La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

La branche de Nîmes.
(T 54)



Pour mieux situer les EUZET de Nîmes, il est suggéré de consulter :

- Les EUZET de Montpellier (venus directement du Triadou, au XVIIIe siècle).
- Les EUZET de Paris 1 (la deuxième branche venue de Montpellier).
- Aigues-Mortes

- Cazevieille (génération 10), pour Marianne.

Vue aérienne du centre de Nîmes
(L'église Sainte Perpétue, la fontaine Pradier et les arènes)



Signification des abréviations :
° : naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : environ, vers
AD : Archives départementales








La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.

1/ La présentation du lieu

(à compléter)

2/ L'état des connaissances

Une branche issue de Paris et d'Aigues-Mortes

Génération 1 "La lignée" (génération 16) :

- Gustave Louis Esprit (fs Jean Pierre Pascal et Louise Bernarde AUTERACT) ° 06.07.1813, maison d'ARAT (?), place aux herbes, à Montpellier (c'est probablement l'achat de cette maison par la ville de Montpellier qui fait l'objet d'un arrêt de la cour de Cassation, le 11.06.1844 - voir plus de détails dans les références de "Montpellier (suite 1)") ; chanteur (basse- taille, c'est-à-dire baryton ou première basse), sa carrière commence en 1833 et va jusqu'aux années 1856-1859 ; cependant, on voit par l'exemple de la soirée musicale qu'il a animée, le 15.09.1829, à Aigues-Mortes, qu'il avait déjà - à 16 ans - un certain talent mais, en fait, dès le mois de décembre 1829, la décision de se consacrer à ce métier était prise, ainsi que c'est écrit dans le journal du maire d'Aigues-Mortes, Jean VIGNE-MALBOIS (voir les photos des extraits de ce journal dans le fichier d'Aigues-Mortes) ; il a chanté dans plusieurs théâtres de Paris (l'Opéra, l'Opéra Comique, la Renaissance, l'Odéon, le Théâtre-Italien, ...), dans des théâtres de province (Bordeaux, Le Havre, Marseille, ...), en Italie (Brescia, Florence, Milan, Trieste, Turin, ...) et en Espagne (Madrid) ; voir les étapes de sa carrière et les commentaires de la presse dans Paris 1 (suite 2) ; x Victoire Aimée LEMAIGNEN, le 23.08.1858, à Paris (arrondissement ancien des Batignolles) ; il signe toujours avec le prénom Gustave ; installé à Aigues-Mortes, au moins en 1860 et 1861 (puisque leur fille Alice naît dans cette commune et y meurt l'année suivante), il est alors indiqué comme "rentier", ce qui veut dire qu'il n'exercait plus sa profession de chanteur ; le couple s'installe ensuite à Nîmes, où naît leur fille Clémence, en 1864 ; il est alors signalé comme "propriétaire", ce qui confirme qu'il a définitivement arrêté sa profession de chanteur ; à Nîmes, le couple habite "place du grand temple, 4" ; un article de Charles LIOTARD dans les Mémoires de l'Académie de Nîmes (édition de 1881) confirme la retraite - active - de Gustave EUZET : "Il serait injuste de ne pas tenir compte des résultats obtenus pour le perfectionnement de l'art du chant, par l'enseignement de M. EUZET, ancien pensionnaire de l'Opéra de Paris, pendant la durée de sa retraite à Nîmes, 1870-1880" (article intitulé : "Le culte de la musique à Nîmes. Le théâtre et les concerts pendant cinquante ans. Souvenirs d'un amateur") ; son nom se retrouve dans liste du jury d'expropriation pour cause d'utilité publique pour l'année 1876-1877, au titre de l'arrondissement de Nîmes ; il est alors indiqué comme propriétaire, domicilié à Aigues Mortes ; de même, son nom se retrouve dans liste du jury d'expropriation pour cause d'utilité publique pour l'année 1880-1881, au titre de l'arrondissement de Nîmes ; il est alors indiqué comme rentier, domicilié au Grau-du-Roi (ces listes sont dans les rapports du Conseil général du département du Gard) ; comme le Grau du Roi n'était, jusqu'en 1879, qu'un hameau d'Aigues-Mortes, on peut penser qu'il n'a pas changé de propriété mais, en 1876-1877, elle devait être dans la commune d'Aigues-Mortes, hameau du Grau du Roi, alors qu'en 1880-1881, elle devait être au Grau du Roi, commune devenue autonome ; il devait avoir des attaches au Grau du Roi dès 1876 comme on le voit dans un article du Midi qui fait le compte rendu d'un concert au profit d'une oeuvre qui a eu lieu à l'hôtel Pommier du Grau du Roi et à laquelle il a participé ; un point complet sur cette question sera fait après l'étude des recensements d'Aigues-Mortes et du Grau du Roi (à compléter) ; + le 10.08.1881, au Grau-du-Roi (30) ; l'acte de décès précise qu'il est propriétaire, "né à Montpellier et demeurant à Nîmes" ; le recensement de Nîmes de 1881 montre que Victoire Aimée LEMAIGNEN habite toujours à Nîmes, indiquée comme veuve, propriétaire et chef de ménage, avec sa fille Clémence, au "27, rue de la Madeleine". Montpellier et Paris 1 et Aigues-Mortes

Génération 2 "La lignée" (génération 17) :

- Clémence Emilie (fa Gustave Louis Esprit et Victoire Aimée LEMAIGNEN) ° 22.03.1864, "place du grand temple, 4", à Nîmes ; signalée au recensement de Nîmes de 1881 comme propriétaire, avec sa mère (veuve), au "27, rue de la Madeleine" ; signalée au recensement de Nîmes de 1886 comme rentière, avec sa mère (veuve) et une domestique (Marie COULOMB, 21 ans), au "27, rue de la Madeleine" ; x Pierre François ROLLET, le ?, à ? ; le mariage n'est pas sur Nîmes mais il est indiqué dans son acte de décès (en 1887) que le mari était "lieutenant au 38ème d'artillerie", lequel était basé à Nîmes ; logiquement, le mariage a dû se passer après le recensement de 1886 ; + 13.03.1887, à Nîmes, épouse de Pierre François ROLLET, sans profession, dans son domicile "27, rue de la Madeleine" ; il faudra rechercher s'il n'y a pas un enfant mort-né à la même date : son décès à 22 ans s'expliquant peut-être par un problème à l'accouchement (mais il n'y a pas de naissance au nom de ROLLET en 1887).


Une EUZET issue de Cazevieille et du Mas-de-Londres

Marie Anne ou Marianne (fa Jacques et Anne COLLET) ° 18.08.1771, à Cazevieille ; b le 22.08.1771, p : Jacques EUZET ("son frère consanguin"), m : Marion EUZET ("sa soeur") ; dans son testament du 28.08.1786, son père lui lègue 1600 livres, en tant qu'héritière particulière (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; les mêmes dispositions sont prévues dans le testament du 01.05.1787 de son père, testament qui annule le précédent ; cependant, en plus, ce nouveau testament prévoit pour elle "la moitié du produit des poules" tant qu'elle restera à la métairie de Sueilles (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; x Jean Antoine CANCEL, le 29.09.1789, à Cazevieille ; Cm le 03.09.1789 ; elle est assistée par Jean Antoine CANCEL (maréchal-ferrant du Château de Londres, procureur fondé d'Anne COULET, selon sa procuration du 21.08.1789, expédiée en original au notaire Jean Henri ROUX) et par Fulcrand CANCEL (ménager au Château de Londres, son curateur au conseil) ; elle se constitue en dot 50 livres, somme que les parties ont évaluée pour le montant de ses "bagues et dorures" ; elle constitue son futur époux comme son procureur général et spécial pour ses biens qui pourront être restitués (le cas arrivant) à titre de privilège de dot ; l'acte est passé en présence de Jacques DUFFOURS (bourgeois, à Saint Etienne d'Issensac) et Jacques VIALA (fabricant de bas de soie, à Brissac) qui signent avec le futur ; elle ne sait pas signer (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 15.11.1790, Jean Antoine CANCEL assigne Fulcrand EUZET en demande de paiement du legs fait par Jacques EUZET (dans son dernier testament) à sa fille Marie Anne ; il agit en tant que maître des biens dotaux de Marie Anne (compte tenu de la constitution générale en sa faveur au Cm) ; à la suite de cette assignation, Fulcrand paye la somme demandée, ce qui est consigné dans un acte notarié du 22.11.1790 ; en fait, à la somme initiale de 1600 livres, s'ajoutent 111 livres 12 sols pour les intérêts et 4 livres 11 sols pour les frais d'assignation ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Pierre GARONE (fabricant de bas de soie) et François André PLAGNIOL (ménager), habitants de Saint-Martin-de-Londres (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 02.06.1791, Jean Antoine CANCEL, en tant que maître des biens dotaux de Marie Anne (compte tenu de la constitution générale en sa faveur au Cm), ainsi que Jean Baptiste EUZET, estiment que les sommes reçues, suite au testament de 1787 de leur père et beau-père ne suffisent pas pour leur droit de légitime et demandent, en conséquence, un supplément à Fulcrand EUZET, héritier de Jacques EUZET ; afin d'éviter un procès, les parties conviennent de transiger et un accord est conclu devant notaire ; les biens délaissés par Jacques EUZET font l'objet d'une estimation par des amis et il est convenu que 500 livres et les intérêts correspondants seront payées à chacun des demandeurs ; c'est ce que fait immédiatement Fulcrand EUZET, "en deniers et effets de cours sur table" ; pour la sûreté de l'opération, ils obligent et hypothèquent leurs biens ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Jean Joseph VIGIÉ (receveur des droits d'enregistrement au bureau de Saint-Martin-de-Londres, y habitant) et Jean PLAGNIOL (ménager de Notre-Dame-de-Londres) qui signent avec Jean Antoine CANCEL (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 25 germinal an IV (15.04.1796) naît leur fils Antoine, commune du Château de Londres ; celui-ci décède le 7 messidor an IV (25.06.1796), commune du Château de Londres ; + 29.07.1815, à Nîmes, femme d'Antoine CANCEL (marchand de vin), domiciliés à Nîmes "sur la section sixième 98.188" (l'acte est du 03.08.1815) Cazevieille et Mas-de-Londres


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Les lignées issues de l'Hérault

Nîmes 2 (suite 1)

Nîmes 2 (suite 2)