La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

Les branches du Mas-de-Londres.
(T 20)



Pour mieux situer les EUZET du Mas-de-Londres, il est suggéré:

De retrouver les EUZET du Mas-de-Londres dans la généalogie de la lignée du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc et du Triadou (générations 9 à 16) : "La lignée".



Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : vers, environ
AD : Archives départementales












La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.
Le recensement de 1901 ;

La présentation du lieu


Carte IGN n 2742 ET

L'état des connaissances

Au XVIe siècle
Au XVIIe siècle
Au XVIIIe siècle
Au XIXe siècle
Au XXe siècle

Les EUZET qui s'installent au mas-de-Londres au XVIe siècle :

Un "isolé"


Génération 1 (génération 9 de
"La lignée"

Jean dit Mortiès (fs ?) : l'hypothèse la plus probable est qu'il soit le frère de Jacques EUZET, lequel est marié avec Marthe ROUX) ; du cros de Mortiès ; x Catherine REBOUL, vers 1592 ; cousin de Jean EUZET, marié avec Catherine LISSORT, il est présent à leur contrat de mariage, le 30.12.1595 ; le 20.08.1600, une autre minute notariale indique que Jean HEUZET (dit Mortiès) habite alors au Château de Londres ; il réside ensuite à Viols-le-Fort, au moins en 1619 (accord sur la succession de sa belle-mère, Dauphine EUZET, avec les REBOUL, le 29 novembre).



Les EUZET qui s'installent au mas-de-Londres au XVIIe siècle :

Une branche issue de Cazevieille



Génération 1
"La lignée". (génération 9)

Jacques (fs Fulcrand (écrit "Foucrand") et Ant(h)onie GARONNE, du mas de Sueilles (écrit "Suelhes"), à Saint Etienne de Cazevieille) ; il est cité dans un testament de son père, le 26.05.1586 comme Jacques HEUZET, son fils non marié ; x Gellie FOURNIER en 1610 : Cm, le 24.06.1610 : il donne 60 livres en augmentation d'augment à Gellie FOURNIER, plus les bagues et robes qu'il lui donnera pendant le mariage ; de son côté, son père lui donne 150 livres pour tous ses droits paternels, maternels et fraternels ; lui même promet d'apporter 300 livres pour nourrir et entretenir sa future épouse ; celle-ci reçoit comme dot la moitié des biens de son père et de sa mère (à percevoir après leur décès) ; sont présents au Cm : Antoine BUREAU (il signe BUREAULD ou, plutôt, BEREAULD) , prêtre et curé de l'église de la Canourgue de Montpellier, Jean COULLET (il signe COULET) du mas de Roubiac à Cazevieille, Antoine REBOUL (demi-frère de Gellie FOURNIER), Antoine REBOUL et André ALEGRE, du château de Londres, Jean EUZET (frère de Jacques), Gaillardet JEAN, de Cazalis (il signe), Antoine SURGIERES (il signe) ; Jacques EUZET ne sait pas signer ; aucune signature EUZET n'apparaît, ce qui suppose que ni son père ni son frère ne savent signer (notaire Jean ROUSSEL, de Montpellier) ; le 19.09.1610, au nom de son père Fulcrand, son frère Jean lui paye les 150 livres promises dans son Cm ; une quittance est délivrée et Jacques EUZET s'en satisfait et renonce à demander autre chose quant à ses droits paternels, maternels et fraternels ; l'acte est passé au mas de Sueilles, en présence de Bertrand ROBIEU (de Saint-Martin-de-Londres), de Pierre et Antoine REBOUL (frères, du château de Londres) et de Mathieu VINCENS (de Cecelles) qui est le seul à signer avec le notaire (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; le 19.09.1610, il prête 150 livres à son frère Jean ; celui-ci s'engage à le rembourser dans deux ans, en deux versements égaux ; l'acte est passé au mas de Sueilles, en présence de Mathieu VINCENS (de Cecelles) qui signe et de Barthélémy SERANE (de Grabels), qui appose sa marque BS et de Bertrand ROBIEU, de Saint-Martin-de-Londres (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; le 19.09.1610, il apporte à son beau-père, Jacques FOURNIER, les 300 livres promises à son Cm ; il en a l'acquit, les biens sont hypothéqués en conséquence et soumis aux rigueurs des cours ; l'acte est passé au mas de Sueilles, en présence de Bertrand ROBIEU (de Saint-Martin-de-Londres), de Pierre et Antoine REBOUL (frères, du château de Londres) et de Mathieu VINCENS (de Cecelles) qui est le seul à signer avec le notaire (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; dans la même année 1610, il est créancier d'André GUIZARD (de Saint-Gély-du-Fesc) à qui il prête du blé le 9 janvier, pour un montant de 14 livres que GUIZARD rembourse par acte du 4 septembre ; il prête 300 livres à Pierre COULLET (qui signe COLLET), le 6 janvier ; il prête du blé pour un montant de 18 livres à Georges COULLONDRE (du mas de Coulondre, à Saint-Gély-du-Fesc), le 4 septembre ; pour tous ces contrats de l'année 1610, Jacques EUZET est dit "du mas de Suelhes" ; il sera ensuite domicilié au Mas d'Alègre, paroisse du château de Londres, comme on le voit dans le testament du 11.11.1613 de Fulcrand, son père, où il est cité comme : "son fils a présent résidant au château de Londres (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; le 15.04.1612, il est remboursé par son frère Jean des 150 livres empruntées en 1610 (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; le 11.11.1616, une transaction financière met en jeu Jacques EUZET, fils de Fulcrand du mas de Sueilles, à présent habitant du Château de Londres ; le 28.02.1617, Jacques EUZET, beau-fils du feu FOURNIER est présent au mariage d'Antoinette FOURNIER, fille de Jacques FOURNIER et de Gracie JEAN ; le 22.04.1617, il rembourse 400 livres avec Antoine PERTRACH (du mas de Molière nègre, à Saint-Jean-de-Cuculles) à Jacques de MAULEON de la Bastide (chevalier de l'odres de Saint Jean de Jérusalem, commandeur de Saint Christol et d'Espalion) et c'est Jean de RATTE, sieur de Cambous (qui a procuration) qui reçoit l'argent ; ces 400 livres représentent un solde à payer car, depuis le 04.12.1612, EUZET et PERTRACH sont rentiers de la métairie de Bruguières et de la tuilerie dépendant de la commanderie ; le bail était de 500 livres par an et ils ont déjà réglé 2000 livres ; dans cet acte, Jacques EUZET est bien indiqué comme étant du "château de Londres" (notaire Antoine COMTE, de Montpellier) ; le 20.04.1618, un acte concernant une ALEGRE est fait en faveur de Jacques EUZET habitant au mas d'Alègre ; le 25.09.1618, Antoine REBOUL, fils de feu Guiraud REBOUL, tailleur du mas d'Alègre, prévoit dans un nouveau testament une clause en faveur de Gellie FOURNIER femme de Jacques EUZET ; le 13.12.1644, il récupère la dot accordée à Antoinette, sa fille décédée sans enfants, des mains de Pierre DELMAS, son mari survivant, grâce à la clause dite du droit au retour prévue au contrat de mariage de sa fille (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; on retrouve une dernière fois Jacques EUZET du mas d'Alègre, le 19 février 1653, à l'occasion d'une reconnaissance féodale qu'il fait au Marquis de Londres pour une terre au terroir de Gabriac (pour le même terrain, il y a une nouvelle reconnaissance en février 1685 mais faite cette fois par Fulcrand 2 EUZET au profit de Jeanne de SOUBIRAN DARIFAT, veuve et héritière de Blaise de ROQUEFEUIL ; dans cet acte, la reconnaissance précédente est rappelée et il est indiqué que Jacques était le père de Fulcrand 2, celui que l'on retrouve à la génération suivante).

Génération 2 "La lignée". (génération 10)

Fulcrand (fs Jacques et Gellie FOURNIER) ; x Jeanne PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres, le ? ; habitant au mas d'Alègre, Fulcrand EUZET s'est aussi installé à Saint-Martin-de-Londres, probablement dès le 24.05.1667, année où il loue une maison à Jean REBOUL (du mas de Prax ou Prats), "au faubourg de Saint-Martin-de-Londres." (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort - à compléter) ; le 18.02.1668, c'est une autre maison "au faubourg de Saint-Martin-de-Londres.", qu'il loue pour 5 ans, à compter du 01.03.1668 ; l'acte indique qu'il est toujours habitant "au chateau de la Roquette" ; ce nouveau bien est mis à disposition par Denis ESTEVE, de Saint-Martin-de-Londres et consiste en une maison, un jardin qui est derrière, plus une vigne au même terroir "de contenance d'environ douze journaux" ; la maison, logis et jardin confrontent Guillaume VIGIÉ, Jean BERTHEZENE et Pierre VALETTE, cependant que la vigne confronte François CASTEL, Marc ROUSSEL et Fulcrand MASCLA ; l'accord se fait pour une somme de 315 livres ; Denis ESTEVE reconnaît qu'il a déjà reçu 23 livres de Fulcrand EUZET ; celui-ci s'engage ensuite à payer 80 livres à Noël ALLEGRE, du causse du Frouzet (beau-frère de Denis ESTEVE, celui-ci lui doit cette somme pour solde de la dot d'Isabeau ESTEVE, sa soeur) ; il s'engage aussi à payer 90 livres à Marguerite MASCLAC, veuve de Pierre ROBIN, de Saint-Martin-de-Londres (pour la vente d'une mule à Denis ESTEVE) et, enfin, il s'engage à payer 122 livres à Pierre CANCLAUX de la "mesterie d'Alcan, paroisse de Rouët" (pour la vente d'une mule à Denis ESTEVE) ; Fulcrand EUZET accepte la délégation de paiement, les parties obligent leurs biens qu'ils soumettent aux rigueurs des lois ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Jean OLLIER (bourgeois de Saint-Martin-de-Londres), Pierre MADIERES et Jean FARRAN, qui signent avec les parties (notaire Jacques DURRANC, de Montpellier) ; le compoix de 1672 comprend son manifest : 1/ "Sa maison d'habitation scituee aud feaubourg et palher confrontant du levant Jacques GLEIZE, du midy la rue publique du couchant lad rue et du vant droit Jacques GLEIZE contenant le maison de plai fondz six canes en prezage trois solz et le palher contenant cinq canes quatre pans en prezage onze deniers le tout trois solz onze deniers" ; 2/ (à compléter) ; il assiste sa nièce, Marie PRUNET (fille de Marguerite EUZET, sa soeur) quand elle se marie, le 20.02.1696 ; il fait son testament le 01.01.1698 (notaire Jean François CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres - à compléter) ; sa maison au mas dAllègre fait l'objet d'une reconnaissance féodale par Fulcrand et Jean EUZET, père et fils, au profit de Pierre de ROQUEFEUIL, Baron de la Roquette, Seigneur du Castel de Londres, le 08.03.1705 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort). Saint-Martin-de-Londres

Antoinette (fa Jacques et Gellie FOURNIER) ; x Pierre DELMAS, des Matelles, le 12.03.1637 (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles) ; sa dot est, notamment, de 300 livres, deux robes cadis un coffre en bois de noyer, six linceuls en toile de ménage, un matelas ; il n'y a pas de droit d'augment dotal ; un droit de retour de la dot est prévu en cas de décès sans enfants ; le 24.12.1643, elle fait son testament (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles), lègue à son mari, sa soeur (le prénom n'est pas donné), Antoinette COULET, sa cousine germaine, fille de Georges COULET, sa filleule Anne GRAS, fille de Guillaume, et déclare son père, Jacques EUZET, comme héritier universel et général ; elle décède ensuite (fin 1643 ou en 1644) car, par acte du 13.12.1644, son père récupère sa dot, en vertu de la clause du droit au retour (notaire Barthélémy GREGOIRE, des Matelles).

Marie (fa Jacques et Gellie FOURNIER) ; x Jean PRUNET. Saint-Martin-de-Londres, Cm 22.02.1641, notaire Anthoine Causse Saint-Martin-de-Londres

Marguerite (fa Jacques et Gellie FOURNIER) ; x Jean PRUNET vieux. Saint-Martin-de-Londres ; testament, le 30.11.1689 (notaire Jean François CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres), dans lequel elle lègue 100 livres, la moitié d'une chaîne d'argent et une bague d'or à leur fille Marie PRUNET qui se mariera avec Fulcrand ALEGRE, le 20.02.1696 (contrat de mariage le 20 février, notaire Gervais MAUMEJEAN, de Saint-Martin-de-Londres) ; elle est déjà décédée quand sa fille se marie. Saint-Martin-de-Londres

Génération 3 "La lignée". (génération 11)

Jean (fs Fulcrand et Jeanne PRUNET) 28.08.1666, à ? (d'après la "provision d'office" de maire, conservée aux Archives nationales) ; le compoix de 1693 de Saint-Martin-de-Londres indique la maison dont il est propriétaire : "Une maison seant le lieu confronte de levant Pierre, Jean et Antoine PLAGNIOL, midy la rüe publique et le sieur baron de LA ROUQUETTE, couchant le sieur POURCEY vent droit la rüe contient vingt trois cannes quatre pans allivree trois sols six deniers" (au dessous : "sept sols") ; x Marguerite PRUNET, Cm 09.10.1698, notaire Jean-François CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres ; premier consul de Saint-Martin-de-Londres le 10.12.1702, consul le 22.02.1703 ; c'est probablement lui qui devient maire de Saint-Martin-de-Londres, en 1723 ; comme le rappelle l'abbé BOUGETTE : "Un Edit du mois d'août 1722 rétablit l'office de conseiller, maire ancien mi-triennal, alternatif et mi-triennal dans chaque ville (...) Jean EUZET, promu audit office, par sa Majesté, le 15 avril 1723, se présente devant le Conseil politique le 29 août et fut installé dans ses fonctions" ; le 19.09.1728, le registre de la confrérie de Saint-Martin-de-Londres indique : "Nous Guilhaume ALLEGRE et Jacques JEAN soubsignés prieurs de la confrérie du Saint rozaire avons receu du sieur Jean EUZET du lieu de St martin de Londres mary de marguerite PRUNET une chaisne dargent que sa femme defuncte a donné par son testament receu par PRUNET notaire a ladite confrerie dont le tenons quitte audit St martin ce 19e 7bre 1728" ; un peu plus loin, dans la partie "Recepté" (réceptions), on peut lire : "Jay receu de Guillaume ALLEGRE une cadenè (une cadène est une chaîne) que mademoiselle EUZET avei donné par son testament qur je lay remize entre les mains de me FIL prétre et curé dudit lieu" ; et, un peu plus loin encore : "Les soubsignés declarent avoir retire des mains de m. VIGIE curé de Frouzet soixante livres quil avoit retiré des mains de lheritage de feu me Bernard FIL cy devant curé de St martin laquelle somme provient du prix dune chaisne quy luy avoit este remize par les marguliers par Jean EUZET heritier de Margueritte PRUNET son espouze en execution de son dernier testament receu PRUNET notaire pour estre ladite somme employee suivant intention de la testatrice et laquelle somme pour dechargement ledit me VIGIE et comme martin PRUNET quy en avoit este chargé par ALLEGRE a Sr Martin le troisieme may mil sept cent trente deux - BRUGIERE" : on comprend que cette chaîne a accompli tout un circuit avant d'être vendue pour un montant de 60 livres remises à la confrérie, conformément au testament de Marguerite PRUNET (probablement celui du 26.12.1725, dans lequel elle fait héritier son mari) ; il reconnaît une obligation de 474 livres 10 sols en faveur de BOYER, le 31.12.1730 (notaire MAUMEJEAN, des Matelles, selon l'enregistrement qui en fait le contrôle, le 01.01.1731 : 2 C 2180) ; avec Pierre AVIGNON, il est désigné comme consul par la communauté (enregistrement au 06.01.1731, acte passé devant le notaire PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres, le 01.01.1731, sans précision de prénom pour le notaire : 2 C 2180) ; le 01.12.1732, en tant que premier consul, il reconnaît que la communauté doit 690 livres à Jean VIGIÉ (bourgeois, habitant de Saint-Martin-de-Londres), somme destinée à payer des entrepreneurs pour des réparations à la maison claustrale du Frouzet, paiement fait en louis d'or, d'argent et autres bonnes monnaies de cours ; il s'engage à le rembourser dans un an avec un intérêt de 5 % ; en même temps, il paye 350 livres, à titre d'acompte, à François CHALIER (l'un des entrepreneurs), conformément au bail, le solde devant être payé à la fin du bail ; l'acte est passé dans la maison du notaire, en présence de Jean ROUBIEU (maître maréchal) et Jacques ALLEGRE (maître tailleur) qui signent, les deux habitant à Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; + probable en 1736, ab intestat, comme l'indique un accord du 22.10.1736 entre ses héritiers, Charles ANDRÉ (fils de Louis ANDRÉ et de sa soeur Catherine EUZET) et Fulcrand de SAINT JULIEN (fils de François de SAINT JULIEN et de sa soeur Marguerite EUZET), ce dernier étant lui-même héritier de sa soeur Anne EUZET ; cet accord donne l'état de la succession (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres). Saint-Martin-de-Londres

Anne (fa Fulcrand et Jeanne PRUNET) ; elle est bénéficiaire d'une donation (divers biens fonds), de la part de Jean CAUSSE, maître chirurgien de Saint-Martin-de-Londres, "en récompense de ses bons services", le 16.11.1688, notaire Etienne TRIAIRE, de Saint-Hippolyte-du-Fort ; x Henri MALLIEN (ou MALIEN) ; Cm, le 23.04.1699 (notaire Antoine BELLONNET, de Montpellier - à compléter) ; le 04.05.1712, elle rembourse 200 livres à Pierre et Etienne GERVAIS, de Saint-Martin-de-Londres (père et fils) ; cette somme était due par Henri MALIEN (dont elle est héritière), selon une obligation du 18.12.1700 reçus par le notaire Gervais MAUMEJAN, de Saint-Martin-de-Londres ; l'acte est passé dans la maison des héritiers de Gervais MAUMEJAN, en présence de Denis MAUMEJAN (praticien) et de Jacques CASSAIGNE, les deux de Saint-Martin-de-Londres, qui signent ; elle signe EUSETTE, les deux GERVAIS ne savent pas signer (notaire Jean MAUMEJAN, de laval de Montferrand) ; elle fait son testament, le 25.01.1727 (notaire Jean-Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres - à compléter) ; Saint-Martin-de-Londres

Catherine (fa Fulcrand et Jeanne PRUNET) x Louis ANDRE, Cm 28.09.1683, Saint-Guilhem-le-Désert (2 E 81/7, notaire Jean-François CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres). Saint-Martin-de-Londres

Marguerite (fa Fulcrand x Jeanne PRUNET) X1 François de SAINT JULIEN Cm en 1676, notaire Pierre Henri CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres ; X2 Guillaume CAUSSE, Cm 01.10.1684, notaire Jean-François CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres ; testament 25.10.1736, notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres ; dans ce testament, elle confirme la constitution faite à sa fille Jeanne CAUSSE, dans son contrat de mariage avec Louis BRO, marchand de Ganges, elle lègue à ses autres enfants, Joseph, Marie et Thérèse CAUSSE, tous enfants de son second mari, elle fait son héritier universel et général, noble Fulcrand de SAINT JULLIEN, capitaine des grenadiers du régiment du Vexin, son autre fils de son premier mari ; le 17.08.1738, elle reçoit 120 livres "en vingt escus de six livres piece" de Jacques COLLET (fils à Fulcrand), mulatier, suite à une vente qu'elle lui a fait le 24.11.1737 (pour ces deux actes, le notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; elle signe Marguerite EUZET. Saint-Martin-de-Londres

Une branche qui reste à déterminer



Le minutier du notaire de Saint-Martin-de-Londres, Jean François CAUSSE indique la présence d'un EUZET qui reste à positionner, au mas d'Alègre, en 1705. En effet, c'est le 11.03.1705 que le cordonnier, Antoine EUZET, "mary et maistre des biens doctaux de Marie RICARDE" a reconnu Pierre de ROQUEFEUIL comme tenant la justice, haute, moyenne et basse sur les champs et vignes qu'il possède (à compléter) ; il ne sait pas signer. Son habitation au mas d'Alègre fait penser qu'il est de la branche ci-dessus. Ce couple était certainement passé ou revenu au catholicisme, après avoir été protestant. En effet, nous les retrouvons à Montpellier, le 17.10.1702. Lui est alors "garçon cordonnier". Leur passage est marqué dans le registre de ceux qui sont renvoyés dans leur commune avec leurs papiers pour s'y marier. Ils sont : tous deux du Château de la Roquette et renvoyez avec leurs papiers à la paroisse dudit lieu.

Par ailleurs, le registre du contrôle des actes pour l'année 1727 signale ,à la date du 25.04.1727, la ratification du mariage de Catherine EUZET (le noms du mari n'est pas indiqué) par Marie RICARD, "femme d'Antoine EUZET du castel de Londres". Cet acte a été passé devant le notaire Simon PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres (minutier perdu) et il montre bien toute la difficulté de constituer une généalogie complète des EUZET de Saint-Martin-de-Londres pour cette époque. Les lacunes notariales et paroissiales se cumulent et il est bien difficile d'y voir clair.


Cependant, on trouve encore, dans le minutier du notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres, le contrat de mariage de Jeanne EUZET, fille d'Antoine (maître cordonnier) et de feue Marie RICARD, avec Jean MARTIN, fils d'autre et de Gracie BOUGETTE ; les Martin sont au mas de "las barralles" (les Baralles) et les EUZET sont au "masage des Allegres" (le mas d'Alègre), tous du lieu du château de Londres ; les parents sont présents et consentants ; les bans ont été préalablement publiés ; Antoine EUZET constitue pour sa fille "une couchette bois de chaisne avec un coffre bois noyer de valeur de dix livres" ; de plus, Jeanne s'est constituée la somme de 40 livres "quelle a devers elle et une croix dor de valeur douze livres" ; Jean MARTIN les reçoit et les lui affecte, avec le droit de retour si ça devait arriver (décès de la mariée, sans enfants) ; les parents de Jean MARTIN consentent à ce qu'il puisse disposer des biens qu'il a acquis d'Antoine et Jean FÉDIÈRE, père et fils, dudit lieu, pour une valeur de 35 livres (sans incidence sur le montant de son droit de légitime puisqu'il a acquis ces biens avec son argent) ; les parties obligent leurs biens soumis aux rigueurs des cours ; l'acte est fait au Château de Londres, en présence de Jean CANCEL (maître maréchal) et Antoine GARONE, dudit lieu, qui signent avec le notaire ; les futurs mariés ne savent pas signer.


Une branche issue de Cazevieille et de Viols-le-Fort



Génération 1 "La lignée". (génération 11)

Sébastien 2 (fs Pierre 2 et Jeanne ALEGRE) x Giniesse EUZET (fa François et Isabeau MARRE) ; Cm, le 29.04.1677 : l'acte est passé à la métairie de Roubiac appartenant aux COULET (paroisse de Saint Etienne de Cazevieille) ; Sébastien (prénom écrit souvent Bastian) est majeur quand il se marie ; il prend en compte et reconnaît la dot de Giniesse qui consiste en un "coffre bois noyer fermant à clef valant 2 livres", payable le jour des noces, et une bague en or valant 10 livres ; dans la clause d'augment et survie, il prévoit 50 livres, plus les bagues, robes et joyaux qu'il pourra lui acquerir pendant le temps du mariage (en cas de décès avant son épouse) ; sont présents pour l'assister : sa mère, Ginies MARTIN, André FÉDIÈRE (son beau-frère) et Joseph MARRE ; de son côté, elle est majeure et est assistée par George COULET (son oncle, habitant la métairie de Roubiac, marié avec Catherine EUZET sa tante), Fulcrand COULET (son cousin) et François MARTIN (son beau-frère) ; dans la clause d'augment et survie, elle prévoit 25 livres (en cas de décès avant son mari) ; sont également présents au Cm : Benoît GRAS (prêtre et curé de Cazevieille), Antoine ROUX ("baille dudit causse"), Jean JEAN (habitant de Cazevieille), Jean PAUL (de Peirescane), Ginies MARTIN, André FÉDIÈRE (beau-frère de Sébastien), Joseph MARRE et, bien sûr, François EUZET (père de Giniesse) ; elle ne sait pas signer (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; c'est certainement lui, indiqué comme "Bastian EUZET du causse de la Figarede", à qui François de RATTE baille, au château de Cambous, sa métairie de "la Pourquaresse" et "terre de la Thuilhière", le 08.02.1697 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; c'est le même, nommé comme étant "residant a la metherye de la pourquaresse en la paroisse du chateau de Londres" qui reçoit 325 livres de sa belle-soeur, Marie VIDAL (veuve de Jean EUZET), le 28.05.1697 (notaire Jean MAUMEJAN, des lieux de la val de Montferrand et Londres), somme qui lui était due par la donation que lui avait faite sa mère, Jeanne ALEGRE, le 09.11.1676 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; à noter que si le mas de la Pourcaresse appartenait à la juridiction de Saint-Martin-de-Londres, une grande partie des terres de ce domaine se trouvait sur le territoire du château de Londres (Histoire du Mas-de-Londres par l'abbé BOUGETTE) ; le couple n'assiste pas au contrat de mariage de leur fils Jean qui habite le Rouet mais la procuration a été reçue par le notaire CAUSSE de Saint-Martin-de-Londres et présentée par Jean PRUNET, praticien de Montpellier (Cm le 12.09.1711, notaire Pierre TESSES, de Montpellier) ; c'est peut-être ce Jean, fils de Sébastien et mari de Catherine CANCEL qui est admis à l'Hôtel des Invalides, à Paris, le 01.05.1749 : "Jean HEUZET originaire de la Roquette", près Montpellier, donc le Mas-de-Londres ; à noter aussi qu'au décès de Catherine CANCEL (à Montpellier, le 21.10.1757), elle est dite "veuve de M. EUSET du chateau de la Roquette" ; ces deux mentions signifient certainement que le passage par le Rouet n'a été qu'un étape et que c'est le Mas-de-Londres qui constituait véritablement le lieu d'attache permanent de cette branche. Viols-le-Fort et Cazevieille

Génération 2 "La lignée". (génération 12)

Jean (fs Sébastian et Giniesse EUZET) "majeur de 25 ans" en 1711, donc une naissance vers 1686, au plus tard ; x Catherine CANCEL ; Cm 12.09.1711, notaire Pierre TESSES, de Montpellier ; il habite le Rouet mais il est alors emprisonné suite à la plainte de Catherine CANCEL qu'il avait rendue enceinte cinq ans auparavant et qui avait donné naissance à un fils appelé Jean (pour les détails sur ce Cm, voir "la suite 1", rubrique de Catherine CANCEL) ; c'est peut-être lui qui est admis à l'Hôtel des Invalides, à Paris, le 01.05.1749 : "Jean HEUZET originaire de la Roquette", près Montpellier, donc le Mas-de-Londres ; à noter qu'au décès de Catherine CANCEL (à Montpellier, le 21.10.1757), elle est dite "veuve de M. EUSET du chateau de la Roquette" ; ces deux mentions signifient certainement que le passage par le Rouet n'a été qu'un étape, tant pour Sébastian que pour Jean et que c'est le Mas-de-Londres qui constituait véritablement le lieu d'attache permanent.

Génération 3 "La lignée". (génération 13)

Jean (fs Jean et Catherine CANCEL) baptisé au Mas-de-Londres (oû vivaient Catherine CANCEL et ses parents), "environ cinq ans" avant le Cm de leurs parents qui a eu lieu le 12.09.1711 ; il est donc né vers 1706, probablement au Mas-de-Londres ; le Cm précise qu'on lui a "donné le nom de Jean" ; on peut donc supposer qu'en tant qu'enfant naturel, il n'avait que ce prénom comme nom mais, qu'après le mariage de ses parents, il a dû être reconnu et s'appeler, dès lors, Jean EUZET, comme son père ; on ne peut pas exclure l'hypothèse que le Jean EUZET admis à l'Hôtel des Invalides en 1749 soit ce Jean-ci et non son père ; autre hypothèse : c'est peut-être lui qui est maréchal-ferrant, en 1755. En effet, dans le minutier du notaire Fulcrand MAUMEJEAN (de laval de Montferrand), on trouve un acte concernant Catherine QUATREBRAS (veuve du berger Antoine JOURDAN) qui fait une cession de créance à "Jean EUZET son cousin, maréchal-ferrant, originaire du Castel de la Roquette, demeurant actuellement aux Matelles" (acte du 28.03.1755) mais, encore une fois, cette minute pourrait correspondre au père comme au fils, puisque leurs métiers respectifs ne sont pas précisés par ailleurs ; le 14.05.1756, ce Jean EUZET, quitte rapidement les Matelles puisqu'il est dit "marechal ferrant demeurant actuellement à Saint Aunès et cy devant à la ville des Matelles" (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, toujours à propos de la cession) ; or, ce lieu de Saint Aunès était aussi une paroisse où avait travaillé le mari de Catherine QUATREBRAS, comme on le voit dans l'acte de naissance d'Antoinette JOURDAN, le 20.11.1746, à Saint-Mathieu-de-Tréviers ; le père est donc Antoine JOURDAN "berger de St Agnès" et la mère, "Catherine CATEBRAS, originaire du chastel" ; ainsi, Catherine QUATREBRAS comme son cousin Jean EUZET était originaire du château de Londres ; il en est de même du parrain (Jean ESTEVE, cousin germain de la baptisée) et de la marraine (Antoinette BARAL ?, grand-mère maternelle de la baptisée) ; aucun ne sait signer ; pour résumer, on peut noter que ce Jean EUZET, bien que marécal-ferrant ne semble pas avoir été attaché à une paroisse, ce qui accroît la difficulté pour le positionner.



Les EUZET qui s'installent au mas-de-Londres au XVIIIe siècle :



Une branche issue de Saint-Martin-de-Londres



Génération 1 (génération 11 de
"La lignée")

Jean (fs François et Isabeau MARRE, de Viols-le-Fort) ; ca 1667-1668, à Viols-le-Fort ? ; il ne sait pas signer ; muletier, le 14.08.1687, il vend deux mules avec leurs accessoires et équipements à Jeanne SERANE, de Viols-le-Fort, veuve d'Etienne CLAPAREDE ("jadis baille dudit Viols)" et à Jacques CLAPAREDE, son fils, pour 285 livres ; les acheteurs en payent immédiatement la moitié, soit 142 livres 10 sols, et s'engagent à payer l'autre moitié dans quatre mois ; l'acte est passé dans l'étude du notaire en présence d'Antoine MARRE ("procureur juridictionnel dudit Viols honcle dudit EUZET") et de Joseph AUBANEL (maître tisserand de Viols) qui signent avec Jacques CLAPAREDE (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; le 04.01.1688, Jacques CLAPAREDE lui rembourse les 142 livres 10 sols "en pistolles louys dor et d'argent et autre bonne monoie" ; l'acte est passé dans l'étude du notaire en présence de Barthélémy ROCQUE et de Pierre CASSAN (facturiers de laine de Viols) qui signent avec CLAPAREDE (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; même opération le 15.03.1690 quand Jacques ROUX (ménager de Combaillaux) reconnaît lui devoir 66 livres pour reste du prix d'une mule noire garnie de tous les accessoires nécessaires (bast, brides ...) ; l'acheteur s'engage à le payer à la fête Saint Michel ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Pierre MARRE et d'Antoine AVINENS (ménagers de Viols) qui signent (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) ; le 15.10.1690, Jacques ROUX lui paye 54 livres 10 sols "en louys argent et autre bonne monnoie" sur les 66 livres dues ; la quittance des 11 livres 10 sols restants n'a pas été retrouvée mais en marge du contrat initial, il est indiqué que ledit contrat a été barré et cancellé (annulé) en juin 1694 (le jour n'est pas indiqué), toujours chez le même notaire ; x Jeanne GARONNE (ou GARONE), le 10.11.1692, à Viols-le-Fort ; Cm 13.10.1692 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort) : dans cet acte, la clause de survie (en cas de son décès) prévoit le paiement à Jeanne de 50 livres et elle récupèrera les bagues, robes et joyaux qu'il lui aura acquis pendant le mariage ; pour assurer ces paiements, ses biens sont hypothéqués ; présents au Cm : Joseph LAVAL (capitaine, habitant la métairie de Roussières), Jean PAUL (de Peirescanes) et Joseph AUBANEL (maître tisserand de Viols-le-Fort) ; (pour la suite du Cm, voir "la suite 1", à l'article de Jeanne GARONNE) ; charbonnier puis muletier puis fermier, indiqué finalement comme travailleur, fermier dans son testament ; il est fermier de Jean REBOUL, de Viols-le-Fort, pour cinq ans, à Viols, le 28.09.1695 ; il est fermier du mas de Bouis à partir de 1701 puis des Matelettes, près de Viols, en 1705 et 1711 ; il habite Viols et confesse devoir 199 livres à Pierre MARRE (fermier des Matelettes), savoir 50 livres (sur celle de 180 livres provenant de la vente d'une mule, obligation du 17.04.1705 - ayant payé le surplus) et 149 livres pour plusieurs prêts, ainsi qu'il le déclare devant le notaire et les témoins ; il promet de payer ces 199 livres dans un an et pour cela oblige ses biens, particulièrement 40 moutons et 20 brebis ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Blaise CLAPAREDE et de Gabriel AMALOU (cordonniers de Viols) (notaire Jacques ROÜEL EUZET, de Viols-le-Fort - l'obligation de 1705 avait été passée auprès du même notaire) ; il est dit "soubsfermier" du mas des Matelettes le 25.08.1714 quand il rembourse 199 livres au fermier principal, Pierre MARRE (fils d'Amans), suite à l'obligation du 15.06.1711 ; l'acte est passé en présence de Pierre MARRE (fils de Joseph) qui signe (notaire Jacques ROÜEL EUZET, de Viols-le-Fort) ; il est à nouveau fermier du mas de Bouis, près de Saint-Martin-de-Londres, en 1715, 1718, 1719 et 1723 ; il achète une maison du notaire des Matelles (Jean MAUMEJEAN) à Saint-Martin-de-Londres, en 1723 (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; il marie son fils aîné, Pierre, en 1724, avec Catherine GALABERT, au mas de Galabert de Saint-Gély-du-Fesc (Cm le 26.01.1724, notaire Jean MAUMEJEAN, des lieux de la val de Montferrand) ; il est fermier du domaine et du logis du Renard près du pont du Renard, sur la rivière Lamalou, à partir de 1727 (et, au maximum, jusqu'en 1733-1734) ; son premier contrat d'afferme pour le domaine du Renard est du 02.09.1727, au prix de 399 livres 19 sols par an pendant trois ans ; les conditions en sont fixées par Thimothée DALARY, Sr de la FRAISSINETTE (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) : pour plus de détails, voir Saint-Martin-de-Londres (suite 1), dans la chronologie des actes ; à partir de 1734 et jusqu'à sa mort, il est fermier du mas de la Boissière, paroisse de Notre-Dame-de-Londres ; pour la fin de sa carrière à la Boissière, voir ce qu'écrit Josef SMETS, repris dans le point 5 de la partie "Méthodes" de Viols-le-Fort (suite 1), en particulier cette information : "De 1734 à 1740, le nouveau fermier, Jean EUZET de Saint-Martin-de-Londres, paya 825 livres ainsi que "six paires de poulets, six douzaines de fromages, deux cents oeufs et deux chevraux", mais de 1742 à 1745, outre ces aliments, seulement 760 livres" (l'auteur confond Jean EUZET, le père, et Jean EUZET, le fils, qui prend la suite du contrat en 1743) ; veuf le 21.05.1741 ; il fait son testament le 11.03.1743 (notaire Jean-Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; il décède au mas de la Boissière le 11 mars 1743, âgé de "75 ans environ" ; il est inhumé à Notre-Dame-de-Londres ; Jean EUZET, un des plus jeunes fils, prend alors la succession du fermage de la Boissière (appartenant aux ROQUEFEUIL), en 1743. Viols-le-Fort et Saint-Martin-de-Londres et Notre-Dame-de-Londres.

Génération 2 (génération 12 de "La lignée")

Sébastien (fs Jean et Jeanne GARONNE) ; 02.09.1696, à Viols-le-Fort ; Cm avec Jeanne COLLET ou COULET, le 24.08.1727 : il habite alors au logis du Renard, avec ses parents (au château de Londres, c'est-à-dire le Mas-de-Londres) ; son père lui donne pour sa légitime 200 livres, payables la moitié en mai 1728 et la moitié dans un an à compter l'accomplissement du mariage ; son père se fait fort de faire ratifier son épouse, Jeanne GARONNE (absente), si nécessaire ; de son côté, Jeanne reçoit de ses parents pour sa légitime 60 livres, payables dans deux ans à compter de l'accomplissement du mariage ; elle se constitue aussi 120 livres qu'elle possède ainsi que 45 livres représentant la valeur de ses bijoux : un clavier, une boucle d'argent et une croix d'or ; le total est donc de 225 livres que Sébastien (écrit Bastian) sera tenu de reconnaître et d'assurer en sa faveur sur tous ses biens, présents et futurs ; les parties obligent leurs biens et se soumettent aux rigueurs des cours ; l'acte est passé au domicile des COULET, masage de las Barralles, au château de Londres ; sont présents, Jean CANCEL (maître maréchal) et François DUFFOURS (maître chirurgien) de Saint-Martin-de-Londres, qui signent ; les EUZET et les COULET (il y a aussi Jacques COULET, frère de Jeanne) ne savent pas signer (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 18.10.1733, il prête 149 livres à Jean REBOUL, premier consul au château de Londres, ce qui est acté le 01.12.1733 ; cet argent est destiné à la communauté qui doit l'utiliser en remboursant Jacques ESPINAS pour le prix d'une mule et pour l'équipage de celle-ci ; Jean REBOUL promet de rembourser à la prochaine imposition, avec l'intérêt depuis le 18.09.1733 et, pour la sûreté de l'opération, il oblige les biens de la communauté du château de Londres ; l'acte est passé à Saint-Martin-de-Londres, en présence de Jean VIGIÉ, bourgeois de Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 02.08.1734, il prête 99 livres 19 sols 9 deniers à Etienne REBOUL (habitant le château de Londres) pour qu'il puisse payer les tailles des années 1731, 1732 et 1733 à Jacques GARONNE ; il promet de rembourser dans un an, avec intérêt ; pour la sûreté de l'opération, Fulcrand REBOUL (bourgeois du mas de la Liquière) se porte caution solidaire ; l'acte est passé au château de Londres, en présence de Jean CANCEL (procureur juridictionnel) et Jean SELLIER (du château de Londres) qui signent avec Fulcrand REBOUL (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 02.06.1737, Antoine GARONNE (collecteur du château de Londres pour l'année 1734) lui rembourse 156 livres 9 sols pour les 149 livres qu'il avait prêtées à la communauté des habitants, le 01.12.1733 ; la différence entre les deux sommes est constituée par les intérêts ; l'acte est passé à Saint-Martin-de-Londres, en présence de Jean REBOUL (viguier du lieu du château de Londres) et Denis PRUNET (consul de Saint-Martin-de-Londres) qui signent (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 30.03.1738, il est indiqué comme "muletier", habitant le château de Londres ; il reconnaît avoir reçu 99 livres 19 sols 9 deniers de Marguerite ALLEGRE (habitant aussi au château de Londres), veuve d'Etienne REBOUL, en règlement de la somme prêtée le 02.08.1734 à Etienne REBOUL ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jean VIGIÉ (bourgeois) et Jean CAYZERGUES, de Saint-Martin-de-Londres qui signent (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 18.07.1758, Amans GARONNE (héritier de Marie RICOME) lui paye 13 livres 12 sols correspondants au legs fait à sa mère, Jeanne GARONNE, par Marie RICOME (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 15.05.1762, pour le Cm de sa fille Catherine avec Pierre VISSEC, le couple est dit "de la métairie d'Alegre, paroisse du chateau de Londres" et ils accordent leur consentement suivant une procuration reçue par le notaire Jean VIGIÉ (de Saint-Martin-de-Londres) en faveur de Bernard PHILIS, négociant de Montpellier (notaire Jean Joseph BRUGUIERE, de Montpellier) ; le 14.11.1762, François REBOUL (ménager à la métairie de Tourrières, à Cazevieille) lui vend une pièce de terre, champ, vigne et herme située au terroir de la meillade dans le taillable et juridiction du castel contenant, suivant le compoix : pour le champ, 8 cétérées 2 boisseaux et demi, et, pour la vigne, une cétérée, une quarte 3 boisseaux ; le prix est de 250 livres que Sébastien paye en deniers de cours dont REBOUL le tient quitte ; ils obligent et hypothèquent leurs biens présents et futurs et les soumettent aux rigueurs de justice et par exprès au petit scel royal de Montpellier ; dans cet acte, Sébastien est dit "charbonnier habitant du mas d'Allegre paroisse du castel" ; l'acte est passé dans la maison de Denis VIGIÉ (bourgeois), en présence de Louis BOUDON et de son fils qui signent avec REBOUL (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 10.04.1763, il reçoit 11 livres 10 sols, "en deniers de cours" de Fulcrand ROUVEIROL (charbonnier de Saint-Martin-de-Londres) et il lui donne une quittance ; cette somme correspond à ce qui a été évalué entre parties pour "le droit d'appuy dont a usé ledit ROUVEIROLE sur la muraille de la maison contigue avec celle dudit EUZET", située aux faubourgs de la Condamine ; pour la sûreté de l'opération, il oblige et hypothèque ses biens qu'il soumet aux rigueurs de justice et, par exprès, au petit scel royal de Montpellier ; l'acte est passé à l'étude, en présence de Louis BOUDON (ménager) et de Bernard MIALET (fabricant de bas de soie), de Saint-Martin-de-Londres, qui signent ; les parties ne savent pas signer (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 16.02.1770, il reconnaît avoir reçu de son père 200 livres et une mule, en payement de ses droits légitimes paternels et maternels ; il est alors "travailleur, habitant du mas d'Allegre" ; il ne sait pas signer mais l'acte est signé par son frère, Jean EUZET (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; travailleur de terre (en 1775), charbonnier (en 1780) ; + 31.10.1781, paroisse Saint Pierre, de Montpellier. Viols-le-Fort et Montpellier

Marguerite 1 (fa Jean et Jeanne GARONNE) 01.10.1706, à Viols-le-Fort ; x Pierre GRAL, en 1727 ? ; Cm le 09.11.1727 : son père lui donne une dot de 149 livres 19 sols et elle se constitue, en plus, 50 livres "qu'elle a devers elle", qu'elle promet de délivrer le jour de la consommation du mariage ; le total dotal est donc de 199 livres 19 sols ; 100 livres seront payées "de jour en jour a la volonté dudit GRAL" et le surplus "sera payé a la fin des jours dudit EUZET" ; il n'y a pas d'augment dotal ; Pierre GRAL reconnaît la dot en faveur de son épouse ; les parties obligent leurs biens et se soumettent aux rigueurs des cours de l'ordinaire, sénéchal et petit scel royal de Montpellier ; l'acte est passé au logis du Renard, paroisse du château de Londres (où elle demeure avec ses parents), en présence de François DUFFOURS (maître chirurgien) et Jean VIGIE (bourgeois de Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec Pierre GRAL ; elle ne sait pas signer (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; le couple reste installé à Saint-Martin-de-Londres ; le 23.12.1757, Amans GARONNE (héritier de Marie RICOME) lui paye 16 livres correspondants au legs fait à sa mère, Jeanne GARONNE, par Marie RICOME (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 10.07.1768, elle est marraine de baptême, à Saint-Martin-de-Londres, de sa petite-fille, Marguerite GRAL (fille de Pierre GRAL, charbonnier, et de Marguerite ROUVEYROLE) ; + 02.12.1787, à Saint-Martin-de-Londres. Viols-le-Fort et Saint-Martin-de-Londres

Génération 3 (génération 13 de "La lignée")

Catherine (fs Sébastien et Jeanne COLLET ou COULET) ca 1729 ? ; x Pierre VISSEC, le 22.06.1762, à Montpellier, paroisse de Notre-Dame-des-Tables ; Cm le 31.O5.1762 : ses parents lui accordent leur consentement par acte du 15.05.1762 donnant procuration à Joseph Bernard PHILIS, négociant de Montpellier (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; elle s'est constituée en dot 600 livres gagnées par "son travail et industrie" et qu'elle a employées en meubles, effets et linge "placés dans une chambre en cette ville, pour un montant de 500 livres, cependant qu'elle a des "bagues et dorures" pour un montant de 100 livres ; en droit d'augment, il lui donne 200 livres et elle lui donne 100 livres, à payer au survivant ; la totalité des biens de VISSEC n'exède pas 200 livres ; ils obligent et hypothèquent leurs biens ; l'acte est passé dans la maison du sieur PHILIS, en présence de Jean Joseph ALBISSON et Laurent Ignace MALLIÉ (avocats de Montpellier) qui signent avec Pierre VISSEC, le notaire et les procureurs des parents : Jean BAZIN qui représente la mère de Pierre VISSEC et Joseph Bernard PHILIS qui représente les père et mère de Catherine (notaire Jean Joseph BRUGUIERE, de Montpellier) ; elle réside depuis plus de 10 ans à Montpellier et depuis plus d'un an dans cette paroisse quand elle se marie ; elle ne sait pas signer ; sa mère lui lègue 15 livres dans son testament du 27.05.1780 (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; + 15 nivôse an III (le 04.01.1795), dans sa maison "rue des Carmes", à Montpellier ; l'acte de décès indique qu'elle est âgée de 66 ans et qu'elle est l'épouse de Pierre VISSEC. Montpellier

Brigitte (fa Sébastien EUZET et Jeanne COLLET ou COULET) ? ; sa mère lui lègue 15 livres dans son testament du 27.05.1780 (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres). Voir, la concernant, l'hypothèse qui est formulée à l'article de Jeanne.

Marie Romaine (fa Sébastien EUZET et Jeanne COLLET ou COULET) ca 1734 ?, à Saint-Martin-de-Londres ; elle habite à Montpellier, paroisse Saint Pierre, quand elle se marie mais on ne sait pas depuis quand (et donc si elle est venue de Saint-Martin-de-Londres où elle est née ou du Mas-de-Londres où son père s'est ensuite installé) ; x Jean BEDOS, le 07.02.1776, à Montpellier, paroisse Saint Pierre ; Cm notaire VEZIAN, de Montpellier ; elle ne sait pas signer ; sa mère lui lègue 15 livres dans son testament du 27.05.1780 (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 4 frimaire an 9 (25.11.1800), elle paye, au nom de son neveu, Pierre EUZET, le solde de la somme due à la suite du remplacement à l'armée de celui-ci par Jean FABRE (voir les détails dans "la suite 1" ) ; + 09.02.1820, à Montpellier, dans sa maison d'habitation, "rue Saint Pierre, isle Rane" ; dans l'acte de décès, il est dit aussi qu'elle est veuve de Jean BEDOS, qu'elle est âgée d'environ 86 ans et qu'elle est native de Saint-Martin-de-Londres. Montpellier

Jeanne (fa Sébastien et Jeanne COLLET ou COULET) ca 1737 (selon l'âge au décès) ; testament le 2 pluviôse an 10 (22.01.1802), notaire Pierre Charles CAIZERGUES, de Montpellier (acte à rechercher) ; le testament est enregistré au bureau de Montpellier, le 19 nivôse an XII (10.01.1804), dans lequel elle fait héritière pour moitié sa soeur Marguerite ; sa succession consiste en mobilier et créance (Enregistrement, bureau de Montpellier, son patronyme étant écrit AUZET) ; ces éléments se retrouvent dans deux actes qui concernent sa succession, l'un du 10 nivôse an 12 (01.01.1804), notaire Eugène Pascal PERIDIER, de Montpellier) et l'autre, du 14 prairial an XII (03.06.1804), notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres (la succession est assurée par sa soeur Marguerite - voir à son article) ; + 3 pluviôse an 10 (23.01.1802), à Montpellier, "dans la maison Visseq, rue des Carmes" (donc chez son beau-frère, Pierre VISSEC), l'acte étant du 5 ; elle est indiquée comme célibataire et fille légitime de défunts Sébastien EUZET et Jeanne COULET, âgée de 65 ans ; les déclarants sont Joseph VISSEQ (36 ans, son neveu) et Pascal FABRE (38 ans, son ami) qui signent ; comme elle n'est pas indiqué dans le testament de sa mère (on peut se demander s'il ne s'agit pas si Jeanne n'était pas un prénom d'usage ; hypothèse : s'agit-il de la même personne que Brigitte ? Montpellier

Marguerite (fa Sébastien et Jeanne COLLET ou COULET) ca 1741 ? ; sa mère lui lègue 15 livres dans son testament du 27.05.1780 (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; elle est marraine de baptême à deux reprises en 1786 et une fois en 1787, au Mas-de-Londres ; célibataire ; le 10 nivôse an 12 (01.01.1804), elle assure le règlement de succession de sa soeur Jeanne AUZET, "décédée depuis environ deux ans", soit 26 francs 30 centimes à chacune de ses trois nièces, filles de sa soeur Catherine : Marguerite VISSEQ, épouse de Fulcrand BALARD, Marie VISSEQ, épouse de Pierre BOUVIER, Thérèse VISSEQ, épouse d'Etienne ROBERT ; les trois maris signent mais les femmes ne savent pas signer (notaire Eugène Pascal PERIDIER, de Montpellier) ; le 14 prairial an XII (03.06.1804, elle assure la suite de la succession de sa soeur Jeanne de laquelle elle est héritière pour moitié suivant le testament de Jeanne du 2 pluviôse an 10 (22.01.1802), notaire Pierre Charles CAIZERGUES, de Montpellier ; à ce titre, elle paye 41 francs 20 centimes à chacun des 4 enfants de sa soeur Barthélémie ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence d'Antoine COULET (fabricant de bas de soie) et de Jean Baptiste BOUGETTE (cultivateur), habitants de Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; célibataire ("fille majeure"), le 07.06.1820, elle fait son testament : elle lègue à son frère Jacques "la jouissance et usufruit de tous et chacuns ses biens meubles immeubles noms, voix, droits et actions, presents et avenir ce quoi qu'ils consistent ou puissent consister", après son décès ; elle institue comme héritier universel et général Pierre EUZET, son neveu, fils de son frère Jacques, "pour en prendre possession et jouissance après son décès et après celui de Jacques EUZET son frère", à charge pour Pierre EUZET de faire dire 40 messes, dans l'année de son décès, savoir 30 pour le repos de son âme et 10 pour le repos de l'âme de défunte Jeanne EUZET, sa soeur ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Jean Baptiste VIGIÉ (propriétaire et juge de paix), Etienne BOUGETTE, Jean BERNARD et Fulcrand Jean BOUGETTE (les trois, fabricants de bas de soie), les quatre domiciliés et demeurant à Saint-Martin-de-Londres ; elle ne sait pas signer (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; son frère Jacques étant décédé le 30.11.1820, elle fait un nouveau testament en faveur de Pierre EUZET, son neveu, avec les mêmes clauses (y compris les messes) ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Jean Baptiste VIGIÉ (propriétaire et juge de paix), Pierre AMALOU (propriétaire, cultivateur), Benoît BELLOC (maçon) et Jean GAYRAUD (tailleur d'habits), les quatre de Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; + 24.03.1831, au Mas-de-Londres, âgée de 90 ans ; bien que l'acte de décès ne donne pas sa filiation, le dossier "Successions et absences" de l'Enregistrement (bureau de Saint-Martin-de-Londres) indique qu'elle lègue à son neveu, Pierre EUZET, dans son testament devant le notaire ROUX (de Saint-Martin-de-Londres), enregistré le 10.05.1831.

Jacques (fs Sébastien et Jeanne COLLET ou COULET) ca 1743 ? ; agriculteur, propriétaire foncier, au "château de la Roquette", qui deviendra le Mas-de-Londres ; le 29.07.1764, Pierre AMALOU (de Saint-Bauzille-de-Putois) lui vend une pièce de terre herme, tenement de Prat Cayla, dans le taillable et juridiction du château de Londres, contenant une sétérée deux cartes, pour le prix de 22 livres 10 sols ; il paye en deniers de cours et AMALOU lui délivre une quittance ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de François GARONE (ménager) et de Pierre GARONE (fabricant de bas de soie), habitants de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec Jacques EUZET (notaire Jean VIGIÉ, de Saint-Martin-de-Londres) ; cependant, le 10.05.1771, une transaction a lieu entre des deux parties pour cette même vente ; il est dit qu'AMALOU était en état de demander le droit de privation car Jacques EUZET avait travaillé sur la terre en question (probablement préalablement à la vente) ; ils conviennent de fixer ce droit à 12 livres que Jacques EUZET paye tout de suite, en sorte que le contrat de vente de 1764 trouve son plein et entier effet ; l'acte est passé en l'étude, en présence d'Etienne CLAPAREDE et de Joseph ROUVAIROL, habitants de Viols-le-Fort, qui signent (notaire Mathieu CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; x Gracie CAUSSE, le 24.10.1775, à Saint-André-de-Buèges (il a alors environ 36 ans) ; sa mère fait de lui son héritier général et universel dans son testament du 27.05.1780 (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; muletier (au moins en 1796) ; le 18 prairial de l'an 7 (06.06.1799), il signe le contrat du remplacement à l'armée de son fils, Pierre, par Jean FABRE, de Montpellier, pour un montant de 700 francs (voir les détails dans "la suite 1" ) ; conseiller municipal au Mas-de-Londres, dès le 3 thermidor de l'an VIII (22.07.1800), le maire étant Fulcrand GARONE et le premier adjoint, Fulcrand CANCEL (nomination du nouveau conseil municipal, dans les délibérations communales) ; en réalité sa signature comme témoin se retrouve dans de nombreux actes du registre d'état civil, dès le 10 messidor de l'an II (28.06.1794) : il est donc probable qu'il a été conseiller municipal avant 1800 ; il prête serment, le 25 frimaire an IX (18.12.1800), en tant que conseiller municipal (délibérations communales) ; le 22.07.1810, il paye 300 francs à Jean François PUECH pour la dot de sa fille Anne, conformément à son Cm (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 18.12.1813, Antoine Jean REBOUL (propriétaire foncier, à Saugras) lui vend une pièce de terre vigne d'environ 27 ares 1/2, au tenement du grés, au Mas-de-Londres ; le prix est de 500 francs qu'il paye immédiatement ; la possession et jouissance de la vigne est immédiate ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Fulcrand CANCEL (propriétaire foncier, au Mas-de-Londres) et de Pierre PIOCH (maréchal à forge, à Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 21.07.1815, Marguerite AUGOUIN (veuve de Jean CROUZET, cultivateur au Mas-de-Londres) lui vend une pièce de terre jardin, au terroir de la commune, tenement du puits des piles, contenance d'un cinquième d'ares (un dextre), confrontant du levant le puits commun et le chemin public ; le prix est de 25 francs que Jacques paye et une quittance est délivrée ; la possession et jouissance sont du même jour ; l'acte est passé en l'étude, en présence de Fulcrand Jean BOUGETTE et de Jean BERNARD, fabricants de bas de soie à Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec Jacques EUZET ; elle ne sait pas signer (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 30.01.1817, suite au décès de Marie Anne TONDUT, il rembourse l'acompte de 300 francs de dot à René TONDUT, père de Marie Anne (suite à son Cm avec son fils Pierre EUZET) ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Pierre PIOCH (maréchal à forge) et Antoine BOUDON (cultivateur) de Saint-martin-de-Londres, qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 25.04.1820, un arrêté du préfet indique qu'il est démissionnaire du conseil municipal et qu'il est remplacé par son fils, Pierre EUZET (en réalité, il y a deux démissions : Antoine SALAGÉ et Jacques EUZET, remplacés par François SALAGÉ et Pierre EUZET) ; + 30.11.1820, au Mas-de-Londres.


La signature de Jacques EUZET, le 22.07.1810
(notaire Jean Henri ROUX)

Barthélémie (fa Sébastien et Jeanne COLLET ou COULET) ca 1751 ? ; x Jean CASTEL en 1771 ; Cm 19.05.1771, notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres (à étudier) ; sa mère lui lègue 15 livres dans son testament du 27.05.1780 (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; elle est marraine de baptême dans cette commune en 1783 et 1784 ; elle a des enfants en 1780, 1783 et 1787 ; sous le prénom de Bertoumire ou Bourtoumire ou encore Bertoumiere, elle est marraine de baptême en 1782 et a un enfant en 1778 (cette même variation dans le prénom se retrouve avec Barthélémie COULET, femme de Jean Baptiste VILLENEUVE : elle est appelée Bourtoumire dans un acte de 1780 et Bertoumire dans un acte de 1781) ; elle est décédée avant le 14 prairial an XII (03.06.1804) quand ses enfants sont dits ses successeurs et représentants pour la succession de sa soeur Jeanne (il s'agit de François CASTEL (cultivateur), Fulcrand CASTEL (cultivateur), Brigitte CASTEL (fille majeure) et Catherine CASTEL (mariée à Jean PRADIER, cultivateur), tous habitant du "Mas de Londres ou du Chateau de Londres" (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres).


[l'ordre de classement des cinq soeurs (Catherine-Brigitte-Romaine-Marguerite-Barthélémie) est indiqué ainsi à deux reprises dans le testament de leur mère, Jeanne COULET. Cet ordre est probablement fait en fonction de leur date de naissance ; à noter, cependant, que Jeanne n'est pas indiquée dans le testament de leur mère et qu'elle n'est signalée que dans les actes concernant sa succession]


Génération 4 (génération 14 de "La lignée")

Pierre (fs Jacques et Gracie CAUSSE) 12.09.1776, au Mas-de-Londres (acte du 15) ; désigné par le tirage au sort pour être conscrit, il est remplacé par Jean FABRE, de Montpellier, qui meurt aux armées, peu de temps après (voir les détails dans "la suite 1" ) ; Cm avec Françoise Marguerite, le 10.01.1807 : dans ce Cm, le notaire écrit le patronyme de Marguerite sous la forme CASSAIGNE ; le régime est dotal, sans aucune communauté de biens ; Guillaume CASSAGNE, père de marguerite, donne 1200 francs en dot à sa fille ; ces 1200 francs se décomposent en : 1/ 200 francs "pour la valeur des bijoux et dorrures qu'elle a devers elle et que ledit EUZET fils, futur époux, déclare tenir pour reçus, le présent mariage s'accomplissant" ; Pierre les reconnaît et les assure, en faveur de Marguerite, sur ses biens présents et à venir ; 2/ 1000 francs en numéraire que EUZET père a compté, vérifié et retiré et en a fait quittance ; Jacques EUZET assure ces 1000 francs en faveur de Marguerite, "sur son domaine qu'il possède dans la commune du Mas-de-Londres, qu'il oblige, affecte et hypothèque à cet effet" ; de plus, Jacques EUZET donne à son fils le tiers, par préciput et hors part, de tous les biens qu'il délaissera à son décès, les futurs époux en prenant possession et jouissance après son décès ; jusque là, il "promet et s'oblige de loger, nourrir et entretenir à son pot, feu et table, tant sains que malades, les futurs époux et les enfants qui pourront naître de leur mariage, à la charge pour eux de travailler à l'avantage de la maison" ; pour l'exécution des présentes, les parties font les soumissions de droit ; l'acte est fait en l'étude où signent les parties, sauf Marguerite, qui ne sait pas signer (notaire Eugène Pascal PERIDIER, de Montpellier) ; 1x Françoise Marguerite CASSAGNE, le 06.04.1807, à Valflaunès (34) ; dans cet acte, il est dit par erreur que Pierre est né le 15.09.1776 : c'est la date de l'acte de naissance et non de la naissance elle-même ; 2x Marie Anne TONDUT, le 29.10.1813, à Saint-Jean-de-Cuculles ; au mariage, assistent les frères de Marie Anne : Gérald et baptiste TONDUT, ainsi que son cousin germain, Pierre MASCLA ; l'acte indique que Pierre EUZET est veuf de Marguerite CASSAGNE ; Cm le 04.10.1813 : régime dotal ; elle se constitue de son chef, 150 francs correspondant à l'évaluation de ses "bijoux et dorures qu'elle a gagné par son travail et industrie hors de la maison paternelle" ; René TONDUT, le père de Marie Anne, lui constitue en avancement d'hoirie et de succession, 1000 francs ; il paye tout de suite 300 francs et promet et s'oblige de payer les 700 francs restants dans 6 ans, sans intérêt ; il se réserve le droit de retour si sa fille meurt avant lui, sans enfants ; les parties obligent et hypothèquent leurs biens ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Jean PAGÉS (tailleur d'habits) et d'Alexandre GILLES (cultivateur), de Saint-Martin-de-Londres, qui signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 30.01.1817, suite au décès de Marie Anne TONDUT, Jacques EUZET, le père de Pierre, rembourse l'acompte de 300 francs de dot à René TONDUT, père de Marie Anne ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Pierre PIOCH (maréchal à forge) et Antoine BOUDON (cultivateur) de Saint-martin-de-Londres, qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 25.04.1820, un arrêté du préfet indique que son père est démissionnaire du conseil municipal et qu'il le remplace (en réalité, il y a deux démissions : Antoine SALAGÉ et Jacques EUZET, remplacés par François SALAGÉ et Pierre EUZET) ; le 29.04.1820, il est, effectivement, nommé membre du conseil municipal et il prête serment : "Je jure fidélité au Roi, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du Royaume" (délibérations communales) ; le 15.06.1823, les quatre frères et soeurs CARRIERE (de Saint-Martin-de-Londres, de Notre-Dame-de-Londres et du Mas-de-Londres) vendent à Pierre EUZET un pré dépendant de la succession de leur père, Jacques CARRIERE, "tenement du pré des Aubes" au Mas-de-Londres, contenant environ 15 ares 2 centiares 3 quartes 2 dextres, pour le prix de 536 francs (soit 134 francs pour chacun d'eux) que Pierre paye immédiatement ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence d'Antoine BOUDON (propriétaire cultivateur) et Antoine CANIVEN (fabricant de bas) de Saint-Martin-de-Londres, qui signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 18.03.1832, François GARONE (propriétaire foncier, à Aniane), Jean Etienne LABEILLE (propriétaire foncier, à Puéchabon) et Fulcrand TRICOU (propriétaire foncier à Puéchabon, veuf d'Elisabeth LABEILLE, en son nom propre et au nom de ses 4 filles) lui vendent "une piece terre champ tenement de Prat Caila", au Mas-de-Londres, d'une contenance de 15 ares, pour le prix de 75 francs, "juste valeur de la dite piece de terre champ, eu egard au temps present et a son etat actuel" ; Pierre paie immédiatement ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Pierre Antoine COULET (garçon, fabricant de bas) et Antoine BOUDON (propriétaire cultivateur), domiciliés et habitant à Saint-Martin-de-Londres ; tous signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; conseiller municipal ; adjoint au maire du Mas-de-Londres en 1837 ; ménager, agriculteur ; il sait signer ; signalé dans le recensement du Mas-de-Londres de 1836 comme propriétaire et veuf, le ménage suivant étant celui d'Honoré GARONE (également veuf) et de sa fille Marie GARONE ; 3x Jeanne GILLES (qui est veuve de Jean CANCEL et qui demeure au Mas-de-Londres), le ?, à ? ; ce mariage n'est pas indiqué dans l'état civil du Mas-de-Londres (ni dans ceux de Saint-Martin-de-Londres et de Montpellier) ; Cm le 16.10.1840 : dans cet acte, Pierre EUZET est bien dit du Mas-de-Londres et veuf de Marie TONDUT ; le régime est dotal ; il accorde à son épouse une pension annuelle et viagère de 150 francs, exigible de 6 en 6 mois, par avance, à partir du jour de son décès, s'il meurt en premier ; il lui donne la jouissance, pendant la vie de celle-ci d'une chambre garnie de sa maison d'habitation (notaire François Martial SALZE, de Saint-Martin-de-Londres) ; signalé dans les recensements du Mas-de-Londres de 1841 et 1846 comme propriétaire et veuf, avec Honoré GARONE et sa fille Marie GARONE ; signalé dans le recensement du Mas-de-Londres de 1851 comme propriétaire cultivateur et veuf, avec Honoré GARONE, son gendre, veuf, même profession ; sa signature comme conseiller municipal apparaît une dernière fois, le 03.04.1852, lors de l'installation du nouveau maire (délibérations communales) ; il a donc été conseiller municipal de 1820 à 1852 ; + 24.02.1853, "dans sa maison d'habitation sise au mas d'Allegre de la dite commune" du Mas-de-Londres ; l'acte de décès est erroné car il indique qu'il est "veuf de Marguerite CASSAGNE", sans indication des deux autres mariages.

Anne (fa Jacques et Gracie CAUSSE) 19.02.1778, au Mas-de-Londres ; Cm, le 20.11.1809, avec Jean François PUECH (notaire Pierre Charles CAIZERGUES, de Montpellier - indiqué dans l'acte de réception de dot - à rechercher) ; x Jean François PUECH, le 30.11.1809, au Mas-de-Londres ; elle ne sait pas signer ; le 22.07.1810, son père paye à Jean François PUECH, 300 francs qu'il s'était obligé à payer dans un délai de 6 mois (dans le Cm d'Anne), à titre de constitution de dot ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de François ROUX (propriétaire) et de Jean François COLLET (fabricant de bas de soie), les deux habitants de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 30.03.1817, elle fait un testament et lègue le quart de ses biens à son père, Jacques EUZET, et la moitié de ses biens à son mari, Jean François PUECH (notaire Pierre VIANÈS, de Castries - à rechercher - indiqué dans le registre des testaments non enregistrés - période 1783-1824 - Enregistrement de l'Hérault, bureau de Castries) ; on retrouve la référence dans le registre des testaments enregistrés (période 1790-1824, à la date du 20.03.1817) ; elle est aussi signalée dans le registre des donations (période 1791-1820), le 16.08.1818, au bénéfice de son père, Jacques EUZET, pour un montant de 57,50 francs correspondant à des meubles ; enfin, son nom apparaît encore dans le registre des décès et absences (période 1806-1819), au 17.08.1818 : elle a 41 ans et lègue ses meubles (toujours de valeur 57,50 francs) à son père, Jacques EUZET, et à ses enfants, Michel , Eloise et autres ; il est alors précisé que la déclaration est faite le 06.02.1819 (pour le père) et le 07.07.1819 (pour les enfants) - tous ces points sont à vérifier ; + 17.08.1818, à Assas, "dans la maison de son mari" (l'acte est indiqué dans le registre au nom d'Anne PUECH, épouse de François PUECH - cette erreur est reprise de la même manière dans les tables décennales) Assas

Antoine (fs Jacques et Gracie CAUSSE) 11.02.1780, au Mas-de-Londres (jumeau de Barthélémie) ; + 19.?.1780, au Mas-de-Londres.

Barthélémie (fa Jacques et Gracie CAUSSE) 11.02.1780, au Mas-de-Londres (jumelle d'Antoine) ; + 02.10.1781, au Mas-de-Londres.

Marie (fa Jacques et Gracie CAUSSE) 01.02.1782, au Mas-de-Londres ; + 29 vendémiaire an 5 (20.10.1796), au Mas-de-Londres ; le déclarant est son père, Jacques EUZET.

Jean (fs Jacques et Gracie CAUSSE) 01.03.1784, au Mas-de-Londres ; + 31.07.1784, au Mas-de-Londres.

Joseph (fs Jacques et Gracie CAUSSE) 21.04.1786, au Mas-de-Londres ; + 24.04.1787, au Mas-de-Londres


Génération 5 (génération 15 de "La lignée")

Marguerite (fa Pierre et Marguerite CASSAGNE) 23.02.1808, au Mas-de-Londres ; x Jacques Honoré GARONE, le 24.07.1828, au Mas-de-Londres ; sans profession ; elle ne sait pas signer ; Cm le 09.07.1828 : régime dotal (mais aucune clause financière n'est inscrite) ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Pierre BARTHE, de François BALARD (chirurgien, officier de santé) et d'Antoine BOUDON (propriétaire, cultivateur) ; son père (Pierre EUZET), Jacques Honoré GARONE et Antoine GARONE (son frère - les deux du mas de Vernassol, au Mas-de-Londres) signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; + 05.08.1833, au Mas-de-Londres.



Une branche issue de Cazevieille



Génération 1 "La lignée". (génération 14)

Jean Baptiste (fs Jacques et Marie Jeanne COLLET) 10.11.1758, à Cazevieille ; b 12.11.1758 : p. Jean EUZET (oncle), m. Marianne EUZET (tante) ; cultivateur, propriétaire foncier ; x Françoise BOUVIER (ou BOUVIÉ, comme c'est écrit dans certains actes), le 20.09.1786 ; Cm le 30.08.1786 ; le père de Jean lui donne 1600 livres payables en trois ans à compter de ce jour, cependant que l'oncle de Françoise (Antoine BOUVIER, "curateur à conseil") donne à sa nièce le quart de ses biens pour une valeur de 599 livres 19 sols, elle même ayant des biens pour une valeur de 280 livres ; elle fait de son mari son procureur spécial et général sur ses biens qui auront privilège de dot et qui sont constitués de biens fonds ; ils obligent et hypothèquent leurs biens ; l'acte est fait et récité à la métairie de Sueilles, en présence de Pierre Fulcrand ROUX et d'Etienne Joseph JEANJEAN, bourgeois habitant Cazevieille (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; dans son testament du 28.08.1786, son père lui lègue 1600 livres, en tant qu'héritier particulier (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; il ne sait pas signer ; son père prévoit les mêmes dispositions en sa faveur dans son nouveau testament du 01.05.1787 (en fait la confirmation de la donation de 1600 livres faite lors de son contrat de mariage), testament qui annule le précédent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 11.10.1787, il est ménager et habite la commune du Château de Londres "ou Saint gérard du Castel quartier du mas d'Allegre" ; il déclare avoir reçu de son frère Fulcrand 2000 livres en louis d'or écus blancs et monnaie de cours en paiement de 1600 livres léguées par leur père dans son dernier testament (et la même somme qu'il lui constitua dans son Cm) et de 400 livres au titre de ses droits de légitime maternels (ces 400 livres formant la première partie des droits en question se montant à 2000 livres) ; il déclare avoir reçu les intérêts de cette somme en bonnes espèces de cours ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jean Joseph VIGIÉ et François PLAGNIOL, fabricants de bas de soie, habitant Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 18.09.1789, son beau-frère, Antoine BOUVIER, lui vend pour 1225 livres les biens fonds, situés au Castel, hérités de son père (André BOUVIER) ; Jean s'engage à le payer en trois fois : 400 livres le 11.11.1790, 400 livres le 11.11.1791 et 425 livres le 11.11.1792, avec l'intérêt sur le pied du denier 20 ; dans cet acte, Jean est indiqué comme ménager, habitant au château de la Roquette ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jacques ROUVEIROL (fabricant de bas de soie) et Hugues BOURDIOL (muletier de Viols) qui signent avec Antoine BOUVIER (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 15.11.1790, il fait un partage de biens, au Castel, avec Pierre BOUVIER, son autre beau-frère (les deux héritiers d'André BOUVIER, Jean EUZET de par son épouse, Françoise BOUVIER) ; deux experts sont choisis par les parties pour définir les parts respectives avec leurs contenances ; la part de Françoise BOUVIER et de son mari Jean Baptiste EUZET comprend un grand tènement appelé le Brézil et trois pièces terre mais, comme cette part est plus importante que celle attribuée à Pierre BOUVIER, il est arrêté que Jean EUZET devra payer 500 livres à Pierre BOUVIER ; il lui paye immédiatement ces 500 livres ; les parties déclarent que les pièces partagées sont d'une valeur de 4830 livres ; par ailleurs, deux pièces de terre hermes situées au Puech haut n'ont pu être délimitées et restent donc hors partage, leur valeur étant de 30 livres ; pour la sûreté de l'opération, les parties obligent leurs biens ; dans cet acte, Jean est indiqué comme travailleur, habitant au château de la Roquette ; l'acte est passé dans une chambre de la maison de Jacques CANCEL (maréchal-ferrant au Castel, qui assiste) et en présence de François BALARD (praticien à Saint-Martin-de-Londres) qui signent ; les parties ne signent pas (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 02.06.1791, Jean Antoine CANCEL, en tant que maître des biens dotaux de Marie Anne (compte tenu de la constitution générale en sa faveur au Cm), ainsi que Jean Baptiste EUZET, estiment que les sommes reçues, suite au testament de 1787 de leur père et beau-père ne suffisent pas pour leur droit de légitime et demandent, en conséquence, un supplément à Fulcrand EUZET, héritier de Jacques EUZET ; afin d'éviter un procès, les parties conviennent de transiger et un accord est conclu devant notaire ; les biens délaissés par Jacques EUZET font l'objet d'une estimation par des amis et il est convenu que 500 livres et les intérêts correspondants seront payées à chacun des demandeurs ; c'est ce que fait immédiatement Fulcrand EUZET, "en deniers et effets de cours sur table" ; pour la sûreté de l'opération, ils obligent et hypothèquent leurs biens ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jean Joseph VIGIÉ (receveur des droits d'enregistrement au bureau de Saint-Martin-de-Londres, y habitant) et Jean PLAGNIOL (ménager de Notre-Dame-de-Londres) qui signent avec Jean Antoine CANCEL (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ;


La signature de Jean EUZET, le 21.09.1823
(notaire Jean Henri ROUX)

le 27.11.1791, il reçoit 132 livres de Jean Baptiste SOULAS (bourgeois de Viols-le-Fort) ; cette somme vient en paiement, d'une part pour les herbages qu'il lui avait affermés verbalement en 1790 (montant : 126 livres) et, d'autre part pour le montant de 6 "sonnettes" qu'il avait vendues au berger de SOULAS (montant : 6 livres) ; à défaut de paiement, il avait dû le poursuivre en jugement du tribunal de district de Montpellier ; cet acte notarié a donc mis fin à la procédure ; Jean Baptiste SOULAS est tenu quitte pour cette somme et pour les dépens payés au procureur de Jean EUZET ; l'acte est fait dans l'étude du notaire, en présence de Joseph ROÜEL (ménager) et Paul SERVEL (garde bois), de Viols qui signent avec SOULAS ; dans cet acte, Jean est indiqué comme ménager habitant du château de la Roquette (notaire Pierre Barthélémy CLAPAREDE, de Viols-le-Fort) ; le 14 floréal an VIII (04.05.1800), il est agriculteur au Mas-de-Londres et son frère Fulcrand lui accorde un prêt de 100 francs ; l'acte est pasé en l'étude du notaire, en présence de Pierre Joseph VIGIÉ (receveur de l'enregistrement au bureau de Saint-Martin-de-Londres) et de Jean Baptiste VIGIÉ (propriétaire foncier de Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec Fulcrand (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; agriculteur au Mas-de-Londres, le 3 prairial an X (23.05.1802), il achète pour 270 francs un cheval à Antoine DARNIS (cordonnier à Saint-Martin-de-Londres) et s'engage à le payer le 22 fructidor prochain (09.09.1802) et pour cela, il hypothèque ses biens situés dans la commune du Mas-de-Londres ; les cheval est ainsi désigné : "poil rouge, agé de trois ans, taille d'un mètre trois mille trois cents quatre vingt quatorze millimètres ou environ" ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jean Joseph VIGIÉ (receveur des droits de l'enregistrement, bureau de Saint-Martin-de-Londres) et Jean Baptiste VIGIÉ (propriétaire foncier à Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec DARNIS (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; cultivateur au Mas-de-Londres, le 25 vendémiaire an XI (17.10.1802), il emprunte 288 francs à Jean THEROND (du hameau de Gabriac, commune du Mas-de-Londres) et s'oblige à les rembourser pour le 28 thermidor prochain (16.08.1803) et pour cela, il hypothèque ses biens situés dans la commune du Mas-de-Londres ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence d'Antoine BELLOC (garçon maçon) et d'Etienne RAISON (cultivateur) qui signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; agriculteur au Mas-de-Londres, le 17 vendémiaire an XII (10.10.1803), il paye 336 francs à Jean OLLIÉ (propriétaire foncier, à Saint-Martin-de-Londres) pour l'achat d'une mule, "poil noir, museau chatain, agée de trois ans, taille d'un mettre environ" et il s'engage à en payer le prix le 27 thermidor de la présente année (15.08.1804) ; il déclare l'avoir reçue et pour cela, il hypothèque ses biens situés dans la commune du Mas-de-Londres ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de François ROUX (agriculteur) et Etienne RAISON (cultivateur) habitant Saint-Martin-de-Londres, qui signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ;

le 15 pluviôse an XII (05.02.1804), il emprunte 1171 francs à son frère Fulcrand (propriétaire foncier, habitant son domaine de Sueilles) et s'engage à les lui rembourser le 15 fructidor prochain (02.09.1804) ; pour cela, il hypothèque ses biens qui sont dans la commune du Mas-de-Londres et qui consistent en "batiments, bois et devois et autres terres cultes et incultes" ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jean Joseph VIGIÉ (receveur des droits d'enregistrement au bureau de Saint-Martin-de-Londres, y habitant) et Jean Baptiste VIGIÉ (propriétaire foncier de Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec Fulcrand EUZET (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 17 thermidor an XIII (05.08.1805), il emprunte 792 francs à Guillaume SOULAS (propriétaire à Viols-le-Fort) et s'engage à les lui rembourser dans trois ans ; pour cela, il hypothèque ses biens qui sont dans la commune du Mas-de-Londres et qui consistent en ""maison et autres batiments, terres labourables, vignes, bois et devois" ; l'acte est passé dans la maison de SOULAS, en présence de Joseph BURÉ (fabricant de bas de soie) et Jacques CAISERGUES (tisserant), de Viols-le-Fort, qui signent avec SOULAS (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 24 fructidor an XIII (11.09.1805), il emprunte 480 francs à Pierre PIOCH (maréchal-ferrant de Saint-Martin-de-Londres) et s'engage à les lui rembourser le 13 fructidor an XIV (31.08.1806) ; pour cela, il hypothèque ses biens qui sont dans la commune du Mas-de-Londres et qui consistent en ""maison et autres batiments, terres labourables, vignes, bois et devois" ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Pierre et François Etienne NOURRIT (agriculteurs de Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec PIOCH (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 14.09.1806, il emprunte 288 francs à Jean RATIER (agriculteur de Notre-Dame-de-Londres) et s'engage à les lui rembourser dans le courant du mois d'août 1807 ; pour cela il hypothèque ses biens qui sont dans la commune du Mas-de-Londres et qui consistent en "maison et autres batiments, terres labourables, vignes, bois et devois" ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence d'Antoine REBOUL (propriétaire foncier) et Jean FAVIER (aubergiste), de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec RATIER (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 04.09.1808, avec son épouse, il baille à titre de ferme à Fulcrand REBOUL (agriculteur au Mas-de-Londres), "tous les herbages et ramages des bois et devois que les dits EUZET et BOUVIÉ jouissent et possèdent dans la commune du Mas-de-Londres" ; le bail est pour 6 ans de ce jour et finissant le 04.09.1814, pour un prix de 100 francs par an, soit 600 francs au total que REBOUL paye immédiatement et dont il est fait quittance ; plusieurs conditions accompagnent ce contrat : 1/ "les charges du gouvernement"sont payées par EUZET et BOUVIÉ, 2/ ceux-ci sont tenus de faire exploiter le bois qui se trouve dans les biens affermés, de ce jour au 29.09.1809 et de "faire bois net de toute broussaille (...), 3/ de laisser tous les ans la moitié des terres labourables (...) pour les passages du troupeau des bêtes à laine, une fois d'un côté et une fois de l'autre, 4/ REBOUL pourra faire dépaître son troupeau de bêtes à laine dans les terres labourables après les récoltes, sans cependant que lesdits EUZET et BOUVIÉ puissent être privés de pouvoir faire dépaître leurs gros bestiaux comme boeufs et mules ; pour la sûreté de l'opération, les parties ont fait toutes les promesses et soumissions de droit ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Fulcrand COULET (fabricant de bas de soie) et Jean BOUGETTE (agriculteur) habitants de Saint-Martin-de-Londre, qui signent avec REBOUL, les autres parties ne sachant le faire (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 18.09.1814, Jean RATIER cède et transporte la créance de 288 francs qu'il a sur Jean EUZET (selon l'obligation du 14.09.1806, chez le même notaire) sur Jacques ALLEGRE (cultivateur au Mas-de-Londres) ; ce dernier lui paye immédiatement les 288 francs et est subrogé dans ses droits pour récupérer cette créance ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jean BERNARD et de Fulcrand Jean BOUGETTE (fabricants de bas de soie, de Saint-Martin-de-Londres) qui signent avec RATIER (celui-ci signe RATIÉ) ; Jacques ALLEGRE ne sait pas signer (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; le 07.10.1820, le conseil municipal le nomme comme garde champêtre "pour surveiller les propriétés rurales et empêcher les délits qui peuvent s'y commettre" ; à cet effet, le conseil municipal nomme Jean EUZET dont "il reconnaît les bonne vie et moeur et qui est en état de bien remplir la fonction, et fixe son traitement à la somme de cent cinquante francs" (délibérations communales) ; le 21.09.1823, avec son épouse dûment assistée et autorisée, et avec sa fille Marie, assistée et autorisée par son mari, Jacques ALLEGRE, il "baille a titre de ferme et a prix d'argent" à Jean Louis JEAN (propriétaire foncier au Mas-de-Londres), des "herbages et ramages des bois, devois et garrigues", au Mas-de-Londres ; les bailleurs se réservent la faculté de faire dépaître leurs gros bestiaux dans les biens affermés ; la ferme est faite pour 8 années au prix annuel de 120 francs, soit 960 francs au total ; dans le même acte, il vend à Jean Louis JEAN "la coupe d'un bois taillis essence chene vert et blanc", appelée le brésil, au Mas-de-Londres, pour être exploitée dans le cours d'une année, "en père de famille et à l'usage du pays conformément aux ordonnances et lois forestières", le tout pour 500 francs ; cette somme ajoutée au bail arrivant à un total de 1460 francs, les bailleurs et vendeurs demandent que le paiement en soit fait à Fulcrand EUZET (frère de Jean Baptiste) pour rembourser le prêt consenti le 15 pluviôse an XII (05.02.1804), plus exactement 1171 francs pour le capital et 289 francs pour les intérêts ; par ailleurs, comme Fulcrand EUZET s'est engagé à payer 1460 francs de dot à sa fille Marie Angélique (mariée à Jean Louis JEAN, Cm du 08.11.1821, notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres), cette somme y sera consacrée, au profit de Marie Angélique ; l'acte est passé en l'étude du notaire, en présence de Jean Louis JULLIEN (instituteur et propriétaire) et Antoine BOUDON (propriétaire agriculteur) de Saint-Martin-de-Londres qui signent avecJean EUZET, Louis JEAN et Fulcrand EUZET, les seuls à savoir signer (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; + 21.04.1833, au Mas-de-Londres où il est domicilié (l'acte indique le décès de "Jean EUZET, veuf de Françoise BOUVIÉ")

Marie Anne ou Marianne (fa Jacques et Anne COLLET) 18.08.1771, à Cazevieille ; b le 22.08.1771, p : Jacques EUZET ("son frère consanguin"), m : Marion EUZET ("sa soeur") ; dans son testament du 28.08.1786, son père lui lègue 1600 livres, en tant qu'héritière particulière (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; les mêmes dispositions sont prévues dans le testament du 01.05.1787 de son père, testament qui annule le précédent ; cependant, en plus, ce nouveau testament prévoit pour elle "la moitié du produit des poules" tant qu'elle restera à la métairie de Sueilles (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; x Jean Antoine CANCEL, le 29.09.1789, à Cazevieille ; Cm le 03.09.1789 ; elle est assistée par Jean Antoine CANCEL (maréchal-ferrant du Château de Londres, procureur fondé d'Anne COULET, selon sa procuration du 21.08.1789, expédiée en original au notaire Jean Henri ROUX) et par Fulcrand CANCEL (ménager au Château de Londres, son curateur au conseil) ; elle se constitue en dot 50 livres, somme que les parties ont évaluée pour le montant de ses "bagues et dorures" ; elle constitue son futur époux comme son procureur général et spécial pour ses biens qui pourront être restitués (le cas arrivant) à titre de privilège de dot ; l'acte est passé en présence de Jacques DUFFOURS (bourgeois, à Saint Etienne d'Issensac) et Jacques VIALA (fabricant de bas de soie, à Brissac) qui signent avec le futur ; elle ne sait pas signer (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 15.11.1790, Jean Antoine CANCEL assigne Fulcrand EUZET en demande de paiement du legs fait par Jacques EUZET (dans son dernier testament) à sa fille Marie Anne ; il agit en tant que maître des biens dotaux de Marie Anne (compte tenu de la constitution générale en sa faveur au Cm) ; à la suite de cette assignation, Fulcrand paye la somme demandée, ce qui est consigné dans un acte notarié du 22.11.1790 ; en fait, à la somme initiale de 1600 livres, s'ajoutent 111 livres 12 sols pour les intérêts et 4 livres 11 sols pour les frais d'assignation ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Pierre GARONE (fabricant de bas de soie) et François André PLAGNIOL (ménager), habitants de Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 02.06.1791, Jean Antoine CANCEL, en tant que maître des biens dotaux de Marie Anne (compte tenu de la constitution générale en sa faveur au Cm), ainsi que Jean Baptiste EUZET, estiment que les sommes reçues, suite au testament de 1787 de leur père et beau-père ne suffisent pas pour leur droit de légitime et demandent, en conséquence, un supplément à Fulcrand EUZET, héritier de Jacques EUZET ; afin d'éviter un procès, les parties conviennent de transiger et un accord est conclu devant notaire ; les biens délaissés par Jacques EUZET font l'objet d'une estimation par des amis et il est convenu que 500 livres et les intérêts correspondants seront payées à chacun des demandeurs ; c'est ce que fait immédiatement Fulcrand EUZET, "en deniers et effets de cours sur table" ; pour la sûreté de l'opération, ils obligent et hypothèquent leurs biens ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jean Joseph VIGIÉ (receveur des droits d'enregistrement au bureau de Saint-Martin-de-Londres, y habitant) et Jean PLAGNIOL (ménager de Notre-Dame-de-Londres) qui signent avec Jean Antoine CANCEL (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 25 germinal an IV (15.04.1796) naît leur fils Antoine, commune du Château de Londres ; celui-ci décède le 7 messidor an IV (25.06.1796), commune du Château de Londres ; + 29.07.1815, à Nîmes, femme d'Antoine CANCEL (marchand de vin), domiciliés à Nîmes "sur la section sixième 98.188" (l'acte est du 03.08.1815) Cazevieille et Nîmes 2

Génération 2 "La lignée". (génération 15)

Fulcrand (fs Jean Baptiste et Françoise BOUVIER) 16.11.1792, au Mas-de-Londres (parrain : Fulcrand EUZET, son oncle paternel, de la paroisse de Cazevieille).

Marie (fa Jean Baptiste et Françoise BOUVIER) 26 pluviôse an 3 (14.02.1795), au Mas-de-Londres ; x Jacques ALLEGRE, le 14.10.1813, au Mas-de-Londres ; bans passés à Montpellier et au Mas-de-Londres ; elle demeure "à Montpellier depuis trois ans" quand elle se marie ; le bureau de l'enregistrement de Saint-Martin-de-Londres indique un Cm le 30.09.1813, notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres (dot du quart des biens des parents et un revenu de 40 francs au Mas-de-Londres - à vérifier) ; elle est sans profession et ne sait pas signer ; au mariage, assiste notamment Pierre EUZET (37 ans, qui signe) ; avec ses parents, assistée et autorisée par son mari, le 21.09.1823, elle baille et vend des terres au mas-de-Londres (voir à l'article de Jean Baptiste EUZET, son père) ; le 02.04.1852, elle fait un testament dans lequel elle fait donation à son fils Martin ALLEGRE d'un quart de ses biens qui comporteraient sa succession (notaire François Martial SALZE, de Saint-Martin-de-Londres - indiqué dans le partage du 20.08.1868 - à vérifier) ; + 06.05.1868, au Mas-de-Londres ; le 20.08.1858, ses enfants font le partage de ses biens qui consistent en 7 immeubles situés au Mas-de-Londres, au tenement du Brésil : 1/ "Un champ dit des Hons" (environ 20 ares, partie du n 398, section C), 2/ "Un champ dit du Mil" (environ 40 ares, partie du n 399, section C), 3/ "Un champ dit le champ long" (environ 40 ares, partie du n 400, section C), 4/ "Une pâture dite l'Hubac" (environ 24 hectares 60 ares, n 401 et partie d'autres n de la section C), 5/ "Un champ dit la Rompude" (environ 80 ares, n 402, section C), 6/ "Un bois dit le Brésil" (environ 10 ha 65 ares (n 403, section C), 7/ "Un champ dit le Clapas" (environ 40 ares, partie du n 409, section C) ; l'acte est passé à Cazevieille, les parties étant Martin ALLEGRE, Eugénie CAZALET, Clémentine ALLEGRE et René ARNAUD (notaire Pierre, Augustin, Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles)

Marie (fa Jean Baptiste et Françoise BOUVIER) 20 pluviôse an 7 (08.02.1799), au Mas-de-Londres ; + 9 thermidor an 8 (28.07.1800, au Mas-de-Londres.

Fulcrand (fs Jean Baptiste et Françoise BOUVIER) 14 frimaire an 9 (05.12.1800), au Mas-de-Londres.

Marie (fa Jean Baptiste et Françoise BOUVIER) 4 thermidor an 11 (23.07.1803, au Mas-de-Londres ; domiciliée au Mas-de-Londres ; x Pierre Augustin SALAGÉ, le 10.01.1828, au Mas-de-Londres ; elle ne sait pas signer ; + 16.08.1867, au Mas-de-Londres.

Anne (fa Jean Baptiste et Françoise BOUVIER) vers 1806 ; + 09.12.1815, au Mas-de-Londres, "âgée de 9 ans".


Marie Angélique (fa Fulcrand et Françoise ICARD) 17 prairial an 6 (05.06.1798), à la métairie de Sueilles, à Cazevieille ; x Jean Louis JEAN, le 27.11.1821, au Mas-de-Londres ; "demeurant depuis environ six ans à la métairie de la Liquière", au Mas-de-Londres ; Cm le 08.11.1821 : régime dotal ; elle se constitue de son chef 200 francs, somme à laquelle ont été évalués ses "bijoux et dorures, qu'elle a profité hors de la maison paternelle" ; son futur mari les tient pour reçus "le mariage s'accomplissant" et il assure cette somme "sur tous et chacun ses biens presents et avenir" ; Fulcrand EUZET donne à sa fille, en avancement d'hoirie et de succession avec réserve de droit de retour (en cas de prédécès) 2400 francs qu'il s'oblige à payer dans trois ans sans intérêt ; pour la sûreté de l'opération, il hypothèque les biens fonds "qu'il jouit et possède dans la commune de Cazevieille et dans celle du Mas de Londres", consistant en maison et autres bâtiments, terres, champs, vignes, bois et devois (le règlement de la dot est fait par acte du 21.09.1823 - voir à l'article de Jean Baptiste EUZET) ; Françoise ICARD donne à sa fille 600 francs qui seront payés après son décès, sans intérêt ; l'acte est passé "dans une chambre dudit domaine de la Liquière", en présence de Fulcrand Antoine CAUSSE (aubergiste et propriétaire foncier) et Jean Joseph VIGIÉ (huissier près le tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier et propriétaire foncier), de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec les parties et les pères des parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; + 11.12.1823, au Mas-de-Londres.


Les deux branches des EUZET de Cazevieille qui s'installent au Mas-de-Londres au XIXe siècle :

1ème branche :

Génération 1 "La lignée". (génération 15)

Jean Baptiste (fs Jacques et Marie SOULAS, de Viols-le-Fort) 24.02.1806, à Cazevieille ; agriculteur, cantonnier puis, rentier ; x1 Marie ROUSSEL, le 06.08.1826, à Notre-Dame-de-Londres ; Cm, le 06.07.1826, notaire Jean Henri ROUX (Enregistrement, bureau de Saint-Martin-de-Londres) ; x2 Rosalie Marguerite Ursule TEISSEDRE, le 31.03.1834, à Notre-Dame-de-Londres ; les publications du 2ème mariage sont faites à Notre-Dame-de-Londres et au Mas-de-Londres, car il réside alors au Mas-de-Londres ; il ne sait pas signer ; signalé au recensement de 1836 de Notre-Dame-de-Londres, avec son épouse, une fille d'un an, Marie, et sa belle-mère, Marie CAUSSE, femme TEISSEDRE ; signalé au recensement de 1841 de Notre-Dame-de-Londres, comme cultivateur avec son épouse, leurs trois enfants (Victorine, c'est-à-dire Marie Joséphine, Rosine, c'est-à-dire Marie Rose et Jean, c'est-à-dire Casimir) et sa belle-mère, Marie CAUSSE, veuve TEISSEDRE ; signalé au recensement de 1851 de Saint-Bauzille-de-Putois, comme cantonnier avec son épouse (appelée DESPIN) et leurs trois enfants (Joséphine, Rose et Jean, c'est-à-dire Casimir) ; signalé au recensement de Brissac de 1856 comme cantonnier, avec son épouse (appelée Rose DESTAIN) et leurs trois enfants (Marie, Rosine et Jean, c'est-à-dire Casimir), à "la barraque des cantonniers" ; signalé au recensement de Brissac de 1861 comme cantonnier, avec son épouse (appelée Rose DESTAIN) et leurs trois enfants Marie, Rosine et Jean, c'est-à-dire Casimir, lequel est cultivateur), à "la barraque des cantonniers" ; signalé en même temps au recensement de 1861 de Notre-Dame-de-Londres comme cantonnier avec son épouse (appelée Rose TEISSEDRE) et leurs trois enfants Irma, c'est-à-dire Joséphine, Rosine et Louis, c'est-à-dire Casimir) ; il est cantonnier à Notre-Dame-de-Londres quand il fait un testament, le 03.05.1865 ; il lègue à son épouse, Rosalie TEISSEDRE, une pension annuelle et viagère de 40 francs, payable par avance à partir de son décès ; il lui donne la jouissance des meubles qui garnissent la chambre qu'il occupe, lui donne le droit, pour arriver à cette chambre, de passer par la cuisine, ainsi que la jouissance de ladite chambre ; il lègue à son fils Casimir, le quart de tous les biens, meubles et immeubles, qu'il délaissera et qui composeront sa succession à l'époque de son décès ; l'acte est fait en l'étude, à Saint-Martin-de-Londres, en présence de Casimir CAUSSE et Jacques MARRE (agriculteurs), de Jacques VÉZIER (cantonnier) et Claude POURTALIER (cordonnier), demeurant à Saint-Martin-de-Londres, qui signent ; il déclare ne pas savoir signer (notaire François Martial SALZE, de Saint-Martin-de-Londres) ; signalé au recensement de 1866 de Notre-Dame-de-Londres, comme cultivateur avec son épouse (appelée Rose TEISSEDRE) et deux enfants Irma, c'est-à-dire Joséphine, et Louis, c'est-à-dire Casimir) ; signalé en même temps au recensement de Brissac de 1866 comme cantonnier avec son épouse (appelée Rose DESTAIN) et leurs deux enfants (Rosine et Jean, c'est-à-dire Casimir), à "la barraque des cantonniers" ; signalé au recensement de 1872 de Notre-Dame-de-Londres, comme agriculteur, veuf avec un enfant, Louis, c'est-à-dire Casimir); signalé au recensement de 1876 de Notre-Dame-de-Londres, comme agriculteur avec son fils Casimir, sa belle-fille Aminthe CAIZERGUES et leur fils Jean, c'est-à-dire Jean Joseph ; signalé aux recensementx de 1881 et 1886 de Notre-Dame-de-Londres, comme cultivateur (en 1881) et rentier (en 1886) avec son fils Casimir, sa belle-fille Aminthe CAIZERGUES et leurs deux enfants, Jean Joseph et Marie ; + 30.03.1887, à Notre-Dame-de-Londres ; ce parcours rappelé par les recensements de Notre-Dame-de-Londres, Saint-Bauzille-de-Putois et Brissac montre combien il faut prendre avec précaution ces outils : on constate que les prénoms des enfants varient d'un recensement à l'autre et d'un village à l'autre ; il en est de même pour le patronyme de la seconde épouse qui aurait pu faire croire à un troisième mariage si les recensements suivants n'avaient infirmé cette hypothèse. Cazevieille et Notre-Dame-de-Londres et Brissac et Saint-Bauzille-de-Putois

Jean Joseph (fs Jacques et Marie SOULAS) 2 germinal an 3 (22.03.1795), à Cazevieille ; x Marguerite CAIZERGUES, le 04.12.1822, à Viols-le-Fort ; Cm le 20.11.1822, notaire Jean Jacques MASSAL, de Montpellier ; il est signalé comme voiturier au recensement de Viols-le-Fort de 1836 ; il est signalé comme muletier au recensement de Viols-le-Fort de 1841 ; au mariage de leur fille Elisabeth (en 1846), le couple est installé au Mas-de-Londres ; le recensement de 1846 du Mas-de-Londres le signale comme paire au "domaine des Plaines" avec son épouse, leur fille Marie (célibataire), leur beau-fils, domestique, Jean Antoine FRANCÈS dit VIALA, leur domestique Jean FRANCÈS et un berger, André CARRIEU ; au recensement de 1851 du Mas-de-Londres, ils ne sont plus là, le domaine des Plaines étant affermé aux JAOUL ; il faudra étudier le contrat de mariage de leur fille Marie (en 1849) pour savoir où la famille s'est déplacée ; + 11.11.1859, à Viols-le-Fort ; les déclarants sont Jacques CAIZERGUES (son beau-frère) et Fulcrand CLAPAREDE (un voisin), rouliers à Viols-le-Fort ; il est indiqué comme cultivateur et veuf de Marguerite CAIZERGUES ; le décès a eu lieu "dans la maison de sa fille audit lieu" Viols-le-Fort

Génération 2 "La lignée". (génération 16)

Elisabeth (fa Jean Joseph et Marguerite CAIZERGUES) 05.10.1823, à Viols-le-Fort ; sans profession ; domiciliée au Mas-de-Londres ; x Jean Antoine FRANCÉS, le 20.01.1846, au Mas-de-Londres ; publications à Saint-Martin-de-Londres et au Mas-de-Londres ; elle ne sait pas signer ; + 20.09.1851, à Saint-Martin-de-Londres. Viols-le-Fort

Marie (fa Jean Joseph et Marguerite CAIZERGUES) 29.11.1827, à Viols-le-Fort (date de l'acte) ; elle est signalée avec ses parents au Mas-de-Londres, au "domaine des Plaines" au recensement du Mas-de-Londres de 1846 ; x Jean ARNAUD (ARNAUD dit VIALA, selon le recensement de 1846 du Mas-de-Londres), le 01.08.1849, à Viols-le-Fort ; Cm le 22.07.1849, notaire SALZE, de Saint-Martin-de-Londres ; régime dotal ; les objets mobiliers apportés par l'époux ont une valeur de 300 francs (information du bureau de l'enregistrement de Saint-Martin-de-Londres) ; signalée par le recensement d'Argelliers de 1851, au mas de Prat (écrit Prats dans le document), avec son mari et leur fils, Jean Baptiste ARNAUD (7 mois) ; signalée au recensement de 1856 de Viols-le-Fort, avec son mari et deux enfants, au "n 8, rue Duchesse" ; le couple habite à Montpellier quand leur fils Jean Baptiste ARNAUD s'y marie, le 20.09.1875 ; elle ne sait pas signer.


2ème branche :

- Une deuxième branche issue de Cazevieille voit trois petits-enfants de Jacques EUZET et de Marie Jeanne COLLET (et enfants de Fulcrand EUZET et de Françoise ICARD) s'installer au Mas-de-Londres.

Génération 1 "La lignée". (génération 15)

Jean Baptiste (fs Fulcrand et Françoise ICARD) 29.04.1789, à Cazevieille ; à l'armée : réf 1 R 114, agriculteur, taille 1m72, classe 1809 ; son suppléant (Claude BOISSET) est incorporé le 10.04.1810 dans le régiment d'infanterie légère du département du Gard de l'an XIV (Le canton des Matelles : l'influence des batailles et des campagnes napoléoniennes, par Mmes Marcelle LE MARCHAND GOUDAILLIER et Thérèse PIRIS, Montpellier, janvier 1999 au CGL, à Jacou) ; fermier, agriculteur ; Cm, le 31.08.1813 avec Marie Pascale JEAN : elle se constitue de son chef 200 francs, à quoi "ont été évaluées les dorures qu'elle a devers elle" ; Etienne Joseph JEAN, père de la future, lui donne un devois appelé pioch ferraillaux, à Cazevieille, faisant 276 ares (ou 63 seterées, 3 quartons, 5 dextres), soit un revenu annuel de 75 francs ; il lui donne aussi 3000 francs argent dont il paye immédiatement à Fulcrand EUZET 1000 francs que celui-ci retire et qu'il hypothèque sur ses biens, à charge du futur "d'en faire reconnaissance sur des fonds de bonne éviction" ; Etienne Joseph JEAN promet de payer le solde de la façon suivante : 1000 francs dans un an et 1000 francs dans deux ans, à compter de ce jour, sans intérêts jusqu'à ces termes ; ledit JEAN s'oblige encore à loger, nourrir et entretenir le couple (et ses enfants s'il y en a) dans sa maison, pendant une année ; les parties déclarent que le logement, la nourriture et l'entretien sont de valeur de 100 francs par an ; à ceci s'ajoute la faculté d'utiliser l'eau d'un puits et le passage pour y parvenir, uniquement pour leur usage personnel et en excluant les bestiaux ; les parties déclarent que ces facultés sont d'un revenu annuel de 5 francs ; Etienne Joseph JEAN se réserve le droit de retour en cas de prédécès de sa fille et de ses descendants ; pour l'observation de ces clauses, les parties font les soumissions de droit et hypothèquent leurs biens à Cazevieille (maisonnages, bois, devois, terres, champs, vignes, olivettes et jardins) ; l'acte est fait à la métairie de Roubiac, à Cazevieille, appartenant à Bernard Pascal COLLET ; sont présents, ce dernier et Jean Baptiste Antoine COLLET, de la même métairie ; tous signent (notaire impérial Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles et Jean Henri ROUX, notaire impérial de Saint-Martin-de-Londres) ; 1x Marie Pascale JEAN (patronyme écrit, le plus souvent, JEANJEAN), le 31.08.1813, à Cazevieille ; il est "fermier à la Liquière", au Mas-de-Londres, au moins de 1816 à 1819 ; veuf, le 15.03.1819 ; Cm avec Marie ITIER, le 07.05.1831 ; régime dotal ; elle se constitue de son chef une somme de 700 francs, soit : "400 francs en la valeur de divers meubles et effets qu'elle a en son pouvoir, 100 francs en la valeur de dorures et bijoux dont elle est parée, 200 francs en espèces d'argent ayant cours" ; Jean Baptiste EUZET reconnaît cette somme de 700 francs, en faveur de sa future épouse et devant être restituée si le cas arrivait ; ils font les soumissions de droit ; l'acte est passé à l'étude du notaire ; il signe (notaire Joseph Bruno GRASSET, de Montpellier) ; 2x Marie ITIER, le 15.05.1831, à Grabels (il habite alors Combaillaux) ; + 24.08.1835, à Grabels (mais toujours habitant de Combaillaux). Grabels et Cazevieille

Jacques ou Jean Jacques dans certains actes (fs Fulcrand et Françoise ICARD) 21.12.1791, à Cazevieille ; x Anne NOUGALLIAT (parfois écrit NOUGAILHAC ou encore NOUGAILLAT), le 21.02.1827, à Vacquières (34) ; cultivateur domicilié au Mas-de-Londres, "au domaine de la Borie" quand il se marie et, au moins, de 1827 à 1836 ; Cm le 16.01.1827, notaire Etienne Pierre Joseph CROUZET, de Claret ; au recensement de 1836 du Mas-de-Londres, il est signalé avec son épouse (dont le nom est écrit NOUALHAC), 4 enfants (François 9 ans, Joséphine 6 ans, Calixte 3 ans, Henriette 1 an) et un domestique Jean BOUDON, 29 ans ; il n'est pas indiqué dans le recensement de Vacquières de 1841 mais il y habite en 1845 (où naît son fils Lucien) ; il est fermier "au mas de Vedel, à Sauteyrargues, le 25.09.1846, quand il passe une annonce dans le Courrier du Gard ; il y signale le vol "de quatorze bêtes à laine" qui lui appartiennent ; pour mieux les retrouver, il indique que "ces animaux ont pour marque l'oreille gauche un peu fendue en long et une empreinte sur le derrière du dos ayant la forme d'un huit" ; de plus, "toutes les demandes possibles ayant été inutilement faites pour découvrir les malfaiteurs, MM. les maires du département sont invités à faire tout ce qui dépendra d'eux pour tâcher de se mettre sur les traces des coupables" ; le 07.01.1852, avec son épouse, qu'il autorise, il emprunte 4000 francs à Catherine Françoise LAURIE, épouse autorisée de Quentin ALOY (contrôleur du timbre extraordinaire, à Montpellier) ; il s'engage à rembourser dans 6 ans avec un intérêt annuel de 5 % ; il paye immédiatement 200 francs correspondants à la première année des intérêts ; il fait toutes les soumissions de droit en garantie et, en plus, son épouse affecte et hypothèque tous les immeubles qu'elle possède à Vacquières ; les paiements se feront à l'étude, à Montpellier, en espèces d'or ou d'argent ayant cours et non autrement ; en cas de défaut de paiement des intérêts, le capital deviendra immédiatement exigible sur simple commandement de mise en demeure ; l'anticipation du remboursement du capital ne pourra se faire qu'avec le consentement exprès de Mme ALOY ; au bout des 6 ans, il conviendra de prévenir 6 mois à l'avance, pour le paiement ou une prorogation ; l'acte est fait en l'étude où il signe avec Mme ALOY ; son épouse ne sait pas signer (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; le 08.01.1852, Antoine Jean Baptiste Charles de LAJUDIE (propriétaire foncier, à Montpellier) lui baille à ferme pour 6 ans le domaine de Vedel (à Sauteyrargues) et le domaine de Crémal (à Corconne) pour un fermage annuel de 4000 francs - les détails du bail sont dans la chronologie des actes de Sauteyrargues (suite 1) (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; il est signalé comme agriculteur au recensement de Sauteyrargues de 1856, à la métairie de Vedel, avec sa femme (Anne NOUGALHAT) et leurs trois enfants, Jacques, Calixte et Henriette ; il est signalé au recensement de Sauteyrargues de 1861 avec sa femme, trois enfants (Jean, Calixte et Henriette) et un domestique, à la "métairie de Vedel" ; fermier, agriculteur ; + 25.09.1863, à Sauteyrargues, dans sa maison d'habitation, à la "métairie de Vedel". Cazevieille et Vacquières et Sauteyrargues

Marie Angélique (fa Fulcrand et Françoise ICARD) 17 prairial an 6 (05.06.1798), à la métairie de Sueilles, à Cazevieille ; Cm avec Jean Louis JEAN (du Mas-de-Londres), le 08.11.1821 : régime dotal ; elle se constitue de son chef 200 francs, somme à laquelle ont été évalués ses "bijoux et dorures, qu'elle a profité hors de la maison paternelle" ; son futur mari les tient pour reçus "le mariage s'accomplissant" et il assure cette somme "sur tous et chacun ses biens presents et avenir" ; Fulcrand EUZET donne à sa fille, en avancement d'hoirie et de succession avec réserve de droit de retour (en cas de prédécès) 2400 francs qu'il s'oblige à payer dans trois ans sans intérêt ; pour la sûreté de l'opération, il hypothèque les biens fonds "qu'il jouit et possède dans la commune de Cazevieille et dans celle du Mas de Londres", consistant en maison et autres bâtiments, terres, champs, vignes, bois et devois (le règlement de la dot est fait par acte du 21.09.1823 - voir à l'article de Jean Baptiste EUZET, frère de Fulcrand - voir aussi l'acte du 16.01.1826, à l'article de Fulcrand EUZET, pour le remboursement par Jean Louis JEAN) ; Françoise ICARD donne à sa fille 600 francs qui seront payés après son décès, sans intérêt ; l'acte est passé "dans une chambre dudit domaine de la Liquière", en présence de Fulcrand Antoine CAUSSE (aubergiste et propriétaire foncier) et Jean Joseph VIGIÉ (huissier près le tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier et propriétaire foncier), de Saint-Martin-de-Londres, qui signent avec les parties et les pères des parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres) ; bans passés le 11.11.1821, à Cazevieille et au Mas-de-Londres ; x Jean Louis JEAN, le 27.11.1821, à Cazevieille ; "demeurant depuis environ six ans à la métairie de la Liquière", au Mas-de-Londres ; aucune naissance indiquée en 1822-1823 à Cazevieille et au Mas-de-Londres ; + 11.12.1823, au Mas-de-Londres. Cazevieille

Génération 2 "La lignée". (génération 16)

- François, Fulcrand (fs Jacques et Anne NOUGALLIAT) 13.10.1827, au Mas-de-Londres ; 1x Thérèse Elisabeth NOUVEL 25.02.1867, à Vacquières ; 2x Marie Thérèse ARGELLIERS 21.02.1873, à Vacquières ; il signe ; agriculteur, propriétaire ; le 07.10.1866, sa mère, veuve, fait une donation-partage à ses quatre enfants ; la part de François est la suivante : 1/ la moitié de la vigne, quartier du jeu, contenant environ 49 ares, n 106, 107 et 107 bis ; 2/ tous les maisonnages, quartier du village, n 155, section A ; 3/ une terre labourable, vigne, muriers, oliviers et sol à dépiquer, tenement du village, le tout ne formant qu'un seul corps, n 156, 157, 158, 548, 549, 550 et 551, section A, contenant 1 hectare 54 ares 76 centiares ; 4/ une vigne et oliviers, contenant 9 ares, n 345, section A ; 5/ une vigne contenant 5 ares 40 centiares, n 361, section A ; 6/ un jardin avec puits, n 436, section A, quartier les Horts, contenant environ 2 ares ; 7/ la moitié d'un bois taillis, contenant 2 hectares 16 ares, quartier de Lascaux, n 43, section B ; comme son frère et ses soeurs, il accepte cette donation et les conditions posées par sa mère (une pension annuelle et alimentaire de 300 francs, une chambre réservée, garnie de meubles et linges nécessaires, la faculté de prendre du bois au bucher, du vin à la cave, des fruits qui se récolteront sur les dits immeubles, enfin elle garde le privilège de l'hypothèque sur les immeubles donnés) ; l'acte est passé en l'étude du notaire, après avoir planté les bornes sur les terres et fait le partage des meubles et immeubles par destination (acte n 72 du notaire Auguste Louis Antoine CROUZET, de Claret) ; le 07.10.1866, sa soeur Joséphine lui vend : 1/ une vigne, à Vacquières, au quartier du Pradés, n 525 section A, contenant 41 ares ; 2/ un herme avec muriers, à Vacquières, quartier du Roquegril, contenant environ 1 hectare 15 ares, n 73, 74, 75, 76 et 80 section B ; les deux au prix de 2500 francs qu'il paye avant la constitution de l'acte, paiement en espèces d'or et dont il obtient quittance ; la possession et la jouissance sont du même jour (acte n 73 du notaire Auguste Louis Antoine CROUZET, de Claret) ; le 07.10.1866, sa soeur Henriette lui vend : 1/ une vigne à Vacquières, quartier des Pradets, n 454 section A, contenant 41 ares 50 centiares ; 2/ une vigne à Vacquières, quartier des communaux, n 575 section A, contenant 14 ares 40 centiares ; 3/ une vigne à Vacquières, quartier des Planasses, n 652 section A, contenant 22 ares 80 centiares ; le prix total est de 2000 francs qu'il paye avant la constitution de l'acte, paiement en espèces d'or et dont il obtient quittance ; la possession et la jouissance sont du même jour (acte n 74 du notaire Auguste Louis Antoine CROUZET, de Claret) ; dans ces trois actes du même jour, les témoins sont les mêmes : Martin PEYROLLE (agriculteur) et Jean Baptiste NOUVEL (cordonnier), habitant Vacquières ; les recensements lui octroient des prénoms qui varient : au recensement de 1861 de Sauteyrargues, il est indiqué comme Jean, fils aîné, âgé de 32 ans ; au recensement de Vacquières de 1866, il est indiqué comme Js François, cultivateur, chef de ménage, avec sa mère, Anne NOUGALLIAT, veuve EUZET ; au recencement de 1872 de Vacquières, situation identique mais il est "veuf NOUVEL" avec comme prénom Jacques François ; le 05.12.1876, Michel PRIVAT, principal clerc de notaire paye, ainsi qu'à son frère et ses soeurs, la part qui leur revient (1/5ème) dans la succession de leur oncle, Henri EUZET ; ce montant s'élève à 9386,53 francs, en fonction de l'inventaire du 17.01.1876, du règlement et partage de cette succession du 30.08.1876 et en vertu d'un mandat judiciaire, règlement homologué par jugement du tribunal civil de Montpellier ; l'acte est fait en l'étude du notaire où signent les parties, sauf Henriette qui ne sait pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; au recensement de 1876 de Vacquières, il est indiqué comme Jacques Fs Fulcrand, avec sa femme Marie Thérèse ARGELLIERS et deux enfants, Etienne Fulcrand (fils aîné) et François Louis (fils cadet, âgé d'un an (en réalité Jean Calixte) ; ce recensement le fait naître à Notre-Dame-de-Londres, ce qui est une erreur, l'état civil du Mas-de-Londres montrant qu'il y est bien né et que ses prénoms étaient François Fulcrand. (et donc, ni Jean ni Jacques) ; au recensement de 1881 de Vacquières, il est dénommé Fulcrand, avec sa femme Marie ARGELLIERS et trois enfants, Joseph, Calixte et Esther ; + 16.03.1882, "dans l'hospice d'humanité", à Montpellier. Sauteyrargues et Vacquières

Jean Baptiste Hipolite (fs Jacques et Anne NOUGALLIAT) 31.08.1829, au Mas-de-Londres, "au domaine de la Borie"; + 02.03.1830, au Mas-de-Londres, "au domaine de la Borie".

Françoise Joséphine, écrit Joséphine Françoise dans certains actes (fa Jacques et Anne NOUGALLIAT) 21.04.1831, au Mas-de-Londres, "au domaine de la Borie" ; signalée au recensement de 1836 au Mas-de-Londres avec ses parents ; domiciliée au domaine de Vedel à Sauteyrargues quand elle se marie ; Cm avec Jean François BOISSIER, le ? 1855 (notaire FRANC, de Quissac, dans le Gard) ; x Jean François BOISSIER, le 12.05.1855, à Sauteyrargues ; en 1866, elle réside à Gailhan-et-Sardan (canton de Quissac, arrondissement du Vigan, dans le Gard) ; le 07.10.1866, sa mère, veuve, fait une donation-partage à ses quatre enfants ; la part de Joséphine est la suivante : 1/ une vigne, quartier des Pradés, n 525 section A, contenant 41 ares ; 2/ le restant de l'herme, quartier de Roquegril contenant 1 hectare 15 ares, n 73, 74, 75, 76 et 80 ; 3/ 1500 francs donnés en avancement d'hoirie dans son Cm ; comme sa soeur et ses frères, elle accepte cette donation et les conditions posées par sa mère (une pension annuelle et alimentaire de 300 francs, une chambre réservée, garnie de meubles et linges nécessaires, la faculté de prendre du bois au bucher, du vin à la cave, des fruits qui se récolteront sur les dits immeubles, enfin elle garde le privilège de l'hypothèque sur les immeubles donnés) ; l'acte est passé en l'étude du notaire, après avoir planté les bornes sur les terres et fait le partage des meubles et immeubles par destination (notaire Auguste Louis Antoine CROUZET, de Claret) ; le même jour, 07.10.1866, elle vend à son frère François : la vigne et l'herme avec muriers venant de cette donation, au prix de 2500 francs qu'il lui paye avant la constitution de l'acte, paiement en espèces d'or et dont elle donne quittance ; la possession et la jouissance sont du même jour (notaire Auguste Louis Antoine CROUZET, de Claret) ; veuve de François BOISSIER, le 17.12.1875, elle donne pouvoir à son beau-frère, Antoine COULONDRE, pour recueillir sa part lui revenant dans la succession de son oncle, Henri EUZET (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; elle habite toujours à Gailhan-et-Sardan, le 17.01.1876, quand a lieu l'inventaire des biens d'Henri EUZET, son oncle (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 05.12.1876, Michel PRIVAT, principal clerc de notaire paye, ainsi qu'à ses frères et sa soeur, la part qui leur revient (1/5ème) dans la succession de leur oncle, Henri EUZET ; ce montant s'élève à 9386,53 francs, en fonction de l'inventaire du 17.01.1876, du règlement et partage de cette succession du 30.08.1876 et en vertu d'un mandat judiciaire, règlement homologué par jugement du tribunal civil de Montpellier ; l'acte est fait en l'étude du notaire où signent les parties, sauf Henriette qui ne sait pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; Sauteyrargues

Jean, Calixte (fs Jacques et Anne NOUGALLIAT) 03.03.1833, au Mas-de-Londres, "au domaine de la Borie" ; agriculteur, cultivateur, propriétaire ; (il résidait à la "métairie de Vedel" , à Sauteyrargues quand il s'est marié) x Rose, Lucie JEAN, le 19.02.1865, à Vacquières ; le 07.10.1866, sa mère, veuve, fait une donation-partage à ses quatre enfants ; la part de Calixte est la suivante : 1/ la moitié d'une vigne, quartier du jeu, contenant environ 49 ares, n 106, 107 et 107 bis ; 2/ une maison, cour et escalier, au village, n 166 section A, ainsi que les 3 numéros ci-devant ; 3/ la moitié d'un bois taillis, contenant 2 hectares 16 ares, quartier de Lascaux, n 43, section B ; 4/ environ 20 ares à prendre du couchant des n 73, 74, 75, 76 et 80, quartier de Roquegril ; 5/ une terre de 24 ares 61 centiares, près de la remise du sieur GALABRON, n 422 section A ; comme son frère et ses soeurs, il accepte cette donation et les conditions posées par sa mère (une pension annuelle et alimentaire de 300 francs, une chambre réservée, garnie de meubles et linges nécessaires, la faculté de prendre du bois au bucher, du vin à la cave, des fruits qui se récolteront sur les dits immeubles, enfin elle garde le privilège de l'hypothèque sur les immeubles donnés) ; l'acte est passé en l'étude du notaire, après avoir planté les bornes sur les terres et fait le partage des meubles et immeubles par destination (notaire Auguste Louis Antoine CROUZET, de Claret) ; le 09.12.1866, il fait un échange avec François GALABROU (patronyme écrit GALABRON dans les tables de l'Etat Civil) : Calixte EUZET lui baille une pièce de terre labourable à Vacquières, de 43 centiares (qui confronte au couchant GALABROU) et, en contre-échange, il obtient "une cour au couchant d'un batiment rural", tenement du village, faisant 29 centiares (qui confronte au midi EUZET) ; les deux terrains sont d'un revenu de 7,50 francs et d'un capital de 150 francs ; l'échange est fait sans soulte (notaire Auguste Louis Antoine CROUZET, de Claret) ; le 05.12.1876, Michel PRIVAT, principal clerc de notaire paye, ainsi qu'à son frère et ses soeurs, la part qui leur revient (1/5ème) dans la succession de leur oncle, Henri EUZET ; ce montant s'élève à 9386,53 francs, en fonction de l'inventaire du 17.01.1876, du règlement et partage de cette succession du 30.08.1876 et en vertu d'un mandat judiciaire, règlement homologué par jugement du tribunal civil de Montpellier ; l'acte est fait en l'étude du notaire où signent les parties, sauf Henriette qui ne sait pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; signalé au recensement de Vacquières de 1901 comme propriétaire cultivateur, avec sa femme et trois enfants (Marie, Joséphine et Antoine) ; + 21.07.1911, à Vacquières, dans sa maison d'habitation. Sauteyrargues et Vacquières

Françoise Henriette Louise (fa Jacques et Anne NOUGALLIAT) 22.09.1835, au Mas-de-Londres, "au domaine de la Borie" ; signalée au recensement de 1836 du Mas-de-Londres avec ses parents ; au recensement de Sauteyrargues de 1856, elle est indiquée avec ses parents et ses frères Jacques et Calixte, à la métairie de Vedel ; au recensement de Sauteyrargues de 1861, elle est indiquée avec ses parents, ses frères Jean et Calixte, deux domestiques (Félix BOUET et Lucien PEIROLLE) et trois bergers (Antoine, Jean et Pierre PEIROLLE), à la métairie de Vedel ; Cm le 05.08.1864 avec Antoine COULONDRE (notaire Auguste Louis Antoine CROUZET, de Claret - à rechercher) ; x Antoine COULONDRE, le 27.08.1864 à Claret ; elle habite avec sa mère à la métairie de Vedel, à Sauteyrargues quand elle se marie ; les 4 témoins du mariage sont des habitants de Claret, non parents des conjoints ; elle ne sait pas signer ; au recensement de Claret de 1866, elle est indiquée avec sa belle-mère (veuve) et son mari, au hameau de Dolgue ; le 07.10.1866, sa mère, veuve, fait une donation-partage à ses quatre enfants ; la part d'Henriette est la suivante : 1/ 2000 francs donnés dans son Cm en avancement d'hoirie ; 2/ une vigne, quartier des Pradets, n 454, section A, contenant 41 ares 50 centiares ; 3/ une vigne, quartier des communaux, contenant 14 ares 40 centiares, n 573, section A ; 4/ une vigne, quartier des Planasses, contenant 22 ares 80 centiares, n 652, section A ; comme sa soeur et ses frères, elle accepte cette donation et les conditions posées par sa mère (une pension annuelle et alimentaire de 300 francs, une chambre réservée, garnie de meubles et linges nécessaires, la faculté de prendre du bois au bucher, du vin à la cave, des fruits qui se récolteront sur les dits immeubles, enfin elle garde le privilège de l'hypothèque sur les immeubles donnés) ; l'acte est passé en l'étude du notaire, après avoir planté les bornes sur les terres et fait le partage des meubles et immeubles par destination (notaire Auguste Louis Antoine CROUZET, de Claret) ; le même jour, 07.10.1866, elle vend à son frère François les trois vignes venant de cette donation ; le prix total est de 2000 francs qu'il lui paye avant la constitution de l'acte, paiement en espèces d'or et dont elle donne quittance ; la possession et la jouissance sont du même jour (notaire Auguste Louis Antoine CROUZET, de Claret) ; au recensement de Claret de 1872, elle est indiquée avec sa belle-mère (veuve) et son mari, au hameau de Dolgue ; le 17.12.1875, elle donne pouvoir à son mari, Antoine COULONDRE, pour recueillir sa part lui revenant dans la succession de son oncle, Henri EUZET (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 05.12.1876, Michel PRIVAT, principal clerc de notaire paye, ainsi qu'à ses frères et sa soeur, la part qui leur revient (1/5ème) dans la succession de leur oncle, Henri EUZET ; ce montant s'élève à 9386,53 francs, en fonction de l'inventaire du 17.01.1876, du règlement et partage de cette succession du 30.08.1876 et en vertu d'un mandat judiciaire, règlement homologué par jugement du tribunal civil de Montpellier ; l'acte est fait en l'étude du notaire où signent les parties, sauf Henriette qui ne sait pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; aux recensements de Claret de 1876 et 1881, elle est indiquée avec son mari, au hameau de Dolgue ; + 30.01.1886, à Claret, hameau de Dolgue, dans sa maison d'habitation. Sauteyrargues


Jean Jacques (fs Jean Baptiste x Marie Pascale JEAN ou JEANJEAN) 25.01.1816 au Mas-de-Londres, "au domaine de la Liquière" ; en 1839, il habite à Vendargues et il est charretier : il est bénéficiaire d'une lettre de change de 100 francs par Alexandre JEANJEAN à un an de date sur TISSIÉ-SARRAN, banquier à Montpellier (notaire Gustave LAJARD, de Castries) ; x Jeanne BERTHÉZÈNE, le 30.06.1841, à Vendargues ; présent au mariage : Cyprien Gustave LAJARD, notaire de Castries (38 ans) ; Cm 04.05.1841, notaire Gustave LAJARD, de Castries ; dans le Cm, il est dit natif de Saint-Martin-de-Londres et il réside à Vendargues ; le Cm prévoit les dispositions suivantes : régime dotal, une dot de 300 francs , valeur des dorures et bijoux de l'épouse, l'usufruit et jouissance d'une terre vigne située au terroir de Mauguio, tenement au taureau, d'environ 50 ares, l'usufruit et jouissance d'un logement dans la maison que ses parents possèdent à Vendargues, logement occupé par Jean BARRE, comprenant une cuisine, une chambre au premier étage et une petite pièce servant d'entrée ; le Cm prévoit aussi que le père de l'épouse s'oblige à nourrir et entretenir la future épouse pendant deux ans, soit 150 francs par an ; son père se réserve le retour des objets donnés en cas de prédécès de l'épouse et de ses descendants ; en marge de l'acte, il est écrit que "revenant sur la donation d'usufruit de l'objet ci-dessus, les parties nous ont fait remarquer que c'est par erreur que le père en a fait la donation, c'est au contraire la dite Marie CAIREL épouse BERTHÉZÈNE, mère de la future épouse, dûment autorisée de son mari qui en fait la donation à sa fille" ; le Cm est passé en présence de Mathieu TESTON, instituteur, et de Jean RICHARD, agriculteur, les deux de Vendargues ; il signe EUZET Jacques ou simplement EUZET ; agriculteur ; le 04.05.1843, il habite à Vendargues ; avec ses soeurs Françoise, Anne et Telcide, son frère François, tous héritiers de Marie Pascale JEAN (leur mère), il vend à Jean RICOME (propriétaire agriculteur demeurant à Viols-en-Laval) et à Cyprien RICOME (son fils aîné, propriétaire agriculteur à Notre-Dame-de-Londres), une pièce devois appelée Pioch Fenouilloux, de 276 ares, à Cazevieille ; cet immeuble avait été donné à ladite dame JEAN par Etienne Joseph JEAN, son père dans son Cm du 31.08.1813 retenu par le notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJEAN, des Matelles ; la vente est réalisée pour un montant de 2000 francs qui sont payés immédiatement ; Jean RICOME se porte fort pour son fils qui est absent (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; signalé au recensement de Viols-le-Fort de 1856 comme "païre, homme d'affaires, chef de ménage", avec son épouse, leurs enfants François Cyprien, Jeanne, Rosalie (Marie Françoise) et Honoré, Félix BERTHÉZÈNE (domestique, son beau-frère) et trois bergers, au "hameau des Matelettes" ; domicilié à Vendargues quand leur fils, François Cyprien, se marie, le 18.02.1865 ; domicilié à Saint-Nazaire-de-Pézan quand leur fille, Jeanne Julie, se marie, le 22.05.1865 et indiqué comme "agent rural" ; signalé au recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1866 avec Jeanne BERTHÉZÈNE, leurs enfants Rosalie (en fait, Marie Françoise) et Honoré, et quatre domestiques : Pierre TEISSON, Jean MAZOLLIER, Auguste REY et Pierre Charles RASTOUL et il est indiqué comme "payre" (au mas du Grés) ; domicilié à Saint-Nazaire-de-Pézan quand leur fille, Marie Françoise, se marie, le 27.05.1868 et il est indiqué comme "metayer", au mas du Grés ; le recensement de 1872 de Saint-Nazaire-de-Pézan ne le signale plus ; il n'est pas non plus signalé dans les recensements de Vendargues et d'Aumelas de 1872 ; "homme d'affaires de M. d'ALBENAS, âgé de 60 ans, domicilié au château", d'Aumelas, le 09.12.1875 ; signalé comme "régisseur", au château d'Aumelas, avec son épouse, dans le recensement d'Aumelas de 1876 ; + 19.01.1880, à Vendargues, "dans sa maison d'habitation sise au présent lieu". Vendargues et Saint-Nazaire-de-Pézan et Viols-le-Fort et Aumelas

Jean Baptiste (fs Jean Baptiste et Marie Pascale JEAN ou JEANJEAN) 27.01.1818, au Mas-de-Londres, "au domaine de la Liquière" ; + 24.02.1818, au Mas-de-Londres.

François (fs Jean Baptiste EUZET et Marie Pascale JEAN) 27.01.1818 au Mas-de-Londres, "au domaine de la Liquière" ; bourrelier ; le 04.05.1843, il habite à Montpellier ; avec ses soeurs Françoise, Anne et Telcide, son frères Jacques, tous héritiers de Marie Pascale JEAN (leur mère), il vend à Jean RICOME (propriétaire agriculteur demeurant à Viols-en-Laval) et à Cyprien RICOME (son fils aîné, propriétaire agriculteur à Notre-Dame-de-Londres), une pièce devois appelée Pioch Fenouilloux, de 276 ares, à Cazevieille ; cet immeuble avait été donné à ladite dame JEAN par Etienne Joseph JEAN, son père dans son Cm du 31.08.1813 retenu par le notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJEAN, des Matelles ; la vente est réalisée pour un montant de 2000 francs qui sont payés immédiatement ; Jean RICOME se porte fort pour son fils qui est absent (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; toujours domicilié à Montpellier en 1847 quand il assiste au mariage de sa tante, Françoise Henriette EUZET, à Saint-Martin-de-Londres ; x Marie Anne Albine ROUQUETTE, le 20.04.1855, à Montpellier ; le même acte donne la reconnaissance et la légitimation de leur fille Marie Françoise Augustine née le 05.03.1855 ; les futurs déclarent qu'il n'a pas été fait de contrat de mariage, alors que le bureau de l'enregistrement de Montpellier indique pourtant qu'il y a eu un contrat de mariage le 02.04.1855, passé devant le notaire DUSFOUR (Joseph Hyacinthe DUSFOUR), ce qui est le cas ; le régime est dotal ; il signe ; + 11.07.1865, à Montpellier. Montpellier

Anne (fa Jean Baptiste et Marie Pascale JEAN ou JEANJEAN) 15.03.1819, au Mas-de-Londres, "au domaine de la Liquière" ; née à 3 heures du matin, sa mère est décédée à 4 heures du matin, "après avoir accouché" ; la déclaration a été faite par Françoise BOUVIÉ, sage-femme, épouse de Jean EUZET ; au recensement de 1836 de Grabels, elle habite avec sa soeur Françoise, son beau-frère, Joseph DUPIN et leur premier enfant, Marie DUPIN (Anne a, alors, 17 ans) ; elle n'est plus signalée sur Grabels aux recensements suivants ; le 09.05.1837, sa soeur Marguerite Telcide fait son testament et lui lègue les biens qu'elle laissera à son décès ; dans cet acte, il est précisé qu'Anne habite à Cazevieille ; des précisions sont données dans son propre testament qu'elle fait à la même date, chez le même notaire : "mineure de plus de seize ans, étant au service de Madame veuve JEANJEAN, demeurant dans la commune de Cazevieille, laquelle étant malade de corps mais saine d'esprit a fait et prononcé intelligiblement son testament (...)" ; elle déclare : "Je donne et lègue à titre de préciput et hors part à demoiselle Marguerite Telcide EUZET ma soeur, dite Cozette, couturière demeurant à Viols Laval, la moitié de tous les biens meubles et immeubles que je laisserai à mon décès" ; l'acte est fait "dans une pièce au premier étage de la maison d'habitation de la dite Madame veuve JEANJEAN située audit lieu de Cazevieille", en présence de François TEULON (propriétaire), Jacques LAZUTTES (instituteur), de Cazevieille, et de deux maçons, Jean et Honorat BELLOC, de Saint-Martin-de-Londres (Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, notaire des Matelles) ; le 04.05.1843, elle habite à Montpellier ; avec ses soeurs Françoise et Telcide, ses frères Jacques et François, tous héritiers de Marie Pascale JEAN (leur mère), elle vend à Jean RICOME (propriétaire agriculteur demeurant à Viols-en-Laval) et à Cyprien RICOME (son fils aîné, propriétaire agriculteur à Notre-Dame-de-Londres), une pièce devois appelée Pioch Fenouilloux, de 276 ares, à Cazevieille ; cet immeuble avait été donné à ladite dame JEAN par Etienne Joseph JEAN, son père dans son Cm du 31.08.1813 retenu par le notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJEAN, des Matelles ; la vente est réalisée pour un montant de 2000 francs qui sont payés immédiatement ; Jean RICOME se porte fort pour son fils qui est absent (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; célibataire ; elle ne sait pas signer ; lors de la succession de son oncle Henri EUZET, le 17.01.1876, elle est indiquée comme cuisinière, domiciliée à Saint-Jean-de-Fos ; elle est représentée pour cet acte par le notaire Louis Eugène PERIDIER, de Montpellier, spécialement commis par ordonnance du président du Tribunal civil de Montpellier (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; elle n'est pas signalée dans les recensements de Saint-Jean-de-Fos de 1872 et 1876, ce qui veut certainement dire qu'elle n'est pas restée longtemps dans cette commune ; + ? (le décès n'est ni sur Montpellier ni sur Cazevieille, ni sur Saint-Jean-de-Fos) Grabels et Cazevieille et Montpellier


Les EUZET qui s'installent au mas-de-Londres au XXe siècle :

A compléter, éventuellement.

La situation d'après le recensement de 1901 :

Il n'y a aucun EUZET, en 1901, au Mas-de-Londres.


Questions

- Un certain Jean HEUZET, originaire de "La Roquette", près de Montpellier (donc le Mas-de-Londres), est admis à l'Hôtel des Invalides, à Paris, le 01.05.1749. Qui est-il ?

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La lignées issues de l'Hérault

Le Mas-de-Londres (suite 1).

Le Mas-de-Londres (suite 2).