La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

La branche du Broc.
(T 24)



Pour mieux situer les EUZET du Broc, il est suggéré:

1/ De se reporter au dossier des EUZET de Madriat et d'Ardes: "Ardes-sur-Couze"
2/ De retrouver les EUZET du Broc dans la généalogie de la lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc, du XIVème siècle au XXIème siècle (générations 15 à 17 ) : "La lignée".
3/ De voir la suite de ce dossier dans Issoire.



Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : vers, environ
AD : Archives départementales

















La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.

La présentation du lieu.

Le château du Broc
(photo J.C.E. du 10 juillet 2004)

L'état des connaissances

1ère génération (
"La lignée - génération 15" ) :

- Jean (fs Claude et Marie PRADIER) 16.09.1793, à Ardes (63) ; x Marie ACHARD (d'Issoire), le 10.04.1823, à Issoire ; il habite Ardes quand il se marie ; il signe ; présent au mariage : Jean EUZET, 32 ans, serrurier à Ardes, frère de l'époux ; ses trois premiers enfants naissent au Broc, respectivement en 1824, 1825 et 1827 ; il est signalé au recensement du Broc de 1836 comme boulanger, avec son épouse, leur fils Germain et leurs filles Gabrielle Françoise et Jeanne ; leur fils Jean Germain naît au Broc en 1837 ; il est signalé au recensement du Broc de 1841 comme boulanger, avec son épouse, leurs deux fils Germain et leurs filles Françoise et Jeanne ; il est signalé au recensement du Broc de 1846 comme boulanger, avec son épouse et le plus jeune de ses fils appelé Germain ; il est signalé au recensement du Broc de 1851 comme boulanger, avec son épouse, leurs deux fils Germain (dont le plus âgé est aussi boulanger), leur belle-fille Marguerite BROSSEL et leur petit-fils Jean Baptiste ; le couple n'est pas signalé au recensement du Broc de 1856, la boulangerie étant tenue par Germain EUZET, son fils le plus âgé ; il est veuf, le 21.08.1856 ; signalé au recensement d'Issoire de 1861, comme boulanger, "rue du Ponteil", quartier de l'Horloge ; le recensement précise qu'il est habitant seul ; il habite Issoire en 1865 ; + 13.11.1875, à Issoire, "dans son domicile sis boulevard de la Halle", veuf, ancien boulanger ; la déclaration est faite par Jean Baptiste EUZET (son petit-fils, employé au bureau des hypothèques d'Issoire) et Jean CONTOU (armurier à Issoire, petit-fils par alliance) Ardes et Issoire

2ème génération ( "La lignée - génération 16") :

- Gabrielle (fa Jean et Marie ACHARD) 26.02.1824, au Broc (63) : son prénom est uniquement Gabrielle à la naissance, alors qu'elle se fera appeler, plus tard, Françoise Gabrielle, ou même uniquement Françoise ; signalée au recensement du Broc de 1836 (prénom Gabrielle Françoise), avec ses parents, son frère Germain et sa soeur Jeanne ; x Pierre BESSON (d'Issoire), le 01.11.1841, au Broc ; elle est repasseuse quand elle se marie ; les témoins sont tous des habitants du Broc ; domiciliée à Issoire ; signalée au recensement d'Issoire de 1846 (prénom Gabrielle) avec son mari, leur fille Jeanne BESSON, ses beaux-parents (Pierre BESSON, agriculteur, et Jeanne ACHARD) et Germain EUZET "leur neveu" (en fait, le frère de Gabrielle, très probablement Jean Germain qui épousera Jeanne, sa nièce), au "quartier Berbiziale" ; signalée au recensement d'Issoire de 1851 (prénom Gabrielle), avec ses beaux-parents, son mari et leurs deux filles, Marie et Jeanne, "boulevard de la caserne", au quartier de la caserne ; signalée au recensement d'Issoire de 1861 (prénom Françoise), avec son mari, leur fille Jeanne et sa belle-mère, Jeanne ACHARD, veuve BESSON, "boulevard Triozou Bayle", quartier de la gare ; le 13.08.1862, Jean CONTOU (veuf d'Antoinette CHAUVET) se marie avec Marie BESSON (mineure de 19 ans 11 mois) ; celle-ci est autorisée par ses parents, Pierre BESSON et Françoise EUZET, domiciliés à Issoire (Cm, le 04.08.1862, notaire de VARENNES, notaire d'Issoire) ; signalée au recensement d'Issoire de 1866 (prénom Françoise), avec son mari, sa belle-mère, Jeanne ACHARD, veuve BESSON, et un ouvrier, Joseph BOUQUET, "boulevard de la caserne - rue du Mas", quartier de la gare (le recensement ne permet pas de savoir à quelle maison commence la rue du Mas et, à la page qui suit, on trouve le boulevard Triozou-Bayle) ; signalée au recensement d'Issoire de 1872 (prénom Françoise), avec son mari et sa belle-mère, Jeanne ACHARD, veuve BESSON, "boulevard de la caserne - route du Mas", quartier de la gare (le recensement ne permet pas de savoir à quelle maison commence la route du Mas) ; veuve, le 06.09.1879 ; signalée au recensement d'Issoire de 1881, veuve BESSON (prénom Gabrielle) avec Jeanne BESSON, veuve EUZET (sa fille, veuve de Jean Germain EUZET depuis le 07.06.1878), "rue de la Halle", quartier de la Halle ; Marie BESSON, épouse de Jean CONTOU décède le 21.02.1896, à Issoire, et l'acte indique qu'elle est la fille de feu Pierre EUZET et de Françoise EUZET (qui est donc en vie à cette date) ; l'état civil en ligne d'Issoire n'indique pas son décès jusqu'en 1907. "Issoire".

Jeanne (fa Jean et Marie ACHARD) 18.05.1825, au Broc ; x1 Joseph LAROUX, le 18.02.1846, au Broc ; elle signe ; signalée au recensement d'Issoire de 1846 avec son mari, ses beaux-parents, leur fils Louis LAROUX (frère de Joseph) et un ouvrier serrurier, "quartier du Ponteil" ; signalée au recensement d'Issoire de 1851, avec son beau-père (veuf), son mari, leur fille Anne LAROUX et un domestique, Marie GIRARD, "rue du Pontel", quartier du Pontel ; signalée au recensement d'Issoire de 1856, avec son mari et leur fille Anne, "rue du Ponteil", quartier du Ponteil ; le ménage qui suit est celui de son beau-père, Benoît LAROUX et de sa nouvelle épouse, Marthe VESSIÈRES ; veuve, le 22.08.1858 ; x2 Francis EMERY, le 18.02.1873, à Neuilly (Seine), aujourd'hui Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) ; pas de Cm ; elle habite à Neuilly, "4, rue de Longchamps" quand elle se remarie et elle est couturière ; son père a écrit son consentement par acte passé en brevet, le 23.01.1873 (notaire VARENES, d'Issoire) ; au mariage, sont présents pour elle : Théophile DESBORDES (32 ans, employé en vins à Neuilly, habitant au 4, rue de Longchamps) et Jean COISSARD (53 ans, jardinier, habitant au 27, rue Perronet, à Neuilly, son cousin) ; elle signe EUZET ; + 25.08.1902, à Neuilly-sur-Seine, "en son domicile rue Perronet n 51" ; la déclaration est faite par Anaïs LAROUX, femme DESBORDES, blanchisseuse, habitant à la même adresse, sa fille, et par Mélanie CHAMBORD, veuve ZAHN, 60 ans, employée demeurant à Paris, rue Cambon n 18, sa petite nièce par alliance. "Issoire". et "Paris".

- Germain (fs Jean et Marie ACHARD) ; 23.07.1827, au Broc (63) ; boulanger au Broc, de 1849 (environ) à 1859 (au plus tard) ; signalé au recencement du Broc de 1836, avec ses parents et ses deux soeurs ; signalé au recencement du Broc de 1841, avec ses parents, son frère Germain (donc indiqué avec le même prénom) et ses deux soeurs ; x Juliette (écrit aussi Juillette, Jullette ou Guillette) Marguerite BROSSEL, le 14.02.1849, à Ardes-sur-Couze (63) ; il habite au Broc quand il se marie ; signalé comme boulanger au recencement du Broc de 1851, avec ses parents, son frère Germain, son épouse et leur fils, Jean Baptiste ; sous le coup d'un mandat d'arrêt à la suite du coup d'état de 1851 (décerné par le juge d'instruction, le 4 ou le 5 décembre) ; pour éviter d'être emprisonné, il fuit et se cache dans la campagne pendant quatre mois (décembre 1851, janvier, février, mars 1852 ; fatigué et malade, il se présente à la maison d'arrêt d'Issoire, le 19.03.1852 où il est écroué ; le 20.03.1852, il est libéré sans avoir été interrogé, sur ordre du sous-préfet ; selon Juliette BROSSEL qui raconte cet épisode (en 1880, pour une demande de secours réservés aux victimes du coup d'état) : "cette fuite, l'abandon pendant quatre mois de la boulangerie, ont occasionné de grandes dépenses et ont porté à la position d'EUZET et de sa famille une atteinte si grave que leur avenir a été compromis" ; signalé comme chef de ménage au recencement du Broc de 1856, avec son épouse et leur fils, Jean Baptiste ; dans le dossier de demande de secours, c'est encore Marguerite BROSSEL qui indique qu'il quitte Le Broc pour Paris, en 1859 ; il devient marchand de vin à Paris, domicilié "rue neuve Coquenard 32" (9ème arrondissement) ; c'est à cette adresse qu'il meurt le 17.08.1870 ; Jean EUZET "son cousin" (blanchisseur - de la branche d'Ardes) est présent à la déclaration de décès ; avant l'inhumation, le 18, une messe réunit la famille à Notre-Dame de Lorette de Paris ; après son décès, sa veuve est aussi marchande de vin, à Paris, avant de s'installer à Issoire (63) où elle sera domestique pour subvenir à ses besoins ; c'est là qu'elle fera la demande de secours qui permet de connaître l'épisode de 1851 et ses conséquences. "Paris".

- Jean Germain (fs Jean et Marie ACHARD) 16.12.1837, au Broc (63) ; x Jeanne Anne BESSON (fa Gabrielle EUZET et Pierre BESSON, d'issoire), le 28.11.1865, à Issoire ; dispense de parenté entre oncle et nièce (en fonction du décret impérial du 01.101865) ; Cm le 23.11.1865 (notaire AUDIBERT, d'Issoire) ; il signe ; présent au mariage : Jean EUZET, son oncle, 75 ans, sans profession, demeurant à Ardes ; plâtrier ou encore plâtrier-peintre ; domicilié à Issoire ; parfois appelé simplement Germain dans les actes d'état civil d'Issoire ; une facture du 07.10.1876 indique en en-tête : "Papiers peints à Issoire - G. EUZET et BESSON - Boulevard de la caserne - Plâtrier et peinture" (collection DELCAMPE, au 09.05.2015) ; cet imprimé montre donc l'adresse professionnelle, cependant que le nom de BESSON est celui de Pierre, son beau-père, lui-même plâtrier au "Quartier de la caserne" ; signalé au recensement d'Issoire de 1876 comme plâtrier, avec son épouse (prénom Eugénie, lingère), Jeanne ACHARD, veuve BESSON (grand-mère de son épouse) et un ouvrier plâtrier, Joseph LAUBY, "boulevard de la Halle" ; + 07.06.1878, à Issoire, dans son domicile "sis boulevard de Halle", à 40 ans 5 mois ; les déclarants sont deux voisins et amis ; son prénom est écrit Jean-Germain, son métier est toujours plâtrier, peintre et son épouse est Jeanne BESSON. "Issoire".

3ème génération ( "La lignée - génération 17") :

- Jean Baptiste (fs Germain et Marguerite Juillette BROSSEL) 24.06.1850, au Broc ; x Marguerite ARNAUD, le 30.04.1872, à Issoire (63) ; Cm le 28.04.1872, notaire Etienne de VARENES, d'Issoire ; présent au mariage : Germain EUZET, 35 ans, oncle du marié ; il demeure à Paris quand il se marie et il est domicilié "rue neuve Coquenard n 23", le 15.02.1871 (au lieu du n 32 indiqué au décès de son père, en 1870 : l'un des deux numéros est donc erroné) ; domicilié à Issoire ; bijoutier à Paris quand il se marie en 1872 (mais indiqué comme marchand de vin en 1871) ; bijoutier à Issoire, le 05.06.1874 ; le 28.07.1875, il est un des nombreux Issoiriens "qui ont contribué aux offrandes pour venir au secours des inondés de nos provinces méridionales" ; dans la liste des souscripteurs, son nom est indiqué pour un montant de 50 centimes (Le Moniteur d'Issoire) ; employé au bureau des hypothèques, le 13.11.1875 quand il déclare le décès de son grand-père, Jean EUZET, et le 17.05.1876 ; signalé au recensement d'Issoire de 1876 comme employé, avec son épouse et leurs deux enfants, Anne et Germain, "rue du Pont" ; signalé au recensement d'Issoire de 1881 comme épicier, avec son épouse et leurs deux enfants, Anna et Germain, "rue de la Berbiziale", quartier de la Berbiziale ; signalé au recensement d'Issoire de 1886 comme épicier, avec son épouse et leurs trois enfants, Anna, Germain et Léonie, "rue Berbiziale" ; il est l'un des 22 assesseurs, le 23.02.1887, pour l'organisation de la cavalcade au profit des pauvres, à Issoire (Le Moniteur d'Issoire) ; en 1886-1887-1888, il est trésorier de la société de gymnastique d'Issoire, l'Issoirienne (Le Moniteur d'Issoire des 17.11.1886, 09.02.1887 et 23.11.1887) ; le 16.09.1887, "un individu vêtu d'une blouse bleue et d'un chapeau de paille, s'est présenté chez MM. PEGHOUX, boulanger, et EUZET, épicier, domiciliés rue de la Berbiziale, et a donné, en paiement de petits achats, des pièces de 5 francs en plomb, fort bien imitées, à l'effigie de Victor-Emmanuel et portant le millésime de 1872. Ces deux pièces ont été déposées au commissariat de police. Cet individu a été vainement recherché." (Le Moniteur d'Issoire du 21.09.1887) ; signalé au recensement d'Issoire de 1891 comme épicier, avec son épouse et leurs trois enfants, Anna, Germain et Léonie, "rue de la Berbiziale", quartier de la place ; le 26.08.1891, sa fille Léonie (7 ans), meurt asphyxiée dans l'incendie de son épicerie et de sa maison, "76, rue Berbiziale", à Issoire - voir à l'article de Léonie (Le Moniteur d'Issoire) ; épicier quand il décède ; + 06.01.1895, à Issoire, "dans sa maison rue de la Berbiziale" "Issoire". et "Paris".



Conclusion

Les recensements du Broc constituent une bonne photographie de la situation : dans les recensements de 1836, 1841, 1846 et 1851, il y a uniquement la famille du boulanger Jean EUZET puis, seulement dans celui de 1851, c'est au tour de la famille de son fils, le boulanger Germain EUZET. Il n'y a plus personne dans les recensements de 1861 et 1866. Ainsi, du premier coup d'oeil, on voit bien que, pour les EUZET d'Ardes-sur-Couze, Le Broc a constitué une "commune-relais", l'étape suivante étant Issoire. D'ailleurs, celle-ci semble avoir joué le même rôle, le débouché étant, cette fois, la capitale, Paris. On peut alors se demander pourquoi Clermont-Ferrand, la grande ville régionale, n'a eu aucune influence dans cette mobilité familiale. Il serait intéressant de comparer avec d'autres parcours familiaux.

Questions

Existe-t-il un livre sur l'histoire de cette commune ?

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Les lignées issues de l'Hérault

Le Broc (suite 1)

Le Broc (suite 2)

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