La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

Les branches d'Assas.
(T 12)



Pour mieux situer les EUZET d'Assas, il est suggéré:

1/ De regarder le schéma de la lignée dans le fichier appelé "Les lignées issues de l'Hérault" .
2/ De retrouver les EUZET d'Assas dans la généalogie de la lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (générations 7 à 21) "La lignée".


Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
a.s. : ancien style
n.s. : nouveau style
AD : Archives départementales
AM : Archives municipales
ca : vers, environ















La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.

Le recensement de 1901

La première branche (issue directement du Triadou, au 16ème siècle)
La deuxième branche (issue d'Aniane et Viols-le-Fort, au 17ème siècle)
La troisième branche (issue directement du Triadou, au 18ème siècle)
La quatrième branche (issue directement du Triadou, au 19ème siècle)
Une autre EUZET (issue du Mas-de-Londres, au 19ème siècle)




1/ La présentation du lieu

A Assas où les rues remontent vers le Moyen Age,
on est 12 km de Montpellier et 8 Km du Triadou
(Photo J.C.E. 26.07.2005)




2/ L'état des connaissances

Comme à Montpellier, il y a eu plusieurs branches de familles EUZET arrivées successivement à Assas. Toutes sont issues de la lignée du Triadou qui, elle-même, trouve son origine au mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc.



Arrivée du Triadou au XVIème siècle : une première branche (protestante), à Assas.

A Assas, pour cette première branche des EUZET, les débuts sont rapidement protestants puis la descendance continue avec des catholiques. Comme pour le Triadou, les hommes de loi, notaires, praticiens, procureurs et greffiers, forment la trame qui constitue le maillage de ces familles mais dont il n'est pas toujours facile de démêler les fils. Cependant, on sait, maintenant, que les EUZET d'Assas sont à relier à ceux du Triadou.

En effet, deux actes sont essentiels pour faire ce lien. Il s'agit de deux contrats de mariage de la mi-XVIème siècle. L'un, du 19.02.1546, est celui de Jean RO(U)SSET (fils de Guillot, de Teyran) avec Jeanne EUZET (fille d'Antoine et de Jeanne ANDRIEU, du mas du Triadou, à Saint Sébastien de Cassagnas) ; l'autre, du 18.02.1546, est celui de Hugues RO(U)SSET (fils de feu Pierre, de Teyran) avec Alix EUZET (fille d'Antoine et d'Antonie BONNEL, du mas du Triadou, à Saint Etienne de Cassagnas). Dans ces deux actes qui concernent deux cousines des EUZET du Triadou (voir
garrigue 3 b, génération 8), sont présents Jean BOSC, Michel BONNEL (de Cournonsec), Jaume GLEYZES et "Mathieu EUZET d'Assas. Le premier est, évidemment parent de Marguerite BOSC (voir garrigue 3 b, génération 7), le second est probablement parent avec Anthonie BONNEL (voir garrigue 3b, génération 7), le troisième est de Meyrargues, c'est-à-dire à Vendargues (on verra, plus loin, la présence d'un notaire de Meyrargues, un siècle plus tard, parrain d'un EUZET de cette branche) et le dernier, Mathieu EUZET, est donc d'Assas et forcément parent des deux mariées du Triadou.

"Mathieu (H)EUZET d'Assas" est l'un des témoins des deux mariages de 1546
(3ème ligne)


La solution est donnée en partie par le contrat de mariage de Mathieu EUZET, du Triadou, et de Jeanne DESPUECH, en 1522, l'acte imposant à Mathieu de résider à Assas avec son épouse avec qui il s'associe pour gérer ses biens. Le 27 novembre 1570, Mathieu fait son testament. Son épouse teste à sa suite (elle fera encore une donation au bénéfice de ses enfants, le 6 février 1578). Mathieu lègue à ses enfants Antoine "plus vieux" (héritier universel), Antoine "plus jeune", Pierre, Pascal (marié à Antoinette DESPUECH) et Michel : on retrouve ce prénom chez Michel BONNEL (ce sont les deux seuls Michel connus parmi les EUZET de l'Ancien Régime et leur parenté). Il y a aussi trois filles dont on ignore les prénoms. Il lègue également à Florence, sa soeur, veuve d'un BONNEL de Cournonsec (un village où le protestantisme s'installe aussi), et à sa femme Jeanne DESPUECH. Celle-ci a une soeur, Berthomine et deux frères, Anthoine et Jean, ce dernier étant procureur au présidial de Montpellier. Dans un acte du 05.05.1567 concernant un litige entre les consuls d'Assas et le prieur d'Assas, à propos de la propriété d'une pinède, il est dit que les habitants sont représentés par "Antoine DURAND et Jehan BESSEYRE, consuls dudit lieu, et Mathieu EUZET, pour lui et pour Jehan DESPUECH, aussi consul, son beau-frère" (notaire Jacques BARTHÉLÉMY, de Montpellier).

Les DESPUECH apparaissent nombreux dans les premiers registres des pasteurs de Montpellier. Nous y retrouvons aussi les BONNEL et les EUZET. Deux exemples montrent, en même temps, que le monde des procureurs restait entre soi. Ainsi, le 15 octobre 1617, c'est le baptême de Jean DESPUECH, fils de Pierre, procureur. L'enfant est présenté par Jean TROUSSEL, procureur et Suzanne DESPUECH. Ou encore, le 29 septembre 1601, c'est le contrat de mariage protestant d'Ysabel CO(U)LONDRES du mas de Leuret, de Saint-Gély-du-Fesc (l'ancien mas d'Euzet, à l'origine de la lignée des EUZET du Triadou), avec Pierre SOUJOL, en présence de Jean DESPUECH, procureur "en la cour présidial", et de deux praticiens, Jean SALLELES et Jean VIGNE.

Ce Mathieu EUZET est certainement le Mathieu "AURET", d'Assas, dont le fils Antoine se fait taxer d'une contribution en 1560, pour avoir assisté à une "assemblée défendue" (c'est-à-dire de la RPR, la "religion prétendue réformée), à Montpellier. Celui de ses fils qui est héritier universel, Antoine vieux, se serait marié vers 1560 (plus précisément, entre 1556 et 1566). On peut donc penser qu'il s'agit de son fils aîné.

Les liens entre les EUZET du Triadou et ceux d'Assas apparaissent encore dans l'accord et transaction entre les EUZET du Triadou du 29.01.1565 : Antoine EUZET vieux et Jean EUZET, son fils, d'une part, Antoine EUZET jeune et François EUZET, son fils, d'autre part. Dans cet acte, un des témoins est "Antoine EUZET d'Assas" dont la signature particulièrement imposante se trouve au bas de l'accord (voir ci-dessous) : il est clair que c'est pratiquement le premier de la lignée à savoir signer, ce qui explique que l'on ait fait appel à lui.

La signature d'Antoine EUZET d'Assas, en 1565


En fonction de ces données concordantes, la seule hypothèse possible est alors que Mathieu soit un EUZET du Triadou de la génération 7 de la lignée, fils du Mathieu EUZET de la génération 6.

Les registres du temple de Montpellier montrent ensuite qu'il y a plusieurs naissances et mariages que l'on peut raisonnablement imputer à la fratrie issue de Mathieu EUZET. Ainsi, Jean, fils d'Antoine EUZET et de Gabrielle xxx, est baptisé le 8 août 1562. C'est peut-être lui qui se mariera avec Marie COMBET(TE) et qui aura lui-aussi un fils nommé Mathieu, en 1606. Ainsi Alesette EUZET, fille de Pierre et de Jeanne xxx, baptisée en juin 1585. Ainsi, Jeanne EUZET, fille de Pascal EUZET, d'Assas, qui se marie avec Estienne SABATIER, le 11 juillet 1604 (contrat de mariage du 27 juin 1604.) Ce Pascal EUZET, marié avec Anthoinette DESPUECH, est particulèrement intéressant, car il a aussi un fils, Jean, qui est praticien, comme on le constate dans deux minutes notariales de 1601 et 1602. Comme il y a aussi un Jean EUZET, notaire à Assas qui est en activité, au moins vers 1623, on peut logiquement estimer qu'il s'agit du même personnage. La probabilité est d'autant plus forte que "l'ascenseur social" de l'époque allait du praticien au notaire et non l'inverse. Ce notaire était marié à Françoise RICARD.

La génération suivante va passer le pas du protestantisme au catholicisme, avec les quatre enfants du couple Jean EUZET et Suzanne RICARD : Benjamin et François, plus, probablement, Jeanne et Marguerite. Les BMS du temple de Montpellier nous apprennent ainsi le baptême de Benjamin EUZET, fils de Jean et de Françoise RICARD, d'Assas, le 8 novembre 1625. Il est présenté par un procureur de la cour des aides de Montpellier, Benjamin du CARBON. Ce même Benjamin EUZET est présent, le jour du contrat de mariage de son frère François EUZET avec Catherine CHARPE, le 3 juin 1649. C'est dans cet acte que l'on découvre que leur père, Jean EUZET, était notaire à Assas, de son vivant. Sur les registres catholiques, il y a au 21 octobre 1686, le décès de Benjamin "HEURET". Il faut probablement lire Benjamin EUZET (cela lui faisait 61 ans) et, dans ce cas, cela voudrait dire qu'il s'était converti au catholicisme. De même, le 19 février 1651, le fils de François EUZET et de Catherine CHARPE, Jean-Jacques, est baptisé sur les fonds baptismaux catholiques d'Assas, le parrain étant un autre notaire, Jean QUERELLES, de Meyrargues (comme Jaume GLEYZES, en 1546). La confirmation du passage au catholicisme est donnée par le baptême de leur fille Anne, le 23 février 1669, à Assas. (Voir la génération 11 de Garrigue suite 3b)

Par contre, les minutes notariales de la région paraissent muettes sur la descendance des autres fils de Mathieu EUZET et de Jeanne DESPUECH. La présomption d'une émigration d'une partie de cette famille est donc forte pour cette première vague protestante des EUZET du Triadou. Par contre, pour François, l'abjuration a dû se passer entre 1642 et 1649 car, le 21 juin 1642, c'est un François EUZET d'Assas qui présente au baptême protestant de Montpellier, Suzanne DUMAS, fille de Jean DUMAS et de Marguerite LAUZETTE (soeur de François ?). Celle-ci a encore au moins un autre enfant baptisé dans l'église réformée de Montpellier, Pierre DUMAS, le 5 février 1645. Enfin, il y a aussi le mariage catholique de Jeanne EUZET, d'Assas, avec Guillaume DURAN(D), à Murles, le 20 juin 1649. Cette Jeanne qui se marie la même année que François est certainement une autre soeur convertie, comme lui, au catholicisme ; l'un des témoins du mariage est Jacques CHARPES, probablement le frère de Catherine de SCHARPE, l'épouse de François EUZET (qui est autorisée par son frère Jacques au contrat de son mariage).

Première génération (génération 7 de "La lignée" )

- Mathieu (fs Mathieu) ; censive ecclésiastique pour le mas du Triadou, du 29.10.1520, acte qui donne sa filiation (notaire, Guillaume VITALIS, de Montpellier) ; il habite alors au Triadou ; x Jeanne DESPUECH : Cm, le 29.10.1522 (notaire Pierre MATHEY, de Montpellier) ; la date qui est indiquée par Pierre MATHEY est aussi le 25 octobre mais ce contrat de mariage se trouve à trois endroits dans le minutier de ce notaire ; or, dans deux copies sur trois, la date est le pénultième jour d'octobre, c'est-à-dire le 29, ce que nous avons retenu ici ; la quittance de dot ne se trouve que dans une version, à la date du 15.03.1523, chez le même notaire ; de plus, dans une des copies, Mathieu est indiqué comme étant du Triadou, paroisse Saint-Sébastien-de-Cassagnas, ce qui, en fait, représente son lieu d'origine ; par contre, dans les deux autres copies, il est dit des Matelles, lieu qui est probablement celui où il a habité avant de s'installer à Assas ; d'autres différences apparaissent encore ; en effet, dans l'acte dont le début est repris ci-dessous, les témoins Pierre et Antoine EUZET sont présentés comme étant les oncles de Mathieu ; or, si c'est bien le cas pour Pierre (qui est prêtre au Triadou), ce n'est pas le cas pour Antoine qui est son frère et présenté comme tel dans les autres copies ; il semble donc que l'acte dont le début est mis ici en extrait soit une première mouture incomplète (deux pages seulement) mais elle est utile car c'est celle qui donne le lieu d'origine de Mathieu ; à noter, aussi, que deux versions sont en partie en français (notamment pour les donations et l'afrairement) ; sont présents au contrat : Pierre EUZET, prêtre (au Triadou), Barthélémy DESPUECH (au mas de Doscarès), Etienne DOMERGUE (prieur de Montferrier) et Jean DESPUECH (ces deux derniers, oncles et amis de Jeanne) ; "son frère Antoine" EUZET lui donne 100 livres, représentant tous ses droits paternels et maternels ; par contre, dans la quittance de ces 100 livres, Mathieu confesse avoir reçu cette somme d'"Antoine et autre Antoine DEUZET, cousins, habitant des Matelles" ; il y a une clause d'afrairement entre Mathieu EUZET et Jeanne DESPUECH, chacun ayant la moitié des biens, à condition qu'il réside désormais dans la maison de Jeanne DESPUECH, ce qu'il a dû faire puisqu'il n'est plus signalé, ni au Triadou ni aux Matelles, après l'abandon de ses autres droits éventuels (à la succession de ses parents) et l'acceptation de la donation de ses beaux-parents ; il est aussi précisé que dans la maison de son épouse, il y a encore des enfants mineurs de Jacques DESPUECH, ainsi que de Sauvaire DESPUECH ; l'acte précise qu'en cas de décès de Jeanne DESPUECH, sans enfants, Mathieu pourrait se remarier mais à condition de rester dans ladite maison et de continuer à gérer les biens de Jeanne ; à noter enfin que le dernier des signataires de la quittance est le notaire Antoine RICARD ; pour résumer l'esprit de ce contrat de mariage, on voit bien qu'il s'agit d'une donation importante qui est ainsi faite à Mathieu EUZET mais que la condition de résider sur place, à Assas, est irrévocable, dans tous les cas de figure (notaire Pierre MATHEY, de Montpellier) ; à noter que, le 15.02.1522 (1523, selon notre numérotation), il habite Assas et il délivre une quittance à Antoine et autre Antoine EUZET pour une somme de 50 livres qu'il reconnaît avoir reçue ; le notaire qui a rédigé l'acte est Antoine RICARD mais la copie se trouve dans le minutier de Pierre MATHEY, notaire de Montpellier (toute l'analyse du Cm et des quittances doit être complétée) ;

Le début du contrat de mariage de Mathieu EUZET et de Jeanne DESPUECH, en 1522
(version qui se trouve en 2 E 95/905, vue 165 du registre en ligne, sur le site des AD 34)


laboureur ; c'est peut-être lui qui a une maison à Montpellier, en 1538-1539, dans l'île de Bertrand CAYLAR ou de Béringuier AUCELLIER (documents comptables, tome XI, aux AM 34) ; il assiste aux contrats de mariage de Jeanne EUZET (du Triadou) avec Jean ROUSSET et d'Alix EUZET (du Triadou) avec Hugues ROUSSET, les 18 et 19.02.1546 (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; le 16.08.1547, il achète un cazal qui confronte sa maison à Assas, pour un montant de 37 livres (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; le 10.02.1548, Jean DESPUECH (fils de Jaume - c'est-à-dire Jacques) et Jean DESPUECH (fils de Sauveur) reconnaissent que Mathieu EUZET a apporté 100 livres aux biens et maison de Jeanne DESPUECH, son épouse, contenues dans son contrat de mariage ; il est précisé que ces biens et maison étaient indivis entre Jeanne et les deux Jean et qu'à l'époque, ces derniers étaient enfants, leur tuteur étant Antoine DESPUECH (de Doscares) ; l'acte est passé à Assas, en présence, notamment, de Sauveur DESPUECH, Antoine DESPUECH et Barthélémy DESPUECH (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; il fait son testament, le 27.11.1570 (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; il est certainement devenu protestant, compte tenu de sa descendance que l'on retrouve au temple de Montpellier ; + avant le 03.06.1576 (contrat de mariage de son fils Pascal). Le Triadou (génération 6)

- Florence (fa Mathieu) ; x BONNEL, de Cournonsec ; elle est veuve quand son frère Mathieu lui fait un legs dans son testament du 27.11.1570


-
Pierre (fs Pierre) Cm Marguerite MARAZEL (d'Assas), le ?? 12.1525 (notaire Antoine BOUET, de Montpellier); le jour n'est pas pris dans la photo du microfilm ; l'année est soit 1525, soit 1526, avec une forte probabilité pour la première (à compléter) ; il habite ensuite à Assas et les D'ANDREA (Guillaume, Catherine, ...) lui arrentent le mas de Buzarens, d'Assas, le 26.10.1535 [notaire Jean TRIAL, de Laroque (Aynier)]. A compléter. Le Triadou (génération 6)

Le mas de Buzarens, aujourd'hui
( L'histoire du domaine)


- Jean (fs d'Antoine ?) il reconnaît devoir 30 livres pour un prêt fait par Guilhemete VOUSSERE, veuve d'André de BRONZE (ou BROUZE), le 13.03.1559 ; dans cette obligation, il est dit habitant Assas et l'acte, passé à Combaillaux, est fait en présence d'Antoine EUZET, du Triadou (notaire Pierre de GANGE, de Montpellier) ; hypothèse : c'est soit Jean dit Petit, soit Jean dit Biron Le Triadou (génération 7)

Deuxième génération (génération 8 de "La lignée" )

- Antoine vieux (fs Mathieu et Jeanne DESPUECH) ; x Mative DESPUECH ; cité au testament de Mathieu, en 1570 ; le 09.03.1561, il vend (à moins que ce ne soit Antoine jeune) à Pierre PRIVAT (fils de Guillaume) d'Assas, une petite maison sise à Assas pour le pris de 22 livres 10 sols ; la vente a lieu en présence et avec l'autorisation de son père, Mathieu EUZET ; la quittance suit au 27.06.1561 (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; + avant le 02.11.1583 ; à cette date, Mative DESPUECH est veuve d'Antoine EUZET et est remariée à Louis MOYNIER, toujours à Assas ; l'acte enregistre le paiement à Mative d'une somme payée par Antoinette DESPUECH, elle-même veuve de Pascal EUZET et soeur de Mative ; il ne sait pas signer (en fait, on ne sait pas si la signature de 1565 est celle d'Antoine jeune ou d'Antoine vieux mais un des deux Antoine ne sait pas signer ; on ne sait pas, non plus, si Mative DESPUECH était mariée à Antoine jeune ou Antoine vieux) ; on retrouve Antoine EUZET (et S. GONNEL) témoins dans une reconnaissance de dette du 01.06.1577 où Antoine signe de la même manière qu'en 1565 (notaire Antoine COMTE, de Montpellier) ; + avant le 06.02.1578 (donation de Jeanne DESPUECH à ses enfants vivants).

-
Antoine jeune (fs Mathieu et Jeanne DESPUECH) ; x Gabrielle Z (nom à vérifier) ; cité au testament de Mathieu, en 1570 (voir ce qui est dit ci-dessus sur l'incertitude qui existe entre les deux frères ayant le même prénom, Antoine) ; + avant le 06.02.1578 (donation de Jeanne DESPUECH à ses enfants vivants).

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Pierre (fs Mathieu et Jeanne DESPUECH) ; cité au testament de Mathieu, en 1570 ; cité dans la donation de Jeanne DESPUECH, en 1578 (30 livres tournois lui sont léguées au titre de sa légitime) ; il est présent au Cm de sa nièce Jeanne EUZET (fille de Pascal), en 1604.

-
Pascal (fs Mathieu (+ avant le mariage de Pascal) et Jeanne DESPUECH (présente au mariage de Pascal) ; cité au testament de Mathieu, en 1570 ; x Anthonie (Antoinette) DESPUECH, contrat de mariage le 03.06.1576, notaire Théodore DEGAN, de Montpellier (acte probablement protestant car aucune référence à la Genèse, aux saints, etc.) ; dans ce Cm passé dans sa maison, à Assas, son frère aîné, Antoine, est présent et lui fait donation de la moitié de ses "biens, droits, noms et actions" mais "à la charge que lesdits donateur et donataire durant leur vie demeureront en société et communion" ; l'augment dotal est de 20 livres tournois, pour lui, avec la clause habituelle concernant les robes et bagues qu'il lui donnera pendant le mariage ; assistent notamment au Cm : Jacques VILLA (laboureur) André BODON (de Teyran), Antoine DURAND, Etienne GONNEL (laboureur d'Assas), Jacques VILLA (aussi laboureur), Jacques SERRE (cordonnier de Montpellier) ; il ne sait pas signer ; il est constitué héritier universel et général par sa mère dans la donation que fait Jeanne DESPUECH, le 06.02.1578 (notaire Thodore DEGAN, de Montpellier), ses deux frères Antoine étant décédés ; reconnaissance de dette à Mathieu PRIVAT (maître couturier d'Assas), le 01.11.1578 (dans cet acte, le patronyme est écrit HEUZET) ; + avant le 02.06.1584, date de l'accord entre Antoinette DESPUECH, sa veuve, et les EUZET du mas de Sueilles, héritiers de Pierre EUZET et de Jaumette DESPUECH ; à cette même date, accord entre Antoinette DESPUECH, sa veuve, et Robert MOLINET dit OLIVIER ; ces deux accord faisant suite au procès tenu en Cour ordinaire d'Assas ; en fait, + avant le 02.11.1583 ; à cette date, Mative DESPUECH est veuve d'Antoine EUZET et est remariée à Louis MOYNIER, toujours à Assas ; l'acte enregistre le paiement à Mative d'une somme payée par Antoinette DESPUECH, elle-même veuve de Pascal EUZET : elle est alors administratrice de ses enfants et de feu Pascal EUZET, lui-même ayant été héritier d'Antoine EUZET, premier mari de Mative DESPUECH ; dans un acte du 17.05.1584, on voit que si Anthonie DESPUECH était "tutrice et administratrice" de ses enfants, Etienne GONNEL était "tuteur honoraire et conseil des enfants dudit Pascal EUZET"

-
Michel (fs Mathieu et Jeanne DESPUECH) ; cité au testament de Mathieu, en 1570 ; cité dans la donation de Jeanne DESPUECH, en 1578 (30 livres tournois lui sont léguées au titre de sa légitime) ; le 15.10.1599, il fait reconnaissance d'un champ à Assas, à Thimotée de MONTCHAL, seigneur d'Assas ; le champ est appelé "de Pignars autrement de Gardie" qu'il a acquis de Jean POSSURGUE, jadis reconnu par Jeanne ROVEYROLLE en l'an 1509 ; la censive annuelle est d'une "ponhiere avoyne" payable chaque année à la fête saint Michel, au château ; l'acte est passé au château d'Assas, en présence de maître Louis MOYNIER, Jean EUZET et Antoine MARRAZELS (notaire Jean THIBAUD, de Ribaute) ; il est présent au Cm de sa nièce Jeanne EUZET (fille de Pascal), en 1604.

-
Françoise fa Mathieu et Jeanne DESPUECH ; x1 Jean DESPUECH du mas de Doscares, à Assas ; Cm notaire Sébastien BLANCHI, de Montpellier (minutier perdu) ; ils ont un seul enfant, Fulcrande DESPUECH, comme on le voit dans le testament de Jean, le 05.12.1552 (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; x2 Etienne GONNEL (ou GOUNEL) ; Cm le 21.09.1555 (dans cet acte, le patronyme est écrit HEUZET) : Mathieu EUZET confirme ce qu'il a déjà donné lors du premier mariage ; l'acte est passé en présence de Sauveur DESPUECH et de noble Claude de CAYLAR, de Fabrègues ; en additif à cet acte, Mathieu EUZET et sa fille, en présence d'Etienne GONNEL, reçoivent d'Antoine DESPUECH, du mas de Doscares, les 6 écus qui appartenaient à Jean DESPUECH, le premier mari (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; elle reçoit 10 livres de son mari par le testament de celui-ci, le 16.12.1562, acte passé en présence de Mathieu EUZET, son père - le patronyme est toujours écrit HEUZET (notaire Guillaume SOLIER, de Montpellier) ; citée au testament de Mathieu, en 1570 ; citée dans la donation de Jeanne DESPUECH, en 1578 (5 livres tournois lui sont léguées) ; elle est encore en vie et veuve, le 11.09.1594, quand est conclu le contrat de mariage de son fils Guillaume GONNEL (ou GOUNEL) avec Suzanne SERRE, de Cournonterral (notaire Pierre ROUSSEL, de Montpellier).

- Une fille (fa Mathieu et Jeanne DESPUECH) ; citée sans son prénom au testament de Mathieu, en 1570 ; + avant le 06.02.1578 (donation de Jeanne DESPUECH à ses enfants vivants)

- Une fille (fa Mathieu et Jeanne DESPUECH) ; citée sans son prénom au testament de Mathieu, en 1570 ; + avant le 06.02.1578 (donation de Jeanne DESPUECH à ses enfants vivants)

Troisième génération (génération 9 de "La lignée" )

- Jean (fs Antoine et Gabrielle Z) b (protestant), le 08.08.1562, à Montpellier ; x Marie COMBE(TTE) ?


-
Jeanne (fa Pascal et Antoinette DESPUECH) x (protestant) avec Etienne SABATIER, le 11.07.1604, au temple de Montpellier ; Cm 27.06.1604 : régime dotal ; la dot est versée par son frère Jean et se monte à 600 livres, plus les clauses habituelles (une robe nuptiale gonnelle, un fustain, un coffre en bois de noyer avec une serrure fermant à clef ...) ; à titre de droit d'augment, Etienne SABATIER donne 100 livres à Jeanne EUZET et celle-ci lui donne 50 livres ; assistent au Cm : Jean EUZET (son frère, qui signe) Pierre et Michel EUZET (oncles paternels de Jeanne, qui ne savent pas signer), Jean DESPUECH, procureur en la cour et présidial de Montpellier (oncle maternel de Jeanne, qui signe) et d'autres parents ou amis (Jean BOISSIER, Job GAUBERT, noble Fulcrand BERARD, Pierre SABATIER, Jacques ANDRÉ ...), notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles : 2 E 47/47, f124 (AD 34)

-
Jean (fs Pascal et (?) Antoinette DESPUECH) ; x Françoise RICARD, le ? ;

La rubrique de la reconnaissance conjointe de Jean EUZET et de Jean RICARD
(en 1599, notaire Jean THIBAUD, de Ribaute (30) - G 1480, aux AD 34)


Le 13.10.1599, reconnaissance féodale au seigneur d'Assas, Thimottée de MONTCHAL (conseiller du roi, trésorier général de France) ; cette reconnaissance est conjointe avec Jean RICARD, comme mari d'Isabel DESPUECH (fille et héritière de feu Jean DESPUECH) : on comprend qu'il s'agit d'une conséquence de l'afrairement conclu par Mathieu EUZET (grand-père de Jean) avec Jeanne DESPUECH (grand-mère de Jean) ; l'afrairement continue par les DESPUECH, via les RICARD, ce qui explique aussi le mariage contracté par Jean avec une RICARD ;

- le premier article de la reconnaissance est une maison avec ses dépendances, qui, dans le passé, constituaient plusieurs maisons (avec cour, pallière, étable, etc.), "pres le portal Sabatier" et confrontant du levant les murs de la commune d'Assas, du couchant la maison de Jean SOLLIER, "la carriere basse entre deux" ; la censive est de 10 deniers melgoriens, 4 deniers tournois et un cartal et demi de vin ; antérieurement, la reconnaissance de la maison a été faite par Blaise FERRUSSIERES à noble Guillaume BONNAIL (en 1488), par Mathieu EUZET (l'année n'est pas indiquée mais il est clair qu'il s'agit du grand-père de Jean) et par Pierre GUILHAUMON, aux seigneurs d'Assas (en 1303), acte reçu par le notaire Pierre ESPINASSE ;

- suivent une série de terres à Assas que l'on peut résumer ainsi : un jardin hors les murs qui confronte du levant avec le chemin françois qui va à Montpellier, au cens annuel de 3 deniers tournois ; une terre camp ou feratjal qui confronte du couchant avec le chemin françois qui va à Montpellier, au cens annuel d'une maille tournois (cette terre a appartenue à Mathieu EUZET) ; un champ et olivette au terroir de Montjoux, au cens annuel d'un cartal orge et un cartal avoine ; une pièce de terre olivette et herme, au terroir de Laval, au cens annuel de 2 deniers tournois ; une pièce terre camp, dit camp de Leuze, au terroir de Laval, au cens annuel de 6 deniers tournois ; un cazal dans les murs, appelé les Mourgues (première reconnaissance en 1303 par Pierre BEDOS à nobles Pierre et Arnaud d'Assas), au cens annuel de 4 deniers melgoriens ;

(à compléter)

praticien en 1601-1602 ; notaire (en activité vers 1623, encore en activité en 1645) ; c'est lui qui règle la dot de sa soeur Jeanne, à son contrat de mariage, le 27.06.1604 (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) mais son métier n'est pas précisé dans cet acte ; de nombreuses reconnaissances de dettes avec des remboursements tardifs et un procès où il est condamné montrent qu'il a eu des problèmes de trésorerie tout au long de sa vie ; solidairement avec Jean DEVAULX, Antoine BONNEL et Jean FIGUEROLLE, il emprunte 100 livres à Pierre de BOURDIC, le 11.06.1616 ; cette somme est remboursée le 03.12.1620 (notaire Guillaume BOUDON, de Montpellier) ; solidairement avec Jean DEVAULX (sieur de Doscares) et Antoine GONNEL, il emprunte 150 livres à la veuve de Pierre VIGILLIN, le 28.01.1617 ; cette somme est remboursée le 04.02.1624 (notaire Antoine COMTE, de Montpellier) ; solidairement avec Jean DEVAULX et Antoine GONNEL, il emprunte 150 livres à Jean CABASSUT, le 28.01.1624 ; cette somme est remboursée le 15.08.1625 (notaire Antoine COMTE, de Montpellier) ; cependant, la liquidation de cette créance , le 10.02.1626, montre que CABASSUT a dû en passer par le tribunal pour rentrer dans ses fonds : le 24.05.1621, il est condamné aux dépens par la cour des aides et finances de Montpellier puis, même condamnation en appel, le 11.01.1625, avec, entre temps, une ordonnance confirmant ce jugement, le 18.12.1624 et, finalement, CABASSUT reçoit 183 livres 7 sols, le 19.02.1626 (notaire Guillaume PELERIN, de Montpellier) ; immédiatement, il contracte une nouvelle dette de 195 livres 7 sols 6 deniers auprès du même CABASSUT ; ce seront les héritiers de ce dernier qui en auront le remboursement en plusieurs fois, notamment le 01.10.1632, pour 95 livres 7 sols 6 deniers (notaire Guillaume PELERIN, de Montpellier) ; le 09.01.1636, il est veuf et vend la maison, terres et vigne ayant appartenu à Françoise RICARD, à Montaud (34), pour 380 livres (notaire Louis Antoine DELANGLADE, des Matelles qui a son étude à Saint-Bauzille-de-Montmel) ; procès avec Jean IGOUNENC et Jean BADAROUX (habitants d'Assas) entre 1636 et 1638 contre Daniel de GREFFUELHE, receveur des tailles du diocèse de Montpellier, à propos de "restes d'impositions de 1635 réclamés à tort par ledit receveur" (B 6786 et 1088, aux AD 34) ; nouveaux problèmes de paiement des tailles pour les exercices 1642, 1643 et 1644 : pour régler ses dettes, il est obligé de vendre 9 pièces de terre (champs) assises dans le terroir d'Assas, le 15.03.1645, à noble Louis de BOIZEAU ; le montant de la vente s'élève à 1200 livres mais il n'en perçoit que 358 livres, 16 sols, 4 deniers ; le reste est versé aux collecteurs de tailles ; 300 livres sont payées à Jean ROUVEIROLLIS (collecteur des tailles d'Assas pour l'année 1642) ; 356 livres, 3 sols, 8 deniers sont payées à Pierre ROGIE (commis à la levée des restes de tailles et impositions d'Assas pour l'année 1643) mais il est précisé que c'est sans préjudice pour Jean EUZET de se faire payer à Antoine LABRIC (collecteur principal des tailles pour l'année 1643) d'une somme imposée dans le livre des tailles pour cette année et aussi pour 16 livres qu'il à payées à LABRIC mais pour lesquelles il n'a pas eu de quittance ; 235 livres sont payées à Jean BELLANGER (collecteur des tailles d'Assas pour l'année 1644) ; ces montants réglés pour entier paiement de ce qui était dû se fait devant le notaire (Antoine FAGES, de Montpellier) et les témoins (Pierre MEYNADIER, prêtre au collège Saint Sauveur de Montpellier et Jean FAGES, de Montpellier) ; l'acheteur des terres est subrogé pour ces paiements aux collecteurs des tailles ; dans cet acte de vente, Jean EUZET est toujours indiqué comme notaire royal du lieu d'Assas ; + avant 1649.

La signature du praticien Jean EUZET, en 1602
(accord avec le praticien ROUBIN, notaire Pierre ROUSSEL, de Montpellier)

Cette signature avec un E initial très travaillé apparaît dans certains actes ; c'est le cas d'une quittance de 1642, placée en marge d'un acte principal de 1626 pour un prêt et une reconnaissance de dette où il signe comme dans la photo suivante : ainsi, sur la même page, il signe de deux manières différentes, ce qui montre bien qu'il s'agit de la même personne.

La signature de Me Jean EUZET, en 1616
(reconnaissance de dettes, notaire Guillaume BOUDON, de Montpellier)

C'est la signature la plus courante de ce notaire, dans la plupart de ses actes ; par rapport à la précédente, la différence vient du E initial, ici plus rapide et plus relié aux lettres qui suivent.

La signature de Me Jean EUZET, en 1625
(quittance, notaire Antoine COMTE, de Montpellier)

Il s'agit d'une signature plus rapide qui authentifie un remboursement et une quittance placée en marge de l'acte principal qui est un prêt et une reconnaissance de dette de 1617 ; le manque de place explique certainement le caractère plus ramassé de cette signature.


Quatrième génération (génération 10 de "La lignée" )

- Mathieu (fs Jean et Marie COMBE(TTE)) b (protestant), en 1606, à Montpellier

-
Benjamin (fs Jean et Françoise RICARD) b (protestant) 08.11.1625, à Montpellier ; il signe ; il vend des terres à Assas, le 08.12.1666, à Jean PUECH, d'Assas ; avec Catherine de SCHARPE, veuve de François EUZET, ils baillent une maison à Assas à Pierre CHALLIE, d'Assas, le 17.06.1668 (référence au partage entre les deux frères, devant le notaire QUERELLES, de Meyrargues ; il fait son "manifest" dans le compoix d'Assas de 1681 ; ce manifest comprend 6 items : 1/ une maison (le texte est identique à celui qui est dans le manifest d'Anne EUZET, sa nièce - voir la photo à son article) avec l'indication d'une mutation en 1716, 2/ un champ et herme à Colombiers, 3/ un herme qui confronte du levant la communauté, du couchant la chapelle Saint Sébastian et le chemin d'Assas à Saint Vincens, 4/ un champ à Monjou qui confronte du midi le cimetière et du levant le chemin d'Assas à Saint Vincens, 5/ un champ à Saint Denis, 6/ un champ et vigne à Monjou ; le 15.10.1681, il prête 30 livres à sa nièce, Anne EUZET (notaire Philippe BERTRAND, de Montpellier) ; le 20.05.1682, il prête 30 livres à sa nièce, Anne EUZET (notaire Philippe BERTRAND, de Montpellier) ; le 04.08.1682, Anne reconnaît lui devoir 60 livres, suite aux deux prêts de 1681 et 1682, indiqués dans cet acte (pour plus de détails, voir à l'article d'Anne EUZET) ; dans un acte du 03.04.1685, il rappelle le légat de 400 livres que lui avait fait son père dans son testament ; pour éviter un procès avec sa nièce, Anne EUZET, laquelle "ayant charge expresse de dlle Catherine de CHARPE sa mère, héritière dudit François EUZET" (et celui-ci ayant été héritier de Jean EUZET), il fait un accord avec elle ; elle lui "baille en engagement de l'entièreté" (des 400 livres) pour 5 ans, une maison, un champ et un herme, les deux derniers aux colombiers, la maison confrontant la muraille d'Assas ; il peut en prendre possession le jour même et l'indiquer sur son compoix, à charge d'en payer les tailles et autres charges ; les parties obligent et hypothèquent leurs biens et se soumettent aux rigueurs des cours ; l'acte est passé en l'étude, en présence de George ISTRE (étudiant en philosophie) et Jean QUERELLE (praticien à Montpellier) qui signent avec Benjamin (notaire Philippe BERTRAND, de Montpellier) ; + et (+) catholique, le 21.10.1686, à Assas.

-
François (fs Jean et Françoise RICARD) ; ? ; le 08.01.1648, il vend 61 arbres à Assas, tènement au coulombier, à Jacques dit lou BASCOU (habitant de Montpellier) ; l'acheteur est absent et est remplacé par François ARNAUD (habitant d'Assas) ; le prix est de 100 livres qu'il déclare avoir reçu des mains d'ARNAUD ; l'acte prévoit les coupes qui vont être faites et délivrées dans les mois qui suivent ; la somme est destinée au reste des paiements des tailles de 1647 ; il signe, ARNAUD appose sa marque et est présent, Jean GALIBER, qui signe aussi (notaire Guillaume GREGOIRE, des Matelles) ; x Catherine de SCHARPE, le 07.11.1649, à Montpellier, paroisse de Notre-Dame-des-Tables ; au mariage est présent François AUZIERE, docteur en médecine ; contrat de mariage, le 03.06.1649 ; en augment dotal, il donne à Catherine 600 livres (et selon la formule classique, les robes, bagues et joyaux qu'il lui aura fait pendant le mariage) et elle lui donne 300 livres pour les mêmes raisons (si elle décède avant lui) ; au contrat de mariage fait dans la maison claustrale d'Assas, sont présents : François DESPUECH (capitaine, habitant Saint-Martin-de-Londres), Guillaume TEISSIER et Jean MARTIN, d'Assas (notaire GREGOIRE, des Matelles) ; procès où il est appelant "des impositions abusives de 1649-1650 contre Jean BADAROUX, consul et collecteur d'Assas", pour la taille (B 1094, aux AD 34 - à étudier) ; partage de biens avec son frère Benjamin (notaire QUERELLES, de Meyrargues - minutier perdu), le ? ; le 19.10.1652, il emprunte 61 livres à George VINCENT (de Jacou) qu'il promet de rembourser le jour et fête de la Madeleine prochaine ; dans cet acte Jean ROUX, d'Assas, se rend principal débiteur et apporte son cautionnement à François EUZET ; dans ce même acte, pour la première fois, celui-ci est indiqué comme étant "notaire royal du lieu d'Assas" (il a donc pris la succession de son père) ; l'acte est signé en présence de deux praticiens de Montpellier et la quittance qui est en marge porte la date du 03.03.1655 (notaire Pierre COMTE, de Montpellier) ;

François EUZET, notaire royal d'Assas
(acte du 19.10.1652)

le 12.04.1655, il permet à Jean ROUX "de faire un four a chaux dans sa pinède qu'il a dans le terroir dudit Assas dit de la Pouzade et se servir de toute la pierre et terre que luy sera necessaire pour la construction dud. four et de faire lad. chaux dans icelluy comme aussy de prendre tout le remondin des arbres de lad. pinede tels qu'il sera necessaire pour la cuisande de laquelle (...)" ; il est aussi précisé que ROUX "sera tenu faire a ses propres couts et despans et ce moyennant cinq muids de la chaux que se fera aud. four bonne et marchande (...)" ; acte fait en présence de deux praticiens de Montpellier avec en marge la quittance du 27.04.1658 mais l'acte ne signale pas qu'il est notaire à Assas (notaire Pierre COMTE, de Montpellier) ; le 07.09.1656, il est qualifié à nouveau de "notaire royal du lieu d'Assas" (ce qui confirme l'indication portée aussi dans l'acte de 1652) quand il baille à Pierre PERTRACH, ménager qui habite " a present" Assas, une pièce de terre, située dans le terroir et taillable d'Assas au lieu dit Castelviel, soit une "une cesterée, trois quartons, quinze dextres ou environ", pour six ans au prix annuel de 6 livres payables annuellement au jour et fête de la Madeleine ; comme une portion est en friche, PERTRACH devra la défricher et il lui fournira une paire de boeufs pour faire le défrichement et " ledit PERTRACH jouira des fruits de ce defrichement pendant les six années" ; deux praticiens de Montpellier sont présents et signent avec les parties (notaire Pierre COMTE, de Montpellier) ; le 18.01.1657, il est simplement dit "habitant d'Assas" et il déclare être débiteur de 150 livres pour Guillaume DURAND, de Murles, son beau-frère, pour règlement de la dot de Jeanne EUZET, sa soeur, suite à son contrat de mariage reçu par le notaire QUERELLE, de la Baronnie de Castries ; comme il n'a pas cette somme en argent, il baille pour trois ans deux pièces de terre au terroir d'Assas à son beau-frère ; il s'engage aussi, pendant ces trois ans, à payer les tailles correspondantes et aussi à payer, annuellement, l'intérêt des 150 livres à DURAND ; l'acte est fait aux Matelles, en présence de Valentin AZEMAR (rentier de Restinclières) et Fulcrand FLAVARD (des Matelles) qui signent avec lui, son beau-frère étant illétré (notaire Guillaume GREGOIRE, des Matelles) ; le 15.01.1659, il baille à Jean ROUX, ménager d'Assas, deux champs "a mieges et a demy fruits", l'un appelé le champ de Doscares et l'autre le camp negre ; le bail se terminera le jour et fête de la Madeleine prochaine ; les "fruits" qui seront alors recueillis dans les champs seront partagés également entre eux deux ; l'acte est fait en présence de deux praticiens de Montpellier qui signent avec les parties mais François EUZET n'est pas indiqué comme notaire d'Assas dans cet acte (notaire Pierre COMTE, de Montpellier) ; le 25.02.1659, il baille en antichrèse à Jean LEBOUX un "membre palhiere" (une grange pour la paille) qui est entre leurs deux maisons à Assas ; l'acte est très précis sur les modalités avec, par exemple, une porte a ladite palhiere "du cousté dudit EUZET de laquelle entrée ledit LEBOUX jouira pendant le temps du present engagement", pendant six ans ; le montant est fixé à 60 livres que LEBOUX paye immédiatement à François EUZET (l'antichrèse permettant au propriétaire de céder la jouissance à son créancier pour lui permettre d'en percevoir les revenus jusqu'à ce que leur valeur accumulée atteigne le montant de la dette) ; de plus, ils conviennent que François EUZET construira à ses frais un mur entre "la palhiere engagée et l'autre palhiere de sa maison entre ce jourd'huy et le jour feste Saint Jean Baptiste prochaine venant afin que chacune des partyes puisse trier ses pailhes en assurance" ; le contrat prévoit aussi que cette construction pourra être faite par LEBOUX et qu'en cas de non remboursement, il pourra continuer à jouir de sa palhière jusqu'à son complet remboursement (ce type de contrat permet ainsi à François EUZET d'obtenir des liquidités sans être obligé de rembourser puisqu'il s'agit, en quelque sorte, d'un remboursement en nature ou par service rendu) ; dans cet acte, François EUZET n'est pas indiqué comme notaire mais dans le testament de Jean LEBOUX, qui suit immédiatement dans le registre et à la même date, François EUZET est témoin et il est alors indiqué comme "notaire royal dudit Assas" (notaire Pierre COMTE, de Montpellier) ; il fait son testament du 20.01.1665 par lequel il fait héritier conjointement son fils Jean Jacques EUZET et sa femme, Catherine de SCHARPE (à charge pour elle de rendre sa part d'héritage à son fils à la fin de ses jours ou si elle se remariait) ; dans le même testament, il lègue 400 livres à sa fille Anne, un coffre, etc. ; ce testament a fait l'objet d'une publication devant le notaire Gilbert SALOMON, des Matelles, le 03.02.1665 ; dans cet acte, il est dit que François EUZET est décédé au mois de janvier dernier mais le jour n'est pas précisé ; il est donc probable que le décès a dû avoir lieu le 20 janvier 1665 ou dans les jours qui ont suivi, avant la fin de janvier.

La signature de François EUZET, à côté de celle de Catherine de SCHARPE
(et au dessous, celle de Benjamin EUZET), le 03.06.1649


- Jeanne (fa Jean et Françoise RICARD) x (catholique) Guillaume DURAND, le 20.06.1649, à Murles (34) ; Cm le ? (notaire QUERELLE, de la Baronnie de Castries) ; le 18.01.1657, le règlement se fait pour sa dot (voir à l'article de François EUZET).

-
Marguerite (fa Jean et Françoise RICARD) x (protestant) Jean DUMAS (le baptême protestant de son fils, Pierre, a lieu le 05.02.1645, à Montpellier)

Cinquième génération (génération 11 de "La lignée" )

- Jean Jacques (fs François et Catherine CHARPE) b catholique, le 19.02.1651, à Assas ; par acte du 23.08.1677, Jean Jacques EUZET, praticien, convient du plan de remboursement d'une somme de 67 livres 10 sols qu'il doit à Jean PUECH, d'Assas ; PUECH pourra prendre sur ce que lui doivent Guillaume TEISSIER (acte auprès du notaire DELANGLADE, le 16.09.1676 pour la vente d'une maison), et Antoine BENOIT pour la vente d'une terre, auprès du même notaire (la date est restée en blanc). Il doit cette somme à PUECH à cause d'une obligation passée devant le notaire GARDEL, le 03.06.1673 et aussi par un prêt sous seing privé du 25.05.1675 et un prêt de blé (la date n'est pas indiquée). Jean PUECH accepte la cession proposée par Jean Jacques EUZET et il précise que pour l'autre créance qu'il détient sur Jean Jacques EUZET, d'un montant de 91 livres 10 sols (contrat reçu par le notaire Jean DEMUS, le 09.07.1673), le remboursement est prolongé jusqu'au 09.07.1678. Cet acte passé devant Jean DEMUS, notaire de Montpellier montre bien l'activité professionnelle du praticien Jean Jacques EUZET. Il reste à retrouver la date et le lieu de son décès. Il est probablement mort jeune et il n'a pas eu le temps de devenir notaire, selon l'échelle classique de praticien à notaire, suivie par son grand-père, Jean EUZET.

La signature de Jean Jacques EUZET, en 1677


- Anne (fa François et Catherine CHARPE) b catholique, le 23.02.1669, à Assas ; x1 catholique avec Jacques de GRIFFY (conseiller du roi en la cour des comptes, aides et finances de Montpellier) ; Cm, le 26.10.1672 : elle se constitue en dot "tous et chacuns ses biens et droits meubles immeubles" présents et à venir ; elle fait de son futur son procureur qui sera tenu de reconnaître ces biens en sa faveur et de les rendre si le cas de restitution advenait ; il prévoit pour elle un augment dotal de 2000 livres, "ensemble les robes bagues et joyaux qu'il luy aura donnés pendant leur mariage" (s'il décédait avant elle) et elle, un augment dotal pour lui de 1000 livres (si elle décédait avant lui) ; ils obligent et hypothèquent leurs biens et se soumettent aux rigueurs des cours ; l'acte est fait dans la maison du futur, en présence de Raymond de LANGLOIS (conseiller du roi en ladite cour), noble Jean Antoine du BUISSON VERMOND et Jean Jacques PLANTAT (praticiens de Montpellier) qui signent avec le futur, Jean Jacques EUZET et Catherine de CHARPE (notaire Pierre TESSE, de Montpellier) ; le 07.09.1679, en tant qu'héritière des biens de Jean EUZET, elle consent à Pierre DUMAS (maître coutelier de Montpellier) la cancellation d'un contrat d'arrentement signé devant le notaire Philippe BERTRAND, le 22.09.1677 ; DUMAS signe avec deux témoins, Gabriel CERERE et Firmin BENEZETS, praticiens de Montpellier (notaire Philippe BERTRAND, de Montpellier) ; l'usuel du compoix d'Assas de 1681 indique le nombre et la valeur de ses propriétés ; il y a une maison, une pinède, quatre champs, sept hermes, un champ et herme, un champ et vigne (à compléter) ; le 15.10.1681, Benjamin EUZET lui prête 30 livres, qu'elle emploie à ensemencer des terres (notaire Philippe BERTRAND, de Montpellier) ; le 20.05.1682, Benjamin EUZET lui prête 30 livres, qu'elle emploie au paiement des tailles qu'elle doit à Claude CAILAR, collecteur des tailles d'Assas (notaire Philippe BERTRAND, de Montpellier) ; le 04.08.1682, elle reconnaît devoir 60 livres à son oncle Benjamin EUZET (suite aux deux prêts de 1681 et 1682, indiqués dans cet acte) ; pour rembourser, elle baille en engagement pour 3 ans : une vigne à Assas (tènement de Montceau), un champ à Assas (tènement de Castelviel) et une autre terre (tènement des Condamines) ; pendant ces 3 ans, Benjamin sera tenu d'en payer les tailles et il fera mettre ces pièces à son compoix ; les parties obligent leurs biens et se soumettent aux rigueurs des cours ; sont présents : Guillaume SERANNE et Antoine REQUIRAND (praticiens de Montpellier) qui signent en l'étude avec Benjamin ; il est précisé qu'Anne ne sait ni écrire ni signer ((notaire Philippe BERTRAND, de Montpellier) ; le 03.04.1685, elle passe un accord avec son oncle Benjamin EUZET, afin que celui-ci puisse toucher les 400 livres du légat que lui avait fait Jean EUZET dans son testament (voir, plus de détails à l'article de Benjamin) ; elle ne sait pas signer ; x2 (catholique) avec Jean EUZET (fils de Guillaume et d'Isabel BOYER, d'Aniane), le 16.07.1687, à Assas ; + et (+) catholique, le 15.11.1691, à Assas. Voir la descendance dans la deuxième branche ci-après.

L'usuel du compoix d'Assas pour Anne EUZET, en 1681
(premier item de son manifest avec un renvoi vers celui de Benjamin EUZET, son oncle)





Arrivée du Triadou au XVIIème siècle : une deuxième branche (catholique), à Assas.

C'est une partie de la branche des EUZET d'Aniane qui apparaît ici, avec d'abord Pierre EUZET, marié à Jeanne ESTIVAL (voir la deuxième génération d'Aniane : Aniane). Ils ont une de leurs filles, Marguerite, qui naît à Assas, le 15 mai 1700. La marraine est sa soeur, Marguerite, et le parrain est Jean EUZET, d'Assas, frère de Pierre. Les références sont précises et, pourtant, elles posent problème , car elles veulent dire qu'il y a eu trois soeurs, filles de Pierre EUZET, avec le même prénom, Marguerite ! Le Jean EUZET d'Assas indiqué ci-dessus est un des deux Jean de la deuxième génération d'Aniane. C'est lui qui épouse Anne EUZET, d'Assas, le 16 juillet 1687. C'est donc la fille de François EUZET, d'Assas, et de Catherine CHARPE, c'est-à-dire la première branche des EUZET à Assas

Première génération (génération 11 de "La lignée" )

- Jean (fs Guilhaume et Isabel BOYER) 22.06.1632 à Aniane ; x Anne EUZET , le 16.07.1687, à Assas ; en novembre 1691 (notaire Pierre RICOME, de Montpellier), veuf d'Anne EUZET (certainement juste après son décès, le 15.11.1691), il vend à Jean RIGAL, greffier consulaire de Saint-Bauzille-de-Montmel et de Montaud, l'office de notaire héréditaire des lieux d'Assas et de Prades (qui était celui de Jean et de François EUZET, grand-père et père d'Anne EUZET) "avec toutes les nottes, registres, liasses et autres actes dépendant dudit office". Le prix de la vente est de 100 livres, montant que Jean EUZET (le mari d'Anne EUZET) avait payé à Jean QUERELLE(S), notaire de Meyrargues, comme "acquis et descharge des biens et héritage dudit feu maître EUZET" . Sont présents à l'acte : Pierre BONNET et Antoine SALLE, d'Assas (le second étant régent des écoles) ; c'est probablement lui qui meurt le 19.02.1704, à Assas

Deuxième génération (génération 12 de "La lignée" )

- Marguerite (fa Pierre et Jeanne ESTIVAL) 15.05.1700, à Assas.


-
Pierre (fs Jean et Anne EUZET) 08.07.1688, à Assas (parrain : Pierre EUZET, d'Aniane ; marraine : Marie COMBES, de Puéchabon) ; + ?

-
Jean (fs Jean et Anne EUZET) 05.03.1690, à Assas ; + 05.09.1690, à Assas

-
Marguerite (fs Jean et Anne EUZET) 28.10.1691, à Assas (parrain : Jean DURAN, de Murles ; marraine : Marguerite GELLIE, du Triadou).

Pour la dernière naissance, Marguerite, il est remarquable que la marraine soit Marguerite GELLIE, femme de Jacques EUZET, du Triadou, alors que l'on peut estimer la parenté au 9ème degré ! Même si le Triadou est près d'Assas, il est surprenant que Marguerite GELLIE soit la marraine. La seule explication qui vaille est le mas de Prat qui constituait le lien juridique et le lieu de rassemblement entre les EUZET du Triadou, les EUZET du Prat, les EUZET d'Aniane et les EUZET d'Assas. Jean EUZET a été bien près de recueillir l'héritage de Pierre EUZET, bourgeois du Prat mais il en a été finalement dépossédé par Jacques ROUEL, devenu alors Jacques ROUEL EUZET :
Viols-le-Fort.



Arrivée du Triadou au XVIIIème siècle : une troisième branche, à Assas.

L'un des fils de Claude EUZET et de Marguerite de GIRARD, petit-fils de Jean EUZET et d'Estienne PLAIGNOL et arrière-petits-fils de Jacques EUZET et de Marguerite GELY (GELLIE), c'est-à-dire le corps central de la lignée du Triadou s'est installé à Assas, à son tour. Il s'agit de Claude EUZET, du Triadou.

Première génération (génération 14 de "La lignée". )

Claude (fs Claude et Marguerite de GIRARD) ca 1734, au Triadou ? (45 ans environ quand il se marie avec Anne MARTIN) ; le 26.04.1759, son père lui lègue 350 livres pour lui tenir lieu de toute légitime paternelle et portion d'augment (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des Matelles) ; le 28.05.1767, en tant que donataire universel de son père, son frère Jean Jacques, lui paye ses droits de succession paternel, maternel et fraternel, soit 675 livres (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles - pour les détails de l'acte, voir l'article de Jean Jacques) ; x1 Jeanne PRIEUR, le 07.05.1778, à Jacou ; il est travailleur de terre et "habitant de la paroisse de Jacou depuis six moins" (sic) quand il se marie, en présence de Jean Pierre COMBE (jardinier de BOCAUD), d'Antoine MONTELS (paire de Jean François SOUBEYRAN, tisserand de mouchoirs) et d'Antoine COSTE (garçon jardinier), tous habitants de Jacou ; en fait, les actes qui suivent montrent qu'il était habitant de Jacou depuis six ans ; leur fils Jean Baptiste, né le 21.12.1778 au Triadou, meurt le 23.12.1778 et son épouse meurt le 26.12.1778, probablement des suites de l'accouchement ; veuf, il conclut le 02.04.1779, un contrat de mariage avec Elisabeth MASCLAC qui habite au mas de la Salade à Treviés ; celle-ci est originaire du hameau de Cazarels, paroisse de Saint-Jean-de-Cuculles ; c'est dans cette paroisse qu'est passé le Cm en présence de sa mère (Marie DAUMAS, qui demeure à Claret, son père, Barthélémy MASCLAC, étant décédé) ; Claude EUZET est indiqué de la manière suivante : "originaire du Triadou demeurant depuis six ans en qualité de chasseur au chateau de Jacou" ; en constitution de dot, Marie DAUMAS prévoit 100 livres pour sa fille (à reconnaître en privilège de dot par Claude EUZET) et il s'y ajoute 99 livres 19 sols de "dorures et nippes" ; Claude donne à Elisabeth en "augment et gain de survie 199 livres 19 sols (plus la jouissance de ses biens et revenus, dans l'hypothèse de son décès avant son épouse, à condition qu'elle vive "en viduitté) et elle lui donne en "contre augment et gain de survie", 100 livres ; ils déclarent que les biens de l'un et de l'autre n'excèdent pas la valeur de 500 livres ; l'acte est passé dans la maison de Jacques MASCLAC (cousin d'Elisabeth), en sa présence et de celle de René TONDUT qui signent avec lui mais Elisabeth ne sait pas signer (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 10.05.1779, Claude EUZET et Elisabeth MASCLAC "ont volontairement resillé et cancellé le contract de mariage par eux passé devant nous notaire le second avril dernier" ; Elisabeth déclare aussi "avoir en son pouvoir les dorures quelle setoit constituée lors de sondit contract de mariage" ; cet acte de résiliation est passé dans la maison de Claude EUZET, au Triadou, en présence de Pierre MARTIN (travailleur habitant Assas) et Joseph PLAGNIOL fils (ménager au Triadou) qui signent (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; x2 Anne MARTIN, le 30.05.1779, à Assas ; Cm, le 10.05.1779 ; l'acte a été passé "avant midy" et se trouve au f 297 verso du minutier du notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort ; la résiliation du contrat précédent a été aussi passée avant midi auprès du même notaire et se trouve au f 297, juste avant ; de plus, le futur beau-père de Claude, Pierre MARTIN, a été l'un des deux témoins de la résiliation du Cm avec Elisabeth MASCLAC ; dans ce nouveau Cm, Claude est présenté de la même façon sauf qu'il est dit demeurant depuis environ six ans au chateau de Jacou ; Pierre MARTIN n'est pas accompagné de sa fille et il fait la "promesse en son propre et privé nom de luy faire approuver le present a peine de touts depans dommages et interéts" ; il dote sa fille de 30 livres qui correspondent à l'estimation que les parties ont faite de la valeur des "dorures" de la future, à charge pour Claude de les reconnaître comme privilège de dot ; dans l'hypothèse de son décès avant celui de son épouse, celle-ci aura la jouissance de ses biens, à condition de ne pas se remarier, car "si elle convoloit a de secondes nopces ladite future n'auroit que 200 livres quy luy seroient payés dabord aprés son convol" ; il déclare que ses biens n'excèdent pas 299 livres 19 sols ; les parties obligent leurs biens ; l'acte est fait et récité dans sa maison, en présence d'Antoine DESFOUR (qui habite au masage des Cazarels, à Saint-Jean-de-Cuculles) et André PEPIN (du Triadou) qui signent ;

à la naissance de son fils Antoine, en 1780, il est signalé comme "chasseur de M. de BOCAUD" (à Jacou) ; de même, au baptême de sa fille Jeanne Marie, en 1783, il est dit : "chasseur demeurant de Boucaut" (sur les de BOCAUD, voir
"la suite 2 de Jacou") ; il habite à Assas, au moins de 1781 à 1798 (selon les années de naissance de ses enfants et celle de son décès) ; il connaît des personnages importants, comme on le voit, par exemple, lors du baptême de sa fille Jeanne Marie. Le parrain est Jean Jacques LACLOTTE, président de la chambre des comptes et la marraine est Jeanne Marie d'ASSAS ; cependant, dans un acte du 06.09.1792, il est dit "citoyen du lieu de Jacou" : avec son neveu Claude EUZET (du Triadou), il vend une bergerie, au Triadou, à Joseph PLAGNIOL, "citoyen du lieu du Triadou" ; elle lui appartient pour 1/4 et son neveu en est propriétaire pour les 3/4 ; son prix est de 400 livres, soit 100 livres pour lui et 300 livres pour son neveu ; elle "confronte du levant la place de l'entrée de la maison dudit PLAGNIOL, du midy le chemin de moulin, du couchant la cour de ladite bergerie et du vent droit ledit sieur PLAGNIOL." ; elle est en très mauvais état, ce qui explique le prix ; PLAGNIOL paye immédiatement "en assignats, monoye ayant cours" ; une quittance est délivrée ; la possession et jouissance du bien est du même jour pour l'acheteur ; de plus, son neveu lui paye 200 livres, "acompte du supplément de legitime qui lui est duë de l'heredité de feu Claude EUZET père de ce dernier" (on comprend que cette vente a permis de payer cet acompte sur les droits de succession de son père) ; l'opération est soumise aux rigueurs de la justice et par exprès au tribunal du district de Montpellier ; l'acte est passé dans la maison de la demoiselle ROUSSEL, en présence de Jean Baptiste CASTHANIÉ (citoyen de Montferrier) et de Jacques ROSSIGNOL (citoyen de Montpellier) qui signent avec lui (notaire Jacques CHALAT, de Castries) ; le 18.08.1793, son neveu, Claude EUZET, lui paye encore 400 livres pour le reste de son supplément de légitime paternelle ; il tient quitte son neveu et oblige, à cet effet, tous ses biens ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Jacques ROUSSET (de Montpellier) et de Pierre Mathieu SOUBEYRAN (de Jacou), "lesquels ont attesté à nous notaire la connaissance des dits EUZET oncle et neveu" (notaire Jean Dominique AUTERACT, de Montpellier) ; le bureau de l'enregistrement de Montpellier indique un testament du 12 vendémiaire an 6 (03.10.1797) et du 26 messidor an 6 (14.07/1798) mais sans précision du notaire qui a passé l'acte ; les héritiers sont ses enfants : Antoine, Pierre, Pascal, Baptiste, Etienne, Marie, Louise et Françoise EUZET ; il y a une maison et des hermes pour un montant de 380 livres ; + 6 messidor an 6 (24.06.1798), à Assas ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est dit que ces biens (qui étaient dans sa succession et qui avaient été donnés en usufruit et jouissance à Anne MARTIN, suivant leur contrat de mariage) lui venaient de la succession de son père, appelé aussi Claude, "au moyen du bail de paiement à lui consenti par feu Jean Jacques EUZET son frère, en sa qualité de donataire universel de Claude leur père et ce pour remplir de ses dits droits légitimaires paternels suivant acte du 28.05.1767 (notaire MAUMEJEAN, des Matelles). Voir Le Triadou et Jacou

Un relevé des biens de Claude EUZET, à Assas
(Archives de Mme Elise EUZET)



Deuxième génération (génération 15 de "La lignée" )

- Antoine (fs Claude et Anne MARTIN) 08.07.1780, à Jacou (il a 30 ans et 4 mois à son mariage) ; x Françoise MARQUÉS , le 27.11.1810 à Clapiers ; Cm 04.11.1810, notaire Joseph GRASSET, de Castries (34) ; dans le Cm qui est passé à Clapiers dans la maison d'habitation de Fulcrand MARQUÉS (le père de Françoise) comme dans l'acte de mariage, il est écrit : "natif de Jacou, demeurant depuis son enfance dans la commune d'Assas" ; travailleur de terre (en 1813, 1816), cultivateur (en 1810, 1836 et 1842) ; (il devait être à Montpellier au moins en 1818 et à Lattes de 1820 à 1824, "payre à la métairie Fromiga appartenant à M. GACHE" ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est dit "cultivateur à Lattes" ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), il est signalé comme étant l'aîné "cultivateur demeurant à Jacou" ; dans cet acte ses frères et soeurs lui vendent leurs parts dans des biens situés à Assas : une maison à un étage, quartier de Lambecque et trois terres hermes, venant de la succession de leur père, Claude EUZET, pour un montant de 700 francs (c'est-à-dire 100 francs pour chaque vendeur) ; il paye 40 francs d'intérêts à sa mère qui est usufruitière de ces biens ; il ne sait pas signer ; signalé au recensement de Jacou de 1836, avec son épouse, cinq enfants (Fulcrand, Jean, Anne, Marie et Jeanne) sa grand-mère, Marie BONHOMME, et deux domestiques ; il n'est pas signalé dans les recensements d'Assas et de Jacou de 1841 ; + 04.08.1843, à Assas. (voir Jacou et Lattes et Montpellier)

- Pierre (fs Claude et Anne MARTIN) 07.09.1781, à Assas ; domicilié "à la métairie du mas rouge, canton de Mauguio", quand il se marie, le 15.10.1809 avec Agnès SABATIER, à Saint Brès ; Cm 03.09.1809, notaire Pierre Charles CAIZERGUES, de Montpellier (information du bureau de Montpellier de l'enregistrement - à rechercher) ; leur fille Marguerite naît à Saint Brès, le 29.07.1810 ; par contre, leurs deux filles Catherine 1 et 2 naissent à Montpellier, les 03.02.1816 et 08.06.1820 ; le 12.02.1824, cultivateur à Montpellier, il vend à Jean Baptiste DESPUECH (agriculteur à Saint-Brès) des immeubles à Saint-Brès qu'il avait acquis d'Antoine MERCIER père le 08.11.1818 et qu'il avait payé le 13.08.1820 (notaire Amédée GRASSET pour ces actes) ; ces immeubles sont : deux pièces de terre luzerne, tenement du Planas, une maison dans le village, une pièce de terre champ, tenement de Cautancel, et une pièce de terre vigne, tenement de la Durante ; le prix est de 1500 francs que l'acquéreur s'oblige de payer le 15.03.1824, sans intérêt jusqu'à ce terme ; il s'oblige aussi "d'acquitter la redevance annuelle à laquelle peut être assujétie la terre défrichée par MERCIER père" (environ 50 centimes par année) ; la seule hypothèque légale du vendeur (sur ces immeubles) correspond à la dot de son épouse (100 francs) mais Pierre "a d'autres immeubles plus que suffisants pour y faire face" ; l'acte est passé à l'étude (notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier) ; cultivateur à Montpellier, le 24.02.1824, François ALBE (propriétaire foncier à Saint-Jean-de-Fos) lui vend (pour 3/5ème) ainsi qu'à son épouse (pour 2/5ème), une maison, à Montpellier, "à deux étages, au faubourg de la Sonnerie, section K dite de Montels, n 114 de la matrice du role, isle Galot", avec la facilité de puisage au puits de la maison attenante de la dame CHANTAREL ; le prix est de 3000 francs ; Agnès SABATIER paye 1000 francs (sur les 1200 francs de sa part) "en monnaie d'argent", pour laquelle elle obtient une quittance ; le couple s'engage à payer 1500 francs, le 15.03.1824 et 500 francs dans 6 mois, sans intérêt jusqu'à ce terme ; la possession et jouissance part du jour de l'acte ; le vendeur signe, Pierre et Agnès ne savent pas signer (notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier) ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est encore dit "cultivateur à Montpellier" ; le 31.05.1825, Louis Antoine MEYNOT aîné (propriétaire habitant Donzère - Drôme) et Pierre Louis Auguste MARRE (négociant à Montélimar - Drôme), propriétaires du domaine de Vauguière, à Mauguio, vendent à Pierre EUZET, "cultivateur, demeurant et domicilié au domaine Leinasson, commune de Montpellier, appartenant à M. PERIDIER", la quantité de 1 hectare, 41 ares 70 centiares (ou 10 seterées, ancienne mesure de Montpellier), d'une pièce de terre labourable d'une plus grande contenance, n 244, section P du cadastre, dépendant du domaine de Vauguière ; le prix est de 1500 francs ; il paye 900 francs d'acompte en espèces d'argent ayant cours ; une quittance lui est remise ; il s'engage à payer les 600 francs restants le 01.01.1827, avec l'intérêt à compter du 01.05.1825, payable avec le capital, à raison de 5 % l'année, sans retenue ; la possession et jouissance sont de ce jour ; l'acte devra être transcrit au bureau des hypothèques de Montpellier ; l'acte est fait en l'étude de Me GRASSET, l'un des notaires ; la minute est faite en double, l'une pour Me GRASSET et l'autre pour Me PERIDIER ; les vendeurs signent (notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier) ; toujours à Montpellier, au mariage de Marguerite, en 1834 ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), il est aussi indiqué comme "cultivateur demeurant à Montpellier" ; il avait dû s'installer à Fabrègues après Saint Brès car, le 03.04.1813, est né à Fabrègues André EUZET fils d'André et d'Agnès SABATIER ; cet André fils d'André se marie à Montpellier, le 01.12.1854 avec Victoire CAYRIER et c'est à cette occasion que l'on apprend que le père (André EUZET) est mort à Montpellier, le 17.08.1852 ; or, à cette date, il n'y a qu'un seul décès, celui de Pierre EUZET ; de plus, quel que soit le prénom (Pierre ou André), le nom de l'épouse est toujours le même : Agnès SABATIER (ou SABATHIER) ; il est donc évident qu'il s'agit de la même personne ; cette solution est confirmée le 31.12.1854 quand ce même fils André meurt à Montpellier : les déclarants sont son oncle paternel, Etienne EUZET (donc, le frère de Pierre) et Jean ARNASSAN (donc, le beau-fils de Pierre) ; la solution est encore confirmée par le recensement de Montpellier de 1841 où le ménage 1174 est constitué de Pierre (marchand de vin), Agnès SABATIER (son épouse), André EUZET (son fils) et Catherine EUZET (sa fille), "île n 33, Grand Galion" ; après Fabrègues, Pierre a dû s'installer à Montpellier (à partir de 1816 ?), puis à Pignan (en 1819) puis définitivement à Montpellier (de 1820 à 1852) ; agriculteur puis marchand de vin (à Montpellier, en 1834) ; revendeur de vin (à Montpellier en 1835, 1836, 1839) ; + 17.08.1852, dans la "maison Euzet rue Farges", à Montpellier. Saint Brès et Fabrègues et Montpellier et Mauguio et Pignan

- Jeanne Marie (fa Claude et Anne MARTIN) 24.03.1783, à Assas ; x1 Pierre RICHARD, le 22.09.1812, à Assas ; les publications sont passées à Assas et Baillarguet (Montferrier) ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, elle est dite "veuve de Pierre RICHARD, demeurant à Baillarguet" et son prénom est Marie ; x2 Jean Baptiste CHALIER, le 02.11.1826 à Montferrier ; Cm 03.06.1826, notaire Jean Frédéric SARRAN, de Montpellier ; le Cm indique seulement qu'elle se marie selon le mode dotal ; journalière ; elle est domiciliée à Baillarguet, commune de Montferrier quand elle se remarie ; elle ne sait pas signer ; appelée simplement Marie dans le Cm de 1826 et dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), elle est alors dite "veuve de Pierre RICHARD en premières noces et épouse en deuxièmes noces de Jean Baptiste CHALIER, présent, demeurant à Baillarguet" ; les recensements de Montferrier ne la signalent que pour celui de 1856 (EUZET Marie, sans profession, 70 ans, veuve) et pour celui de 1866, le seul qui indique qu'elle habite au hameau de Baillarguet (EUZET Marie, grand-mère de Pierre VIDAL, veuve, 84 ans) ; + 09.12.1868, "dans sa maison d'habitation sise à à Baillarguet, commune de Montferrier" ; l'acte de décès précise qu'elle est âgée de 90 ans, au lieu de 85 ans. Montferrier

- Louise (fa Claude et Anne MARTIN) 19.11.1784, à Assas (marraine : Louise POUGET EUZET, cousine : il s'agit de la deuxième épouse de Jean Claude EUZET, branche de Montpellier issue directement du Triadou) ; x Jacques GUY, le 11.08.1808, à Montpellier ; elle est domiciliée à Montpellier "depuis six ans" quand elle se marie ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, elle est dite "épouse de Jacques GUY, cultivateur d'Argelliers" ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), elle est dite : "épouse de Jacques GUY, cultivateur" ; elle ne sait pas signer ; elle est indiquée comme journalière dans le recensement d'Argelliers de 1836, avec son mari, leurs deux enfants (Pascal et Jean Baptiste Pierre), tous les trois cultivateurs, et Anne MARTIN, veuve EUZET (sa mère ; son âge indiqué, 50 ans, est erroné) ; elle est indiquée comme journalière dans le recensement d'Argelliers de 1841, avec seulement son mari, "quartier de la placette, rue de la placette" ; elle est indiquée dans le recensement d'Argelliers de 1846, avec son mari et leur fils Pierre, "rue de la placette" ; elle est veuve, le 23.06.1850 ; elle est indiquée comme veuve dans le recensement d'Argelliers de 1851, avec son fils Pierre (propriétaire cultivateur), "rue de la placette" ; elle est indiquée comme veuve dans le recensement d'Argelliers de 1856, avec son fils Pierre et sa belle-fille Apollonie SABLIER, "rue de la placette" ; elle est indiquée comme veuve dans le recensement d'Argelliers de 1861, avec son fils Pierre, sa belle-fille Apollonie SABLIER et ses deux petits-enfants, Toussainte et Louise, "rue de la placette" ; elle n'est plus indiquée dans le recensement d'Argelliers de 1866 ; + 09.06.1866, à Argelliers (34), dans sa maison d'habitation "rue de la placette" Montpellier

- Françoise Madeleine (fa Claude et Anne MARTIN) 19.12.1788, à Assas (date et lieu indiqué dans son acte de mariage) ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, elle est dite "fille majeure, cuisinière, demeurant à Paris 43, rue Saint Jacques" ; absente pour cet acte, elle a donné procuration à sa mère par acte reçu de Me BRÉTON, à Paris, et elle est appelée Françoise ; Cm, le 22.12.1828 avec Antoine GALIÉRE (patronyme écrit avec cette graphie par le notaire) et son seul prénom indiqué est Françoise : elle se constitue en dot, de son chef, 1/ 300 francs pour la valeur de "bijoux d'or et d'argent qu'elle possède en ce moment" et 2/ une somme de 1000 francs en espèces d'argent ayant cours ; le futur mari reconnaît ce montant de 1300 francs sur tous ses biens et il s'engage à les restituer si la situation l'exigeait ; tous les autres biens de Françoise, présents et à venir, seront et demeureront libres et paraphernaux ; elle ne sait pas signer ; l'acte est passé à l'étude du notaire (notaire Louis, Marie, François, Xavier BONFILS, de Montpellier) ; x Antoine GALLIERE, le 14.01.1829, à Montpellier (avec le prénom de Madelaine) ; "domiciliée depuis longtemps à Montpellier" quand elle se marie ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), on lui donne le prénom de Françoise et elle est dite : "épouse du sieur GALLIERE, vacher, demeurant à Montpellier" ; dans les testaments de Claude, elle apparaît toujours avec le prénom de Françoise ; par contre, dans le minutier du notaire BONFILS, de Montpellier, au 03.04.1847, un acte de notoriété l'indique comme "Françoise Madelaine EUZET épouse d'Antoine GALLIERE", ce qui s'explique par le caractère de ce type d'acte. Voir Montpellier

- Martin Pascal (fs Claude et Anne MARTIN) 16.04.1791, à Assas ; x Magdelaine PHILIP, le 24.01.1821, à Assas ; Cm 21.06.1820 (notaire Michel ALICOT, de Montpellier) ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est dit "cultivateur à Villeneuve Angoulème " (le nom de Villeneuve-lès-Maguelone entre 1816 et 1831) ; leur fils Antoine naît à Villeneuve Angoulème, le 26.06.1825 ; il est alors domicilié "à la campagne de la Beauregard" ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), il est dit "cultivateur demeurant à Montpellier" ; il ne sait pas signer ; le 19.04.1836, agriculteur à Montpellier, il vend à Jean Baptiste BARET (vacher à Montpellier), une pièce de terre champ contenant 103 ares 20 centiares, au terroir de Montpellier, section E, dite de Montauberon, pour le prix de 600 francs, afin de faire face à la dot de son épouse, Magdelaine PHILIP (notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier) ; signalé au recensement de 1836 de Montpellier, comme journalier (mais son prénom est Pierre) avec son épouse (qui a le patronyme PHILIPPE) et 4 enfants : Antoine, Baptiste, Marguerite et Eugène ; signalé au recensement de 1841 de Montpellier, comme cantonnier au chemin de fer, avec son épouse et leurs enfants Antoine, Baptiste, Marguerite et Auguste, "île Refuge" ; le 09.04.1846, il reçoit de jean Baptiste BARET les 600 francs que ce dernier lui devait (destinés à la dot de sa femme), suite à la vente du 19.04.1836 (notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier) ; le 11.04.1846, il achète à Pierre Virgile DEMIANS une terre vigne contenant 81 ares 20 centiares située, à Saint-Jean-de-Védas - voir plus de détails sur cette vente à l'article de Magdelaine PHILIP, en "suite 1" (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; dans l'acte de vente de cet immeuble par ses enfants, le 27.06.1862, il est indiqué comme "agriculteur et employé au chemin de fer de Montpellier à Cette" (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 16.03.1856, à Montpellier, "dans l'hôpital général". Villeneuve-lès-Maguelone et Montpellier (branche venue d'Assas, au XIXe siècle)

- Marie Anne (fa Claude et Anne MARTIN) en 1792 ; + 09.12.1792 (à six mois), à Assas.

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Jean, appelé parfois Baptiste ou Jean Baptiste (fs Claude et Anne MARTIN) 9 fructidor an 3 (26.08.1795), à Assas ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est dit "cultivateur à Lattes" et il est appelé Jean Baptiste ; Cm, le 01.05.1824 avec Marguerite FERMAUD (fa Etienne et Elisabeth JAUMARD - patronyme écrit CHAUMARD dans l'acte de mariage) : la dot est de 600 francs (200 francs "en la valeur des bijoux et dorures" que porte Marguerite, 200 francs payés en numéraire et 400 francs qu'Etienne FERMAUD s'engage à payer "dans deux années", avec un intérêt de 5 %, sans retenue) ; Jean reconnaît les bijoux et dorures et les "tient pour reçus le present mariage s'accomplissant" ; il reconnaît de même les 200 francs et en donne quittance ; enfin, il reconnaît "d'ores et déjà" la somme de 400 francs sur tous ses biens présents et à venir, en faveur de Marguerite ; l'acte est passé à l'étude où Jean est le seul à signer (notaire Pascal Barthélémy PERIDIER, de Montpellier) ; x Marguerite FERMAUD, le 22.06.1824, à Montpellier (il habite toujours Lattes) ; domicilié à Lattes (au moins de 1824 à 1836) puis à Montpellier ; à Lattes, il est "payre à la métairie du Couran", appartenant à Louis ALLIER ; cultivateur ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), il est appelé "Jean Baptiste" et est dit : "cultivateur demeurant à Lattes" (son fils Etienne naît à Lattes (34) en 1826 et se marie à Castelnau-le-Lez, en 1850) ; ce prénom de Baptiste se retrouve dans la liste des enfants héritiers de Claude dans ses testaments ; il sait signer ; signalé au recensement de 1841 de Montpellier comme payre, avec son épouse, son fils Etienne et trois domestiques, "section F" ; le 02.04.1860, Jean CAMBON (cordonnier auparavant à Assas, habitant Gigean) lui vend une pièce de terre champ à Assas, quartier de la Planarde, contenant environ 8 ares, pour un montant de 80 francs ; Jean paye immédiatement et reçoit quittance pour le règlement ; l'acte indique qu'il est alors agriculteur à Assas ; l'acte est fait en l'étude du notaire où les parties signent (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; le 03.05.1876, avec son fils Etienne qui autorise sa belle-fille, Marie Pascale MARTIN pour ses biens paraphernaux, il emprunte 3000 francs à Etienne REBOUL (propriétaire à Montpellier, habitant rue Bazille) ; les emprunteurs s'obligent à rembourser la somme dans 4 ans, y compris l'intérêt de 5 % l'an, à payer "en bonnes espèces d'or ou d'argent ayant cours de monnaie et non autrement" ; pour cela, il affecte et hypothèque une pièce de terre champ avec oliviers, située dans la commune de Montpellier, n 36 section G du cadastre, "dite du truc du mas de Chaulet", contenant environ 48 ares ; l'acte indique que les emprunteurs habitent tous Montpellier, "quartier de Saint Martin de Prunet ou du moulin à vent" ; l'acte est passé en sa demeure (pour ce qu'il le concerne) et en l'étude (pour les autres) ; pour plus de renseignements, voir l'article de Marie Pascale MARTIN (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 07.02.1878, "chemin de Saint Martin de Prunet, maison EUZET", à Montpellier. Lattes et Montpellier

La signature de Jean EUZET, le 02.04.1860
(notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier)


- Etienne (fs Claude et Anne MARTIN) 29 brumaire an 6 (19.11.1797), à Assas ; dans l'acte de vente d'une maison à deux étages et de terres au Triadou à Jean François PEPIN, le 20.03.1824, il est dit "cultivateur à Montpellier" ; il est natif d'Assas et habitant Montpellier quand il se marie ; Cm, le 23.08.1825 avec Marguerite Thérèse FERMAUD : le régime est dotal ; Etienne FERMAUD, le père de Marguerite, la dote d'une somme de 600 francs, savoir 200 francs pour la valeur de ses bijoux et dorures (qu'il tient pour reçus, le mariage s'accomplissant) et 400 francs en numéraires dont 200 francs payés en acompte ; il fait une quittance pour ces 200 francs reçus en argent et reconnaît ces 400 francs en faveur de sa future épouse ; Etienne FERMAUD s'engage à lui payer le solde de 200 francs dans 4 ans, avec un intérêt de 5 % par an, à compter de ce jour ; Etienne EUZET s'engage à reconnaître ce solde de 200 francs en faveur de sa future épouse, sur tous ses biens présents et à venir ; Etienne FERMAUD se réserve le droit de retour en cas de prédécès de sa fille sans enfants et de ses enfants sans postérité ; l'acte est fait à l'étude ; les parties ne savent pas signer (notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier) : x Marguerite Thérèse FERMAUD, le 23.09.1825, à Montpellier ; leur fils Antoine naît à Villeneuve Angoulème, le 27.10.1825 ; il est alors payre (régisseur) "chez M. de BROUSSEIROLLES" ; cultivateur ; domicilié à nouveau à Montpellier (au moins à partir de 1836) ; dans l'acte de vente du 28.01.1836 (entre tous les frères et soeurs), il est dit "demeurant à Montpellier" ; il est signalé au recensement de Montpellier de 1841, avec sa femme et leur fille Marguerite "île Barafort" mais aussi comme garde maj(or), avec sa femme et leur fille Antoinette, "section G" ; le 26.12.1846, le propriétaire du domaine de la Castelle, à Lattes, vend à Etienne la moitié d'un hangar ; dans cet acte, on voit qu'Etienne et son épouse habitent à Montpellier "près Saint Denis, île Barafort" (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; il ne sait pas signer ; le 23.04.1849, il consent au mariage de sa fille Marguerite avec Jacques Louis AYMARD et il lui constitue en dot et avancement d'hoirie la donation d'une terre vigne située au tènement du mas de Tandon, au territoire de la commune de Montpellier ; la contenance est d'environ 48 ares, son revenu est de 75 francs et son capital de 1500 francs ; la possession et jouissance est au jour de la célébration civile du mariage, à la charge pour les mariés d'en payer les contributions à l'avenir ; il se réserve le droit de retour, en cas de prédécès de Marguerite et de ses descendants (notaire Louis Marie François Xavier BONFILS, de Montpellier) ; le 13.04.1871, il est dit agriculteur, domicilié à Montpellier, île Barafort, et il baille à ferme à Pierre GALOT (agriculteur demeurant faubourg Figairolle, à Montpellier), une terre champ vigne complantée d'oliviers située à Montpellier, quartier du mas de Bugard, comportant 1 hectare 10 ares ; le terme a commencé le 15.01.1871 et doit durer 9 ans ; le prix du fermage est de 110 francs par an, exigible par semestre et d'avance, à partir du 15.01.1871 ; les conditions sont les suivantes : 1/ Pour l'année courante, le preneur prendra seulement la portion revenant au bailleur de la récolte de blé pendante, l'autre portion appartenant à un tiers qui a fait l'ensemencement ; 2/ Le fermier arrachera les arbres morts ou qui pourraient périr, sans être tenu de les complanter ; il pourra ensemencer le champ de telle qualité de grain qu'il jugera appropriée ; il taillera la vigne à l'usage du pays ; 3/ La dernière année, le bail cessera pour le champ le 1er novembre, pour la vigne après la vendange et pour les oliviers après la cueillette des olives ; le champ pourra être laissé en jachère mais la vigne devra être taillée ; 4/ Les contributions restent à la charge du bailleur ; 5/ L'objet affermé est reconnu se trouver en moyen état et sera laissé dans un état pareil à la fin du bail ; l'acte est passé en l'étude ; les parties ne savent pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 07.12.1874, en son domicile "sis à la ferme école, territoire de Thuir" (il s'agit de la ferme-école de Germainville, près de Thuir, dans les Pyrénées-Orientales) ; il est veuf de Thérèse FERMAUD ; l'un des deux déclarants est Louis AYMARD (jardinier à cette ferme-école et beau-fils d'Etienne) Montpellier et Villeneuve-lès-Maguelone


Troisième génération (génération 16 de "La lignée" )

- Fulcrand (fs Antoine et Françoise MARQUÉS) ca 1810, à Grabels (le lieu est indiqué dans l'acte de décès du registre de l'État civil de Jacou mais l'acte de naissance ne se trouve pas dans le registre de Grabels) ; il habite Jacou et est célibataire quand il décède ; + 29.09.1841, à Jacou, dans sa maison d'habitation, "âgé de 31 ans" (registre de l'État civil de Jacou) ; (+) 30.09.1841, dans le cimetière de Jacou ; il est "âgé de 31 ans" (registre paroissial de Jacou, qui n'indique pas le lieu de naissance).

- Marie (fa Antoine et Françoise MARQUÉS) entre 1811 et 1814, à Assas ? ; x Antoine PONSONAILLE 06.02.1837, à Jacou ; + 23.02.1890, à Montpellier. Voir Jacou et Montpellier

- Anne (fa Antoine et Françoise MARQUÉS) 17.05.1813, à Assas.

-
Jeanne (fa Antoine et Françoise MARQUÉS) 10.09.1816, à Assas ; célibataire ; + 12.07.1853 à Assas

- Marie Henriette (fa Antoine et Françoise MARQUÉS) 10.09.1818, à Montpellier, "maison de campagne THOMASSI, tenement d'encombes, terroir de Montpellier" (le premier témoin est Jean, Pierre, Pascal EUZET) ; + 13.06.1819, à Montpellier. Voir
Montpellier

- Anne (fa Antoine et Françoise MARQUÉS) 25.11.1820, à Lattes, dans "la métairie GACHE" ; est présent à la naissance, Jean Baptiste GACHE (propriétaire à Montpellier, qui signe) ; x Pierre DOUMERGUE, le 24.05.1842 à Assas ; Cm 28.04.1842, notaire Amédée GRASSET, de Montpellier : régime dotal, dot constituée par son père : 500 francs dont 100 en dorures "dont ladite fille est parée" et 300 francs en espèces metalliques ; elle demeure à Assas quand elle se marie ; elle ne sait pas signer ; journalière ; + 25.05.1898, "faubourg Figuerolles n 6", à Montpellier. Voir Lattes et Montpellier

- Françoise (fa Antoine et Françoise MARQUÉS) 25.06.1822, à Lattes, dans "la métairie GACHE" ; x Charles BEDOS, le 25.11.1846, à Assas ; son frère Jean est présent à son mariage ; Cm 02.11.1846, notaire GRASSET, de Montpellier ; elle demeure à Assas ; elle s'est constituée en dot, de son chef, "comme lui étant parvenu de la succession de son père", une somme de 500 francs (dont 200 de dorures et bijoux et 300 en espèces d'argent ayant cours) ; confirmé par le bureau de l'enregistrement de Montpellier et par celui de Castries sur renvoi de Montpellier ; sans profession ; elle ne sait pas signer ; testament le 15.05.1849 (notaire Pierre Guillaume ARNAVIELHE, de Lansargues, d'après le bureau de l'enregistrement de Castries - à vérifier) ; + 15.05.1849, à Lansargues (34), dans la maison d'Eugène COLLARD, fermier du "domaine de l'Arboras" où son mari est payre ; un des deux déclarants est Eugène COLLARD. Voir Lattes

- Jean (fs Antoine et Françoise MARQUÉS) 02.04.1824, à Lattes, "à la métairie Fromiga, appartenant à M. GACHE" ; signalé au recensement de Jacou de 1836, avec ses parents, son frère Fulcrand, ses soeurs Anne, Marie et Jeanne, sa grand-mère Marie BONHOMME et deux domestiques ; signalé au recensement de Jacou de 1841 comme domestique (avec son frère Fulcrand), chez Guillaume DUVERGER, agriculteur) ; x Jeanne Marie BRESSON 23.04.1850, à Assas ; Cm 23.04.1850, notaire Gustave LAJARD, de Castries (34) ; agriculteur ; il signe ; signalé au recensement d'Assas de 1851 comme propriétaire cultivateur, avec sa femme, leur fils Jean Antoine, Anne EUZET âgée de 22 ans (indiquée comme leur fille), Louise MARQUÉS, la grand-mère, "rue de Lambec, n 8" ; signalé au recensement d'Assas de 1856 comme cultivateur, avec son épouse, leurs fils Xavier et Antoine et la grand-mère MARQUÉS veuve EUZET (prénom Marguerite) ; au recensement d'Assas de 1861, il y a, en plus, leur fille Philomène, "rue de l'Embecque, n 66-70" et il y a toujours Marguerite MARQUÉS veuve EUZET, ainsi qu'un berger, Auguste BENAVENT ; au recensement d'Assas de 1866, il n'y a pas Jean Antoine ; le 04.10.1867, il achète une terre, à Assas, à Charles Félix BOUCHÉ (propriétaire demeurant à Maisons-sur-Seine) ; cette terre est "une parcelle contenant 120 ares 50 centiares environ à prendre au sud est sur une pièce de terre vigne dite le Grand Aramon, dans la commune d'Assas, ténement de la sexteirade, section D du cadastre " ; la possession et jouissance sont immédiates ; le prix est de 3500 francs que Jean paye "en espèces metalliques ayant cours de monnaie" et il lui est délivré une quittance définitive ; la terre est libre d'hypothèques légales ; l'acte est passé en l'étude et les parties signent (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 21.10.1867, il achète une terre, à Assas, à Charles Félix BOUCHÉ (propriétaire demeurant à Maisons-sur-Seine) ; cette terre est "une parcelle contenant environ 30 ares de terre vigne et herme située dans la commune d'Assas, tenement de la sexteirade, section C du cadastre" ; la possession et jouissance sont immédiates ; le prix est de 1000 francs que Jean paye "en espèces metalliques ayant cours de monnaie" et il lui est délivré une quittance définitive ; la terre est libre d'hypothèques légales ; l'acte est passé en l'étude et les parties signent (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 08.11.1867, il achète une terre, à Assas, à Charles Félix BOUCHÉ (propriétaire demeurant à Maisons-sur-Seine) ; cette terre est "une parcelle contenant environ 10 ares 66 centiares de terre vigne et olivette située dans la commune d'Assas, ténement de la chicanette, faisant partie du n 153 section D du cadastre" ; le prix de 400 francs a été payé avant cet acte en espèces métalliques, comptées et délivrées ; une quittance définitive est aussi délivrée ; la terre est libre d'hypothèques légales ; la possession est immédiate ; l'acte est passé en l'étude et les parties signent (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 25.07.1870, il vend à Jean SAUVAIRE (propriétaire à Assas), une partie de la terre achetée le 21.10.1867 à Charles Félix BOUCHÉ ; il s'agit d'une parcelle de terre vigne, quartier de la sexteirade, contenant 350 m2, confrontant du couchant l'acquéreur, du nord le chemin dit chicanet ; le prix est de 500 francs que SAUVAIRE paye immédiatement en espèces metalliques ; la possession ne se fera qu'au 01.10.1870 ; l'acte est passé en l'étude ; SAUVAIRE ne sait pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; au recensement d'Assas de 1872, la famille est au complet ; au recensement d'Assas de 1876, Jean est seul avec ses trois enfants ; au recensement d'Assas de 1881, Jean est seul avec Jean Antoine et Philomène, "rue de l'Embeque, n 58" ; au recensement d'Assas de 1886, Jean est avec son fils Antoine et Louise EUZET (29 ans) ; au recensement d'Assas de 1891, il y a, à nouveau, sa fille Philomène, "route de Montpellier à Quissac, n 7" ; en 1878, il assiste (veuf) au mariage de son fils Xavier à Saussines (34) ; par acte du 25.05.1893, notaire Paul GALIBERT, de Baillargues (34), il vend (avec le consentement de Xavier EUZET et de Philomène EUZET, ses enfants) à son autre fils Jean Antoine EUZET, ses biens pour une valeur de 6600 francs (deux maisons et douze pièces de terre, à Assas) ; aux recensements d'Assas de 1896 et de 1901, il vit au foyer de son fils Jean Antoine ; + 02.07.1905, à Assas, veuf et âgé de 81 ans. Voir Lattes et Jacou

La signature de Jean EUZET, à son mariage, en 1850



Quatrième génération (génération 17 de "La lignée" )

- Jean Antoine (fs Jean et Jeanne Marie BRESSON) 14.11.1850, à Assas ; signalé au recensement d'Assas de 1851, avec ses parents, sa tante Anne EUZET (indiquée comme sa soeur), et sa grand-mère Françoise MARQUÉS, "rue de Lambec" ; signalé au recensement d'Assas de 1856, avec ses parents, son frère Xavier et sa grand-mère, Marguerite MARQUÉS ; signalé au recensement d'Assas de 1861, avec ses parents, son frère Xavier, sa soeur Philomène et sa grand-mère Françoise MARQUÉS, "rue de Lambecque" ; signalé au recensement d'Assas de 1866 comme domestique chez Jean FOURNEL, au "Buzerein" ; classe 1870 ; agriculteur ; description physique quand il part au service militaire : cheveux et sourcils : bruns, yeux : châtain, front : rond, nez : moyen, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 68 ; incorporé au 4ème régiment de lanciers le 14.10.1870 ; signalé au recensement d'Assas de 1872, avec ses parents, son frère Xavier et sa soeur Philomène ; signalé au recensement d'Assas de 1876 comme cultivateur, avec ses parents, son frère Xavier et sa soeur Philomène ; période de 30 jours au 3ème régiment d'artillerie, du 20.08. au 10.09.1877 ; passé dans l'armée territoriale le 10.08.1879, au 15ème régiment d'artillerie ; signalé au recensement d'Assas de 1881, avec son père et sa soeur Philomène, "rue de l'embeque" ; période au 15ème régiment d'artillerie, du 13.04. au 25.04.1882 ; passé dans la réserve territoriale le 10.08.1884 ; signalé au recensement d'Assas de 1886, avec son père et sa soeur Philomène ; signalé au recensement d'Assas de 1891, avec son père et sa soeur Philomène, "route de Montpellier à Quissac" ; x Augustine Marie Pauline ROUX, le 13.06.1893, à Prades-le-Lez ; Cm 25.05.1893, notaire Paul GALIBERT, de Baillargues (canton de Castries) ; il signe l'acte de mariage : J EUZET ; libéré du service militaire le 10.08.1895 ; signalé au recensement d'Assas de 1896 comme propriétaire chef de ménage, avec son épouse, leur fils (Léopold = Jean) et sa soeur Philomène, "grand chemin" ; signalé au recensement d'Assas de 1901 comme cultivateur propriétaire, avec son épouse, deux enfants : Jean et Alphonse, sa soeur Philomène et son père Jean, "route de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1906 comme cultivateur patron, avec son épouse, deux enfants, Jean et Alphonse et sa soeur Philomène, "chemin de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1911 comme propriétaire patron, avec son épouse, deux enfants, Jean et Alphonse, sa soeur Philomène et ses beaux-parents, Guillaume ROUX et Emilie EUZET ; il n'est plus signalé au recensement d'Assas de 1921 ; pour Marguerite Emilie EUZET (qui se marie avec Guillaume ROUX), voir : Prades-le-Lez.

- Xavier Guillaume (fs Jean et Jeanne Marie BRESSON) 07.12.1853, à Assas ; signalé au recensement d'Assas de 1856, avec ses parents, son frère Antoine et sa grand-mère, Marguerite MARQUÉS ; signalé au recensement d'Assas de 1861, avec ses parents, son frère Antoine, sa soeur Philomène et sa grand-mère Françoise MARQUÉS, "rue de Lambecque" ; signalé au recensement d'Assas de 1866, avec ses parents et sa soeur Philomène ; signalé au recensement d'Assas de 1872, avec ses parents, son frère Antoine et sa soeur Philomène ; domicilié à Assas quand il se marie puis à Saussines (34) ; classe 1873 ; description physique quand il part au service militaire : cheveux et sourcils : châtains, yeux : bleus, front : découvert, nez : moyen, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 69 ; incorporé au 9ème régiment d'artillerie, le 16.01.1875 (et non 1873), matricule n 210 ; mis en disponibilité le 11.07.1875, n 69 ; signalé au recensement d'Assas de 1876 comme cultivateur, avec ses parents, son frère Antoine et sa soeur Philomène ; x Clémentine Marie DUVERDIER, le 29.01.1878, à Saussines ; Cm le 12.01.1878, notaire CHRESTIEN, de Sommières (30) ; il signe Xavier EUZET ; mis en réserve le 01.07.1879 ; périodes militaires au 9ème régiment d'artillerie du 26.04. au 22.05.1880 et du 23.09. au 20.10.1882 ; période militaire au 16ème régiment d'artillerie du 24.03. au 05.04.1884 ; il est placé au groupe territorial du 3ème régiment d'artillerie, n 145 ; placé dans l'armée territoriale le 01.07.1883 ; il est libéré du service militaire le 01.11.1899 ; signalé au recensement de Saussines de 1881 comme propriétaire, avec sa femme, leurs deux filles, Isabelle et Léonie, et sa belle-mère, Elisabeth MAURIN, "quartier de l'Ouest" ; signalé au recensement de Saussines de 1886 comme agriculteur, avec sa femme, leurs deux filles, Isabelle et Léonie, et sa belle-mère, Elisabeth MAURIN, "quartier du Nord" (la division Est-Ouest qui existait encore en 1881 a été remplacée par la division Nord-Sud) ; signalé au recensement de Saussines de 1891 comme vigneron propriétaire, avec sa femme et leurs deux filles, Isabelle et Léonie, "quartier du Nord" ; le 25.05.1893, par acte du notaire Paul GALIBERT, de Baillargues (34), il vend à son frère Jean Antoine sa part sur deux pièces de terre venant de la succession de leur mère, Jeanne Marie BRESSON (300 francs) ; signalé au recensement de Saussines de 1896 comme propriétaire, avec sa femme et leurs deux filles, Isabelle et Léoncie, "quartier du Nord" ; signalé au recensement de Saussines de 1901, avec sa femme et leurs deux filles, Isabelle et Léoncie, "quartier du Nord" ; signalé au recensement de Saussines de 1906 comme propriétaire, avec sa fille Isabelle et son gendre Henri CRÉMIER, "quartier du Nord" ; dans la liste des propriétaires de vignobles de 1909 (Annuaire de l'Hérault), il apparaît comme producteur de 700 hectolitres ; signalé au recensement de Saussines de 1911 comme propriétaire, avec son gendre Henri CRÉMIER (chef de ménage, propriétaire), sa fille Isabelle et sa petite-fille Marcelle CRÉMIER, "quartier du Sud" ; signalé au recensement de Saussines de 1921 comme cultivateur, avec sa fille Isabelle, son gendre Henri CRÉMIER et sa petite-fille Madeleine CRÉMIER ; + 13.08.1922, à Saussines (Enregistrement, "Successions et absences", bureau de Lunel, et avis dans "Le Petit Méridional, du 15.08.1922) ; (+) le 15.08.1922, à Saussines ; la descendance est sur Saussines. Voir : "Saussines".

- Philomène (fa Jean et Jeanne Marie BRESSON) 10.01.1859, à Assas ; célibataire ; sans profession ; signalée au recensement d'Assas de 1861, avec ses parents, ses frères Antoine et Xavier et sa grand-mère, Marguerite MARQUÉS, "rue de l'embeque" ; signalée au recensement d'Assas de 1866, avec ses parents et son frère Xavier ; signalée au recensement d'Assas de 1872, avec ses parents et ses frères Antoine et Xavier ; signalée au recensement d'Assas de 1876, avec son père et ses frères Antoine et Xavier, "rue de l'embeque" ; signalée au recensement d'Assas de 1881, avec son père et son frère Antoine, "rue de l'embeque" ; signalée au recensement d'Assas de 1886 (prénom : Louise), avec son père et son frère Antoine ; signalée au recensement d'Assas de 1891, avec son père et son frère Antoine, "route de Montpellier à Quissac" ; le 25.05.1893, par acte du notaire Paul GALIBERT, de Baillargues, elle vend à son frère Jean Antoine sa part sur deux pièces de terre venant de la succession de leur mère, Jeanne Marie BRESSON (300 francs) ; signalée au recensement d'Assas de 1896, au foyer de son frère Jean Antoine, avec sa belle-soeur Augustine ROUX, son neveu Léopold (âgé de 2 ans, il s'agit de Jean Emilien Paul) et de son père, "Grand chemin" ; signalée au recensements d'Assas de 1901, au foyer de son frère Jean Antoine, avec sa belle-soeur Augustine ROUX, ses neveux Jean et Alphonse et son père ; signalée au recensements d'Assas de 1906, au foyer de son frère Jean Antoine, avec sa belle-soeur Augustine ROUX, ses neveux Jean et Alphonse et un domestique cultivateur, "chemin de Montpellier" ; signalée au recensements d'Assas de 1911, au foyer de son frère Jean Antoine, avec sa belle-soeur Augustine ROUX, ses neveux Jean et Alphonse, le beau-père (Guillaume ROUX) et la belle-mère (Emilie EUZET) d'Antoine ; signalée au recensements d'Assas de 1921, au foyer de son neveu Jean, avec son épouse, Marie GRANIER et Augustine ROUX, "route de Montpellier" ; signalée au recensements d'Assas de 1926, au foyer de son neveu Jean, avec son épouse, Marie GRANIER, leurs enfants Paul et André, "route de Montpellier" ; + 28.11.1928, à Assas ; son neveu, Jean EUZET est déclarant.


Cinquième génération (génération 18 de "La lignée" )

- Jean Emilien Paul (fs Jean Antoine et Augustine Marie Pauline ROUX) 23.05.1894, à Assas ; signalé au recensement d'Assas de 1896 (prénom Léopold), avec ses parents, sa tante Philomène et son grand-père paternel, "grand chemin" ; signalé au recensement d'Assas de 1901, avec ses parents, son frère Alphonse, sa tante Philomène et son grand-père paternel, "route de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1906, avec ses parents, son frère Alphonse, sa tante Philomène et un domestique, "chemin de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1911, avec ses parents, son frère Alphonse, sa tante Philomène et ses grands-parents maternels (Guillaume ROUX et Emilie EUZET) ; classe 1914 ; ajourné par la commission de réforme de Montpellier du 19.06.1914 mais incorporé le 16.09.1914 au fort Saint Jean de Marseille ; description physique quand il est incorporé : cheveux : blonds, yeux : bleus, front : moyen, nez : rectiligne, visage : long, taille : 1 m 69 ; dirigé le 17.09.1914 sur le 3e Groupe d'artillerie de campagne d'Afrique (GACA), à Constantine (Algérie) ; arrivé au corps, soldat de 2e classe, le 19.09.1914 (service comptant du 01.08.1914) ; il part avec la 2e section à destination de Gabès (Tunisie), le 10.08.1915 ; il arrive à Médenine (Tunisie) avec la 2e section, le 18.08.1915 ; il arrive à Dehibat (à la frontière tripolitaine) avec la 2e section, le 31.08.1915 ; dirigé sur l'arrière avec la section, il arrive à Foum Tatahouine (Tunisie), le 03.02.1916 ; parti en colonne avec la 2e section dans la région de Bir Oum Souigh-Dehibat, le 25.05.1916 ; dirigé avec la section sur le secteur de Ben Gardane (Tunisie) où se concentre la colonne n 2 ; parti de Bir Oum Souigh le 17.01.1917 ; arrivé le 24.01.1917 ; rentré avec la section à Foum Tatahouine, le 07.05.1917, après dislocation de la colonne n 2 ; dirigé sur le dépôt des batteries de montagne, à Sétif (Algérie), le 31.08.1917 ; arrivé à la Batterie le 03.09.1917 ; dirigé sur la 7e section à Batna (Algérie), le 06.09.1917 ; passé au 2e régiment d'artillerie de montagne (de Nice), le 15.04.1918 ; mis en sursis d'appel, le 07.07.1919, jusqu'à la démobilisation au titre de cultivateur à Assas ; il est à la direction du général commandant la 16e région, le 06.08.1919 ; le même mois, envoyé en congé, illimité à Assas ; dans la disponibilité et la réserve, il passe au 38e régiment d'artillerie coloniale de Toulon, le 01.01.1924, puis au centre de mobilisation colonial d'artillerie n 55, le 01.03.1929, puis au centre de mobilisation du Train n 15, le 10.12.1929 ; position sans affectation, le 15.04.1930 ; médaille de la victoire ; médaille commémorative de la grande guerre ; x Marie Jeanne Joséphine GRANIER, le 26.10.1920, à Prades-le-Lez (34) ; signalé au recensement d'Assas de 1921 comme cultivateur patron, avec son épouse, sa mère et sa tante Philomène, "route de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1926 comme cultivateur, avec son épouse, leurs fils Paul et André et sa tante Philomène, "route de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1931 comme cultivateur, avec son épouse et leurs fils Paul et André, "route de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1936 comme cultivateur patron, avec son épouse, leur fils André et son beau-père, Paul GRANIER ; + 06.01.1962, à Assas.

Jean EUZET
(Archives de Mme Elise EUZET)


- Alphonse Guillaume Isidore (fs Jean Antoine et Augustine Marie Pauline ROUX) 05.04.1896, à Assas (en présence d'Auguste EUZET, propriétaire, 38 ans, cousin d'Alphonse) ; signalé au recensement d'Assas de 1901, avec ses parents, son frère Jean, sa tante Philomène et son grand-père paternel, "route de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1906, avec ses parents, son frère Jean, sa tante Philomène et un domestique, "chemin de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1911, avec ses parents, son frère Jean, sa tante Philomène et ses grands-parents maternels (Guillaume ROUX et Emilie EUZET) ; classe 1916 ; description physique à son recrutement : cheveux : blonds, yeux : bleus, front : moyen, nez : rectiligne, visage : rond, taille : 1 m 66 ; cultivateur ; il réside à Castries quand il est convoqué, le 16.04.1915, au fort Saint Jean de Marseille pour être dirigé sur le 173e régiment d'infanterie (RI) ; arrivé au corps le 19 ; en subsistance au 141e RI, le 27.11.1915 ; passé au 22e RI, le 09.05.1916 (matricule 10702) ; disparu le 20.02.1917, à l'Echelle Saint Aurin (81) ; rayé des contrôles le 21.02.1917 ; signalé prisonnier par avis ministériel du 17.10.1917 ; en captivité à Minden (en Rhénanie-du-Nord-Westphalie), ; rapatrié le 26.12.1918 ; passé au 81e RI, le 28.01.1919 (matricule 19334) ; détaché à Schlustadt (?), service du général commandant le 16e régiment, jusqu'au 26.04.1919 ; envoyé en congé illimité , le 21.09.1919, à Assas ; maintenu au 81e RI, le 01.01.1924 (disponibilité et réserve) ; passé au 16e escadron du Train auto, le 09.09.1924 ; position sans affectation, le 15.04.1930 ; passé au recrutement de Montpellier, le 16.04.1930, par suite de la position dite sans affectation ; rappelé à l'activité, le 23.08.1939 ; affecté au dépôt du Train ; arrivé au corps, le 23.08.1939 ; renvoyé dans ses foyers, le 16.09.1939 ; affecté au dépôt d'infanterie n 162 (agricole), le 10.05.1940 ; x Jeanne Alix Agnès BARRAU, le 29.04.1920, à Saussines (34) ; pas de Cm ; sont présents au mariage : son frère Jean EUZET, sa mère Augustine ROUX, les parents de Jeanne (Paul Jullien BARRAU et Eulalie Clémentine LOUCHE), ainsi que Jean BARRAU (oncle de Jeanne) ; tous signent ; signalé au recensement de 1921 de Saussines, au n 17, en même temps que son épouse et la famille de ses beaux-parents; signalé au recensement de 1926 de Saussines avec les mêmes, plus Paulette et Jean EUZET, ses enfants, au n 17, "Quartier du Sud" ; signalée au recensement de 1931 de Saussines avec les mêmes, à l'exception de son beau-père, au n 51, "Quartier Haut, chemin de Montpellier" ; signalé au recensement de Saussines de 1936 comme propriétaire exploitant, patron, avec son épouse et Jacques LOUCHE (grand-père de son épouse) ; maire de Saussines en 1942, maintenu à la Libération (voir le témoignage de Mme ALARY dans "Saussines suite 2") ; + en ? Saussines

Alphonse EUZET
(Archives de Mme Elise EUZET)



Sixième génération (génération 19 de "La lignée" )

- Paul Augustin (fs Jean Emilien Paul et Marie Jeanne Joséphine GRANIER) 12.10.1921, à Assas ; signalé au recensement d'Assas de 1926, avec ses parents, son frère André et sa grand-tante, Philomène, "route de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1931, avec ses parents et son frère André ; (+) 22.01.2013, à Assas (le reste, confidentiel)

Paul EUZET et les élèves d'Assas, école de Mlle FABRE (rang du haut, 5ème en partant de la gauche)
(photo entre 1929 et 1930, dans "Les cahiers de la Mémoire n 2" : La vie à Assas dans les années 30 et 40 du 20e siècle)
par M. Jean GELLY, maire honoraire d'Assas, Mme Marie-Anne BOISSIER et M. Bernard BOISSIER


- André Alphonse (fs Jean Emilien Paul et Marie Jeanne Joséphine GRANIER) 28.08.1924, à Assas ; signalé au recensement d'Assas de 1926, avec ses parents, son frère Paul et sa grand-tante, Philomène, "route de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1931, avec ses parents et son frère Paul ; signalé au recensement d'Assas de 1936 comme cultivateur, avec ses parents, son frère Paul et son grand-père maternel, Paul GRANIER ; conseiller municipal puis adjoint au maire d'Assas : "élu pour la première fois en 1953, (il) avait passé, quand il décéda en 1997, quarante-cinq ans au service des Assadins. Bienveillant, désintéressé et toujours disponible, sa grande connaissance de la commune le rendait précieux" (p. 69 de La vie à Assas - Fin de siècle de 1975 à 2000 - A la recherche du temps passé ... Les cahiers de la Mémoire n 6, par M. Jean GELLY, maire honoraire d'Assas) ; + en 1997 (le reste, confidentiel)

André EUZET et les élèves d'Assas, en 1934 (rang du haut, 1er en partant de la gauche)
(photo dans "Les cahiers de la Mémoire n 2" : La vie à Assas dans les années 30 et 40 du 20e siècle)
par M. Jean GELLY, maire honoraire d'Assas, Mme Marie-Anne BOISSIER et M. Bernard BOISSIER


André EUZET, adjoint au maire d'Assas
(Archives de Mme Elise EUZET)



Septième génération (génération 20 de "La lignée" )

- Martine (confidentiel)
- Brigitte (confidentiel)
- Hervé (confidentiel)
- Yves (confidentiel)
- Marie-Agnès (confidentiel)
- Geneviève (confidentiel)
- Bernadette (confidentiel)


Huitième génération (génération 21 de "La lignée" )

- Sylvain (confidentiel)
- Bérangère (confidentiel)
- Nicolas (confidentiel)
- Vincent (confidentiel)
- François (confidentiel)



Arrivée du Triadou au XIXème siècle : une quatrième branche, à Assas.

Jean Joseph EUZET, un des fils de Jean Jacques EUZET et de Rose EUZET, du Triadou s'est installé à Assas. L'union de ses parents est le deuxième exemple de croisement de la lignée du Triadou avec celle de Sueilles-Cazevieille ; Marie Rose était la fille de Jacques EUZET et de Marie SOULAS , de Cazevieille. Jean Jacques était le fils de Claude EUZET et de Marie Rose HEBRARD, du Triadou.

Première génération (génération 17 de "La lignée")

- Jean Joseph (fs Jean Jacques et Marie Rose EUZET) 25.03.1819 Le Triadou ; au recensement d'Assas de 1836, il est berger à Assas, âgé de 17 ans, chez Françoise BRUN, veuve SAUVAIRE mais il est aussi indiqué au recensement du Triadou de 1836, avec ses parents (et le même âge de 17 ans) ; au recensement d'Assas de 1841, il est domestique, toujours chez Françoise BRUN qui est alors remariée avec Guillaume COULOMB ; à noter qu'en 1836 et en 1841, il est le seul EUZET vivant à Assas ; Cm avec Virginie OZIOL, le 05.10.1848 ; il est alors "depuis longtemps à Assas" ; le régime est dotal ; elle se constitue en dot 350 francs, savoir 150 francs en la valeur des bijoux et dorures qu'elle a devers elle" (Jean les tient pour reçus) et "200 francs en espèces d'argent" (que Jean déclare avoir reçus de sa future épouse) ; il lui délivre une quittance et lui reconnaît ces 350 francs en sa faveur ; de plus, les parents de Jean lui font donation, par préciput, avantage et hors part "du quart de tous les biens que chacun d'eux laissera à l'époque de son décès" (pour cette donation, Rose EUZET est autorisée par son mari, Jean Jacques EUZET) ; l'acte est passé en l'étude où seul signe Jean Jacques EUZET, les autres parties déclarant ne savoir signer (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; x Virginie OZIOL, le 17.10.1848, à Assas ; agriculteur ; le 23.01.1853, il vend à Jean Baptiste CAÏROCHE (cantonnier habitant au Triadou), une terre au Triadou, tènement de Mataborne contenant 20 ares, confrontant du levant et du nord le patus et du couchant la draille ; cet immeuble fait partie des acquis qu'il a fait de la commune du Triadou suivant un acte reçu par le notaire Jean Frédéric SARRAN (de Montpellier) il y a environ 4 ans ; le montant de la vente est de 200 francs que l'acheteur s'engage à payer dans 5 ans avec intérêt à 5 % exigible chaque année à terme échu ; il est précisé que l'acheteur pourra rembourser avant terme par acomptes mais qui ne pourront pas être inférieurs à 50 francs chacun ; il est prévu une clause de résolution du contrat en cas de non respect des engagements ; fait à l'étude du notaire, en présence de Pierre RAYNAL (instituteur) et Jacques ARNAUD (facteur rural), des Matelles qui signent (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; dans la donation de ses parents du 03.08.1863, il lui est attribué 2000 francs que son frère Calixte est tenu de lui payer, sans intérêts jusqu'au 15 mai prochain, dans un délai de 4 ans à partir de ce jour ; l'acte précise qu'il a pris la décision d'attribuer la part qui lui revient (pour les immeubles et le petit matériel) à son frère Calixte, "attendu qu'il ne lui convient point d'avoir des immeubles au Triadou où il ne pourrait les faire cultiver" (ceci s'explique par le fait qu'il habite à Assas, alors qu'en tant qu'aîné, il aurait dû se voir attribuer la maison du Triadou et, probablement, les plus belles pièces) ; le 15.05.1864, il vend "un lopin de terre autrefois jardin", au Triadou, à Jacques Bruno PEPIN (propriétaire au Triadou), pour 150 francs (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; au recensement d'Assas de 1851, il habite "16 rue Basse" (au même numéro que le ménage COULOMB), avec sa femme (à qui le recensement donne le prénom de Marguerite) et une fille, Marguerite, 2 ans (qui est certainement Marie, née en 1849) ; au recensement d'Assas de 1856, il habite le n 67 (sans précision de nom de rue), avec deux enfants : Marie (10 ans) et Frédéric (3 ans) ; au recensement d'Assas de 1861, il n'est plus seulement cultivateur mais il est indiqué comme "payre", cependant que sa femme est indiquée comme "mayre", avec trois enfants : Marie (15 ans), Frédéric (8 ans) et Fulcrand (1 an) et ils habitent "grand chemin, n 21" (au n 20, il y a toujours la même famille COULON dont le patronyme a perdu son B final) ; au recensement d'Assas de 1866, il est propriétaire agriculteur et le couple est avec quatre enfants : Marie, Auguste, Fulcrand et Anne ; le 21.10.1867, Charles Félix Auguste BOUCHÉ (propriétaire à Maisons-sur-Seine, en Seine-et-Oise) lui vend une parcelle contenant 1 hectare 65 ares 59 centiares , à prendre sur une pièce de terre vigne et champ, à Assas, tenement de la Sexteirade, article 158, section D du cadastre ; le prix est de 3998,76 francs que Jean paye immédiatement et il lui est délivré une quittance définitive ; la possession et la jouissance sont de ce jour ; l'acte est passé à l'étude où signent les parties - en réalité, la signature EUZET qui se trouve au bas de l'acte est celle de Jean EUZET, marié à Marguerite FERMAUD, lequel n'est pourtant pas partie à l'acte et pas plus indiqué comme témoin ! (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier)

le 29.09.1868, Charles Félix Auguste BOUCHÉ (propriétaire à Maisons-sur-Seine, en Seine-et-Oise) lui vend une parcelle contenant 51 ares 18 centiares de terre champ et vigne, à Assas, quartier de la Cestayrade, section D, n 164, 165 et partie des n 158 et 166 du plan cadastral ; le prix est de 1020 francs que Jean paye immédiatement et il lui est délivré une quittance définitive ; la possession et la jouissance sont de ce jour ; il a le droit de passage pour une charrette sur un chemin de 3 m. de large dans le fonds resté au vendeur ; ce chemin va en ligne droite jusqu'à la route de Montpellier, en traversant la parcelle vendue et en longeant les terres de BAUME et de SAUVAIRE ; l'acte est passé à l'étude où signent les parties - en réalité, la signature EUZET qui se trouve au bas de l'acte est celle de Jean EUZET, marié à Marguerite FERMAUD, lequel n'est pourtant pas partie à l'acte et pas plus indiqué comme témoin ! (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 26.10.1869, Charles Félix Auguste BOUCHÉ (propriétaire à Maisons-sur-Seine, en Seine-et-Oise) lui vend une parcelle de terre vigne contenant 5 ares 8 centiares pour le prix de 254 francs qui sont payés immédiatement et dont une quittance définitive est délivrée ; la possession et la jouissance sont du même jour ; l'acte est passé à l'étude où signe le mandataire du vendeur, Pierre PLAGNES (homme d'affaires, à Assas) ; Jean Joseph déclare qu'il ne sait pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; au recensement d'Assas de 1872, il est indiqué simplement comme agriculteur et le couple est avec ses quatre enfants mais leur dernière fille est appelée Anna ; au recensement d'Assas de 1876, il est qualifié de fermier, on donne pour la première fois son lieu de naissance (Le Triadou) et il y a trois enfants : Auguste, Fulcrand et Anna-Mélanie ; le 08.03.1877, il accorde un prêt de 550 francs à Jean Jacques Hilaire BRUN (propriétaire à Assas), lequel s'engage à le rembourser dans un an avec un intérêt annuel et d'avance de 5 % ; faute de payer l'intérêt, un mois après l'échéance, le capital deviendrait exigible sur un simple commandement de mise en demeure ; en garantie, BRUN affecte et hypothèque spécialement tous les immeubles qu'il possède à Assas (maisons, jardin, aire, terres, ...) ; l'acte est passé à l'étude où signent les parties (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; au recensement d'Assas de 1881, le ménage habite "chemin de Montpellier à Quissac", avec sa femme et deux enfants : Fulcrand Marius (cultivateur) et Anna Mélanie, plus un domestique : Louis BAUDES, "attaché au chef" (de ménage) ; au recensement d'Assas de 1886, il est fermier avec sa femme et deux enfants : Auguste et Anna, plus un domestique : André SIMON ; au recensement d'Assas de 1891, le couple habite "route de Montpellier à Quissac, n 13", avec leur fils Justin Auguste (cultivateur) et un domestique : Léon CAIZERGUES ; au recensement d'Assas de 1896, on trouve non seulement Jean Joseph (propriétaire, chef de ménage), Virginie OZIOL et leur fils Fulcrand (propriétaire) mais aussi Thérèse FOURNEL (belle-fille), Auguste (leur autre fils, propriétaire), Emilie DELEUZE (belle-fille), plus Baptiste MEYNIER, cultivateur et domestique ; au recensement d'Assas de 1901, il est seul avec sa femme ; au recensement de 1906, le couple sans enfants avec eux est indiqué au "chemin de Montpellier, n 23" ; dans la liste des propriétaires de vignobles de 1909 (Annuaire de l'Hérault), il apparaît comme producteur de 500 hectolitres ; + avant le recensement d'Assas de 1911 où il n'est plus signalé. Voir
Le Triadou

La signature de Jean Joseph EUZET, le 08.03.1877
(notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier)


Deuxième génération (génération 18 de "La lignée")

- Marie (fa Jean Joseph et Virginie OZIOL) 29.08.1849, à Assas ; signalée au recensement d'Assas de 1851 (prénom Marguerite), avec ses parents, au "n 16, rue Basse" ; signalée au recensement d'Assas de 1856, avec ses parents et son frère Frédéric ; signalée au recensement d'Assas de 1861 avec ses parents et ses frères Frédéric et Fulcrand, au "n 21, Grand chemin" ; signalée aux recensements d'Assas de 1866 et 1872, avec ses parents et ses frères et soeur, Auguste, Fulcrand et Anna ; x François Charles ARNAUD, le 23.05.1872, à Assas ; au mariage assistent les parents et les témoins qui sont Bernardin DOMERGUE (instituteur public), Pierre TRESSOL (maréchal-ferrant), Auguste TRESSOL (marechal-ferrant) et Jean ESTEVE (agriculteur), d'Assas ; publications faites à Assas et Saint Clément ; Cm notaire DESPUECH, de Castries, le 15.04.1872 ; domiciliée à Saint-Clément-de-Rivière après son mariage, elle y était encore en 1902.

Les signatures au mariage de Marie EUZET et de Charles ARNAUD
(la signature à droite de celle de Marie est probablement celle de son père, bien qu'il ne savait pas signer quand lui-même s'est marié)

- Frédéric Henri (fs Jean Joseph et Virginie OZIOL) 08.12.1854, à Assas ; signalé au recensement d'Assas de 1856, avec ses parents et sa soeur Marie ; + 25.12.1859, à Assas (mais il est encore signalé au recensement d'Assas de 1861 avec ses parents, son frère Fulcrand et sa soeur Marie !)

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Justin Auguste (fs Jean Joseph et Virginie OZIOL) 13.07.1857, à Assas ; il n'est pas signalé au recensement d'Assas de 1861 ; signalé aux recensements d'Assas de 1866 et 1872, avec ses parents, son frère Fulcrand et ses soeurs Marie et Anna ; signalé au recensement d'Assas de 1876 avec ses parents, son frère Fulcrand et sa soeur Anna ; classe 1877 ; cheveux, sourcils et yeux : châtains, front : découvert, nez : aquilin, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 59 ; catholique ; incorporé au 83ème régiment d'infanterie le 12.11.1878, matricule 13159 ; caporal le 23.05.1879 ; a fait partie du corps expéditionnaire de Tunisie du 11.04. au 03.07.1881 ; sergent le 09.10.1881 ; congé du service militaire le 30.09.1882 ; à la réserve le 01.07.1883 ; dispensé de la période en 1884 (épidémie) ; période au 122ème régiment d'infanterie du 25.08. au 21.09.1886 ; à l'armée territoriale, au 122ème régiment d'infanterie, le 01.07.1887 ; période dans ce corps du 07.04. au 21.04.1888 ; libéré du service militaire, le 01.11.1903 ; cultivateur ; signalé au recensement d'Assas de 1886, avec ses parents, sa soeur Anna et un domestique ; signalé au recensement d'Assas de 1891 comme cultivateur, avec ses parents et un domestique ; x1 Emilie Marguerite DELEUZE, le 13.06. 1891, à Prades-le-Lez ; il signe ; Cm le 20.03.1891, notaire COULON, de Castries ; signalé au recensement d'Assas de 1896 comme propriétaire, avec son épouse, ses parents, son frère Fulcrand, sa belle-soeur Thérèse FOURNEL et un domestique ; signalé aux recensements de 1901 et 1906 comme propriétaire agriculteur, avec son épouse et un domestique ; dans la liste des propriétaires de vignobles de 1909 (Annuaire de l'Hérault), il apparaît comme producteur de 650 hectolitres ; x2 Joséphine Thérèse ESTEVE, le ? (entre le recensement d'Assas de 1906 et celui de 1911) ; signalé aux recensements d'Assas de 1911 et 1921, avec son épouse Joséphine ESTEVE ; + 11.01.1926, à Assas (au recensement d'Assas de 1926, sa veuve est signalée au "n 9, route de Montpellier", avec un domestique.

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Fulcrand Marius (fs Jean Joseph et Virginie OZIOL) 17.04.1860, à Assas ; signalé au recensement d'Assas de 1861 avec ses parents, sa soeur Marie et son frère Fulcrand, "n 21, Grand chemin" ; signalé aux recensements d'Assas de 1866 et 1872, avec ses parents, ses soeurs Anna et Marie et son frère Auguste ; signalé au recensement d'Assas de 1876, avec ses parents, son frère Auguste et sa soeur Anna ; signalé au recensement d'Assas de 1881 comme cultivateur, avec ses parents, sa soeur Anna et un domestique ; cheveux, sourcils et yeux : châtain, front : couvert, nez : fort et aquilin, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 69 ; tirage au sort : n 15 du canton de Castries ; matricule de recrutement : 176 ; dispensé car frère au service militaire ; affecté en réserve au 16ème train des équipages militaires, stationné à Lunel puis au 122ème régiment d'infanterie stationné à Montpellier ; périodes militaires dans ce régiment du 01 au 28.10.1887 et du 07. au 31.10.1889 ; affecté au 122ème régiment d'infanterie territoriale le 01.11.1894 ; période dans ce régiment du 19.10. au 01.11.1896 ; en réserve de l'armée territoriale le 01.11.1900 ; définitivement libéré du service militaire le 01.10.1906 ; x Thérèse Marguerite FOURNEL, le 03.02.1883, à Assas (dans l'acte de mariage, le prénom est inversé : Marguerite Thérèse) ; Cm 02.02.1883, notaire Auguste COULON, à Castries ; agriculteur, cultivateur ; signalé au recensement d'Assas de 1886 comme agriculteur, chef de ménage, avec son épouse et leur fils Joseph ; signalé au recensement d'Assas de 1891 comme cultivateur, chef de ménage, avec son épouse et leur fils Joseph, au " route de Montpellier à Quissac" ; signalé au recensement d'Assas de 1896, avec ses parents, son épouse, son frère Auguste, sa belle-soeur Emilie DELEUZE, et un domestique ; signalé au recensement de 1901 comme propriétaire cultivateur, avec sa femme et leur fils Joseph ; signalé au recensement d'Assas de 1906, avec son épouse et un domestique ; dans la liste des propriétaires de vignobles de 1909 (Annuaire de l'Hérault), il apparaît comme producteur de 600 hectolitres ; signalé au recensement d'Assas de 1911, avec son épouse, leur fils Joseph, leur belle-fille, Germaine SOULAS, et leur petite-fille, Gabrielle ; signalé au recensement d'Assas de 1921 comme patron, avec son épouse, leur fils Joseph, leur belle-fille, Germaine SOULAS et leur petite-fille, Reine ; + 26.09.1923, à Assas.

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Anna Bélina (fa Jean Joseph et Virginie OZIOL) 07.02.1863, à Assas ; signalée aux recensements d'Assas de 1866, 1872 et 1876 (dans ce dernier cas, avec le prénom d'Anna Mélanie), avec ses parents, sa soeur Marie et ses frères Auguste et Fulcrand ; signalée au recensement d'Assas de 1881 (prénom d'Anna Mélanie), avec ses parents, son frère Fulcrand et un domestique ; signalée au recensement d'Assas de 1886, avec ses parents, son frère Auguste et un domestique ; Cm, le 29.08.1888, avec Gustave Antoine DUSFOUR : régime dotal ; son père lui donne en dot : 1/ 500 francs en la valeur de ses "bijoux et dorures" (un bracelet, une montre avec sa giletière, un médaillon avec collier, trois paires de boucles d'oreilles, trois bagues, une chaîne, un tour de cou, le tout en or) ; ces objets, le futur déclare en avoir parfaite connaissance et les tient pour reçus, "le présent mariage s'accomplissant" ; 2/ 9000 francs, à l'instant délivrés, "en billets de la Banque de France", avec quittance et reconnaissance au profit de la future ; les autres biens d'Anna sont libres et paraphernaux ; l'acte est fait dans sa maison d'habitation, à Assas, en présence d'Antoine PIGIÈRE (propriétaire à Assas) et Jean VILLAR (instituteur à Fontanès) qui signent avec les parties et la famille, sauf la dame OZIOL qui ne sait pas signer (notaire Paul GALIBERT, de Baillargues) ; x Gustave Antoine DUSFOUR, le 07.09.1888, à Assas ; signalée aux recensements de Saint-Jean-de-Cuculles de 1891, 1896, 1901 et 1906, avec son mari, la famille de celui-ci, et ses enfants ; le 04.07.1920, La Vie Montpelliéraine et Régionale fait un compte rendu du mariage de leur fils Fulcran-Marie DUSFOUR, qui vient d'avoir eu lieu, avec Marguerite THÉROND, à Montpellier (dont le mariage religieux à l'église Saint-Mathieu). Saint-Jean-de-Cuculles

- Rose Anastasie (fa Jean Joseph et Virginie OZIOL) 17.01.1865, à Assas ; + 10.09.1865, à Assas

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Alphonse Théodore (fs Jean Joseph et Virginie OZIOL) 21.12.1867, à Assas ; + 22.08.1869, à Assas

Troisième génération (génération 19 de "La lignée")

- Joseph Charles (fs Fulcrand Marius et Thérèse Marguerite FOURNEL) 21.11.1883, à Assas ; signalé au recensement d'Assas de 1886, avec ses parents ; signalé au recensement d'Assas de 1891, avec ses parents, "route de Montpellier à Quissac" ; signalé au recensement d'Assas de 1901, comme cultivateur travaillant pour son père, "route de Montpellier" ; classe 1903 ; numéro de tirage : 61 ; cheveux, sourcils et yeux : châtain foncé, front : rond, nez : long, bouche : grande, menton : à fossettes, visage : ovale, taille : 1 m 67 ; il sait lire et écrire ; dirigé le 16.11.1904 sur le 17ème régiment de dragons ; matricule 2027 ; cavalier de 2ème classe ; passé cavalier de 1ère classe le 09.11.1906 ; passé à la réserve le 01.11.1907 ; dans l'armée territoriale, passé au 116ème régiment d'artillerie lourde, le 01.03.1908 ; période d'exercices au 19ème régiment de dragons du 03.01. au 25.01.1910 ; désaffecté du 19ème régiment de dragons le 12.04.1911 et affecté au 56ème régiment d'artillerie stationné à Montpellier, section des munitions ; x Germaine SOULAS, le ?, à ? ; (avant le recensement d'Assas de 1911) ; signalé au recensement d'Assas de 1911 comme propriétaire, patron, avec ses parents, son épouse et leur fille Gabrielle ; période d'exercices au 56ème régiment d'artillerie du 14.02. au 01.03.1912 ; rappelé à l'activité en 1914 ; arrivé au corps le 3 août ; passé au 116ème régiment d'artillerie lourde le 04.12.1915 ; signalé au recensement d'Assas de 1921 comme patron, avec ses parents, son épouse et leur fille, Reine, "route de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1926, avec son épouse et sa mère, "route de Montpellier" ; signalé au recensement d'Assas de 1931 comme cultivateur, avec son épouse, leur fille Reine et sa mère, "route de Montpellier" ; définitivement libéré du service militaire, le 15.10.1932 ; signalé au recensement d'Assas de 1936, comme viticulteur, patron, avec son épouse, leur fille Reine, leur gendre, Gabriel BRUN, et sa mère ; + 25.07.1950, à Assas.

- Un enfant sans vie (fs Fulcrand Marius et Thérèse Marguerite FOURNEL) et + 30.03.1889, à Assas

Quatrième génération (génération 20 de "La lignée")

- Gabrielle Fulcrande Marie Julienne (fa Joseph Charles et Germaine SOULAS) 16.02.1911, à Assas ; signalée au recensement d'Assas de 1911, avec ses parents et grands-parents paternels ; + 09.08.1911, "à l'âge de six mois", à Assas

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Reine Marie Thérèse Joséphine (fa Joseph Charles et Germaine SOULAS) 29.10.1912, à Assas ; signalée au recensement d'Assas de 1921, avec ses parents et grands-parents paternels ; signalée au recensement d'Assas de 1931, avec ses parents et sa grand-mère paternelle ; x Gabriel BRUN, le 23.02.1935, à Assas ; elle signe Reine EUZET et ses parents, Germaine EUZET et EUZET Joseph ; Cm le 19.02.1935 (notaire CORNIER, de Montpellier) ; signalée au recensement d'Assas de 1936, avec son mari, Gabriel BRUN, ses parents et sa grand-mère paternelle, Thérèse FOURNEL ; + 06.10.1984, à Combaillaux ; voir "La suite 2" pour la "salle Reine EUZET", acquise par la municipalité, en 1986.

Reine EUZET, lors d'un repas du 3ème âge
(archives de M. Jean GELLY)


- Julienne Laurence Augusta (fa Joseph Charles et Germaine SOULAS) 30.11.1914, à Assas ; + 05.05.1915, "à l'âge de six mois", à Assas.

-
Thérèse Elise Joséphine (fa Joseph Charles et Germaine SOULAS) 04.10.1919, à Assas ; + 18.09.1920, "à l'âge d'un an", à Assas.



Arrivée du Mas-de-Londres au XIXème siècle : une autre EUZET, à Assas.

- Anne (fa Jacques et Gracie CAUSSE) 19.02.1778, au Mas-de-Londres ; Cm, le 20.11.1809, avec Jean François PUECH (notaire Pierre Charles CAIZERGUES, de Montpellier - indiqué dans l'acte de réception de dot - à rechercher) ; x Jean François PUECH, le 30.11.1809, au Mas-de-Londres ; elle ne sait pas signer ; le 22.07.1810, son père paye à Jean François PUECH, 300 francs qu'il s'était obligé à payer dans un délai de 6 mois (dans le Cm d'Anne), à titre de constitution de dot ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de François ROUX (propriétaire) et de Jean François COLLET (fabricant de bas de soie), les deux habitants de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 30.03.1817, elle fait un testament et lègue le quart de ses biens à son père, Jacques EUZET, et la moitié de ses biens à son mari, Jean François PUECH (notaire Pierre VIANÈS, de Castries - à rechercher - indiqué dans le registre des testaments non enregistrés - période 1783-1824 - Enregistrement de l'Hérault, bureau de Castries) ; on retrouve la référence dans le registre des testaments enregistrés (période 1790-1824, à la date du 20.03.1817) ; elle est aussi signalée dans le registre des donations (période 1791-1820), le 16.08.1818, au bénéfice de son père, Jacques EUZET, pour un montant de 57,50 francs correspondant à des meubles ; enfin, son nom apparaît encore dans le registre des décès et absences (période 1806-1819), au 17.08.1818 : elle a 41 ans et lègue ses meubles (toujours de valeur 57,50 francs) à son père, Jacques EUZET, et à ses enfants, Michel , Eloise et autres ; il est alors précisé que la déclaration est faite le 06.02.1819 (pour le père) et le 07.07.1819 (pour les enfants) - tous ces points sont à vérifier ; + 17.08.1818, à Assas, "dans la maison de son mari" (l'acte est indiqué dans le registre au nom d'Anne PUECH, épouse de François PUECH - cette erreur est reprise de la même manière dans les tables décennales) ; Le Mas-de-Londres et génération 14 de "La lignée".



La situation d'après le recensement de 1901 :



Le recensement de 1901, à Assas fait ressortir l'existence, au seuil du XXème siècle, des troisième et quatrième branches. Contrairement à d'autres villages, le patronyme s'est donc maintenu dans cette commune. La troisième branche est représentée par un ménage (comprenant lui-même trois générations), cependant que la quatrième branche est représentée par trois ménages.

3/ Questions

- Dans la première branche, on trouve au registre protestant GG 328 de Montpellier (aux AD 34) la sépulture de Marguerite EUZET , le 27.01.1632. Elle est dite âgée de 7 jours. Les parents ne sont pas indiqués (ils ne le sont jamais pour les décès). L'acte de naissance ne se trouve pas dans le registre correspondant de Montpellier (GG 329 pour la période 1630-1635). Quelle est sa filiation ?

- Dans la première branche, on trouve au registre protestant GG 332 de Montpellier (aux AD 34) la sépulture d'un enfant EUZET sans indication de son prénom. Dans la table finale du registre, il est signalé ainsi : "Un enfant de EUZET" mais en marge de l'acte (qui est au 04.06.1652) c'est : "Un enfant de LEUZET" avec, dans le corps de l'acte le texte suivant : "Le 4ème jour dudit mois est décédé un enfant de Mr EUZET âgé de 6 ans 6 mois", sans plus de précisions. L'acte de naissance ne se trouve pas dans le registre correspondant de Montpellier (GG 215 pour la période 1642-1647). Quelle est sa filiation ?



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Les lignées issues de l'Hérault

Assas (suite 1).

Assas (suite 2).