La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

Les branches de Vendargues.
(T 51 - ancien S 13)



Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : environ, vers
AD : Archives départementales








La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.
Le recensements de 1901



1/ La présentation du lieu

Vendargues est à 22 km du Triadou, 32 km de Cazevieille et 34 km du Mas-de-Londres
(carte de Cassini)

(à compléter)

2/ L'état des connaissances

Une représentante de la branche de Saint-Bauzille-de-Montmel

Françoise (fa Claude et Claudine LAURENS) 18.10.1765, Saint-Bauzille-de-Montmel ; elle habite le mas de Mounel, dans la paroisse, quand elle se marie ; x Jean SOULHITS, le 08.11.1786, à Saint-Bauzille-de-Montmel (les bans ont été passés à Saint-Bauzille-de-Montmel et à "l'annexe de Fontanés qui est celle du fiancé") ; Cm 10.09.1786 : elle s'est constituée en dot une croix en or évaluée 24 livres et le couple déclare que la valeur de leurs biens (y comprix la croix) est "au dessous de cent livres" (notaire Jacques Antoine VIALLA, de Sommières) ; elle ne sait pas signer ; sa part légitime sur les biens de son père est de 112 livres 10 sols, montant défini dans un acte du 31.03.1792, que doit lui régler Pierre FÉDIÈRE, son beau-frère (notaire Jacques Antoine VIALLA, de Sommières) ; + 05.11.1842, à Vendargues (34) "dans la maison de Jacques RICHARD", son beau-fils ; l'acte indique bien qu'elle est fille de Claude et Claudine LAURENT mais qu'elle a 82 ans au lieu de 77 et qu'elle est veuve de Pierre (au lieu de Jean) SOULI (graphie habituelle de ce patronyme sur Vendargues).


Une représentante d'une branche des Matelles

Elisabeth (fa Joseph et Gracie Marianne VEIRIÉ) 25.02.1801, Les Matelles (jugement du Tribunal civil de Montpellier du 23.08.1822, l'acte de naissance n'ayant pas été inscrit ; report sur le registre d'état civil, le 02.09.1822) ; elle habite aux Matelles, au hameau de Galabert ; Cm le 08.09.1831 avec Jean BAUDOIN : le régime est dotal ; elle se constitue en dot, de son chef, 2000 francs dont - 1/ 200 francs de la valeur estimée amiablement "des dorures qu'elle a devers elle" que Jean reconnaît en sa faveur et hypothèque sur ses biens présents et futurs et - 2/ 1800 francs que lui doit Jean EUZET, son frère aîné, suite à la cession de ses droits de succession paternels, par acte du 16.09.1825 et payables dans un délai de 6 ans (notaire Jean Jacques MASSAL, de Montpellier) ; Jean BAUDOIN est autorisé à se faire payer cette somme, moyennant quittance et reconnaissance en faveur d'Elisabeth ; Jean EUZET s'engage à payer en trois fois : 200 francs en acompte qu'il paye immédiatement et dont il obtient quittance, 800 francs qu'il paiera le 01.11.1832 et 800 francs qu'il paiera le 01.11.1833, plus un intérêt de 5 %, sans retenue, payable chaque fin d'année ; Pierre BAUDOIN père donne à son fils "la jouissance d'une chambre au premier étage de sa maison sise à Vendargues, avec son ameublement tel qu'il se trouvera le jour du mariage" ; après le décès de Pierre BAUDOIN, cette jouissance sera nulle et non avenue ; cette jouissance est d'une valeur annuelle de 5 francs ; les frais de l'acte sont à la charge de Jean BAUDOIN ; les parties font les soumissions de droit, affectent et hypothèquent leurs immeubles, consistant en fermages, bois, devois, champs, vignes, olivettes et jardins ; l'acte est fait dans la maison de Jean EUZET aîné, au mas de Galabert, aux Matelles ; sont présents à l'acte : Jean BASTIDE et Jean Marie ABADIE (propriétaires fonciers, à Vendargues) ; Pierre BAUDOIN signe, les autres parties ne savent pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; x Jean BAUDOIN, le 15.11.1831, aux Matelles ; elle ne sait pas signer ; le 01.09.1834, avec ses frères Jean et Pierre et ses soeurs Marguerite et Marie, elle procède au partage des biens de leur mère, Marianne VEYRIER (orthographe adoptée par le notaire) "décédée au lieu de Galabert il y a environ trois ans" ; absente, elle a donné procuration à son mari par acte délivré en brevet par le notaire Gustave LAJARD, de Castries, le 21.08.1834 ; tous ces biens sont dans le terroir des Matelles ; sa part est composée d'une "soulte de 260 francs à prendre sur celle de 270 francs dont le lot de la veuve GELLY demeure grevé et une autre soulte de 20 francs à prendre sur celle de 60 francs dont le sieur EUZET aîné se trouve grevé" ; Marguerite EUZET veuve GELLY a payé à Jean BAUDOIN 10 francs dont il donne quittance et elle s'engage à payer le solde (250 francs) le 01.11.1835 avec les intérêts jusqu'à cette date ; les parties ont planté amiablement des bornes pour délimiter leurs parts respectives ; l'acte est passé dans dans la maison de son frère Jean, au Galabert, en présence de Jean Augustin ROUX (propriétaire au Galabert) et François BASTIDE (propriétaire à Clapiers) qui signent (notaire Pierre Auguste Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; domiciliée à Vendargues quand cet acte est passé (elle devait y être domiciliée depuis son mariage), elle y habite toujours quand elle décède ; signalée au recensement de Vendargues de 1836 avec son mari et deux enfants, Pierre et Jean ; signalée au recensement de Vendargues de1841 avec son mari et trois enfants, Pierre, Jean et Marguerite ; signalée au recensement de Vendargues de1851, veuve BAUDOIN, avec trois enfants, Pierre (journalier), Marguerite (journalière) et Jean (journalier) ; signalée au recensement de Vendargues de1856, veuve BAUDOIN, avec deux enfants, Pierre (journalier, propriétaire) et Marguerite (journalière) ; signalée aux recensements de Vendargues de1861, 1866, 1872, 1876 et 1881 avec deux enfants, Pierre et Marguerite ; signalée au recensement de Vendargues de 1886 avec Pierre BAUDOIN (propriétaire et chef de ménage), sa femme Rose PERRET (couturière) et sa soeur Marguerite BAUDOIN (fille d'Elisabeth, sans profession) au "quartier de l'église" ; + 21.01.1889, à Vendargues (l'acte indique qu'elle est fille de Jean EUZET au lieu de Joseph EUZET et de Marianne, mais le nom de la mère est laissé en blanc ; par contre, il est bien dit qu'elle est veuve de Jean BAUDOIN et qu'elle est née aux Matelles ; l'âge estimé est de 87 ans) Les Matelles

Une représentante de la branche du Triadou

Marie Anne, écrit, le plus souvent, Marianne (fa Claude et Marguerite de GIRARD) 11.03.1735, au Triadou ; le 26.04.1759, son père lui lègue 350 livres pour lui tenir lieu de toute légitime paternelle et portion d'augment (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des Matelles) ; Cm avec Jean AZEMAR le 25.12.1760 : elle se constitue une dot de 235 livres composée de 60 livres représentant le montant des "bijoux et dorures qu'elle possède et 175 livres représentant le 8ème sur les biens de sa mère décédée ab intestat ; de son côté le fiancé reçoit deux terres aux Matelles par ses parents ; son frère Jean s'engage à payer les 175 livres à la saint Michel prochaine (29.09.1761), sans intérêts ; l'acte ne prévoit pas de droit d'augment et est passé au Triadou dans la maison EUZET, en présence de Pierre AZEMAR (frère du fiancé), Guillaume ROUMIEU, des Matelles (oncle du fiancé), Jean PLAGNIOL (ménager du Triadou, cousin de la fiancée), Joseph CLAPAREDE (prieur du Triadou) ; elle ne sait pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de la val de Montferrand) ; x Jean AZEMAR, le 22.01.1761, au Triadou ; le 06.05.1767, son frère, Jean Jacques EUZET, vend à Etienne TONDUT (travailleur de Saint-Jean-de-Cuculles), deux pièces de terre situées au Triadou pour le prix de 600 livres pour lesquelles il demande à l'acheteur d'en verser 400 à Jean AZEMAR ( maître des biens dotaux de Marie Anne et demeurant "actuellement" au Triadou) pour venir en déduction des droits de légitime paternelle et maternelle de Marie Anne ; Etienne TONDUT paye immédiatement 100 livres et s'engage à payer les 300 livres restantes le jour de la Saint Michel, 29.09.1767 ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Jacques GRAS (fils à feu Pierre, dit petit laboureur) et Jean CHALIÉ (travailleur demeurant à la métairie de Laval, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc) ; les parties obligent leurs biens ; TONDUT ne sait pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ; le 06.05.1767, son frère, Jean Jacques EUZET, vend à Louis ROUX (travailleur de Saint-Jean-de-Cuculles), deux pièces de terre situées au Triadou pour le prix de 1435 livres pour lesquelles il demande à l'acheteur d'en verser 289 et 10 sols à Jean AZEMAR ( maître des biens dotaux de Marie Anne et demeurant au Triadou), pour "restes des droits de legitime paternelle et maternelle et portion d'augment" de Marie Anne, le jour de la Saint Michel prochain ; l'acte est passé dans l'étude du notaire, en présence de Marc Antoine MARTIN (ménager des Matelles) et Jean CHALIÉ (travailleur demeurant actuellement à la métairie de Laval, paroisse de Saint-Gély-du-Fesc) qui signent ; ROUX ne sait pas signer (notaire Fulcrand MAUMEJEAN, des lieux de laval de Montferrand, habitant des Matelles) ; deux autres versements du 02.11.1767 sont faits pour son droit de légitime (notaire Jean Joseph BRUGUIERE, de Montpellier - à compléter) ; elle conteste le montant qui lui est versé mais il faut attendre le 26.05.1790 pour constater la dégradation des relations entre les deux parties ; en effet, à cette date, elle adresse une lettre à Claude EUZET (fils de Jean Jacques), son neveu, depuis la métairie de Lauriol où elle habite (en fait, il s'agit de la métairie de Loriol, qui se trouve à Vendargues) ; elle est alors veuve de Jean AZEMAR :

Cette lettre que Marie Anne n'a pas écrit elle-même (puisqu'elle ne sait pas signer) est intéressante aussi bien sur la forme que sur le fond. Sur la forme, d'abord, elle est faussement conviviale : "Mon cher neveu" (au début) et "je suis votre tante" (à la fin) pouraient faire croire à une relation chaleureuse mais c'est tout le contraire comme le montre le texte entre ces deux mentions ; en gros, elle en a assez que son neveu la "balade" avec de bonnes paroles ! elle arrive avec son expert et elle prévient : s'il n'est pas là lundi qui suit, il peut s'attendre à des frais ; en cas d'absence, elle ira immédiatement à Montpellier faire désigner des "experts d'office". Bref, c'est une lettre comminatoire : elle entend se faire payer un supplément de son droit de légitime dans la succession de son père, Claude EUZET. Il faut croire que cette dernière tentative d'aboutir à un accord a échoué car, le 18.02.1791, Jean Jacques EUZET désigne ses experts, SERRE et PRALON, hommes de loi, qui devront travailler avec les experts de ses deux soeurs (RECH et CAIZERGUES aîné, hommes de loi), Jeanne EUZET (qui réclame aussi un supplément de légitime) et Marie Anne EUZET ; cette désignation fait suite à un exploit du 12.02.1791 dans lequel il était sommé d'indiquer les noms de ses experts, afin de terminer définitivement les contestations. L'acte est passé dans la maison presbytérale du Triadou, en présence de Fulcrand BELLEVILLE (prieur du Triadou) et Joseph CROZE (prêtre et curé de Saint-Jean-de-Cuculles) qui signent (notaire Jacques CHALAT, de Castries). La sentence arbitrale est donnée le 07.01.1792. Les résultats de cette sentence se trouvent dans un acte du 09.05.1792 du notaire Jacques CHALAT, de Castries : Marie Anne est en droit de percevoir 749 livres 17 sols 8 deniers que Jean Jacques EUZET est condamné à lui verser, ainsi que 179 livres 13 sols 4 deniers des dépens, "a ce non compris les frais d'enregistrement signification et autres" et il est indiqué que Jean Jacques EUZET est "en moment d'appeler de ladite décision et sentence par devant le tribunal de district de Montpellier". Manifestement, il n'y avait pas qu'une question d'argent entre le frère et la soeur. C'est bien ce que montre le règlement définitif qui a lieu le 08.12.1792. En effet, alors que le supplément de légitime accordé à Jeanne EUZET est payé dans sa totalité (voir à son article), Jean Jacques EUZET envisage pour son autre soeur, Marie Anne, de contester la sentence en appel ; aussi "considérant qu'un pareil procès peut être long et dispendieux", les parties décident de transiger : pour le montant demandé depuis le 07.07.1762 (date du décès de Claude EUZET, père de Marie Anne) jusqu'à ce jour, il est décidé de fixer le supplément de légitime au montant de 600 livres, y compris pour les frais et les intérêts ; la somme est vérifiée et "emboursée" devant le notaire et les témoins ; c'est Claude EUZET, son neveu, qui représente Jean Jacques EUZET, son père ; pour la sûreté de l'opération, les parties obligent et hypothèquent leurs biens ; l'acte est fait et récité "au bout du pont dudit Castelnau dans le moulin a blé dudit BARDON" (ce qui évite ainsi la maison des EUZET, au Triadou) ; sont présents : Claude Joseph DINDEPEAU (écrit aussi DINDEPOT) dit Courtois et Jacques ROSSIGNOL (maître tailleur d'habits, de Montpellier) qui signent (notaire Jacques CHALAT, de Castries) ; le 01.12.1775 , son fils, Jean André AZEMAR, naît à Vestric et Candiac (30) (Laurent EUZET, frère de Marie Anne est aussi, en 1775, à Vestric où il travaille au château) ; le 23.04.1806, elle est indiquée comme veuve de Jean AZEMAR et habitant du lieu de Saint Aunès (34) quand son fils Jean André AZEMAR (boulanger) se marie à Montpellier avec Marie DOMERGUE ; + ?, à ? Le Triadou et Saint-Aunès


Une branche venue du Mas-de-Londres

C'est un fils de Jean Baptiste EUZET et de Marie Pascale JEAN (ou JEANJEAN : voir à ce sujet "Vendargues (suite 1)"), petit-fils de Fulcrand EUZET et de Françoise ICARD qui s'installe à Vendargues. Il y est déjà quand il s'y marie avec Jeanne BERTHÉZÈNE. Ses parents et son grand-père paternel étant décédés, c'est sa grand-mère, seule survivante, Françoise ICARD, propriétaire demeurant à Saint-Martin-de-Londres, qui donne le consentement. Le lien entre les EUZET de Sueilles et Vendargues commence, cependant avec Jean Baptiste EUZET. En effet, une fois veuf de Marie Pascale JEAN et domicilié à Combaillaux, il se remarie avec Marie ITIER (en 1831) qui, elle-même, est alors veuve de Pierre CHAZOT, native de Castries et domiciliée à Grabels mais fille de feu Pierre ITIER et de Marie COUDERC qui vivaient et demeuraient à Vendargues.

Génération 1 (Génération 16 de La lignée)

Jean Jacques (fs Jean Baptiste x Marie Pascale JEAN ou JEANJEAN) 25.01.1816 au Mas-de-Londres, "au domaine de la Liquière" ; en 1839, il habite à Vendargues et il est charretier : il est bénéficiaire d'une lettre de change de 100 francs par Alexandre JEANJEAN à un an de date sur TISSIÉ-SARRAN, banquier à Montpellier (notaire Gustave LAJARD, de Castries) ; x Jeanne BERTHÉZÈNE, le 30.06.1841, à Vendargues ; présent au mariage : Cyprien Gustave LAJARD, notaire de Castries (38 ans) ; Cm 04.05.1841, notaire Gustave LAJARD, de Castries ; dans le Cm, il est dit natif de Saint-Martin-de-Londres et il réside à Vendargues ; le Cm prévoit les dispositions suivantes : régime dotal, une dot de 300 francs , valeur des dorures et bijoux de l'épouse, l'usufruit et jouissance d'une terre vigne située au terroir de Mauguio, tenement au taureau, d'environ 50 ares, l'usufruit et jouissance d'un logement dans la maison que ses parents possèdent à Vendargues, logement occupé par Jean BARRE, comprenant une cuisine, une chambre au premier étage et une petite pièce servant d'entrée ; le Cm prévoit aussi que le père de l'épouse s'oblige à nourrir et entretenir la future épouse pendant deux ans, soit 150 francs par an ; son père se réserve le retour des objets donnés en cas de prédécès de l'épouse et de ses descendants ; en marge de l'acte, il est écrit que "revenant sur la donation d'usufruit de l'objet ci-dessus, les parties nous ont fait remarquer que c'est par erreur que le père en a fait la donation, c'est au contraire la dite Marie CAIREL épouse BERTHÉZÈNE, mère de la future épouse, dûment autorisée de son mari qui en fait la donation à sa fille" ; le Cm est passé en présence de Mathieu TESTON, instituteur, et de Jean RICHARD, agriculteur, les deux de Vendargues ; il signe EUZET Jacques ou simplement EUZET ; agriculteur ; le 04.05.1843, il habite à Vendargues ; avec ses soeurs Françoise, Anne et Telcide, son frères François, tous héritiers de Marie Pascale JEAN (leur mère), il vend à Jean RICOME (propriétaire agriculteur demeurant à Viols-en-Laval) et à Cyprien RICOME (son fils aîné, propriétaire agriculteur à Notre-Dame-de-Londres), une pièce devois appelée Pioch Fenouilloux, de 276 ares, à Cazevieille ; cet immeuble avait été donné à ladite dame JEAN par Etienne Joseph JEAN, son père dans son Cm du 31.08.1813 retenu par le notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJEAN, des Matelles ; la vente est réalisée pour un montant de 2000 francs qui sont payés immédiatement ; Jean RICOME se porte fort pour son fils qui est absent (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; signalé au recensement de Viols-le-Fort de 1856 comme "païre, homme d'affaires, chef de ménage", avec son épouse, leurs enfants François Cyprien, Jeanne, Rosalie (Marie Françoise) et Honoré, Félix BERTHÉZÈNE (domestique, son beau-frère) et trois bergers, au "hameau des Matelettes" ; domicilié à Vendargues quand leur fils, François Cyprien, se marie, le 18.02.1865 ; domicilié à Saint-Nazaire-de-Pézan quand leur fille, Jeanne Julie, se marie, le 22.05.1865 et indiqué comme "agent rural" ; signalé au recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1866 avec Jeanne BERTHÉZÈNE, leurs enfants Rosalie (en fait, Marie Françoise) et Honoré, et quatre domestiques : Pierre TEISSON, Jean MAZOLLIER, Auguste REY et Pierre Charles RASTOUL et il est indiqué comme "payre" (au mas du Grés) ; domicilié à Saint-Nazaire-de-Pézan quand leur fille, Marie Françoise, se marie, le 27.05.1868 et il est indiqué comme "metayer", au mas du Grés ; le recensement de 1872 de Saint-Nazaire-de-Pézan ne le signale plus ; il n'est pas non plus signalé dans les recensements de Vendargues et d'Aumelas de 1872 ; "homme d'affaires de M. d'ALBENAS, âgé de 60 ans, domicilié au château", d'Aumelas, le 09.12.1875 ; signalé comme "régisseur", au château d'Aumelas, avec son épouse, dans le recensement d'Aumelas de 1876 ; + 19.01.1880, à Vendargues, "dans sa maison d'habitation sise au présent lieu". Mas-de-Londres et Saint-Nazaire-de-Pézan et Viols-le-Fort et Aumelas

Génération 2 (Génération 17 de La lignée)

François Cyprien (fs Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) 25.09.1841, à Vendargues ; signalé au recensement de Viols-le-Fort de 1856, avec ses parents, ses deux soeurs et son frère, au "hameau des Matelettes" ; x1 Catherine MARIOGE, le 18.02.1865, à Vendargues ; Cm notaire LAJARD, de Castries, le ? ; x2 Anne CHARDENON , le ? à ? ; agriculteur (en 1865), employé de commerce d'une maison de Narbonne-11 (en 1886-1888), marchand de volailles (en 1901) ; il signe ; il habite avec sa deuxième épouse à Montpellier en 1901 (recensement), "16 rue Lamartine" (son épouse est indiquée sous le nom de CHARDON Anna) ; signalé par l'annuaire de l'Hérault de 1902, dans la liste des habitants de Montpellier : "EUZET Cyprien, volailles et gibier, 3, rue Lamartine" ; il n'est pas indiqué dans la liste comparable de 1908 ; + 28.03.1924, à Montpellier, "3 bis rue de l'Aire" Viols-le-Fort et Montpellier

Marie Françoise (fa Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) 29.09.1843, à Vendargues ; elle se fait appeler Rosalie ; signalée au recensement de Viols-le-Fort de 1856, avec ses parents, ses deux frères et sa soeur, au "hameau des Matelettes" ; signalée au recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1866 (prénom Rosalie), avec ses parents, sa soeur Jeanne Julie et son frère Honoré ; x Joseph DUGARET, le 27.05.1868, à Saint-Nazaire-de-Pézan ; quand elle se marie, elle est domiciliée au "mas du Grés, commune de Saint Nazaire" ; elle signe Rosalie EUZET ; sans profession ; Cm le 19.04.1868, notaire Henri NAYRAC, de Lunel ; dans le Cm, elle est indiquée avec les prénoms de Rosalie Marie mais elle signe l'acte Rosalie EUZET ; son père lui donne en dot et avancement d'hoirie 650 francs dont 150 francs "en la valeur de bijoux et dorures dont la future épouse est parée" et l'acte indique aussi que son père se réserve le droit de retour de la donation qu'il vient de lui faire "en cas de prédécès de cette dernière et de ses descendants sans postérité" ; le couple n'est pas signalé dans le recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1872 ; signalée au recensement de Lunel-Viel de 1901 (prénom Rosalie) mais indiquée à tort comme étant la belle-soeur de Joseph DUGARET, au "n 15, rue Querelle" ; signalée au recensement de Lunel-Viel de 1906 (prénom Rosalie), avec son mari, au "n 15, rue Querelle" ; + 10.08.1906, à Lunel-Viel (34) Saint-Nazaire-de-Pézan et Viols-le-Fort

Jeanne Julie (fa Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) 25.06.1846, à Vendargues ; signalée au recensement de Viols-le-Fort de 1856, avec ses parents, ses deux frères et sa soeur, au "hameau des Matelettes" ; x Charles BATAILLE, le 22.05.1865, à Saint-Nazaire-de-Pézan ; elle signe Jeanne EUZET ; sans profession ; son père et sa soeur signent aussi ; Cm le 30.03.1865, notaire Emile RAFFIN, de Lunel ; dans ce Cm, son père lui constitue en dot et avancement d'hoirie 1200 francs "dont 100 francs en la valeur des dorures servant à la parure de la future épouse" et 1100 francs qu'il s'oblige à payer dans 3 ans qui produiront 5 % d'intérêt l'an à chaque commencement d'année (cependant que le père de Charles BATAILLE donne à son fils 1000 francs) ; signalée au recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1866, avec son mari instituteur et leur fille Antoinette ; le couple n'est plus signalé dans le recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1872 (le village a changé d'instituteur mais, en 1868, au mariage de Marie Françoise EUZET, il est présent et est indiqué comme instituteur public domicilié à Saint-Nazaire-de-Pézan) ; le couple est signalé au recensement d'Abeilhan (34) de 1891, sans enfants, lui étant instituteur (ils ne sont pas indiqués dans les recensements d'Abeilhan de 1886 et de 1901) ; + 23.06.1922, à Lunel, dans sa maison d'habitation, "Grande rue, n 89", épouse de Charles BATAILLE ; la déclaration est faite, notamment, par "Elise BOUVIER, femme BATAILLE, cousine de la défunte, domiciliée en cette commune" ; l'acte de décès indique par erreur qu'elle est née à Valergues et qu'elle est fille de père et de mère dont les noms ne sont pas connus (ce qui veut dire que Charles BATAILLE n'a pas pu donner ces renseignements) Saint-Nazaire-de-Pézan et Viols-le-Fort et Lunel

Un garçon mort-né (fs Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) et + 26.10.1848, à Vendargues

Agathe Honorine (fa Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) 26.05.1852, à Vendargues ; + 26.07.1854, à Vendargues

Jacques Honoré (fs Jean Jacques et Jeanne BERTHEZENE) 28.02.1855, à Vendargues ; signalé au recensement de Viols-le-Fort de 1856, avec ses parents, ses deux soeurs et son frère, au "hameau des Matelettes" ; signalé au recensement de Saint-Nazaire-de-Pézan de 1866, avec ses parents et ses deux soeurs ; classe 1875 ; cheveux, sourcils et yeux : châtains, nez : moyen, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, marques particulières : fortement gravé (sic), taille : 1 m 67 ; cultivateur ; incorporé à la 1ère compagnie du Train d'artillerie, 15ème brigade, le 20.12.1876 ; matricule 148 ; cavalier de 2ème classe le 20.12.1876 ; cavalier de 1ère classe le 06.02.1879 ; envoyé en congé le 10.10.1880 et passé à la réserve le 01.07.1881 ; dispensé 4 en 1882 ; dispensé de la période militaire en 1884 (lettre collective n 13 du 08.08.1884 - épidémie) ; passé à l'armée territoriale le 01.07.1885 ; période d'exercice du 21.03. au 02.04.1887 au groupe territorial du 9ème régiment d'artillerie ; libéré définitivement du service militaire, le 01.11.1901 ; x Marie Adèle JEANJEAN, le 01.12.1882, à Vendargues ; pas de Cm ; il signe ; agriculteur ; lors des élections municipales de Vendargues, en 1885, il fait partie de la liste républicaine, qui n'est pas élue ; il obtient 125 voix ; les scores de cette liste vont de 133 à 122, cependant que ceux de la liste conservatrice, (élue) vont de 164 à 151 (le Messager du Midi du 19.05.1885) ; signalé au recensement de Vendargues 1901, avec sa femme et leur fille Léa ; signalé au recensement de Vendargues de 1906 (ouvrier agricole), avec sa femme et leur fille Léa (couturière), au "n 6, avenue de Castries" ; le 26.11.1910, le Petit Méridional, à la rubrique "Vendargues", annonce qu'à la suite de son assemblée générale, la société de secours mutuels, la "Vendarguoise" a procédé au renouvellement de son bureau : le président est Louis HERMET et un des membres du bureau est H. EUZET. Viols-le-Fort et Saint-Nazaire-de-Pézan

Page de garde et quatrième de couverture d'un cahier de chansons
d'Honoré EUZET, quand il était en garnison à Avignon, en 1880

(archives de M. André CHARRIÈRE)

Génération 3 (Génération 18 de La lignée)

Anne Aurélie (fa François Cyprien et Catherine MARIOGE) 03.12.1866, à Vendargues ; x Henri RENAUD 20.02.1888, à Vendargues ; publications à Vendargues et à Montpellier ; pas de Cm ; sans profession ; elle signe ; domiciliée à Montpellier quand elle meurt ; + 26.06.1896, à Vendargues.

Antoine Henri (fa François Cyprien et Catherine MARIOGE) 05.09.1869, à Vendargues ; + 16.10.1886, à Vendargues, "dans la maison d'habitation de sa grand-mère".


Marguerite Léa (fa Jacques Honoré et Marie Adèle JEANJEAN) 08.10.1883, à Vendargues ; signalée au foyer de ses parents comme couturière et journalière, au recensement de 1901 ; idem en 1906 ; x Augustin, Marius CHARRIERE, le 28.04.1908 à Vendargues ; le Journal Officiel du 06.04.1916 indique qu'elle reçoit une pension de veuve de guerre : "EUZET Marguerite Léa, veuve CHARRIÈRE. Le mari soldat, mort des suites de blessures reçues à l'ennemi. -Jouissance du 30 avril 1915 - 563 francs" ; + 30.04.1928, à Montpellier, "dans l'asile du Font d'Aurelle".

Zoé Jeanne Adrienne (fa Jacques Honoré et Marie Adèle JEANJEAN) 13.08.1892, à Vendargues ; + 05.09.1893, à Vendargues.



Une branche venue de Beaulieu

Génération 1 (Génération 18 de La lignée)

- Antonin Louis (fs Jacques et Jeanne CAMMAL) 07.12.1861, à Beaulieu ; signalé dans les recensements de Beaulieu de 1866, 1872 et 1876 avec ses parents ; x1 Louise CAPDEVILLE, le ?, à Limoux (11) ? (à vérifier) ; le couple habite à Vendargues, en 1889, lieu où Louise CAPDEVILLE décède, le 20.02.1889 ; Antonin habite toujours Vendargues quand il se remarie ; x2 Delphine Marguerite HÉRAT, le 26.04.1890, à Saint Aunès (34) ; Cm 23.04.1890, notaire Auguste COULON, de Castries ; l'acte est passé "sur une terre de M. BAZILLE, ancienne route, commune de Vendargues" ; il signe EUZET Antonin ; son père lui donne en avancement d'hoirie 400 francs "en la valeur de meubles meublants et objets mobiliers garnissant la chambre nuptiale"; sa mère lui fait donnation "de la jouissance d'un logement dans sa maison audit Beaulieu, ce logement composé de la cuisine au rez-de-chaussée à gauche en entrant et de la chambre au dessus de cette cuisine, le tout non garni" (le logement est déclaré d'un revenu normal de 10 francs) ; cultivateur, régisseur, payre ; il habite ensuite avec Delphine HÉRAT à Castelnau-le-Lez, commune où naît leur fils Camille, en 1891 mais, la même année, il est signalé au recensement de Saint Aunès avec son épouse et ses beaux-parents, à "(la) Crouzette" ; il est signalé au recensement de 1901 de Beaulieu comme régisseur, avec sa femme Delphine HERAT, son fils Camille, sa fille Marthe et un domestique ; il est signalé comme agriculteur (travaillant pour M. BESSÈDE) au recensement de Saint Aunès de 1906 avec son épouse, leur fils Camille et ses beaux-parents, au "Quartier haut" ; il est signalé au recensement de Mauguio de 1911 comme payre pour le vicomte de CHARRIN, avec son épouse et trois domestiques, au "domaine de la Mourre" ; il est signalé au recensement de Mauguio de 1921 comme régisseur, avec son épouse et six domestiques dont Marius EUZET, son frère, au "domaine de la Mourre" ; il est signalé comme régisseur au recensement de Mauguio de 1926, avec son épouse et cinq domestiques, au "domaine de la Mourre" ; il est signalé au recensement de 1931 de Montpellier avec son épouse Delphine, "Villa saint Hubert, Boulevard Pierre d'Adhémar" (il n'y a pas de numéro indiqué mais la villa se situe entre le 12 et le 13) ; il est signalé au recensement de 1936 de Montpellier avec son épouse Delphine, "Avenue d'Adhémar" ; + le 11.04.1941, à Montpellier. Castelnau-le-Lez et Beaulieu et Saint-Aunès et Montpellier et Mauguio


La lignée des EUZET de Saint-Jean-de-Védas (34).

- Elisabeth (fa Antoine Martial et Marguerite VIDAL) 26.12.1816, à Saint-Jean-de-Védas ; sans profession ; domiciliée à Saint-Jean-de-Védas, "à la campagne dite la vieille poste" avant son mariage ; signalée dans le recensement de Saint-Jean-de-Védas de 1836 avec sa mère, son frère, sa soeur et deux domestiques ; Cm avec Jean IRLES, le 24.07.1845 : elle signe Eliza EUZET et dans le texte du Cm, elle est appelée Elisa EUZET ; elle se constitue en dot 800 francs "en la valeur de ses dorures et bijoux qui leur ont été faites avec la portion de ses revenus sur les biens paternels" ; elle se réserve comme libres et paraphernaux tous les autres biens immeubles présents et à venir, "notamment ceux qui lui sont advenus de la succession paternelle et qui se trouvent actuellement indivis avec ses frère et soeur" (notaire Eugène VIANÈS, de Montpellier) ; voir la suite de ce Cm dans la suite 1 (rubrique des conjoints : Jean IRLES) ; x Jean IRLES, le 14.08.1845, à Vendargues (34) ; sa mère, Marguerite VIDAL n'est pas du mariage (a-t-elle refusé de venir ? ; a-t-elle été invitée ? ; de la famille EUZET, seul, Philibert EUZET, le subrogé tuteur d'Elisabeth, était présent au mariage ; comme leur mère, le frère et la soeur d'Elisabeth n'ont pas été présents à Vendargues ; la plainte qui suit, deux jours après le mariage, explique certainement ces absences ; en effet, le 16.08.1845, Marguerite VIDAL, sa mère, dépose plainte contre elle : "dans la nuit du trente juin au premier juillet de la présente année mil huit cent quarante cinq, entre onze heures et minuit, Elisabeth EUZET sa fille aînée a volé dans l'armoire de sa soeur cadette vingt quatre chemises de femme, vingt quatre paires de bas et douze corsets, et dans l'armoire de la plaignante sa mère, ladite Elisabeth EUZET a volé une coupe d'argent, deux couverts d'argent et une petite boîte de morceaux d'or provenant de bijoux cassés, ainsi que huit draps de lit et dix huit serviettes. Que ladite Elisabeth EUZET a exécuté ce vol en complicité et avec l'aide de César MURAT maréchal, la femme Charles ROUVIÈRE née SOULAS, et Catherine VIDAL soeur de la plaignante. Ces trois complices du vol ont amené un âne et un cheval qu'ils ont chargé des objets volés par ladite Elisabeth EUZET qui en cette nuit même a quitté la maison à quatre heures du matin et s'est retirée chez son subrogé tuteur le sieur Philibert EUZET, beau-frère de la plaignante, qui a reçu chez lui l'auteur du vol et les objets volés. Que les susnommés ont exécuté ledit vol en montant avec une échelle à la fenêtre du premier étage de la maison de la plaignante qui croyait sa fille au lit" (registre des déclarations et des arrêtés du maire de Saint-Jean-de-Védas) ; elle est domiciliée à Vendargues avec son mari, après le mariage ; le 01.07.1867, avec sa soeur Marie et son frère Antoine, ils vendent à Antoine Vincentier COSTE un petit bâtiment rural en démolition et un are de terrain en herme (notaire Henri PONS, de Montpellier - liasse en déficit - indiqué dans l'acte du 28.08.1880 concernant Antoine EUZET, marié avec Catherine ARTIGNAN) ; le 12.03.1870, sur ses biens paraphernaux, elle vend à Pierre ATGER (agriculteur à Saint-Jean-de-Védas), "une vigne jeune dite de la croix", tènement de l'Ortet, à Saint-Jean-de-Védas, n 172 section A du cadastre, contenant 9 ares 60 centiares et provenant de la succession de son père, lors du partage qui a eu lieu le 25.02.1848 (n 29 de ce partage dans le premier lot mais, à l'époque, c'était une olivette portant le même nom de la croix) ; le prix est de 1000 francs (lors du partage, l'olivette était évaluée à 436,80 francs) ; ATGER s'engage à rembourser dans 5 ans, avec un intérêt de 5 %, le délai étant compté à partir du 01.01.1870 ; les époux IRLES signent, ATGER ne sait pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ;

le 12.03.1870, sur ses biens paraphernaux, elle vend à Antoine MARTIN (propriétaire à Saint-Jean-de-Védas), "une vigne jeune autrefois olivette", à Saint-Jean-de-Védas,, quartier du clos, contenant environ 15 ares, n 232 section A du cadastre ; l'origine du bien est la donation de sa mère, le 01.02.1848, et son attribution définitive dans le partage successoral du 25.02.1848 (les deux actes chez Eugène VIANÈS, notaire de Montpellier) ; le prix est de 600 francs qui sont immédiatement payés en espèces metalliques ayant cours ; une quittance définitive est délivrée ; la possession et jouissance sont du même jour ; l'objet vendu est libre d'hypothèques légales ; les parties signent en l'étude (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 13.05.1874, elle reçoit 1000 francs de Pierre ATGER, en paiement de la vente qui a eu lieu le 12.03.1870 ; elle lui délivre une quittance définitive (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 30.03.1876, sur ses biens paraphernaux, elle vend à Barthélémy CALAS (berger à Lattes) plusieurs immeubles à Saint-Jean-de-Védas : 1/ Une pièce de terre vigne contenant environ 12 ares, au quartier de l'Hortet ; 2/ Un champ contenant environ 19 ares, au quartier de Mameremonte ; 3/ Une pièce de terre dite l'Aire, quartier de Mameremonte au Puechredon (confrontant du levant le chemin de fer) ; 4/ Un lopin de garrigues dépendant d'un plus grand corps, contenant environ 10 ares, au quartier de Mameremonte (confrontant du couchant le chemin de fer) ; 5/ Une pièce de terre garrigue, au quartier de Loun, contenant environ 20 ares ; 6/ Une pièce de terre pâture et olivette, au quartier du Bruc, contenant environ 10 ares ; 7/ Une pièce de terre garrigue, complantée d'amandiers, au quartier de Bellegarde, contenant environ 42 ares (confrontant les garrigues de Philibert EUZET) ; 8/ Un champ dit la pâtissière, contenant environ 46 ares (confrontant du couchant la rivière de la Mosson, du levant la grand route, du nord le pont de la Fuste) ; 9/ "une maison de deux étages, au quartier de la Poste" (confrontant la rivière de la Mosson, du midi Philibert EUZET) - il s'agit de la vieille Poste dont un tiers a été attribué à Elisabeth lors du partage successoral du 25.02.1848 ; l'origine des pièces 6 et 7 est dans la donation de sa mère, le 01.02.1848, et son attribution définitive dans le partage successoral du 25.02.1848 ; l'origine des autres pièces est le partage successoral du 25.02.1848 ; la possession et la jouissance est de ce jour ; le prix est de 4000 francs ; CALAS paye 600 francs d'acompte pour lesquels elle lui délivre une quittance et il s'oblige à payer le solde de 3400 francs dans 6 ans, avec un intérêt de 5 % l'an ; Elisabeth et son mari signent, CALAS ne sait pas signer (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 11.12.1876, sur ses biens paraphernaux, elle vend à Antoine EUZET (époux ARTIGNAN), deux terres à Saint-Jean-de-Védas : 1/ Une garrigue d'environ 90 ares qui confronte, au nord, le chemin de fer et 2/ Un patus d'environ 35 ares 10 centiares qui confronte, au nord, le chemin de fer ; ces immeubles lui sont parvenus de la succession d'Antoine Martial, son père, ainsi qu'il résulte d'un bornage dressé par le notaire VIANÈS, le 25.02.1848 ; son mari qui l'assiste et l'autorise reconnaît avoir reçu, le jour même, 200 francs, prix de cette vente ; l'acte est passé en l'étude où signent les parties (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 30.08.1878, Barthélémy CALAS (berger domicilié à Saint-Jean-de-Védas), paye 1800 francs sur la somme due ; le solde est donc désormais de 1600 francs et elle effectue la réduction de l'inscription d'office à ce chiffre ; elle donne aussi main levée et consent à la radiation définitive pour la pièce de terre dite l'Aire, vendue par CALAS à Ange Antoine MANIEL, le 29.08.1878 ; l'acte est passé en l'étude devant le notaire substitué, Alphonse Isidore BONFILS (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 29.10.1878, assistée et autorisée par son mari, sur ses biens paraphernaux, elle vend à Jean Baptiste Philibert PORTES (son neveu par alliance, propriétaire à Lavérune), une pièce de terre labourable et pré à l'état d'herme, à Lavérune, tenement du Gua, section B, n 127, 128 et 129, contenant 2 hectares, 5 ares 64 centiares, confrontant, de l'est, la rivière de la Mosson ; le prix est de 3500 francs ; elle reconnaît avoir touché, ce même jour, cette somme payée par l'acquéreur ; elle lui remet une quittance définitive ; elle a eu ces pièces (n 126 et 128) dans la succession de son père, Antoine Martial EUZET ; quant au n 127, l'origine est un achat, le 10.04.1856, à la dame ATGER (notaire Charles CAVALIER, de Montpellier) ; à noter que ce n 127 avait été désigné comme étant, par erreur, dans la commune de Fabrègues ; l'acte est passé en l'étude où signent les parties (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 16.10.1879, Rosine CALAS (majeure, célibataire, blanchisseuse de dentelles, domiciliée à Béziers), fille de Barthélémy CALAS, paye à Elisabeth la somme de 1600 francs, sur ses deniers personnels, à l'acquit de son père (suite à la vente du 30.03.1876 où il a payé 600 francs et au paiement de 1800 francs qu'il a déjà effectué en août 1878) ; Elisabeth lui délivre une quittance définitive pour la vente qui était d'un montant de 4000 francs ; elle opèrera la main levée et la radiation de l'inscription hypothécaire ; l'acte est fait en l'étude où signent les parties ; Elisabeth signe Elizat EUZET (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 15.11.1882, à Vendargues. Saint-Jean-de-Védas

La situation d'après le recensement de 1901 :

En 1901, le patronyme EUZET n'était plus présent que pour le couple Honoré EUZET et Adèle JEANJEAN, avec leur fille Léa EUZET.

3/ Questions

Dans L'Eclair du 16.04.1940, on peut lire : Vendargues - Fête de Sainte Restitute, le 21 avril : "Après midi à 2 H 30 (solaire), vêpres solennelles de la vierge martyre, sous la présidence de P. EUZET, l'infatigable supérieur de Notre-Dame de Prime-Combe". Qui est ce P. EUZET ?

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Les lignées issues de l'Hérault

Vendargues (suite 1)

Vendargues (suite 2)