La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

Les branches de Saint-Gély-du-Fesc.
(T 7)



Pour mieux situer les EUZET de Saint-Gély-du-Fesc, il est suggéré:

1/ De regarder le schéma de la lignée et de ses branches dans le fichier appelé "Les lignées issues de l'Hérault" .
2/ De retrouver les EUZET indiqués ici dans l'ensemble de la lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (générations 1 à 17 ) : "La totalité de la lignée".



Signification des abréviations :
° : naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : vers, environ
AD : Archives départementales
















La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.

1/ La présentation du lieu

Carte de Cassini

On aperçoit le mas de Coulondres (anciennement mas d'Euzet) et le mas de Galabert où était encore la famille GALABERT au XVIIIe siècle. Il a hébergé trois générations d'EUZET de la lignée du Triadou, au XVIIIe siècle. Ce mas est proche de celui de Coulondres, ancien mas d'Euzet

2/ L'état des connaissances

La branche d'origine aux XIVe et XVe siècles
Un "isolé" au XVe siècle
Un "isolé" au XVIe siècle
La première branche du XVIIIe siècle.
La deuxième branche du XVIIIe siècle.
La troisième branche du XVIIIe siècle.
Trois EUZET au XIXe siècle.


La branche d'origine aux XIVe et XVe siècles

Jean EUZET, en 1342, à Saint-Gély-du-Fesc

Deux questions principales se posent en ce qui concerne les EUZET qui habitaient le mas du même nom au XVe siècle, à Saint-Gély-du-Fesc : quelle est leur descendance et quelle est leur ascendance ? En ce qui concerne la descendance, l'état des recherches actuelles nous amène à penser que le mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc est le lieu d'origine de la lignée qui a produit les branches principales du Triadou et de Cazevieille et leur cinquantaine de rameaux qui ont "irrigué" jusqu'à aujourd'hui cette partie de l'Hérault. A ce jour, la filiation entre les EUZET de Saint-Gély-du-Fesc et ceux du Triadou est parfaitement démontrée mais ce n'est encore qu'un faisceau d'indices pour les EUZET de Cazevieille. En ce qui concerne l'ascendance, il s'agit de savoir si le proche mas d'Euzet de la Grange du Pin, près de la source du Lez, dans la commune de Saint-Clément-de-Rivière (sous l'Ancien Régime, Saint-Sauveur-du-Pin) n'est pas le premier foyer d'origine et de diffusion. Ce mas a disparu prématurément, au XIVe siècle, et la filiation n'est pas encore démontrée entre les deux sites, même si des indices vont dans ce sens. Toutefois, les recherches dans les archives du Gard montrent aussi la présence de trois mas d'Euzet, relativement proches de l'Hérault. En particulier, les villages d'Orthoux et de Sérignac où est signalée une famille EUZET au XIVe siècle, alors que les contacts avec le village de Sauteyrargues (dans l'Hérault) étaient fréquents et que les EUZET de Saint Gély y avaient des intérêts, en liaison avec la famille REDIER du mas de Lascours, à Sauteyrargues (voir Saint Sauveur du Pin et Orthoux-Sérignac-Quilhan)


Les notes brèves du notaire Jean LAURENS concernant les actes des consuls de Montpellier nous font connaître les premiers EUZET de Saint-Gély-du-Fesc, en 1342-1343, sans que l'on sache s'ils résidaient déjà au mas d'Euzet (et même si celui-ci existait déjà et/ou s'il portait ce nom) :

- "Guilhem PLANTADE, de Saint-Gély-du-Fesc (St Egidii de Fisco), vend à Jean d'EUZET, de cette paroisse, une terre labourable sous la directe de l'abbé de Franquevaux, ordre de Citeaux, sous la tasque du quint des fruits. La terre est sise au lieu dit jadis mansus de Euseria, maintenant la Coste, confrontant Jean ANDRE, le chemin de Montpellier à Ganges entre, l'honneur de l'acquéreur, une paranne du vendeur, celle qui fut à B. PLANTADE, enfin l'honneur de TAILHAFANS, poivrier de la ville, pour 30 l.p.t. Témoins : B. BENEZET, messager de la ville, R. d'EUZET, Jacques TRIAL, mercier". (26 octobre 1342). Puis, "Jean d'EUZET s'engage à payer 20 l restantes, 10 au carême, 10 à la pentecôte".

Début de la première page de l'acte (les parties et les lieux)
(26.10.1342)

Fin de la seconde page de l'acte (les témoins et le paiement)
(26.10.1342)

- "Vente par P. BARRIERE de Castries, à Jean AGULHON, consul et clavaire pour le Lazaret du pont de Castelnau, de 500 cairons de Vendargues de 2 pans de long et 1 pan 1/4 de long et 1/2 pan d'épaisseur à 12 l 10 st. p. Plus 50 volseres de vulserie quadratas de 1 pan 1/4 et d'1 pan d'épaisseur, à 50 s.t. Il a reçu 10 l d'acompte ; il s'engage à les extraire et à les tailler d'ici à 6 semaines. Témoins : Berthomieu GERARD, clerc, Jean d'EUZET" (25 janvier 1343).

On constate que, dans le premier acte, le vendeur est Guilhem PLANTADE, nom qui se retrouve sur la carte de CASSINI juste au dessus de Coulondres et à hauteur de la Grange du Pin. On note surtout que la terre ayant fait l'objet de la vente correspond à l'ancien mas d'Euzière ("mansus de Euseria"), c'est-à-dire juste à côté du mas d'Euzet de Saint-Sauveur-du-Pin.

Ainsi, en 1342, Jean EUZET de Saint-Gély-du-Fesc acquérait les terres (ou des terres) de l'ancien mas d'Euzière (situata in loco dicto antiqua mansus de Euseria in parochia sancti Egidy in loco dicto la costa) et étaient toujours propriétaires des terres (ou d'une partie des terres) que nous pouvons supposer être de l'ancien mas d'Euzet ("l'honneur de l'acquéreur") qui dépendait de l'ancienne Grange du Pin de l'abbaye de Franquevaux. A noter, cependant, que la paroisse indiquée est Saint-Gély-du-Fesc et non Saint-Sauveur-du-Pin. On sait pourtant que les deux mas, d'Euzet et d'Euzière, étaient contigus, comme l'a montré l'archiviste Jos BERTHELE. Le lien entre les deux mas de la même lignée d'EUZET est ainsi fortement suggéré mais il est évident qu'il faudrait de nouveaux éléments pour conclure définitivement. Dans tous les cas de figure, nous retrouvons pour ce terroir l'abbaye de Franquevaux, en 1202, 1205, 1245, 1247 et 1342

Les côtes : le site du mas d'Euzière
qui avait pour "confront" le mas d'Euzet

(voir Saint Sauveur du Pin)




Guillerme et Ermessinde EUZET, en 1423, à Saint-Gély-du-Fesc : "La lignée" (génération 4)

Le mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc avait, conformément au droit seigneurial un "propriétaire direct", l'évêque-comte de Maguelone, châtelain de Montferrand et un "propriétaire utile", de EUSETO. Ce nom latinisé par les notaires était d'ailleurs écrit plutôt de EURETO, au début du XVe siècle, ce qui s'explique facilement par un phénomène dit de rotacisme, courant dans cette partie de l'Hérault. Ainsi, dans le compoix de la val de Montferrand, à la mi-XVIe siècle, le mas d'Euzet est encore appelé, selon les pages, le mas de Leuret, le mas de Lioret, le mas de Lyoret ou encore le mas de Liouret. Ces variations de graphies font penser à celles que nous avons constatées pour le village d'Euzet (les bains), dans le Gard, où le nom a évolué entre Yeuset, Ieuset, Liouzet, Liouset et même Vouset.

Nous savons que les EUZET ont été présents et propriétaires du mas d'Euzet de Saint Gély, jusqu'en 1423, année du double contrat de mariage de deux soeurs, Ermessinde et Guillerme EUZET, avec deux frères Guillaume et Pierre COULONDRES. Ce contrat fait apparaître qu'elles étaient filles de feu Garin EUZET et de Jeanne CLAPAREDE et petites-filles de feu Raymond EUZET et d'Agnès ALEGRE, tous du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc. Voir la traduction complète de cet acte et les commentaires dans B) et C) de la suite 2 . En 1469, le domaine était divisé entre André COULONDRES (le fils de Guillerme), d'une part, Antoine et Pierre ANDRÉ (les fils d'Ermessinde qui s'était remariée avec Jean ANDRÉ), d'autre part. Voir les reconnaissances dans D) de la suite 2 . En 1550, le domaine était toujours divisé entre ces familles : Michel et Antoine ANDRÉ (ou plutôt ANDRIEU) et deux frères COULONDRES appelés eux-aussi Pierre et Guillaume, comme en 1423. Voir les "manifests" dans E) de la suite 2 . Le domaine a ensuite été réunifié au profit des de GIRARD, probablement dès 1592. Quant au mas d'Euzet, de Saint-Gély-du-Fesc, il est tout naturellement devenu le mas de Coulondres, du nom de ses propriétaires. Il a, plus tard, (fin XIXe-début XXe siècles) été transformé en château, sur le site même du mas d'origine, car on retrouve ses murs épais sous les murs actuels (pour la partie basse) : c'est le château de Coulondres, tel qu'il existe aujourd'hui. Voir les photos prises en 2002 ci-dessous, dans dans K) de la suite 2 .

Le château de Coulondres
(photo J.C.E., le 20.08.2002)


Il est possible que ce mas d'Euzet soit aussi celui de 1404 (manso de Euseto), cité par A. GERMAIN dans "Le temporel des Evêques de Maguelone et de Montpellier" (p. 84). De son côté, Frank R. HAMLIN, dans "Toponymie de l'Hérault" (édition 2000) le situe, par rapport à Saint Sauveur du Pin, "plus près de Viols-le-Fort", mais ni l'un ni l'autre ne se sont aperçus de la présence du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc. De toutes façon, le mas existait en 1406, comme le montre le contrat de mariage d'Aymoin EUZET, fils de Raymond. Voir A) de la suite 2

Bernard EUZET, en 1368, au Triadou : "La lignée" (génération 2)

Participaient également à l'acte de 1423, Pascal CLAPAREDE, oncle maternel des deux pupilles, Agnès, veuve de Raymond EUZET, tutrice des deux pupilles (Ermessinde avait 5 ans et Guillerme 9 ans), Jean COULONDRES, deuxième mari de Jeanne CLAPAREDE (mère des deux pupilles) et père de Guillaume et Pierre COULONDRES (enfants d'un premier lit), et puis Mathieu EUZET, de Saint Sébastien de Cassagnas, autrement dit le Triadou, oncle paternel des deux pupilles (donc, logiquement, fils de Raymond EUZET et neveu de Bernard EUZET, mais ce point demande à être précisé) Or, c'est ce Bernard EUZET qui a pris possession du manse du Triadou, en 1368, créant ainsi deux branches, l'une qui devait rester à Saint-Gély-du-Fesc puis s'éteindre avec les deux filles de Garin, l'autre qui allait prospérer au Triadou et dans tout l'Hérault jusqu'à nos jours sans discontinuité (voir Le Triadou )

Ce phénomène de passage d'une propriété d'une famille à une autre par un double mariage se retrouve à Sueilles (voir la lignée des EUZET de Sueilles et ses rameaux) avec le mariage, vers 1460, de deux frères EUZET, Bringuier et Anthoine avec deux soeurs FIGAREDE, Catherine et Marguerite. A l'époque, les EUZET de Saint-Gély-du-Fesc avaient disparu et il n'y avait, dans cette zone, que les EUZET du Triadou, représentés par Guillaume EUZET (le fils de Mathieu), avant 1456, puis par les deux fils de Guillaume, Jean et Arnaud EUZET, mariés le même jour, en 1450, à deux soeurs REDIER, du mas de Lascours, paroisse d'Alayrac (à Sauteyrargues). Il est donc probable que Bringuier et Anthoine étaient issus du Triadou mais le lien - si lien il y a - ne peut se trouver, au plus tôt, qu'au début du XVe siècle.

Sous réserve de découvertes ultérieures, il semble donc que Bernard EUZET soit à la tête de toutes ces branches. Si donc, nous commençons à y voir clair dans la descendance, c'est manifestement plus délicat pour l'ascendance de ces EUZET de Saint-Gély-du-Fesc.

Un "isolé" au XVe siècles

Jean EUZET, en 1447

Jean EUZET, de Saint-Gély-du-Fesc, en 1447
(lignes 12 et 13)

Qui est Jean EUZET de Saint Gély qui participe avec d'autres chefs de famille à une réunion concernant la val de Montferrand, en présence du capitaine du château de Montferrand, Guillaume COCHARD ? Parmi les participants de diverses paroisses de la val, il y a aussi Guillaume EUZET du Triadou, paroisse de (Saint Sébastien de) Cassagnas (lignes 10 et 11 de l'extrait). Celui-ci est le fils de Mathieu et se positionne à la génération 4 de la lignée (voir "La totalité de la lignée".) On pourrait imaginer qu'il s'agit du fils de Guillaume (qui se marie en 1450) mais dans son contrat de mariage, il est bien indiqué comme étant du Triadou. Ici, ce Jean EUZET est un des représentants de la communauté de Saint-Gély-du-Fesc, ce qui suppose une certaine assise et notoriété. De qui est-il donc le fils ? (notaire Jean SABATIER, de Sauve : 2 E 64/312, f° 2 r., aux AD 30).



Un "isolé" au XVIe siècle

Guillaume EUZET, en 1538

Guillaume EUZET, de Saint-Gély-du-Fesc, en 1538
(ligne 5)

Dans un contrat de mariage entre Huguet FLAVARD (des Matelles) et Marguerite GALABERT (du mas de Cayrol, aux Matelles), le 19.03.1538, un des témoins est Guillaume EUZET, de Saint-Gély-du-Fesc (notaire Antoine BOET(I), de Montpellier : 2 E 95_1137, f° 27, page 33 du registre numérisé des AD 34). Qui est ce Guillaume ? Les candidats possibles et connus sont les deux Guillaume, fils de Pierre et de Jaumette DESPUECH (lignée de Sueilles) qui sont signalés entre 1557 et 1569 ou, à la rigueur, le Guillaume, de Saint-Jean-de-Védas, qui se marie en 1522.

La première branche du XVIIIe siècle, issue de Viols-le-Fort

La première branche du Triadou est issu de Pierre EUZET, fils de Jean EUZET et de Jeanne GARONNE de Viols-le-Fort et de Saint-Martin-de-Londres. Il conclut son contrat de mariage le 26 janvier 1724, à la métairie, c'est-à-dire au mas, de Galabert, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc. L'épouse est Catherine Jacquette GALABERT, fille de Jean GALABERT et de Marie SALOMON, qui habitent le mas de Galabert. Pierre est assisté par ses frères et soeurs, Bastian, François, Isabeau et Marguerite, par Pierre MARRE qui est son cousin germain , etc. Pierre a droit à 600 livres de la part de son père dont 50 "du chef de ladite GARONNE sa femme" (dans cet acte, GARONE est écrit avec deux n). Par cet acte, Pierre EUZET fonde une nouvelle branche de Saint-Gély-du-Fesc qui va prospérer au mas de Galabert.

Le mas de Galabert, devenu ensuite le hameau de Galabert, lieu dépendant de Saint-Gély-du-Fesc, est rattaché à la commune des Matelles à une date qui devrait se situer entre le 27 messidor an 2 (15.07.1794) : naissance de Marie EUZET (dans le registre de l'état civil de Saint-Gély-du-Fesc), dans la maison du déclarant (Joseph EUZET, mari de Gracie VEYRIÉ) qui demeure "à la métairie de Galabert, habitant dudit Saint Gély", et le 27 pluviôse an 6 (15.02.1798) : mariage de René ARNAUD et de Jeanne Marie RECOULY, celle-ci étant fille de Jean et d'Andrette DOUMERGUE, "tous demeurant à l'hameau de Galabert, commune des Matelles" (cet acte se trouve dans le registre de l'état civil des Matelles). Cependant, une quittance entre les deux frères Etienne et Claude EUZET, actée chez le notaire Guillaume TRIAIRE (des Matelles), le 6 germinal an 7 (26.03.1799) indique que le premier habite au "mazage de Galabert commune de Saint Gelly du fesc". L'une ou l'autre des deux mentions (en 1798 ou en 1799) est donc erronée. Quoiqu'il en soit, les EUZET habitant au mas de Galabert passent, sans bouger, de Saint Gély aux Matelles. Il a fallu encore quelques années pour que l'on ne fasse plus mention de l'origine dans les actes. Finalement, le 2 germinal an 12 (23.03.1804), pour la naissance de Pierre EUZET (fils de Joseph et de Gracie VEYRIÉ), le couple est dit "habitant au hameau de Galabert, présente commune des Matelles" . Aussi, pour avoir une vue complète de la situation de ces branches, il faut donc regarder ces deux fichiers, Saint-Gély-du-Fesc et Les Matelles (voir la suite dans
Les Matelles).


Le mas de Galabert, vu de la route nationale,
(photo J.C.E., le 20.08.2002)

1ère génération "La lignée" (génération 12) :

- Pierre (fs Jean et Jeanne GARONNE) ° 17.05.1694, Viols-le-Fort ; x Catherine Jacquette GALABERT, Cm le 26.01.1724, au mas de Galabert (notaire Jean MAUMEJEAN, des lieux de la val de Montferrand) ; il est écrit qu'il ne sait pas signer ; il est assisté de ses frères Bastian (Sébastien), François, Isabeau (Elisabeth) et Marguerite EUZET, de Pierre MARRE (son cousin germain) et de Pierre et François DUFFOURS (ses cousins de Saint-Martin-de-Londres) ; l'acte est passé au mas de Galabert, à Saint-Gély-du-Fesc, en présence de François VIGIE et Fulcrand BOUDON (de Saint-Martin-de-Londres), de Pierre FLAVARD, fils de Louis et de Fulcrand FLAVARD, fils de Pierre (les deux des Matelles) ; cet acte est passé "en consequence des pactes de mariage entre eux passés devant nous notaire le premier de ce mois en vertu desquels les annonces ont été publiées" ; le père de Jacquete lui donne la moitié de ses biens, à condition "que lesdits fiancés habiteront dans la maison dudit GALABERT et que tous les fruits desdits biens de meme que ceux que ledit EUZET aura et pourra acquerir par son travail et industrie seront mangés en commun avec lesdits GALABERT et SALAMON père et mère de ladite fiancée et leur famille" ; ils feront donc même "pot, feu et table tous travaillant au proffit desdits biens" ; les biens donnés représentent 600 livres auxquels s'ajoutennt les bijoux pour 50 livres (plus de détails dans Saint-Gély-du-Fesc (suite 1) , à l'article de Jacquete GALABERT) ; Jean EUZET donne à son fils 600 livres ("y compris 50 du chef de ladite GARONNE sa femme qu'il a ordre de donner pour elle") ; Jean EUZET promet de payer 450 livres à la première réquisition de son fils et les autres 150 livres dans 6 mois ; l'augment dotal de Pierre pour Jacquete est de 100 livres et celui de Jacquete pour Pierre est de 50 livres ; comme toujours l'acte se termine par les clauses habituelles (hypothèques , reconnaissance des cours de justice ...) ; le 26.12.1746, il reconnaît devoir à Jean Baptiste COLLET, du mas de Roubiac à Saint-Etienne-de-Cazevieille, 81 livres pour l'achat de 18 brebis, au prix de 4 livres 10 sols pièce ; il promet d'en payer la moitié en mai prochain et l'autre moitié à la fête saint Michel prochaine ; il est écrit qu'il ne sait pas signer ; l'acte est passé dans l'étude du notaire Fulcrand MAUMEJEAN, aux Matelles, en présence du régent des écoles, Guillaume DURAND, et de Jacques GRAS dit Petit (fils de Pierre), les deux habitant aux Matelles ; le 25.09.1759, il habite toujours au mas du Galabert et il est au mas du Rouquet, à Saint-Gély-du-Fesc pour signer l'acte de désistement d'Elisabeth CHALIÉ envers son fils Jean EUZET qui l'a rendue enceinte ; il signe l'acte (plus de détails à l'article de Jean, en génération 2) ; test, le 16.03.1764, au mas de Galabert "et tout auprès du lit ou il est detenu malade", en présence de François GELLY, père et fils (habitant la baraque de Valène, paroisse de Saint Gély), Jean ICARD (ménager, des Matelles), Joseph CANCEL (maréchal-ferrant, des Matelles), Jacques PAUL (travailleur, de Murles), Pierre RECOULY (du mas de Galabert) qui signent avec le notaire (sauf RECOULY qui ne sait pas) ; il est écrit qu'il ne sait pas signer ; il lègue 3 livres à la confrérie érigée dans l'église ("à payer dans un an de son décès") ; il lègue à ses enfants Jean, Joseph, Marie et Marianne et à chacun "la légitime", à payer pour Marie "dans l'année du décès de son père") et aux autres quand ils "colloqueront en mariage ou à lage de vingt cinq ans" ; la valeur de ses meubles, effets, cabaux et denrées se monte à 100 livres ; il prohibe tout inventaire et fait de son épouse, Jaquette GALABERT, son héritière universelle et générale (notaire Fulcrand MAUMEJEAN de la val de Montferrand, habitant des Matelles). Viols-le-Fort.

2ème génération "La lignée" (génération 13) :

- Marie (fa Pierre et Catherine Jacquette GALABERT) ° ca 1729 (selon l'âge estimé au décès) ; Cm François DESFOUR, le 07.08.1754 ; en tant que maître de ses biens dotaux, son mari reçoit pour elle, le 13.07.1765, de la part de son beau-frère, Jean EUZET, 30 livres, pour déduction du legs fait par sa grand-mère Marie SALOMON, dans son testament retenu par Me GRANIER, prieur des Matelles, enregistré par le notaire (Fulcrand MAUMEJEAN des lieux de la val de Montferrand), en présence du chirurgien Arcis DECAMP et du praticien, Jean Joseph MAUMEJAN, les deux des Matelles ; toujours en tant que maître de ses biens dotaux, son mari reçoit pour elle, le 18.10.1767, de la part de son beau-frère, Jean EUZET, 142 livres 10 sols ; cette somme représente le solde des 300 livres léguées par sa grand-mère Marie SALOMON dans son testament (sachant que le 06.11.1754, 127 livres 10 sols lui avaient été payées suite à la vente faite par ses parents à Baptiste ARZALLIÉS) ; s'ajoutent encore 6 livres pour l'intérêt d'une année jusqu'à ce jour ; cette quittance est enregistrée en présence de Jacques GRAS, fils à feu Pierre GRAS dit petit, laboureur, et Fulcrand CELLIER, travailleur, habitants des Matelles (notaire Fulcrand MAUMEJEAN des lieux de la val de Montferrand) ; le 23.01.1777, son frère Jean lui paye 482 francs (240 francs réservés pour son droit de légitime maternelle, 42 francs d'intérêts et 200 francs pour un supplément de légitime maternelle), acte reçu par le notaire Jean Joseph MAUMEJAN, de laval de Montferrand (indiqué dans le compromis du 15.05.1802 mais dans la donation qu'elle fait le 14.03.1799, c'est une somme de 582 francs qui lui est payée par Jean EUZET - montant à vérifier) ; malade, elle fait son testament le 06.10.1792 : elle lègue 50 livres à son fils Fulcrand et 50 livres à son fils Joseph ; elle confirme la constitution faite au Cm de sa fille Elisabeth avec Jean ARNAUD ; elle fait de son fils Jean, son héritier universel et général ; l'acte est passé dans sa maison de Saint-Jean-de-Cuculles, auprès de son lit, en présence de Pierre Antoine TARDIEU (prêtre et curé de Saint-Jean-de-Cuculles) et de Jean BONNET (ménager de Saint-Jean-de-Cuculles) qui signent avec le notaire ; elle ne sait pas signer ; dans cet acte, le patronyme est écrit DUSFOUR (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 24 ventôse an VII (14.03.1799), elle cède et transporte à son fils Jean DUSFOURS une somme de 1022 francs (440 francs qu'elle s'est constituée lors de son Cm et 582 francs qu'elle a reçus de son frère Jean, le 23.01.1777 devant le notaire Jean Joseph MAUMEJEAN, de laval de Montferrand) ; l'acte est passé dans sa maison, à Saint-Jean-de-Cuculles, en présence de Jean ARNAUD (cultivateur à Saint-Jean-de-Cuculles) et Fulcrand BESSEDE (cultivateur originaire de Gabriac, actuellement à Restinclières, commune de Prades) qui signent avec son fils (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; + 29 ventôse an VII (19.03.1799), à Saint-Jean-de-Cuculles, "agée d'environ soixante dix ans" ; le déclarant est Jean DESFOUR, son fils ; dans le compromis du 15.05.1802 (notaire Fulcrand Benjamin, de Claret), ses trois enfants obtiendront un nouveau supplément de légitime maternelle d'un montant de 555 francs (voir à l'article de Jean EUZET) Saint-Jean-de-Cuculles

- Marguerite (fa Pierre et Catherine Jacquette GALABERT) ° ca 1731, à Saint-Gély-du-Fesc ? ; + 30.05.1754, à 23 ans ; dans le Cm de sa soeur Marianne, il est dit qu'elle est décédée ab intestat.

- Jean (fs Pierre et Catherine Jacquette GALABERT) ; ° ? ; le 25.09.1759, assisté de son père Pierre EUZET, il fait un compromis avec Elisabeth CHALIÉ qui habite depuis plus de dix ans à la métairie du Rouquet, à Saint-Gély-du-Fesc ; l'acte est passé dans ce mas et les parties ont dit qu'elle est "actuellement enceinte des oeuvres dudit EUZET fils" ; elle est donc en droit de porter plainte et de le faire condamner à des dommages et intérêts ; pour éviter cela, Jean propose de se charger de l'enfant (ou des enfants) à naître et de lui payer 30 livres pour les frais d'accouchement, "dans six mois ce de jourd'huy" ; l'accord est conclu sur ces bases et Elisabeth CHALIÉ renonce à faire toute autre demande ; l'acte est fait en présence de François GELLY ("hôte, habitant de la barraque de Valene", à Saint-Gély-du-Fesc) et Fulcrand BOUISSIERE (travailleur, habitant des Matelles) qui signent avec lui et le notaire, Fulcrand MAUMEJEAN ("des lieux de laval de Montferrand", habitant des Matelles ; le 10.04.1760, le notaire Fulcrand MAUMEJEAN stipule pour lui qui est absent quand Elisabeth CHALIÉ déclare qu'il lui a payé "sy devant et peu avant cet acte" les 30 livres promises pour ses frais de couches ; cette quittance est faite au mas du Rouquet, en présence de François GELLY, fils d'Antoine, habitant la barraque de Valène, et George CHANTOU, travailleur originaire d'Assas, demeurant actuellement au mas de Laval, qui signent ; x Jeanne Françoise GALABERT, le 04.08.1765, à Saint-Gély-du-Fesc ; Cm 21.04.1765 notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des Matelles ; indiqué comme "laboureur" dans un acte du 26.06.1765, habitant au mas de Galabert et confessant devoir à Jean ROUX (fermier au mas de Lavit, à Viols-le-Fort) 240 livres pour l'achat d'une mule "poil chatain", âgée de 4 ans ; il s'oblige à le payer pour moitié "le jour et fete de tous saints prochains" et l'autre moitié un an après ; jusqu'au parfait paiement, ROUX gardera la mule ; l'acte est passé en présence de Jean Joseph MAUMEJAN (praticien), et Antoine CRES, (laboureur), les deux des Matelles, qui signent (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant aux Matelles) ; "travailleur" ; il habite au mas de Galabert ;

en tant que donataire universel de sa mère, Jaquette GALABERT, le 13.07.1765, il paye à son beau-frère, François DESFOUR, 30 livres en déduction du legs fait à sa soeur, Marie EUZET, par sa grand-mère, Marie SALOMON, par son testament du 30.01.1764, retenu chez le notaire Fulcrand MAUMEJEAN mais initialement déposé auprès de Me GRANIER, prieur des Matelles (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant aux Matelles) ; toujours en tant que donataire universel de sa mère, Jaquette GALABERT, le 18.10.1767, il paye à son beau-frère, François DESFOUR, 142 livres 10 sols représentant le reste de 300 livres léguées à sa soeur, Marie EUZET, par sa grand-mère, Marie SALOMON, toujours par son testament du 30.01.1764 (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant aux Matelles) ; dans les 3 actes précédents de 1765, il déclare ne pas savoir signer ; ce Jean EUZET (fils de Pierre Euzet et de Catherine Jacquette GALABERT), marié avec Jeanne GALABERT (fille de Pierre GALABERT et de Marguerite GALABERT) est un complet homonyme avec Jean EUZET (fils de Claude EUZET et de Gilette LEBOUS) marié avec Jeanne GALABERT (fille de Etienne GALABERT et de Gracie PELISSON), à la tête de la deuxième branche installée à Saint-Gély-du-Fesc ; le 27.05.1771, en tant que maître des biens dotaux de sa femme, Jeanne Françoise GALABERT, il reçoit d'Antoine ROUX, son beau-frère (mari de Catherine GALABERT, celle-ci donataire universelle de ses parents), 300 livres (solde des 500 livres de la dot de son épouse, conformément à son Cm) ; l'acte est passé chez le notaire Fulcrand MAUMEJEAN (des lieux de la val de Montferrand, habitant aux Matelles), en présence d'Antoine CRES et de Jacques GRAS dit Petit (ménagers des Matelles) ; il signe EUZET ; le 23.01.1777, il paye 482 francs à sa soeur Marie (240 francs réservés pour son droit de légitime maternelle, 42 francs d'intérêts et 200 francs pour le supplément de légitime maternelle (notaire Jean Joseph MAUMEJAN, de laval de Montferrand - indiqué dans le compromis du 15.05.1802 mais dans la donation qu'elle fait le 14.03.1799, c'est une somme de 582 francs qui lui est payée par Jean EUZET - à vérifier) ;

le 18.09.1787, au château de Rocquet de Saint-Gély-du-Fesc, il vend à noble Martin de GIRARD, seigneur du Rocquet (habitant Montpellier) une pièce terre herme dans le taillable des Matelles, au valat appelé de Tresfour, contenant environ quatre cétérées, confrontant du couchant ledit sieur de GIRARD "et le sieur EUZET dit lou gendrou" pour une somme de 54 livres, payées immédiatement ; la pièce est "quitte pour toujours de touts obits pensions fondations meme de tailles censives et autres charges quelconques lesquelles ledit sieur EUZET vendeur a declaré ladite terre vendue exempte et n'en payer aucune" ; il est ensuite précisé que si de GIRARD était obligé d'en payer, ce serait à Jean EUZET de s'en charger, "ce quy est une condition expresse de la presente vente" ; l'acte est fait et récité au château de Rocquet, en présence de Guillaume et autre Guillaume BALESTIER (père et fils, tonneliers de Puéchabon) qui signent avec les parties ; un autre acte suit, au 20.09.1787, dans lequel, pour le même vente, Jean EUZET cède à Martin de GIRARD toutes les actions en raison de ladite vente, pour un montant de 18 livres, payées immédiatement, au même lieu et avec les mêmes témoins (pour les deux actes : notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 20.01.1789, il assiste au Cm de son frère Joseph : "ayant ledit mariage pour agréable", il lui fait une donation entre vifs, à savoir de la moitié de tous ses biens dont il prendra possession ce jour ; "pour requérir l'insinuation des biens donnés qui se portent en valeur à la somme de 4000 livres", les parties ont constitué pour leur procureur le porteur des présentes (le notaire André CONDUZORGUES, de Ganges) ; de plus, Jean EUZET fait de son frère Joseph son héritier universel et général, pour prendre possession de son héritage après son décès et celui de sa femme, Jeanne GALABERT (plus une clause de jouissance en faveur de celle-ci) ; le 13.11.1791, il paye à Antoine BANCAL (mari et maître des biens dotaux de Marianne EUZET) 150 francs en assignats, somme "réduite en numéraire d'après l'échelle des proportions de la dépréciation du papier monnoye", soit 123 francs, ce qui porte à 622,95 francs les sommes reçues par Antoine BANCAL au titre de la légitime maternelle de son épouse (100 francs le 23.06.1785, lors de son Cm, 399,95 francs par Joseph EUZET le 06.09.1790, acte reçu par le notaire Michel ALICOT, de Montpellier, et 123 francs par ce dernier acte reçu aussi par le même notaire Michel ALICOT) ;

le 15.05.1802, un compromis est signé entre, d'une part, Jean et Joseph EUZET et, d'autre part, Marianne EUZET (mariée à Antoine BANCAL) et Fulcrand DUFFOUR (agriculteur à Murles), Jean et Elisabeth DUFFOUR (mariée à Jean ARNAUD), les trois de Saint-Jean-de-Cuculles, "seuls et uniques succédants à feue Marie EUZET, leur mère (à noter que, dans cet acte, le notaire écrit DUFFOUR et non DESFOUR) ; il s'agit de régler définitivement le supplément de légitime maternelle réclamé par Marianne EUZET et les enfants de Marie EUZET ; ces derniers ont porté leur revendication devant le juge de paix du canton des Matelles et il fut décidé de s'en remettre à des experts ; ceux-ci, "les citoyens NICOT et BOURGADE" déposèrent leur rapport le 1er brumaire an X (23.10.1801), fixant la valeur des biens délaissés par Catherine Jacquete GALABERT à 8600 francs ; les droits respectifs furent ainsi définis : 390 francs à Marianne et 555 francs aux DUFFOUR (soit 185 francs à chacun d'eux) ; les conclusions du rapport étant acceptées par les parties, Jean EUZET doit et peut leur payer ces 945 francs, grâce au prêt de 532,30 francs que lui fait Joseph EUZET ; Jean EUZET s'engage à rembourser son frère dans 4 ans (donc, au plus tard, le 15.05.1806), avec un intérêt au denier 20 ; quant aux demandeurs, le paiement sur le champ est de 532,30 francs (147,30 francs à Marianne EUZET qui les remet à son mari, celui-ci les hypothécant sur ses biens pour les lui rendre si le cas de restitution arrivait ; 100 francs à Fulcrand DUFFOUR, 100 francs à Jean DUFFOUR et 185 francs à Elisabeth DUFFOUR, celle-ci les remettant à son mari qui les hypothèque sur ses biens pour les lui rendre si le cas de restitution arrivait) ; le solde à leur payer est donc de 412,70 francs que Jean EUZET s'engage à payer, avec intérêt au denier 20, le 27 thermidor prochain (15.08.1802), soit : 242,70 francs à Marianne EUZET (pour parfaire la somme de 390 francs), 85 francs à Fulcrand DUFFOUR (pour parfaire la somme de 185 francs) et 85 francs à Jean DUFFOUR (pour parfaire la somme de 185 francs) ; pour la sûreté de l'opération, les parties obligent et hypothèquent leurs biens soumis à justice ; l'acte est fait dans la maison de Marie DOMBRAS, veuve MAUMEJAN, en présence de Jean PLAGNIOL aîné et d'André CANCEL, cultivateurs aux Matelles qui signent (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret) ; + 16 fructidor an 13 (03.09.1805), aux Matelles. Les Matelles

La signature de Jean EUZET
(le 25.09.1759)

- Joseph (fs Pierre et Catherine Jacquette GALABERT) ° 15.10.1742 ; il assiste au Cm de sa soeur Marianne, le 23.06.1785 ; Cm, le 20.01.1789 avec Gracie Marianne VEYRIÉ (dans le Cm, le notaire écrit VEYRIÉ) : le père de Marianne donne à sa fille, pour lui tenir lieu de légitime paternelle, 700 livres dont il paye tout de suite 300 livres et il s'engage à payer 200 livres dans 2 ans et 200 livres dans 4 ans ; elle se constitue 100 livres moins un sol pour la valeur de ses bijoux et affaires, à savoir 50 livres "pour la legitime valeur de ses dorures consistant en un clavier d'argent, d'une croix d'or pour le col et les 49 livres 19 sols restantes pour la valeur de ses hardes, nipes et linge dont le tout a été exibé audit EUZET futur époux" ; Joseph s'en contente et les reconnaît ainsi que les 300 livres, au profit de sa future épouse ; Jean EUZET, son frère, "ayant ledit mariage pour agréable", lui fait une donation entre vifs, à savoir de la moitié de tous ses biens dont il prendra possession ce jour ; "pour requérir l'insinuation des biens donnés qui se portent en valeur à la somme de 4000 livres", les parties ont constitué pour leur procureur le porteur des présentes (le notaire) ; de plus, Jean EUZET fait de son frère Joseph son héritier universel et général, pour prendre possession de son héritage après son décès et celui de sa femme, Jeanne GALABERT (plus une clause de jouissance en faveur de celle-ci) ; l'acte est passé au mas d'Olivet, paroisse d'Agonès, en présence de Pierre VEYRIÉ (son frère, habitant au mas d'Olivet, qui signe VERRIÉ), d'Antoine CAUSSE (beau-frère, ménager habitant le masage de Vareille) et François RICARD (ménager au mas d'Olivet) qui signent ; les parties ne savent pas signer (notaire André CONDUZORGUES, de Ganges) ; x Gracie Marianne VEYRIÉ (ou VESIER ou VEIRIE ou VEIRE ou VEYRIÉ ou VEYRIER ou VEDIER selon les actes), le 17.02.1789, à Saint-Gély-du-Fesc (information de Mme LE MARCHAND GOUDAILLER qui reste à confirmer car l'acte en question n'est pas sur le registre en ligne du site des AD 34) ; le 06.09.1790, il paye 399,95 francs à Antoine BANCAL (mari et maître des biens dotaux de Marianne EUZET), acompte que Marianne s'était constituée en dot dans son Cm (notaire Michel ALICOT, de Montpellier - indiqué dans le compromis du 15.05.1802) ; le 18.08.1793, il réceptionne de son beau-père la somme de 400 livres prévue à son Cm au titre de sa dot ; pour la sûreté de l'opération, les parties hypothèquent leurs biens ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jean GRAL et de Pierre COULET, fabricants de bas de soie de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec le notaire (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 25 floréal an X (15.05.1802), il accorde à son frère Jean un prêt de 532,30 francs qui permet à ce dernier de payer le supplément de légitime réclamé par leur soeur Marianne et par les enfants de Marie, leur soeur décédée ; Jean EUZET promet de le rembourser en 4 ans avec un intérêt au denier 20 (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret) ; le 14 vendémiaire an XI (06.10.1802), il paye 173,54 francs aux frères Jean DUFFOUR (de Saint-Jean-de-Cuculles) et Fulcrand DUFFOUR (de Murles), soit 86,77 francs à chacun, pour des suppléments de légitime, au titre de Marie EUZET (leur mère) pour les biens délaissés par Jacquette GALABERT, leur grand-mère ; ce paiement fait suite à la transaction du 15.05.1802 ; ces 173,54 francs sont payés aux frères DUFFOUR "par ledit Joseph EUZET sur ses propres deniers, à l'acquit dudit Jean EUZET son frère" ; l'acte est passé dans la maison de Marie DOMBRAS (veuve MAUMEJAN), aux Matelles, en présence de Fulcrand MAUMEJAN jeune et de Jean ROUGÉ (officier ministériel près la Justice de paix du canton des Matelles), tous habitant les Matelles ; seul signe Jean DUFFOUR, les autres ne savent pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret) ; bénéficiaire de la donation de tous ses biens par Jeanne Françoise GALABERT, sa belle-soeur, veuve de Jean EUZET, le 18.12.1811, à charge pour lui de l'entretenir sa vie durant (notaire Barthélémy GILLIET, des Matelles) ; il ne sait pas signer ; agriculteur ; + 13.04.1815, aux Matelles, dans sa maison d'habitation, "au hameau de Galabert". Les Matelles

- Marianne (fa Pierre et Catherine Jacquette GALABERT) ; ° ca 1744, à Saint-Gély-du-Fesc ? ; x Antoine BANCAL, le 20 (?).08.1785 à Saint-Gély-du-Fesc (en fait, le bord du microfilm ne permet pas de voir le jour complet, seul le mot vingt est visible) ; les bans ont été passés à Saint-Gély-du-Fesc et à Saint-Martin-de-Londres ; Joseph et Jean EUZET, ses frères, assistent au mariage, ainsi qu'Antoine BANCAL, cousin d'Antoine ; Cm le 23.06.1785 : elle se constitue en dot 700 livres qui se décomposent ainsi : 500 livres pour la réserve qui fut faite en sa faveur par sa mère lors de la donation qu'elle fit de ses biens à Jean EUZET, frère de Marianne, dans son Cm avec Jeanne GALABERT, 100 livres pour le légat fait à Marianne par sa grand-mère, Marie GALABERT, dans son dernier testament retenu par le notaire MAUMEJAN, 60 livres pour ce qui lui revient de ses droits légitimaires paternels, 40 livres pour sa part dans la succession de sa soeur Marguerite, morte ab intestat ; cette somme de 700 livres lui sera payée par son frère Jean de la manière suivante : 100 livres immédiatement, retirées par Antoine BANCAL et 600 livres qu'il s'engage à lui payer dans les trois années à venir à compter de ce jour, avec l'intérêt au denier 20 payable à la même époque ; en plus, Marianne se constitue la somme de 100 livres (moins 5 sols) pour la valeur de ses dorures ; pour le tout, ledit BANCAL reconnaît et assure ces sommes pour être restituées le cas échéant, en privilège de dot ; les parties obligent leurs biens en conséquence ; l'acte est fait et récité dans une chambre de la maison de Jean EUZET au Galabert ; sont présents au Cm : Antoine NOURRIT (fabricant de bas de soie, à Saint-Martin-de-Londres, beau-frère d'Antoine BANCAL), Jean ROUX (fils aîné de feu Antoine ROUX, ménager au Galabert) qui signent ; les époux ne savent pas signer (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 06.09.1790, Joseph EUZET paye à Antoine BANCAL (en tant que mari et maître des biens dotaux de Marianne), 399,95 francs en acompte des sommes retenues dans son Cm (notaire Michel ALICOT, de Montpellier) ; au même titre, le 13.11.1791 quand il reçoit 150 francs en assignats de Jean EUZET, somme réduite à 123 francs, compte tenu de la dépréciation du papier monnaie (notaire Michel ALICOT, de Montpellier) ; le 15.05.1802, dans un compromis avec Jean et Joseph EUZET, ses frères, elle reçoit en supplément de légitime maternelle, 390 francs dont 147,30 francs le jour de l'acte et 242,70 francs promis au 15.08.1802 (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret - voir plus de détails à l'article de Jean EUZET) ; + 23.10.1815, à Saint-Martin-de-Londres, âgée d'environ 71 ans Saint-Martin-de-Londres


3ème génération "La lignée" (génération 14) :

- Catherine Jacquette (fa Jean et Jeanne GALABERT) ° 19.07.1765 ; + 22.07.1765, à Saint-Gély-du-Fesc


- Marie Marguerite (fa Joseph et Gracie Marianne VEIRIÉ) ° 16.02.1790, à Saint-Gély-du-Fesc ; domiciliée au hameau de Galabert, aux Matelles ; x Jean François GELLY, le 22.10.1811, Les Matelles ; elle ne sait pas signer ; le 01.09.1834, avec ses frères Jean et Pierre et ses soeurs Marie et Elisabeth, elle procède au partage des biens de leur mère, Marianne VEYRIER (orthographe adoptée par le notaire) "décédée au lieu de Galabert il y a environ trois ans" ; tous ces biens sont dans le terroir des Matelles ; sa part est composée de 3 lots : 1/ : 46 ares environ d'un devois, 2/ : 10 ares environ d'un pré, 3/ : 3/7ème du jardin mais ce lot demeure grevé d'une soulte de 270 francs (sur laquelle, elle paye 10 francs à Marie et 10 francs à Jean BAUDOIN pour Elisabeth ; elle s'engage à payer les 250 francs de solde à sa soeur Elisabeth le 01.11.1835 avec les intérêts jusqu'à cette date ; elle est aussi bénéficiaire d'une soulte de 20 francs que lui a payé avant l'acte son frère Jean ; les parties ont planté amiablement des bornes pour délimiter leurs parts respectives ; l'acte est passé dans la maison de son frère Jean, au Galabert, en présence de Jean Augustin ROUX (propriétaire au Galabert) et François BASTIDE (propriétaire à Clapiers) qui signent (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement des Matelles de 1836 comme veuve GELLY avec trois enfants : François (24 ans), Antoine (20 ans, berger) et Marie Constance (18 ans) ; signalée au recensement des Matelles de 1841 comme veuve GELLY avec trois enfants : François (agriculteur), Antoine (berger) et Marie Constance, au "Galabert" ; le 13.01.1845, elle fait son testament et lègue à François GELLY, son fils aîné, "un quart à titre de préciput de tous les biens meubles et immeubles qui composeront (son) entière hérédité pour, par lui, en jouir, faire et disposer comme bon lui semblera à partir de (son) décès" ; l'acte est passé au hameau de Galabert "dans sa maison d'habitation et à côté du lit où la testatrice est retenue pour cause de maladie", en présence de Jacques PERIDIER (agriculteur à Saint-Gély-du-Fesc), Jérôme SAUMADE (agriculteur à Rouquet, commune des Matelles), Joseph FARGES (cantonnier aux Matelles) et Louis CAMMAL (agriculteur au Galabert) ; les trois premiers signent (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; + 27.01.1845, au hameau de Galabert, commune des Matelles. "Les Matelles"

- Guillaume (fs Joseph et Gracie Marianne VEIRIÉ) ° 07.01.1792, à Saint-Gély-du-Fesc ; le baptême est au 17.05.1792 : p. Guillaume GRAS, m. Marie DOUMERGUE et sont témoins : Jean DOUMERGUE et Antoine DOUMERGUE ; + ? ; l'époque troublée explique certainement le décalage entre la naissance et le baptême (dans l'acte précédent, on voit un baptême au 17 mai 1792 pour une naissance au 20 décembre 1791, deux autres baptêmes où la date de naissance n'est pas indiquée ou encore un baptême du 22 janvier 1792 pour une naissance ayant eu lieu "vers la fin du mois dernier", en décembre 1791).

- Marie (fa Joseph et Gracie Marianne VEIRIÉ) ° 15.07.1794 (27 messidor an 2), "hameau de Galabert à Saint-Gély-du-Fesc, actuellement commune des Matelles" ; elle ne sait pas signer ; x Julien CHALIÉ (écrit parfois CHALIER), le 29.12.1827, Les Matelles ; le 01.09.1834, avec ses frères Jean et Pierre et ses soeurs Marguerite et Elisabeth, elle procède au partage des biens de leur mère, Marianne VEYRIER (orthographe adoptée par le notaire) "décédée au lieu de Galabert il y a environ trois ans" ; tous ces biens sont dans le terroir des Matelles ; sa part est composée de 4 lots : 1/ : 23 ares environ d'un devois, 2/ : 3 ares environ de la pièce de terre appelée la Combe, 3/ : 5 ares environ d'un pré, 4/ : une soulte de 10 francs à prendre sur celle de 270 francs dont le lot de la veuve GELLY demeure grevé ; les parties ont planté amiablement des bornes pour délimiter leurs parts respectives ; l'acte est passé dans la maison de son frère Jean, au Galabert, en présence de Jean Augustin ROUX (propriétaire au Galabert) et François BASTIDE (propriétaire à Clapiers) qui signent (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement des Matelles de 1836 avec son mari et trois enfants ; signalée au recensement des Matelles de 1841 avec son mari, trois enfants et Marie ICARD (sa belle-mère, veuve), au "château" ; le 08.08.1846, elle vend à Jean Auguste ROUX (propriétaire foncier aux Matelles) : 1/ "un devois, complanté de chênes verts et blancs", au terroir des Matelles, près le hameau de Galabert, 2/ "un petit lopin de terre, à la combe de Galabert, au même terroir, 3/ "un petit lopin de pré" ; ces immeubles lui sont parvenus de l'hérédité de sa mère, ainsi qu'il résulte du partage du 01.09.1834 ; le montant de la vente est de 400 francs qui sont payés immédiatement et dont elle consent quittance ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jean Joseph PAGÉS (tailleur d'habits et facteur rural) et Jacques ARNAUD (cordonnier et facteur rural) qui signent avec ROUX (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement des Matelles de 1851 avec son mari et trois enfants, "rue du château" ; le couple n'est pas signalé aux recensements des Matelles de 1856 et 1861 ; elle fait son testament le 28.03.1862 et lègue à Jean Martin CHALIER, son fils aîné, "un quart à titre de préciput de tous les biens meubles et immeubles" qui composeront sa succession et elle lègue à son mari "la jouissance de la moitié de tous les biens meubles et immeubles" qui composeront sa succession, après son décès ; elle ne sait pas signer mais parmi les témoins, il y a Etienne EUZET, qui signe (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; elle est signalée au recensement des Matelles de 1866 avec son mari et le ménage de leurs fils aîné, Jean Martin CHALIÉ (agriculteur) et sa femme, Virginie ARNAUD, "place du château" ; + 28.06.1870, Les Matelles.. "Les Matelles"


La deuxième branche du XVIIIe siècle, issue de Saint-Mathieu-de-Tréviers

La deuxième branche du Triadou est issue d'un couple venant probablement de la religion réformée. En effet, Claude EUZET "travailleur du lieu du Triadou et Marie LEBOUS de la paroisse de Tréviez (sont) renvoyez avec leurs papiers à ladite paroisse", le 11 janvier 1702. Ils font partie de ce groupe de jeunes catholiques qui apparait sur un registre protestant de Montpellier. C'est l'époque où l'on renvoie dans leurs communes d'origine ceux qui sont revenus dans le giron catholique (ou plutôt que l'on a fait revenir de force). Montpellier avait vu arriver des protestants de partout. Désormais, c'est le mouvement dans l'autre sens de ceux qui reprennent les voies traditionnelles dans le terroir familial.

L'un des enfants de Claude EUZET-LEBOUS va s'installer au mas de Galabert, à Saint-Gély-du-Fesc. Il s'agit de Jean qui se marie avec Jeanne GALABERT, fille de Etienne GALABERT et de Gracie PELISSON. Le mariage a lieu le 11 septembre 1748. Il mourra aussi à Saint-Gély-du-Fesc, le 26.05.1786. Entretemps, il aura eu sept enfants :

1ère génération
"La lignée" (génération 13) :

Jean (fs Claude et Marie LEBOUS) ° 27.03.1702, à Saint-Mathieu-de-Tréviers (il est baptisé le 29 est est alors âgé de trois jours) ; "travailleur ; c'est probablement lui qui est "fermier du domaine du Rouquet" (à Saint-Gély-du-Fesc), à compter du 01.11.1730, comme on le voit dans une reconnaissance de dette du 31.12.1730 passée à l'étude du notaire Fulcrand MAUMEJEAN, aux Matelles ; dans cet acte il reconnaît devoir 474 livres 10 sols à Guillaume BOYER, seigneur et propriétaire du Rouquet, lequel a pour procureur Dominique GALABERT (qui habite Montpellier) ; ces 474 livres 10 sols représentent le prix de la vente de 102 "bestes a layne" que BOYER lui a faite quand il est entré au Rouquet, pour fournir la moitié du troupeau qui a été mis en société ; Jean EUZET s'engage à rembourser Guillaume BOYER dans un an à compter du 1er novembre dernier, avec un intérêt de 5 % ; par le même acte, il reconnaît avoir reçu de BOYER le même jour "pour parfaire la moitié dudit troupeau", la quantité de 50 bêtes à laine, savoir 24 moutons évalués à raison de 5 livres 15 sols pièce et 24 brebis à raison de 4 livres 15 sols pièce ; jusqu'au partage, BOYER recevra 25 livres par an pour la rente du bétail (toujours à compter du 1er novembre précédent) ; pour aboutir à cet accord, les deux parties avaient choisi un seul arbitre : Jean Jacques PRUNET, notaire royal de Saint-Martin-de-Londres, présent qui signe avec un autre témoin, Antoine CRÉS, des Matelles ; x Jeanne GALABERT 11.09.1748, au mas de Galabert ; Cm, le 08.08.1748 : il a dû habiter au mas de Galabert à partir du mariage car le père de Jeanne, Etienne GALABERT, lègue ses biens à sa fille, à la charge pour les fiancés de "nourrir loger et entretenir sain et malade ledit GALABERT donnateur à leur même pôt feu et ordinaire" ; à charge aussi de prévoir 200 livres pour chacun de ses autres enfants et 15 livres dont il se réserve l'usage ; le contrat prévoit aussi une clause en cas de désacord car, dans ce cas, il faudra lui servir une pension annuelle et viagère de 60 livres payable de 6 en 6 mois et par avance, à commencer le jour de la séparation ; Jean reçoit en dot de ses père et mère 600 livres (250 du chef paternel, 350 du chef maternel), payables 200 dans 1 an, 200 dans 2 ans, 200 dans 3 ans, le début de ces termes étant le jour du contrat de mariage ; en cas de prédécès, Jean donne 100 livres à Jeanne, par "droit d'augment et gain de survie", ainsi que tous les habits et dorures qu'il lui sera fait et donné pendant la durée de leur mariage (en réciproque, elle lui donne 50 livres) ; "fait et recitté à ladite metterye de Galabert maison de Pierre GALABERT", sont présents Claude EUZET (son frère, habitant à la métairie de Lebous), Jean CHALLIÉ (travailleur, habitant des Matelles), Claude DOUMERGUE(travailleur, habitant Saint-Gély-du-Fesc) (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand) ; le 17.02.1754, il paye à Jean GALABERT, son beau-frère, "soldat dans les grenadiers de France", 200 livres au titre de ses droits de légitime paternel et maternel et portion d'augment, "pour acquit de pareille somme réservée en sa faveur par Etienne GALABERT, son père" dans le Cm de Jean EUZET et de Jeanne GALABERT ; une quittance est délivrée et les parties se soumettent aux rigueurs des lois ; l'acte est passé en l'étude, en présence de Jean Joseph MAUMEJEAN (praticien) et Fulcrand CELLIER (travailleur), habitants des Matelles qui signent avec Jean EUZET, Jean GALABERT ne sachant pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand) ;

La signature de Jean EUZET
(le 17.02.1754)

signalé au testament de sa mère, en 1761 ; le 09.06.1765 a lieu, devant le notaire Fulcrand MAUMEJEAN, le règlement définitif de sa légitime (les 600 livres prévues à son Cm) ; ce règlement est effectué par son neveu, François FERRIER, fils lui-même, d'autre François FERRIER, celui-ci beau-frère de Jean ; devant le notaire sont "bifées et lacérées" trois quittances privées, à savoir : la première de 400 livres par son père Claude EUZET (du 04.09.1754), la deuxième de 100 livres par son beau-frère François FERRIER (d'août 1759) et la troisième de 100 livres par son beau-frère François FERRIER (du 01.12.1760) ; ceci fait, son neveu François FERRIER lui paye 169 livres qui représentent les intérêts des 600 livres, ce montant étant fixé amiablement (voir à l'article de François FERRIER en Saint-Mathieu-de-Tréviers (suite 1) les raisons qui expliquent pourquoi ce règlement est fait par le neveu de Jean EUZET) ; l'acte est passé à Treviés, chez ALLEGRE, en présence d'Antoine ROUGÉ et Bernard VINCENT, ménagers habitant Saint-Mathieu-de-Treviers ; le 08.12.1770, Pierre RECOULY (travailleur originaire du masage de Galabert, demeurant, actuellement, à la métairie de MANIOL, trésorier de France, paroisse St Pierre de Montpellier) lui vend trois terres champs aux Matelles : l'une appelée le champ des treilles (3 ceterées), la 2ème au tenement de Malpallier (2 ceterées 1/2) et la 3ème au tenement de Tresfons (2 ceterées), pour le prix de 325 livres ; Jean paye immédiatement et peut en prendre possession et jouissance le même jour ; l'acte est fait aux Matelles, dans l'étude du notaire, en présence de Pierre SADDE et André ROUBIEU (travailleurs aux Matelles) qui signent avec Jean ; RECOULY ne sait pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand) ; + 26.05.1786, à Saint-Gély-du-Fesc. [à noter aussi que la métairie de Galabert, devenue le hameau de Galabert, est passée de Saint-Gély-du-Fesc aux Matelles, entre le 15.07.1794 et le 23.03.1804, la date exacte restant à préciser]. Saint-Mathieu-de-Tréviers

L'église de St Gély, dans la vieille ville

Marguerite (fa Claude et Marie LEBOUS) b 04.02 (?)1714 (la partie relative au mois est effacée sur l'acte mais l'acte précédent est du 18 janvier ; il est aussi indiquée : "âgée de ... jours" mais le nombre de jours est effacé ; on peut seulement dire qu'elle est née avant le 4, à Saint-Mathieu-de-Tréviers ; le parrain est Pierre COSTE, de Saint Mathieu et la marraine, Marguerite EUZET, du Triadou ; 1x Joseph VINCENT, le 29.05.1738, à Saint-Mathieu-de-Tréviers ; Cm le 22.04.1738, notaire Fulcrand MAUMEJEAN, de la val de Montferrand, habitant des Matelles ; la dot est de 600 livres, constituée pour tous droits paternels et maternels (200 du chef de Claude EUZET, 400 du chef de Marie LEBOUS ; 400 à payer dans un an et 200 dans deux ans, à compter de ce jour) ; le Cm est fait et récité à la métairie de Lebous où habitent les EUZET, en présence de Claude EUZET (frère de Marguerite), d'Antoine LASERRE (chirurgien) et Jean ROUGÉ (de Saint Mathieu) ; elle ne sait pas signer mais son père et son frère signent le Cm ; 2x Pierre PLANCHON, le 28.12.1748, à Saint-Gély-du-Fesc ; Cm 28.11.1748 : confirmation de la dot de 600 livres pour laquelle son père paye immédiatement 304 livres et promet de payer les 296 livres restantes dans deux ans, sans intérêts ; en plus, elle constitue de son chef 60 livres qui représentent la valeur de ses "dorures" ; elle prévoit un augment de 25 livres pour lui (et 50 livres pour elle), en cas de prédécès ; plusieurs clauses concerne les PLANCHON qui sont reprises dans l'article correspondant dans la suite 1 ; l'acte est passé au mas de Lebous, en présence de ses frères Claude et Jean EUZET (qui signent), de Pierre et Jean DOUMERGUE (frères, ses cousins), de Mathieu RICOME (du mas de Lebous) et de Pierre DOUMERGUE (du mas de Laval), devant le notaire Fulcrand MAUMEJEAN, "des lieux de laval de Montferrand", habitant des Matelles ; elle est signalée au testament de sa mère, en 1761 ; elle habite Saint-Gély-du-Fesc, au moins en 1765 (toujours mariée à Pierre PLANCHON) où elle agit pour ses biens propres dans un compromis après sentence arbitrale concernant la famille VINCENT, les 27 février et 6 mars (notaire Barthélémy PERIDIER, de Montpellier) ; toujours à la suite de cette sentence arbitrale, le 09.09.1769, elle reçoit de François FERRIER (son neveu, ménager de Courconne) 10 livres comme acompte pour la succession de Jean VINCENT, son fils mort ab intestat ; l'ate est passé à Saint Mathieu, dans la maison de Jean ROUGER, en présence de Jean et Antoine ROUGER (frères, ménagers de Saint Mathieu) qui signent ; l'acte précise qu'elle habite au mas de Laval, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc, avec son mari ; elle ne sait pas signer (notaire Fulcrand SALOMON, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ; + 06.12.1783, à Saint-Mathieu-de-Tréviers.Voir Saint-Mathieu-de-Tréviers et la génération 13 de la totalité de la lignée

2ème génération "La lignée" (génération 14) :

- Etienne (fs Jean et Jeanne GALABERT) ° 30.08.1749, à la métairie de Galabert, à Saint-Gély-du-Fesc ; le baptême est du 03.09.1749 ; le parrain est Etienne GALABERT et la marraine Marie LEBOUS, la grand-mère de Saint-Mathieu-de-Tréviers ; Claude EUZET (de Tréviers), le père et le parrain signent mais la marraine ne sait pas signer ; "travailleur" au Galabert ; le 05.02.1775, un accord de désistement est signé entre Etienne et Marie DOUMERGUE (fille de Jean, travailleur habitant la métairie des Vautes, à Saint-Gély-du-Fesc) ; les parties sont assistées par leurs pères respectifs ; l'acte indique que Marie DOUMERGUE, "se trouvant enceinte des oeuvres de Estienne EUZET travailleur habitant du mazage de Galabert en ladite paroisse ainsy que ledit EUZET icy present le reconnoit et se disposant à agir en justice contre luy en reparation dudit crime de gravidation", il a proposé un accord : il "se chargera de l'enfant ou enfens dont ladite DOUMERGUE est enceinte", il paiera 30 livres "pour les fraix des couches dabord après laccouchement et en outre la somme de 100 livres a titre de dommages et interés" ; effectivement, Jean EUZET (père d'Etienne) paye 100 livres "reellement et de comptant en especes de cours" et il promet de payer les 30 livres après l'accouchement ainsi que de s'occuper de l'enfant ou des enfants dont Marie accouchera ; moyennant quoi, Jean DOUMERGUE se désiste de toutes poursuites ; l'acte est passé "dans la maison claustralle dudit saint Gelly", en présence d'Arcis DECAMP, "demeurant en qualité d'hote audit saint Gelly", et Simon GUIGOU (habitant de Murles) qui signent avec Jean EUZET et le notaire, Fulcrand MAUMEJEAN "des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles" ; cet acte est unique en son genre car, généralement pour ce genre de circonstances, l'accord consiste à obliger l'homme à épouser la femme et, pour ce faire, l'homme est d'abord emprisonné, l'accord se passant le plus souvent dans la prison ; ici, rien de tout cela : c'est d'abord un accord financierqui qui permet de ne pas éclabousser les notables en place, en particulier les DOUMERGUE (alors que Jean, le père de Marie, est consul) ; conclu avec l'assentiment du curé puisqu'il est passé au presbytère même, c'est en présence de l'aubergiste (qui n'est pas d'une famille de la paroisse) et d'un habitant d'une autre paroisse (Murles) ; quant au registre paroissial, il est indiqué, au 03.04.1775, la naissance de "Jean", lequel est "né de parents inconnus" ; or, on voit que l'enfant est présenté par Marguerite GALABERT, épouse de Pierre GALABERT, que le parrain est Jean EUZET (de fait, le grand-père paternel de l'enfant) et que la marraine est Susanne EUZET (fille de Jean, soeur d'Etienne et, de fait, tante paternelle de l'enfant), cependant qu'est présent Jean DOUMERGUE (de fait, le grand-père maternel de l'enfant) ; ainsi, bien que la filiation soit absente, on se rend compte qu'il s'agit bien de l'enfant d'Etienne EUZET et de Marie DOUMERGUE et qu'autour de lui sont réunis les représentants de la famille, les GALABERT, les EUZET et les DOUMERGUE ; toujours devant le notaire Fulcrand MAUMEJEAN et toujours dans la maison claustrale, le 07.05.1775, Etienne EUZET paye les 30 livres prévues dans l'accord de février à Marie DOUMERGUE, "pour les fraix de ses couches dabord aprés l'accouchemant" (ce qui correspond bien à la naissance et au baptême qui ont eu lieu en avril) ; enfin, quelques mois plus tard, Etienne va se marier ce qui va encore plus effacer cet épisode délicat et quant à ce Jean sans nom, on suppose qu'il vivra ensuite au mas de Galabert.

L'acte de naissance de "Jean",
soi-disant né de "parents inconnus"

x Antoinette ANDRÉ, le 30.11.1775, à Saint-Gély-du-Fesc ; Cm 09.11.1775, notaire MAUMEJEAN, des Matelles ; sont présents au mariage : Jean EUZET (son père), Claude ANDRÉ (travailleur, frère d'Antoinette), Etienne RICOME (l'un des fermiers de M. VAQUIER), Pierre DUCAMP (aubergiste) et Etienne DESFOURS, tous habitants de Saint-Gély-du-Fesc ; il ne sait pas signer mais il fait une marque au bas de l'acte de mariage (une croix) ; le couple habite aux Matelles, au mas de Galabert ; le 20.08.1776, en tant que donataire de ses parents, il reçoit 150 livres de son père, somme prévue à son Cm et il est précisé que c'est "en cas d'incompatibilité et de séparation avec lesdits EUZET et GALABERT" (doit-on comprendre que l'accord passé avec les DOUMERGUE a laissé quelques traces dans les relations entre le père et le fils ?) ; cet acte est passé dans l'étude du notaire Jean Joseph MAUMEJAN, en présence de Charles REYNAUD (ecclésiastique de Châteauneuf du Rouet, diocèse de Saint Paul trois châteaux) et de François GAUD (de Montpellier) ; l'incompatibilité entre le père et le fils est confirmée par l'accord qui suit ; en effet, le 22.09.1793, un accord est passé entre Etienne et sa mère, veuve de Jean EUZET, en référence de son Cm de 1775 ; il est ainsi rappelé que dans ce Cm, ses parents lui ont fait donation de "tous et chacun leurs biens, meubles, immeubles, noms, raisons et actions", avec une prise de possession après leur décès ; le Cm prévoyait aussi que le couple resterait dans la maison de ses parents pour une exploitation en commun mais, une clause prévoyait également qu'en cas de désaccord et s'ils ne pouvaient rester ensemble, "ils n'auroient rien a prétendre qu'après le décès de sesdits père et mère excepté la somme de 150 livres" que son père devrait lui payer quand il sortirait de la maison ; or, justement, "lesdites parties n'ayant peu vivre ensemble elles ont été obligées de se séparer", d'où l'accord en trois points conclu en 1793 entre sa mère et son fils : 1/ Jeanne GALABERT se désiste en faveur de son fils de la "jouissance, fruits, usufruits, rentes et revenus" des biens donnés par son mari et elle-même dans le Cm d'Etienne, 2/ Elle se réserve une pension viagère de "sept cetiers grains savoir trois cetiers bled touzelle et quatre cetiers paumelle, une quarte petites feves, une quarte huille, un quart sel, et quarante livres argent" qu'Etienne s'oblige payer et livrer de six en six mois et par avance (du 1er août dernier puis le 1er février suivant et ainsi de suite) 3/ elle se réserve encore "son lit bois noyer garny et sa paillasse, matellas, traversin, couverture indienne piquée, quatre linseuls toille grise, et une grande nappe que sondit fils sera tenu de lui délivrer incessamment, tous effets et hardes qui appartiendront après son décès à son fils ", attendu que le tout fait partie de la donnation a lui faite lors de son contrat de mariage" et il est précisé à la fin de l'acte que les objets ci-dessus "peuvent être évalués de la somme de cent livres ; une dernière clause de cet accord montre qu'il y avait eu une forte tension entre la mère et son fils puisqu'il est indiqué qu'Etienne payera "tous les frais que sa ditte mère a fait contre lui de même que ceux du présent acte ; l'acte est signé par Jacques ICARD et Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles mais les parties ne savent pas signer ; il est indiqué comme étant ménager (notaire Guillaume TRIAIRE, des Matelles) ; le 21 pluviôse an II (09.02.1794), il paye à son frère Claude la somme de 217 livres 10 sols, à savoir 150 livres au titre de ses "droits légitimaires tant paternels que maternels" (réservés dans le Cm d'Etienne) et 67 livres 10 sols pour les intérêts sur 9 années ; l'acte est passé en présence de Fulcrand Benjamin MAUMEJAN (greffier de la justice de paix du canton des Matelles) et de Fulcrand MAUMEJAN, en l'étude de Guillaume TRIAIRE, notaire public de la vallée de Montferrand, à la résidence des Matelles ; le 6 germinal an 7 (26.03.1799), il passe un accord avec son frère Claude, en tant que donataire de sa feue mère pour ses meubles, effets et hardes (par rérence à un accord du 22.09.1790 devant le notaire Guillaume TRIAIRE) : il reçoit 12 livres 50 centimes pour la valeur des effets et hardes de leur mère et aussi une couverture indienne piquée, "au moyen de quoi lesdites parties se tiennent respectivement quittes pour ce qui concerne les "meubles, effets et hardes délaissés par leur dite mère" ; l'acte est passé dans la maison du citoyen FLAVARD, en présence d'Augustin CALAGE et Fulcrand TOURRIERE, des Matelles, qui signent (pour ce dernier, il signe TOURIERE) avec le notaire, Guillaume TRIAIRE, des Matelles ; on comprend par cet acte que leur mère avait dû s'installer dans la maison de Claude, aux Matelles, cependant qu'Etienne était resté au mas de Galabert, comme c'est indiqué ici, avec la précision que le masage de Galabert était à Saint-Gély-du-Fesc ; veuf, le 09.01.1821 quand son épouse décède, en sa maison d'habitation, au hameau de Galabert ; + 22.01.1824, aux Matelles, dans sa maison d'habitation, au Galabert, veuf d'Antoinette ANDRÉ.

Claude (fs Jean et Jeanne GALABERT) ° 13.02.1751, à Saint-Gély-du-Fesc ; le baptême est du 17.02.1751 ; le parrain est Claude EUZET (le grand-père de la métairie de Lebous, paroisse de Tréviers) et la marraine, Catherine GALABERT (tante du baptisé) ; le parrain et la marraine ne savent pas signer ; agriculteur ; x Jeanne BOUQUET, le 25.01.1785, aux Matelles ; il est depuis 3 ans à Grabels quand il se marie ; il ne sait pas signer ; sont présents au mariage : Jacques SOLAS (son beau-frère, il signe Jacques SOULAS), Jean Balthasar GRAS (premier consul des Matelles), Jean SADDE (régent des écoles) et André CANCEL, qui signent avec GAUD, prieur et archiprêtre ; Cm le 03.01.1785 ; il est précisé qu'il est "travailleur restant pour valet au mas de Guerin paroisse de Grabels" ; il déclare "que ses biens n'excèdent pas en valeur 149 livres", alors que l'oncle maternel de Jeanne, Guillaume ARZALIER ou ARZALLIER ou ARZELLIER (patronyme écrit ARGELLIER dans l'acte de mariage), confirme la donation entre vifs qu'il a fait à Jeanne le 01.11.1782 pour un montant de 1199 livres ; les parties obligent leurs biens ; l'acte est fait dans la maison de Guillaume ARZELLIER, aux Matelles, en présence, notamment de Jacques SOULAS, beau-frère de Claude, qui habite au domaine de Rouquet, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc (notaire Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; travailleur puis agriculteur ; aux Matelles, au moins de 1785 à 1801 ; le 21 pluviôse an II (09.02.1794), son frère Etienne lui paye la somme de 217 livres 10 sols, à savoir 150 livres au titre de ses "droits légitimaires tant paternels que maternels" (réservés dans le Cm d'Etienne) et 67 livres 10 sols pour les intérêts sur 9 années ; l'acte est passé en présence de Fulcrand Benjamin MAUMEJAN (greffier de la justice de paix du canton des Matelles) et de Fulcrand MAUMEJAN, en l'étude de Guillaume TRIAIRE, notaire public de la vallée de Montferrand, à la résidence des Matelles ; le 6 germinal an 7 (26.03.1799), il passe un accord avec son frère Etienne, celui-ci étant donataire de leur feue mère pour ses meubles, effets et hardes (par rérence à un accord du 22.09.1790 devant le notaire Guillaume TRIAIRE) : il paye à Etienne 12 livres 50 centimes pour la valeur des effets et hardes de leur mère et lui remet une couverture indienne piquée, "au moyen de quoi lesdites parties se tiennent respectivement quittes pour ce qui concerne les "meubles, effets et hardes délaissés par leur dite mère" ; l'acte est passé dans la maison du citoyen FLAVARD, en présence d'Augustin CALAGE et Fulcrand TOURRIERE, des Matelles, qui signent (pour ce dernier, il signe TOURIERE) avec le notaire, Guillaume TRIAIRE, des Matelles ; on comprend par cet acte que leur mère avait dû s'installer dans la maison de Claude, aux Matelles, cependant qu'Etienne était resté au mas de Galabert, comme c'est indiqué ici, avec la précision que le mazage de Galabert était à Saint-Gély-du-Fesc ;

le 13 floréal an VIII (03.05.1800), il achète aux Matelles, "une petite écurie, un poussieu attenant et un grenier à foin au dessus", le tout faisant partie de la maison de Jean SERDETI, facturier aux Matelles, qui est le vendeur ; le prix est de 72 francs qu'il lui paye en numéraire et bonnes espèces de cours ; l'acte est passé dans la maison de la citoyenne Marie DOMBRAS (veuve MAUMEJAN), en présence de Jacques PERIDIER père (agriculteur aux Matelles) et Jacques ROUSSET (agriculteur à Montpellier) qui signent avec SERDETI (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret) ; le 26 vendémiaire an IX (18.10.1800), il vend à Martin GIRARD (propriétaire foncier, à Montpellier), "une terre champ avec quelques muriers, terroir de Tresfonds, de contenance d'environ deux seterées", pour le prix de 100 francs que l'acheteur paye immédiatement ; il avait eu cette terre "dans sa portion de légitime sur les biens délaissés par feue Jeanne GALABERT sa mère" ; la possession et la jouissance de la terre sont le jour de l'acte qui est passé dans la maison de la citoyenne Marie DOMBRAS (veuve MAUMEJAN), en présence de Jean PLAGNIOL aîné et de Fulcrand MAUMEJAN cadet, cultivateurs des Matelles, qui signent avec Martin GIRARD (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret) ; le 9 floréal an IX (29.04.1801), sa soeur Marguerite, assistée par son mari (Jean Joseph CHAPEL), lui vend sur ses biens libres, "une pièce de terre champ avec quelques muriers", aux Matelles, "tenement de Malpailhas, d'environ 2 seterées, qu'elle a eu pour supplement de légitime", de biens délaissés par leur mère, Jeanne GALABERT ; le prix est de 100 francs que paye Claude EUZET "en numéraires et bonnes espèces de cours" ; l'acte est passé, à Montpellier, dans une des chambres de la maison du citoyen PLAGNIOL, en présence de deux financiers de Montpellier, Guillaume CHAULIAC et Jean Jacques TEISSONIER qui, seuls, signent, les parties ne sachant pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret) ; + 13.03.1830, dans sa maison aux Matelles, veuf de Jeanne BOUQUET ; l'acte de décès précise qu'il était né "au hameau de Galabert présente commune, alors dépendant de la commune de Saint-Gély-du-Fesc".

- Marguerite (fa Jean et Jeanne GALABERT) ° ou b le 30.09.1753, à Saint-Gély-du-Fesc (à vérifier mais l'année correspondante n'est pas en ligne sur le site des AD 34 - il présente une lacune entre 1752 et 1772) ; Cm avec Jean Joseph CHAPEL (notaire Joseph VEZIAN, de Montpellier, en 1777 ou 1778, indiqué dans l'acte de mariage - à rechercher) ; x Jean Joseph CHAPEL, le 13.01.1778, à Montpellier, paroisse Sainte Anne ; sont présents au mariage et signent : Pierre TREIL (serrurier), Jean PACHIN (portier), Jean baptiste ROME et Jean DECOMBIS ; elle ne sait pas signer ; ils habitent à Montpellier ; le 9 floréal an IX (29.04.1801), assistée par son mari, elle vend sur ses biens libres, à son frère, Claude EUZET (agriculteur aux Matelles), "une pièce de terre champ avec quelques muriers", aux Matelles, "tenement de Malpailhas, d'environ 2 seterées, qu'elle a eu pour supplement de légitime", de biens délaissés par sa mère, Jeanne GALABERT ; le prix est de 100 francs que paye Claude EUZET "en numéraires et bonnes espèces de cours" ; elle remet la somme à son mari qui la reconnaît, l'assure et l'hypothèque en faveur de Marguerite, pour lui être rendue, "le droit de restitution arrivant" ; l'acte est passé, à Montpellier, dans une des chambres de la maison du citoyen PLAGNIOL, en présence de deux financiers de Montpellier, Guillaume CHAULIAC et Jean Jacques TEISSONIER qui, seuls, signent, les parties ne sachant pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, de Claret) ; + 21.07.1823, veuve de Jean Joseph CHAPEL, " maison Belaud, rue Trésoriers de France", à Montpellier ; la déclaration est faite par deux cordonniers de Montpellier. Montpellier

- Pierre (fs Jean et Jeanne GALABERT) ° ou b le 06.11.1755, à Saint-Gély-du-Fesc ; x Marie BOURDEL, le 04.06.1783 à Saint-Michel-de-Montels (actuellement, à Montpellier) ; les bans sont aussi passés à Saint-Gély-du-Fesc, sa paroisse ; il est alors travailleur et il ne sait pas signer ; les parents n'assistent pas au mariage ; Cm le 18.05.1783 ; il est dit travailleur et habitant sur la paroisse de Montels près Montpellier ; son père lui fait une donation entre vifs pour un montant de 150 livres payable après leur décès (père et mère), avec l'intérêt jusque là ; de son côté, le père de Marie donne en dot 300 livres dont 75 du chef maternel, payable dans trois années, sans intérêts, à la charge de Pierre d'employer la somme à l'acquisition d'un fonds pour la sûreté de cette constitution ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Pierre Pascal DEVÉS (procureur en la cour des Aides) et Antoine Silvestre EYMAR (praticien) qui signent avec le notaire et aussi Marie Anne LEPIC (notaire Claude DEVÉS, de Montpellier) ; le 28.09.1783, il est indiqué comme travailleur de terre, habitant Saint Gély, et il reconnaît devoir 72 livres à Simon BESTIOU (habitant de Montpellier) pour "le montant des meubles, effets et outils que ledit BESTIOU lui a vendu à son contentement" ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Pierre Pascal DEVÉS (procureur en la cour des Aides) et Antoine Silvestre EYMAR (praticien) qui signent (notaire Claude DEVÉS, de Montpellier) ; à la naissance de sa fille Marie Rose (le 21.11.1783), il dépend de la paroisse de Saint Denis, de Montpellier ; le 26.12.1784, il habite le "mas de Rolland, paroisse de Montels près Montpellier" et son frère Etienne EUZET lui paye 150 livres au titre de sa légitime paternelle et maternelle, telle qu'elle était prévue à son Cm par son père Jean EUZET ; Etienne lui paye aussi 10 livres 5 sols pour l'intérêt de ces 150 livres qui ont couru depuis son Cm de 1783 ; l'acte est fait et récité dans la maison de Jean EUZET père, en présence de Jean FLAVARD (aubergiste, habitant des Matelles) et Jean GRAS (travailleur, habitant le Rouquet, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc) qui signent (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; à la naissance de son fils Jean Pierre (le 07.11.1785), il est travailleur de terre "restant à la campagne du sieur LEPIC" (à Montels) ; il est toujours à Montels à la naissance de sa fille Marie (le 27.12.1787), "paire à la métairie de FREMIGAT" ; il dépend de la paroisse Sainte Anne quand naît son fils Jean Pierre (15.11.1790) ; à la naissance de son fils Pierre (13.08.1796), il est à la métairie de Gramont, Montaubéron ; "journalier" en l'an 4 et l'an 12 ; son épouse demande le divorce le 17.03.1803 mais il n'est pas présent et l'assemblée notifie une nouvelle confrontation pour deux mois plus tard : le résultat n'est pas connu mais un dernier enfant du couple naît le 27.06.1804, ce qui laisse supposer une réconciliation ; c'est certainement lui qui meurt à Montpellier, en l'an 13, le 24 messidor (13.07.1805) : "Acte de décès de Pierre EUZET décédé le jour d'avant hier, vingt quatrième du courant, dans l'hospice des malades de Montpellier, âgé d'environ quarante cinq ans, natif de Saint Gelly département de l'Hérault (...)" Montpellier

- Suzanne (fa Jean et Jeanne GALABERT) ° ou b le 22.10.1758, au mas de Galabert, à Saint-Gély-du-Fesc (information qui reste à vérifier car le registre paroissial est en déficit de février 1751 à 1772 inclus) ; elle ne sait pas signer ; elle est la marraine de baptême de Jean, né de parents inconnus (en fait, Etienne EUZET et Marie DOUMERGUE), le 03.04.1775, à Saint-Gély-du-Fesc ; Cm le 21.08.1779 avec Jacques SOULAS (notaire Michel François AURÈS, de Montpellier) - indication donnée dans la reconnaissance de dot - à vérifier ; x Jacques SOULAS, le 09.09.1779, à Saint-Gély-du-Fesc ; sont témoins du mariage : Fulcrand SOULAS (frère de Jacques), Pierre ROUX, Pierre DECAMP et Jean RICOME qui signent avec le marié ; elle est la marraine de baptême de Suzanne EUZET (fille d'Etienne et d'Antoinette ANDRÉ), le 28.12.1784, à Saint-Gély-du-Fesc ; le 24.08.1786, aux Matelles, Etienne EUZET (frère de Suzanne, donataire contractuel de leur père) paye à Jacques SOULAS (qui est alors charretier, habitant au domaine de Rocquet, à Saint-Gély-du-Fesc) les 150 livres dues à titre de dot d'après le Cm de 1779 ; Jacques SOULAS reconnaît la somme qu'il assure sur ses biens présents et à venir en faveur de Suzanne EUZET ; il déclare aussi avoir été payé des intérêts de cette somme de 150 livres ; l'acte est fait dans la maison presbytérale des Matelles, en présence de Fulcrand VACQUIER des Vautes (habitant Saint-Gély-du-Fesc) et Jacques LAVERGNE, chirurgien (habitant des Matelles) qui signent avec Jacques SOULAS (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le couple habite à Saint-Gély-du-Fesc mais aussi Juvignac (au moins en 1782) ; des enfants du couple naissent à Saint-Gély-du-Fesc, au moins en 1780, 1783 et 1792 ; le 15.01.1826, veuve de Jacques SOULAS et habitant Saint-Gély-du-Fesc, elle vend à son neveu, Etienne EUZET (habitant des Matelles), une terre champs au terroir des Matelles, d'environ 60 ares, parvenu de la succession de Jean EUZET, son père ; le prix est de 155 francs qu'elle déclare avoir reçu avant l'acte notarié ; l'acte est passé en l'étude, en présence de François ARNAUD (cordonnier) et de Fulcrand ICARD (propriétaire foncier et maire), habitants des Matelles ; elle ne sait pas signer ; Etienne signe avec les témoins (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; + le 14.03.1835, veuve de Jacques SOULAS, dans sa maison d'habitation à Saint-Gély-du-Fesc ; la déclaration de décès est faite par deux voisins : Antoine DOUMERGUE dit dufour et Antoine DOUMERGUE dit la treille (l'acte précise qu'elle est "née au hameau de Galabert, ci-devant parroisse dudit St Gelly dependant presentement de la commune des Matelles") Les Matelles et Juvignac

- Marie (fa Jean et Jeanne GALABERT) ° ou b le 11.10.1761 ; + 12.05.1765

- Jeanne (fa Jean et Jeanne GALABERT) ° ou b le 24.01.1765, à Saint-Gély-du-Fesc ; parrain : Etienne EUZET, son frère ; marraine : Jeanne GALABERT, sa cousine (informations GENEABANK confirmée par les "fiches de couple" établies par Madame LEMARCHAND GOUDAILLER, au CGL, mais non contrôléees car le registre correspondant n'est pas en ligne sur le site des AD 34) ; elle habite au "mazage de Galabert" quand elle se marie ; x Jacques DOUMERGUE, le 25.01.1785, à Saint-Gély-du-Fesc ; Cm le 26.12.1784 : ses parents lui constituent 200 livres devant lui tenir lieu de légitime "procédant cent livres de chaque patrimoine" et promettent de les payer au futur époux dans un an à compter de ce jour, sans intérêt ; il est précisé qu'en recevant cette somme, Jacques DOUMERGUE sera tenu de l'employer à l'achat d'un bien fonds non litigieux, pour la sûreté de son épouse ; et il est entendu que jusqu'alors, Jean EUZET ne pourra pas être forcé de payer, sauf l'intérêt, à chaque fin d'année ; Jeanne se constitue de son chef la somme de 100 livres moins un sol, représentant la valeur de ses "dorures" ; les parties obligent leurs biens ; l'acte est passé dans la maison de Jean EUZET ; sont présents : Jean et Antoine DOUMERGUE (travailleurs, frères de Jacques), Jean DOUMERGUE (travailleur) et Jacques SOULAS (habitant le Rouquet, son beau-frère), tous de Saint-Gély-du-Fesc, et aussi Jean FLAVARD (aubergiste, habitant des Matelles) qui signent ; elle ne sait pas signer (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; ils habitent à Saint-Gély-du-Fesc ; + 21 nivôse an 7 (10.01.1799), à Saint-Gély-du-Fesc ? (l'information du décès se trouve dans l'acte de remariage de Jacques DOUMERGUE, le 08.02.1799, aux Matelles, mais l'an 7 est en déficit dans le registre de Saint-Gély-du-Fesc)

3ème génération "La lignée" (génération 15) :

- Jean Baptiste (fs Etienne et Antoinette ANDRÉ) ° 26.04.1776, au mas de Galabert, à Saint-Gély-du-Fesc ; b 28.04.1776 ; le parrain est le grand-père paternel, qui signe, et la marraine, Catherine COSTE, la grand-mère maternelle (épouse de Jean ANDRÉ), qui signe) ; + 30.08.1777, à Saint-Gély-du-Fesc.

- Jeanne (fa Etienne et Antoinette ANDRÉ) ° le 20.05.1778 à Saint-Gély-du-Fesc ; x Pierre ROUX, le 30 germinal an7 (19.04.1799), aux Matelles ; elle habite depuis 4 ans aux Matelles quand elle se marie ; elle ne sait pas signer ; + 24.04.1842, à Combaillaux.

- Claude Gilles (fs Etienne et Antoinette ANDRÉ) ° 08.12.1780, au hameau de Galabert, commune de Saint-Gély-du-Fesc, "à cette époque" ; cultivateur ; x Marthe GELLY, le 21.02.1812, les Matelles ; Cm 19.02.1812, notaire Jean Jacques MASSAL, de Montpellier - renvoi de Montpellier (information de l'enregistrement) ; il ne sait pas signer ; signalé au recensement des Matelles de 1836 comme agriculteur, avec son épouse et trois enfants (François - mais ce doit être Antoine, un autre dont le prénom n'est pas indiqué qui doit être Marie Agathe, et Marie Magdelaine) ; signalé au recensement des Matelles de 1841 comme agriculteur, avec son épouse et trois enfants (François - il s'agit probablement d'Antoine, Marie Agathe qui est journalière et Marie Magdelaine ; le 04.05.1845, il fait son testament : 1/ il lègue à son épouse "la jouissance pendant sa vie à partir de (son) décès de la moitié de tous les biens meubles et immeubles qui composeront (sa) succession", 2/ il lègue à Antoine EUZET, son fils aîné, à titre de préciput, "un quart de tous les biens meubles et immeubles qui composeront (son) entière hérédité pour par lui en jouir seulement après le dernier décédé de (sa) femme et de (lui) testateur", 3/ il légue à ses deux filles, à prendre sur le quart restant, pour le cas où elles resteraient célibataires et pour celui où étant mariées elles deviendraient veuves sans enfant "la jouissance d'une chambre au premier étage de (sa) maison sise à Galabert, cette chambre formant le dessus de (la) cuisine" ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Fulcrand ICARD (oncle), Pierre GRAS, Fulcrand Caliste ICARD et Jean Baptiste GRAS (propriétaires fonciers, aux Matelles) qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; + 06.12.1846, au hameau de Galabert, commune des Matelles. Les Matelles

- Suzanne (fa Etienne et Antoinette ANDRÉ) ° 27.11.1784, à Saint-Gély-du-Fesc (le baptême est du 28 et elle est "née de deux jours" ; le parrain est Henry ANDRÉ (oncle maternel) et la marraine, Suzanne EUZET (tante paternelle) ; x Jean TARDIEU, le 31.07.1809, aux Matelles ; elle ne sait pas signer ; domiciliée à Combaillaux, à partir de son mariage ; signalée aux recensements de Combaillaux de 1836, 1841, 1851 et 1856, toujours dans le même mas appelé de "Trois Quarts Combaillère" en 1841, puis de "Combaillère" en 1851 et de Combaillière en 1856 ; ce mas est appelé des "Trois Quarts" dans les actes de 1857, 1858 et au recensement de 1856 ; son patronyme est écrit AUGÉ au recensement de Combaillaux de 1872, IOUZET dans l'acte de décès de son mari, en 1857, UZET en marge de son acte de décès et dans la table décennale correspondante, en 1858 et USET dans son acte de décès (y compris pour son père dénommé UZET Etienne) ; le 08.12.1849, elle fait un premier testament : elle lègue à Joseph TARDIEU aîné et Pierre TARDIEU, ses deux enfants, conjointement et avec droit d'accroissement entr'eux en cas du décès de l'un d'eux avant elle, "un quart à titre de préciput de tous les biens meubles et immeubles (qu'elle laissera) à (son) décès, pour par eux en jouir seulement à partir du jour du dernier décédé de (son) mari et (d'elle)" et elle donne à Jean TARDIEU, son mari qui demeure avec elle à la métairie de la Combaillère, "la jouissance pendant sa vie, à partir de (son) décès de la moitié de tous les biens meubles et immeubles qui composeront (sa) succession" ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Pierre RAYNAL (instituteur), Jean Baptiste ICARD (propriétaire foncier), Pierre Philippe GRAS (maréchal-ferrant) et Jacques ARNAUD fils aîné (cordonnier), des Matelles, qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le 02.09.1855, elle fait un nouveau testament qui annule et révoque tout testament fait précédemment : elle lègue à son petit-fils, Jean Cyprien TARDIEU, "un quart à titre de préciput de tous les biens meubles et immeubles qui composeront (son) entière hérédité pour en jouir à partir du dernier décès de (son) mari et de (d'elle)" et elle donne à Jean TARDIEU, son mari, "la jouissance pendant sa vie, à partir de (son) décès de la moitié de tous les biens meubles et immeubles qui composeront (sa) succession" ; l'acte est fait dans sa maison, la métairie de la Combaillère, à Combaillaux, en présence de Louis Pierre Marie DURAND, Pierre DURAND fils aîné, Pierre DURAND père et Antoine GUIGOU, tous propriétaires agriculteurs à Combaillaux, qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; + 15.12.1858, au "mas des Trois Quarts", à Combaillaux. Les Matelles

- Pierre Blaise (fs Etienne et Antoinette ANDRÉ) ° 01.02.1790 à Saint-Gély-du-Fesc ; il habite les Matelles ; envoyé à la compagnie de pionnier, il est conscrit de l'an 1810 "pour son compte" ; fusilier au 67ème régiment d'infanterie légère, 5ème bataillon, 2ème corps, matricule 6509 , il mesure 1 m 62 ; + 27.02.1810, "à l'hôpital de Gênes", le 27.02.1810, "par diphtérie pulmonaire" (il était rentré à l'hôpital le 28.10.1809) ; acte de décès transcrit dans l'état civil des Matelles, le 20.09.1810.



La troisième branche du XVIIIe siècle, issue directement du Triadou

1ère génération "La lignée" (génération 14) :

- Jean Jacques (fs Claude et Marguerite de GIRARD) ° ca 1729 ; il est ménager au Triadou mais quand il se marie il est dit simplement "travailleur de terre" ; Cm avec Suzanne RICARD, le 18.06.1751, après l'avoir mise enceinte et qu'elle ait mis en demeure Claude EUZET, son père ; ce Cm correspond donc à un compromis entre les deux parties ; aucun des parents n'est présent : ni Jeanne MONTELS, veuve de François RICARD et mère de Suzanne (elle se fait représenter par Guillaume FOURNEL (le parâtre de Suzanne), ni Claude EUZET ni Marguerite de GIRARD (ils se font représenter par Germain FOUILHON, procureur au sénéchal de Montpellier, à qui ils ont donné procuration selon un acte du 05.06.1751, déposé chez le notaire Jean Joseph BRUGUIERE, de Montpellier) ; le consentement de Claude EUZET n'est donné que sous condition : "ledit EUZET père n'entend point se rendre en rien responsable des cas doteaux ny des gains de survie qui pourront etre cy après stipulés en faveur de ladite RICARD ny autrement directement ny indirectement sous tel droit et pretexte que ce soit sans laquelle condition il n'auroit point donné de consentement audit mariage" ; les parties ont promis de se prendre et épouser en vrai et légitime mariage, "en face de notre Sainte mère l'église catholique apostolique romaine", après publication des bans et à la première réquisition de l'un d'eux, à peine de dommages et intérêts "et de la reprise des poursuites de ladite RICARD, meme de ses droits et actions contre EUZET pere faute par ledit EUZET fils d'effectuer ledit mariage" (cette seule phrase montre qu'il a fallu forcer le père et le fils d'accepter le mariage) ; aussi, Suzanne renonce à ses "cas doteaux et gains nuptiaux" et ne se constitue que la somme de 74 livres "à laquelle ont été amiablement réglés les frais de poursuite de ladite RICARD contre ledit EUZET futur époux jusques a aujourd'hui attendu qu'il en est débiteur et qu'il ne l'a point payé" ; il tient la somme pour reçue et la reconnaît et l'assure en sa faveur ; elle déclare encore "ne pas se constituer ses autres biens et droits ny ses bagues, dorures et nippes a cause de la minorité de son futur époux, de ce qu'il n'a actuellement aucun bien et que son pere a résisté d'en etre responsable" ; pour l'observation de ces clauses, ils hypothèquent leurs biens présents et à venir et les soumettent au petit scel royal de Montpellier ; l'acte est fait en l'étude, en présence de Jean Henri BELLONNET (bourgeois) et François ROUEL (procureur au sénéchal de Montpellier) qui signent avec les parties (notaire Jean Joseph BRUGUIERE, de Montpellier) ; x Suzanne RICARD, le 12.07.1751, au Triadou ; il a 22 ans environ quand il se marie ; il signe J. EUZET ; leur fils Jean Jacques naît le 18.07.1751 (un mois après le Cm, 6 jours après le mariage), à Saint-Clément-de-Rivière (probablement là où habitent Guillaume FOURNEL et Jeanne MONTELS) ; à son baptême, le parrain est Guillaume FOURNEL, de Saint-Clément-de-Rivière, la marraine est Jeanne MONTELS, sa grand-mère, un des témoins est Fulcrand FOURNEL (le lieu et les absents montrent que la situation a été particulièrement mal vécue du côté des EUZET) ; cet enfant mourra le 09.04.1757, au Triadou et ce n'est qu'ensuite que Claude EUZET émancipera son fils ; en effet, il l'émancipe et en fait son héritier par acte du 26.04.1759 ; il est alors "laboureur, originaire du Triadou, restant actuellement à ladite métairie" (de Lebous, à "Treviés"), où est traité l'acte, dans la maison de François FERRIER (notaire Fulcrand MAUMEJAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles - à compléter) ;

le 20.08.1763, il emprunte 280 livres à Louis ROUX (de Saint-Jean-de-Cuculles) ; il promet de rembourser en mai 1764 ; dans cet acte, il est indiqué comme travailleur habitant au Triadou ; la somme a été payée peu avant cet acte qui est fait et récité à l'étude du notaire, en présence d'Antoine BOULET et de Jean François CHABRIER, de Montpellier, qui signent ; il signe J. EUZET, ROUX ne sait pas signer (notaire Jean Joseph BRUGUIÈRE, de Montpellier) ; le 03.11.1764, Jean GRANIER de Ferrières ratifie une créance de 1000 livres en sa faveur en tant qu'héritier de son père Claude EUZET, avec une rente annuelle de 50 livres d'intérêts (notaire Jean Baptiste DESPUECH, de Pompignan) ; le 29.04.1766, en tant que donataire universel de son père, il conclut un accord avec Laurent CAUSSEL, marié avec Marguerite EUZET (sa tante) et Fulcrand CAUSSEL, leur fils, tous habitant au mas de Favas, à Saint-Bauzille-de-Montmel ; Fulcrand CAUSSEL est donataire contractuel de ses parents, suivant son Cm avec Marie Anne BERGEON, du 06.09.1742 ; il est rappelé que la dot de Marguerite EUZET était de "1000 livres argent et 300 livres en un garderobe bois noyer doreures et nipes" et que, dans le cours de leur mariage, feu Claude EUZET prêta en plusieurs fois à Laurent CAUSSEL, son beau-frère, 445 livres 10 sols, dont il lui consentit deux billets, l'un de 420 livres 10 sols et l'autre de 25 livres ; ayant trouvé ces deux billets, ""après en avoir fait demande audit Laurens CAUSSEL son oncle qui refusa de les lui payer", il les fit contrôler et fut forcé d'assigner Laurens CAUSSEL, le 02.06.1764, devant les officiers ordinaires de Saint Bauzille, en payement de la somme de 580 livres 10 sols pour les deux billets et de la somme de 135 livres ""qu'il croyait que sondit oncle lui devoit" ; Laurens CAUSSEL fit une demande reconventionnelle en paiement d'un supplément de légitime paternelle et d'une portion d'augment maternelle pour son épouse, se montant à 33 livres ; les parties décident alors d'un accord pour éviter un procès : Fulcrand CAUSSEL se retient 40 livres pour la légitime et 33 livres pour l'augment ; Jean reçoit 72 livres 10 sols et Fulcrand CAUSSEL promet de lui payer 300 livres dans 6 ans à compter de ce jour, avec un intérêt de 5 % payable chaque fin d'année ; Jean abandonne sa demande des 135 livres car il reconnaît que c'est ""mal à propos qu'il a fait cette demande" ; pour la sûreté de cet accord, les parties obligent leurs biens et les soumettent aux rigueurs des lois ; l'acte est passé au masage de Favas, dans la maison des CAUSSEL, en présence de Jean FEULLIADE (laboureur au masage) et Guillaume TIBAL (tailleur d'habits à Courconne) qui signent avec les CAUSSEL ; les EUZET ne savent pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ;

- le 05.05.1767, en tant que donataire universel de feu son père, Claude EUZET (par son testament du 26.04.1759), il paye à Laurent EUZET, son frère, ses droits de succession qui se montent à 600 livres et qui se décomposent ainsi : 1/ 350 livres pour légitime paternelle et portion d'augment, 2/ 175 livres pour 1/8ème sur les biens de Marguerite de GIRARD, sa mère, morte ab intestat, 3/ 75 livres " à quoi ils ont amiablement réglé les intérêts depuis qu'il a quitté la maison jusqu'à ce jour" ; pour cela, il lui cède une terre, champ et herme située au Triadou, "tenement de Terrouze", appelée "le camp nègre" (notaire Fulcrand MAUMEJAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ;
- le 05.05.1767, en tant que donataire universel de feu son père, Claude EUZET (par son testament du 26.04.1759), il paye à Louis NEUTRE (de Saint-Jean-de-Cuculles, son beau-frère, maître des biens dotaux de Jeanne, sa soeur, suivant leur Cm du 02.07.1763), 525 livres qui se décomposent ainsi : "350 livres que ledit feu Claude EUZET a donné à Jeanne pour luy tenir lieu de toutte legitime paternelle et portion d'augment dans le susdit acte de donnation et 175 livres pour le huitième compettant ladite EUZET sur les biens de Marguerite de GIRARD sa mere morte ab intestat" ; pour cela, il lui cède deux pièces de terre faisant partie de la donation, au Triadou : "Premièrement un champ en terrouze", contenant une ceterée deux cartons dix dextres, estimé un sol deux deniers maille, plus "un champ en terrouze", contenant six ceterées vingt destres, estimé quatre sols cinq deniers ; la valeur totale de ces deux champs étant de 550 livres, Louis NEUTRE lui paye immédiatement les 25 livres de différence sur les 525 livres dues ; une quittance est délivrée ; Louis NEUTRE reconnaît aussi que Jean Jacques lui a régulièrement payé les intérêts depuis son mariage ; ils obligent leurs biens ; l'acte est passé dans la maison de Jean Jacques, en présence de Jean ROUGÉ (ménager de Treviés) et de Jean CHALLIÉ (travailleur demeurant actuellement à la métairie de Laval, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc) qui signent (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles ;
- le 06.05.1767, il rembourse à Françoise MONTELS, sa tante (veuve de Jean EUZET, habitant à Saint-Mathieu-de-Tréviers) 300 livres à déduire des 1000 livres qu'il lui doit du prêt contracté le 22.08.1763 devant le notaire Fulcrand MAUMEJEAN, plus les intérêts ; ensuite, il lui vend "une pièce terre champ faisant partye de la donnation universelle a luy faitte par feu Claude EUZET son père retenûe par nous notaire le 26 avril 1759, située au terroir et taillable dudit Triadou en terrouzes dit le grand champ", contenant neuf ceterées deux cartons dix huit destres, estimé sept sols cinq deniers ; le prix est de 585 livres qui vient en déduction du restant de la somme de 1000 livres et des intérêts qui ont couru depuis le 22.08.1763 ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Pierre AZEMAR fils (laboureur, habitant les Matelles) et Jean CHALIÉ (travailleur, habitant actuellement à la métairie de laval, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc) ; Françoise MONTELS ne sait pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ;
- le 06.05.1767, il vend à Louis ROUX (travailleur de Saint-Jean-de-Cuculles), deux terres situées au Triadou : l'une, terre champ et herme "a las terrouses", contenant pour le champ 7 ceterées 2 cartons et, pour l'herme, une ceterée 3 cartons 16 destres, le tout estimé 6 sols 8 deniers obole, l'autre un devois dans lequel il y avait autrefois champ et vigne, appelé "la rompude daupin", contenant 88 ceterées une carte 18 destres, estimé 17 sols 5 deniers maille ; le prix de vente est de 1435 livres ; il déclare avoir reçu 180 livres et il délègue ROUX pour payer à son acquit et décharge : 1/ 300 livres à Françoise MONTELS, veuve et héritière de Jean EUZET, son oncle de Saint Mathieu de Tréviers, qu'il lui doit pour restes et fin de paiement de celle de 1000 livres et des intérêts qui ont couru depuis le 22.08.1763, qu'il lui consentit obligation devant nous notaire, 2/ 289 livres 10 sols à Jean AZEMAR, son beau-frère,, demeurant au Triadou, qu'il lui doit pour restes des droits de légitime paternelle et maternelle et portion d'augment de Marie Anne EUZET sa femme, comme mari et maître de ses cas dotaux, suivant leur contrat de mariage du 25.12.1760 et des intérêts, jusqu'au jour de la Saint Michel prochain, 3/ 145 livres au sieur JUSTIN, collecteur du Triadou de l'année dernière pour ce qui en reste de sa part de sa parcelle de taille et capitation ; ROUX s'engage à les payer : à ladite MONTELS à la Magdelaine prochaine en un an, audit AZEMAR le jour de la Saint Michel prochain, audit JUSTIN immédiatement ; sur les 521 livres restantes, ROUX se garde 280 livres que ledit EUZET lui doit par contrat d'obligation retenu par le notaire BRUGUIERE, de Montpellier, le 20.08.1763 ; pour les 241 livres du surplus, il charge ROUX de payer le collecteur du Triadou pour la taille et capitation dont il se trouvera redevable dans le rôle des impositions et de la capitation de la présente année ; s'il y a du reste, ROUX le payera audit EUZET le 01.11.1767, ainsi qu'il s'y oblige et il apportera les quittances ; les parties obligent et hypothèquent leurs biens et se soumettent aux rigueurs de justice ; jusqu'au parfait paiement, les fonds vendus restent affectés audit EUZET mais la jouissance et possession est immédiate pour l'acheteur ; l'acte est fait en l'étude, en présence de Marc Antoine MARTIN, ménager des Matelles, et de Jean CHALIÉ, travailleur demeurant actuellement à la métairie de Laval, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc ; ils signent sauf ROUX qui dit ne pas savoir (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles ;
- le 06.05.1767, il vend à Etienne TONDUT (travailleur de Saint-Jean-de-Cuculles), deux pièces de terre situées au Triadou : l'une " terre champ au chemin des jardins dit le champ de latour", contenant quatre ceterées onze destres estimé trois sols trois deniers obole et l'autre "pred as hort", contenant trois cartons douze destres et demy estimé un sol neuf deniers" ; le prix est de 600 livres ; Etienne TONDUT paye immédiatement 200 livres ; pour les 400 livres restantes, Jean Jacques EUZET délègue Etienne TONDUT pour les payer à Jean AZEMAR, son beau-frère, savoir 100 livres immédiatement (ce que fait Etienne TONDUT) et 300 livres le jour de saint Michel, 29 septembre prochain ; ledit AZEMAR reçoit les 100 livres et Etienne TONDUT s'oblige à lui payer les 300 livres restantes à ces conditions ; Jean AZEMAR, laboureur demeurant actuellement au Triadou, est mari et maître des biens dotaux de Marieanne EUZET (soeur de Jean Jacques), suivant leur Cm du 25.12.1760 ; cette somme vient en déduction des droits de légitime paternelle et maternelle de Marieanne ; ils obligent leurs biens ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jacques GRAS, fils à feu Pierre, dit petit laboureur, et Jean CHALIÉ, travailleur demeurant à la métairie de Laval, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc ; TONDUT ne sait pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ;
- le 06.05.1767, il loue à Jean CHALIÉ (laboureur habitant actuellement à la métairie de Laval, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc) "toutes les terres labouratives seulement quil a scitüées au terroir et taillable dudit Triadou" ; le bail est pour une année qui a commencé le 25.09.1766 et qui finira le 01.09.1767 ; le prix est de 265 livres que CHALIÉ promet de payer le 15.08.1767 ; il baille les terres en l'état où elles se sont trouvées lorsque CHALIÉ les a semées et doit aussi les prendre en l'état qu'elles seront "moyennant une raye que ledit CHALIÉ doit donner aux terres semées seulement" ; Jean se réserve la terre qui est devant sa maison, tous les muriers, toutes les vignes et les terres que CHALIÉ n'a pas voulu semer et qu'il fera cultiver à ses frais et dépens ; ils obligent et hypothèquent leurs biens et les soumettent aux rigueurs des cours ; l'acte est fait aux Matelles, en l'étude du notaire, en présence de Jean Jospeh MAUMEJAN (praticien) et Pierre AZEMAR (laboureur des Matelles) qui signent avec les parties (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ;
- le 28.05.1767, en tant que donataire universel de son père, il paye à Claude, son frère, 675 livres : "scavoir 350 livres que ledit feu Claude EUZET son père luy a donné pour luy tenir lieu de toute légitime paternelle et portion d'augment dans ledit acte de donnation cy dessus cittée, 175 livres pour le 8ème le competant sur les biens de Marguerite de GIRARD sa mère morte ab intestat, 125 livres à quoi ils ont amiablement réglé les interets de ladite légitime paternelle et maternelle qui ont coureu depuis le décès de leur père jusques à ce jour, et 25 livres que feu Catherine EUZET sa soeur luy a legué dans son testament" ; pour ce faire, il lui cède trois pieces de terres champs et vignes faisant partie de la donation, au Triadou : la premiere "champ au chemin des Mattelles" , contenant deux ceterées et demi et cinq destres, estimé un sol dix deniers obole, la seconde aussi "champ dit le champ dalpoux", contenant une ceterée deux cartons quatre destres, estimé un sol quatre deniers obole, et la troisième, une "vigne autrefois champ en terrouze", contenant une ceterée deux cartons dix destres, estimée un sol deux deniers maille" ; le montant total est de 495 livres ; Jean s'engage à payer le solde de 180 livres à son frère "dans une annee de ce jourdhuy a payne de tous depens sans interets jusques alors" ; la possession des deux champs se fera après la récolte qui est pendante et la vigne immédiatement ; ils obligent leurs biens ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Pierre AZEMAR fils, laboureur des Matelles et de Jean CHALLIÉ, travailleur qui signent avec les parties (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ;
- le 31.05.1767, il vend à Louis ROUX (de Saint-Jean-de-Cuculles, demeurant alors au mas de Vabre, à Sauteyrargues), "une bergerie et passage audit lieu du Triadou, confronte du levant couchant et vent droit suivant le compoix Marcelin PLAGNIOL, du marin monsieur AUZEMARD, contenant ladite bergerie ou jasse vingt, et ledit passage vingt canes, estimé un sol onze deniers (...)" ; le prix est de 120 livres qu'il "charge et délègue ledit ROUX la payé a son acquit et décharge à Antoine PEIROLLE du lieu de Lauret à compte de plus grand qu'il luy doit pour vente de bois ce que ledit ROUX promet et s'oblige de faire par tout le mois de juillet prochain sans interet a payne de tous depens (...) au moyen de quoy et de la quittance ou receu dudit PEIROLLE de ladite somme de 120 livres que ledit ROUX s'oblige de raporter audit EUZET il demeurera quitte du prix de la susdite bergerie et passage (...)" ; la possession et jouissance est immédiate ; les parties obligent leurs biens ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Fulcrand GRAS (fils de Melchior, ménager) et René GRAS (travailleur), des Matelles, qui signent avec EUZET mais ROUX ne sait pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles)
- le 01.09.1767, son oncle Laurent EUZET (marchand à Montpellier) lui accorde un prêt de 524 livres par billet privé (indiqué dans l'acte du 29.08.1772)

- le 04.10.1768, il "baille en afferme et a prix dargent toutes les terres labouratives, vignes, ollivettes et muriers" qu'il a au Triadou à François DESFOURS (travailleur habitant Saint-Jean-de-Cuculles) ; il ne se réserve que les bois, devois, jardin et maison ; le bail est pour un an qui a commencé le 15.08.1768 ; le prix est 140 livres que DESFOURS s'engage à régler "par tout le mois de juillet prochain" ; DESFOURS "ne sera tenu de donner aucune raye aux terres qui sont ensemencées aux garais et ledit EUZET prendra le tout comme se trouvera après la récolte prochaine de bled sans pouvoir pretendre aucun dommage pour la maltenüe dans lesdits biens affermés et ledit EUZET laissera enfermé audit DESFOURS le vin qui proviendra auxdites vignes affermées dans son cellier audit Triadou sans payer aucune rente" ; ils obligent et hypothèquent leurs biens "et ledit DESFOURS sa personne" et les soumettent aux rigueurs des cours ; l'acte est fait dans l'étude du notaire, en présence de Pierre AZEMAR (laboureur aux Matelles) et René GALABERT (travailleur aux Matelles) qui signent avec Jean EUZET ; François DESFOURS ne sait pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ;
- le 10.01.1771, François MASSEDOR (travailleur, masage de Lebous) lui vend une vigne plantier au tenement des Condamines ("sur le manifest de Jean ESTEVE de la MATTE f° 47"), d'une contenance de 5 journaux, au prix de 138 livres ; il paye tout de suite et en a la possession et jouissance immédiate ; l'acte est fait et récité au logis de Treviés, en présence d'Antoine ROUGER (fils d'autre, laboureur) et de Jean CLAPAREDE (travailleur de Saint Mathieu) qui signent ; MASSEDOR ne sait pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ;
- le 29.08.1772, il reconnaît devoir 924 livres à son oncle, Laurent EUZET, en tant qu'héritier de son père, lui-même l'étant de sa mère, Estienne PLAGNIOL par son testament du 02.05.1751, enregistré le 13.10.1751 par le notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles ; ces 924 livres se décomposent en 1/ 200 livres du legs que lui a fait Estienne PLAGNIOL dans son testament, 2/ 200 livres pour les intérêts (modérés) depuis la mort d'Estienne PLAGNIOL jusqu'à ce jour, 3/ 524 livres "qu'il lui doit par billet privé" du 01.09.1767 "qui a été à l'instant biffé et lacéré" en présence du notaire et des témoins, "après avoir ledit EUZET neveu reconnu son écriture et signature" ; il promet de rembourser cette somme "dans neuf années" sous peine de dépens, dommages et intérêts ; pour une plus grande sûreté, il lui baille par engagement et antichrèse plusieurs biens fonds : 1/ Un champ complanté d'oliviers et un herme joignant, au tènement des Mazes, contenant 4 sétérées 2 cartons 2 destres (pour le champ) et 2 sétérées 1 carton 2 destres (pour l'herme), estimé 3 sols 10 deniers obole, 2/ Un champ et herme, aux Mazes, dit le champ de Lauziere, contenant 2 sétérées (pour le champ) et 3 cartons 15 destres (pour l'hezrme), estimé 6 deniers maille obole, 3/ Un devois à la Deveze, contenant 68 sétérées 2 cartons 15 destres, estimé 12 sols 5 deniers maille obole ; il pourra en jouir, à compter de ce jour, pendant ces 9 ans et, autrement jusqu'au complet remboursement ; s'il y a une coupe du bois taillis dans le devois, le montant sera imputé sur les 924 livres ; les parties hypothèquent et obligent leurs biens et les soumettent aux rigueurs de la justice ; l'acte est fait et récité au château de Fonfrède (paroisse de Saint-Clément-de-Rivière), appartenant au sieur GUIRAUD, en présence de François ROBERT (marchand de poil de chèvre, à Montpellier) et Claude COLLET (au mas de Lebous, à Saint-Mathieu-de-Tréviers) qui signent avec les parties (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles)
- le 06.11.1774, il baille à Jean PLAGNIOL (du Triadou), le devois de Leuzière pour 4 années, commençant à la Saint Michel dernière (29.09.1774) et finissant à la Saint Michel de 1778 (29.09.1778) ; ce bail inclut les 5 terres qui y sont, y compris le champ de leuzière ; elles y seront à moitié fruits, chacun fournissant la moitié de la semence, à partir de la Saint-Michel prochaine (29.09.1775) ; de plus, il lui baille le bocage des vignes et terres, le tout pour 24 livres chaque année "qu'il payera au dernier cartier de la taille de chaque année" ; fait en double au Triadou ; ils signent (billet privé dans le dossier de la famille EUZET, au Triadou, aux AD 34) ;
- le 18.02.1791, il indique le nom de ses experts dans la contestation de ses soeurs sur le montant de leur légitime paternelle (voir les article de Marie Anne et de Jeanne) ;
- le 02.07.1791, il paye 4 livres 10 sols à Fulcrand BELLEVILLE (prieur et curé du Triadou) "pour l'acquit de la fondation faite sur le champ appelé de la Confrérie, et ce depuis le commencement de la présente année (quittance signée par le prieur, à Montpellier) ;
- + 3 brumaire an 11 (25.10.1802), à Saint-Gély-du-Fesc, "à la métairie des Vautes" ; il a 75 ans quand il meurt d'après les deux déclarants : Jean PEIRIDIER et Jean DOUMERGUE, de Saint-Gély-du-Fesc, "qui ont déclaré être amis du défunt" ; l'acte de décès indique qu'il est "professeur d'agriculture" ; dans les autres actes, il est dit "ménager" (en 1751) ou encore "laboureur" (en 1795) ; c'est justement en 1795 (le 26 messidor an 3 ou le 14.07.1795), qu'il est témoin de mariage, à Saint-Gély-du-Fesc ; il s'agit du mariage d'un travailleur de terre, Jean SAUMADE, et de Marie DOUMERGUE, fille d'André , laboureur, et d'Antoinette GUIGOU, "de la métairie des Vautes" ; Jean EUZET et André PEPIN sont témoins ; le premier est dit "laboureur, habitant la commune du Triadou" et le second, "fermier du citoyen VAQUIER" ; or, dans un acte du 11 messidor an 6 (29.06.1798), on voit que Jean SAUMADE est fermier du citoyen VAQUIER, au mas de Colondres ; en conclusion, en 1795, André PEPIN, beau-fils de Jean Jacques EUZET est fermier au mas de Coulondres, cependant que Jean Jacques EUZET habite encore au Triadou ; par contre, quand il meurt, en 1802, il est dit "natif de la commune du Triadou, domicilié dans la présente commune" (à Saint-Gély-du-Fesc) ; on peut donc facilement imaginer qu'il s'est installé au mas des Vautes, après le 14.07.1795, chez sa fille Jeanne et lieu où a dû travailler André PEPIN (après le mas de Coulondres).Voir Le Triadou. et Saint-Mathieu-de-Tréviers

Les signatures de Jean Jacques EUZET et d'André PEPIN
(le 14.07.1795)



2ème génération "La lignée" (génération 15) :

Jeanne (fa Jean Jacques et Suzanne RICARD) ° 21.05.1757, au Triadou ; b 21.05.1757, au Triadou : p : Pierre AZEMAR (du Triadou, qui signe), m : Jeanne EUZET (du Triadou, tante de la baptisée, qui ne sait pas signer) ; Cm le 09.06.1779 avec André PEPIN : son père lui constitue une dot de 300 livres, payables sans intérêts dans trois années à compter de ce jour, plus un cabinet estimé entre les parties à 25 livres, qu'il promet de délivrer le jour du mariage ; elle se constitue 99 livres correspondant à la valeur de ses dorures estimées entre les parties ; ces dorures sont une croix d'or, des boucles d'argent, un clavier d'argent et des bagues d'or ; le futur les tient pour reçues et en fait reconnaissance sur ses biens présents et à venir en faveur de sa future épouse ; les futurs époux déclarent ne vouloir se donner aucun augment ; les parties obligent leurs biens ; l'acte est passé dans la maison de Jean EUZET, son père, en présence de Jean François PEPIN (frère d'André, ménager au Triadou), François PEPIN ((frère d'André, cordonnier à Saint-Gély-du-Fesc) et Jacques TEISSEDRE (ménager, au masage de la Vieille, paroisse de Saint-Mathieu-de-Tréviers) qui signent avec le père de Jeanne (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; x André PEPIN 18.01.1780, au Triadou ; à son mariage, assiste notamment, Claude EUZET, son oncle ; elle ne sait pas signer ; sa mère la déclare comme son héritière universelle et générale dans son testament du 09.12.1788 (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le couple habite à Saint-Gély-du-Fesc, au "mas de Coulondres", en 1795, puis à la "métairie des Vautes", toujours à Saint-Gély-du-Fesc, comme on le voit dans l'acte de décès de Suzanne PEPIN, leur fille, le 3 pluviôse an 12 (24.01.1804) ; un autre acte donne la naissance de leur fille Gracie PEPIN, le 27 frimaire an 6 (16.12.1797), à Saint-Gély-du-Fesc (mais sans plus de précisions) ; le 20.12.1822, veuve d'André PEPIN, elle reconnaît avoir reçu de Louis EUZET (son frère) 191 francs et elle lui en fait quittance ; la somme correspond à une obligation consentie par feu Claude EUZET, reçue par le notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles, le 24.06.1814 ; Louis EUZET agit comme tuteur des enfants mineurs de Claude EUZET, son frère, et de Rose HEBRARD, en vertu de la ferme des immeubles dudit Claude EUZET (en faveur de Louis EUZET), passée devant le notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles, le 24.06.1818 ; dans cet acte, elle est dite habitante et domiciliée à la métairie de la Garde, commune du Rouet, et ci-devant à Grabels" ; l'acte est fait en l'étude, en présence de Jean Baptiste SADDE (des Matelles) et de François ROUX (de Cazevieille) qui signent (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; auparavant, le 29.09.1822, elle a reçu dans les mêmes conditions, chez le même notaire, 290 francs de son frère Louis, au titre de tuteur des enfants mineurs de leur frère Claude ; le 15.01.1824, elle est présente lors du Cm de sa fille, Marie Anne PEPIN avec Joseph FRANCÉS (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; elle est alors veuve d'André PEPIN, habite et est domiciliée avec sa fille, à "la métairie de la Garde, commune de Rouet, canton de Saint-Martin-de-Londres" ; + 23.08.1829, au Rouet (34), "dans sa maison d'habitation sise au hameau de Masclac dépendant de la commune de Rouet, y domiciliée". Voir Le Triadou (génération 14) et Le Rouet






Trois EUZET, au XIXe siècle

- Thérèse Magdelaine (fa Jean et Marguerite MARTINIER) ° 15.11.1830, Les Matelles, au hameau de Galabert ; signalée au recensement des Matelles de 1836, avec ses parents ; signalée aux recensements des Matelles de 1841 et 1851, avec ses parents, au " hameau de Galabert" ; x Claude ANDRÉ, le 05.02.1852, Les Matelles (dans l'acte de mariage, les prénoms sont inversés) ; Cm le 30.12.1851 : régime dotal ; son père lui constitue en dot 2800 francs, savoir "300 francs en la valeur des bijoux et dorures qu'elle a devers elle" et 2500 francs en espèces d'argent ; il promet de payer 2000 francs dans 4 ans et 500 francs dans 8 ans, à partir de ce jour, sans intérêts ; par contre, en cas de retard, il y aurait des intérêts ; en garantie, Jean EUZET affecte et hypothèque les immeubles qu'il possède dans la commune des Matelles "consistant en maison, champs, vignes, muriers, oliviers, bois et patures ; de son côté le père du futur donne le quart de ses biens (montant annuel de 70 francs) ; l'acte est fait dans dans la maison d'habitation des parents de Thérèse, en présence de Pierre DURAND (propriétaire foncier à Combaillaux) et d'André FLEURY (propriétaire foncier à Murles) qui signent avec, notamment, les parties et les parents de Thérèse (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; sans profession ; elle sait signer ; signalée au recensement de Saint-Gély-du-Fesc de 1856, avec son mari et deux enfants ; le 27.01.1856, son père paye pour sa dot à son mari, "500 francs, acompte de celle de 2500 francs, montant de la constitution de dot que ledit EUZET a fait à sadite fille dans le contrat de mariage cidevant énoncé et a imputé sur les 2000 francs payables le 30 décembre dernier" ; acte passé dans l'étude du notaire, en présence de Pierre GRAS et de Fulcrand Caliste ICARD, propriétaires fonciers des Matelles qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement de Saint-Gély-du-Fesc de 1861, avec son mari, deux enfants et un domestique ; le 23.10.1864, ses parents font donation de leurs biens à ses deux frères, Jean et Célestin ; dans cet acte, les donateurs rappellent d'abord que dans le Cm de Thérèse, ils ont fait donation à leur fille, en avancement d'hoirie, de 2800 francs, dorures comprises, sur laquelle ils ont déjà payé 1100 francs ; compte tenu de la donation de la totalité de leurs biens à leurs deux fils, ceux-ci sont tenus de payer à leur soeur, chacun par moitié, 2900 francs à titre de soulte de la façon suivante : 1700 francs dans un an à compter de ce jour et 1200 francs à l'époque du dernier décédé des donateurs, leur père et mère, sans intérêts jusqu'alors (ces intérêts représentent la portion de la pension qui aurait été à sa charge et que ses frères vont verser à leurs parents) ; il résulte de ces dispositions que les 1700 francs non payés sur la dot de Thérèse sont annulés, cette somme faisant double emploi avec les 2900 francs que ses frères doivent lui payer comme soulte (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée aux recensements de Saint-Gély-du-Fesc de 1866, 1872 et 1876, avec son mari et trois enfants, "rue Valfere" (de la Valfere, en 1866 et 1872) ; signalée au recensement de Saint-Gély-du-Fesc de 1881 comme couturière, avec son mari et un enfant, "rue Valfere" ; signalée au recensement de Saint-Gély-du-Fesc de 1886, avec son mari et deux enfants, "rue Valfere" ; signalée au recensement de Saint-Gély-du-Fesc de 1891 comme veuve, sans profession, avec son fils Léon et sa petite-fille Léontine, "rue Valfere" ; signalée au recensement de Saint-Gély-du-Fesc de 1896, comme veuve, avec son fils Léon, ses petits-enfants Léontine et Louis et deux pensionnaires (un journalier et un domestique), "route de Ganges" (le même recensement indique que son fils Célestin habite rue Valfere avec son épouse et leur enfant) ; signalée aux recensements de Saint-Gély-du-Fesc de 1901 et 1906 comme veuve, avec son fils Léon et ses deux petits-enfants, "rue Valfere" ; + 14.02.1907, veuve de Claude ANDRÉ, à Saint-Gély-du-Fesc, "dans sa maison d'habitation". Les Matelles et "La lignée" (génération 15)


Marie Suzanne (fa Claude et Marie Rose HEBRARD) ° en 1782 Le Triadou (23 ans 6 mois quand elle se marie mais sa naissance n'est pas indiquée dans le registre paroissial) ; x Guillaume GAILLARD 18.12.1806 Le Triadou ; elle ne sait pas signer ; Cm, le 17.11.1806 : ; régime dotal ; Claude EUZET donne à sa fille de son chef et en avancement d'hoirie : 200 francs "en la valeur de bijoux et dorures que la future épouse a devers elle" ; sous réserve du droit de retour en cas de prédécès de sa fille sans enfant et de ceux-ci sans postérité (notaire François AUTERACT, de Montpellier) ; elle habite à Saint-Gély-du-Fesc après son mariage ; le 07.05.1826 a lieu le partage des biens immobiliers venant de la succession de Claude EUZET, son père ; avant cet acte, son mari paye 180 francs à ses 9 frères et soeurs, soit 20 francs à chacun, en remboursement des 200 francs d'avancement d'hoirie ; le paiement a lieu en numéraires et bonnes espèces de cours, à la satisfaction de chacun ; les biens sont divisés en "cinq lots égaux qui seront jouis par indivis de deux à deux" ; le premier lot lui est échu, en indivis avec sa soeur "Rosalie" (Marie Rose) ; ce premier lot comprend : 1/ Le restant de la maison (l'autre partie ayant été préalablement affectée à son frère Jean Jacques, au titre de préciput pour le quart des biens) ; 2/ Le tiers d'une terre champ située au devant de la maison paternelle, à prendre au milieu de ladite terre ; 3/ Le quart formant le dernier lot d'une terre champ et herme appelée Malataverne, confrontant du levant le patus, du couchant le Terrieu ; 4/ Le quart d'un bois taillis appelé Lauzière, confrontant du couchant la draye commune entre les copartageants ; 5/ La moitié de la vigne longue, à prendre du côté du nord, confrontant du couchant le chemin ; 6/ Un petit enclos appelé les ruches à miel, confrontant de toutes parts le patus ; 7/ La moitié d'un herme appelé la confrairie, à prendre du côté du couchant, confrontant du couchant le patus ; 8/ La moitié du champ du Roc, à prendre du côté du nord, confrontant du levant le grand chemin ; pour les conditions générales de ce partage, voir l'article de son frère Jean Jacques (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; le 01.02.1827, avec sa soeur Marie Rose ("Rosalie"), elle vend à Jean VIDAL (agriculteur au Triadou) une partie des immeubles venant de la succession de leur père (suite au partage du 07.05.1826 entre frères et soeurs) ; en l'occurence, il s'agit des articles 3, 4, 7 et 8 de leur lot indivis ; le prix est de 1000 francs (soit 500 francs pour chacune) ; VIDAL a payé en pièces d'argent avant cet acte; la possession est immédiate mais, pour les herbages et pâturages, ce sera le 1er juin prochain et, pour les terres champs semées en blé, après la récolte qui est pendante ; les propriétés sont d'un revenu annuel d'un franc par an ; l'acte est fait dans la maison de Marie PEPIN (veuve de Louis EUZET, belle-mère de l'acquéreur) où VIDAL habite ; sont présents : Jean François PEPIN fils aîné (cultivateur au Triadou) et Joseph COULOUGNON (tonnelier à Saint-Geniès-de-Mourgues) qui signent ; elle ne sait toujours pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; acte identique dans la forme pour les deux soeurs qui, le 01.02.1827, vendent à Jean MALET (agriculteur au Triadou) des immeubles correspondant aux articles 1, 2, 5 et 6 du partage suite à la succession de leur père, le tout pour le prix de 1000 francs (soit 500 francs pour chacune) ; l'acquéreur s'engage à payer en plusieurs fois, la dernière étant au 01.02.1829 ; il est rappelé que les murs mitoyens qui doivent servir de séparation à la porte de la maison doivent être faits à frais communs entre l'acquéreur et leur frère aîné ; l'acte est fait dans le même lieu avec les mêmes témoins ; elle ne sait pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; signalée au recensement de 1836 de Saint-Gély-du-Fesc avec son mari (charron) et trois enfants ; veuve le 01.08.1840 ; signalée au recensement de 1841 de Saint-Gély-du-Fesc comme veuve GAILLARD avec trois enfants dont Auguste GAILLARD (charron) et un ouvrier charron ; + 04.08.1846, à Saint-Gély-du-Fesc, veuve de "Guilhaume GALLIARD" ; un des déclarants du décès est Jacques PÉRIDIER, son beau-fils (dans l'acte, l'âge indiqué est 72 ans !) Le Triadou et "La lignée" (génération 16)


> Marie Rose (fa Jean Jacques et Marie Rose EUZET) ° 06.09.1816 Le Triadou ; x Jean BACHEIRON (patronyme devenu VACHERON, VACHÉRON puis VACHER), le 22.11.1837 au Triadou ; Cm le 15.10.1837 : régime dotal, elle se constitue en dot 200 francs, "montant de la valeur des bijoux et dorures qu'elle a devers elle", cependant que les parents de Jean (patronyme écrit VACHER) lui donnent à titre de préciput et hors part, un quart de leurs biens ; l'acte est passé dans la maison de Jean Jacques EUZET, en présence de Jean VIDAL et d'Auguste PEPIN (propriétaires au Triadou) qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; elle ne sait pas signer ; signalée aux recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1846 à 1876 avec son mari et ses enfants, au "hameau des Cazarels" ; le 13.07.1856, avec son mari, elle reconnaît devoir à Jean BONNET (agriculteur de Saint-Jean-de-Cuculles) 225 francs "pour prêt que celui-ci en a fait avant ce jour, en espèces d'argent ayant cours" ; le couple, qui habite "aux Cazarels, commune de Saint-Jean-de-Cuculles", s'engage à rembourser la somme le 01.07.1857 et d'en payer un intérêt de 5 % à partir de l'échéance ; pour sûreté de l'opération, ils affectent et hypothèquent les immeubles qu'ils possèdent à Saint-Jean-de-Cuculles, "consistant en champs, vignes, olivettes, muriers et maison" ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Fulcrand Caliste ICARD et François MARTIN, propriétaires fonciers des Matelles (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; dans la donation de ses parents du 03.08.1863, il lui est attribué les terres, champs, vignes et patus dits "Le Flourat", la vigne dite de "dessous le Roc" (au Triadou) et 100 francs qui lui seront payés par ses frères Fulcrand et François, "chacun 50 francs le 15 mai prochain sans intérêts" ; dans un acte notarié du 02.09.1872, le couple reconnaît qu'un prêt de 700 francs leur a été fait par René ARNAUD ; ils s'engagent solidairement à le rembourser en deux ans, avec un intérêt de 5 % et, en garantie, le couple hypothèque ses immeubles - pour lui, au terroir de Saint-Jean-de-Cuculles : "maison, champs, vignes et olivettes" et, pour elle, terroir du Triadou : "champs et vignes" (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le 27.12.1876, le couple (qui habite toujours au hameau des Cazarels) fait un partage anticipé et entre vifs de ses biens au bénéfice de leurs enfants : Clotilde Sophie (mariée avec Guillaume Auguste BRINGUIER, à Castries), Philomène (mariée avec Jean DAUDÉ, à Saint-Vincent-de-Barbeyrargues), Jules (qui demeure aux Cazarels, à Saint-Jean-de-Cuculles), Lucie (mineure, au service de M. MASSA, de Prades) et Virginie (mariée avec Antoine CHARDONNET, à Combaillaux) ; le notaire qui écrit l'acte a commis plusieurs erreurs en ce qui concerne Virginie à qui il prête le patronyme d'EUZET (au lieu de VACHER) et une fois le prénom de Marie ( au lieu de Virginie) ; dans cet acte le patronyme des parents et des enfants est VACHER (et non VACHERON) ; le montant des dettes excédant le montant des biens donnés, la totalité de l'actif et du passif est donné à Jules VACHER, moyennant des compensations financières de ses soeurs ; parmi les dettes, il y a 300 francs "au sieur EUZET aîné à Assas suivant une lettre de change notariée et enregistrée" ; pour les parents, la donation prévoit une pension annuelle et viagère et la réserve de pièces dans la maison ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jacques GRAS et de Casimir DURAND (agriculteurs aux Matelles) qui signent avec Jules, Lucie et Virginie (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le couple n'est plus signalé dans les recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1881 à 1891 ; signalée veuve VACHER au recensement de Saint-Jean-de-Cuculles de 1896 avec son fils Jules VACHER (cultivateur et chef de ménage), sa belle-fille Eulalie GUIGOU et ses quatre petits-enfants, aux "Cazarels ; + 31.08.1896, veuve VACHER, à Saint-Gély-du-Fesc ; voir Le Triadou et Saint-Jean-de-Cuculles et "La lignée" (génération 17)


La situation d'après le recensement de 1901 :

Le recensement de 1901 montre que le patronyme EUZET n'était plus représenté à Saint-Gély-du-Fesc que par Thérèse EUZET, "veuve ANDRÉ" (70 ans), mère de Léon ANDRÉ (42 ans) et grand-mère de Léontine ANDRÉ" (16 ans) et de Louis ANDRÉ" (13 ans), tous demeurant au 1, rue Valfere. Voir Les Matelles (génération 3 de la deuxième branche issue de Saint-Gély-du-Fesc)

3/ Questions

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Les lignées de l'Hérault

Saint-Gély-du-Fesc (suite 1)

Saint-Gély-du-Fesc (suite 2)