La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

La branche d'Ardes-sur-Couze.
(T 18)



Pour mieux situer les EUZET de Madriat et d'Ardes, il est suggéré:

1/ De retrouver les EUZET de Madriat et d'Ardes dans la généalogie de la lignée des EUZET de Saint-Gély-du-Fesc et du Triadou, du XIVème siècle au XXIème siècle (générations 11 à 20 ) : "La lignée".
2/ De voir la suite de ce dossier dans : "Le Broc" et "Nancy" et "Issoire" et "Paris" et "Aurillac"



Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : environ, vers
AD : Archives départementales














La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.



Génération 1 ; Génération 2 ; Génération 3 ; Génération 4 ; Génération 5 ; Génération 6 ; Génération 7 ;

La présentation du lieu.




Venue de Viols-le-Fort (34) au XVIIème siècle, cette branche des EUZET est restée à Ardes 200 ans et en est partie définitivement au XIXème siècle, tous ses membres se retrouvant à Paris, soit directement, soit via Le Broc et Issoire (63).



L'état des connaissances

Sous l'Ancien Régime, une des raisons de l'émigration hors du Languedoc était la poursuite des offices. Ainsi, Pierre MARRE, le contrôleur du grenier à sel de Sarlat, avant de devenir celui d'Ardes-sur-Couze. Marié à Jacquette BANON il a eu un fils aîné nommé Amans (ou Amant), marchand de son état à Ardes. Ce prénom est bien connu dans cette famille de Viols-le-Fort (34), puisque Pierre MARRE était le fils d'Amans MARRE et de Jeanne MATHIEU [mariés à Puéchabon (34) le 20.04.1624] et le frère d'Amans MARRE, procureur de la justice de Viols-le-Fort. Mort avant novembre 1697, il était le beau-frère d'Amans EUZET, fils lui-même de François EUZET et d'Isabeau MARRE, tous de Viols-le-Fort (Voir
"Viols-le-Fort (suite 1)").

En effet, le fils aîné de François EUZET et d'Isabeau MARRE, Amans EUZET, avait lui-aussi quitté le Languedoc pour l'Auvergne. Amans y était déjà en 1671. Revenu d'Auvergne en mars 1671 à Viols-le-Fort, au moment du décès de sa mère, il souhaitait "y retourner bientôt". Qualifié de "bourgeois habitant audit Ardes" (le 16.08.1679), il avait épousé Françoise TRIOULLIER, fille du marchand Jean TRIOULLIER et de Catherine JUGLARD, deux familles de notaires de la ville d'Ardes, aujourd'hui Ardes-sur-Couze. Dans un acte du 20.03.1689, on voit encore que Françoise TRIOULLIER était veuve d'Amans EUZET.

Ils ont eu au moins un fils, Etienne EUZET, "natif de Madriat", un petit village de l'Auvergne qui se trouve aujourd'hui dans le Puy-de-Dôme, comme Ardes. Il est "descendu" à Viols-le-Fort, pour une question d'héritage, en juin 1712. A cette époque, Françoise TRIOULLIER était encore vivante. Etienne était fondé de pouvoir de sa mère par acte d'un "notaire royal de la ville d'Ardes", maître GUILLAUME. Il s'était auparavant marié, le 26.06.1710, en présence d'Antoine BORNE, son oncle "notaire ordinaire" de la ville d'Ardes (au moins en 1679). Ainsi, on voit bien dans ces parentés TRIOULLIER, JUGLARD et BORNE les liens étroits des familles bourgeoises de cette ville, certains de ses membres tenant les offices et d'autres étant à la tête des affaires, ce qui n'empêchait pas d'avoir des activités sur les deux versants. Par exemple, Jean TRIOULLIER, le beau-père d'Amans EUZET, avait aussi été fermier des seigneuries d'Ardes, Mercoeur et Fromentel.

Amans et son fils Etienne sont à la tête de la branche des EUZET d'Auvergne (le patronyme étant parfois écrit UZET ou HUZET) :




Vue générale d'Ardes-sur-Couze



1ère génération ( "La lignée - génération 11") :

- Amans (fs de François et d'Isabeau MARRE) ca 1646, à Viols-le-Fort (34) ? ; p au baptême de sa soeur Jeanne, le 03.12.1669, à Saint Paul de Mont Camel (34) ; il est en Auvergne, dès 1671 ; x Françoise TRIOULLIER (fa Jean et Catherine JUGLARD), d'Ardes (63), le ? ; Cm, le 07.06.1679 (notaire Pierre MELON, d'Ardes - minutier en déficit) ; bourgeois de la ville d'Ardes (en 1679) ; le 26.01.1684, son frère Pierre lui lègue 3 livres dans son testament ; le 10.07.1685, il est témoin au baptême de Pierre AMOUROUX, à Madriat (63), cependant que le parrain est Pierre EUZET (qui reste à positionner mais qui est probablement son frère, lequel n'a laissé aucune trace ultérieure sur Viols), la marraine étant Catherine DUSAUNIER (pour Amans et Pierre, le patronyme est bien écrit EUZET) ; + 24.11.1685, à Ardes. Viols-le-Fort" (génération 5)



Les 4 premières générations



2ème génération ( "La lignée - génération 12") :

- Etienne (fs d'Amans et de Françoise TRIOULLIER) en ?, à Madriat (63), selon l'acte du 07.06.1712 pour le lieu ; il est parrain d'Etienne MARRE (fils d'Amans MARRE), pour son baptême à Rentières (63), le 10.02.1700 ; x Catherine BOURRIN (ou BOUREIN ou BOURIN, GORRIN, selon les actes), le 26.06.1710, à La Chapelle-en-Lafaye (42), village qui est, aujourd'hui, à la frontière des départements du Puy-de-Dôme et de la Loire ; est témoin du mariage "Antoine BORNE, oncle dudit employé dans les Fermes du Roy" ; dans l'acte de mariage, le nom écrit est Etienne UZET mais il signe EUZET ; il semble habiter à Ardes en 1710 mais il demeure à Saint-Jean-Soleymieux le 07.06.1712, village qui est à 6 km de La Chapelle-en-Lafaye ; c'est indiqué dans un acte-clé du notaire Jacques ROUEL EUZET, de Viols-le-Fort et Argelliers (34) ; en effet, cet acte permet de relier les EUZET d'Auvergne avec les EUZET de l'Hérault ; dans cet acte, Etienne est indiqué comme étant le fils de feu Amans EUZET et de Françoise TRIOULLIER, né à Madriat ; il descend à Viols-le-Fort pour recevoir de son oncle, le cordonnier Jean PLAGNIOL, 61 livres 5 sols pour la part de son père dans la vente d'une maison et d'un jardin vendue audit PLAGNIOL "par François MARTIN et Sébastien EUZET, tuteurs des enfants de feux François EUZET et Isabeau MARRE, père et mère dudit feu Amans, suivant le contrat de vente retenu par feu maître Etienne EUZET, notaire royal dudit Viols le second may 1683" ; cette somme se décompose en 25 livres pour la part d'Amans et 36 livres 5 sols pour les intérêts, "à raison du denier vingt" ; l'acte est fait et récité à l'étude du notaire, en présence de Blaise CLAPAREDE (cordonnier) et de François HOUSTET (maître apothicaire) qui signent avec les parties ; il est dit aussi qu'Etienne EUZET remet à Jean PLAGNIOL les originaux de son extrait baptistaire (signé par CHARRAT, curé de Madriat) et de la procuration de sa mère (faite auprès de GUILLAUME, notaire royal de la ville d'Ardes) ; il est ensuite "garde des bois" du prince de CONTI ; + le 23.01.1759, à Ardes, à l'âge de "72 ans environ" (pourtant, le registre paroissial de Madriat ne signale pas le baptême d'Etienne, alors que le premier registre commence au 10.01.1680, cependant que le Cm des parents d'Etienne est au 07.06.1679 ; de plus, le curé CHARRAT n'apparaît pas dans les actes de Madriat ; en effet, de janvier 1680 au 08.03.1713, le curé est PLANTECOSTE et le seul vicaire signalé s'appelle TOUZET ; pourtant, Madriat est cité à deux reprises dans l'acte de 1712 : il ne peut donc s'agir d'une erreur, ce qui laisse entier le mystère de l'année de naissance ; à noter aussi que la présence de son père lors d'un baptême à Madriat, en 1685 montre que la famille avait, effectivement, des liens avec cette paroisse).


La signature d'Etienne EUZET
(le 07.06.1712)

- Pierre (fs d'Amans et de Françoise TRIOULLIER) 17.01.1684, à Ardes ; b 18.01.1684, p : Pierre MARRE ; m : Catherine JUGLARD ; + ?


La signature de Pierre MARRE, en 1684
(parrain de Pierre EUZET)


3ème génération ( "La lignée - génération 13") :

- Anne (fa d'Etienne et de Catherine BOURRIN) vers 1720 ; x Pierre VACHER , le 03.02.1750, à Ardes, en présence d'Etienne EUZET (qui signe) ; + 16.05.1755, à Ardes, âgée; de 35 ans ; le 24.06.1755, Pierre VACHER, veuf d'Anne, se remariait avec Marie TRIOULLIER.

-
Antoine (fs d'Etienne et de Catherine BOURRIN) 26.09.1721, à Ardes ; b 26.09.1721 ; p : Antoine ANDRAU (qui ne sait pas signer) ; m : Anne LAURANSSON (qui signe), en présence de Pierre CHAUDORAT et Joseph TRIOULLIER (qui signent).

-
Germain (fs d'Etienne et de Catherine BOURRIN) 22.12.1722, à Ardes ; b 23.12.1722 ; p : Germain MARRE (habitant de Rentières, qui signe) ; m : Catherine JUGLARD (qui signe) ; le 01.05.1750, il est indiqué comme "cordonnier et garde boix de la terre de son altesse" quand est baptisé son "fils illégitime, Jean, "selon la déclaration qui en a été faite devant les magistrats de cette ville dans le courant du mois de février dernier" par une certaine Catherine, "sa mère" ; le parrain, Jean ALBON, et la marraine, Antoinette ALBON sont requis pour cela ("interpellés"), habitants d'Ardes ; x Louise BARTHOMEUF, le 12.02.1754, à Ardes. Il est d'abord, comme son père Etienne, "garde des bois" du prince de CONTI (en 1759), puis "concierge au château et prison" du même prince (en 1764) ou bien "garde au chateau" (en 1770) ou encore "concierge du chateaux de cette ville appartenant à son altesse serenissime mr le comte d'ARTOIX" (en 1775), et enfin "concierge de la maison d'arrêt" (en 1802), lors de son décès, le 25 vendémiaire, an 11 (17.10.1802), à Ardes.



Les signatures de Germain (à gauche) et de son fils Claude (à droite)
(le 14.02.1775, mariage de Catherine, fille de Germain et soeur de Claude)

. - Joseph (fs d'Etienne et de Catherine BOURRIN) 05.08.1725, à Ardes ; b 05.08.1725 ; p : Joseph TRIOULLIER (praticien d'Ardes, qui signe) ; m : Jeanne JUGLARD (qui signe) ; frère jumeau de François ; obiit en marge

-
François (fs d'Etienne et de Catherine BOURRIN) 05.08.1725, à Ardes ; b 05.08.1725 ; p : François JUGLARD (praticien d'Ardes, qui signe) ; m : Marie CHANONAT (qui signe) ; frère jumeau de Joseph ; obiit en marge

-
Agathe (fa d'Etienne et de Catherine BOURRIN) ? ; x Joseph GIZARD le 15.11.1746, "à 20 ans environ" ; + 20.11.1751, à Ardes ; (+) le 21.11.1751 dans l'église, "agée d'environ 30 ans", en présence de "César et Jean ROCHETTE soneurs"

-
Elisabeth (fa d'Etienne et de Catherine BOURRIN ?) ca 1727 ; + 29.02.1762, à l'Hôtel Dieu d'Ardes, âgée d'environ 35 ans ; (+) le 30.02.1762 dans le cimetière d'Ardes.

-
Marie (fa d'Etienne et de Catherine BOURRIN) 06.10.1731, à Ardes ; b 06.10.1731 ; p : Benoît LAURANSSON (qui signe) ; m : Marie TRIOULLIER (qui est illettrée) ; en marge obiit du 26.


4ème génération ( "La lignée - génération 14") :


Les générations 4 et 5



- Jean (fs de Germain et de Catherine ...) b 01.05.1750, à Ardes ; p : Jean ALBON ; m : Antoinette ALBON ; enfant illégitime, "selon la déclaration qui en a été faite devant les magistrats de cette ville dans le courant du mois de février dernier" par une certaine Catherine, "sa mère" ; il n'est pas indiqué que l'enfant a été reconnu par Germain, ce qui veut probablement dire que Jean ne porte pas le nom de son père. [pour le moment, le nom de la mère et celui de sa paroisse n'ont pas été déchiffrés]

-
Marguerite (fa de Germain et de Louise BARTHOMEUF) 20.01.1755, à Ardes ; p : Etienne EUZET ; m : Marguerite BARTHOMEUF.

-
Catherine (fa de Germain et de Louise BARTHOMEUF) b 08.06.1756, à Ardes ; p : Pierre COMBE (qui signe) ; m : Catherine BORAN ; x François PELISSIER, le 14.02.1775, à Ardes, les fiançailles ayant été "faites le jour précédent" et le couple ayant bénéficié d'une "dispense du second et troisième ban" ; sont présents au mariage, son père Germain EUZET et son frère, Claude EUZET, ainsi que Pierre PELISSIER, frère du marié ; + 13.05.1789, à Ardes.



La signature de Catherine, le 27.02.1783
(baptême de sa nièce Catherine)


-
Claude (fs de Germain et de Louise BARTHOMEUF) 21.07.1759, à Ardes ; p : Claude VIALLARD, docteur en médecine ; m : Suzanne REFRANSAT ; x Marie PRADIER, le 09.02.1779, à Ardes ; il est garde et concierge en 1780 (probablement comme son père et grand-père, Germain et Etienne, auprès du prince de CONTI) et boulanger, au moins à partir de 1787 ; + 14.04.1812, à Ardes à 54 ans.

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Jeanne (fs de Germain et de Louise BARTHOMEUF) 18.02.1764, à Ardes ; p : Pierre VACHER ; m : Jeanne JUGLARD.

-
Jean (fs de Germain et de Louise BARTHOMEUF) 23.04.1766, à Ardes ; p : Jean JUGLARD ; m : Anne PLYDIERE ; parrain de deux enfants de Claude en 1785 et 1791 ; x Marie AUDARD, le 11.01.1791, à Ardes ; sont témoins au mariage : Germain EUZET (son père) et Claude EUZET (son frère) ; ils signent tous les trois sous la forme EUZET, alors que le curé écrit le patronyme sous la forme UZET ; chapelier ; il n'est pas présent quand Marie AUDARD fait la déclaration de naissance de leur fille Jeanne Agathe, le 26.08.1795 ; le 23 germinal an XII (13.04.1804), il est témoin au mariage de sa belle soeur, Jeanne Amable AUDARD avec Jean MELON ; le 25 vendémiaire an XIII (17.10.1804), il est témoin au mariage de son cousin, Jean CONCHE, avec Anne IMBERT ; le 14.01.1807, il autorise le mariage, à Ardes, de Jean FILIOL et de Marie PELLISSIER, suite à une double procuration des parents respectifs des deux futurs ; en 1810, il est l'un des quatre témoins dans trois mariages à Ardes (un le 31 janvier et deux le 14 février) ; il est aussi témoin dans deux mariages de 1814 (le 26 janvier et le 30 août) ; le 23.05.1815, il est encore présent, ainsi que son épouse, lors du mariage de Jean SALARNIER avec leur fille, Anne EUZET.

-
Marie (fa de Germain et de Louise BARTHOMEUF) b 18.08.1770, à Ardes ; p : Claude EUZET ; m : Marie IMBERT ; + 08.09.1772, à Ardes.


5ème génération ( "La lignée - génération 15") :


Les générations 5 à 7



- Marie 1 (fa de Claude et de Marie PRADIER) 09.02.1780, à Ardes ; p : Germain EUZET ; m : Marie DUVERT (aïeule maternelle) ; x Pierre BRUGIÈRE, le 20 pluviôse, an 8 (09.02.1800), à Ardes ; signalée au recensement d'Ardes de 1836, avec son mari et leurs enfants Pierre et Lise, ainsi que Pierre BRUGIÈRE, fils de Pierre (9 mois, son petit-fils) ; signalée au recensement d'Ardes de 1841 (le patronyme est écrit HUZET), avec son mari, leur fils Pierre et le fils de celui-ci, Claude ; signalée au recensement d'Ardes de 1846 comme "mère du chef de ménage", lequel est son fils Pierre BRUGIÈRE (maître bottier) qui est avec sa femme, Marie CHAUMIOL et leur fils Pierre ; signalée au recensement d'Ardes de 1851 comme veuve, mère du chef de ménage, lequel est son fils Pierre (cordonnier), avec sa femme, Marie CHOMIOL et leurs deux fils, Pierre et Claude, à "Ardes haut de la ville, Foirial de l'Espéde" ; signalée au recensement d'Ardes de 1856 comme veuve, mère du chef de ménage, lequel est son fils Pierre (cordonnier), avec sa femme, Marie CHOMIOL et leurs filles, Marie et Anne ; elle n'est pas signalée au recensement d'Ardes de 1861 ; + 09.11.1861, à Ardes, veuve de Pierre BRUGIÈRE, "en son domicile".

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Pierre 1 (fs de Claude et de Marie PRADIER) 24.06.1781, à Ardes ; b 24.06.1781 ; p : Pierre PRADIER (ayeul maternel) ; m : Louise BARTOMMEUF (ayeule paternelle).

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Catherine (fa de Claude et de Marie PRADIER) 27.02.1783, à Ardes ; b 27.02.1783 ; p : Jean PRADIER (oncle maternel) ; m : Catherine EUZET (tante paternelle) ; + 19.12.1815, à Ardes

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Jean 1 (fs de Claude et de Marie PRADIER) 12.04.1785, à Ardes ; p : Jean EUZET ; m : Delfine PRADIER ; x Louise AUZAT, le 08.09.1813, à Boudes (63) ; boulanger ; signalé au recensement d'Ardes de 1836 comme boulanger, avec son épouse, son fils François et sa fille Delphine ; signalé au recensement d'Ardes de 1841 comme boulanger, avec son fils François (boulanger), sa belle fille Anne PHELUT (patronyme écrit FELUT), son petit-fils Jean et Jean MICOT (ouvrier boulanger - le patronyme est écrit HUZET) ; signalé au recensement d'Ardes de 1846 comme "père du chef de ménage", lequel est son fils François (boulanger) qui est indiqué avec son épouse et leur fils Jean ; + 09.04.1848, à Ardes



La signature de Jean, le 05.09.1814
(acte de naissance de son fils François)


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Antoinette (fa de Claude et de Marie PRADIER) 25.04.1787, à Ardes ; p : Pierre PRADIER ; m : Antoinette PRADIER ; + 28.06.1787

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Marie Delphine (fa de Claude et de Marie PRADIER) 25.06.1788, à Ardes ; b 25.06.1788 ; p : Jean PRADIER ; m : Delphine PRADIER (représentée par Marie CHARVIENSAT) ; x1, le 07.09.1808 avec Antoine CONSTANT, le 07.09.1808 à Ardes ; sont témoins : Joseph CONSTANT (chapelier, frère d'Antoine), Antoine AUZOLLE (marchand, beau-frère d'Antoine), Jean PRADIER fils aîné (aubergiste, oncle de Delphine) et Pierre BRUGUIERE (cordonnier, beau-frère de Delphine) ; veuve, le 30.06.1820 ; x2, le 21.10.1822, à Ardes, avec Pierre FALSIMAGNE ; leur fils Etienne naît le 03.01.1828 à Paris et est baptisé à Saint Merri, le 04.01.1828 (information de "Family Search" mais le patronyme est écrit par erreur avec un P à la place du S) ; au recensement d'Ardes de 1836, elle est indiquée comme EUZET FALSIMAGNE (c'est-à-dire, femme de FALSIMAGNE), 45 ans, et son nom suit celui de Joseph FALSIMAGNE (soit une erreur de prénom, soit un 2ème prénom de son mari) ; "entrée à l'hospice (La Salpétrière, à Paris), le 07.04.1857, elle y décède le 28.05.1857 (date qui est confirmée par l'état civil reconstitué de Paris) ; le seul prénom indiqué au décès est Delphine ; l'acte de décès à l'hospice précise son métier ("ouvrière en bretelles"), son adresse ("rue de Versailles n 16, 12ème arrondissement"), son état matrimonial ("veuve Pierre FALCIMAGNE"), la cause du décès ("pneumonie") et le lieu dans l'hospice où elle est décèdée ("Sainte Cécile 7") ; l'acte de décès porte le n 453. Paris.

- François (fs de Claude et de Marie PRADIER) 10.10.1789, à Ardes p : François PELISSIER ; m : Marie DUVERT ; x Françoise MELON, le 13.01.1813, à Ardes ; il est cordonnier ; il est témoin et habite Ardes lors du mariage de sa soeur Delphine, en 1822, et de sa nièce Delphine, en 1837 ; signalé au recensement d'Ardes de 1836 comme cordonnier, avec son épouse, ses fils Etienne (cordonnier) et Pierre, sa fille Catherine et sa mère, Marie PRADIER (journalière) ; signalé au recensement d'Ardes de 1841 comme ouvrier cordonnier, avec son épouse, ses fils Etienne (cordonnier) et Pierre (ouvrier cordonnier) et sa fille Catherine (sans profession) - dans ce recensement, le patronyme est écrit HUZET ; signalé au recensement d'Ardes de 1846 comme cordonnier (mais le prénom est Jean), avec son épouse, son fils aîné Etienne (cordonnier), la femme de celui-ci, Louise MORIN, et leur fille Elisabeth, et le fils cadet Pierre (ouvrier cordonnier) ; signalé au recensement d'Ardes de 1851 comme ouvrier cordonnier, veuf, avec son fils Etienne (cordonnier) et sa belle-fille, Louise MORIN, à "Ardes haut de la ville, Foirial de l'Espéde" ; signalé au recensement d'Ardes de 1856 comme ouvrier cordonnier (mais le prénom est Pierre), avec son fils Etienne (ouvrier cordonnier), sa belle-fille, Louise MORIN, et sa petite-fille Elisa ; il accorde son consentement au mariage de son fils Pierre Michel qui habite Nancy, le 24.07.1861 ; ce consentement est passé devant BARON, notaire de Paris, et est adressé à Nancy le 08.07.1861 ; il est alors cordonnier et habite à Paris, "rue de la terrasse n 6" ; + 19.12.1864, à Paris "en sa demeure rue de la terrasse n 6, veuf de Françoise MELON et fils de père et mère décédés dont on n'a pu dire les noms" (son fils Etienne est présent). Paris.

- Jean 2 (fs de Claude et de Marie PRADIER) 15.05.1791, à Ardes ; p : Jean EUZET ; m : Renée RAYNAUD ; x Delphine TOUZET, le 09.06.1819 ; propriétaire ; serrurier en 1823 ; il habite Ardes ; signalé au recensement d'Ardes de 1836 comme serrurier, avec son épouse ; signalé au recensement d'Ardes de 1841, "HUZET jeune", serrurier, avec son épouse ; le 11.05.1842, il assiste au mariage de son neveu, Etienne EUZET, toujours indiqué comme serrurier ; signalé au recensement d'Ardes de 1846 comme serrurier, avec son épouse ; signalé au recensement d'Ardes de 1851 comme propriétaire, avec son épouse, "à Ardes, le bas de la ville, rue de la Boucherie - aspect du Nord" ; signalé aux recensements d'Ardes de 1856 et 1861 comme propriétaire, avec son épouse ; signalé au recensement d'Ardes de 1866 comme rentier et veuf, "Grande rue" ; signalé au recensement d'Ardes de 1872 comme rentier et veuf, "Grande rue, côté gauche" ; + 19.04.1873, à Ardes, "au domicile de Anna BRUGIERE, veuve MALON, sis audit Ardes".

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Marie 2 (fa de Claude et de Marie PRADIER) 01.06.1792, à Ardes p : Jacques BLANC ; m : Marie AUDARD ; x Désiré OLIE(R), le 21.02.1816, à Ardes ; sans profession ; + 22.03.1871, à Paris, "en son domicile avenue d'Italie, 31" (13ème arrondissement) Paris.

- Jean 3 (fs Claude et Marie PRADIER) 16.09.1793, à Ardes (63) ; x Marie ACHARD (d'Issoire), le 10.04.1823, à Issoire ; il habite Ardes quand il se marie ; il signe ; présent au mariage : Jean EUZET, 32 ans, serrurier à Ardes, frère de l'époux ; ses trois premiers enfants naissent au Broc, respectivement en 1824, 1825 et 1827 ; il est signalé au recensement du Broc de 1836 comme boulanger, avec son épouse, leur fils Germain et leurs filles Gabrielle Françoise et Jeanne ; leur fils Jean Germain naît au Broc en 1837 ; il est signalé au recensement du Broc de 1841 comme boulanger, avec son épouse, leurs deux fils Germain et leurs filles Françoise et Jeanne ; il est signalé au recensement du Broc de 1846 comme boulanger, avec son épouse et le plus jeune de ses fils appelé Germain ; il est signalé au recensement du Broc de 1851 comme boulanger, avec son épouse, leurs deux fils Germain (dont le plus âgé est aussi boulanger), leur belle-fille Marguerite BROSSEL et leur petit-fils Jean Baptiste ; le couple n'est pas signalé au recensement du Broc de 1856, la boulangerie étant tenue par Germain EUZET, son fils le plus âgé ; il est veuf, le 21.08.1856 ; signalé au recensement d'Issoire de 1861, comme boulanger, "rue du Ponteil", quartier de l'Horloge ; le recensement précise qu'il est habitant seul ; il habite Issoire en 1865 ; + 13.11.1875, à Issoire, "dans son domicile sis boulevard de la Halle", veuf, ancien boulanger ; la déclaration est faite par Jean Baptiste EUZET (son petit-fils, employé au bureau des hypothèques d'Issoire) et Jean CONTOU (armurier à Issoire, petit-fils par alliance) Le Broc et Issoire

- Antoine (fs de Claude et de Marie PRADIER) 03.04.1795 (14 germinal an 3), à Ardes ; concierge à Paris (en 1860) ; x Françoise Colombe GUICHARD, le ?, à ? ; + 20.10.1860, à Paris, dans le 15ème arrondissement, rue de Sèvres (n 151 ?), mais il demeure alors "rue Gravilliers 44", dans le 3ème arrondissement. Paris.

- Pierre 2 (fs de Claude et de Marie PRADIER) 01.09.1797 (15 fructidor an 5), à Ardes

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Jean Giraud (fs de Claude et de Marie PRADIER) 12.01.1798 (23 nivose an 6) ; x Angélique LELONG, le ?, à ? ; signalé au recensement d'Ardes de 1846 comme aubergiste, avec sa femme ; signalé au recensement d'Ardes de 1851 comme cabaretier, avec sa femme, ayant la même profession, "Grande rue, faubourg aspect du midi" ; signalé au recensement d'Ardes de 1856 comme propriétaire, avec sa femme ; veuf, le 23.12.1862 ; signalé au recensement d'Ardes de 1866, veuf, avec Guillaume MALON (chapelier), la femme de celui-ci, Anne BRUGIÈRE (fille de Pierre et de Marie EUZET) et leur fille Eugénie MALON, "quartier de la grande rue" ; il est appelé "EUZET Claude leur oncle" et est âgé de 65 ans (le prénom est erroné mais il se faisait, peut-être, appeler ainsi, du prénom de son père) ; signalé au recensement d'Ardes de 1872, veuf, avec Anne BRUGIÈRE, elle-même veuve, chapelière, chef de ménage, et Eugénie MALON, sa fille ; cette fois, il est bien appelé Jean Giraud EUZET "oncle", la maison étant située "rue quartier du faubourg côté droit" ; + 27.01.1873, propriétaire, âgé de 82 ans, à Ardes, "décédé au domicile de Anna BRUGIERE veuve MALON".


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Anne (fa de Jean et de Marie AUDARD) 22.12.1791, à Ardes p : Germain EUZET ; m : Anne ALDEBAL(D) ; x 23.05.1815 Jean SALARNIER, à Ardes ; + 16.11.1824, à Ardes.

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- Pierre (fs Jean et Marie AUDARD) 3 germinal an 2 (23.03.1794), à Ardes-sur-Couze (63) ; chapelier ; x Marie BARD, le 05.02.1835, à Plauzat ; il est domicilié à Issoire (63) quand il se marie ; il est signalé au recensement d'Issoire de 1836 comme chapelier avec sa femme et leur fille Marie Anne ; il n'est pas indiqué au recensement d'Issoire de 1841 ; il est signalé au recensement d'Issoire de 1846 comme chapelier, avec son épouse, leur fille Anne et un ouvrier dont seul le prénom (Antoine) est noté, "quartier du pont" ; il est signalé au recensement de Plauzat de 1851 comme chapelier, avec son épouse et leur fille Marie, dans "le quartier de l'église" ; il est toujours domicilié à Plauzat quand Marie Anne se marie le 30.08.1855 ; + 16.01.1856, à Plauzat. Issoire et Plauzat

- Jean (fs Jean et de Marie AUDARD ?) ca 1795 (il a 58 ans en 1853) ; il habite "allée percée n 4", à Versailles (Seine et Oise à cette époque, les Yvelines, aujourd'hui), et y vit maritalement avec Francesca Reparada Maria MARINI, quand il déclare à la mairie de Versailles la naissance de leur fille "naturelle", Jeanne, née le 10.12.1829 ; il est alors indiqué comme brocanteur ; au mariage de celle-ci, le 23.04.1853 (à Vincennes), il n'est plus brocanteur mais chapelier et il demeure à Plauzat, dans le Puy-de-Dôme ; il réside dans cette commune au moins en 1852 et 1853 ; en effet, il n'assiste pas au mariage de sa fille mais il a exprimé son consentement par acte en brevet devant le notaire GEORGES, de Plauzat, le 07.03.1852 ; il est évident que l'on se trouve devant un membre de la branche d'Ardes, directement parent avec Pierre : le lieu (Plauzat), le métier (chapelier) font penser que le métier de brocanteur exercé à Versailles était lié à une arrivée récente, ce métier se retrouvant à Paris chez d'autres arrivants ; par contre, le métier de chapelier se retrouve non seulement chez Pierre mais aussi chez son père, appelé Jean comme lui ; on peut donc raisonnablement estimer que ce Jean est le frère de Pierre ; comme on ne trouve pas son décès sur Plauzat dans les années qui suivent, il a donc dû repartir mais dans un endroit qui n'est pas connu. Versailles et Plauzat.

- Jeanne Agathe (fa de Jean et de Marie AUDARD) 9 fructidor an 3 (26.08.1795), à Ardes ; la déclaration est faite le 9 fructidor par Marie AUDARD elle-même, ce qui laisse supposer une naissance avant cette date mais ce n'est pas précisé ; x le ?, à ? ; au recensement d'Ardes de 1861, elle est seule, indiquée comme épicière, veuve et chef de ménage, âgée de 68 ans.


6ème génération ( "La lignée - génération 16") :

- François (fs de Jean (1) et de Louise AUZAT) 03.09.1814, à Ardes ; boulanger ; signalé au recensement d'Ardes de 1836, avec ses parents et sa soeur Delphine ; "jeune soldat de la classe de 1834" quand il se marie ("permission de mariage accordée au futur par M. le Maréchal de camp, commandant le département du Puy-de-Dôme", le 17.06.1838) ; x Anne PHELUT, le 11.07.1838, à Issoire ; signalé au recensement d'Ardes de 1841 comme boulanger (patronyme écrit HUZET), avec son épouse, Anne PHELUT (patronyme écrit FELUT), leur fils Jean, son père Jean (toujours boulanger et chef de ménage) et un ouvrier boulanger, Jean MICOT ; signalé au recensement d'Ardes de 1846 comme boulanger et chef de ménage, avec son épouse, Anne PHELUT (patronyme écrit FELUT), leur fils Jean et son père Jean qui est simplement indiqué comme "père du chef de ménage" ; signalé au recensement d'Ardes de 1851 comme boulanger, avec son épouse et leur fils Jean, "à Ardes, haut de la ville, Foirial (foirail) de l'Espéde" ;

Le haut de la ville, vaste entonnoir ouvert sur la montagne permettait de retenir facilement les bêtes. A la montée et à la descente de l'estive les foires à bestiaux sont les plus importantes. De bonne heure s'alignent les troupeaux et très vite le foirail d'Ardes de la ville haute est noir de bêtes, d'acheteurs et de vendeurs qui vont entamer d'âpres discussions car les animaux n'ont généralement pas de cours mais toujours avec cette assurance tranquille qui caractérise le montagnard auvergnat. Les marchands de bestiaux, l'aiguillon ferré à la main examinent les bêtes. L'animation est fort grande, les cercles de curieux se font et se défont au gré des négociations. Les transactions ont lieu jusqu'à midi et l'après-midi le foirail se vide peu à peu. Alors la foire est terminée. Et le soir il y a foule dans les hôtels et les cafés. Des bals sont organisés et la nuit va commencer au son des violes, des mandolines et des cabrettes. Ici ou là un violoneux routinier anime à lui seul le bal. Partout résonneront les pas qui vont marquer les trois temps de la bourrée. N'oublions pas que nous sommes au pays des bourrées. On dansera jusqu'au matin. Place à la tournitchaïre. Atmosphère grouillante de bêtes et de gens. Aux foires les plus importantes il se vendait de douze cents à quinze cents vaches. Ce jour, revendeurs et regrattiers concurrencent "à la sauvette" les marchands plus établis. Agitation bruyante sur le foirail où se croisent appels, marchandages, quolibets et jurons. (pp. 31-33 d'Ardes-sur-Couze de Georges SOULIER, éditions Créer 63340 Nonette - novembre 2004)


il n'est plus signalé à Ardes dans les recensements qui suivent ; il signe ; il demeure à Paris, "rue Muller, 28" (18ème arrondissement), en 1862 et est raffineur ; il habite ensuite "chaussée Clignancourt, 16" (18ème arrondissement), où il meurt le 20.10.1865 (il est alors journalier).
Issoire et Paris

- Delphine (fa de Jean (1) et de Louise AUZAT) ; 02.05.1817, à Ardes ; signalée au recensement d'Ardes de 1836, avec ses parents et son frère François ; x Charles Benoît PHELUT, le 10.04.1837, à Ardes ; sont présents au mariage : François EUZET (son oncle, cordonnier), François EUZET (son frère), ses parents, etc. ; signalée au recensement d'Issoire de 1841 comme bouchère, avec son mari (boucher), Anne BONNIOL (veuve) et la veuve PHELUT (aïeule), "rue du Pont" ; signalée au recensement d'Issoire de 1861, avec son mari, son gendre Jean MONTAGNE (instituteur), sa fille Agathe PHELUT (femme MONTAGNE) et son autre fille, Elise PHELUT, "route de Saint Germain", faubourg quartier sud ouest ; signalée au recensement d'Issoire de 1866, avec son mari, sa fille Agathe PHELUT, veuve MONTAGNE, et ses deux petits enfants, Jules et Eugénie MONTAGNE, "rue Saint Germain", quartier du faubourg ouest ; signalée au recensement d'Issoire de 1872 (patronyme écrit UZET), avec son mari, boucher (patronyme écrit FELUT), sa fille Agathe et ses deux petits enfants, Elisa et Eugène, "route de Saint Germain", faubourg ouest ; + le 15.10.1889, à Issoire, "en sa maison, sise rue Saint Germain" ; l'acte indique qu'elle est veuve de PHELUT Benoît, àgée de 73 ans, née à Ardes, son prénom étant Marie Delphine (alors que c'est seulement Delphine dans son acte de naissance et dans son acte de mariage) ; l'acte de décès indique aussi qu'elle est fille de feu Jean et de défunte Marie GUERRIER ; cette dernière mention est inexacte ; compte tenu de la teneur de son acte de naissance et de son acte de mariage, sa mère est bien Louise AUZAT ; sa succession se fait par adjudication, le 16.12.1892, suite à un jugement du Tribunal civil de 1ère instance d'Issoire (le 19.07.1892) ; l'adjudication porte sur un pré, terroir des Listes, à Issoire, contenant environ 10 ares 20 centiares, et une rente foncière perpétuelle et annuelle de 10 francs due par Pierre PISSIS ; ces biens appartiennent en indivision à Agathe PHELUT (veuve de Jean MONTAGNE), Marie PHELUT, épouse de Jean PINGUSSON et Albertine BISSOUDRE, épouse divorcée de M. BUET (Le Moniteur d'Issoire du 16.11.1892) Issoire


La signature de Delphine EUZET
(le 10.04.1837)



- Etienne (fs François et Françoise MELON) en décembre 1813 (selon l'acte de notoriété du 01.05.1842), ce qui est indiqué dans son acte de mariage (mais sans précision sur le jour et le lieu de naissance qui est, certainement, Ardes) ; la naissance n'est pas enregistrée dans le registre d'état civil de 1813 d'Ardes ; signalé au recensement d'Ardes de 1836 comme cordonnier, avec ses parents, sa soeur Catherine, son frère Pierre et sa grand-mère Marie PRADIER ; signalé au recensement d'Ardes de 1841 comme cordonnier, avec ses parents, sa soeur Catherine, son frère Pierre et Catherine MELON - dans ce recensement, le patronyme est écrit HUZET ; x Louise MORIN 11.05.1842, à Ardes ; sont présents à l'acte de mariage : ses parents et la mère de Louise ; il a été fait lecture de "l'acte de notoriété dressé par monsieur le juge de paix du canton d'Ardes en date du premier mai présent mois et an, qui constate que le dit Etienne est né dans le courant du mois de décembre 1813, homologuer par le tribunal civil de l'arrondissement d'Issoire, le quatre mai présent mois et an, lequel demeurera enéxés au registre" ; sont témoins du mariage : Claude CONSTANT (charpentier, cousin germain d'Etienne), Jean EUZET (serrurier, oncle d'Etienne), Jean MORIN (boulanger, frère de Louise) et un propriétaire, tous d'Ardes ; il signe ; signalé au recensement d'Ardes de 1846 comme cordonnier, avec ses parents, sa soeur Catherine, son frère Pierre, son épouse et leur fille Elisabeth - dans ce recensement, le patronyme est écrit HUZET ; signalé au recensement d'Ardes de 1851 comme cordonnier, avec son père et son épouse, "Ardes haut de la ville, Foirial de l'Espéde" ; signalé au recensement d'Ardes de 1856 comme ouvrier cordonnier, avec son père, son épouse et leur fille Elisa ; il n'est pas signalé au recensement d'Ardes de 1861, ce qui laisse supposer qu'il est déjà domicilié à Paris ; il assiste au mariage de Jean Claude EUZET, en 1862, à Paris ; brocanteur (au moins de 1862 à 1873) ; domicilié d'abord "rue de la Terrasse, 6" (17ème arrondissement), puis "rue des dames Batignolles 102" (17ème arrondissement), en 1866, puis "rue de Dumas n 14" (en 1873), peut-être dans le 11ème arrondissement (où il y a, actuellement, un passage Dumas) et, enfin, à Boulogne (Seine), "rue du vieux pont de Sèvres 46" (en 1878) ; + 21.05.1878, à Paris, "rue du faubourg Saint Honoré 208" ; la déclaration de décès est faite par deux employés qui demeurent à cette adresse ; quand il meurt, Etienne est journalier et veuf. Paris

- Catherine (fa de François et de Françoise MELON) ; 26.04.1821, à Ardes ; signalée au recensement d'Ardes de 1836, avec ses parents, ses frères Etienne et Pierre et sa grand-mère, Marie PRADIER ; + 14.11.1836, à Ardes.

-
Pierre Michel (fs de François et de Françoise MELON) ; 30.09.1826, à Ardes ; signalé au recensement d'Ardes de 1836, avec ses parents, son frère Etienne, sa soeur Catherine et sa grand-mère, Marie PRADIER ; signalé au recensement d'Ardes de 1841 comme "ouvrier cordonnier", avec ses parents, son frère Etienne et Catherine MELON ; signalé au recensement d'Ardes de 1846 comme ouvrier cordonnier, avec ses parents, son frère Etienne, sa belle-soeur Louise MORIN et sa nièce Etisabeth EUZET ; x Marie Joséphine SOUDIER, le 24.07.1861, à Nancy (54) ; pas de Cm ; il est "cordonnier" et habite à Nancy quand il se marie ; les publications ont été faites à Nancy les 14 et 21 juillet ; son père (qui habite à Paris, n 6, rue de la Terrasse) lui accorde son consentement par acte devant Me BARON, notaire à Paris, reçu le 8 juillet ; les témoins du mariage sont 4 habitants de Nancy : Jean Pierre BRUNEL (cordonnier), Jean Baptiste HALRIC (tailleur de pierres), Jean VAILLARD (marchand de vin) et Charles DONORE (tailleur d'habits) ; il signe EUZET ; le 27.04.1864, il est un des quatre témoins au mariage de son beau-frère, Jean Baptiste SOUDIER (avec Elisabeth Victorine BESANCON) ; le mariage a lieu à Champigneulles (54) où résident les mariés mais lui-même habite Nancy et est indiqué comme cordonnier ; le couple habite encore Nancy en 1867 (naissance puis décès de leur fille, Marie Félicie) ; il est alors indiqué comme "marchand de fruits" ; il n'est pas indiqué dans le recensement de Pompey de 1876 mais il est "aubergiste" à Pompey (54) en 1879 ; en effet, il est mis en faillite (jugement du Tribunal de Nancy du 10.11.1879) ; il n'est pas signalé dans le recensement de Pompey de 1881 ; il n'est pas non plus indiqué dans le recensement de Frouard de 1891 ; + 23.09.1893, à Frouard (54) ; il est alors "épicier", âgé de 66 ans et toujours marié avec Marie Joséphine SOUDIER ; les biens déclarés sont uniquement des meubles ; la date du certificat constatant qu'il n'avait aucun actif est du 09.09.1896 (information dans la table des "Successions et absences", aux AD 54) Nancy


- Germain (fs Jean et Marie ACHARD) Parfois appelé Jean Germain ou Germain Jean, son prénom à la naissance est seulement Germain ; 23.07.1827, au Broc (63) ; boulanger au Broc, de 1849 (environ) à 1859 (au plus tard) ; x Juliette (écrit aussi Juillette, Jullette ou Guillette) Marguerite BROSSEL, le 14.02.1849, à Ardes ; il habite au Broc quand il se marie ; sous le coup d'un mandat d'arrêt à la suite du coup d'état de 1851 (décerné par le juge d'instruction, le 4 ou le 5 décembre) ; pour éviter d'être emprisonné, il fuit et se cache dans la campagne pendant quatre mois (décembre 1851, janvier, février, mars 1852 ; fatigué et malade, il se présente à la maison d'arrêt d'Issoire, le 19.03.1852 où il est écroué ; le 20.03.1852, il est libéré sans avoir été interrogé, sur ordre du sous-préfet ; selon Juliette BROSSEL qui raconte cet épisode (en 1880, pour une demande de secours réservés aux victimes du coup d'état) : "cette fuite, l'abandon pendant quatre mois de la boulangerie, ont occasionné de grandes dépenses et ont porté à la position d'EUZET et de sa famille une atteinte si grave que leur avenir a été compromis" ; c'est elle aussi qui indique qu'il quitte Le Broc pour Paris, en 1859 ; il devient marchand de vin à Paris, domicilié "rue neuve Coquenard 32" (9ème arrondissement) ; c'est à cette adresse qu'il meurt le 17.08.1870 ; Jean EUZET "son cousin" (blanchisseur - de la branche d'Ardes) est présent à la déclaration de décès ; avant l'inhumation, le 18, une messe réunit la famille à Notre-Dame de Lorette de Paris ; après son décès, sa veuve est aussi marchande de vin, à Paris, avant de s'installer à Issoire (63) où elle sera domestique pour subvenir à ses besoins ; c'est là qu'elle fera la demande de secours qui permet de connaître l'épisode de 1851 et ses conséquences. "Le Broc". et "Paris".


7ème génération ( "La lignée - génération 17") :

- Jean Claude (fs François et Anne PHELUT) Dans plusieurs actes, il est indiqué avec le seul prénom de Jean ; 23.04.1839 (indiqué 23 août dans l'acte de mariage), à Ardes ; signalé au recensement d'Ardes de 1841, avec son grand-père Jean EUZET (boulanger), son père François EUZET (boulanger), sa mère Anne PHELUT (patronyme écrit FELUT) et un ouvrier boulanger Jean MICOT ; dans ce recensement, le patronyme EUZET est écrit HUZET ; signalé au recensement d'Ardes de 1846, avec son père (boulanger), sa mère et son grand-père Jean EUZET, celui-ci étant seulement indiqué comme "père du chef de ménage" ; signalé au recensement d'Ardes de 1851, avec son père (boulanger) et sa mère, "vivant du travail de son mari" ; la famille n'est plus indiquée au recensement d'Ardes de 1856, ce qui laisse supposer qu'ils sont déjà à Paris ; x Anne (parfois écrit Anna) PIGNOL, le 03.05.1862, à Paris ; pas de Cm ; il signe ; domicilié chez ses parents quand il se marie (28, rue Muller) ; présents au mariage : Etienne EUZET, son cousin, et Jean Félix PHELUT, propriétaire, 47 ans, domicilié 19 rue Rochechouart, son cousin ; domicilié "rue Rochechouart, 35" (9ème arrondissement), en 1865-1866 ; domicilié "rue Bochard de Saron, n 4" (9ème arrondissement), en 1871 ; pelletier (en 1862) ; apprêteur de linge (en 1865) ; blanchisseur (en 1870) ; il est présent à la déclaration de décès de son père, en 1865 et à celle de Germain EUZET (branche du Broc-Issoire, en 1870) ; + 19.10.1872, à Paris, à son domicile, ""rue Bochard de Saron, n 4" ; les déclarants sont Henri COURTIAL (qui habite dans la même maison) et Hyacinthe SABLEREAU (tourneur en métaux, mari d'Elisabeth EUZET) qui signent. Paris


- François 1 (fs d'Etienne et de Louise MORIN) ; 11.11.1843, à Ardes ; + 21.05.1845, à Ardes.

-
Elisabeth (fa d'Etienne et Louise MORIN) ; 10.06.1846, à Ardes ; elle est signalée (prénom Elisa) au recensement d'Ardes de 1856, avec ses parents ; elle habite en 1866, à Paris (avec ses parents), "rue des dames Batignolles 102" (17ème arrondissement) ; couturière ; x Hyacinthe Louis Charles SABLEREAU, le 14.07.1866, à Paris (17ème arrondissement) ; pas de Cm ; elle signe ; présence au mariage de son cousin, Jean Claude EUZET (blanchisseur). Paris

- Marie (fs d'Etienne et de Louise MORIN) ; 13.09.1851, à Ardes ; + 10.04.1853, à Ardes.

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François 2 (fs d'Etienne et de Louise MORIN) ; 18.10.1853, à Ardes ; + 03.08.1855, à Ardes.


Conclusions

A l'occasion des dépouillements des registres paroissiaux de cette région, on a pu constater que, sous l'Ancien Régime, la graphie du nom a pu varier entre UZET, HUZET et EUZET. Par contre, la forme AUZET, si caractéristique du Languedoc et surtout des Alpes, du Vaucluse et de la Provence, ne s'y trouve pas ; c'est probablement pour éviter des confusions avec le patronyme AUZAT qui est fréquent à Ardes et dans la région (un mariage EUZET-AUZAT est d'ailleurs enregistré à la cinquième génération). Plus simplement, c'est probablement lié à la prononciation qui n'est pas celle du Bas-Languedoc. Comme nom proche, on trouve aussi des TOUZET, des LIZET, des LUZUY ou LUZAY. La plupart des EUZET signent et leur signature est ferme et bien faite, ce qui suppose un certain niveau social.

Du côté des TRIOULLIER, les registres paroissiaux montrent qu'entre 1699 (le baptême d'une Florence TRIOULIER, fille d'Estienne, "notaire d'Ardes", le 9 février) et 1844 (le décès du notaire Barthélémy TRIOULLIER , le 5 août), c'est toute une famille de procureurs, de praticiens et de notaires : deux autres Barthélémy en 1745, 1759 et 1768, Joseph en 1759 ; François en 1769, Joseph Barthélémy en 1823, Romain (Romarin ?) en 1828, plus toute une série d'alliances avec les familles du monde de la justice. (Voir aussi dans
la suite 1, le relevé du notariat des TRIOULLIER, de 1675 à 1875, 200 ans de minutes déposées aux AD 63)

Ajoutons qu'Etienne EUZET était parrain au baptême d'un fils d'une Marguerite TRIOULLIER, le 15 août 1751. Tous ces éléments confirment la piste professionnelle entre les EUZET et les TRIOULLIER. Certes, ce patronyme est relativement commun à Ardes mais il est troublant de constater que Joseph GIZARD et Pierre VACHER, respectivement veufs d'Agathe EUZET et d'Anne EUZET, aient épousé deux soeurs TRIOULLIER, Anne et Marie, filles de Barthélémy.

Pour autant, l'examen des professions d'Etienne, de Germain et de Claude EUZET, sur trois générations, montre que, très rapidement, les EUZET d'Ardes ont trouvé d'autres voies auprès de "son Altesse Sérénissime Monseigneur le Prince de CONTY", ainsi qu'il est indiqué dans certains actes de baptême ou de décès. Gardes forestiers, concierges du château et gardiens de la prison, ce sont des fonctions qui montrent la confiance du prince puis de la jeune République mais qui marquent aussi que cette branche s'est rapidement écartée des professions notariales ou judiciaires et des offices. A partir de la cinquième génération, l'artisanat domine avec les métiers de boulanger et de cordonnier.

A noter aussi des décès à des âges relativement jeunes, spécialement pour les femmes : Elisabeth meurt à 35 ans, en 1762, ses deux soeurs, Agathe et Anne, meurent aussi jeunes, la deuxième à 35 ans, en 1755, une première Catherine meurt à 35 ans, en 1789, une deuxième Catherine meurt à 31 ans, en 1815 et une troisième Catherine meurt à 15 ans, en 1836. Cette mortalité explique certainement des mariages plus tôt que dans le Bas Languedoc, aux mêmes époques.

La fin de cette branche, à Ardes, est relativement brutale puisque les tables décennales de cette commune montrent l'absence totale de naissances et de mariages entre 1854 et 1893. Pendant cette quarantaine d'années, les tables et les BMS ont enregistré seulement des décès, en 1855 (François, à 2 ans), en 1861 (Marie, veuve de Pierre BRUGIERE, à 82 ans) et en 1873 (Jean Giraud, à 75 ans et Jean, à 82 ans). Ceci est confirmé par le site Internet "la carte de France de votre Nom de Famille" : il n'y a aucune naissance d'EUZET, non seulement à Ardes mais aussi dans le Puy-de-Dôme, entre les années 1891 et 1965. Il y a, cependant, une naissance dans ce département, entre 1966 et 1990. La conclusion est donc claire : cette branche des EUZET a quitté Ardes puis le département dans la deuxième partie du XIXe siècle, après un "passage" de 200 ans environ. Les points de chute sont Le Broc (63), Issoire (63), Nancy (54) et Paris (75). On voit ainsi que les départs de ces auvergnats vers Paris ont commencé dès la cinquième génération et ont continué aux générations six et sept. Quant au départ initial vers le Broc, ils s'est produit aussi à la cinquième génération mais cette destination n'a constitué qu'un relais vers Issoire et Paris. Il y a surtout un déplacement massif vers la capitale, soit directement soit par l'intermédiaire du Broc et d'Issoire. Tous ces départs se sont produits après la Révolution, au XIXème siècle. A la septième génération, il n'y a plus de garçons EUZET nés à Ardes et la dernière fille part à Paris avec ses parents ; à la huitième génération, il n'y a plus personne.



Questions

Il reste à savoir ce qu'est devenu Pierre EUZET (né en 1797) de la cinquième génération. Parti à Issoire ? (voir les questions posées par le recensement d'Issoire, en 1836 :
"Issoire"), ou parti à Paris, comme ses frères François et Antoine ? (voir "Paris")

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Les lignées issues de l'Hérault

Ardes-sur-Couze (suite 1)

Ardes-sur-Couze (suite 2)