La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

Les branches de Saint-Jean-de-Cuculles.
(T 5)



Pour mieux situer les EUZET de Saint-Jean-de-Cuculles, il est suggéré:

- De regarder le schéma de la lignée et de ses branches dans le fichier appelé "Lignées issues de l'Hérault" .
- De retrouver les EUZET de Saint-Jean-de-Cuculles dans "La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc et du Triadou" (générations 3 à 18)



Signification des abréviations :
° : naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement








La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.


Les recensements de 1901 et 1906

1/ La présentation du lieu

Saint-Jean-de-Cuculles est à 2 km du Triadou, 6 km de Cazevieille,
11 km d'Assas et 20 km de Montpellier


2/ L'état des connaissances

La situation au XVe siècle

L'acte le plus ancien connu qui montre la présence des EUZET à Saint-Jean-de-Cuculles est du 14.05.1429 du notaire Jean FONTANILHON, des Matelles. Il s'agit d'un compromis indiquant que Mathieu EUZET ( "génération 3 de la lignée") possédait une place près du prieuré. Il y a trois déclarants, Mathieu EUZET et Guillaume LATOUR (du mas du Triadou, paroisse Saint-Sébastien-de-Cassagnas) et Mathieu DUMAS (de Saint-Jean-de-Cuculles) : "Les dits comparants déclarèrent que jadis avait été prononcé par noble Hector de MONTLAUR, recteur de Montpellier, que la totalité de ladite place à eux donnée en nouveau bail par ledit prieur de Saint-Jean-de-Cuculles, située audit lieu de Saint Jean et à l'intérieur de l'enclos [claustral], avec vingt palmes alentour, soit aux trois susdits et que ceux-ci soient tenus d'établir sur ladite place noble homme Guillaume BERTIN et lui donner selon son onzième (?) et que, ladite place n'ayant pas encore été divisée, ils voulaient diviser celle-ci à l'avenir entre leurs héritiers (...)"

Plus tard, le 02.11.1457, un acte du notaire Marcel ROUBAUD, des Matelles montre la permanence des EUZET du Triadou dans ces lieux. Il s'agit d'une vente concernant Jean François DELMAS (du mas de Molière nègre), d'un cazal à Saint-Jean-de-Cuculles. Ce cazal était situé au-dessous de la maison claustrale du prieur. Il avait pour confronts, de deux parties avec la maison claustrale, "avec la place d'Arnaud et Jean EUZET, frères", avec Jean BERTIN, et d'autre part avec le mur du fort ancien regardant vers le château de Montferrand, sous l'usage accoutumé au prieur de Saint-Jean-de-Cuculles. On retrouve donc là, Jean et Arnaud EUZET ( "génération 5 de la lignée"), ainsi que Jean BERTIN, également du mas du Triadou.

On a encore confirmation de cette ancienneté dans trois nouveaux baux du 02.03.1472 (n.s.) passés au même endroit, près de la porte neuve de Saint-Jean-de-Cuculles, avec le notaire Marcel ROUBAUD, des Matelles. Le premier acte concerne Jean EUZET et a pour témoins Antoine LATOUR et noble Jean BERTIN ; le second concerne les deux frères Antoine et Guillaume LATOUR et a pour témoins Jean EUZET et noble Jean BERTIN ; le troisième concerne noble Jean BERTIN et a pour témoins Jean EUZET et Antoine LATOUR. Ces baux concernent trois places contigues (en fait, des terrains à bâtir) près de la muraille et du prieuré dont le titulaire était alors Déodat (ou Dieudonné) GASSIN. Ces textes montrent bien l'ancienneté des droits des EUZET (et aussi des BERTIN et des LATOUR qui se partageaient le mas du Triadou). Voici quelques extraits caractéristiques du premier de ces actes, pour Jean EUZET : "Jean EUZET, du lieu du Triadou, de la paroisse de Saint-Sébastien-de-Cassagnas, auxdits val de Montferrand et diocèse de Maguelone, et ses ascendants, ont tenu jadis, en des temps révolus, des prédécesseurs dudit messire prieur, ont tenu, donc, de longue date, en bail ou emphytéose perpétuelle (...) et moyennant le cens ou usage annuel de six sous et quatre deniers tournois à payer chaque année, perpétuellement, à la fête de Saint-Michel, une place à bâtir située sous la muraille commune dudit lieu de Saint-Jean-de-Cuculles, tenant d'une part, par devant, à la voie publique et d'un côté la place d'Antoine et Guillaume LATOUR, frères, et d'un autre côté, à la place de noble Jean BERTIN, dudit lieu du Triadou, et d'autre part, par derrière, à la cour du cloître du prieuré dudit lieu (...)". Cependant, les titulaires de ces baux ayant trouvé que le prix à payer au prieur était trop cher (ce prix était identique pour les LATOUR et pour BERTIN), ils avaient abandonné leurs droits et remis ces biens au prieur. Celui-ci avait alors revu son prix à la baisse et signé de nouveaux baux avec Jean EUZET, Antoine et Guillaume LATOUR et Jean BERTIN, avec pour chacune des trois parties un "cens ou usage annuel de deux sous tournois à payer chaque année, perpétuellement, à la fête de Saint-Michel". Il y avait à la clé une restriction et une obligation. Pour la première, les nouveaux emphytéotes avaient bien le droit de donner, vendre, échanger, hypothéquer ou aliéner à quelque personne que ce soit mais "à l'exception cependant des clercs, des chevaliers, des maisons religieuses et autres personnes et lieux dont le droit les en empêche". Quant à l'obligation, il s'agissait "d'édifier ou faire édifier et construire une maison sur ladite place en vertu de l'octroi de ce nouveau bail et des choses ainsi baillées et octroyées, à savoir la place ci-dessus délimitée et désignée, avec tous ses droits, dépendances, entrées, sorties et dépendances quelconques". Les mêmes obligations étaient faites aux LATOUR et à BERTIN. De plus, chaque partie avait dû donner un chevreau au prieur. Au delà de cet épisode, ces actes montrent donc clairement l'ancienneté des droits des EUZET du Triadou à Saint Jean.

La clé de cette ancienneté est donnée grâce à une donation du 31 août 1604, par "Jean EUZET, fils de François" (autrement dit, la branche du mas de Prat) et "Jacques EUZET, fils de Jean", habitant au Triadou - autrement dit, la branche restée au Triadou - ( "génération 9 de la lignée"), "en faveur de noble Antoine DELAURIER, de tous les droits et directes, lodz, charges et autres droits seigneuriaux et arrérages d'iceux sur les habitans et paroisse de Saint-Jean-de-Cuculles. Receu et expédié par maistre COMTE, notaire de cette ville" (c'est-à-dire Montpellier). Antoine de LAURIER était le neveu de l'évêque, Antoine de SUBJET de CARDOT (voir des précisions dans la partie références de la "suite 1")

Cette donation camoufle, en fait, un échange imposé par Antoine de LAURIER, comme nous le montre un mémoire des EUZET à propos du procès sur les censives du Triadou : "Durant les guerres civiles du XVIe siècle, la plupart des titres de ce fief furent perdus mais en 1604 Jean EUZET, fils de François, et Jacques EUZET, fils de Jean, successeurs de Mathieu, en réunirent une bonne partie des mains de noble Antoine de LAURIER, seigneur de Valras et de Saint-Jean-de-Cuculles, qu'il avoit sauvés des mains des gens de guerre, et ils furent obligés pour les avoir de luy céder et donner tous les droits de directe, lods, usages, tasques et autres qu'ils avoient dans la paroisse de Saint-Jean-de-Cuculles, à l'exception des terres qu'ils possedoient en propriété."

Le membre de phrase "successeur de Mathieu", fait référence à Mathieu EUZET, le fondateur de la lignée des EUZET au Triadou, héritier probable de Bernard EUZET, les deux du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc. C'est certainement en 1442 qu'il a dû confirmer l'acquisition des titres en question puisqu'il les possédait déjà en 1429 et si l'on en croit l'aveu et dénombrement fait le 8 mai 1672 (voir les photos dans la "suite 1") .

En fait, la donation du 31 août 1604 apporte d'autres précisions. En effet, les droits cédés à Antoine de LAURIER font référence aux reconnaissances et contrats faits par Guillaume du TRIADOU. Or, nous savons par le procès sur les censives du Triadou que les droits en question ont fait l'objet d'une vente des AGULHON (de Montferrier) aux TRIADOU, en 1323 et que ces mêmes droits sont ensuite passés aux EUZET (probablement, en ou vers 1368). Voir, pour plus d'explications, ce qui est dit en "Triadou 1 (suite 2)". Par ailleurs, la donation de 1604 est suivie, à la même date, par un acte dans lequel Jacques EUZET (qui agit pour lui et pour son cousin Jean EUZET) reconnaît avoir reçu "un livre de reconnaissances" des droits de directe mentionnés dans la donation (c'est-à-dire pour le Triadou, Saint-Mathieu-de-Tréviers et Saint-Jean-de-Cuculles), "en quarante neuf feuilles parchemin". Il est facile de comprendre que ces reconnaissances ne portaient pas que sur Saint Jean et donc que leur possession était indispensable pour que les EUZET du Triadou assurent leurs droits, malgé la cession forcée pour une partie d'entre elles concernant Saint-Jean-de-Cuculles.

Ultérieurement, il y a eu une seconde donation en faveur de l'Evêque de Montpellier, le 16 décembre 1674, par Pierre EUZET (du mas de Prat), fils de Jean et petit-fils de François ( "génération 10 de la lignée"). Cette donation concernait la moitié d'une directe, tant au Triadou, Saint-Mathieu-de-Tréviers que Ceceles, en particulier une terre dans ce dernier endroit proche de Saint-Jean-de-Cuculles. Il était précisé que cette donation était différente de celle que "feu Jean EUZET a donnée à noble Anthoine DE LAURIER, le 31 août 1604."

Connue notamment par le dossier du procès sur les censives du Triadou, cette dernière donation (voir Triadou 1 "suite 2") a probablement constitué une manoeuvre des EUZET visant à introduire l'évêque comme partie au procès, en espérant qu'il s'opposerait au chapitre cathédral. Cette manoeuvre s'est finalement retournée contre les EUZET.

Enfin, il est probable que les EUZET du Triadou ont pu récupérer les terres (ou certaines d'entre elles) qu'ils avaient données à Antoine de LAURIER. En effet, trois reconnaissances passées en 1697 auprès du notaire Jean MAUMEJAN (des Matelles) sont claires en ce sens. L'une d'elles concerne une terre contenant champ et vigne au terroir de Saint Jean. Le 24.01.1697, la veuve de Guillaume FESQUET confesse tenir une directe de Jean EUZET, habitant du Triadou ( "génération 12 de la lignée"), comme "ayant droit et cause de dame Jeanne de NICOLAY, héritière de noble Anthoine de LAURIER". Cette terre est au tenement de Terrouses, confrontant du couchant le chemin du moulin de la Foux à Montferrand, du marin la terre de l'église de Saint Jean, etc. Le montant est de trois cartals bled et quatre sous melgoriens. Enfin, il est fait référence aux reconnaissances précédentes, dont celle faite par Jacques et Barthélémy DUMAS à Guillaume EUZET ( "génération 4 de la lignée"), le 25.04.1450 et reçue par le notaire Jean SABATIER, de Sauve.



La situation au XVIe siècle

Génération 1 ("La lignée" - génération 6)

- Jean (fs Jean et Catherine REDIER, du Triadou) ; présent comme témoin à un mariage au mas de Prat, le 11.11.1483 (notaire Antoine BERAUD, de Saint-Martin-de-Londres) ; x Catherine LATOUR (des Matelles), probablement en 1495 ; règlement de la dot de 30 livres, le 29.06.1495 (notaire Jean FABRE, des Matelles) ; dans cet acte, il est indiqué comme fils de Jean EUZET, de Saint-Sébastian-de-Cassagnas (Le Triadou), son frère est Mathieu EUZET et sa mère, veuve, a pour prénom Catherine ; c'est certainement lui qui est témoin dans un compromis concernant les MICHEL, des Matelles ; dans cet acte qui est de 1498 ou 1499 du notaire Pierre FULLOSI (de Montpellier), il est signalé comme Jean EUZET "alias Richome", demeurant à Saint-Jean-de-Cuculles ; Mathieu EUZET (du Triadou) est également témoin ; il s'installe aux Matelles ; acte de reconnaissances, le 16.03.1502 (notaire Bertrand BERAUD - ou BARRAUDE - de Saint-Martin-de-Londres) ; dans cet acte, on voit qu'il habite toujours aux Matelles ; acte d'acapte (bail à cens perpétuel en Languedoc), le 11.01.1503 (notaire Pierre BOUSQUET, de Cournonterral) de Jean EUZET et d'Antoine MARTINIER, des Matelles, d'un lieu appelé Cayrols, à Saint-Gély-du-Fesc ; + probable en 1509, comme on le voit dans l'acte du 11.11.1509 [notaire Antoine BOUET (Boeti), de Montpellier] où Mathieu EUZET (du Triadou) et Antoine EUZET (des Matelles) sont les tuteurs de sa fille Alayssete, suite à son testament. (voir Les Matelles et Le Triadou

Génération 2 ("La lignée" - génération 7)

- Jaume fs Antoine? ; x Gervaise PERTRACH, à Saint-Jean-de-Cuculles ; un acte du 19.06.1574 (notaire Noël PLANQUE, de Montpellier) des consuls des Matelles donne probablement la solution de l'origine de cette branche. C'est un compromis entre les consuls des Matelles et Philippe MONTELS, de Tréviers. Les trois consuls sont Jean FLAVARD et Gaspard DUMAS, d'une part, mais le troisième est décédé, d'autre part ; il s'agit de Jean EUZET qui est remplacé par son frère, Jaume EUZET. Or, c'est le seul EUZET appelé Jaume dans toutes les lignées et les dates des mariages de Jaumete et de François peuvent parfaitement se concilier avec la date de cet acte. Evidemment, la filiation de Jaume reste encore une hypothèse mais elle semble cohérente. Voir Les Matelles

Génération 3 ("La lignée" - génération 8)

- Jaumete fa Jaume (+ avant son mariage) et Gervaise PERTRACH, de Saint-Jean-de-Cuculles ; x Pierre de MONTREDON, le 06.07.1588 ; le mariage protestant se fait au temple de Montpellier ; le contrat de mariage est du 12 juin 1588 (notaire Pierre ROUSSEL, de Montpellier). Voir Montpellier

- François fs Jaume et Gervaise PERTRACH, de Saint-Jean-de-Cuculles ; laboureur ; il est "à présent résident de Montpellier" quand il se marie ; x Jeanne JOURNET, de Pompignan ; le contrat de mariage est du 21 mai 1590 (notaire Pierre ROUSSEL, de Montpellier) ; dans cet acte, est cité Jean VILLENEUVE, surveillant de l'église réformée de Pompignan ; + avant le 09/05.1607. Voir Montpellier

Génération 4 ("La lignée" - génération 9)

- Vidal (fs François et Jeanne JOURNET) ; le 09.05.1607, il est mis en apprentissage chez un cordonnier de Montpellier par sa mère qui est alors veuve ; il ne sait pas signer ; le contrat est passé chez le notaire Samuel VIDAL, de Montpellier, pour une durée de trois ans. Voir Montpellier



La situation au XVIIe siècle

Il faut ensuite arriver au 25 septembre 1685 pour constater, dans les registres paroissiaux, le décès de Marguerite EUZET, veuve de Laurens MASCLA, âgée "d'environ septante ans". Nous devons donc situer sa naissance vers 1615, mais pas forcément à Saint-Jean-de-Cuculles. On connaît son testament établi le 16.05.1674 ; elle est alors veuve de Laurens MASCLA(C), elle est catholique, confirme 100 livres données à sa fille Catherine lors de son mariage avec François MONTELS et fait de son fils, Laurens, son héritier universel ; elle ne sait pas signer. Il reste à vérifier un contrat de mariage qui se trouve dans le minutier du notaire Guillaume GREGOIRE, au 12 mai 1657, celui de Laurens MASCLA de Saint-Jean-de-Cuculles avec Catherine EUZET. C'est peut-être la même EUZET et le même MASCLA. Cet acte nous donnera certainement des indications sur la parenté.



La situation au XVIIIe siècle



L'acte de mariage de
Jean EUZET (en 1733)

L'acte de naissance de
Marguerite EUZET (en 1735)

L'acte de naissance de Claude EUZET (en 1736)



Première génération ("La lignée" - génération 13)

Jean (fs Claude et Marie LEBOUS) ° 12.10.1716, à Saint-Mathieu-de-Tréviers ; il habite "Lebous, paroisse de Trèsvies" ; x Marie VIDAL, le 17.11.1733, à Saint-Jean-de-Cuculles ; présents au mariage : Jean EUZET et Claude EUZET, père et fils, du Triadou" ; tous les EUZET présents signent ; travailleur de terre ; le 03.11.1743, il est dit travailleur, habitant la métairie de Favas, à Saint-Bauzille-de-Montmel, fils émancipé de son père, Claude EUZET, marié hors de la maison de son père depuis plus de dix années ; il déclare alors, dans un acte notarié, qu'il a reçu de son père, peu avant cet acte, 600 livres, montant fixé amiablement pour ses droits de légitime paternel et maternel, soit 200 livres du chef paternel et 400 livres du chef maternel ; l'acte est fait et récité à la métairie de Lebous, dans la maison de ses parents, en présence de Mathieu RICOME (travailleur au Lebous) et Claude MONTELS (cardeur de laine à Saint-Mathieu-de-Treviers) qui signent ; seule sa mère, appelée ici Gillette LEBOUS indique ne pas savoir signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand) ; signalé au testament de sa mère, en 1761 ; dernier testament chez le notaire FAVAS, de Sommières, selon les informations indiquées dans une quittance du 12.06.1775 chez le notaire Jacques Antoine VIALLA, de Sommières (acte à rechercher) ; + 16.05.1769, à Saint-Bauzille-de-Montmel. Saint-Mathieu-de-Tréviers et Saint-Bauzille-de-Montmel

- Marie (fa Pierre et Catherine Jacquete GALABERT) ° ca 1729 (selon l'âge estimé au décès) ; Cm François DESFOUR, le 07.08.1754 ; en tant que maître de ses biens dotaux, son mari reçoit pour elle, le 13.07.1765, de la part de son beau-frère, Jean EUZET, 30 livres, pour déduction du legs fait par sa grand-mère Marie SALOMON, dans son testament retenu par Me GRANIER, prieur des Matelles, enregistré par le notaire (Fulcrand MAUMEJEAN des lieux de la val de Montferrand), en présence du chirurgien Arcis DECAMP et du praticien, Jean Joseph MAUMEJAN, les deux des Matelles ; toujours en tant que maître de ses biens dotaux, son mari reçoit pour elle, le 18.10.1767, de la part de son beau-frère, Jean EUZET, 142 livres 10 sols ; cette somme représente le solde des 300 livres léguées par sa grand-mère Marie SALOMON dans son testament (sachant que le 06.11.1754, 127 livres 10 sols lui avaient été payées suite à la vente faite par ses parents à Baptiste ARZALLIÉS) ; s'ajoutent encore 6 livres pour l'intérêt d'une année jusqu'à ce jour ; cette quittance est enregistrée en présence de Jacques GRAS, fils à feu Pierre GRAS dit petit, laboureur, et Fulcrand CELLIER, travailleur, habitants des Matelles (notaire Fulcrand MAUMEJEAN des lieux de la val de Montferrand) ; le 23.01.1777, son frère Jean lui paye 482 francs (240 francs réservés pour son droit de légitime maternelle, 42 francs d'intérêts et 200 francs pour un supplément de légitime maternelle), acte reçu par le notaire Jean Joseph MAUMEJAN, de laval de Montferrand (indiqué dans le compromis du 15.05.1802 mais dans la donation qu'elle fait le 14.03.1799, c'est une somme de 582 francs qui lui est payée par Jean EUZET - montant à vérifier) ; malade, elle fait son testament le 06.10.1792 : elle lègue 50 livres à son fils Fulcrand et 50 livres à son fils Joseph ; elle confirme la constitution faite au Cm de sa fille Elisabeth avec Jean ARNAUD ; elle fait de son fils Jean, son héritier universel et général ; l'acte est passé dans sa maison de Saint-Jean-de-Cuculles, auprès de son lit, en présence de Pierre Antoine TARDIEU (prêtre et curé de Saint-Jean-de-Cuculles) et de Jean BONNET (ménager de Saint-Jean-de-Cuculles) qui signent avec le notaire ; elle ne sait pas signer ; dans cet acte, le patronyme est écrit DUSFOUR (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 24 ventôse an VII (14.03.1799), elle cède et transporte à son fils Jean DUSFOURS une somme de 1022 francs (440 francs qu'elle s'est constituée lors de son Cm et 582 francs qu'elle a reçus de son frère Jean, le 23.01.1777 devant le notaire Jean Joseph MAUMEJEAN, de laval de Montferrand) ; l'acte est passé dans sa maison, à Saint-Jean-de-Cuculles, en présence de Jean ARNAUD (cultivateur à Saint-Jean-de-Cuculles) et Fulcrand BESSEDE (cultivateur originaire de Gabriac, actuellement à Restinclières, commune de Prades) qui signent avec son fils (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; + 29 ventôse an VII (19.03.1799), à Saint-Jean-de-Cuculles, "agée d'environ soixante dix ans" ; le déclarant est Jean DESFOUR, son fils ; dans le compromis du 15.05.1802 (notaire Fulcrand Benjamin, de Claret), ses trois enfants obtiendront un nouveau supplément de légitime maternelle d'un montant de 555 francs (voir à l'article de Jean EUZET) Saint-Gély-du-Fesc


Deuxième génération ("La lignée" - génération 14)

- Marguerite (fa Jean et Marie VIDAL) ° 16.05.1735 Saint-Jean-de-Cuculles ; x Antoine BOUGNOL le ?, à Corconne (30) ? (le mariage n'est ni à Saint-Jean-de-Cuculles ni à Saint-Bauzille-de-Montmel) ; Cm 19.12.1763, notaire Gabriel SEGURET, de Sauve (30) ; quand ce contrat a lieu, elle habite Corconne "depuis environ dix ans", son futur mari étant de Corconne ; ce sont les deux pères qui sont seuls présents au Cm ; Jean EUZET dote sa fille de 250 livres, dont 100 de son chef et 150 "du chef de ladite feu VIDAL", à payer dans un an sans intérêts, à compter du mariage ; Jean BOUGNOL (père d'Antoine) "a reconnu en faveur de ladite EUZET, future épouse, 150 livres, savoir 50 pour la valeur des bagues et dorures que ladite future épouse a devers elle et que ledit futur époux tient pour reçue" et 100 livres qu'elle lui a remis et qu'elle "avait gagnées et épargnées par son travail et industrie depuis qu'elle a quitté la maison paternelle comme en a convenu ledit EUZET son père" ; (pour plus de détails, voir l'article BOUGNOL, en "suite 1"). Voir Saint-Bauzille-de-Montmel

- Claude (fs Jean et Marie VIDAL) ° 18.10.1736, à Saint-Jean-de-Cuculles ; habite au mas Favas puis à la métairie de Mounel, à Saint-Bauzille-de-Montmel ; x Claudine LAURENS, le 12.02.1760, à Saint-Bauzille-de-Montmel ; Cm 09.01.1760, notaire F. MAUMEJEAN, des Matelles ; manouvrier ; le 07.04.1771, avec Jean AUBARY (les deux, ménagers du mas de Mounel) reconnaissent devoir 133 livres au notaire Jacques Antoine VIALLA "qu'ils lui doivent pour reste de plus grande des frais et droits avancés par ledit Me VIALLA dans la sequestration a eux comise des biens de feu Pierre DURAND du hameau de Favas au nom de sr DANIEL de Mairargues marchand juif" ; ils promettent de le payer "le jour de la magdelaine prochaine" ; en marge de cet acte, le notaire a écrit (sans préciser de date) : "j'ai été payé en capital de cette obligation ainsi que des fraix d'icelle" (notaire Jacques Antoine VIALLA, de Sommières) ; il fait son testament le 28.07.1777, dans lequel il donne la jouissance de ses biens à son épouse et institue héritier universel leur fils Jean EUZET (notaire Jean POUJOL, de Sommières) ; un inventaire est dressé à l'issue de ce testament (informations dans l'acte de rémission du 31.03.1792 qui se trouve dans le minutier de Jacques Antoine VIALLA, notaire de Sommières) ; + au mas de Mounel, à Saint-Bauzille-de-Montmel, le 30.11.1777. Saint-Bauzille-de-Montmel

- Gabriel (fs Jean et Marie VIDAL) ° 31.03.1739 Saint-Jean-de-Cuculles ; il habite au hameau de Favas de Saint-Bauzille-de-Montmel ; x Elisabeth MARAZEL 27.02.1775, à Saint-Bauzille-de-Montmel ; Cm 15.02.1775, notaire VIALLA, de Sommières (30) ; le 04.06.1779, il reconnaît à son épouse 385 francs, notaire VIALLA, de Sommières ; testament le 26.08.1806, notaire Jean POUJOL, de Sommières ; + 14.03.1815, à Saint-Bauzille-de-Montmel. Voir Saint-Bauzille-de-Montmel


Louis (fs Claude et Marguerite de GIRARD) ° 11.11.1736 Le Triadou ; il est ensuite au mas de la Salade puis au mas de Lebous, à Saint-Mathieu-de-Tréviers ; le 26.04.1759, son père lui lègue 350 livres pour lui tenir lieu de toute légitime paternelle et portion d'augment (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des Matelles) ; x Marie Anne ARNAUD, le 11.08.1760, à Saint-Jean-de-Cuculles ; Cm 29.06.1760 (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des Matelles) ; l'acte de mariage précise : "Ledit Louis EUZET et Marie Anne ARNAUD ont dit avoir eu avant le présent mariage une fille née le 26 juin dernier et baptisée par nous le 27 du mois, dont le parrain fut Jean ARNAUD, son grand père, et la marraine Marguerite Angélique VIDAL, cette fille nommée Angélique, dont ledit Louis EUZET a dit être le père et a reconnu luy appartenir (...)" ; le Cm indique aussi que "comme celle cy s'est accouchée depuis deux ou trois jours d'une fille ledit EUZET fiancé la réclame sienne et de ses oeuvres et pour son enfant légitime" ; le Cm indique qu'il reçoit l'équivalent de 100 livres que la fiancée s'est constituée en dorures ; assistent au Cm : ARNAUD père, Dominique ARNAUD, fils de celui-ci, Guiraud TONDUT et Jean Louis CALMET, travailleurs habitant Saint Jean ; assiste aussi au Cm, Fulcrand GREGOIRE, qui a la procuration du père de Louis, absent ; le 04.06.1762, il signe un acte de "Reconnaissances d'effets", en faveur de son épouse pour des biens mobiliers qu'il a reçus lors de son mariage et qui doivent être rendus à celle-ci, "le cas arrivant" (sous-entendu, après son décès) ; la liste de ces biens se trouve dans "la suite 1" ; c'est dans cet acte qu'est précisée son arrivée à Saint-Mathieu-de-Tréviers : "Louis EUZET, travailleur originaire du Triadou, demeurant depuis environ dix mois audit Saint Mathieu" ; l'acte est fait et récité "dans la maison du nommé TEZIAN ou ledit EUZET reste", en présence de Jean ROUGER et de Jacques MONTELS, travailleurs habitant Saint Mathieu, qui signent (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des Matelles) ; c'est peut-être lui qui décède à Viols-le-Fort, le 07.08.1772, "ancien domestique au chateau de Camboux, agé d'environ cinquante ans" : même si l'âge estimé ne correspond pas, c'est le seul EUZET avec ce prénom qui semble correspondre ; il est enterré le 08.08.1772 dans le cimetière de Viols ; Viols-le-Fort et Saint-Mathieu-de-Tréviers et Le Triadou

- Jeanne (fa Claude et Marguerite de GIRARD) ° 08.12.1748 Le Triadou ; le 26.04.1759, son père lui lègue 350 livres pour lui tenir lieu de toute légitime paternelle et portion d'augment (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de la val de Montferrand) ; x1 Louis NEUTRE, le 21.07.1763 au Triadou ; Cm le 02.07.1763 : elle se constitue en dot 40 livres "pour le montant des dorures qu'elle a devers elle et que ledit fiancé déclare avoir eu en son pouvoir" ; sont témoins au Cm : Jean Jacques EUZET (frère de Jeanne), Pierre AZEMAR (père, laboureur habitant aux Matelles) et Pierre AZEMAR (fils, laboureur habitant au Triadou) qui signent (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de la val de Montferrand) ; elle ne sait pas signer ; elle demeure à Saint-Jean-de-Cuculles à partir de son mariage ; le couple a un enfant, Antoine Benoît qui naît le 06.10.1766, à Saint-Jean-de-Cuculles ; le couple a un autre enfant, Suzanne Marguerite, qui naît le 03.03.1772, à Saint-Jean-de-Cuculles ; elle est veuve, le 13.06.1776 (décès de son mari à Saint-Jean-de-Cuculles) ; le 10.03.1777, elle a un enfant naturel qu'elle appelle Jean Baptiste ; l'acte de baptême du lendemain indique : "laquelle dite Jeanne EUZET a dit avoir fait sa déclaration devant mr GAUTIER juge du lieu et a nommé pour père de l'enfant Jean ARNAUD, fils de Dominique ARNAUD et de Marie ARNAUD son épouse" ; cet enfant décède le 27.09.1778 ; le 25.08.1779, toujours habitante de Saint-Jean-de-Cuculles et veuve de Louis NEUTRE, elle baille "a moitié fruits" deux terres au Triadou qui lui appartiennent en propre, d'une part une pièce "moitié champ moitié vigne près le chemin de Saint Jean", d'environ 3 cétérées, et, d'autre part, un champ d'environ 1 cétérée ; le bail est de 6 ans commençant le jour de l'acte ; les parties déclarent que les fruits desdites pièces peuvent être annuellement de valeur de 30 livres ; la récolte de vin sera partagée "a trait de cuve" et les raisins à la vigne au choix de Jeanne ; partage par moitié aussi pour le blé et les pailles ; elle payera seulement la taille et fournira la moitié du blé nécessaire pour ensemencer les champs ; les sarments appartiendront à PEPIN et les pailles serviront, au Triadou, à faire du fumier ; ils obligent leurs biens pour la sûreté du contrat ; l'acte est passé dans la maison ayant appartenu à feu M. de FIGAREDE, en présence de Jean ICARD, ménager et Pierre PLAGNIOL, travailleur, qui signent avec André PEPIN (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; elle a un autre enfant naturel qui naît le 05.04.1780 et qu'elle appelle Nicolas mais l'acte n'indique pas le nom du père ; x2 Louis BROUILLET, le 14.09.1784, à Montpellier (paroisse Saint Pierre) ; Cm 12.08.1784 (notaire Dominique AUTERACT, de Montpellier) ; avec sa soeur Marie Anne, elle réclame un supplément de légitime paternelle ; ainsi, le 12.02.1791, elle fait demander par exploit d'huissier à son frère, Jean Jacques, les noms de ses experts, ce qu'il fait par acte du 18.02.1791 (notaire Jacques CHALAT, de Castries - voir l'article de Marie Anne) ; elle habite alors à Teyran avec son mari ; la sentence arbitrale est rendue le 07.01.1792 ; son neveu, Claude EUZET, lui paye un premier acompte de 50 livres, le 02.06.1792 ; c'est ensuite par un acte du 08.12.1792 que se fait le règlement final ; son neveu Claude EUZET lui paye 500 livres "a elle duë par ledit EUZET son père ou pour les interets dicelle depuis le décès de ce dernier jusqu'au sept janvier passé, suivant la sentance arbitralle renduë a cet effet par les citoyens SERRES, CAIZERGUE, PRALON et RECH hommes de loy ledit jour sept janvier dernier" ; la somme est payée en "assignats monnoye ayant cours" ; l'acte rappelle aussi les paiements antérieurs (06.05.1767 et 02.11.1767 - voir à l'article de Marie Anne) ; dans cet acte, il est dit qu'elle habite à "Treviés" avec son mari (notaire Jacques CHALAT, de Castries) ; on peut noter que les relations entre Jeanne, d'une part, son frère Jean Jacques et son neveu Claude, d'autre part, sont moins conflictuelles que pour sa soeur Marie Anne ; en effet, le règlement intervenu ici est définitif au contentement des deux parties alors que pour Marie Anne, il faut encore que Jean Jacques menace de faire appel pour casser la sentence arbitrale et aboutir à une transaction avec Marie Anne sur un montant réduit à 600 livres (voir à l'article de Marie Anne) ; + 2ème jour complémentaire an III (18.09.1795), "dans la maison Boret, rue de l'Aiguillerie", à Montpellier. Voir Le Triadou et Montpellier


La situation au XIXe siècle

Première génération ("La lignée" - génération 16)

André Denis fs Claude x Marie Rose HEBRARD ; ° 18 vendémiaire an V (09.10.1796), au Triadou ; cultivateur; infirmité, conscrit de 1816 (1R 247, aux AD 34) ; il habite encore au Triadou en 1818 mais c'est aussi la période où il a dû partir travailler à Saint-Jean-de-Cuculles ; Cm avec Marie MALLET, le 22.03.1823, alors que "depuis environ cinq ans, il est domicilié et habitant sur la commune de Saint Jean de Cuculles" ; dans ce Cm, le père de Marie, Louis MALLET, donne à sa fille une dot de 700 francs (100 francs pour les "dorures qu'elle a devers elle" et 600 francs en argent) ; Louis MALLET s'engage à payer les 600 francs dans 4 mois, sans intérêts jusque là puis avec l'intérêt légal si le délai est dépassé ; Denis reconnaît ces sommes en faveur de sa future épouse et fait les soumissions de droit ; l'acte est fait à Saint-Jean-de-Cuculles, dans la maison de Louis MALLET, en présence de Jean VIDAL (agriculteur au Triadou) et d'Augustin CROS (propriétaire foncier à Saint-Jean-de-Cuculles) qui signent ; les futurs et la mère de la future ne savent pas signer ; Jean Jacques EUZET, frère de Denis, signe (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de laval de Montferrand) ; x Marie MALLET, le 26.03.1823, à Saint-Jean-de-Cuculles où il habite (valet de labour) ; dans le partage des biens immobiliers, le 07.05.1826, entre ses frères et soeurs, il obtient le 4ème lot, indivis avec son frère Joseph ; ce lot comprend : 1/ Un champ appelé "Lauzière", une partie de bois taillis et une terre herme, le tout contigu et ne formant qu'un seul corps, confrontant du levant la terre longue ; 2/ Une partie d'un champ et terre avec muriers appelé "le claux", à prendre du côté du couchant, confrontant du nord le chemin ; 3/ Un bois taillis et une terre herme ne formant en tout que deux pièces contigues ; 4/ Le quart d'un bois taillis et herme appelé "la terre longue", confrontant du couchant le champ de Lauzière ; 5/ La portion restante de la terre herme située à "Malataverne", confrontant du levant et midi le patus, du couchant le torrent du Terrieu ; 6/ La moitié d'une vigne située au patus, confrontant du midi le chemin de Mortiers ; pour les conditions générales de ce partage, voir l'article de son frère Jean Jacques (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; le 08.05.1826, un accord est trouvé avec, d'une part, ses 9 frères et soeurs et, d'autre part, Jeanne EUZET, sa cousine germaine (fille et succédante de Louis EUZET), pour convenir du montant correspondant à "sa légitime" (droit de succession) de Louis, sur les biens de ses grands-parents (Jean Jacques EUZET et Suzanne RICARD) - voir les détails à l'article de Jeanne ; le 08.05.1826, il est décidé le partage des terres affectées en indivis avec son frère Joseph ; la part qui lui est affectée comprend : 1/ Une partie d'un champ et terre appelé "le claux", à prendre du côté du couchant ; 2/ Un bois taillis, deux terres hermes formant un tout contigu appelé "l'olivette" ; 3/ Le quart d'un taillis et herme appelé "la terre longue", à prendre du côté du levant ; 4/ La moitié de la terre herme à "Malataverne", à prendre du côté du couchant ; 5/ La moitié d'une vigne située au patus, à prendre du côté du levant ; les clauses générales sont les mêmes que celles du partage qui vient d'avoir lieu entre les 10 frères et soeurs ; l'acte est passé au Triadou, dans la maison de Jean Jacques EUZET, en présence de Jean VIDAL et Auguste PEPIN, fils cadet, cultivateurs au Triadou, qui signent (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; il habite encore à Saint-Jean-de-Cuculles en 1826 mais il revient ensuite au Triadou, au moins à partir de 1830 ; valet de labour, cantonnier puis agriculteur, propriétaire exploitant ; le 01.02.1827, agriculteur à Saint-Jean-de-Cuculles, il achète à sa soeur Marie et son beau-frère, Jean MALET, une pièce dans un bâtiment dit l'Houstalet et la faculté de faire cuire au four de la maison de son feu père (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles - pour plus de détails, voir l'article de Marie) ; le 18.08.1828, il paye à sa soeur et à son beau-frère ces 250 francs, en bonnes pièces d'argent ayant cours ; ils lui délivrent une quittance ; l'acte est fait en l'étude, en présence de Jean François BATTAS (instituteur originaire d'Aubais) et de Jean Tournesol PLAGNIOL (agriculteur), des Matelles, qui signent avec le notaire (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; le 27.09.1835, il est agriculteur au Triadou et il procède à un échange avec Jean François PEPIN ; ce dernier "baille à titre d'échange au sieur EUZET qui l'accepte, une maison située dans le terroir du Triadou composée de trois pièces, une au rez-de-chaussée, une autre au premier étage et la troisième au second étage, ensemble la cour qui est au devant de ladite maison, confrontant le tout du levant EUZET de Saint Mathieu, du midi le chemin, du couchant les héritiers MALLET et du nord PLAGNIOL" ; cette maison est parvenue à Jean François PEPIN au moyen de la vente que Claude EUZET (demeurant quand il vivait, à Assas) lui en consentit devant le notaire PERIDIER, il y a environ dix ans ; en contre-échange, Denis EUZET lui cède des immeubles situées aussi dans la commune du Triadou : "1/ Une pièce faisant partie de la maison dudit Louis EUZET appelée l'Houstalet, confrontant du levant ledit EUZET pour le restant de la même maison, du midi ledit EUZET, du couchant la veuve PEPIN, et du nord M. PEPIN (...), 2/ Une pièce de terre dite l'Olivette située au tènement des Mazes, confrontant du levant et du nord M. PEPIN, du midi Jean VIDAL, 3/ Une autre petite pièce de terre pature située au tènement de l'Euzière, confrontant du nord et du levant M. PEPIN, du midi Jean VIDAL et du couchant ledit André Denis" ; ces immeubles lui sont parvenus lors du partage de la succession de son père ; l'échange a un effet immédiat, la partie de la maison cédée n'ayant aucune faculté ou droit de passage (J.F. PEPIN pouvant y arriver par ses propriétés) ; il est convenu que "la porte de communication des deux pièces sera fermée à chaux et sable par le sieur EUZET et la fermeture lui appartiendra et à l'égard de l'autre ouverture elle sera fermée par M. PEPIN mais la porte lui appartiendra" ; l'échange est fait sans soulte, les parties baillées étant chacune d'un revenu de 20 francs ; l'acte est fait dans l'étude du notaire, en présence de Pierre RAYNAL (instituteur) et de Jean Joseph PAGÉS (tailleur d'habits et facteur rural) qui signent avec J.F. PEPIN ; il ne sait pas signer (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ;

signalé au recensement du Triadou de 1836 comme agriculteur, avec son épouse, Marie Cécile MALLET, et 4 enfants (Joséphine, Clotilde, Jacques et Pierre) - dans ce recensement et dans certains des suivants, un des prénoms ou même le seul prénom attribué à son épouse est Cécile, alors que dans l'acte de naissance de celle-ci, son seul prénom est Marie ; le 11.11.1838, son frère Jean Jacques lui vend "une pièce de terre champ avec un petit herme au milieu", au Triadou, faisant environ 20 ares, pour un montant de 150 francs (la terre venant de la succession de Claude EUZET, leur père) ; Denis paye tout de suite et quittance est donnée à Jean Jacques ; l'acte est passé à Montpellier, dans l'étude du notaire (Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; signalé au recensement du Triadou de 1841 avec son épouse, Marie Cécile MALLET, et 3 enfants (Clotilde, Jacques et Emilie) ; le 15.04.1847, malade, il fait son testament et lègue à son fils Jean Jacques "à titre de préciput un quart de tous les biens meubles et immeubles" qu'il laissera à son décès pour en jouir après sa mort et celle de sa femme et il veut aussi que son fils "prenne à concurrence dudit quart une terre dans laquelle il y a une remise et un paillis, appelée la Clausade", dans le terroir du Triadou, confrontant du levant Jean Jacques EUZET et du couchant PEPIN et du nord le chemin ; il donne à son épouse la jouissance de tous les biens meubles et immeubles qu'il laissera à son décès ; l'acte est fait "dans une pièce du premier étage de sa maison et a coté du lit placé dans cette pièce ou le testateur est retenu pour cause de maladie", au Triadou, en présence de Jean Louis BALARD (médecin, à Saint-Mathieu-de-Tréviers), Jean François PEPIN père, Jean François PEPIN fils aîné et Jacques Bruno PEPIN, propriétaires fonciers au Triadou, qui signent (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalé au recensement du Triadou de 1851 comme propriétaire agriculteur, avec son épouse, Cécile MALLET et 2 enfants (Jacques et Emilie) ; signalé au recensement du Triadou de 1856 comme agriculteur, avec son épouse, Marie MALLET, leur fils Jean et la femme de celui-ci, Marguerite ROUX ; signalé au recensement du Triadou de 1861 avec son fils (Jean Jacques), la femme de celui-ci, Marie ROUX, et ses 2 petits-enfants (Albanie et Pierre) ; le 06.09.1862, il est agriculteur au Triadou et il fait donation de ses biens à ses trois enfants vivants : Jean Jacques, Marie Clotilde et Marguerite Emilie ; ses biens sont tous au Triadou et consistent en maison, champs, vignes, olivettes, muriers et bâtiment rural "d'un montant annuel de 500 francs" ; s'ajoutent des objets mobiliers pour un montant de 238 francs (une charrette avec le harnais 40 francs, une mule 50 francs, un bois de lit, paillasse, matelas, traversin 30 francs, 8 chaises communes 4 francs, une armoire dite cabinet, en noyer 8 francs, une table à manger 2 francs, six draps de lit 15 francs, trois chaudrons en cuivre 14 francs, un foudre de capacité d'environ 21 hectolitres 60 francs, six futailles appelées demi muids en mauvais état 15 francs) ; la donation est faite avec effet immédiat, sous les trois réserves suivantes : 1/ une pension annuelle et viagère de 500 francs, exigible de trois mois en trois mois et par avance (la moitié payée par son fils et un quart par chacune de ses filles), 2/ la jouissance d'une chambre de sa maison au second étage, avec la faculté de passage par la pièce qui est sur le devant et, en outre, la faculté de se servir conjointement avec son fils de la cuisine au premier étage, avec la jouissance du mobilier les garnissant, 3/ la faculté d'aller manger du raisin dans les vignes données, à la réserve d'un revenu de deux francs par an ; la donation est acceptée avec ces réserves par ses enfants qui en font ensuite le partage ainsi que des biens de leur mère, Marie MALLET, "décédée depuis environ six ans" (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; + 19.04.1865, au Triadou. Voir Le Triadou

Joseph (fs Claude et Marie Rose HEBRARD) ° 15 germinal de l'an 2 (04.04.1794), au Triadou ; taille 1 m 63 ; capable de servir et dirigé le 01.04.1813 sur le 101ème de ligne ; classe 1814 (1R 245, aux AD 34) ; Cm avec Antoinette NEUTRE, le 28.02.1825 : le régime est dotal ; c'est Joseph qui verse une dot ; il remet 300 francs à Antoine-Benoît NEUTRE (père d'Antoinette), somme "qui doit être employée par ledit sieur NEUTRE en achat de divers meubles et effets pour garnir la chambre que doivent occuper les futurs époux dans la maison du sieur NEUTRE son futur beau-père", à Saint-Jean-de-Cuculles ; "laquelle somme ledit EUZET aura le droit de la repeter sur les biens dudit NEUTRE son futur beau-père à l'époque de la dissolution du present mariage " ; ledit NEUTRE affecte et hypothèque à la garantie des 300 francs les immeubles qu'il possède à Saint-Jean-de-Cuculles (maison, champs, vignes et olivettes) ; il est aussi convenu que si les futurs époux veulent vivre "en leur particulier", ils auront droit de retirer les meubles et effets qui garniront leur chambre, pour la valeur de 300 francs, "à la charge que cette somme qui formera alors la dot de la future épouse sera reconnue par ledit EUZET sur tous ses biens presens et avenir ; les parties font les soumissions de droit ; seul signe le père d'Antoinette, les futurs ne sachant pas signer ; il y a encore la signature de Jean Jacques EUZET, frère de Joseph, le seul de la fratrie à savoir signer (notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier) ; x Antoinette NEUTRE, le 07.06.1825, à Saint-Jean-de-Cuculles ; il demeure à Valergues, arrondissement de Montpellier, au moment du mariage ; agriculteur ; le délai relativement important entre le Cm et le mariage vient certainement du temps nécessaire pour l'achat des meubles et effets nécessaires à leur chambre ; on comprend aussi que Joseph a dû s'installer à Saint-Jean-de-Cuculles à partir du mariage ; dans le partage des biens immobiliers, le 07.05.1826, entre ses frères et soeurs, il obtient le 4ème lot, indivis avec son frère Denis ; ce lot comprend : 1/ Un champ appelé "Lauzière", une partie de bois taillis et une terre herme, le tout contigu et ne formant qu'un seul corps, confrontant du levant la terre longue ; 2/ Une partie d'un champ et terre avec muriers appelé "le claux", à prendre du côté du couchant, confrontant du nord le chemin ; 3/ Un bois taillis et une terre herme ne formant en tout que deux pièces contigues ; 4/ Le quart d'un bois taillis et herme appelé "la terre longue", confrontant du couchant le champ de Lauzière ; 5/ La portion restante de la terre herme située à "Malataverne", confrontant du levant et midi le patus, du couchant le torrent du Terrieu ; 6/ La moitié d'une vigne située au patus, confrontant du midi le chemin de Mortiers ; pour les conditions générales de ce partage, voir l'article de son frère Jean Jacques (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; le 08.05.1826, un accord est trouvé avec, d'une part, ses 9 frères et soeurs et, d'autre part, Jeanne EUZET, sa cousine germaine (fille et succédante de Louis EUZET), pour convenir du montant correspondant à "sa légitime" (droit de succession) de Louis, sur les biens de ses grands-parents (Jean Jacques EUZET et Suzanne RICARD) - voir les détails à l'article de Jeanne ; le 08.05.1826, il est décidé le partage des terres affectées en indivis avec son frère Denis ; la part qui lui est affectée comprend : 1/ Un champ appelé "Lauzière", une partie du bois taillis et une terre herme, le tout contigu et ne formant qu'un seul corps ; 2/Le quart d'un taillis herme appelé "la terre longue", à prendre du côté du couchant et la partie du bois et devois joignant ; 3/ La moitié de la portion d'une terre herme à "Malataverne", à prendre du côté du levant ; 4/ La moitié d'une vigne au patus ; les clauses générales sont les mêmes que celles du partage qui vient d'avoir lieu entre les 10 frères et soeurs ; l'acte est passé au Triadou, dans la maison de Jean Jacques EUZET, en présence de Jean VIDAL et Auguste PEPIN, fils cadet, cultivateurs au Triadou, qui signent (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ;

signalé au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1836 avec son épouse, son beau-père, Antoine NEUTRE, et 3 enfants, Jeanne Marie, Suzanne Fine et Rosalie EUZET ; signalé au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1841 comme journalier, avec son épouse et 5 enfants, Jeanne Marie, Suzanne Fine, Rosalie, Jeanne Marguerite et Fulcrand Frédéric EUZET ; signalé au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1851 comme journalier, avec son épouse et 4 enfants, Suzanne (journalière), Rose (journalière), Jeanne Marie (journalière) et Fulcrand Frédéric EUZET ; il habite Saint-Jean-de-Cuculles avec son épouse, le 30.10.1854, quand le couple vend à Jacques Auguste PEPIN (propriétaire foncier au Triadou) "les terres, champs, vignes et bois situés dans le terroir du Triadou, tènement de la clastre, contigus, confrontant du levant, du midi et du couchant, l'acquéreur, et du midi, VIDAL, Denis EUZET et Benoît EUZET" ; il est précisé que "cet immeuble fait partie des biens parvenue audit Joseph EUZET de l'hérédité de feu Claude EUZET son père, décédé depuis plus de 30 ans et par suite du partage retenu dans les minutes de Me MAUMEJAN, notaire des Matelles, il y a environ 28 ans" (à lui seul, cet acte montre bien que les propriétés des EUZET étaient, au Triadou, situées autour du prieuré dit "La Clastre", c'est-à-dire la partie la plus ancienne de la paroisse Saint Sébastien de Cassagnas) ; la vente est conclue pour un montant de 1500 francs que l'acheteur paye immédiatement et à qui il est donné quittance ; par le même acte, Antoinette NEUTRE déclare devoir à son mari la somme de 1000 francs pour prêt qu'il lui fait, somme qu'elle "s'oblige de payer et rembourser à la dissolution de leur mariage, sans intérêt jusques alors mais avec intérêt après ce délai" ; l'acte est passé dans la maison de l'acquéreur, en présence de Pierre GRAS et Philippe GRAS (propriétaires fonciers, aux Matelles) qui signent avec Jacques Auguste PEPIN (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le 31.01.1855, il fait une donation entre vifs au profit de son épouse, il lui accorde "la jouissance, pendant sa vie, à partir du décès du donateur, de la moitié de tous les biens meubles et immeubles qui composeront sa succession, pour la donataire en jouir pendant sa vie" et il la dispense de fournir caution et de faire faire inventaire ; elle accepte ladite donation ; à la même date, Antoinette NEUTRE fait une donation entre vifs au profit de son mari et lui accorde "l'usufruit de la moitié de tous les biens meubles et immeubles qui composeront sa succession, pour ledit sieur EUZET jouir dudit usufruit pendant sa vie à partir du décès de sa femme" et elle le dispense de fournir caution et de faire faire inventaire ; ; il accepte sa donation ; les deux actes sont passés dans l'étude du notaire, en présence de Dominique ARNAUD (agriculteur) et Jean SERANE (instituteur communal), des Matelles (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalé au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1856 comme cultivateur, avec son épouse et 2 enfants, Jeanne Marie et Fulcrand Frédéric EUZET ; signalé au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1861 comme cultivateur, avec son épouse et 1 enfant, Jeanne Marie EUZET ; signalé au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1866 comme cultivateur, avec son épouse ; le 24.07.1870, avec son épouse, Antoinette NEUTRE, il fait le partage anticipé et entre vifs de leurs biens entre leurs cinq enfants (Jeanne, épouse d'Antoine LAUTIER ; Delphine épouse de Pierre GRANIER, Rose épouse de Jean FERRIER ; Marguerite Jeanne épouse de Daniel MINGAUD ; Frédéric Fulcrand) ; il est rappelé d'abord que 500 francs ont été donnés à Marguerite Jeanne dans son Cm et que 200 francs ont été donnés à Rose dans son Cm ; ils établissent ensuite la consistance de leurs biens : 1/ Une maison et vacant, dans le village de Saint-Jean-de-Cuculles, sur la place ; 2/ Une vigne et oliviers, terroir de Saint-Jean-de-Cuculles, à Lyorgue, confrontant du midi la rivière ; 3/ Une vigne et oliviers, terroir de Saint-Jean-de-Cuculles, tènement de Boulit ; 4/ Une terre champ, terroir de Saint-Jean-de-Cuculles, tènement de Terrouse, pour une portion de terre ayant fait partie du même corps ; 5/ Trois vignes, ne formant qu'un seul corps, terroir du Triadou, tènement de Malataverne, séparées par des fossés, confrontant du levant Jacques PEPIN, du midi Denis EUZET et la rivière, du couchant et du nord Calixte EUZET - une petite portion de cette vigne provient d'un défrichement fait dans le patus du Triadou ; tous ces immeubles déclarés sont d'un revenu annuel de 250 francs ; il est fait ensuite l'inventaire du mobilier : 2 vieux chaudrons usés (4 francs) ; 1 bois de lit garni avec paillasse, matelas, traversin et draps, le tout usé (10 francs) ; 2 vieilles armoires dites cabinets (6 francs) ; 1 table (1 franc) ; 6 chaises usées (2 francs) ; 1 maie à pétrin, très usée (2 francs) ; 1 vieux fusil (2 francs) ; 3 vieilles futailles (3 francs) ; la somme de 100 francs qui est due par Rose (100 francs) ; soit, au total : 131 francs ; Joseph et Antoinette se réservent pendant leur vie, à partir du 1er octobre prochain : 1/ Leur logement dans la maison et le mobilier qui leur sera nécessaire ; 2/ Une pension annuelle et viagère de la somme de 200 francs qui leur sera payée par quarts, de 3 en 3 mois et d'avance, à compter du 1er octobre prochain, 1/5ème par chacun de leurs enfants, payable et portable en leur domicile ; au décès d'Antoinette, la pension sera réduite de moitié et au décès de Joseph, la pension passera en entier sur la tête d'Antoinette, si elle lui survit ; [pour le partage des biens entre les 5 enfants, voir à chacun de leur article] ; l'acte est fait dans la maison de Pierre GRANIER, à Saint-Jean-de-Cuculles, en présence de Jacques Pascal MASCLA et de Pierre MASCLA (propriétaires fonciers, à Saint-Jean-de-Cuculles) qui signent avec Frédéric EUZET, les autres parties ne sachant pas signer (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; + 18.06.1871, à Saint-Jean-de-Cuculles. Voir Le Triadou

Benoît (fs Claude et Marie Rose HEBRARD) ° 11 prairial an 10 (30.05.1802) Le Triadou ; les témoins de la naissance sont "Jean François PEPIN père, âgé de 70 ans, propriétaire foncier, et (de) Jacques PEPIN fils cadet, âgé de 25 ans, cultivateur, tous habitant de la dite commune du Triadou" ; valet de labour ; taille 1 m 57 ; exempté pour défaut de taille ; conscrit de 1821 (1R 252, aux AD 34) ; partage des biens immobiliers de son père avec ses frères et soeurs, le 07.05.1826 ; il habite à Saint-Drézéry quand a lieu ce partage ; cinq lots sont attribués ; son lot est indivis avec son frère François et comprend : 1/ L'écurie et le grenier à foin par dessus, une partie de la basse-cour et la petite basse-cour, 2/ Le tiers de la terre champ qui est devant la maison paternelle, confrontant du nord le chemin, 3/ Le quart d'un bois taillis, partie en herme, appelé la terre longue, confrontant du levant la draye ou passage, 4/ Le quart d'un bois taillis appelé Lauzière, 5/ La moitié du jardin, 6/ La moitié d'une vigne située au patus, confrontant du levant le chemin, du couchant le patus ; pour les conditions générales de ce partage, voir l'article de son frère Jean Jacques (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; le 01.11.1830, partage des biens indivis avec son frère François, suite au partage de 1826 : ils entendent faire cesser l'indivision qui existe entre eux deux ; deux lots égaux de leurs biens sont alors faits, amiablement ; par tirage au sort, il lui est échu le premier lot ; ce lot comprend trois éléments, à savoir : 1/ l'écurie et le grenier à foin par dessus et une partie de la basse-cour, ainsi que la petite basse-cour qui est derrière l'écurie, 2/ la terre champ qui est au devant de la maison paternelle à prendre du côté du levant, 3/ Le quart d'un bois taillis, partie en herme, ladite pièce appelée "terre longue", formant le premier lot de l'entière pièce qui a été divisée en quatre portions en 1826 ; la possession et jouissance est de ce jour ; l'acte est fait aux Matelles, en l'étude, en présence d'Etienne Jacques Joseph GRAS et de Jean Tournesol PLAGNIOL (propriétaires fonciers, aux Matelles) qui signent ; les parties ne savent pas signer ; quand cet acte est passé, il habite "depuis environ un mois à la métairie de Banniere appartenant à la dame DURAND née FAJOUS et ci devant à la métairie de Lacroix sur la commune de Mauguio, appartenant à M. COURTE, médecin à Montpellier, ladite métairie de Banniere située sur la commune de Castries en cet arrondissement" (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; x Marie ARNAUD, le 26.11.1835, à Saint-Jean-de-Cuculles ; agriculteur au Triadou ; le 03.10.1838, il vend à Raymond VIGNE (valet de labour, au Triadou) : "1/ la partie lui appartenant d'une maison située dans la commune du Triadou et se composant ladite portion d'un paillier, d'un pièce voutée formant le dessous dudit paillier et d'un poussieu ainsi que d'un pigeonnier, le tout contigu et confrontant du levant Denis EUZET, du midi le chemin, du couchant la partie de cour ci après énoncée et du nord, Marie EUZET et Jean Jacques EUZET 2/ la partie de cour lui appartenant qui est vis à vis la susdite portion de maison 3/ enfin un petit creux à fumier, situé audit lieu du Triadou, vis à vis la susdite portion de maison, chemin entre deux, confrontant du couchant, Marie EUZET, pour sa part du même creux à fumier, et du nord et levant le plan et le chemin" ; la vente se fait pour un montant de 400 francs payés immédiatement contre remise d'une quittance ; il est précisé que "dans cette vente est compris le droit et faculté qu'avait le sieur Benoît EUZET de se servir du four qui est au dessous de la plate bande de Marie EUZET" ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence d'Etienne Joseph GRAS et de Pierre GRAS (propriétaires aux Matelles) qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le 02.11.1838, son frère Jean Jacques lui vend "une pièce de terre vigne plantier", au Triadou, faisant environ 20 ares, pour un montant de 150 francs (la terre venant de la succession de Claude EUZET, leur père) ; Benoît paye tout de suite et quittance est donnée à Jean Jacques ; l'acte est pasé à Montpellier, dans l'étude du notaire (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ;

le 05.05.1844, Jean GRANIER (agriculteur à Prades) lui vend un "creux à fumier et un petit clau attenant" dans lequel il y a un murier situé dans la commune de Saint-Jean-de-Cuculles, près le village ; le prix est de 80 francs qu'il paye immédiatement et dont il donne quittance ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jean Joseph PAGÉS (tailleur d'habits et facteur rural) et Jacques ARNAUD (facteur rural) aux Matelles, qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le 20.??.1860 (le jour reste à compléter), il vend à Jacques Auguste PEPIN (propriétaire au Triadou), "une vigne herme autour de laquelle existent quelques touffes chêne vert, située dans le terroir du Triadou, tènement de l'Euzière" ; la contenance est d'environ 10 ares ; ce terrain lui est parvenu de l'hérédité de son père, suite au partage (reçu par le notaire MAUMEJAN, des Matelles) il y a environ 32 ans ; le prix est de 100 francs, payés immédiatement et dont il donne quittance ; l'acte est passé dans la maison de l'acquéreur, en présence de Pierre GRAS et de Fulcrand Caliste ICARD (propriétaires fonciers aux Matelles) ; il est précisé qu'il ne sait pas signer, qu'il est agriculteur et qu'il habite à Saint-Jean-de-Cuculles (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le 28.04.1868, avec son mari, ils font donation de leurs biens à Benoît FERRIER, leur petit-neveu, âgé de "vingt ans révolus, domestique, demeurant à Saint Drézéry, domicilié à Saint Jean de Cuculles, absent mais ici présent et acceptant pour lui Etienne FERRIER son père, agriculteur, demeurant aux Cazarels, commune de Saint Jean de Cuculles" ; ce don concerne tous leurs biens ; pour la fixation des droits d'enregistrement, ils déclarent que ces biens sont d'un revenu annuel de 80 francs pour ceux de Benoît et de 120 francs pour ceux de Marie ; ces biens immeubles situés au Triadou et à Saint-Jean-de-Cuculles consistent en maison, pièces de terre, champs, vignes, olivettes, bois et pâtures ; la donation est en nue propriété à compter de ce jour et en usufruit à partir du jour du dernier décédé des donateurs ; la donation est faite sous la réserve, pendant leur vie et la vie du survivant d'eux, de la jouissance de leur maison à Saint-Jean-de-Cuculles et de toutes les récoltes, fruits et revenus qui viendront sur les biens donnés ; à la charge pour le donataire de payer leurs dettes : 400 francs à Jean Baptiste TONDUT (de Montpellier) et 130 francs à la demoiselle ALLEMAN, frère et soeur ; à la charge aussi, pour le donataire, de payer les contributions qui peuvent ou pourront grever les biens donnés ; le donataire devra entretenir la maison, cultiver les biens en bon père de famille, etc (l'acte précise les tailles, les labours, la vente des récoltes, etc.) ; des clauses prévoient le cas où FERRIER négligerait les cultures et, plus généralement, "si le donataire néglige de remplir les conditions ci-dessus, la présente donation deviendra nulle et comme non avenue" ; sont encore prévus les cas de grêle, de gelée, etc. ; sont inclues dans la donation "six futailles, moyen état, contenant chacune de trois à quatre hectolitres, estimées vingt francs" ; le donataire s'engage enfin à payer au curé de Saint-Jean-de-Cuculles la somme de 50 francs "pour être employée à dire des messes pour le repas de leur âme soit 100 francs pour les deux" ; l'acte est fait en l'étude, en présence d'Antoine Casimir DURAND (agriculteur) et de Frédéric VIDAL (cordonnier), aux Matelles, qui signent avec Etienne FERRIER ; les donateurs ne savent pas signer (notaire Pierre, Augustin, Joseph, Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; rentier quand il meurt, le 25.11.1869, à Saint-Jean-de-Cuculles. Voir Le Triadou

Deuxième génération ("La lignée" - génération 17)

- Joséphine (fa André Denis et Marie MALLET) ° 18.03.1824, à Saint-Jean-de-Cuculles ; journalière ; + 16.01.1841, au Triadou.

Marie Clotilde (fa André Denis et Marie MALLET) ° 09.04.1826, à Saint-Jean-de-Cuculles ; x Marc Antoine OLIVIER, le 03.04.1844, au Triadou ; Cm le 14.03.1844 : régime dotal, "elle se constitue en dot, de son chef, la somme de 200 francs pour la valeur des bijoux et dorures qu'elle a devers elle, comme les ayant achetés du produit de ses économies faites hors la maison de ses père et mère" ; quand l'acte est passé, elle est "fille de service chez M. PEPIN" ; l'acte est passé dans la maison de Jean VINCENT (propriétaire foncier), en présence de Jean VIDAL et d'Auguste PEPIN (propriétaires fonciers, au Triadou) qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement de Montaud (34) de 1846 avec son mari, Marc OLIVIER (paire) et leur enfant, Antoine, âgé de deux ans, dans le quartier appelé "Les Guireaux" ; le 10.07.1846, naît dans cette commune leur fille Jeanne Félicité, ce qui permet d'avoir plus de renseignements puisqu'il est écrit dans l'acte de naissance que son père est "paire chez M. TOURRET" ; signalée au recensement de Jacou de 1851 comme femme OLIVIER, avec deux enfants (Antoine et Jean), le mari n'étant pas indiqué ; signalée au recensement de Jacou de 1856, avec son mari et deux enfants (Cyprien et Félicité) ; le 19.07.1857, elle vend - "sous la seule garantie de sa qualité d'héritière pour un quart de sa mère" à Jean Jacques EUZET, son frère (agriculteur au Triadou), "tous les droits successifs mobiliers et immobiliers lui revenant dans l'hérédité de feue Marie MALLET, sa mère, domiciliée audit lieu du Triadou, où elle est décédée depuis environ un an" ; la vente est faite à forfait aux risques et périls des cessionnaires et moyennant la somme de 240 francs ; Jean Jacques EUZET paye immédiatement et elle en donne quittance ; l'acte est passé dans la maison d'habitation de son frère, au Triadou, en présence de Louis VIDAL et Joseph ANDRIEU, agriculteurs au Triadou (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement de Jacou de 1861, avec son mari et un enfant (Cyprien) ; dans la donation-partage que Denis EUZET fait à ses trois enfants, le 06.09.1862, elle reçoit, conjointement avec son frère Jacques tous ces biens, hormis trois d'entre eux qui sont attribués à leur soeur Emilie Marguerite (ce partage concerne aussi les biens délaissés par Marie MALLET, leur mère) ; il est expliqué que ces biens "ne peuvent être partagés commodément" et, en plus, le mari de Clotilde, Marc OLIVIER est éloigné du Triadou (il est agriculteur à Jacou) et ne peut donc cultiver sa part ; il est donc décidé que Jacques EUZET rachète la part de Clotilde, sa soeur ; il paye immédiatement le montant estimé amiablement, soit 3000 francs ; l'acte groupant la donation, le partage et la vente est passé à Prades, dans la maison de Guillaume ROUX, en présence de Jean PELLAT (propriétaire foncier) et d'Alexandre SOULAS (boucher) qui habitent Prades (notaire Pierre, Auguste, Joseph, Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée aux recensements de Jacou de 1866 et 1872, avec son mari, leur fils Cyprien et un domestique ; signalée au recensement de Jacou de 1876, avec son mari et leur fils Cyprien, "au quartier de la Fontaine" ; signalée au recensement de Jacou de 1881, avec son mari, leur fils Cyprien et leur belle-fille, Marie VERGNES, "au quartier de la Fontaine" ; veuve le 03.07.1885 ; signalée au recensement de Jacou de 1886 comme journalière chez Jules PAGESY, dans une rue dite "Viviers" ; signalée au recensement de Jacou de 1891 avec son fils Cyprien OLIVIER (propriétaire, chef de ménage), sa belle-fille, Marie VERGNES et leur enfant, François OLIVIER, "chemin de Castelnau" ; elle ne sait pas signer ; + 22.03.1895, à Jacou. Voir Jacou et Le Triadou


Marie Rose (fa Jean Jacques et Marie Rose EUZET) ° 06.09.1816 Le Triadou ; x Jean BACHEIRON (patronyme devenu VACHERON, VACHÉRON puis VACHER), le 22.11.1837 au Triadou ; Cm le 15.10.1837 : régime dotal, elle se constitue en dot 200 francs, "montant de la valeur des bijoux et dorures qu'elle a devers elle", cependant que les parents de Jean (patronyme écrit VACHER) lui donnent à titre de préciput et hors part, un quart de leurs biens ; l'acte est passé dans la maison de Jean Jacques EUZET, en présence de Jean VIDAL et d'Auguste PEPIN (propriétaires au Triadou) qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; elle ne sait pas signer ; signalée aux recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1846 à 1876 avec son mari et ses enfants, au "hameau des Cazarels" ; le 13.07.1856, avec son mari, elle reconnaît devoir à Jean BONNET (agriculteur de Saint-Jean-de-Cuculles) 225 francs "pour prêt que celui-ci en a fait avant ce jour, en espèces d'argent ayant cours" ; le couple, qui habite "aux Cazarels, commune de Saint-Jean-de-Cuculles", s'engage à rembourser la somme le 01.07.1857 et d'en payer un intérêt de 5 % à partir de l'échéance ; pour sûreté de l'opération, ils affectent et hypothèquent les immeubles qu'ils possèdent à Saint-Jean-de-Cuculles, "consistant en champs, vignes, olivettes, muriers et maison" ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Fulcrand Caliste ICARD et François MARTIN, propriétaires fonciers des Matelles (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; dans la donation de ses parents du 03.08.1863, il lui est attribué les terres, champs, vignes et patus dits "Le Flourat", la vigne dite de "dessous le Roc" (au Triadou) et 100 francs qui lui seront payés par ses frères Fulcrand et François, "chacun 50 francs le 15 mai prochain sans intérêts" ; dans un acte notarié du 02.09.1872, le couple reconnaît qu'un prêt de 700 francs leur a été fait par René ARNAUD ; ils s'engagent solidairement à le rembourser en deux ans, avec un intérêt de 5 % et, en garantie, le couple hypothèque ses immeubles - pour lui, au terroir de Saint-Jean-de-Cuculles : "maison, champs, vignes et olivettes" et, pour elle, terroir du Triadou : "champs et vignes" (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le 27.12.1876, le couple (qui habite toujours au hameau des Cazarels) fait un partage anticipé et entre vifs de ses biens au bénéfice de leurs enfants : Clotilde Sophie (mariée avec Guillaume Auguste BRINGUIER, à Castries), Philomène (mariée avec Jean DAUDÉ, à Saint-Vincent-de-Barbeyrargues), Jules (qui demeure aux Cazarels, à Saint-Jean-de-Cuculles), Lucie (mineure, au service de M. MASSA, de Prades) et Virginie (mariée avec Antoine CHARDONNET, à Combaillaux) ; le notaire qui écrit l'acte a commis plusieurs erreurs en ce qui concerne Virginie à qui il prête le patronyme d'EUZET (au lieu de VACHER) et une fois le prénom de Marie ( au lieu de Virginie) ; dans cet acte le patronyme des parents et des enfants est VACHER (et non VACHERON) ; le montant des dettes excédant le montant des biens donnés, la totalité de l'actif et du passif est donné à Jules VACHER, moyennant des compensations financières de ses soeurs ; parmi les dettes, il y a 300 francs "au sieur EUZET aîné à Assas suivant une lettre de change notariée et enregistrée" ; pour les parents, la donation prévoit une pension annuelle et viagère et la réserve de pièces dans la maison ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jacques GRAS et de Casimir DURAND (agriculteurs aux Matelles) qui signent avec Jules, Lucie et Virginie (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le couple n'est plus signalé dans les recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1881 à 1891 ; signalée veuve VACHER au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1896 avec son fils Jules VACHER (cultivateur et chef de ménage), sa belle-fille Eulalie GUIGOU et ses quatre petits-enfants, aux "Cazarels ; + 31.08.1896, veuve VACHER, à Saint-Gély-du-Fesc ; voir Le Triadou et Saint-Gély-du-Fesc

Anne (fa Jean Jacques et Marie Rose EUZET) ° 12.09.1821 Le Triadou ; elle ne sait pas signer ; signalée aux recensements du Triadou de 1836 et de 1841, avec ses parents ; x Etienne FERRIER, le 17.09.1844 Le Triadou ; quand il se marie, Etienne vit avec ses parents au "hameau d'Escazarel", commune de Saint-Jean-de-Cuculles ; Cm le 17.09.1844 : régime dotal ; elle se constitue en dot, de son chef, "200 francs, montant de la valeur des bijoux et dorures quelle a devers elle" ; son père lui donne en dot 300 francs que son futur mari déclare avoir touché ; le père d'Etienne FERRIER donne à son fils "1/4 de tous ses biens, meubles et immeubles, presens et avenir pour le donataire en jouir seulement à partir du décès du donateur" ; le père d'Anne se réserve le droit de retour en cas de décès, avant lui, de sa fille et de ses descendants ; l'acte est passé au Triadou, dans la maison de Jean Jacques EUZET, en présence de Martin ALLEGRE (propriétaire agriculteur au Mas-de-Londres) et Casimir PIGIÈRE (bourrelier à Montpellier) qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1851 avec son mari et trois enfants, aux "Cazarels ; signalée au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1856 avec son mari et cinq enfants, aux "Cazarels ; signalée aux recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1861 et 1866 avec son mari et trois enfants, aux "Cazarels ; dans la donation de ses parents du 03.08.1863, il lui est attribué la terre dite "le champ du Roc" (au Triadou) ; signalée au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1872 avec son mari et un enfant, au hameau des "Cazarels ; elle n'est pas signalée au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1876 (ni sa famille) ; signalée aux recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1881 et 1886 avec son mari, au hameau des "Cazarels ; + 13.07.1890, à Saint-Jean-de-Cuculles, "dans sa maison d'habitation sise au hameau des Cazarels". voir Le Triadou


- Jeanne Marie, appelée Jeanne au recensement de Montpellier de 1872, Jeanne Marie dans son acte de mariage de 1855 et Marie Jeanne dans son contrat de mariage ; (fa Joseph et Antoinette NEUTRE) ° 18.08.1826, à Saint-Jean-de-Cuculles ; cuisinière quand elle se marie puis concierge à Montpellier, sans profession en 1872 ; domiciliée à Saint-Jean-de-Cuculles quand elle se marie puis à Montpellier ; les publications de mariage ont été passées à Montpellier et à Saint-Jean-de-Cuculles ; x Antoine LAUTIER, le 30.03.1855, à Montpellier ; Cm le 02.11.1854, notaire Amédée GRASSET, de Montpellier ; elle ne sait pas signer ; régime dotal ; elle s'est constituée une dot "de son chef comme l'ayant gagnée par son travail et économies" : 500 francs, à savoir 200 en dorures et bijoux et 300 en divers meubles et effets mobiliers "pour l'ameublement d'une chambre qu'elle a en sa possession" ; dans l'acte de mariage, le couple reconnaît leur fille, Bellonie Delphine, née de père inconnu, en 1848 ; le 24.07.1870, ses parents font la donation-partage de leurs biens en faveur de leurs enfants ; dans ce partage, sa part est la suivante : 1/ La moitié en valeur de la terre vigne et oliviers de Lyorgue (article 2) ; 2/ 1/3 en valeur de la vigne et oliviers, tènement de Boulit (article 3) ; 3/ la somme de 800 francs qui lui sera payée par la dame GRANIER, sa soeur, à titre de soulte ; elle ne sait pas signer (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement de Montpellier de 1872 avec son mari (balayeur de rues) et une fille de 12 ans, "rue de l'ancien courrier, n° 24" ; avec son frère Fulcrand Frédéric, elle vend, le 17.06.1872, "une vigne avec oliviers, herme", située à Saint-Jean-de-Cuculles, à Jean PONSONNAILLE (cordonnier à Saint-Jean-de-Cuculles) pour une somme de 500 francs payée immédiatement, vente approuvée par Antoinette NEUTRE ; ce bien fait partie de ceux attribués aux vendeurs dans le partage fait le 24.07.1870 (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; cette vigne, ténement Lyorgue, d'une contenance de 60 ares, confronte du levant TONDUT aîné, du midi Jacques DUSFOUR, du couchant la rivière de Lyorgue et du nord Jean DUSFOUR ; l'acte est passé dans la maison d'habitation de la dame veuve EUZET, née NEUTRE, à Saint-Jean-de-Cuculles (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; + 02.05.1898, "rue Salle l'Evêque n° 10", à Montpellier. Voir Montpellier

- Susanne Fine, appelée Delphine (fa Joseph et Antoinette NEUTRE) ° 15.11.1828, à Saint-Jean-de-Cuculles ; aux recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1836 et 1846, elle est signalée avec ses parents (prénom : Susanne Fine) ; au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1851, elle est signalée avec ses parents (prénom : Suzanne) ; x Pierre Gérard GRANIER, le 25.09.1854, à Saint-Jean-de-Cuculles ; sans profession ; elle ne sait pas signer ; présents au mariage : Jacques EUZET (23 ans, au Triadou) et Etienne PAGES (à Saint Drézéry), ses cousins germains, et Jean Antoine ROUGÉ, son beau-frère ; Cm le 03.09.1854 : dans cet acte, elle est appelée Suzanne Delphine ; elle se constitue en dot, de son chef, "300 francs, savoir 200 francs pour la valeur des bijoux et dorures qu'elle a devers elle" et que son futur mari déclare avoir vus et qu'il tient pour reçus, "le présent mariage s'accomplissant", et 100 francs en espèces d'argent qu'elle délivre à l'instant à son futur époux ; à ceci, s'ajoute une dot de 400 francs que ses parents lui donnent et qui est payée immédiatement au futur époux ; son père et sa mère déclarent se réserver le "droit de retour" de la somme qu'ils viennent de donner à leur fille pour le cas où elle-même et ses descendants décèderaient avant eux ; l'acte est passé dans sa maison, en présence de Jean SERANE (instituteur communal) et Gabriel ARNAUD (propriétaire agriculteur), demeurant à Saint-Jean-de-Cuculles (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1856, elle est signalée avec son mari et un enfant (prénom : Suzanne Fine) ; au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1861, elle est signalée avec son mari et deux enfants (prénom : Fine) ; au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1866, elle est signalée avec son mari et ses enfants (prénom : Delphine) ; le 12.02.1867, Antoinette NEUTRE vend à Pierre GRANIER, mari de Delphine, une vigne et une portion de terre, les deux à Terrouse (terroirs du Triadou et de Saint-Jean-de-Cuculles), pour le prix de 1800 francs (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles - indiqué dans la donation-partage de 1870) ; le 24.07.1870, ses parents font la donation-partage de leurs biens en faveur de leurs enfants ; dans ce partage, sa part est la suivante : 1/ la maison et le vacant, 2/ Le champ de Terrouse (article 4 du partage), 3/ La somme de quatre ...(400 francs ?), 4/ Les objets mobiliers qui se trouveront dans la maison, moins la somme de 100 francs due par la dame FERRIER ; à la charge pour elle de payer : 1/ A la décharge des donateurs, ses père et mère, une somme de 300 francs, montant d'une lettre de change, due au sieur Maurice COMBES, maire de Notre-Dame-de-Londres, depuis un an environ ; 2/ La somme de 2400 francs à ses soeurs et frère, 1/3 à chacun ; elle ne jouira de la maison et du mobilier qu'à partir du décès de ses père et mère (pour la partie dont ils se sont réservés la jouissance), d'un revenu de 30 francs ; l'acte précise qu'elle paye ces 2400 francs, soit 800 francs à chacun qui lui en font quittance ; ses soeurs et son frère déclarent approuver la vente faite (le 12.02.1867) par leur mère à leur beau-frère, Pierre GRANIER, d'une vigne et d'une portion de terre à Terrouse (terroirs du Triadou et de Saint-Jean-de-Cuculles) en confirmant que la vente est véritable et que le prix de 1800 francs a bien été payé par leur beau-frère ; elle ne sait pas signer (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) aux recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1872, 1876, 1881 et 1886, elle est signalée avec son mari et ses enfants (prénom : Delphine) ; en 1872, sa mère est également présente ; au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1891, elle est signalée avec son seul mari (prénom : Delphine) ; aux recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1896, 1901 et 1906, elle est signalée avec sa fille Rosine et le mari de celle-ci, Paul BARBE (prénom : Joséphile en 1896, Joséphine en 1901 et Delphine en 1906) ; + 10.10.1907, veuve Pierre Gérard GRANIER, dans sa maison d'habitation, à Saint-Jean-de-Cuculles.

- Rosalie appelée Rose (fa Joseph et Antoinette NEUTRE, domiciliés à Saint-Jean-de-Cuculles) ° 16.04.1831, à Saint-Jean-de-Cuculles ; x1 Jean Antoine ROUGÉ, le 25.09.1854, à Saint-Jean-de-Cuculles ; Cm 03.09.1854, notaire Pierre MAUMEJEAN, des Matelles ; présents au mariage : Jacques EUZET (23 ans, du Triadou) et Etienne PAGES (de Saint Drézéry), ses cousins germains, et Pierre Gérard GRANIER, son beau-frère ; signalée (avec le prénom Rose) au recensement de Saint-Mathieu-de-Tréviers de 1856, avec son mari, rue Longue, au village de Saint Mathieu ; signalée au recensement de Saint-Mathieu-de-Tréviers de 1866 , toujours avec le prénom Rose, veuve, journalière, chef de ménage, avec sa fille (10 ans) et son fils (5 ans), au village Saint Mathieu ; x2 Jean Roch FERRIER, le 10.11.1868, à Saint-Mathieu-de-Tréviers ; le 24.07.1870, ses parents font la donation-partage de leurs biens en faveur de leurs enfants ; dans ce partage, sa part est la suivante : 1/ la somme de 200 francs reçue dans son Cm ; 2/ la somme de 100 francs que ses père et mère lui ont remis depuis quelque temps, ainsi qu'elle le reconnaît ; 3/ Les 3 vignes du Triadou (article 5) ; elle ne sait pas signer (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée (avec le prénom Rosalie) au recensement de Saint-Mathieu-de-Tréviers de 1872 avec son mari, Roch FERRIER, et son fils Marius ROUGÉ, au village Saint Mathieu ; signalée (avec le prénom Rose) au recensement de Saint-Mathieu-de-Tréviers de 1876 avec son mari et deux enfants, au village, Grand'rue, n° 23 ; signalée (avec le prénom Rose) aux recensementx de Saint-Mathieu-de-Tréviers de 1881, 1886 et 1891, avec son mari et un enfant, au village, Grand'rue ; signalée (avec le prénom Rosalie) au recensement de Saint-Mathieu-de-Tréviers de 1896, avec son fils Joseph (viticulteur) ; sans profession (en 1854) puis journalière (en 1866-1868) ; elle ne sait pas signer ; signalée au recensement de 1901 de Saint-Mathieu-de-Tréviers, "âgée de 70 ans" (ce qui est loin de la réalité), belle-mère d'Isidore ROUGÉ, à son foyer où il est avec sa femme (Antoinette ROUGÉ) et leur fille (Marie), à "Saint Mathieu" ; + 25.05.1909, à Saint-Mathieu-de-Tréviers (veuve)

- Jeanne Marguerite (fa Joseph et Antoinette NEUTRE) ° 21.07.1833, à Saint-Jean-de-Cuculles ; signalée au recensement de 1836 de Saint-Jean-de-Cuculles, avec ses parents et ses trois soeurs (Jeanne Marie, Susanne Fine et Rosalie) ; signalée au recensement de 1841 de Saint-Jean-de-Cuculles, avec ses parents, ses trois soeurs (Jeanne Marie, Susanne Fine et Rosalie) et son frère Fulcrand Frédéric ; elle n'est pas signalée aux recensements de Saint-Jean-de-Cuculles suivants ; x Louis Daniel MINGAUD, le 18.06.1861, à Saint-Jean-de-Cuculles ; Cm 01.05.1861, notaire Amédée GRASSET, de Montpellier ; sans profession ; au mariage, assiste son frère Frédéric ; elle ne sait pas signer ; signalée au recensement de 1866 de Castries (34), avec son mari, ses beaux-parents (Benoît MINGAUD et Françoise GUIDE) et sa belle-soeur, Rose MINGAUD (modiste), à la "Bourgade" (le village) ; le 24.07.1870, ses parents font la donation-partage de leurs biens en faveur de leurs enfants ; dans ce partage, sa part est la suivante : 1/ La somme de 500 francs reçue dans son Cm ; 2/ 1/3 en valeur de la terre vigne et oliviers à Boulit (article 3) ; 3/ La somme de 800 francs qui lui sera payée à titre de soulte par la dame GRANIER, sa soeur ; elle ne sait pas signer (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement de 1872 de Castries (34), avec son mari et deux enfants, Marie (5 ans) et Joseph (2 ans) ; signalée au recensement de 1876 de Castries, avec son mari et leur fille Marie, à la "Bourgade" ; signalée au recensement de 1881 de Castries, avec son mari, leur fille Marie et sa belle-soeur Rose MINGAUD (52 ans), à la "Bourgade" ; signalée au recensement de 1886 de Castries, avec son mari et leur fille Marie (modiste), à la "Bourgade" ; signalée au recensement de 1891 de Castries, avec son mari et leur fille Marie, "rue du plan du Four au café Astier" (en fait, partie de la rue qui va jusqu'à ce café) ; signalée au recensement de 1896 de Castries, avec son mari et leur fille Marie, "rue du plan du four au café de la Paix" ; le 22.07.1898, leur fille Joséphine Antoinette Marie MINGAUD se marie à Castries avec Jean Alfred Antoine ROSE (né à la Rochelle, il réside à Agde et est domicilié de droit à Montpellier - les bans sont passés à Montpellier et à Castries) ; signalée au recensement de 1901 de Castries, avec son mari, "quartier du Four" ; signalée au recensement de 1906 de Castries, avec son mari, "rue du Four" ; le couple n'est plus signalé au recensement de Castries de 1911 (décès probable entre le recensement de 1906 et celui de 1911 mais il est possible qu'elle habite avec sa fille et son gendre qui ne sont pas, non plus, signalés au recensement de 1911 de Castries).

- Fulcrand Frédéric (fs Joseph et Antoinette NEUTRE) ° 04.02.1840, à Saint-Jean-de-Cuculles ; le 24.07.1870, ses parents font la donation-partage de leurs biens en faveur de leurs enfants ; dans ce partage, sa part est la suivante : 1/ La moitié en valeur de la terre vigne et oliviers de Lyorgue (article 2) ; 2/ 1/3 en valeur de la vigne et oliviers, tènement de Boulit (article 3) ; 3/ la somme de 800 francs qui lui sera payée par la dame GRANIER, sa soeur, à titre de soulte ; il signe (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; avec sa soeur Jeanne Marie, il vend, le 17.06.1872, "une vigne avec oliviers, herme", située à Saint-Jean-de-Cuculles, à Jean PONSONNAILLE (cordonnier à Saint-Jean-de-Cuculles) pour une somme de 500 francs payée immédiatement, vente approuvée par Antoinette NEUTRE ; ce bien fait partie de ceux attribués aux vendeurs dans le partage fait le 24.07.1870 (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; cette vigne, ténement Lyorgue, d'une contenance de 60 ares, confronte du levant TONDUT aîné, du midi Jacques DUSFOUR, du couchant la rivière de Lyorgue et du nord Jean DUSFOUR ; l'acte est passé dans la maison d'habitation de la dame veuve EUZET, née NEUTRE, à Saint-Jean-de-Cuculles (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; Cm le 23.10.1873, avec Marie Laure TAILLEFER : régime dotal ; elle reçoit de son père, en avancement d'hoirie et commune en dot, 2000 francs ("800 francs en la valeur des bijoux dont la donataire est parée et 1200 francs en la valeur des meubles et effets mobiliers destinés à garnir et décorer l'appartement des futurs époux") ; il les tient pour reçus, "le mariage s'accomplissant" ; il en fait reconnaissance en faveur de sa future épouse, sur tous ses biens ; les autres biens de Laure TAILLEFER sont paraphernaux ; il y aura une société d'acquets entre les futurs époux, dont les effets seront régis par les articles 1498 et 1499 du code civil ; l'acte est passé en l'étude du notaire où signent les parties (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Marie Laure TAILLEFER , le 25.10.1873, à Montpellier où il est domicilié ; il est "commis négociant" ou encore "employé de commerce" ; signalé dans la liste des habitants de Montpellier en 1902 (Annuaire de l'Hérault), employé de commerce, "12, rue Alexandre-Cabanel" ; signalé dans la liste des habitants de Montpellier en 1908 (Annuaire de l'Hérault), employé de commerce, "2, rue Four-des-Flammes" ; + 16.02.1929, à Montpellier, en son domicile "rue Four des flammes, 2 bis". Voir Montpellier

Troisième génération ("La lignée" - génération 18)

- Bellonie Delphine (fa Jeanne Marie et Antoine LAUTIER) ° 28.12.1848, déclarée comme enfant naturel, née à Saint-Jean-de-Cuculles, reconnue et légitimée dans l'acte de mariage de ses parents, le 30.03.1855, à Montpellier ; en marge de l'acte de naissance du 29 décembre, il est écrit : "Le tribunal de première instance de cette ville a par son jugement rendu le 26 janvier 1855 déclaré que l'acte de naissance de Bellonie Delphine mentionné ci-contre sera rectifié en ce sens que ladite Bellonie Delphine est né de Jeanne Marie EUZET alors âgée de seulement 22 ans, tandis que c'est mal à propos et par erreur qu'il porte qu'elle est née d'Antoinette EUZET âgée de 24 ans. La présente rectification a été faite aussi sur le registre de la mairie de Saint-Jean-de-Cuculles" ; elle avait, effectivement, été déclarée par son grand-père, Joseph EUZET, comme enfant de : "Antoinette EUZET, sa fille, sans profession, àgée de 24 ans, domiciliée à Saint-Jean-de-Cuculles, même maison et d'un père inconnu" ; dans la table des naissances de 1848, Bellonie Delphine est indiquée avec ces seuls prénoms, sans patronyme et, signalée comme "enfant naturel" ; elle ne s'est donc jamais appelée EUZET et a pris le patronyme de LAUTIER en 1855 ; elle n'est pas signalée avec ses parents au recensement de 1872 de Montpellier. Voir Montpellier


Voir la suite sur Montpellier (la branche venue de Saint-Jean-de-Cuculles, au 19ècle) et Guelma (Algérie).



La situation d'après les recensements de 1901 et 1906 :

Les recensements de 1901 et 1906 indiquent qu'à Saint-Jean-de-Cuculles, il y avait alors deux personnes nées EUZET. Il s'agit de :

- Anna Bélina (fa Jean Joseph et Virginie OZIOL) ° 07.02.1863, à Assas ; signalée aux recensements d'Assas de 1866, 1872 et 1876 (dans ce dernier cas, avec le prénom d'Anna Mélanie), avec ses parents, sa soeur Marie et ses frères Auguste et Fulcrand ; signalée au recensement d'Assas de 1881 (prénom d'Anna Mélanie), avec ses parents, son frère Fulcrand et un domestique ; signalée au recensement d'Assas de 1886, avec ses parents, son frère Auguste et un domestique ; Cm, le 29.08.1888, avec Gustave Antoine DUSFOUR : régime dotal ; son père lui donne en dot : 1/ 500 francs en la valeur de ses "bijoux et dorures" (un bracelet, une montre avec sa giletière, un médaillon avec collier, trois paires de boucles d'oreilles, trois bagues, une chaîne, un tour de cou, le tout en or) ; ces objets, le futur déclare en avoir parfaite connaissance et les tient pour reçus, "le présent mariage s'accomplissant" ; 2/ 9000 francs, à l'instant délivrés, "en billets de la Banque de France", avec quittance et reconnaissance au profit de la future ; les autres biens d'Anna sont libres et paraphernaux ; l'acte est fait dans sa maison d'habitation, à Assas, en présence d'Antoine PIGIÈRE (propriétaire à Assas) et Jean VILLAR (instituteur à Fontanès) qui signent avec les parties et la famille, sauf la dame OZIOL qui ne sait pas signer (notaire Paul GALIBERT, de Baillargues) ; x Gustave Antoine DUSFOUR, le 07.09.1888, à Assas ; signalée aux recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1891, 1896, 1901 et 1906, avec son mari, la famille de celui-ci, et ses enfants ; le 04.07.1920, La Vie Montpelliéraine et Régionale fait un compte rendu du mariage de leur fils Fulcran-Marie DUSFOUR, qui vient d'avoir eu lieu, avec Marguerite THÉROND, à Montpellier (dont le mariage religieux à l'église Saint-Mathieu).
Assas

- Suzanne Fine, veuve de Pierre Gérard GRANIER, qui habite avec sa fille (Rosine en 1901) ou Rose (en 1906) et son beau-fils, Paul BARBE, au village.
Ceci confirme bien les résultats obtenus par l'état civil, le dernier garçon (Fulcrand Frédéric) s'étant établi à Montpellier, le patronyme EUZET n'était plus présent à Saint-Jean-de-Cuculles, au début du XXème siècle.



3/ Questions

sommaire

haut de page

Les lignées issues de l'Hérault

Saint-Jean-de-Cuculles (suite 1).

Saint-Jean-de-Cuculles (suite 2).

Le registre paroissial de Saint-Jean-de-Cuculles, de 1730 à 1737.