nomme vicaire de Montarnaud pour un an, à compter du 15.02.1741 (bien qu'il ait signé un acte avec la mention de vicaire, le 23.05.1740) ; après sa nomination, il ne signe qu'un seul acte, le 19.02.1741 et son nom n'apparaît plus par la suite ; il est vicaire de la paroisse d'Aniane au moins du 07.11.1742 (premier acte où il est signalé) et le 26.02.1743 (dernier acte où il est signalé) ; le dossier sur le jansénisme (voir "La Dame, l'Evêque, l'Abbé, le Parlement de Toulouse, le Maire de Montpellier, l'Intendant du Languedoc ... et le Roi !") montre qu'il avait dû se retirer à l'hôpital général de Montpellier pour des raisons de santé : "le Sieur EUZET s'imagine depuis long-tems être maltraité pendant la nuit par des ennemis invisibles, et que lorsqu'on lui parle sur cette matière, il la fuit volontiers : que cette infirmité qui ne nuit qu'à lui seul, le détermina à quitter une Cure dont il étoit pourvû, et à se retirer dans l'Hôpital Général de Montpellier où il fut reçu en 1750" (Remontrances du Parlement, le 23.02.1756) ; si l'année indiquée ici est exacte, il reste donc à trouver ce qu'il a fait entre février 1743 et 1750 ; une source épiscopale indique qu'il fut l'un des ecclésiastiques qui se sont opposés à la Bulle papale dite Unigenitus et qui ont été nommés des "appelants", parce qu'ils ont appelé à la tenue d'un concile général sur cette question ; ce document est une liste des prêtres du diocèse de Montpellier qui ont effectivement appelé au futur concile ; parmi eux, il y a Joseph EUZET qui est ainsi noté : "M. Joseph EUZET, secondaire à Viols a signé le formulaire pendant la vacance" (C 4706, aux AD 34) ; d'après un ajout au crayon sur le document, il s'agirait d'une liste dressée en 1739 par Georges-Lazare BERGER de CHARANCY (évêque de Montpellier de 1738 à 1748) ; on peut penser que cette signature a eu lieu en 1738, quand il est indiqué comme vicaire sur le registre paroissial de Viols-le-Fort ; il a probablement signé le formulaire pour pouvoir assumer ces fonctions mais cela veut dire aussi qu'il était proche des idées jansénistes puisqu'il faisait partie des appelants ; dans ces conditions, la mise à l'écart dans l'hôpital de Montpellier peut avoir pour raison, non seulement son état de santé mais aussi ses idées, celle-ci étant connues des gens de robe montpelliérains qui ont fait appel à lui, en 1755, pour apporter la communion à la janséniste de MOUSTELON ; pour se venger, l'évêque de Montpellier a ordonné qu'il quitte Montpellier et soit reclus dans un couvent de Gignac ou de Clermont-l'Hérault ; après la médiation du parlement de Toulouse, le roi a tranché en décidant qu'il devait non seulement quitter Montpellier mais aussi le diocèse de Montpellier ; + le ?, à ?

Marie (fa Jean Baptiste et Marthe ROUVEYROL) 01.10.1699, à Viols-le-Fort ; vivante le 25.07.1702 (testament de Jean Baptiste).

Jacques (fs Jean Baptiste et Marthe ROUVEYROL) 17.10.1702, à Viols-le-Fort ; ménager, habitant Viols-le-Fort quand il se marie ; x Elisabeth MAUMEJEAN, le 24.04.1731, aux Matelles ; Cm 20.03.1731, notaire Pierre MARRE, de Viols-le-Fort (mais l'acte se trouve dans le minutier du notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des Matelles, ce qui s'explique probablement par la parenté de la fiancée ; à noter que le registre du contrôle des actes indique comme date le 22 mars mais on lit plutôt le 20 mars sur l'acte lui-même) ; la dot est de 1000 livres dont 700 du chef maternel, plus 100 livres pour les "bagues et dorures" ; l'augment dotal est de 100 livres de Jacques pour Isabeau et de 50 livres d'Isabeau pour Jacques ; sa mère, Marthe ROUVEYROL, lui donne la moitié de tous ses biens, "tant de sondit feu mary que des siens propres" et se réserve l'autre moitié, à charge pour elle de vivre en commun avec les fiancés, faisant "même pot, feu et table tous travaillant au profit de la maison" ; sa mère précise que "les biens donnés sont de valeur de 500 livres" ; l'acte est fait et récité aux Matelles dans la maisson du notaire Fulcrand MAUMEJEAN (plus de renseignements sont données en "suite 1", à l'article d'Isabeau MAUMEJEAN) ; il signe ; le 19.11.1760, il achète "deux cetiers bled touselle mesure de Montpellier" à Jacques POUSSONNEL, marchand de Montpellier, pour ensemencer un champ qui se trouve au tènement du Triol, à Viols-le-Fort ; le prix est basé sur le pied courant de "dix livres le cetier" et s'engage à payer les 20 livres "par tout le mois de juillet prochain ; il oblige ses biens et la récolte pendante ; l'acte est fait dans l'étude du notaire, en présence d'Antoine SAUTEL (prêtre), Jean CLAPAREDE (négociant de Montpellier) et Pierre Jean ROCQUES (de Viols) qui signent avec les parties (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 12.12.1762, il reconnaît devoir au même Jacques POUSSONNEL (mais qui, cette fois, est indiqué comme "fermier du bénéfice dudit lieu", c'est-à-dire Viols-le-Fort, habitant Montpellier), "vingt huit livres dix sols pour le prix de quatre cettiers trois cartes misture a raison de six livres le cettier mesure de Montpellier" qu'il lui a vendu le même jour et qui doivent servir à ensemencer un champ au tènement du Triol, à Viols-le-Fort (contenance de 6 cettérées ou environ), qu'il s'engage à payer "par tout le mois de juillet prochain comme aussi de lui rendre dans quinze jours un certificat de semence" ; il oblige ses biens et, particulièrement la récolte pendante ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Pierre Jean ROCQUES et Antoine SABATIER, de Viols (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; + 07.10.1768, à Viols-le-Fort.



La signature de Jacques EUZET, le 12.12.1762




Antoine (fs Sébastien 1 et Elix MARRE) Le 14.03.1674, il est cité au testament d'Elix MARRE (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; il est mis en apprentissage par son père chez le maître cordonnier Jean PLAIGNOL (qui signe PLAGNIOL), de Viols-le-Fort, le 11.05.1692 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; le prix en est de 60 livres moyennant un apprentissage de deux ans ; le payement est effectué par Pierre MARRE, son cousin, qui règle le montant pour Sébastien EUZET, les 60 livres représentant la dot d'Elix MARRE ; Pierre MARRE s'engage à payer 30 livres le 03.08.1692, 15 livres à la fête de Noël qui suit et les 15 livres restantes à la fin de la première année, sachant que l'apprentissage commence à courir le 15.05.1692.



Catherine 1 (fa Pierre et Antoinette MARRE) 19.01.1685, à Viols-le-Fort ; b 05.02.1685, à Viols-le-Fort ; le p : Mathieu EUZET (son grand-père), la m : Marquese MARRE (sa tante) et sont présents : Mathieu AVINENS (probablement son oncle que l'on retrouve comme p de baptême, le 30.12.1685, d'Elisabeth AVINENS, fille de Guillaume et de Catherine EUZET) et Guillaume EUZET (celui-ci étant probablement aussi son oncle, fils de Mathieu, celui qui s'est s'installé à Saint-Félix-de-Lodez comme cordonnier - les naissances qui suivent montrent que les oncles et les tantes sont choisis en priorité comme parrains et marraines, avec les grands-parents).

Pierre (fs Pierre et Antoinette MARRE) 03.12.1686, à Viols-le-Fort ; le p : Pierre MARRE, la m : Catherine EUZET.

Catherine 2 (fa Pierre et Antoinette MARRE) 25.02.1689, à Viols-le-Fort ; le p : Mathieu AVINENS (probablement son oncle), la m : Marquese MARRE (sa tante) ; x Jacques SABATIER, le 06.08.1717 ; on n'a pas la certitude que Jacques SABATIER se soit marié avec Catherine 2 mais le fait que l'on retrouve les mêmes participants que pour le baptême de Catherine 1 fait penser que cette dernière est certainement morte avant la naissance de Catherine 2.

Gabriel (fs Pierre et Antoinette MARRE) 26.01.1691, à Viols-le-Fort ; x Marguerite MARRE, le 02.10.1716, à Viols-le-Fort ; consul de Viols, il signe "consul" au contrat de mariage de François PLAGNIOL (fils de Jean et de Françoise EUZET), en 1726 ; cardeur de laine, en 1724, le 16 juillet (notaire Pierre MARRE, de Viols-le-Fort) ; le 17.08.1727, il fait partie des déclarants dans un procès que mène Jean BOURDEL, boucher de Viols, contre les consuls du lieu ; cet acte est barré et ne comporte pas de signature du notaire car les parties semblent avoir renoncé à cette procédure, bien que l'acte ait été contrôlé le 25.12.1733 et les droits payés (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; fermier de la métairie des Matelettes, avec Antoine PAUL, en 1733, à partir du 19 juillet (notaire Pierre MARRE, de Viols-le-Fort) ; le 06.09.1742, "au lieu de Boutonnet, dans la maison de la veuve CROUZET", Jean François de LEPINE, au nom de François de PLANQUE ("habitant de Montpellier a present a Paris') baille solidairement à Pierre MARRE et Gabriel EUZET, le domaine de Maure, "paroisse de Viols taillable et juridiction d'Argelliers" ; ce domaine consiste "en maison, paliere, ecurie, bergeries, champs, vignes complantées d'oliviers et arbres fruitiers, bois et devois" ; le bail est pour 7 ans à compter du 01.09.1743 jusqu'au 01.09.1750, pour un prix de 1400 livres chaque année, payable en deux fois d'un montant égal (le 1er mai et le 1er septembre) ; le contrat liste toutes les obligations des deux fermiers : entretien des vignes, des oliviers, des murailles, des immeubles de la maison, etc. ; le bail inclut aussi le matériel qui est également listé d'une façon précise : trois charrues, huit tables pour le pain, une pour le fromage, une échelle de douze échelons, un coffre avec sa serrure à clef, etc. ; les clauses finales prévoient les terres qui, la dernière année, doivent être laissées "en guarré" ; pour la sûreté de l'opération, les deux fermiers hypothèquent leurs biens ; l'acte est passé en présence de Fulcrand QUERELLE (procureur du Sénéchal de Montpellier) et de François SERVEL (secrétaire de M. de FAGES (Syndic général de la province de Languedoc) ; Pierre MARRE ne sait pas signer (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; inventaire des deux fermiers, d'abord le 12.01.1744 (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) puis, le 06.08.1744, le premier acte étant inachevé mais le second n'est que la reprise du premier ; dans cet acte, la liste des biens du domaine de Maure est notée avec une grande précision, par exemple : 98 chèvres dont 46 hors d'âge, 3 chiens, 4 charrues, 10 cétiers mescle, 2 boeufs, 1 cabane pour le berger, 8 tonneaux de demi muid dont un sert à fouler le raisin, 1 cuve vinaire pouvant couler 6 muids, 1 garde robes, 2 bois de lit, 4 bancs autour d'un coffre, 1 taille pain, 1 mule, 1 masse pour fendre le bois, etc. et puis encore les champs avec leurs noms (furieux, à Combette, de l'olivette, d'Argelliers, etc.) et les vignes (près la jasse, la vignasse, etc.), les moutons (211), les brebis (262), avec l'indication de leur âge, de leur estimation, etc., 1 coq, 15 poules, etc. ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence du notaire Pierre MARRE (de Viols-le-Fort) et de Claude MASCLAC (du masage du même nom, à Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec Gabriel (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 11.12.1749, il est toujours "fermier de la metterie de M. PLANQUE", paroisse de Viols et confesse devoir 320 livres à Antoine ROLLES (portefaix de Montpellier), suite au prêt que celui-ci lui a fait "suivant son billet du trois octobre dernier" ; le billet est apporté, biffé et lacéré en présence du notaire et des témoins ; Gabriel promet de payer en mai 1750 et il précise que la somme a été employée à "lachapt des bestiaux a laine dont il fait commerce" ; son beau-fils, Michel MARTIN (charbonnier, habitant la métairie de Prats, paroisse de Saugras) se porte caution et les deux hypothèquent leurs biens pour la sûreté de l'opération ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Claude VEZIAN et Jean ICARD, de Montpellier (notaire Jean Louis VEZIAN, de Montpellier) ; le 14.11.1753 il est indiqué comme co-patron de la chapelle Saint Jacques fondée dans l'église Saint Etienne de Viols ; à ce titre avec l'autre patron, Pierre MARRE, il demande à l'évêque de Montpellier de bien vouloir y instituer chapelain Guillaume PRIEUR (curé de Saint-Gély-du-Fesc) en remplacement d'Antoine VIDAL (curé de Valflaunès), décédé ; l'acte est passé en présence de Barthélémy SERVEL (cordonnier) et de Fulcrand SOULAS (hôte), de Viols, qui signent avec Gabriel mais Pierre MARRE ne sait pas signer (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; + 10.12.1753, à Viols-le-Fort ; (+) dans le cimetière ; l'âge indiqué au décès est d'environ 70 ans.



La signature de Gabriel EUZET, le 11.12.1749

Anne (fa Pierre et Antoinette MARRE) b 03.05 (ou 03 à vérifier) 1698, à Viols-le-Fort


Pierre (fs Jean et Jeanne GARONNE) 17.05.1694, Viols-le-Fort ; x Catherine Jacquete GALABERT, Cm le 26.01.1724, au mas de Galabert (notaire Jean MAUMEJEAN, des lieux de la val de Montferrand) ; il est écrit qu'il ne sait pas signer ; il est assisté de ses frères Bastian (Sébastien), François, Isabeau (Elisabeth) et Marguerite EUZET, de Pierre MARRE (son cousin germain) et de Pierre et François DUFFOURS (ses cousins de Saint-Martin-de-Londres) ; l'acte est passé au mas de Galabert, à Saint-Gély-du-Fesc, en présence de François VIGIE et Fulcrand BOUDON (de Saint-Martin-de-Londres), de Pierre FLAVARD, fils de Louis et de Fulcrand FLAVARD, fils de Pierre (les deux des Matelles) ; cet acte est passé "en consequence des pactes de mariage entre eux passés devant nous notaire le premier de ce mois en vertu desquels les annonces ont été publiées" ; le père de Jacquete lui donne la moitié de ses biens, à condition "que lesdits fiancés habiteront dans la maison dudit GALABERT et que tous les fruits desdits biens de meme que ceux que ledit EUZET aura et pourra acquerir par son travail et industrie seront mangés en commun avec lesdits GALABERT et SALAMON père et mère de ladite fiancée et leur famille" ; ils feront donc mme "pot, feu et table tous travaillant au proffit desdits biens" ; les biens donnés représentent 600 livres auxquels s'ajoutennt les bijoux pour 50 livres (plus de détails dans Saint-Gély-du-Fesc (suite 1) , à l'article de Jacquete GALABERT) ; Jean EUZET donne à son fils 600 livres ("y compris 50 du chef de ladite GARONNE sa femme qu'il a ordre de donner pour elle") ; Jean EUZET promet de payer 450 livres à la première réquisition de son fils et les autres 150 livres dans 6 mois ; l'augment dotal de Pierre pour Jacquete est de 100 livres et celui de Jacquete pour Pierre est de 50 livres ; comme toujours l'acte se termine par les clauses habituelles (hypothèques , reconnaissance des cours de justice ...) ; le 26.12.1746, il reconnaît devoir à Jean Baptiste COLLET, du mas de Roubiac à Saint-Etienne-de-Cazevieille, 81 livres pour l'achat de 18 brebis, au prix de 4 livres 10 sols pièce ; il promet d'en payer la moitié en mai prochain et l'autre moitié à la fête saint Michel prochaine ; il est écrit qu'il ne sait pas signer ; l'acte est passé dans l'étude du notaire Fulcrand MAUMEJEAN, aux Matelles, en présence du régent des écoles, Guillaume DURAND, et de Jacques GRAS dit Petit (fils de Pierre), les deux habitant aux Matelles ; le 25.09.1759, il habite toujours au mas du Galabert et il est au mas du Rouquet, à Saint-Gély-du-Fesc pour signer l'acte de désistement d'Elisabeth CHALIÉ envers son fils Jean EUZET qui l'a rendue enceinte ; il signe l'acte (plus de détails à l'article de Jean, en génération 2) ; test, le 16.03.1764, au mas de Galabert "et tout auprès du lit ou il est detenu malade", en présence de François GELLY, père et fils (habitant la baraque de Valène, paroisse de Saint Gély), Jean ICARD (ménager, des Matelles), Joseph CANCEL (maréchal-ferrant, des Matelles), Jacques PAUL (travailleur, de Murles), Pierre RECOULY (du mas de Galabert) qui signent avec le notaire (sauf RECOULY qui ne sait pas) ; il est écrit qu'il ne sait pas signer ; il lègue 3 livres à la confrérie érigée dans l'église ("à payer dans un an de son décès") ; il lègue à ses enfants Jean, Joseph, Marie et Marianne et à chacun "la légitime", à payer pour Marie "dans l'année du décès de son père") et aux autres quand ils "colloqueront en mariage ou à lage de vingt cinq ans" ; la valeur de ses meubles, effets, cabaux et denrées se monte à 100 livres ; il prohibe tout inventaire et fait de son épouse, Jaquette GALABERT, son héritière universelle et générale (notaire Fulcrand MAUMEJEAN de la val de Montferrand, habitant des Matelles). Saint-Gély-du-Fesc.

Sébastien (fs Jean et Jeanne GARONNE) ; 02.09.1696, à Viols-le-Fort ; Cm avec Jeanne COLLET ou COULET, le 24.08.1727 : il habite alors au logis du Renard, avec ses parents (au château de Londres, c'est-à-dire le Mas-de-Londres) ; son père lui donne pour sa légitime 200 livres, payables la moitié en mai 1728 et la moitié dans un an à compter l'accomplissement du mariage ; son père se fait fort de faire ratifier son épouse, Jeanne GARONNE (absente), si nécessaire ; de son côté, Jeanne reçoit de ses parents pour sa légitime 60 livres, payables dans deux ans à compter de l'accomplissement du mariage ; elle se constitue aussi 120 livres qu'elle possède ainsi que 45 livres représentant la valeur de ses bijoux : un clavier, une boucle d'argent et une croix d'or ; le total est donc de 225 livres que Sébastien (écrit Bastian) sera tenu de reconnaître et d'assurer en sa faveur sur tous ses biens, présents et futurs ; les parties obligent leurs biens et se soumettent aux rigueurs des cours ; l'acte est passé au domicile des COULET, masage de las Barralles, au château de Londres ; sont présents, Jean CANCEL (maître maréchal) et François DUFFOURS (maître chirurgien) de Saint-Martin-de-Londres, qui signent ; les EUZET et les COULET (il y a aussi Jacques COULET, frère de Jeanne) ne savent pas signer (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 18.10.1733, il prête 149 livres à Jean REBOUL, premier consul au château de Londres, ce qui est acté le 01.12.1733 ; cet argent est destiné à la communauté qui doit l'utiliser en remboursant Jacques ESPINAS pour le prix d'une mule et pour l'équipage de celle-ci ; Jean REBOUL promet de rembourser à la prochaine imposition, avec l'intérêt depuis le 18.09.1733 et, pour la sûreté de l'opération, il oblige les biens de la communauté du château de Londres ; l'acte est passé à Saint-Martin-de-Londres, en présence de Jean VIGIÉ, bourgeois de Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 02.08.1734, il prête 99 livres 19 sols 9 deniers à Etienne REBOUL (habitant le château de Londres) pour qu'il puisse payer les tailles des années 1731, 1732 et 1733 à Jacques GARONNE ; il promet de rembourser dans un an, avec intérêt ; pour la sûreté de l'opération, Fulcrand REBOUL (bourgeois du mas de la Liquière) se porte caution solidaire ; l'acte est passé au château de Londres, en présence de Jean CANCEL (procureur juridictionnel) et Jean SELLIER (du château de Londres) qui signent avec Fulcrand REBOUL (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 02.06.1737, Antoine GARONNE (collecteur du château de Londres pour l'année 1734) lui rembourse 156 livres 9 sols pour les 149 livres qu'il avait prêtées à la communauté des habitants, le 01.12.1733 ; la différence entre les deux sommes est constituée par les intérêts ; l'acte est passé à Saint-Martin-de-Londres, en présence de Jean REBOUL (viguier du lieu du château de Londres) et Denis PRUNET (consul de Saint-Martin-de-Londres) qui signent (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 30.03.1738, il est indiqué comme "muletier", habitant le château de Londres ; il reconnaît avoir reçu 99 livres 19 sols 9 deniers de Marguerite ALLEGRE (habitant aussi au château de Londres), veuve d'Etienne REBOUL, en règlement de la somme prêtée le 02.08.1734 à Etienne REBOUL ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jean VIGIÉ (bourgeois) et Jean CAYZERGUES, de Saint-Martin-de-Londres qui signent (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 18.07.1758, Amans GARONNE (héritier de Marie RICOME) lui paye 13 livres 12 sols correspondants au legs fait à sa mère, Jeanne GARONNE, par Marie RICOME (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 15.05.1762, pour le Cm de sa fille Catherine avec Pierre VISSEC, le couple est dit "de la métairie d'Alegre, paroisse du chateau de Londres" et ils accordent leur consentement suivant une procuration reçue par le notaire Jean VIGIÉ (de Saint-Martin-de-Londres) en faveur de Bernard PHILIS, négociant de Montpellier (notaire Jean Joseph BRUGUIERE, de Montpellier) ; le 14.11.1762, François REBOUL (ménager à la métairie de Tourrières, à Cazevieille) lui vend une pièce de terre, champ, vigne et herme située au terroir de la meillade dans le taillable et juridiction du castel contenant, suivant le compoix : pour le champ, 8 cétérées 2 boisseaux et demi, et, pour la vigne, une cétérée, une quarte 3 boisseaux ; le prix est de 250 livres que Sébastien paye en deniers de cours dont REBOUL le tient quitte ; ils obligent et hypothèquent leurs biens présents et futurs et les soumettent aux rigueurs de justice et par exprès au petit scel royal de Montpellier ; dans cet acte, Sébastien est dit "charbonnier habitant du mas d'Allegre paroisse du castel" ; l'acte est passé dans la maison de Denis VIGIÉ (bourgeois), en présence de Louis BOUDON et de son fils qui signent avec REBOUL (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 10.04.1763, il reçoit 11 livres 10 sols, "en deniers de cours" de Fulcrand ROUVEIROL (charbonnier de Saint-Martin-de-Londres) et il lui donne une quittance ; cette somme correspond à ce qui a été évalué entre parties pour "le droit d'appuy dont a usé ledit ROUVEIROLE sur la muraille de la maison contigue avec celle dudit EUZET", située aux faubourgs de la Condamine ; pour la sûreté de l'opération, il oblige et hypothèque ses biens qu'il soumet aux rigueurs de justice et, par exprès, au petit scel royal de Montpellier ; l'acte est passé à l'étude, en présence de Louis BOUDON (ménager) et de Bernard MIALET (fabricant de bas de soie), de Saint-Martin-de-Londres, qui signent ; les parties ne savent pas signer (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 16.02.1770, il reconnaît avoir reçu de son père 200 livres et une mule, en payement de ses droits légitimes paternels et maternels ; il est alors "travailleur, habitant du mas d'Allegre" ; il ne sait pas signer mais l'acte est signé par son frère, Jean EUZET (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; travailleur de terre (en 1775), charbonnier (en 1780) ; + 31.10.1781, paroisse Saint Pierre, de Montpellier. Mas-de-Londres et Montpellier

François (fs Jean et Jeanne GARONNE) b 15.02.1698, à Viols-le-Fort ; travailleur ; x Marguerite DEVALS, en 1731 ? ; Cm 30.03.1731, notaire Simon PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres (minutier perdu mais l'acte est signalé au registre du contrôle des actes, au 02.04.1731 du bureau de Saint-Martin-de-Londres et il est précisé que la dot de Marguerite est de 40 livres et aussi qu'il n'y a pas d'augment de prévu en cas de décès) ; il ne sait pas signer ; le 18.12.1757, Amans GARONNE (héritier de Marie RICOME) lui paye 16 livres correspondants au legs fait à sa mère, Jeanne GARONNE, par Marie RICOME (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; + avant le 04.10.1763. Saint-Martin-de-Londres

Marguerite 1 (fa Jean et Jeanne GARONNE) 01.10.1706, à Viols-le-Fort ; x Pierre GRAL, en 1727 ? ; Cm le 09.11.1727 : son père lui donne une dot de 149 livres 19 sols et elle se constitue, en plus, 50 livres "qu'elle a devers elle", qu'elle promet de délivrer le jour de la consommation du mariage ; le total dotal est donc de 199 livres 19 sols ; 100 livres seront payées "de jour en jour a la volonté dudit GRAL" et le surplus "sera payé a la fin des jours dudit EUZET" ; il n'y a pas d'augment dotal ; Pierre GRAL reconnaît la dot en faveur de son épouse ; les parties obligent leurs biens et se soumettent aux rigueurs des cours de l'ordinaire, sénéchal et petit scel royal de Montpellier ; l'acte est passé au logis du Renard, paroisse du château de Londres (où elle demeure avec ses parents), en présence de François DUFFOURS (maître chirurgien) et Jean VIGIE (bourgeois de Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec Pierre GRAL ; elle ne sait pas signer (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le couple reste installé à Saint-Martin-de-Londres ; le 23.12.1757, Amans GARONNE (héritier de Marie RICOME) lui paye 16 livres correspondants au legs fait à sa mère, Jeanne GARONNE, par Marie RICOME (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 10.07.1768, elle est marraine de baptême, à Saint-Martin-de-Londres, de sa petite-fille, Marguerite GRAL (fille de Pierre GRAL, charbonnier, et de Marguerite ROUVEYROLE) ; + 02.12.1787, à Saint-Martin-de-Londres. Saint-Martin-de-Londres et Mas-de-Londres

Jean (fs Jean et Jeanne GARONNE) 29.12.1708, à Viols-le-Fort ; x Marie Anne BOUYS, le 12.11.1743, à Notre-Dame-de-Londres ; Cm le 17.10.1743, assisté de son frère Joseph EUZET, notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres ; quand il se marie la valeur de ses biens est de 490 livres ; le contrat de mariage est passé au mas de la Caumette, en présence de Jean RATTIE (maître tailleur de Londres, il signe RATIER) et de François ROUVEYROLIS (de Viols-le-Fort, il signe ROUVAIROLIS) ; il signe (et son frère Joseph, également) ; fermier du mas de la Boissière, paroisse de Notre-Dame-de-Londres, après le + de son père, en 1743 ; il termine le contrat qui liait son père au marquis de Londres, François Henry Jean Antoine de ROQUEFEUIL, du 12.03.1743 au 20.04.1745 (il est, ensuite, remplacé par Denis VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; il est veuf le 02.04.1744 ; il est vivant et veuf quand sa fille Elisabeth se marie, le 10.03.1764, et est alors indiqué comme travailleur ; + ? Saint-Martin-de-Londres. et Notre-Dame-de-Londres

Joseph (fs Jean et Jeanne GARONNE) ) 02.05.1714, à Viols-le-Fort ; il apprend le métier de cordonnier, pendant un an et demi, à partir du 12.10.1733, à Viols-le-Fort, auprès de Blaise SERANNE (ou SERANE) ; en effet, à cette même date, Jean EUZET, père de Joseph (habitant Saint-Martin-de-Londres), conclut un contrat d'apprentissage pour son fils avec ce cordonnier de Viols-le-Fort ; le prix est de 55 livres dont il paye la moitié immédiatement et il promet de payer le restant à la moitié de son terme ; pour l'assurance de cette opération, Jean EUZET oblige ses biens présents et à venir et se soumet aux rigueurs de justice et par exprès au petit scel royal de Montpellier ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Marcelin PLAGNIOL et de Guillaume PAUL (habitants de Viols-le-Fort), qui signent mais les parties ne savent pas signer (notaire Pierre MARRE, de Viols-le-Fort) ; il habite à Puéchabon à partir de 1738 environ (probablement chez le cordonnier Jean DUPIN, père de Marguerite DUPIN) mais, quand il est parrain d'un enfant naturel reconnu (Joseph GAILHAC, fils de François et de Marguerite DUPIN, le 03.11.1739), il est dit "de Saint Martin de Londres", comme son père qui a acheté une maison dans cette paroisse ; le 11.03.1743, son père fait son testament dans lequel il est indiqué qu'il "donne et legue a Joseph EUZET son autre fils, soixante livres payables dans trois années apres son deces, aussi pour toute la legitime et supplement quil pourra pretendre", l'instituant héritier particulier (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; Cm, le 26.08.1743, avec Marguerite DUPIN : l'acte indique d'abord qu'il est résident à Puéchabon depuis environ cinq ans et qu'il procède de lui-même, majeur de 25 ans et libre, cependant qu'elle est assistée de son père (Jean DUPIN) et qu'elle a le consentement de sa mère (Elisabeth BALESTIER) ; Jean DUPIN donne à sa fille "une terre vigne close de murailles pierre" qui se trouve dans la paroisse de Puéchabon, au "tenement de Coste Maligne (nom à vérifier) avec les fruits y pendant contenant environ huit journées", confrontant du marin Jean DAUDÉ, du couchant Mathieu COURNON et la draille, plus pour les autres parts les patus ; il donne cette vigne quitte de toutes charges jusqu'au jour du mariage (catholique) ; les mariés en prendront possession le jour des noces ; la pièce a une valeur de 45 livres ; la fiancée apporte aussi en augmentation de dot et en hoirie, "une bague d'or, une boucle de ceinture et un clavier d'argent" ; ces bijoux sont appréciés pour une valeur de 45 livres ; Joseph déclare les avoir vus et reçus au profit de Marguerite, pour lui être rendus à elle ou aux siens avec privilège de dot ; Joseph déclre qu'il ne veut donner aucun augment (en cas de prédécès) puisque les parties obligent leurs biens présents et à venir et se soumettent aux rigueurs de justice du petit scel royal de Montpellier ; l'acte est fait et récité à Puéchabon, dans la maison de Jean CONTRESTIN, en sa présence et de celles de Jean EUZET (frère de Joiseph, habitant à la Boissière), Jacques HERMET (négociant, habitant Puéchabon) qui signent avec les parties et Jean DUPIN (notaire Jean Baptiste DUSFOURS, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; x Marguerite DUPIN, le 26.11.1746, à Montpellier ; le mariage se fait après la publication sans opposition de deux bans dans les paroisses de Puéchabon et de Saint-Martin-de-Londres, les 13 et 20.11.1746 ; une dispense épiscopale a été accordée pour le 3ème ban et insinuée au registre des insinuations ecclésiastiques ; sont présents : Antoine JAOUL et François ROBERT (maîtres tailleurs d'habits), Etienne JABIOL (garçon apothicaire) et Jean CAUSSE (clerc de la paroisse) qui signent avec Joseph et Marguerite ; aucun parent n'est présent (paroisse Sainte Anne, de Montpellier) ; le couple a cinq enfants qui naissent, respectivement, en 1747, 1749, 1752, 1754 et 1756 ; il est veuf, le 29.08.1757 ; le 13.08.1759, il participe au "conseil de la communauté assemblée en la forme ordinaire par Jacques HERMET, premier consul" ; il signe avec les autres chefs de famille pour une résolution visant à permettre la vente d'une coupe de bois, nécessaire pour financer les travaux de la paroisse et à cause des dégradations faites à ces bois par les habitants d'Aniane et de Saint-Jean-de-Fos (registre des délibérations consulaires) ; + 23.08.1769, à Viols-le-Fort. Puéchabon et Saint-Martin-de-Londres

Marie Anne (fa Jean et Jeanne GARONNE) ?, à ? ; x Louis Balthazar BOUDON, en 1740 ?, à ? ; Cm le 27.11.1740 (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 18.07.1758, Amans GARONNE (héritier de Marie RICOME) lui paye 13 livres 12 sols correspondants au legs fait à sa mère, Jeanne GARONNE, par Marie RICOME (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort). Saint-Martin-de-Londres

Marguerite 2 (fa Jean et Jeanne GARONNE) ?, à ? ; célibataire, le 11.03.1743. Saint-Martin-de-Londres

Marie (fa Jean et Jeanne GARONNE) ?, à ? ; célibataire, le 11.03.1743. Saint-Martin-de-Londres

Isabeau (fa Jean et Jeanne GARONNE) ?, à ? ; signalée uniquement en 1724. Saint-Martin-de-Londres


Catherine (fa Sébastian x Giniesse EUZET) ? ; 1x Jean MIRAL Cm 08.09.1709 2 E 81/139 Nre Jacques ROUEL EUZET, de Viols-le-Fort. 2x Pierre ROBERT 24.02.1727 Notre-Dame-de-Londres

Jean (fs Sébastien x Giniesse EUZET) au plus tard en 1686 (en septembre 1711, il est "majeur de 25 ans") ; x Catherine CANCEL, Cm 12.09.1711 Montpellier où il est emprisonné suite à la plainte de Catherine CANCEL qui avait accouchée de son fils, Jean, cinq ans auparavant ; présent au Cm de Jeanne, sa soeur (1716) ; il ne sait pas signer.

Jeanne (fa Sébastian x Giniesse EUZET) ? ; Cm avec Pierre FLAVARD (fs Pierre et Gabrielle TRIAIRE), le 16.01.1716 (notaire Jean MAUMEJAN, des Matelles - à compléter) ; x Pierre FLAVARD, le 13.02.1716, aux Matelles ; quand elle se marie, elle demeure "depuis quatre années audit lieu des Matelles" ; elle ne sait pas signer ; elle fait son testament, le 29.04.1738, "en bon estat desprit quoy quindisposée de son corps" : elle lègue 5 livres à la confrérie du très saint Sacrement qui est fondée dans l'église des Matelles, à payer au prévôt de la confrérie dans l'année de son décès ; elle lègue 6 livres à la confrérie des pénitents blancs, payables au trésorier de la confrérie dans l'année de son décès ; elle lègue 5 sols à tous les parents et prétendants, à se partager entre eux ; elle nomme son mari comme son héritier général et universel, à charge pour lui de payer ces légats et ses autres dettes passives ; Antoine GRAS, viguier des Matelles, lui doit 49 livres 10 sols pour reste de ses gages de 4 années qu'elle lui a servi de servante avant son mariage ; cette somme devra être employée à ses frais funéraires et le surplus pour lui faire dire des messes, pour le repos de son âme, par le prieur des Matelles ; l'acte est passé aux Matelles, dans la maison de Pierre FLAVARD, en présence de Marc Antoine MARTIN (ménager), Guillaume et Jacques DURAND (frères, travailleurs), Jacques GUIZARD (travailleur), Pierre FLAVARD (cordonnier), Jean VEZIÉ (cordonnier) et Barthélémy TOURIERE (travailleur), tous habitants des Matelles, qui signent (notaire royal Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ; + ?


génération 7 (génération 13 de La lignée )

Fulcrand (fs Jacques et Elisabeth MAUMEJEAN) 07.02.1732, à Viols-le-Fort ; x Catherine Antoinette FESQUET, le 07.02.1763, paroisse Saint Pierre de Montpellier ; les bans ont été passés les 2, 6 et 9 janvier, dans la paroisse de Saint Denis (sa paroisse) et dans celle de Saint Pierre (celle de la fiancée) ; Cm le 06.02.1763, notaire AUTERACT, de Montpellier ; boulanger à Montpellier (mais garçon boulanger quand il se marie) ; il signe ; à noter que le Cm est du 6, le mariage du 7 et la naissance de leur premier fils, Jean Jacques Fulcrand, du 8 ! ; sa mère l'institue son légataire principal et général dans son testament du 06.11.1766 (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; + 8 floréal an 7 (27.04.1799), "maison BLAVY, rue Valferre", à Montpellier ; règlement de la succession le 27 prairial an 9 (16.06.1801), notaire François AUTERACT, de Montpellier : les biens estimés s'élèvent à 3037, 25 francs mais les dettes passives à 1553,17 francs qui viennent en déduction ; une partie des biens est simplement énumérée et non estimée car ceux-ci sont laissés à la veuve de Fulcrand pour qu'elle en ait la jouissance sa vie durant ; sa dot prévue dans le contrat de mariage est inclue dans les dettes passives pour un montant de 624 francs ; les biens estimés comprennent une terre (champ et vigne) "complantée de huit oliviers et cades sorbiers, située dans le terroir de Montpellier, quartier de Montels", pièce estimée 2600 francs et licitée au profit du fils aîné Jean Jacques Fulcrand ; les meubles et effets de la boutique de boulanger estimés à 341,27 francs est au profit de Jean Baptiste Germain (lui-même boulanger) ; la vaisselle vinaire, c'est-à-dire destinée à contenir du vin (tonneaux, barriques, ...) est estimée à 96 francs et inclue dans la part de Jean Jacques Fulcrand. Montpellier

Jean (fs Jacques et Elisabeth MAUMEJEAN) 10.08.1734, à Viols-le-Fort ; sa mère lui lègue 200 livres dans son testament du 06.11.1766 (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; x Marianne REBOUL, le 01.03.1767, à Saint-Bauzille-de-Putois ; "résidant audit Saint Bauzille depuis plus de douze ans" quand il se marie (registre paroissial) ; il signe ; Cm 28.02.1767, notaire Jean Baptiste DUSFOUR, de Saint-Bauzille-de-Putois ; cordonnier et désigné comme tel dans la brevette du compoix pour la période 1743-1788 ; il y fait une déclaration pour l'achat d'une vigne et d'une pièce de terre, au patus, achat fait le 05.06.1776 (notaire Jacques GAY, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; la vigne est alivrée "trois deniers, obole, pite" et la terre est alivrée "obole, pite" ; il est souvent témoin et signataire dans les actes du registre paroissial, indiqué comme cordonnier jusqu'en 1780 (pour des mariages, des baptêmes et même des enterrements), alors que beaucoup d'habitants sont encore illettrés ; c'est probablement pour cela qu'il devient "régent des écoles" (instituteur), au moins à partir de 1781, comme on le voit dans un acte du 29 juillet ; à partir de cette date, il ajoute le plus souvent la mention de cette fonction quand il est témoin pour un acte (il indique une seule fois, le 16.10.1781, la mention plus complète de "régent des écoles royales") ; + 17.01.1788, à Saint-Bauzille-de-Putois (toujours régent des écoles). Saint-Bauzille-de-Putois



La signature de Jean EUZET (à gauche) et de son père, Jacques, en 1767
(contrat de mariage avec Marie Anne REBOUL, notaire J.B. DUSFOUR, de Saint-Bauzille-de-Putois)


Marie (fa Jacques et Elisabeth MAUMEJEAN) 26.06.1736 , à Viol-le-Fort ; sa mère lui lègue 300 livres dans son testament du 06.11.1766 (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; x Nicolas CHALLANDAR, le 17.08.1768, paroisse Sainte Anne, à Montpellier ; + 16.04.1812, à l'hospice d'humanité de Montpellier. Montpellier


Marie 1 (fa Gabriel et Marguerite MARRE) b 29.08.1717, à Viols-le-Fort ; + avant 1778 (testament d'Antoine)

Catherine (fa Gabriel et Marguerite MARRE) 22.03.1719, à Viols-le-Fort ; x Michel MARTIN, le 01.07.1740 BMS Viols-le-Fort ; Cm 17.03.1740, notaire Pierre MARRE, de Viols-le-Fort (2 E 81/153) ; elle ne sait pas signer ; le 15.08.1766, a lieu un compromis avec son frère Antoine et sa soeur Jeanne sur le partage de biens parentaux à Viols-le-Fort (une maison et une vigne) : pour les détails, voir l'article d'Antoine (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; dans le testament de 1778 d'Antoine, son frère, le couple est dit "habitant de Prats" ; + 12 frimaire an III (02.12.1794), à Viols-le-Fort, dans la maison du citoyen Vincent SERVEL, "veuve de Michel MARTIN de la metairie de Prax commune d'Argeliers".

Antoinette (fa Gabriel et Marguerite MARRE) 04.01.1723, à Viols-le-Fort ; + 20.04.1741, à Viols-le-Fort

Marie 2 (fa Gabriel et Marguerite MARRE) 21.11.1725, à Viols-le-Fort ; + avant 1778 (testament d'Antoine)

Jeanne (fa Gabriel et Marguerite MARRE) 15.01.1728, à Viols-le-Fort ; elle ne sait pas signer ; x Pierre PAUL, le 29.06.1749, à Viols-le-Fort ; Cm le 02.05.1749, notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort et Argeliers : "se sont lesdites parties constituées en leurs droits de legitime telle que de droit et ont declaré ne vouloir ce rien donner daugment ce que la totalité de leurs biens de lun et de lautre est de valeur de cent quarante livres" ; l'acte est fait et récité au mas des Matellettes en présence de Pierre BALARD (maître chirurgien de Viols-le-Fort), de Jacques SABATIER (son oncle qui l'assiste), de Barthélémy BONNET (du mas des Avinens) qui signent avec le fiancé ; le 15.08.1766, a lieu un compromis avec son frère Antoine et sa soeur Catherine sur le partage de biens parentaux à Viols-le-Fort (une maison et une vigne) : pour les détails, voir l'article d'Antoine (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 25.03.1788, elle donne procuration à son beau-fils, Jean Baptiste SOULAS, de consentir au mariage de son fils, Michel PAUL avec Marguerite GUIGOU ; son procureur devra indiquer à leur Cm qu'elle donne à son fils tous ses biens présents et à venir, à percevoir après son décès et celui de son mari en faveur duquel elle réserve la jouissance de ses biens sa vie durant ; elle réserve aussi 50 livres pour son autre fils, François PAUL (muletier à Viols) pour lui tenir lieu de légitime, payable après son décès et celui de son mari, sans intérêts ; elle réserve aussi 50 livres pour Pierre et Jeanne PAUL, ses petits enfants, de feu Gabriel PAUL, son fils aîné, ce qui fera 25 livres pour chacun (également au titre de légitime maternelle, dans les mêmes conditions) ; l'acte est fait dans la maison de Pierre PAUL, en présence de Jean et Joseph VIALA (frères, ménagers de Viols) qui signent ; elle ne sait pas signer (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 06.07.1788, elle est marraine de baptême de Jeanne PAUL (fille de François et d'Antoinette VIDAL), à Viols-le-Fort.

Antoine (fs Gabriel et Marguerite MARRE) 02.03.1731, à Viols-le-Fort ; b 03.03.1731, à Viols-le-Fort (p : Antoine AVINENS, m : Marie LAVAL) ; x Jeanne SOULAS, le 05.11.1757, à Viols-le-Fort ; le 08.04.1763, on voit dans un contrat passé en l'étude du notaire Jean Baptiste RICARD (de Montpellier) mais qui se trouve dans les minutes du notaire Barthélémy PERIDIER (aussi de Montpellier), qu'un financier, Joseph MARTIN, fondé de pouvoir de Jacques BOURRELY, fermier général du droit d'équivalent de la province de Languedoc pour six ans (du 01.04.1764 au 31.05.1770), a baillé à Antoine EUZET, habitant de Viols-le-Fort, à titre de sous-ferme, le droit d'équivalent pour Viols-le-Fort, Viols-en-Laval et Saugras ; pour ce contrat d'un montant de 3600 livres à payer en six parts annuelles de 600 livres, les versements devaient s'effectuer d'avance et pour chaque année en quatre versement égaux, de trois mois en trois mois ; de plus, Antoine EUZET devait payer "la première année les 2 sols pour livre en sus dudit prix aux mêmes termes et en la somme ci dessus expliquée et en outre de payer chacune des dites 6 années pour gauzaille la somme de 12 livres." ; deux habitants de Viols-le-Fort se sont portés caution : Joseph SABATIER (qui a signé) et Joseph SERANE (qui ne savait pas signer) ; - pour d'autres détails sur ce qu'était le droit d'équivalent, voir "la suite 2" ; le 15.08.1766, a lieu le partage de biens parentaux (une maison et une vigne, à Viols) avec ses soeurs Catherine et Jeanne ; en fait, sa soeur Catherine avait fait auprès du présidial de Montpellier une demande de restitution de ces biens et fait opérer une saisie sur ses meubles et effets ; Antoine avait argué du fait qu'il avait réalisé des réparations considérables sur la maison (il en avait la preuve par les quittances de maçons et de menuisiers) mais, finalement, ils ont convenu d'un compromis en désignant oralement des experts chargés de proposer le partage en trois de la maison et de la vigne ; c'est ce qu'ont fait ces trois experts, Joseph SOULAS, Pierre PRIEUR et Jean SERANE ; à la suite de ce partage, le tiers de ces biens a été estimé à 227 livres, somme qu'Antoine a payé à sa soeur Catherine, par les mains de son mari qui a reconnu la somme en faveur de son épouse ; quant à Jeanne, n'étant pas en état de pouvoir payer le prix, elle a proposé à Antoine de lui céder sa part, à condition que celui-ci lui cède les deux membres du bas de la maison et la moitié du jardin, cependant qu'Antoine aurait le droit de puiser de l'eau à la citerne ; l'acte a eu lieu dans l'étude du notaire, en présence d'Antoine SAUTEL (prêtre et vicaire de Viols), Antoine BALARD (maître chirurgien de Viols) qui ont signé avec Antoine et Pierre PAUL (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; il signe A. EUZET ou simplement EUZET, selon les actes ; le 29.08.1773, Pierre BARRAQUIER (charbonnier de Viols-le-Fort) lui "baille a titre de bail afferme" un champ au quartier des Condamines (à Viols-le-Fort), pour six ans, à raison de 15 livres par an ; ce montant doit être payé tous les ans au 1er août au sieur GRAS, des Matelles, au nom de Pierre BARRAQUIER ; le sieur GRAS étant absent, c'est le notaire qui accepte pour lui ; dans cet acte, Antoine est indiqué comme étant "hoste", habitant Viols ; l'acte est fait et récité dans l'étude du notaire, en présence de Pierre Barthélémy CLAPAREDE (gradué en droits, fils du notaire) et Jean Baptiste CLAPAREDE (ménager), de Viols-le-Fort, qui signent avec Antoine mais Pierre BARRAQUIER ne sait pas signer (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; Antoine est encore titulaire du droit d'équivalent en 1774 ; en effet, le 10.07.1774, il est indiqué ainsi : "habitant Viols, sous fermier de lequivalent des lieux de Viols le Fort, Viols Laval et Saugras" ; à cette date, il donne et abonne à prix d'argent et forfait à François AVINENS (habitant de Viols) le droit en question "du vin rouge et marc que ledit AVINENS delivrera dans son cabaret" ; ce contrat est fait pour un an à compter du 15.06.1774 et pour un montant de 60 livres payables en 4 payements égaux de 3 en 3 mois et par avance ; AVINENS lui paye tout de suite 15 livres "pour le premier quartier" ; ce contrat est conclu selon plusieurs conditions : il n'a pas le droit de vendre ou de débiter en dehors de son cabaret, que ce soit en gros ou au détail ; il ne peut pas non plus "acheter pour la consommation de son cabaret aucun vin de ferme ny aucun autre vin sujet au droit dequivalent" et il fait cet abonnement à ses "perils risques et fortunes", sans possibilités de rabais ou diminutions de prix ; l'acte est fait et récité dans l'étude du notaire en présence de Jacques SERVEL (ménager de Viols) et Pierre Barthélémy CLAPAREDE (fils de Mathieu), gradué en droits (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 13.09.1777, il est "caution et faisant la régie des droits d'équivalent" ; à ce titre, il donne et abonne Fulcrand SOULAS, cabaretier à Viols, "pour toutes sortes de vin que ce dernier debittera dans son cabaret" ; le contrat est passé pour un an à compter du 22.08.1777, moyennant la somme de 60 livres, payables en 4 payements égaux de 3 en 3 mois et par avance ; le premier paiement a déjà été fait ; SOULAS oblige ses biens ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de G. PRIEUR (garçon cordonnier) et Jean Baptiste CLAPAREDE (ménager), habitant Viols, qui signent ; SOULAS ne sait pas signer (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 14.09.1778, il vend à Jacques SERANNE et Antoine ROUBERT (charbonniers de Viols) qui acceptent solidairement, des chênes verts écorcés d'un bois taillis appelé "la rouviere", situé "dans la paroisse de la Figarede dependant du mas du sieur COULET de Roubiac auquel il appartient" ; il est précisé que les chênes blancs demeurent, sans exception, à Antoine EUZET ; la somme de la vente est de 1050 livres ; la coupe fut acquise par Antoine EUZET du sieur COULET ; le paiement est prévu en deux fois, de façon égale, l'un à Noël prochain et l'autre à la fin du mois d'avril, "temps auquel lesdits SERANNE et ROUBERT promettent et s'obligent d'avoir finy l'exploitation" ; les acheteurs doivent "faire bois net dans toute l'étendue dudit bois ; les parties obligent leurs biens ; l'acte est passé dans la maison d'Antoine EUZET, en présence de Blaise LAVAL (ménager habitant la métairie de la Rouvière, paroisse de Viols) et Jean ARNAUD (fils d'autre, charbonnier de Viols) qui signent avec Antoine ; les acheteurs ne savent pas signer (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ;


La signature d'Antoine EUZET
(le 23.04.1773)

il fait un testament le 17.09.1778 ; il lègue "six cettiers bled misture mesure dudit Viols, un tiers touzelle, un autre tiers seigle et un autre tiers pulmoule (?)" aux pauvres de la paroisse, payables au receveur de leur bureau le jour de la "toussaints prochain" ; il lègue 18 livres à la confrérie du saint sacrement de l'autel établie dans l'église de Viols et 12 livres à la confrérie du rosaire établie dans l'église de Viols, payables dans une année après son décès ; il indique qu'il vient de remettre 3000 livres à Amans SOULAS, somme qu'il gardera jusqu'à ce qu'elle soit "placée sur une personne solvable" qui sera choisie conjointement par son épouse, Jeanne SOULAS, par Amans SOULAS et par son héritier ; il veut que les intérêts de cette somme soient versés à Jeanne SOULAS, de six en six mois, par avance, quitte de tout impôt, et en observant que la personne sur laquelle le placement sera fait ait un bien fonds qui soit suffisant pour la sûreté de ladite somme ; il lègue à son épouse, Jeanne SOULAS, la jouissance pendant sa vie de sa maison d'habitation, avec ses meubles et effets qui s'y trouveront, à la charge d'y "vivre en viduitté", sinon elle serait privée de cette jouissance et de la pension de 150 livres à elle ci-dessus léguée (en cas de remariage) ; il lègue 100 livres à la confrérie des pénitents établie à Viols, payables l'année le jour après son décès, à la charge pour eux d'assister à son enterrement et à son convoi funèbre ; il lègue à Michel, Guillaume, François, Françoise et Catherine MARTIN, enfants à Michel MARTIN et Catherine EUZET, sa soeur, habitant de Prats, et à chacun d'eux, la somme de 100 livres, payables sans intérêts une année après le jour de son décès ; il lègue 200 livres à Marie PAUL, sa nièce, fille de Pierre PAUL et de Jeanne EUZET, sa soeur, payables lorsqu'elle se mariera, sans intérêts ; il lègue 100 livres à François et Michel PAUL, ses neveux et à chacun d'eux, enfants de Pierre PAUL et de Jeanne EUZET, sa soeur, payables lorsqu'ils se marieront, sans intérêts ; il lègue 100 livres à Antoine SABADEL, fils d'Alexis et de Marie SOULAS, son neveu et filleul, payables à l'âge de 25 ans ; il lègue 100 livres à Antoine SABATTIER, fils de Joseph, greffier consulaire, son filleul, payables à l'âge de 25 ans, sans intérêts ; il lègue 50 livres à Jacques et Jeanne CLAPAREDE, enfants de Jacques CLAPAREDE, travailleur, et de Fulcrande SOULAS, son neveu et sa nièce, et à chacun d'eux, payables à l'âge de 25 ans, sans intérêts ; il lègue 100 livres à Marie SOULAS, sa belle-soeur, fille de Joseph, payables sans intérêts dans 4 années à compter du jour de son décès ; il veut que son héritier paye d'abord, après son décès, la somme de 50 livres à M. le curé de Viols, pour servir à lui dire des messes pour le repos de son âme ; il désigne comme son héritier universel et général, Gabriel PAUL, son neveu, habitant Argelliers, fils aîné de Pierre PAUL et de Jeanne EUZET, sa soeur ; l'acte est passé dans la chambre de sa maison, auprès du lit où il est détenu malade, en présence d'Antoine BALARD, oncle (maître en chirurgie), Pierre ARNAUD (fournier), Jacques GLEIZE (travailleur), Jean Baptiste PRIEUR (muletier), Pierre DEZEUZES (ménager), Jacques PRIEUR, fils aîné de Jean Baptiste, tous habitant Viols, qui signent avec Antoine EUZET et le notaire (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; il fait un codicille à ce testament, le 19.09.1778 ; il augmente de 50 livres le legs en faveur du curé de Viols pour servir à lui dire des messes pour le repos de son âme, à payer "d'abord" (tout de suite) après son décès ; il augmente de 100 livres le legs en faveur des pénitents blancs de Viols, à la charge pour eux de faire dire annuellement et à perpétuité deux grandes messes requiem et un office des morts pour le repos de son âme, payables une année après son décès ; il augmente de "quatre cettiers bled touzelle" le legs en faveur de Jeanne SOULAS, son épouse, lesquels seront payés une fois pour toutes, mesure de Viols, et qu'elle pourra prendre d'abord après le décès dudit EUZET de celui qui se trouvera dans sa maison ; il augmente de "douze cettiers bled misture" le legs en faveur des pauvres dudit Viols, payés 4 cétiers chaque année pendant 3 ans ; l'acte est fait dans la chambre de "la maison que ledit EUZET codiciliant habite et auprès du lit ou il git malade" ; sont présents : Antoine BALARD, neveu (maître en chirurgie), Blaise CLAPAREDE (ménager), Barthélémy SERVEL (cordonnier), Jean ROQUES (régent des écoles) qui signent avec le notaire ; Antoine EUZET déclare qu'il ne peut signer et que dans le cas où Antoine SABADEL, fils d'Alexis, viendrait à mourir avant d'avoir reçu son legs, les 100 livres de ce legs appartiendraient à Marie SOULAS, sa mère, "sans que ledit Alexis SABADEL y puisse rien prétendre" (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ;

le 11.08.1779, il paye à Pierre BARRAQUIER (travailleur de Viols) 15 livres qui représentent le dernier versement pour l'afferme d'un champ au tènement de la Crouzette, à Viols-le-Fort (voir le contrat au 29.08.1773, notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; l'acte est passé dans sa maison, en présence de Jean Baptiste et Jacques PRIEUR, père et fils, ménagers de Viols qui signent avec Antoine EUZET ; BARRAQUIER ne sait pas signer ; dans cet acte, Antoine est indiqué comme ménager (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ;

il fait un dernier testament le 28.01.1780 : il lègue 12 cétiers de blé aux pauvres de la paroisse (dont la moitié de Touzelle), payables au receveur de leur bureau (3 le jour de sa neuvaine et 3 chaque année qui suit pendant 3 ans) ; il lègue 18 livres à la confrérie du rosaire établie dans l'église de Viols, payables dans l'année de son décès ; il lègue 24 livres à la confrérie du saint sacrement établie dans l'église de Viols, payables dans l'année de son décès ; il lègue 200 livres à la confrérie de messieurs les pénitents de Viols, payables dans l'année de son décès, à condition pour eux d'assister à son enterrement et convoi funèbre et encore de dire à perpétuité, chaque année, une messe de requiem dans leur chapelle pour le repos de son âme, à laquelle les pénitents assisteront et ensuite lui diront un office des morts ; il lègue 100 livres à monsieur le curé de Viols, payables après son décès pour servir à lui dire les messes de requiem pour le repos de son âme ; il lègue à François et Michel PAUL, ses neveux, fils de Pierre PAUL et de Jeanne EUZET, habitant Viols, et à chacun d'eux, 100 livres, payables à l'âge de 25 ans, sans intérêt ; il lègue à Marie PAUL, sa nièce, fille de Pierre PAUL et de Jeanne EUZET, 300 livres payables sans intérêts lorsqu'elle se mariera ; il lègue à Michel, François et Guillaume MARTIN, ses neveux du masage de Prats, paroisse de Saugras, fils de Michel MARTIN et de Catherine EUZET, savoir 200 livres à Michel, 100 livres à François et 100 livres à Guillaume, payables une année après son décès, sans intérêts ; il lègue à Françoise et Catherine MARTIN, ses nièces, filles de Michel MARTIN et de Catherine EUZET, savoir 100 livres pour Françoise et 300 livres pour Catherine, payables lorsqu'elles se marieront ou dans une année après son décès ; il lègue 100 livres à Antoine SABATTIER, son filleul, fils de Joseph SABATTIER, de Viols, payables sans intérêts à l'âge de 25 ans ; il lègue à Marie SOULAS, sa belle-soeur, 300 livres payables sans intérêts quand elle se mariera ou dans une année après son décès ; il lègue 300 livres à Antoine SABADEL, son filleul, fils d'Alexis SABADEL et de Marie SOULAS, habitant Viols, payables à l'âge de 25 ans, sans intérêts ; il lègue à Jacques et Jeanne CLAPAREDE, enfants de Jean CLAPAREDE (travailleur) et de Fulcrande SOULAS, et à chacun d'eux, 100 livres payables à l'âge de 25 ans, sans intérêts ; il lègue à Jeanne SOULAS, son épouse, la jouissance pendant sa vie de la maison et de tous les meubles et effets qui s'y trouveront sans qu'elle soit responsable de leur "dépérissement" ; il précise que son héritier prendra le tout en l'état au décès de Jeanne ; il lui lègue aussi "la récolte qui est pendante aux champs qu'il tient en afferme des hoirs de CAIZERGUES de Cantagrils" et il veut qu'elle continue de jouir de l'afferme de ces champs "a la charge pour elle d'en payer le prix d'icelle et encore de distribuer les douze cettiers bled" aux pauvres de la paroisse ; il lui lègue également une pension annuelle et viagère de la somme de 150 livres, payable par son héritier en deux payements égaux de six en six mois à compter du décès du testateur, "au moyen de laquelle pension ladite Jeanne SOULAS ne pourra pas demander des habits de deuil et année de viduité" ; il est dit que cette pension sera payée à partir des 3000 livres que lui doit Amans SOULAS, suite à un billet privé qu'Antoine lui a consenti, que cette somme doit être placée sur un fonds rémunérateur et non litigieux ; ce billet, après son décès sera placé dans les mains du curé de Viols "qui en fera son chargement afin que sondit héritier n'en puisse point retirer payement qu'après le décès de ladite SOULAS son épouse" ; il institue comme héritier universel et général Gabriel PAUL, son neveu, travailleur habitant Argelliers, fils aîné de Pierre PAUL et de Jeanne EUZET ; l'acte est passé dans la chambre de sa maison et auprès du lit où il est détenu malade ; sont présents : Jean RICOME (ménager), Barthélémy CLAPAREDE (ménager), Pierre ARNAUD (fournier), Jean Joseph BURÉ (fabricant de bas), Barthélémy SERVEL (cordonnier) et Maize THIBAL (tailleur d'habits), tous habitants de Viols qui signent avec Antoine EUZET (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; + le 28.01.1780, à Viols-le-Fort ; (+) le 29.01.1780, "sous le porche de l'église" de Viols ; dans l'acte du 17.08.1780 par lequel sa veuve, Jeanne SOULAS, constitue son procureur pour toucher sa pension viagère, Antoine EUZET est indiqué comme "hoste", c'est-à-dire hôtelier ou aubergiste, à Viols-le-Fort (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort).


Marie (fa Jean et Françoise CAIZERGUES) vers 1720, à Viols-le-Fort ; + 08.08.1724, "âgée d'environ 4 ans", à Viols-le-Fort.

Marie Anne (fa Jean et Françoise CAIZERGUES) ca 1739 (âgée de 23 ans quand elle se marie) ; x Jean SERANNE, le 15.06.1762, à Cazevieille ; sont présents et témoins au mariage : Jacques SERVEL, Antoine COLLET, Pierre AMALOU (de Viols) et Joseph VIDAL (de Peyrescane) qui signent ; le 20.10.1785, pour le baptême de Jean RICOME (fils de Marcelin et de Marie EUZET), elle est marraine, à Viols-le-Fort ; le 08.08.1787, pour le baptême de Jean Antoine RICOME (fils de Marcelin et de Marie EUZET, le prénom de cette dernière étant écrit Marion), elle supplée la marraine (Françoise BOUVIER), à Viols-le-Fort ; elle ne sait pas signer.
Cazevieille

Jacques 2 (fs Jean et Françoise CAIZERGUES) ; cité au Cm1 de Jacques 1, le 11.08.1745 ; parrain au baptême de son neveu, Jacques EUZET (fils de Jacques et de Marie Jeanne COLLET), le 03.04.1752, à Cazevieille ; le 26.09.1788, ce même neveu lui règle ses droits de légitime paternels et maternels, au nom de Jacques 1 EUZET (son père décédé, frère de Jacques 2) ; il en avait été chargé par le dernier testament de Jacques 1, reçu par le notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres, le 01.05.1787 ; cette légitime est alors estimée à 800 livres mais "le dit Jacques EUZET neveu n'étant pas en argent a proposé audit Jacques EUZET son oncle de prendre en payement une partie des biens fonds qui lui ont été légués par son dit feu père", ce qu'il a consenti ; en conséquence, son neveu lui "baille une maison appelée le mas de Courtés contenant cinq membres consistant en une cuisine, une chambre, deux crottes et une écurie à cochons", plus un parran et four, plus une pièce terre appelée le champ de la croix et une vigne au tènement du cros de Mortiers, tous ces immeubles au terroir de Cazevieille, quittes de tailles, censives et autres charges ; le total de ces immeubles étant estimés à 700 livres, il reçoit encore de son neveu 100 livres (en espèces ayant cours) afin d'aboutir à la somme de 800 livres ; quant aux intérêts, il estime qu'ils ont été payés grâce à la nourriture et à l'entretien que son frère (Jacques 1) puis son neveu (Jacques) lui ont fourni jusqu'à ce jour ; l'acte précise qu'il est ménager et qu'il habite la métairie de Peyrebrune ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Fulcrand ROUX (ménager) et Antoine CLAPAREDE (boulanger, habitant Viols) qui signent avec Jacques ; (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; il ne sait pas signer, ce qui permet de le distinguer à la fois de son frère et de son neveu qui savent signer ; le 19 frimaire an V (09.12.1796), il est dit "originaire du mas de Peyrebrune, commune du causse de la Figarède" et il demeure au mas de Cambous, commune de Viols-en-Laval ; en effet, l'acte nous indique que "Marcelin RICOME demeurant pour fermier audit domaine de Cambous [lesquels ont dit savoir] ledit EUZET que depuis quatre ans et trois mois il est nourry, logé, vettu et entretenu par ledit RICOME dudit Cambous, que veû son age avancé et n'ayant pas de moyens pour s'entretenir il pria ledit RICOME de le recevoir chez luy moyennant le payement de sa nourriture et entretient ce que ledit RICOME fit, et comme laditte nourriture, vestiaire et entretient n'ont pas été encore arrettés par ledit EUZET et RICOME et que ces derniers désirent se régler la dessus, en consequence il a été fait un compte (...)" ; pour ces 4 ans et 3 mois, le coût est alors fixé à 803 livres 14 sols 6 deniers ; il s'oblige et promet de payer dans les deux mois prochains, sans intérêt, en numéraire, espèces d'or et argent ; l'acte est fait et récité dans la cuisine de la maison de Marcelin RICOME, en présence de Pierre ROUBIEU (garde terre à Cambous) et Victor COSTE (domestique à Cambous) qui signent ; dans cet acte, le patronyme RICOME est écrit RICÔME mais il signe RICOME ; Jacques déclare qu'il ne sait pas signer (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; par un acte du 18 vendémiaire an XIV (10.10.1805), son neveu Fulcrand EUZET achète à Marcelin RICOME (de Viols-le-Fort), la somme de 813 francs 72 centimes 1/2 que lui devait feu Jacques 2 EUZET, selon l'obligation passée devant le notaire CLAPAREDE, de Viols-le-Fort, le 19 frimaire an V (09.12.1796) ; cette obligation due par les héritiers de Jacques 2 EUZET correspond bien à ce qui est indiqué ci-dessus et signifie que Jacques 2 n'avait pas remboursé Marcelin RICOME ; cet acte veut dire aussi que Jacques 2 est mort avant le 10.10.1805 (son décès ne se trouve pas dans les registres de Cazevieille, Viols-en-Laval et Viols-le-Fort). Cazevieille



Génération 8 (génération 14 de La lignée )

Jacques (fs Jacques x Marie Jeanne COLLET) 03.04.1752, à Cazevieille (son père habitant la métairie de "Peyrebrunes") ; la date du baptême n'est pas indiquée mais c'est certainement le même jour ; p : Jacques EUZET (oncle paternel qui ne sait pas signer), m : Elisabeth COLLET (femme du sieur GARONE ; elle ne sait pas signer) ; bien qu'étant le fils aîné, il n'est qu'héritier particulier dans le testament que fait son père, le 28.08.1786 ; pour autant, celui-ci lui lègue "le mas de Peiresbrunes et celuy de Courtés avec tous les fonds en dependant" ; malgré cette formule générale, une vigne dite la vigne longue faisant partie du mas de Peyrebrune ne fait pas partie du legs ; de plus, Jacques doit verser 2000 livres à son frère Fulcrand, héritier universel et général (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; les mêmes dispositions sont prévues dans le testament du 01.05.1787 de son père, testament qui annule le précédent ; cependant, dans ce nouveau testament, les 2000 livres ne sont plus indiquées mais il sera tenu de payer à Jacques 2 EUZET (son oncle) ses droits de légitime paternels et maternels (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; x Marie SOULAS, le 22.04.1788, à Viols-le-Fort ; Cm le 16.03.1788 : il est ménager "habitant en son domaine de Peirebrune, paroisse du causse de Cazevieille", quand il se marie ; elle se constitue 1200 livres dont 1000 réservées par son père dans son dernier testament et immédiatement payées (par Joseph SOULAS, frère de Marie) et 200 correspondant à la valeur de ses "dorures", sommes reconnues par Jacques EUZET pour son épouse comme privilège de dot ; les parties obligent leurs biens pour la sûreté de l'opération ; l'acte est fait et récité dans la cuisine de la maison de Joseph SOULAS, frère de Marie, en présence de Fulcrand EUZET (frère de Jacques, ménager habitant la métairie de Sueilles, à Cazevieille), Antoine COLLET (ménager habitant en son domaine de la Roubine, à Cazevieille), Marcelin RICOME (ménager habitant la métairie Le Paillas, à Viols-le-Fort), Joseph BURÉ fils (fabricant de bas, beau-frère de Marie), Jean Baptiste et Fulcrand SOULAS (frères, ménagers, cousins de Marie, habitant Viols-le-Fort), Jean Paul (garde de Valène, habitant Murles, oncle de Marie), Joseph BURÉ (fabricant de bas, habitant Viols-le-Fort, parent de Marie) et Alexis SOULAS (aubergiste, habitant Viols-le-Fort, cousin de Marie) qui signent avec Jacques EUZET (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 30.08.1788, il reçoit de son frère Fulcrand 400 livres, plus les intérêts qui ont couru jusqu'à ce jour pour sa part dans la succession de leur mère, Marie Jeanne COLLET, décédée ab intestat ; l'acte notarié qui enregistre ce paiement indique qu'il a fallu que Jacques entame une instance devant la cour présidiale de Montpellier contre son frère, par exploit du 27 de ce mois ; il déclare avoir reçu de Fulcrand le montant des frais correspondants, soit une somme qui ne dépasse pas 10 livres ; l'acte est fait dans la maison d'Etienne Joseph JEANJEAN (ménager de Cazevieille), en sa présence et celle de Jean Antoine CANCEL, maréchal-ferrant du Château de Londres (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 26.09.1788, il règle les droits de légitime paternels et maternels de son oncle Jacques 2 EUZET, au nom de son père décédé (il en avait été chargé par le dernier testament de son père, Jacques 1 EUZET, reçu par le notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres, le 01.05.1787) ; cette légitime est estimée à 800 livres mais "le dit Jacques EUZET neveu n'étant pas en argent a proposé audit Jacques EUZET son oncle de prendre en payement une partie des biens fonds qui lui ont été légués par son dit feu père", ce qui a été consenti par son oncle ; en conséquence, il "baille" à son oncle qui l'accepte : "une maison appelée le mas de Courtés contenant cinq membres consistant en une cuisine, une chambre, deux crottes et une écurie à cochons", plus un parran et four, plus une pièce terre appelée le champ de la croix et une vigne au tènement du cros de Mortiers, tous ces immeubles au terroir de Cazevieille, quittes de tailles, censives et autres charges ; le total de ces immeubles étant estimés à 700 livres, il paye encore 100 livres (en espèces de cours) à son oncle pour aboutir à la somme de 800 livres ; quant aux intérêts, Jacques 2 (l'oncle) estime qu'ils ont été payés grâce à la nourriture et à l'entretien que son frère (Jacques 1) puis son neveu (Jacques) lui ont fourni jusqu'à ce jour ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Fulcrand ROUX (ménager) et Antoine CLAPAREDE (boulanger, habitant Viols) qui signent avec Jacques mais son oncle Jacques 2 ne sait pas signer (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 21 ventôse an II (11.03.1794), les héritiers de Jean SERANE, de Viols-le-Fort "baillent a titre d'afferme" ses propriétés à Viols à Jacques EUZET, "en conséquence des enchères et proclamations de l'adjudication" ; le domaine comprend maison, écurie, cave, jardin, champs, vignes, olivettes et devois ; sont exclus du bail deux appartements au rez-de-chaussée de la maison et deux champs ; le montant à payer annuellement est de 342 livres en deux paiements égaux, au 1er août et au 1er février ("vieux style") ; le bail est conclu pour trois ans ; une vérification de l'état des biens sera faite par deux experts : Antoine CLAPAREDE (pour les héritiers) et Pierre DEZEUZES (pour Jacques EUZET) ; l'acte est passé dans la maison où est décédé Jean SERANE, à Viols, en présence de Jacques ROUVEIROL (secrétaire greffier de la communauté de Viols) et Barthélémy MALZIEU (maréchal-ferrant de Viols) qui signent avec les parties qui savent signer (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; pour cette afferme, le 10 fructidor an II (27.08.1794) Jacques EUZET paye 171 livres en assignats ayant cours (ce qui correspond donc à la moitié du prix annuel) ; l'acte est passé dans la maison d'Antoine VAQUIER (mari d'Elisabeth SERANE et tuteur des enfants mineurs), en présence de Jacques ROUVEIROL (secrétaire greffier de Viols-le-Fort) et Joseph BURÉ (fabricant de bas de soie), les deux habitant de Viols-le-Fort qui signent avec les parties qui savent signer (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 21 germinal an IV (10.04.1796), il paye encore aux héritiers de Jean SERANE 171 livres en assignats nationaux ayant cours ; l'acte est passé dans la maison d'Antoine VAQUIER (mari d'Elisabeth SERANE et tuteur des enfants mineurs), en présence de Jacques ROUVEIROL (secrétaire greffier de Viols-le-Fort) et Jacques SERANE (cultivateur à Viols-le-Fort) qui signent avec les parties qui savent signer (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 26 frimaire an IV (17.12.1795), il paye aux héritiers de Jean SERANE 2093 livres 18 sols en assignats ayant cours et il est rappelé les 71 livres payées le 14 thermidor dernier (01.08.1795), "avec celle qui fut payée par ledit EUZET suivant la quittance du 18 germinal dernier" (07.04.1795), ce qui "forme l'entier payement de l'afferme de l'an III" ; il est aussi indiqué qu'ont été prélevées 106 livres "pour l'afferme de la maison dépendant du bien affermé laquelle dernière somme a été payée sans augmentation " ; (ces sommes montrent qu'il nous manque des éléments pour comprendre tous les termes de cette transaction) ; fait dans la maison du citoyen VAQUIER, à Viols, en présence de Jacques ROUVEIROL (secrétaire greffier de la présente commune) et Jacques SERANE (cultivateur à Viols) qui signent avec les parties qui savent signer (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 6 vendémiaire an V (27.09.1796), il paye 195 livres comme dernier règlement de son afferme aux héritiers SERANE ; l'acte est fait dans la maison d'André ROUVEIROLLI (un des héritiers par sa femme Anne SERANE, qui ne sait pas signer), en présence de Jacques ROUVEIROL (propriétaire foncier) et Paul SERVEL (cultivateur), les deux de Viols-le-Fort, qui signent ; à noter que pour cet acte, la signature de Jacques EUZET est plus simple, sans les fioritures qu'il ajoutait, jusque là, à la suite de son nom (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ;

le 5 vendémiaire an VIII (27.09.1799), Alexandre BRONDEL (de) ROQUEVAIRE (propriétaire foncier habitant Montpellier) "baille a titre de bail afferme" à Jacques EUZET et à Joseph JOULLIÉ, son domaine appelé Mujolan dans le terroir de Fabrègues, pour 6 ans au prix de 3000 francs par an, payables en deux paiements égaux dont le premier sera à faire le 27 du mois de thermidor et l'autre le 24 brumaire de chacune des années ; le propriétaire pourra exiger 300 cettiers blé touzelle (mesure de Montpellier) en représentation de la somme de 3000 francs ; le contrat est passé suivant 16 conditions et la caution de Jean Baptiste SOULAS, des Matelettes ; parmi ces conditions, on a : 1/ en plus de la somme, les fermiers donneront au propriétaire 300 oeufs, 8 paires de poulets gras, 6 paires de dindons gras et, s'ils nourrissent des cochons, un cochon, le tout chaque année ; 2/ le propriétaire mettra à disposition des fermiers 6 paires de boeufs, 6 charrues garnies, les instruments aratoires, les tonneaux, une cuve vinaire, la paille, plus à l'entrée du bail : 100 quintaux de foin et 100 quintaux de paille d'avoine, plus 2200 francs pour acheter 220 cettiers de blé touzelle pour ensemencer les terres, plus 10 cettiers d'avoine, plus 100 cettiers moitié seigle moitié touzelle (toujours mesure de Montpellier), le tout devant être rendu de même à la fin de la ferme, sauf les 2200 francs (à la place, les fermiers donneront 220 cettiers de blé touzelle) ; 3/ les fermiers prendront cette année la récolte de vin pendante aux vignes du domaine et laisseront celle de la dernière année ; 4/ le propriétaire reste chargé du bétail à laine mais il pourra les faire paître dans les bois, devois et garrigues du domaine la moitié de l'année et, en cas de mauvais temps, il sera enfermé dans les bergeries du domaine ; 5/ les fermiers pourront prendre du bois pour les outils aratoires (en prévenant le propriétaire) et pour leur chauffage (sans pouvoir toucher aux chênes blancs et verts) ; 6/ A l'entrée du bail, deux experts vérifieront l'état actuel des terres et donneront un rapport en double original à chacune des parties, ce qui permettra, à la fin, de payer par le propriétaire des bonifications ou par les fermiers des dédommagements, selon l'état final ; il sera aussi dressé un inventaire des outils et autres objets ; 7/ Les experts expliqueront aussi quelles terres sont en gueré(ts) à l'entrée en possession pour les laisser labourées à la sortie du bail, ... ; 8/ et 9/ Les fermiers seront tenus d'ensemencer chaque année pour les agneaux ... ; 10/ Les fermiers laisseront dépaître les agneaux dans les terres ensemencées jusqu'au 25 nivose pour autant qu'ils ne causent pas de préjudices ... ; 11/ Les fermiers sèmeront chaque année sur une partie des champs 10 cettiers de seigle où les brebis pourront dépaître jusqu'au 26 pluviose ... ; 12/ Les fermiers pourront ensemencer de la luzerne ... ; 13/ Les fermiers donneront aux vignes les soins nécessaires ... et rempliront les greniers à paille ... ; 14/ Les glands ramassés seront partagés par moitié (avec le propriétaire) ... ; 15/ Le propriétaire s'engage à faire les réparations nécessaires au logement dans les trois mois ... et jusqu'alors, il logera les fermiers dans sa maison de Fabrègues ... ; 16/ La gestion se fera en bon père de famille ... ; les parties (et Jean Baptiste SOULAS, de Viols-le-Fort, qui est caution) obligent et hypothèquent leurs biens (en particulier, le domaine de Peyrebrune pour Jacques EUZET) ; l'acte est fait dans une chambre de la maison du propriétaire en présence de deux témoins habitant Montpellier (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ;

le 3 floréal an IX (23.04.1801) il contracte une obligation d'un montant de 600 francs auprès du notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret, acte qui se trouve dans son minutier mais qui est fait par le notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres ; cette somme de 600 francs est déclarée "pour prêt réel et effectif qu'il lui a fait en différentes fois et peu avant cet acte, en numéraires et bonnes espèces de cours" ; il s'engage à rembourser dans un an à compter de ce jour, sans intérêts jusque là et au taux légal au-delà ; il affecte et hypothèque les propriétés qu'il possède à Cazevieille et soumet ses biens aux rigueurs des tribunaux compétents jusqu'à concurrence de cette somme ; l'acte est passé dans la maison de la citoyenne Marie DOMBRAS, veuve MAUMEJAN, aux Matelles, en présence de Jean SABATIER et de Philippe CELLIER, agriculteurs aux Matelles, qui signent ; il rembourse cette somme "dans le courant du mois d'aout de 1802" ; selon un acte du même notaire, Jean Henri ROUX, du 11.06.1808 ; il est précisé que l'hypothèque qui avait été inscrite le 18 floréal an IX (08.05.1801) est levée ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jean Denis VIGIÉ (bourgeois) et François ROUX (propriétaire foncier) qui signent avec les parties ; l'acte précise aussi qu'il habite au domaine de Peiresbrunes ; le 18 thermidor an X (06.08.1802), il vend à son frère Fulcrand une vigne et un devois au cros de Mortiers, à Cazevieille, pour 900 francs que celui-ci paye immédiatement ; Jacques se réserve la récolte pendante des raisins de la vigne ainsi que le bois de la coupe qui doit être faite sur le devois ; l'acte est passé à la métairie de Sueilles, en présence de Jean Joseph VIGIÉ (receveur des droits de l'enregistrement au bureau de Saint-Martin-de-Londres) et Jean Baptiste VIGIÉ (propriétaire foncier), habitant de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 12 messidor an XII (01.07.1804), il assiste et autorise son épouse qui vend une pièce de terre (bois) appelée de Massane (commune de Viols-le-Fort) à Antoine RICOME (du mas de Roussières, commune de Viols Laval) pour 1800 francs qui sont payés immédiatement ; elle est en la possession de Marie SOULAS suite au jugement rendu par le tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier du 12 prairial an XII (01.06.1804) ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jacques RICOME (de Roussières) et d'Antoine BELLOC (maçon de Saint-Martin-de-Londres) qui signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 14 messidor an XII (03.07.1804), il assiste et autorise son épouse qui vend une pièce de terre (devois), sur le territoire de Viols-le-Fort à Jacques RICOME (agriculteur de Viols-le-Fort) pour 800 francs qui sont payés immédiatement ; elle est en la possession de Marie SOULAS suite au jugement rendu par le tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier du 12 prairial an XII (01.06.1804) ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence d'Antoine BELLOC (maçon de Saint-Martin-de-Londres) et Jean BERNARD (fabricant de bas de soie de Saint-Martin-de-Londres) qui signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 1er fructidor an XII (19.08.1804), René TONDUT (de Saint-Jean-de-Cuculles) lui accorde un prèt de 708 francs qu'il s'engage à rembourser dans 4 ans ; pour la sûreté de l'opération, il hypothèque ses biens immeubles situés à Cazevieille (maison, autres bâtiments, terres, champs, vigne, bois et devois) ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence Jean BERNARD (fabricant de bas de soie de Saint-Martin-de-Londres) et d'Antoine CELIÉ (agriculteur de Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ;

le 27 fructidor an XII (14.09.1804), Jean François RICARD (propriétaire foncier demeurant au hameau des oliviers, commune de Baussel) lui loue pour 2 ans (du 1er vendémiaire an XIII ou 23.09.1804 jusqu'au dernier jour complémentaire de l'an XIV ou 18.09.1806), une paire de boeufs âgés de 8 ans ; l'un a le poil brun et l'autre le poil noir "avec des taches blanches en balzane supérieure" et de plus grande taille que le premier ; leur valeur convenue entre les deux parties est de 250 francs ; Jacques s'oblige à payer RICARD chaque année ainsi : "sept doubles décalitres bled touzelle belle et marchande passées deux cribles (ou dix quartes ancienne mesure de Cazevieille)" ; ces paiements auront lieu après chaque récolte annuelle ; Jacques s'oblige d'avoir soin des animaux en "bon ménager et père de famille" ; au cas où les boeufs viendraient à périr, la perte serait partagée par moitié entre les parties ; après l'expiration du bail, les boeufs seront à nouveau évalués amiablement par les parties ou par des experts nommés par eux ou par voie de justice ; si l'évaluation est supérieure ou inférieure à 250 francs, le surplus ou la perte sera partagé par moitié entre les parties ; pour l'exécution de ce contrat, Jacques oblige et hypothèque ses immeubles qu'il soumet aux rigueurs de la justice ; l'acte est passé à la métairie de Mascla, à Cazevieille, maison d'Antoine COLLET, en présence de Jean Baptiste ROUX et de Guillaume CAUSSE (agriculteurs à Cazevieille) qui signent avec les parties (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret) ; le 20 brumaire an XIII (11.11.1804), il assiste et autorise son épouse qui vend une terre (en partie vigne) à Viols-le-Fort, laquelle est en la possession de Marie SOULAS suite au jugement rendu par le tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier du 12 prairial an XII (01.06.1804), pour une somme de 250 francs, à Pierre ESTIVAL (de Viols-le-Fort) ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de François REBOUL (propriétaire foncier de Saint-Martin-de-Londres) et de Jean BESSEDE (agriculteur de Gabriac, commune du Mas-de-Londres) qui signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 10 frimaire an XIII (01.12.1804), il loue "les herbages et ramages" de Peirebrunes à son frère Fulcrand, à l'exception du devois appelé le claux qui est près du domaine de Peiresbrunes ; le bail est prévu pour commencer le 12 prairial prochain (01.05.1805) et finir 5 ans plus tard, au même jour (01.05.1810), moyennant une rente annuelle de 114 francs, soit 570 francs sur 5 ans ; Fulcrand paye immédiatement ces 570 francs "en bonnes espèces d'argent et autre numéraire ayant cours" ; l'acte est fait à l'étude du notaire, en présence de Jean et Guillaume BERNARD (fabricants de bas de soie, habitant Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; il est donc domicilié à Peyrebrune, au moins jusqu'en 1808, mais le 16.03.1820, il est domicilié à Viols-le-Fort (jugement du tribunal civil concernant son fils Jacques Joseph) ; + 26.06.1828, à 82 ans, à Viols-le-Fort.
Cazevieille

Marie Gracie (fa Jacques et Marie Jeanne COLLET) 11.03.1754, à Cazevieille ; x Marcelin RICOME " du masage de Roussieres" (paroisse de Viols), le 18.04.1781, à Cazevieille ; Cm le 09.02.1781 : son père lui donne 1800 livres qui doivent lui tenir lieu de légitime paternelle et maternelle, dont 1600 livres du chef paternel et 200 livres du chef maternel ; Jacques EUZET paye immédiatement cette somme et Marcelin RICOME, après l'avoir reçue en fait reconnaissance sur ses biens pour que ce montant soit un privilège de dot en faveur de Marie ; de son chef, Marie se constitue "100 livres moins un sol" pour l'évaluation de ses "dorures" ; les futurs époux déclarent ne vouloir donner aucun augment, cependant que Marcelin RICOME déclare que ses biens n'excèdent pas la valeur de 999 livres ; pour la sûreté de l'opération, ils obligent leurs biens ; l'acte est fait et récité au domaine de Sueilles, en présence de Jacques et Fulcrand EUZET (ménagers habitant Sueilles, frères de Marie, qui signent) et d'Antoine et Bernard Pascal COLLET (ménagers habitant le domaine de Roubiac, à Cazevieille, père et fils, respectivement oncle et cousin de Marie, qui signent) ; elle ne sait pas signer (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; dans son testament du 28.08.1786, son père lui confirme la donation de 1600 livres qu'il lui a faite et, à défaut, en faveur de ses enfants (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; les mêmes dispositions sont prévues dans le testament du 01.05.1787 de son père, testament qui annule le précédent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 15.11.1788, est enterré "dans le caveau de la chapelle Notre Dame" de Viols-le-Fort (le procureur du roi ayant donné son accord), leur fils Joseph âgé d'environ 5 ans ; un autre de leurs enfants appelé aussi Joseph, âgé d'un an et demi, meurt à Viols le 17.08.1791 et est enterré "au devant de la porte de l'église" le 18.08.1791 ; le 06.01.1792, à Viols-le-Fort, naissance de leur fille Marie ; au baptême qui a lieu le 07.01.1792, le parrain est Fulcrand EUZET (oncle maternel) et la marraine, Marie RICOME (tante paternelle), cependant que Jacques EUZET, son frère, est également présent ; le 24.01.1793, son frère Fulcrand lui paye 700 livres (d'une part 200 livres restant de la succession de leur mère et 500 livres de supplément de légitime sur la succession de leur père, avec les intérêts jusqu'au 15.06.1792) ; Marcelin RICOME reçoit la somme pour elle et la lui réserve en privilège de dot ; les parties obligent et hypothèquent leurs biens ; l'acte est passé à la métairie de Camboux où demeure Marie Gracie, en présence de Jean DADRE (juge du tribunal de Saint Hypolite) et Pierre PRUNET (du mas de Camboux) qui signent avec Fulcrand EUZET (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 25 fructidor an XIII (12.09.1805), son mari fait un testament en sa faveur : il lui lègue "une pension annuelle et viagère de la somme de 300 francs", payable de 6 en 6 mois, par avance, à partir du jour de son décès ; il lui donne "la jouissance sa vie durant de la chambre au premier étage" de sa maison située à Viols-le-Fort ; ensemble "la jouissance pendant sa vie du lit avec toute sa garniture et de l'armoire ou garde robes qui sont dans ladite chambre ainsi que les autres meubles et effets à elle nécessaires pour l'entière garniture de la susdite chambre suivant son état" ; à cela s'ajoute la faculté de passer de la cuisine à la chambre (et inversement) et aussi de jouir de disposer à son plaisir de ce qu'il lui a donné sans être obligée d'en fournir cautionnement ou raison ; l'acte est passé dans la chambre au premier étage de sa maison à Viols, auprès du lit où Marcelin RICOME est détenu malade, en présence d'habitants de Viols-le-Fort : Fulcrand ROCQUES (instituteur), Vincent SERVEL (cordonnier), Jacques CAISERGUES (tisserand) et Barthélémy BURÉ (fabricant de bas de soie) qui signent ; Marcelin RICOME ne signe pas "à cause de la faiblesse de sa main" (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 05.11.1811, ses trois enfants, Jean RICOME (propriétaire foncier au mas de Cournon), Antoine RICOME (propriétaire foncier au mas du Rouquet) et Marie RICOME (femme de Joseph BOUGETTE, à Viols-le-Fort), vendent à leur cousin, Joseph RICOME (fils de Jean, au mas de Roussières), des terres à Cazarels, commune de Saint-Martin-de-Londres ; ces terres sont issues de la succession de Marcelin RICOME (mari de Marie Gracie EUZET) ; le prix est au total de 7534, 20 francs ; Marie Gracie ratifie cette vente à condition que les 3/5èmes de sa pension viagère lui soit payés dans les conditions prévues par ses trois enfants ; l'acte est passé au mas de Roussières, en présence de Joseph BALARD (propriétaire foncier à Viols-le-Fort) et Joseph LAVAL (agriculteur habitant la métairie de Roussières) qui signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; + 02.07.1818, à Viols-le-Fort, veuve de Marcelin RICOME, "décédée dans le domicile de Jean RICOME son fils" Cazevieille


Louis (fs Claude et Marguerite de GIRARD) 11.11.1736 Le Triadou ; il est ensuite au mas de la Salade puis au mas de Lebous, à Saint-Mathieu-de-Tréviers ; le 26.04.1759, son père lui lègue 350 livres pour lui tenir lieu de toute légitime paternelle et portion d'augment (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des Matelles) ; x Marie Anne ARNAUD, le 11.08.1760, à Saint-Jean-de-Cuculles ; Cm 29.06.1760 (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des Matelles) ; l'acte de mariage précise : "Ledit Louis EUZET et Marie Anne ARNAUD ont dit avoir eu avant le présent mariage une fille née le 26 juin dernier et baptisée par nous le 27 du mois, dont le parrain fut Jean ARNAUD, son grand père, et la marraine Marguerite Angélique VIDAL, cette fille nommée Angélique, dont ledit Louis EUZET a dit être le père et a reconnu luy appartenir (...)" ; le Cm indique aussi que "comme celle cy s'est accouchée depuis deux ou trois jours d'une fille ledit EUZET fiancé la réclame sienne et de ses oeuvres et pour son enfant légitime" ; le Cm indique qu'il reçoit l'équivalent de 100 livres que la fiancée s'est constituée en dorures ; assistent au Cm : ARNAUD père, Dominique ARNAUD, fils de celui-ci, Guiraud TONDUT et Jean Louis CALMET, travailleurs habitant Saint Jean ; assiste aussi au Cm, Fulcrand GREGOIRE, qui a la procuration du père de Louis, absent ; le 04.06.1762, il signe un acte de "Reconnaissances d'effets", en faveur de son épouse pour des biens mobiliers qu'il a reçus lors de son mariage et qui doivent être rendus à celle-ci, "le cas arrivant" (sous-entendu, après son décès) ; la liste de ces biens se trouve dans "la suite 1" ; c'est dans cet acte qu'est précisée son arrivée à Saint-Mathieu-de-Tréviers : "Louis EUZET, travailleur originaire du Triadou, demeurant depuis environ dix mois audit Saint Mathieu" ; l'acte est fait et récité "dans la maison du nommé TEZIAN ou ledit EUZET reste", en présence de Jean ROUGER et de Jacques MONTELS, travailleurs habitant Saint Mathieu, qui signent (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des Matelles) ; c'est peut-être lui qui décède à Viols-le-Fort, le 07.08.1772, "ancien domestique au chateau de Camboux, agé d'environ cinquante ans" : même si l'âge estimé ne correspond pas, c'est le seul EUZET avec ce prénom qui semble correspondre ; il est enterré le 08.08.1772 dans le cimetière de Viols. Le Triadou et Viols-le-Fort et Saint-Jean-de-Cuculles


Génération 9 (génération 15 de La lignée )

Jacques Joseph (fs Jacques x Marie SOULAS) 10.07.1790 (11.07.1790 selon le jugement du tribunal civil du 12.02.1820) ; conscrit de l'an 1810 : Réf. 1 R 116 ; il habite Viols-le-Fort depuis le 29.09.1808 ; taille 1m73 ; incorporé le 01.10.1811 dans le 3ème équipage militaire comme suppléant d'Etienne ANDRE, de Saint-Jean-de-Fos ("Le canton des Matelles : l'influence des batailles et des campagnes napoléoniennes", par Marcelle LE MARCHAND GOUDAILLIER et Thérèse PIRIS, Montpellier, janvier 1999 - CGL) ; + 29.07.1812 sur le champ de bataille, près de Bayonne (il était dans l'armée d'Espagne qui faisait retraite par Bayonne ; il a été vu mort sur le champ de bataille par plusieurs de ses camarades). Le tribunal a statué qu'il était bien mort sur le champ de bataille et que ce jugement tenait lieu d'acte de décès, ce qui a été déclaré en la chambre du conseil et prononcé publiquement à l'audience du tribunal, au palais de justice à Montpellier, le 16.03.1820 (retranscrit dans le registre d'Etat Civil de Cazevieille - information initiale des chercheurs A.M. et R. GUE, confirmée par l'état civil)

Jean Joseph (fs Jacques et Marie SOULAS) 2 germinal an 3 (22.03.1795), à Cazevieille ; x Marguerite CAIZERGUES, le 04.12.1822, à Viols-le-Fort ; Cm le 20.11.1822, notaire Jean Jacques MASSAL, de Montpellier ; il est signalé comme voiturier au recensement de Viols-le-Fort de 1836 ; il est signalé comme muletier au recensement de Viols-le-Fort de 1841 ; au mariage de leur fille Elisabeth (en 1846), le couple est installé au Mas-de-Londres ; le recensement de 1846 du Mas-de-Londres le signale comme paire au "domaine des Plaines" avec son épouse, leur fille Marie (célibataire), leur beau-fils, domestique, Jean Antoine FRANCÈS dit VIALA, leur domestique Jean FRANCÈS et un berger, André CARRIEU ; au recensement de 1851 du Mas-de-Londres, ils ne sont plus là, le domaine des Plaines étant affermé aux JAOUL ; il faudra étudier le contrat de mariage de leur fille Marie (en 1849) pour savoir où la famille s'est déplacée ; + 11.11.1859, à Viols-le-Fort ; les déclarants sont Jacques CAIZERGUES (son beau-frère) et Fulcrand CLAPAREDE (un voisin), rouliers à Viols-le-Fort ; il est indiqué comme cultivateur et veuf de Marguerite CAIZERGUES ; le décès a eu lieu "dans la maison de sa fille audit lieu" Mas-de-Londres

François Bernard (fs Jacques et Marie SOULAS) 05.11.1801 (14 brumaire an X), à Cazevieille ; d'abord domicilié à Viols-le-Fort ; travailleur ; conscrit de 1821 : Réf 1 R 252 ; taille 1m65 ; exempté car deux frères disparus aux armées ; x1 Delphine BARRIER, le 09.05.1826, à Aumelas ; Cm 03.04.1826, notaire BERTRAND (selon la table de l'enregistrement) ; il demeure "depuis environ trois ans au hameau de Cabrials dépendant de cette commune" (lors de son premier mariage à Aumelas, ce qui fait une arrivée vers 1823) ; plus précisemment, il demeure au mas de Lunès ; x2 Angélique LIBOUREL, le 24.07.1834, à Aumelas ; Cm 20.07.1834, notaire PAUZIER (selon la table de l'enregistrement) ; dans cet acte, il prévoit l'usufruit de la moitié de sa maison en faveur de sa femme ; cultivateur (en 1826), domestique (en 1834), propriétaire cultivateur (en 1873) ; il signe en 1826 et 1834 mais pour le mariage de sa fille en 1846, il déclare qu'il ne sait pas signer ; signalé au recensement de 1836 comme François EUZET, domestique, avec sa femme Angélique LIBOUREL et une fille (Célestine) ; signalé au recensement de 1841 comme Bernard EUZET, propriétaire, avec sa femme Angélique LIBOUREL et deux enfants (Céleste Françoise et Léonie) ; signalé au recensement de 1851 comme François EUZET, propriétaire, avec sa femme Angélique LIBOUREL et une fille (Léony) ; + 17.09.1873, au hameau de Cabrials, "dans sa maison d'habitation".

Marie Anne (fa Jacques et Marie SOULAS) 25 vendémiaire an 12 (18.10.1803), à Cazevieille ; sont témoins : François Jérome COLLET et Fulcrand EUZET, ce dernier étant son oncle paternel, les deux propriétaires fonciers à Cazevieille (son prénom est écrit Marianne dans l'acte et en marge) ; Cm, le 17.04.1820 avec Fulcrand Paul SOULAS (notaire François BALARD, de Saint-Martin-de-Londres - information de l'enregistrement, acte à rechercher) ; x Fulcrand Paul SOULAS (fs Paul et Marie HERMET), le 19.06.1820, à Viols-le-Fort (son prénom est écrit Marie Anne dans l'acte et en marge) ; elle ne sait pas signer ; elle habite à Viols-le-Fort avec son mari et ses enfants (deux au recensement de 1836, quatre à celui de 1841) ; elle n'apparaît pas aux recensements de Viols-le-Fort de 1846 et de 1851 ; c'est probablement parce que le couple s'est ensuite installé à Montpellier ; en effet, en 1848, ils habitent "rue de la munitionnaire", à Montpellier (acte chez le notaire Amédée GRASSET, de Montpellier, le 01.04.1848 : Fulcrand achète des immeubles à Teyran) ; + 09.07.1869, "dans la maison Mazard, rue des Dominicains", à Montpellier (à son décès, le couple a cinq enfants : Marie, Paul, Marguerite, Philomène et Fulcrand SOULAS).
Génération 10 (génération 16 de La lignée )

Elisabeth (fa Jean Joseph et Marguerite CAIZERGUES) 05.10.1823, à Viols-le-Fort ; x Antoine FRANCÉS, le 20.01.1846, au Mas-de-Londres ; elle ne sait pas signer ; elle n'est pas signalé au recensement de 1846 du Mas-de-Londres, alors que son mari y est, indiqué comme beau-fils de Joseph EUZET, au "domaine des Plaines" ; + 20.09.1851, à Saint-Martin-de-Londres.

Jean Joseph André (fs Jean Joseph et Marguerite CAIZERGUES) 28.02.1826, à Viols-le-Fort ; + 02.03.1826, à Viols-le-Fort

Marie (fa Jean Joseph et Marguerite CAIZERGUES) 29.11.1827, à Viols-le-Fort (date de l'acte) ; elle est signalée avec ses parents au Mas-de-Londres, au "domaine des Plaines" au recensement du Mas-de-Londres de 1846 ; x Jean ARNAUD (ARNAUD dit VIALA, selon le recensement de 1846 du Mas-de-Londres), le 01.08.1849, à Viols-le-Fort ; Cm le 22.07.1849, notaire SALZE, de Saint-Martin-de-Londres ; régime dotal ; les objets mobiliers apportés par l'époux ont une valeur de 300 francs (information du bureau de l'enregistrement de Saint-Martin-de-Londres) ; signalée par le recensement d'Argelliers de 1851, au mas de Prat (écrit Prats dans le document), avec son mari et leur fils, Jean Baptiste ARNAUD (7 mois) ; signalée au recensement de 1856 de Viols-le-Fort, avec son mari et deux enfants, au "n 8, rue Duchesse" ; le couple habite à Montpellier quand leur fils Jean Baptiste ARNAUD s'y marie, le 20.09.1875 ; elle ne sait pas signer.

Fulcrand (fs Jean Joseph et Marguerite CAIZERGUES) 06.02.1830, à Viols-le-Fort ; + 04.08.1831, à Viols-le-Fort

Marie Anne (fa Jean Joseph et Marguerite CAIZERGUES) 28.12.1831, à Viols-le-Fort ; + 01.08.1833, à Viols-le-Fort ; il y a une lacune dans l'état civil de Viols-le-Fort (de 1822 à 1850) mais les tables décennales donnent la date de l'acte au 2 août pour le décès, cependant que le registre des "Successions et absences", bureau de l'enregistrement de Saint-Martin-de-Londres, indique la date du 1er août, retenue ici.



Jean Jacques (fs Jean Baptiste x Marie Pascale JEAN ou JEANJEAN) 25.01.1816 au Mas-de-Londres, "au domaine de la Liquière" ; en 1839, il habite à Vendargues et il est charretier : il est bénéficiaire d'une lettre de change de 100 francs par Alexandre JEANJEAN à un an de date sur TISSIÉ-SARRAN, banquier à Montpellier (notaire Gustave LAJARD, de Castries) ; x Jeanne BERTHÉZÈNE, le 30.06.1841, à Vendargues ; présent au mariage : Cyprien Gustave LAJARD, notaire de Castries (38 ans) ; Cm 04.05.1841, notaire Gustave LAJARD, de Castries ; dans le Cm, il est dit natif de Saint-Martin-de-Londres et il réside à Vendargues ; le Cm prévoit les dispositions suivantes : régime dotal, une dot de 300 francs , valeur des dorures et bijoux de l'épouse, l'usufruit et jouissance d'une terre vigne située au terroir de Mauguio, tenement au taureau, d'environ 50 ares, l'usufruit et jouissance d'un logement dans la maison que ses parents possèdent à Vendargues, logement occupé par Jean BARRE, comprenant une cuisine, une chambre au premier étage et une petite pièce servant d'entrée ; le Cm prévoit aussi que le père de l'épouse s'oblige à nourrir et entretenir la future épouse pendant deux ans, soit 150 francs par an ; son père se réserve le retour des objets donnés en cas de prédécès de l'épouse et de ses descendants ; en marge de l'acte, il est écrit que "revenant sur la donation d'usufruit de l'objet ci-dessus, les parties nous ont fait remarquer que c'est par erreur que le père en a fait la donation, c'est au contraire la dite Marie CAIREL épouse BERTHÉZÈNE, mère de la future épouse, dûment autorisée de son mari qui en fait la donation à sa fille" ; le Cm est passé en présence de Mathieu TESTON, instituteur, et de Jean RICHARD, agriculteur, les deux de Vendargues ; il signe EUZET Jacques ou simplement EUZET ; agriculteur ; le 04.05.1843, il habite à Vendargues ; avec ses soeurs Françoise, Anne et Telcide, son frères François, tous héritiers de Marie Pascale JEAN (leur mère), il vend à Jean RICOME (propriétaire agriculteur demeurant à Viols-en-Laval) et à Cyprien RICOME (son fils aîné, propriétaire agriculteur à Notre-Dame-de-Londres), une pièce devois appelée Pioch Fenouilloux, de 276 ares, à Cazevieille ; cet immeuble avait été donné à ladite dame JEAN par Etienne Joseph JEAN, son père dans son Cm du 31.08.1813 retenu par le notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJEAN, des Matelles ; la vente est réalisée pour un montant de 2000 francs qui sont payés immédiatement ; Jean RICOME se porte fort pour son fils qui est absent (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; signalé au recensement de Viols-le-Fort de 1856 comme "païre, homme d'affaires, chef de ménage", avec son épouse, leurs enfants François Cyprien, Jeanne, Rosalie (Marie Françoise) et Honoré, Félix BERTHÉZÈNE (domestique, son beau-frère) et trois bergers, au "hameau des Matelettes" ; domicilié à Vendargues quand leur fils, François Cyprien, se marie, le 18.02.1865 ; domicilié à Saint-Nazaire-de-Pézan quand leur fille, Jeanne Julie, se marie, le 22.05.1865 et indiqué comme "agent rural" ; signalé au recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1866 avec Jeanne BERTHÉZÈNE, leurs enfants Rosalie (en fait, Marie Françoise) et Honoré, et quatre domestiques : Pierre TEISSON, Jean MAZOLLIER, Auguste REY et Pierre Charles RASTOUL et il est indiqué comme "payre" (au mas du Grés) ; domicilié à Saint-Nazaire-de-Pézan quand leur fille, Marie Françoise, se marie, le 27.05.1868 et il est indiqué comme "metayer", au mas du Grés ; le recensement de 1872 de Saint-Nazaire-de-Pézan ne le signale plus ; il n'est pas non plus signalé dans les recensements de Vendargues et d'Aumelas de 1872 ; "homme d'affaires de M. d'ALBENAS, âgé de 60 ans, domicilié au château", d'Aumelas, le 09.12.1875 ; signalé comme "régisseur", au château d'Aumelas, avec son épouse, dans le recensement d'Aumelas de 1876 ; + 19.01.1880, à Vendargues, "dans sa maison d'habitation sise au présent lieu". Mas-de-Londres et Saint-Nazaire-de-Pézan et Vendargues et Aumelas

Génération 11 (génération 17 de La lignée)

François Cyprien (fs Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) 25.09.1841, à Vendargues ; signalé au recensement de Viols-le-Fort de 1856, avec ses parents, ses deux soeurs et son frère, au "hameau des Matelettes" ; x1 Catherine MARIOGE, le 18.02.1865, à Vendargues ; Cm notaire LAJARD, de Castries, le ? ; x2 Anne CHARDENON , le ? à ? ; agriculteur (en 1865), employé de commerce d'une maison de Narbonne-11 (en 1886-1888), marchand de volailles (en 1901) ; il signe ; il habite avec sa deuxième épouse à Montpellier en 1901 (recensement), "16 rue Lamartine" (son épouse est indiquée sous le nom de CHARDON Anna) ; signalé par l'annuaire de l'Hérault de 1902, dans la liste des habitants de Montpellier : "EUZET Cyprien, volailles et gibier, 3, rue Lamartine" ; il n'est pas indiqué dans la liste comparable de 1908 ; + 28.03.1924, à Montpellier, "3 bis rue de l'Aire" Vendargues et Montpellier

Marie Françoise (fa Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) 29.09.1843, à Vendargues ; elle se fait appeler Rosalie ; signalée au recensement de Viols-le-Fort de 1856, avec ses parents, ses deux frères et sa soeur, au "hameau des Matelettes" ; signalée au recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1866 (prénom Rosalie), avec ses parents, sa soeur Jeanne Julie et son frère Honoré ; x Joseph DUGARET, le 27.05.1868, à Saint-Nazaire-de-Pézan ; quand elle se marie, elle est domiciliée au "mas du Grés, commune de Saint Nazaire" ; elle signe Rosalie EUZET ; sans profession ; Cm le 19.04.1868, notaire Henri NAYRAC, de Lunel ; dans le Cm, elle est indiquée avec les prénoms de Rosalie Marie mais elle signe l'acte Rosalie EUZET ; son père lui donne en dot et avancement d'hoirie 650 francs dont 150 francs "en la valeur de bijoux et dorures dont la future épouse est parée" et l'acte indique aussi que son père se réserve le droit de retour de la donation qu'il vient de lui faire "en cas de prédécès de cette dernière et de ses descendants sans postérité" ; le couple n'est pas signalé dans le recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1872 ; signalée au recensement de Lunel-Viel de 1901 (prénom Rosalie) mais indiquée à tort comme étant la belle-soeur de Joseph DUGARET, au "n 15, rue Querelle" ; signalée au recensement de Lunel-Viel de 1906 (prénom Rosalie), avec son mari, au "n 15, rue Querelle" ; + 10.08.1906, à Lunel-Viel (34) Saint-Nazaire-de-Pézan et Vendargues

Jeanne Julie (fa Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) 25.06.1846, à Vendargues ; signalée au recensement de Viols-le-Fort de 1856, avec ses parents, ses deux frères et sa soeur, au "hameau des Matelettes" ; x Charles BATAILLE, le 22.05.1865, à Saint-Nazaire-de-Pézan ; elle signe Jeanne EUZET ; sans profession ; son père et sa soeur signent aussi ; Cm le 30.03.1865, notaire Emile RAFFIN, de Lunel ; dans ce Cm, son père lui constitue en dot et avancement d'hoirie 1200 francs "dont 100 francs en la valeur des dorures servant à la parure de la future épouse" et 1100 francs qu'il s'oblige à payer dans 3 ans qui produiront 5 % d'intérêt l'an à chaque commencement d'année (cependant que le père de Charles BATAILLE donne à son fils 1000 francs) ; signalée au recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1866, avec son mari instituteur et leur fille Antoinette ; le couple n'est plus signalé dans le recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1872 (le village a changé d'instituteur mais, en 1868, au mariage de Marie Françoise EUZET, il est présent et est indiqué comme instituteur public domicilié à Saint-Nazaire-de-Pézan) ; le couple est signalé au recensement d'Abeilhan (34) de 1891, sans enfants, lui étant instituteur (ils ne sont pas indiqués dans les recensements d'Abeilhan de 1886 et de 1901) ; + 23.06.1922, à Lunel, dans sa maison d'habitation, "Grande rue, n 89", épouse de Charles BATAILLE ; la déclaration est faite, notamment, par "Elise BOUVIER, femme BATAILLE, cousine de la défunte, domiciliée en cette commune" ; l'acte de décès indique par erreur qu'elle est née à Valergues et qu'elle est fille de père et de mère dont les noms ne sont pas connus (ce qui veut dire que Charles BATAILLE n'a pas pu donner ces renseignements) Saint-Nazaire-de-Pézan et Vendargues et Lunel

Jacques Honoré (fs Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) 28.02.1855, à Vendargues ; signalé au recensement de Viols-le-Fort de 1856, avec ses parents, ses deux soeurs et son frère, au "hameau des Matelettes" ; signalé au recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1866, avec ses parents et ses deux soeurs ; classe 1875 ; cheveux, sourcils et yeux : châtains, nez : moyen, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, marques particulières : fortement gravé (sic), taille : 1 m 67 ; cultivateur ; incorporé à la 1ère compagnie du Train d'artillerie, 15ème brigade, le 20.12.1876 ; matricule 148 ; cavalier de 2ème classe le 20.12.1876 ; cavalier de 1ère classe le 06.02.1879 ; envoyé en congé le 10.10.1880 et passé à la réserve le 01.07.1881 ; dispensé 4 en 1882 ; dispensé de la période militaire en 1884 (lettre collective n 13 du 08.08.1884 - épidémie) ; passé à l'armée territoriale le 01.07.1885 ; période d'exercice du 21.03. au 02.04.1887 au groupe territorial du 9ème régiment d'artillerie ; libéré définitivement du service militaire, le 01.11.1901 ; x Marie Adèle JEANJEAN, le 01.12.1882, à Vendargues ; pas de Cm ; il signe ; agriculteur ; lors des élections municipales de Vendargues, en 1885, il fait partie de la liste républicaine, qui n'est pas élue ; il obtient 125 voix ; les scores de cette liste vont de 133 à 122, cependant que ceux de la liste conservatrice, (élue) vont de 164 à 151 (le Messager du Midi du 19.05.1885) ; signalé au recensement de Vendargues 1901, avec sa femme et leur fille Léa ; signalé au recensement de Vendargues de 1906 (ouvrier agricole), avec sa femme et leur fille Léa (couturière), au "n 6, avenue de Castries" ; le 26.11.1910, le Petit Méridional, à la rubrique "Vendargues", annonce qu'à la suite de son assemblée générale, la société de secours mutuels, la "Vendarguoise" a procédé au renouvellement de son bureau : le président est Louis HERMET et un des membres du bureau est H. EUZET. Saint-Nazaire-de-Pézan et Vendargues


La situation d'après les recensements de 1836 et 1841 :

Les recensements de 1836 et de 1841 montrent qu'il y avait encore des EUZET de la branche de Sueilles/Cazevieille. Les recensements suivants de 1846 et de 1851 n'indiquent aucun EUZET à Viols-le-Fort. Par contre, le recensement de 1856 signale la présence de Jean Jacques EUZET et de sa famille au hameau des Matelettes. Ils n'y est plus quand se fait le recensement de 1861.

En 1836 comme en 1841, deux ménages EUZET habitaient à Viols-le-Fort :

- Marie Anne EUZET (fa Jacques et Marie SOULAS) x Fulcrand (en fait, Fulcrand Paul) SOULAS (2 enfants en 1836 et 4 enfants en 1841) ; elle est sans profession et lui est "trafiquant".

- Joseph (en fait, Jean Joseph) EUZET (fs Jacques et Marie SOULAS) x Marguerite CAIZERGUES, avec leurs deux filles (en 1836 et 1841), Elisabeth et Marie ; lui est "voiturier" en 1836, muletier en 1841 et elle est sans profession.

En fait, le couple Jean Joseph EUZET et Marguerite CAIZERGUES avait eu deux fils qui auraient pu assurer la continuité du patronyme mais ils sont morts en bas âge. L'un, Jean Joseph André né et mort en 1826, l'autre, Fulcrand né en 1830 et mort en 1831.


3/ Questions

- Quelle était l'importance du protestantisme dans la branche de Viols-le-Fort ? Marguerite EUZET, veuve de Laurent ROUVAYROL(LIS) et femme de François SERANE (un maçon) et Anne EUZET (fille du notaire Etienne EUZET), femme de Jacques RICOME (un facturier de laine) paraissent être passées du protestantisme au catholicisme, au plus tard en 1702. Est-ce confirmé ? Y-at-il eu d'autres EUZET de Viols réformés puis nouveaux convertis ?

sommaire

haut de page

Les lignées issues de l'Hérault

Viols-le-Fort (suite 1).

Viols-le-Fort (suite 2).