La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

La branche de Puéchabon.
(T 19)



Pour mieux situer les EUZET de Puéchabon, il est suggéré:

1/ De regarder le schéma de la lignée et de ses branches dans le fichier appelé " Les lignées issues de l'Hérault" .
2/ De retrouver les EUZET de Puéchabon dans "La lignée" (générations 13 à 17) :



Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
AD : Archives départementales










1/ La présentation du lieu.
2/ L'état des connaissances.
3/ Le recensement de 1901
4/ Familles de Puéchabon, dans les années 30
5/ Questions

1/ La présentation du lieu

Carte de Cassini

Sur la carte de CASSINI (XVIIIe siècle), on voit Saint-Sylvestre des Brousses (son église), Montcalmès (son hameau), Lavène (son hameau) et Cournon ou Saint Jean de Combajargues (son mas), quatre lieux dans la mouvance du village de Puéchabon, qui se trouve à 40 km de Montpellier, 25 km du Triadou, 16 km de Saint-Martin-de-Londres, 9 km de Viols-le-Fort et 5 km d'Aniane. Dans son livre sur les abbayes bénédictines d'Aniane et Gellone (c'est-à-dire, pour cette dernière, Saint-Guilhem-le-désert, que l'on voit sur la carte), le chercheur Christian PIOCH étudie l'histoire de Puéchabon, par rapport à l'abbaye d'Aniane : "Le contrôle par Aniane de cette butte stratégique de Puéchabon s'effectua néanmoins par étapes et s'accéléra quand l'abbaye vit sa concurrente gellonaise s'implanter à Saint-Martin-de-Londres." Il décrit ainsi le détail des cessions et des échanges depuis la donation du domaine de Combajargues (le mas de Cournon) de Charlemagne à Aniane, peu avant 800, jusqu'aux ultimes "directes" nobles qui ne sont passées entre les mains de l'abbaye qu'en 1416-1432. Quant à Jean-Marie AMELIN, voici comment il donnait ses impressions sur le village (en 1827), dans son livre, "Guide du voyageur dans le département de l'Hérault, ou esquisse d'un tableau historique, pittoresque, statistique et commercial de ce département : " (...) Sa population est de 850 à 900 habitans. La contenance totale de cette commune est de 3493 hectares 90, presqu'entièrement en bois ; aussi y fait-on beaucoup de charbon ; c'est la principale industrie du canton. On y fait aussi quelques essences : il y a trois établissements qui s'en occupent et trois ouvriers. Le village a beaucoup de pauvres. (Pour s'en faire une idée, il ne faut que se rappeler que les pauvres habitans de St-Guilhem ne parlent d'eux qu'en disant : ce sont les pauvres de Puéchabon) Aux environs, en approchant de Viols, se trouve un marbre moucheté de blanc et de jaune : il n'est pas exploité. On y rencontre également un bon nombre de plantes. Les moeurs n'y offrent rien de particulier ; les paysans y sont, ainsi que presque partout, fort attachés à leurs intérêts. Nous quitterons Puéchabon, ses charbonniers, son bon charbon, (...)

(à compléter)

2/ L'état des connaissances

Grâce aux travaux généalogiques très complets du chercheur Henri FOURNOL, nous avons une vue précise de la situation des EUZET dans ce village. En plus, ses recherches ont été complétées par les relevés du chercheur Jean-Louis CRESPIN sur Aniane. Enfin, nos propres recherches ont permis de relier l'arrivée du premier EUZET dans ce village à la lignée du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc, via le Triadou, Viols-le-Fort et Saint-Martin-de-Londres.



Un EUZET de Viols-le-Fort, au XVIIe siècle

En fait, avant l'arrivée du premier EUZET, Joseph, fils de Jean EUZET et de Jeanne GARONE, en 1738, un autre EUZET s'était installé à Puéchabon. En effet, le 9 novembre 1626, Etienne EUZET "habitant du lieu de Viols, résidant à présent au lieu de Puéchabon" a signé un compromis avec Etienne DUPIN, de Puéchabon. Un peu avant, le 25 février 1626, le même Etienne EUZET avait emprunté une somme à Jean AUTIE, de Puéchabon. Or, à cette date, il est dit "habitant du lieu de Viols", sans plus de précisions. Il semble donc qu'il se soit installé à Puéchabon entre février et novembre 1626, venant de Viols-le-Fort. Il n'a probablement pas eu de descendance sur place, d'après les registres paroissiaux de Puéchabon, où lui-même n'est d'ailleurs pas signalé (mais il manque des pages). Cet Etienne est certainementement le frère de Jean vieux, du mas de Prax. (voir Viols-le-Fort et la génération 9 de La lignée)


Etienne EUZET, de Viols-le-Fort
en 1626


Une EUZET d'Aniane, au XVIIIe siècle

Un autre contact a eu lieu entre Puéchabon et les EUZET de la même lignée, par l'intermédiaire des SANIER . En effet, le 8 février 1725, Marguerite EUZET d'Aniane a épousé, à Aniane, Joseph SANIER de Puéchabon. Elle était née le 17 juin 1704 à Aniane, où elle est morte le 17 février 1736 . C'était la fille de Pierre EUZET, cordonnier, et de Jeanne ESTIVAL, c'est-à-dire la même lignée du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc, branche de Viols-le-Fort, via le mas de Prax, installée à Aniane puis à Montpellier (voir Aniane, Montpellier et La lignée, génération 12) .


Une branche venue de Saint-Martin-de-Londres, au XVIIIe siècle

Génération 1.

Génération 2.

Génération 3.

Génération 4.

Génération 5.



Il y a quelque chose de "magique", de circulaire, en ce qui concerne la branche des EUZET de Puéchabon. Entre l'arrivée du premier Joseph et le départ du dernier Joseph, 140 années se sont écoulées (de 1738 à 1878). Il n'y avait pas d'autres EUZET avant le premier, il n'y en a plus eu après le dernier de cette branche des EUZET du Triadou. Entre 1738 et 1878, la branche de ces EUZET s'est épanouie sur cinq générations mais le seul descendant mâle du premier Joseph a été le dernier Joseph. Tous les autres rameaux se sont éteints très rapidement et, toujours sur place, à Puéchabon. C'est donc un cycle complètement fermé sur lui-même (sauf, les descendances féminines mais que l'on n'examine pas ici, puisque ce que l'on suit, c'est le nom. En réalité, après le dernier Joseph, parti à Toulouse, il y a eu une dernière représentante EUZET qui est restée à Puéchabon et qui y a fini sa vie, c'est Célestine, la soeur de ce dernier Joseph. Son décès se situe en 1934. Ce sont donc 196 années de présence continue des Euzet de cette branche dans ce village. De plus, si l'on prend en compte la période pendant laquelle les descendants du dernier Joseph ont encore fait des séjours d'été dans la maison ancestrale, de 1934 à 1959 (année de la vente de cette maison), c'est 221 ans de présence des EUZET dans cette commune.


La "vue générale aérienne" de Puéchabon.
(la maison dans un cercle était celle des EUZET)

Les prénoms sont des signes qui ne trompent pas quand on veut suivre les cheminements d'une branche ou d'une lignée, au moins jusqu'en 1900. Souvent, le "fondateur" qui s'installe dans un nouvel endroit donne pour longtemps le ton à sa descendance, en ce qui concerne les prénoms. C'est le cas pour Puéchabon avec le prénom Joseph :
- Joseph "1", le fondateur, né à Viols-le-Fort et originaire de Saint-Martin-de-Londres (voir les pièces justificatives dans la partie "méthodes" de "La lignée".
- Joseph "2", le fils aîné de Joseph "1", à la deuxième génération.
- Joseph "3", le fils de Joseph "2", à la troisième génération.
- Joseph Stanislas "4", à la quatrième génération.
- Joseph Stanislas "5", Marie Joseph "6", Marie Joséphine Stéphanie, Marie Joséphine Olimpe et Joséphine Marguerite Angéline, tous et toutes à la cinquième génération.
- le prénom Joseph va encore se retrouver deux fois à la sixième génération (mais en deuxième position) et une fois à la septième génération (mais en troisième position et raccourci en José), pour les descendants de Marie Joseph "6", hors Puéchabon. Ce prénom est donc un fil rouge que l'on retrouve sans discontinuité, jusqu'à aujourd'hui. C'est un bon exemple qui démontre que les indices par les prénoms sont pleins de sens quand on tente de remonter une lignée pour laquelle il manque les sources d'archives habituelles.


Génération 1 (génération 12 La lignée)

Joseph (fs Jean et Jeanne GARONNE) ) 02.05.1714, à Viols-le-Fort ; il apprend le métier de cordonnier, pendant un an et demi, à partir du 12.10.1733, à Viols-le-Fort, auprès de Blaise SERANNE (ou SERANE) ; en effet, à cette même date, Jean EUZET, père de Joseph (habitant Saint-Martin-de-Londres), conclut un contrat d'apprentissage pour son fils avec ce cordonnier de Viols-le-Fort ; le prix est de 55 livres dont il paye la moitié immédiatement et il promet de payer le restant à la moitié de son terme ; pour l'assurance de cette opération, Jean EUZET oblige ses biens présents et à venir et se soumet aux rigueurs de justice et par exprès au petit scel royal de Montpellier ; l'acte est passé à l'étude du notaire, en présence de Marcelin PLAGNIOL et de Guillaume PAUL (habitants de Viols-le-Fort), qui signent mais les parties ne savent pas signer (notaire Pierre MARRE, de Viols-le-Fort) ; il habite à Puéchabon à partir de 1738 environ (probablement chez le cordonnier Jean DUPIN, père de Marguerite DUPIN) mais, quand il est parrain d'un enfant naturel reconnu (Joseph GAILHAC, fils de François et de Marguerite DUPIN, le 03.11.1739), il est dit "de Saint Martin de Londres", comme son père qui a acheté une maison dans cette paroisse ; le 11.03.1743, son père fait son testament dans lequel il est indiqué qu'il "donne et legue a Joseph EUZET son autre fils, soixante livres payables dans trois années apres son deces, aussi pour toute la legitime et supplement quil pourra pretendre", l'instituant héritier particulier (notaire Jean Jacques PRUNET, de Saint-Martin-de-Londres) ; Cm, le 26.08.1743, avec Marguerite DUPIN : l'acte indique d'abord qu'il est résident à Puéchabon depuis environ cinq ans et qu'il procède de lui-même, majeur de 25 ans et libre, cependant qu'elle est assistée de son père (Jean DUPIN) et qu'elle a le consentement de sa mère (Elisabeth BALESTIER) ; Jean DUPIN donne à sa fille "une terre vigne close de murailles pierre" qui se trouve dans la paroisse de Puéchabon, au "tenement de Coste Maligne (nom à vérifier) avec les fruits y pendant contenant environ huit journées", confrontant du marin Jean DAUDÉ, du couchant Mathieu COURNON et la draille, plus pour les autres parts les patus ; il donne cette vigne quitte de toutes charges jusqu'au jour du mariage (catholique) ; les mariés en prendront possession le jour des noces ; la pièce a une valeur de 45 livres ; la fiancée apporte aussi en augmentation de dot et en hoirie, "une bague d'or, une boucle de ceinture et un clavier d'argent" ; ces bijoux sont appréciés pour une valeur de 45 livres ; Joseph déclare les avoir vus et reçus au profit de Marguerite, pour lui être rendus à elle ou aux siens avec privilège de dot ; Joseph déclre qu'il ne veut donner aucun augment (en cas de prédécès) puisque les parties obligent leurs biens présents et à venir et se soumettent aux rigueurs de justice du petit scel royal de Montpellier ; l'acte est fait et récité à Puéchabon, dans la maison de Jean CONTRESTIN, en sa présence et de celles de Jean EUZET (frère de Joiseph, habitant à la Boissière), Jacques HERMET (négociant, habitant Puéchabon) qui signent avec les parties et Jean DUPIN (notaire Jean Baptiste DUSFOURS, de Saint-Bauzille-de-Putois) ; x Marguerite DUPIN, le 26.11.1746, à Montpellier ; le mariage se fait après la publication sans opposition de deux bans dans les paroisses de Puéchabon et de Saint-Martin-de-Londres, les 13 et 20.11.1746 ; une dispense épiscopale a été accordée pour le 3ème ban et insinuée au registre des insinuations ecclésiastiques ; sont présents : Antoine JAOUL et François ROBERT (maîtres tailleurs d'habits), Etienne JABIOL (garçon apothicaire) et Jean CAUSSE (clerc de la paroisse) qui signent avec Joseph et Marguerite ; aucun parent n'est présent (paroisse Sainte Anne, de Montpellier) ; le couple a cinq enfants qui naissent, respectivement, en 1747, 1749, 1752, 1754 et 1756 ; il est veuf, le 29.08.1757 ; le 13.08.1759, il participe au "conseil de la communauté assemblée en la forme ordinaire par Jacques HERMET, premier consul" ; il signe avec les autres chefs de famille pour une résolution visant à permettre la vente d'une coupe de bois, nécessaire pour financer les travaux de la paroisse et à cause des dégradations faites à ces bois par les habitants d'Aniane et de Saint-Jean-de-Fos (registre des délibérations consulaires) ; + 23.08.1769, à Viols-le-Fort. Viols-le-Fort (génération 6) et Saint-Martin-de-Londres

La signature de Joseph EUZET, le 12.08.1749 pour le baptême de sa fille Elisabeth
(il signe parfois en ajoutant son prénom : voir, par exemple, son contrat de mariage dans la "suite 1")


Génération 2 (génération 13 La lignée)

Joseph (fs Joseph et Marguerite DUPIN) 30.09.1747, à Puéchabon ; héritier de sa grand-mère, Elisabeth BALESTIER épouse de Jean DUPIN, par son testament du 03.09.1761 reçu par le notaire Jean GAILHAC, d'Aniane (indiqué dans la quittance du 17.12.1773 avec son frère Jean) ; il tient en afferme les biens de ses grands-parents maternels (Elisabeth BALESTIER et Jean DUPIN), pour son frère Jean, à partir du 24.12.1768 (indiqué dans la quittance du 17.12.1773 avec son frère Jean) ; Cm, le 31.12.1770, avec Jacquette PIOCH (fa de Pierre et de Marie COURNON) : le régime est dotal ; Pierre PIOCH constitue en dot à sa fille une pièce de terre, champ et olivette, au taillable de Puéchabon, tenement de Surgens, de contenance d'environ une ceterée, d'une valeur de 99 livres, confrontant du levant le chemin et du marin un autre chemin ; Joseph EUZET en prendra possession et jouissance après le décès de Pierre PIOCH ; il lui constitue encore une somme de 500 livres, étant convenu que "les fiancés vivront ensemble au même pot et feu dans la maison dudit PIOCH pendant quatre années", à compter de ce jour ; pendant cette période, la gestion sera commune entre les mariés et ledit PIOCH, à l'exception de la feuille des mûriers et de l'huile qui en proviendra et qui appartiendront à Joseph EUZET ; en cas de séparation des mariés et s'ils voulaient vivre ailleurs, PIOCH devra leur payer l'intérêt des 500 livres sur le pied de l'ordonnance et il ne pourra être forcé de payer les 500 livres que dans le délai de 4 ans à partir de ce jour ; Marie COURNON constitue en dot sa fille une somme de 100 livres, sans intérêt, à payer après son décès ; Jacquette PIOCH se constitue en dot, du consentement de son père, la somme de 100 livres à laquelle sont évaluées "les dorures et nipes qu'elle a devers elle" ; Joseph EUZET les tient pour reçus et il reconnaît cette somme, l'assure en faveur de sa fiancée sur tous ses biens présents et à venir, "pour les rendre ou lesdites dorures et nipes en nature le cas arrivant a qui de droit appartiendra" ; il promet de faire pareille reconnaissance lorsqu'il recevra le paiement des autres sommes constituées ; pour l'observation de ces clauses, les parties obligent et hypothèquent leurs biens et les soumettent aux rigueurs de la justice ; l'acte est fait en l'étude, en présence de Guillaume GRANIER (de Puéchabon), Jean FESQUET (marchand parfumeur) et Jean FARE, fils de Joseph, d'Aniane, qui signent avec Joseph EUZET ; les autres parties ne savent pas signer (notaire Jean GALHAC, d'Aniane) ; x Jacquete PIOCH, le 17.01.1771, à Puéchabon ; agriculteur ; le 14.02.1773, il paye 199 livres à Jean GRANIER, faisant pour son père Louis GRANIER, voiturier ; Joseph EUZET paye cette somme en tant qu'héritier de Jean DUPIN, son grand-père maternel, suivant son testament reçu par le notaire Jean GALHAC ; Louis GRANIER était lui-même héritier de Jacques GRANIER, lequel suite à deux contrats des 08.04.1734 et 12.08.1738 (notaire Jean BONNAL, d'Aniane) avait fait condamner Jean DUPIN devant les officiers ordinaires de l'abbaye, le 08.03.1764 ; suite à ce règlement, les parties obligent et hypothèquent leurs biens et les soumettent à toute rigueur de justice ; l'acte est fait en l'étude, en présence de François MONREAU (huissier à Aniane) et Joseph JOULLIÉ (tailleur d'habits, à Saint-Jean-de-Fos) qui signent avec les parties (notaire Jean GALHAC, d'Aniane) ; le 17.12.1773, il paye 120 livres à son frère Jean, représentant les intérêts des sommes dues sur les hérédités de leurs grands-parents maternels (Elisabeth BALESTIER qui en avait fait son héritier par son testament du 03.09.1761 et Jean DUPIN) et sur l'afferme des biens qu'il tenait pour son frère Jean (olivette, vigne, jardin et maison) depuis le 24.12.1768 ; cette afferme s'achèvera le 24.12.1773 ; ce paiement de 120 livres couvre tout ce qui devait être payé ; ils obligent et hypothèquent leurs biens et les soumettent aux rigueurs de justice ; l'acte est fait en l'étude, en présence d'Etienne LABEILLE (de Puéchabon) et de Joseph DUPIN (du masage de Lavène) qui signent avec Joseph EUZET ; Jean EUZET ne sait pas signer (notaire Jean GALHAC, d'Aniane).

"Au commencement de 1783, le conseil du roi autorisa la vente du quart de réserve. (des coupes de bois communaux) "L'adjudication eut lieu le 14 octobre ; les bois furent achetés par EUZET, de Puéchabon, au prix de 89100 livres" (L'Histoire de Puéchabon par l'abbé Emile BOUGETTE) ; en 1786, il fait un procès à Jacques CONTRESTIN, pour propos calomnieux, devant les officiers ordinaires de la temporalité de l'abbaye d'Aniane ; en effet, une terre appartenant à Jacques CONTRESTIN (de Puéchabon) s'est éboulée dans un champ lui appartenant, dit "champ des combes", au "tenement de Planavié", confrontant du terral et du marin Antoine CONTRESTIN, du narbonne le chemin de Saint Sylvestre, du grec Jacques CONTRESTIN ; il explique que le 06.04.1786, il a rencontré Jacques CONTRESTIN "au plan appelé de la gardette" (la place du village) ; qu'il lui a expliqué "avec douceur" qu'il devait enlever la terre tombée dans son champ mais qu'il avait refusé et l'avait traité de "coquin" et de "voleur", lui disant : "souviens toi que si tu as du bien tu les tiens, du tiers et du quart et surtout des bois de la communauté que tu as volée impunément" ; c'est à cause de ces "injures" qu'il dépose plainte ; l'instruction de celle-ci, instruite à partir du 07.04.1786, montre que sont appelés comme témoins, plusieurs habitants de Puéchabon (Pierre DUPIN fils, PRADAL, Jeanne VIALA épouse de Louis PUJOL, HERMET) mais aucun ne répond à l'asignation le 09.04.1786 ; ils sont à nouveau convoqués le lendemain, sous peine de sanctions, mais la suite du dossier manque ; ces pièces montrent que les EUZET n'étaient pas encore totalement acceptés par la population autochtone et que les jalousies étaient vives, face aux étrangers qui réussissaient (ce que montre, par ailleurs, l'adjudication de 1783)

"Un décret du 14 décembre 1789, institua dans chaque commune un conseil gnral, composé du maire et de plusieurs officiers municipaux (selon le chiffre de la population), formant le corps municipal ; de notables en nombre double des officiers municipaux et qui ne devaient être convoqués que pour les affaires importantes ; d'un procureur de la commune, qui fut appelé plus tard agent national et d'un secrétaire greffier. Ce conseil devait être nommé par les citoyens actifs, c'est-à-dire âgés de vingt-cinq ans et payant une contribution égale à trois journées de travail équivalent à trente sous. Le 24 janvier 1790, eut lieu dans la maison commune, l'élection de la nouvelle municipalité de Puéchabon. Le scrutin donna les résultats suivants : maire, Guillaume TRICOU père ; officiers municipaux, Jean GRANIER, Joseph CARDONNET, Jean-Baptiste GRANIER, André MATHIEU, Joseph TRICOU ; notables, Jean LAZUTTES, Joseph EUZET, Guillaume BALESTIER, Joseph DUPIN, Joseph LAVAL, Pierre BENOIT, Laurent CARDONNET, Jean-Baptiste CAUSSE, Laurent HERMET, Etienne GUIZARD, Guillaume DUPIN et Guillaume MATHIEU ; procureur de la commune, Etienne LABEILLE ; secrétaire-greffier, Guillaume PIOCH. Immédiatement, chacun prêta serment de maintenir de tout son pouvoir la constitution du royaume, d'être fidèle à la Nation, à la loi et au Roi et de bien remplir ses fonctions. Après quoi la municipalité entra en exercice". (L'Histoire de Puéchabon par l'abbé Emile BOUGETTE)

"La loi du 18 février 1800, ayant institué un conseil municipal dans chaque commune, le Préfet nomma le 21 juillet les dix membres qui devaient composer cette assemblée, savoir : Pierre LAZUTTES, Jean TRICOU, Jean GRANIER, Paul CARDONNET, Etienne GUIZARD, Pierre COURNON, Charles BOYER, Joseph EUZET, Jean DUPIN et Fulcrand LAVAL, qui furent installés le 10 août et prétèrent serment en ces termes : Je jure fidélité à la Constitution de l'an VIII. (L'Histoire de Puéchabon par l'abbé Emile BOUGETTE)



Sous la présidence du maire, Etienne LABEILLE, il reste membre du conseil municipal jusqu'à son décès, le 21.12.1805 (mais il ne sera remplacé que le 20.03.1808 par Jacques DESCOURNUT, la municipalité ayant un nouveau maire, Jean LABEILLE) ; le 4ème jour complémentaire de l'an XIII (21.09.1805), il est témoin pour le testament de Louis ANDRÉ, propriétaire à Aniane (notaire Paul Joseph ANTICHAN, d'Aniane) ; il fait son testament, le 30 frimaire an XIV (21.12.1805) : il lègue à son épouse, Jacquette PIOCH, "la jouissance pendant sa vie du quart des revenus de tous mes biens, meubles et immeubles, en quoi qu'ils consistent, sans en rien excepter" (le dossier de l'enregistrement indiquera que la succession est d'un montant de 12660 francs répartis en 1300 francs de mobilier et 11360 francs d'immobilier), "avec lequel legs et celui qui lui sera laissé plus bas, institue ladite PIOCH mon épouse ma légataire usufruitière particulière" ; en second lieu, il lègue à Jean baptiste EUZET, son fils, "sur préciput hors part et sans charge de rapport le quart de tous mes biens meubles et immeubles (...) sous la réserve et conditions suivantes : 1/ Que dudit quart il en sera distrait en faveur d'Elisabeth EUZET ma fille aînée, femme du sieur Jean Baptiste CONTRESTIN, une maison que je possède audit Puéchabon qui confronte la rue, Jean TARDIEU, GAY ou et FOBIS, à laquelle dite Elisabeth EUZET ma fille, je lègue ladite maison aussi par préciput, hors part et sans charge de rapport, pour sur elle en prendre possession et jouissance après mon décès et, 2/ que ladite Jacquette PIOCH, mon épouse, aura l'usufruit du quart de mes biens légués à M. Jean Baptiste EUZET mondit fils, jusqu'àce qu'il ait atteint l'âge de 21 ans, à laquelle époque ledit usufruit cessera et mondit fils jouira alors de l'objet de son legs ainsi qu'il avisera, instituant avec lesdits Jean Baptiste et Elisabeth EUZET mes fils et fille mes héritiers particuliers" ; il révoque ensuite tout autre testament ou disposition à cause de mort qu'il aurait pu faire avant ce testament qui est le seul valable ; l'acte est fait dans sa maison, "auprès du lit où il est détenu malade", en présence de Pierre LAZUTTES (négociant), Joseph CHIOUD (menuisier) Pierre BENOIT père et Pierre BENOIT fils (cultivateurs), tous habitants de Puéchabon qui signent ; lui-même a dicté au notaire ce testament et il signe l'acte d'une signature toujours aussi ferme, alors qu'il décède le même jour (notaire Paul Joseph ANTICHAN, d'Aniane) ; + 30 frimaire an XIV (21.12.1805), à Puéchabon

La signature de Joseph EUZET, le 28.12.1771 pour le baptême de son fils Pierre
(il signe toujours en ajoutant son prénom, contrairement à son père )

Elisabeth (fa Joseph et Marguerite DUPIN) b 12.08.1749, à Puéchabon ; sans profession ; x Guilhaume GRANIER, le 05.07.1770, à Puéchabon, avec dispense de 4ème degré de parenté : "Guilhaume GRANIER et Elisabeth EUZET sont parents au 4 degré provenant l'un et l'autre du nommé André MATHIEU lequel eut un garçon appelé Antoine père de la nommée Jacquette grand-mère de l'impétrant, et une fille appelée Jeanne mère du grand-père de l'impétrante." (série G, aux AD 34) ; une fois la dispense obtenue, le mariage est célébré, en présence de Jean LACAN, Jean ALLEGRE, Pierre LALE et Joseph GRANIER, qui signent avec Guillaume GRANIER ; elle ne sait pas signer ; + 21.05.1829, à Puéchabon, dans sa maison d'habitation, veuve de Guillaume GRANIER (à vérifier aussi son testament chez le notaire Paul Joseph ANTICHAN, d'Aniane, au 04.11.1829, acte par lequel elle aurait légué 1/4 de ses biens par préciput à son fils Guillaume GRANIER - information de l'Enregistrement).

Jean (fs Joseph et Marguerite DUPIN) b 03.04.1752, à Puéchabon ; le 17.12.1773, son frère Joseph lui paye 120 livres, représentant les intérêts des sommes dues sur les hérédités de leurs grands-parents maternels et sur l'afferme des biens que Joseph EUZET tenait pour lui (olivette, vigne, jardin et maison) depuis le 24.12.1768 ; cette afferme s'achèvera le 24.12.1773 ; ce paiement de 120 livres couvre tout ce qui devait être payé ; ils obligent et hypothèquent leurs biens et les soumettent aux rigueurs de justice ; l'acte est fait en l'étude, en présence d'Etienne LABEILLE (de Puéchabon) et de Joseph DUPIN (du masage de Lavène) qui signent avec Joseph EUZET ; Jean EUZET ne sait pas signer (notaire Jean GAILHAC, d'Aniane) + 22.07.1775, à Puéchabon.

Françoise (fa Joseph et Marguerite DUPIN) b 06.11.1754, à Puéchabon ; + 23.08.1756, à Puéchabon.

François (fs Joseph et Marguerite DUPIN) 05.12.1756, à Puéchabon ; + 23.09.1758, à Puéchabon.


Génération 3 (génération 14 La lignée)

Pierre (fs Joseph et Jacquete PIOCH) 27.12.1771, à Puéchabon ; volontaire au 4e Bataillon de Volontaires de l'Hérault ; + 27 germinal an 2 (16.04.1794), à ? (disparu aux armées).

Jean (fs Joseph et Jacquete PIOCH) 21.12.1774, à Puéchabon ; + 04.04.1781, à Puéchabon.

Elisabeth (fa Joseph et Jacquete PIOCH) 06.09.1778, à Puéchabon ; x Jean Baptiste CONTRESTIN, le 18 germinal an 3 (07.04.1795), à Puéchabon ; + 26.07.1810, à Puéchabon ; valeur de la succession en biens fonciers, à Puéchabon : 5573,34 francs, en faveur de son mari et de ses quatre enfants (information de l'enregistrement, bureau d'Aniane).

Joseph (fs Joseph et Jacquete PIOCH) 31.10.1781, à Puéchabon ; + 13.01.1784, à Puéchabon.

Catherine (fa Joseph et Jacquete PIOCH) 12.11.1784, à Puéchabon ; x Joseph LABEILLE, le 9 frimaire an 14 (30.11.1805), à Puéchabon ; elle ne signe pas ; Cm, le 9 frimaire an 14 (30.11.1805) : Jean LABEILLE (père de Joseph) lègue à son fils le quart de tous ses biens à l'exception d'une pièce de terre appelée la poussaure, pour en prendre possession après son décès et "sous la condition que le futur époux, sa femme et sa famille irront et cohabiteront avec lui et consommeront en commun leurs revenus" ; dans le cas de séparation, l'acte fait la liste des six pièces de terre (vignes et olivettes) dont il pourra jouir ; le quart légué est évalué à 3000 francs ; Joseph et Jacquette PIOCH donnent à leur fille à titre d'avancement d'hoirie, une somme de 5000 francs (3000 du chef paternel et 2000 du chef maternel) qui est comptée et retirée par Jean LABEILLE ; une quittance est délivrée ; l'acte est passé dans la maison de Joseph EUZET, en présence de Pierre DUPIN (propriétaire à Aniane) et Louis Jacques POUJOL (fabricant de bas de soie, de Puéchabon) qui signent avec Joseph LABEILLE, son père et son grand-père, Joseph EUZET et d'autres, CONTRESTIN, DESCOURNUT, SANIÉ, GRANIER (notaire Joseph ANTICHAN, d'Aniane) ; signalée au recensement de 1836 de Puéchabon avec son mari et trois enfants (Marie Hirma, Jacques Casimir et Jean) ; + 24.02.1841, à Puéchabon.

Marguerite (fa Joseph et Jacquette PIOCH) 06.12.1787, à Puéchabon ; Cm avec François GRANIER (cultivateur), le 27.02.1810 : 1/ Jean Baptiste GRANIER (père de François) fait une donation entre vifs, par préciput et hors part, en faveur de son fils ; il lui donne le quart de ses biens meubles et immeubles avec jouissance et possession après son décès ; il est prévu qu'en cas de séparation avec lui, il jouira de ces biens jusqu'à son décès ; ces biens consistent en une pièce de terre olivette au tenement de Grassentiere et un champ olivette au tenement de Surgens ; ce quart est évalué à un revenu annuel de 120 francs ; 2/ Jacquette PIOCH constitue à titre de dot et en avancement d'hoirie pour sa fille, une somme de 1000 francs dont elle donne 500 francs en acompte à Jean Baptiste GRANIER qui reconnaît la somme et l'assure sur tous ses biens présents et à venir en faveur de Marguerite ; elle s'oblige et promet de payer les 500 francs restants, sans intérêt, dans un délai de 2 ans à Jean Baptiste GRANIER, à charge pour lui de les reconnaître dans les mêmes conditions ; 3/ Marguerite constitue de son chef et apporte comme biens libres, ceux de toute nature dont elle a hérité au décès de son père Joseph ; elle apporte aussi 100 francs, somme évaluée pour les "hardes et bijoux qu'elle a en son pouvoir" ; le futur déclare les connaître et "les tient pour reçus, le présent mariage ayant eu lieu" ; il en fait reconnaissance en faveur de Marguerite sur le quart de ses biens ; l'acte est passé dans la maison de Jacquette PIOCH, en présence de Pierre LAZUTTE (négociant) et d'Antoine CONTRESTIN (propriétaire), habitants de Puéchabon et qui signent avec les futurs époux et le père du futur (notaire Paul Joseph ANTICHAN, d'Aniane qui conserve la minute - l'autre notaire est Jean Paul ARNAVIELHE, de Puéchabon) ; x François GRANIER, le 01.03.1810, à Puéchabon ; le 20.01.1830 (avec son frère Jean Baptiste et d'autres), elle vend des hermes à Joseph CONTRESTIN (notaire Louis Augustin JAOUL, d'Aniane - information FOURNOL, à vérifier) ; signalée aux recensements de 1836, 1841, 1846 et 1851 de Puéchabon avec son mari et trois enfants (Scolastique, Catherine et Jean) ; le 02.04.1837, elle vend une pièce de terre herme venant des successions de ses père et mère (notaire Jean François GARRIGUES, d'Aniane - information FOURNOL, à vérifier) ; signalée au recensement de 1856 comme veuve avec ses trois enfants ; + 06.07.1856, à Puéchabon.



Une partie des signatures au bas du Cm de Marguerite
(le 27.02.1810)



Jean Baptiste (fs Joseph et Jacquete PIOCH) 19 vendémiaire an 5 (10.10.1796), à Puéchabon ; classe 1816 : "berger, frère d'un militaire disparu aux armées, exempté" (dossier militaire) ; Cm, le 31.05.1821, avec Marie HERMET (fa Jean et feue Marie HERMET) : régime dotal ; la dot apportée par Jean HERMET en avancement d'hoirie à sa fille est de 900 F "qu'il promet et s'oblige de lui payer ou audit EUZET futur epoux pour elle, à charge de reconnaissance valide par tout le mois de janvier 1822 prochain sans intérêt" ; de son chef, Marie apporte : "1 les deux immeubles suivants situés dans le territoire dudit Puechabon lui venant du chef de ladite Marie HERMET sa defunte mère, le premier desquels est une olivette et vigne au tenement de Grassentieres et le second est une vigne au tenement des Bruyeres pour etre jouis et administrés comme biens libres et non dotaux pendant l'existence du présent mariage sous la condition néanmoins qu'au cas ils soient jamais alienés ledit EUZET futur epoux devra percevoir le prix de l'alienation et en faire le remploi sur ses propres biens en le recevant ; 2 la somme de 400 francs que ledit Jean HERMET son pere lui doit, savoir celle de 100 francs pour l'avoir recue du chef de ladite Marie HERMET sa mere, ainsi qu'il résulte d'un traité de famille et celle de 300 francs à elle leguée par feu Jean HERMET son oncle, duquel ledit Jean HERMET son pere et heritier institué par son dernier testament reçu nous notaire le 10 septembre 1809 enregistré le 12 janvier 1810, pour le payement de laquelle somme totale de 400 francs, ladite Marie Hermet future epouse du consentement dudit Euzet futur epoux, accorde à sondit pere un répit, savoir pour la moitié ou 200 francs par tout le mois de janvier 1823 et pour les 200 francs restants jusqu'a la fin du mois de janvier 1824, moyennant l'intérêt legal quitte de toute retenue que ledit HERMET est tenu, promet et s'oblige de payer à sa dite fille à chaque fin d'année, bien entendu qu'a l'époque des payements de ladite somme, elle sera reçue et reconnue par ledit EUZET futur epoux ; et 3 les meubles hardes et dorures qu'elle a en son pouvoir et qui sont les mêmes que ledit HERMET son pere avait reconnu en faveur de ladite Marie HERMET sa mère lors de leur contrat de mariage reçu LARGUÈZE notaire de St Jean de Fos le 28 prairial de l'an V, enregistré, de laquelle reconnaissance de meubles et hardes du nombre desquels est un lit, ladite Marie HERMET future epouse décharge par conséquent sondit pere, reçus qu'elle les ait lesquels elle evalue à la somme de 100 francs, sans que cette évaluation en fasse vente, ledit EUZET déclarant les connaître et les tenir pour reçus le présent mariage ayant lieu et les reconnaître sur tous ses biens au profit de ladite Marie HERMET sa future epouse pour y avoir recours, le cas de restitution arrivant" ; l'acte est fait et lu aux parties dans la maison du pere de la future épouse en présence de Pierre LAZUTTES (proprietaire foncier), Joseph DUPIN (instituteur) et Jean Baptiste CARDONNET (praticien), habitants de Puechabon, temoins qui signent avec Jean Baptiste EUZET et Jean HERMET ; Marie HERMET ne sait pas signer) (notaire Paul Joseph ANTICHAN, d'Aniane) ; x Marie HERMET, le 14.07.1821, à Puéchabon, en présence de 4 témoins de Puéchabon : Joseph DUPIN (instituteur), Etienne HERMET, Joseph HERMET et Jean Baptiste CARDONNET (agriculteurs) qui signent avec le marié, le père de la mariée et le maire, Jean COMBES ;

propriétaire, agriculteur ; le 20.01.1830 (avec sa soeur Marguerite et d'autres), il vend des hermes à Joseph CONTRESTIN (notaire Louis Augustin JAOUL, d'Aniane - information FOURNOL, à vérifier) ; le 11.09.1830, Pierre PASCAL lui vend un lopin de terre complanté de muriers (notaire Louis Augustin JAOUL, d'Aniane - information FOURNOL, à vérifier) ; le 21.02.1832, il vend une pièce de terre, champ et olivette à César Pascal LAZUTTES pour un montant de 120 francs, au tènement de Font Ladouze, à Surgens, dans le territoire de Puéchabon ; il s'agit, en fait, d'une partie de terre longeant le chemin d'Aniane et que l'acquéreur devra séparer du restant par une muraille à faire faire à ses frais ; en même temps, LAZUTTES achète une partie de pièce de terre à François GRANIER, au même tènement et aux mêmes conditions, moyennant un prix de 100 francs ; l'acte est passé dans la maison de Jean Baptiste HONORAT, en présence de Joseph DUPIN (instituteur) et de Jean MATHIEU (cultivateur), tous de Puéchabon, qui signent avec les parties (notaire Louis Augustin JAOUL, d'Aniane) ; testament 05.08.1835, notaire Louis Augustin JAOUL, d'Aniane (il lègue à Marie HERMET "en reconnaissance des bons soins qu'elle me prodigue, l'usufruit et jouissance du quart de tous mes biens meubles et immeubles pour par elle en prendre possession après mon décès" et il lègue à Urbain EUZET, son fils aîné "à titre de préciput et hors part, le quart de tous mes biens meubles et immeubles" ; ce testament a été passé "dans la petite chambre contigue à la cuisine de sa maison d'habitation et à côté du lit où il est détenu malade" ; assistent : Etienne HERMET, Pierre HERMET, Etienne DAUDET et Pierre BENOIT, agriculteurs de Puéchabon ; il a déclaré "ne pouvoir signer à cause de la faiblesse de sa main" ; + 07.08.1835, à Puéchabon.

La signature de Jean Baptiste EUZET, le 08.12.1830, pour l'acte de naissance de sa fille Aïx, née la veille
(il fait toujours précéder son nom de ""Bte", pour Baptiste, probablement son prénom usuel)


Le patrimoine immobilier laissé indivis par Jean Baptiste à ses enfants est indiqué dans le partage de ces biens quand ceux-ci ont souhaité faire cesser l'indivision entre eux, le 06.10.1856, tous ces immeubles étant situé à Puéchabon (notaire François Joseph Louis ARNAUD, de Gignac) :
"- 1 Une pièce de terre, nature de champ et pâture, au quartier de Coucoure, section B, numéros 185 et 186, contenant environ trente six ares trente centiares, confrontant au nord un chemin et au midi Jacques GRANIER et autres.
- 2 Un champ et pâture, au tènement de regagnias, section B, numéros 498 et 499, contenant environ sept ares quatre vingt dix centiares, confrontant au nord les héritiers de Barthélémy DUPIN et au midi François CAPMAL.
- 3 Une pièce de terre, nature de champ, vigne, pré et bois, au même tènement et section, formant les numéros 504, 505, 501, 506 et 517, contenant environ quatre vingt six ares, confrontant au nord le chemin de Regagnias et au midi BENOIT, la veuve Jacques LAZUTTE et Urbain EUZET, copartageant.
- 4 Une maison d'habitation, avec cave, écurie et grange à foin et ses dépendances, sise dans l'enceinte du village, quartier dit rue du sucre, section C, numéros 125 et 126, confrontant au nord Joseph CAUSSE et au couchant Guillaume DUPIN, au levant une rue et au couchant François CAPMAL.
- 5 Une pièce de terre, nature d'olivette et bois, au tènement de la grassantière, section D, numéros 128, 129 et 130, d'une contenance de cinquante deux ares vingt centiares environ, confrontant au nord CONTRESTIN et au midi les héritiers GAËL.
- 6 Une vigne et pâture, au tènement de la faisse, section D, numéros 186 et 187, contenant environ cinquante sept ares cinquante centiares, confrontant au nord CONTRESTIN et au midi un chemin.
- 7 Une pâture, au tènement de la fon de boulay, même section D, numéro 772, contenant dix neuf ares dix centiares environ, confrontant au nord GUIZARD et au midi MATHIEU.
- 8 Une pièce de terre, nature de bois, pâture, olivette et vigne, au tènement de Grassantière, section E, numéros 43, 44, 45 et 46, contenant environ un hectare onze ares vingt centiares, confrontant au nord les bois communaux de Puechabon et au midi Sebastien BRAUJOU.
- 9 Un batiment rural servant de bergerie avec petit enclos attenant, au tènement de Combe saint Pierre, numéro 277, confrontant au nord un chemin, au midi et au couchant PIOCH et au levant GUIZARD.
- 10 Une pâture et olivette, au tènement de saint Silvestre, section E, numéros 100 (?) et 101 (?) contenant environ trente huit ares quatre vingt centiares, confrontant au nord un chemin et MATHIEU et au midi ALLÈGRE et un ruisseau.
- 11 Une pâture, au tènement de la tindelle, section F, numéro 211, contenant dix sept ares soixante centiares, confrontant au nord MAIRET et au midi un chemin dit draye.
- 12 Un champ et olivette, au tènement de fon de lauze, section D, numéro 1053 (?), contenant environ cinquante six ares, confrontant au nord un chemin et au midi les héritiers GRANIER.
- 13 Un champ, au tènement du pioch, section A, numéro 359, contenant environ six ares, confrontant au nord les héritiers GRANIER et au midi la veuve BENOIT.
- 14 Un champ complanté de muriers, au quartier de la fontaine, numéro 161, contenant environ huit ares, confrontant au nord Casimir PUECH et au midi un fossé.
"

Génération 4 (génération 15 La lignée)

Célestine (fa Jean Baptiste et Marie HERMET) 30.04.1823, à Puéchabon ; signalée aux recensements de 1836, 1841, 1846, 1851 et 1856 de Puéchabon avec sa mère et ses trois frères ; le 6 octobre 1856, avec ses frères, elle sort de l'indivision pour les biens de la succession de leur père, Jean Baptiste ; sa part est constituée ainsi : le champ et pâture, à Coucouret (article 1er de la masse), plus l'olivette et bois, à la Grassentière (article 5), plus la pâture à la Tindelle (article 11) ; de plus, pour faire face au paiement de la somme de 3200 francs, dûe à la veuve EUZET leur mère, "les copartageants ont écarté du partage la pièce de terre, champ, vigne, pré et bois, à Regagnias, article 3 de la masse, et l'entier restant de la maison d'habitation, article 4 (donc, sauf la partie affectée à Urbain), lesquels objets resteront en commun jusqu'au réglement ultérieur entre la veuve EUZET et ses enfants" - voir, à l'article de Jean Baptiste, la liste complète des immeubles laissés en indivision - ; l'acte est fait et passé à Gignac, en présence d'Alphonse MALHET et de Pierre AMALOU, cordonniers à Gignac (notaire François Joseph Louis ARNAUD, de Gignac) ; signalée au recensement de Puéchabon de 1861 avec sa mère ; signalée aux recensements de Puéchabon de 1866, 1872 et 1876 comme domestique chez Joseph CONTRESTIN et son fils Pierre, "rue Tour d'enceinte" en 1872 et "rue Tour de ronde", en 1876 ; un nouveau partage avec son frère Urbain a lieu, le 07.10.1879, qui fait cesser l'indivision entre eux pour leur maison (notaire Albin Antoine Clément FERRIER, d'Aniane - indiqué dans l'acte de vente de cette maison par Urbain, le 02.06.1889 - à compléter) ; signalée au recensement de Puéchabon de 1881 comme journalière et chef de ménage, "rue de Lazuttes" ; le 27.06.1881, a lieu la vente sur expropriation forcée des immeubles saisis et expropriés appartenant à Pierre CONTRESTIN (fils de Jean, propriétaire à Puéchabon) ; il s'agit alors du 3ème lot de ces immeubles pour lesquels elle se porte adjudicataire ; elle est présente à l'audience avec son avoué, Me FÉRAUD et elle devient adjudicataire de ce 3ème lot, au prix de 1800 francs (registre des hypothèques du bureau de Montpellier, le 20.02.1882) ; la description du 3ème lot se trouve dans le jugement mais aussi dans la presse, avant l'audience publique de la 2ème chambre du tribunal de première instance de l'arrondissement de Montpellier : "Une pièce de terre à Puéchabon, au ténement les Fonts-Vives, n 249, section B, contenant environ 6 ares 30 centiares. Une autre terre labourable complantée de mûriers à Puéchabon, même ténement et section, n 250, contenant environ 32 ares 50 centiares. Une autre terre à Puéchabon, au ténement de Trouilhau, section B n 365, contenant 5 ares 20 centiares. Une autre terre, même commune, ténement et section n 366, contenant environ 84 ares. Une autre terre pâture, même commune, ténement et section n 367, contenant environ 7 ares 60 centiares. Une maison d'habitation sise à Puéchabon, rue de la Place, ténement les Grailles, section C n 261. La mise à prix est de 1780 francs" (Le Messager du Midi des 23.06.1881 et 25.06.1881) ; le 26.08.1881, elle revend une partie de ces immeubles à, Antoine LACAN (propriétaire à Puéchabon, lui-même un des adjudicataires) ; il s'agit : 1/ d'une pièce de terre herme, au ténement de Trouillau et 2/ une terre en nature de champ d'olivette, au ténement de Fons Vives, le tout pour le prix de 1000 francs ; LACAN s'engage à payer après les formalités d'ordre et de liquidation ; la possession et la jouissance sont immédiates ; le prix ne produira d'intérêt qu'à partir de l'époque où le paiement devra s'effectuer ; l'acte est fait dans la maison de Célestine, en présence de Frédéric GEISSE (cordonnier) et de SARRAN Julien (boulanger), de Puéchabon, qui signent ; elle déclare ne savoir signer (notaire Honoré Etienne GIRBON, d'Aniane) ; signalée au recensement de Puéchabon de 1886 comme domestique chez Pierre CONTRESTIN, "rue Lazuttes ; suite à la délibération communale du 07.04.1889, elle fait une promesse de vente, à la commune de Puéchabon, de la partie de la maison qu'elle possède au n 126, section C du plan cadastral, le prix étant de 500 francs ; elle ne sait pas signer mais elle appose sa marque habituelle, une croix.



La marque de Célestine, au bas de la promesse de vente, le 15.04.1889
(221 EDT 231, aux AD 34 - dossier sur l'élargissement de la rue Roc du sucre)
"Les soussignés certifient que EUZET Célestine ne sachant signer a fait en leur présence une croix qui est sa signature habituelle."
(signé par le maire et deux autres habitants de Puéchabon)

elle vend, effectivement, cette partie de maison, le 02.06.1889 ; il s'agit précisément "d'une chambre et une cuisine qu'elle possède à Puéchabon au premier et deuxième étage d'un immeuble faisant partie du numéro 126 section C" ; la vente est conclue dans la salle de la mairie de Puéchabon, en présence de deux témoins instrumentaires, Alexis PASCAL et Léon CONTRESTIN (propriétaires à Puéchabon) qui signent ; l'acte indique qu'elle ne sait pas signer et elle n'appose pas de marque, contrairement à la promesse de vente (notaire Amans FOULQUIER, d'Aniane - pour plus de détails, voir à l'article d'Urbain EUZET, son frère, les deux actes étant identiques dans la forme) ; signalée au recensement de Puéchabon de 1891 comme commissionnaire, chef de famille, avec Xavier CONTRESTIN, son parent, "rue Tour de ronde" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1896 comme ménagère, chef de ménage, avec Pierre CONTRESTIN, son parent, "rue Tour de ronde" ; signalée aux recensements de Puéchabon de 1901 et 1906 comme chef de ménage, sans profession, avec Pierre CONTRESTIN, son cousin, "rue Tour de ronde" ; + 10.03.1906, à Puéchabon, "dans sa maison d'habitation sise à Puéchabon rue Tour de ronde".

Urbain (fs Jean Baptiste et Marie HERMET) 25.05.1825, à Puéchabon ; signalé aux recensements de 1836, 1841, 1846 et 1851 de Puéchabon avec sa mère, sa soeur et ses frères ; il est indiqué comme cultivateur dès le recensement de 1841 ; classe 1845, cultivateur, 1 m 69, fils aîné de veuve ; Cm du 06.09.1852 avec Elisabeth GUIZARD (fa Joseph et Jeanne DUPIN) : il agit en son nom personnel, en la présence et avec l'agrément de sa mère ; elle agit en son nom personnel, en la présence et avec l'agrément de ses père et mère ; le régime est dotal ; Joseph GUIZARD, père d'Elisabeth, fait donation et constitue en dot à titre d'avancement d'hoirie, à sa fille, future épouse, "acceptante avec reconnaissance", la somme de 1200 francs "que le dit sieur GUIZARD père donateur, a comptée cejourd'hui et avant les présentes, au dit sieur EUZET futur époux qui le reconnait et déclare en présence des dits notaires et témoins soussignés, dont quittance" ; elle se constitue en dot de son chef propre "son trousseau composé de linge, bijoux et dorures, ainsi qu'une armoire en bois de noyer dite cabinet", estimés 200 F ; Urbain déclare qu'il les vus et qu'il les tient pour reçus, "le présent mariage s'accomplissant" ; il déclare aussi "faire reconnaissance au profit de la demoiselle GUIZARD, sa future épouse, sur tous ses biens présens et à venir, tant de la dite somme de douze cents francs à elle constituée en dot par son père, que de ses trousseau et armoire, pour le tout lui être restitué à la dissolution du mariage ou à l'avènement des autres conditions voulues par la loi" ; l'acte est fait et passé à Puechabon, dans une chambre au premier étage de la maison d'habitation de GUIZARD père, en présence de deux témoins instrumentaires : Jean LAZUTTES (propriétaire) et Vincent HERMET (tonnelier), tous deux domiciliés à Puechabon qui signent avec Urbain ; Elisabeth ne sait pas signer ; signent aussi l'acte : Joseph GUIZARD, Jeanne DUPIN, Pierre Max GUIZARD, Pierre GUIZARD, Etienne GUIZARD, Jacques GUIZARD, Xavier GUIZARD, Stanislas EUZET, Xavier EUZET, Joachim CAMMAL, Joseph CONTRESTIN, Jean MATHIEU, Marius GUIZARD, Pierre DUPIN, Apollonie GUIZARD, Vincent HERMET et Jean LAZUTTES (notaire Victor Pierre PRIVAT, d'Aniane) ; x Elisabeth GUIZARD, le 06.09.1852, à Puéchabon, en présence de Joseph GUIZARD (père d'Elisabeth), Joachim CAMMAL (cousin de l'épouse, maréchal ferrant), François FOBIS (maçon, oncle de l'épouse), Pierre François Xavier DUPIN (propriétaire, cousin germain de l'épouse) et Pierre GUIZARD (oncle paternel de l'épouse) qui signent avec Urbain EUZET, tous de Puéchabon ;

(...) Le coup d'état du 2 décembre 1851, organisé par le prince Louis-Napoléon, président de la République, et ratifié par le plebiscite des 20 et 21 décembre restaura l'Empire, qui, de droit, fut rétabli seulement l'année suivante. Louis-Napoléon-Bonaparte devenait "Empereur des Français" sous le nom de Napoléon III. (...)

Plus importantes lui paraissaient
(au conseil municipal) les questions d'intérêt immédiat. Et, pour commencer, le fameux projet de "traversée du village" par la route Montagnac-Saint-Martin-de-Londres. Nous avons de la peine à nous figurer maintenant comment s'agençaient les routes à cette époque et il nous est nécessaire de faire une reconstitution. La route Aniane-Puéchabon arrivait au village par ce qui est aujourd'hui l'ancienne route, derrière l'actuel Christ de la Mission, inexistant à cette date. A la place de ce monument, s'étendait l'ancien cimetière. Le raccordement de la route au village se faisait par la maison servant actuellement de forge. De là, la route passait à travers un dédale de maisons plus ou moins alignées, traversait la place de la Gardette et rejoignait l'autre tronçon en passant par l'intérieur du village. Le premier travail en cours à cette époque, avait été de détourner cet ancien chemin d'Aniane pour en éviter la raideur et d'arriver au village après le virage du mas de Bénézeth, jusqu'aux alentours de l'ancien cimetière. Mais là, on hésitait sur le parcours à imposer à la route. La première thèse présentée, fut celle de la traversée intérieure du village aboutissant à l'angle de l'Eglise. La commune s'engagea pour trente mille francs à condition expresse que la route traversat complètement le village. Quelques temps après, ce projet était momentanément abandonné on préféra modifier la rampe qui commence après le pont vers Montpellier. (...)" (Extraits du livre "Histoire de Puéchabon", par l'Abbé Emile Bougette, pour la partie 1848-1870



La signature d'Urbain EUZET, le 09.10.1853
(acte de naissance de son fils Joseph)

il est signalé au recensement de Puéchabon de 1856 avec sa mère, son épouse, leur fils Stanislas, ses frères et sa soeur ; le 6 octobre 1856, avec sa soeur et ses frères, il sort de l'indivision pour les biens de la succession de leur père, Jean Baptiste ; sa part est constituée ainsi (tant de son quart précipuaire que de sa portion virile dans la succession de son père) : le champ et olivette Fon de Lauze (article 12 de la masse), plus la pièce de terre, bois, pâture, olivette et vigne, à Grassentière (article 8), plus le champ au Pioch (article 13), plus la pâture, à la Fon de Boulay (article 7), plus une partie de la maison habitation (article 4), cette partie, qui se trouve au levant, se compose de l'écurie et du grenier à foin au dessus, d'une chambre, formant le premier étage de l'écurie, dont le grenier à foin forme le second étage, plus d'un autre grenier à foin, contigu au précédent, formant le dessus d'une autre chambre de l'autre partie de maison ; de plus, pour faire face au paiement de la somme de 3200 francs, dûe à la veuve EUZET leur mère, "les copartageants ont écarté du partage la pièce de terre, champ, vigne, pré et bois, à Regagnias, article 3 de la masse, et l'entier restant de la maison d'habitation, article 4 (donc, sauf la partie qui lui est affectée), lesquels objets resteront en commun jusqu'au réglement ultérieur entre la veuve EUZET et ses enfants" - voir, à l'article de Jean Baptiste, la liste complète des immeubles laissés en indivision - ; l'acte est fait et passé à Gignac, en présence d'Alphonse MALHET et de Pierre AMALOU, cordonniers à Gignac (notaire François Joseph Louis ARNAUD, de Gignac) ;



Un plan qui montre la maison d'Urbain EUZET, en 1857
(221 EDT 231, aux AD 34 - dossier sur l'élargissement de la rue de la fontaine)

le 01.09.1860, le maire, Casimir PUECH, installe le conseil municipal avec les nouveaux élus, dont Urbain EUZET ; il est signalé au recensement de Puéchabon de 1861 comme propriétaire, avec son épouse, leur fils "Marius" (Marie Joseph) et leur fille Eugénie (Marie Eugénie Prudence) ; suite à un arrêté du préfet de l'Hérault du 19.11.1863, c'est le 26.11.1863 que sont réunis dans la salle de la mairie, Urbain EUZET, Mathilde CAIZERGUES et Catherine COURNON (propriétaires) qui, devant le maire, Casimir PUECH, vendent au département des terres, suite à la décision de construction de la route départementale n 6, de Montagnac à Saint-Martin-de-Londres (et suite à l'estimation faite par l'ingénieur des Ponts et Chaussées) ; pour ces propriétaires, il s'agit de la partie qui se trouve entre Aniane et Puéchabon ; pour sa part, Urbain EUZET vend une portion de terre champ, d'une contenance de 11 ares 55 centiares, section D, n 653 du plan cadastral, au prix de 700 francs ; les sommes ne seront payées qu'après l'accomplissement des formalités ; l'acte est transcrit par le conservateur des hypothèques de Montpellier, le 15.01.1864 ; le 12.03.1864, le tribunal de première instance de l'arrondissement de Montpellier rend un jugement rendant exécutoire l'expropriation pour cause d'utilité publique de terrains et bâtiments "pour l'exécution du projet de rectification de la route départementale de Montagnac à Saint-Martin-de-Londres entre Aniane et Puéchabon" ; le tribunal reprend la liste des 56 propriétaires concernés et donne le détail, pour chacun d'eux, des immeubles concernés ; Urbain EUZET est l'un de ces propriétaires : "Une portion de champ, d'une contenance de douze ares, cinquante six centiares portée au cadastre de la dite commune (Puéchabon) sous le numéro 653 de la même section (D) appartenant à Monsieur EUZET Urbain fils, de Puéchabon" (Bureau des Hypothèques de Montpellier) : on voit que la contenance est un peu supérieure à ce qui est indiqué dans l'acte de vente du 26.11.1863 ;

il reste conseiller municipal sous l'administration PUECH, jusqu'en 1865 ; le registre des délibérations communales montre une dernière délibération sous la présidence PUECH, le 17.07.1865 ; la délibération qui suit, le 25.09.1865, est faite avec un nouveau conseil municipal et un nouveau maire, Antoine COMBES : Urbain EUZET ne fait pas partie de ce nouveau conseil et le registre n'a pas repris le compte rendu d'installation du nouveau maire et du nouveau conseil municipal ; il est signalé au recensement de Puéchabon de 1866 avec son épouse, leur fils Joseph, leur fille Prudence (Marie Eugénie Prudence) et leur fille "Philippine" (Célestine) ; le 01.02.1867, Sébastien BRAUJOU (d'Aniane) lui vend "une pièce de terre olivette qu'il possède sur le territoire de Puéchabon, section D, n 290 du plan cadastral, tenement des sablières, d'une contenance de 54 ares 80 centiares", au prix de 1200 francs, payée, emboursée et quittancée ; la possession et jouissance est du même jour ; l'acte est fait en l'étude, en présence de Jean Jacques BRAUJOU et de Joseph QUATREFAGES, d'Aniane (notaire Mathieu Marie Camille GARRIGUES, d'Aniane) ; il est signalé au recensement de Puéchabon de 1872 comme propriétaire avec son épouse, leur fils Joseph et leur fille Célestine, "rue Tour d'enceinte" ; il est signalé au recensement de Puéchabon de 1876 comme cultivateur, avec son épouse et leur fille Célestine, "impasse Causse" ; le 27.09.1877, est installée la commission municipale qui remplace le conseil municipal révoqué et dissous ; Urbain EUZET est un des membres de cette commission municipale qui se donne pour maire, Antoine LACAN et pour adjoint, Félix HERMET ; un nouveau conseil municipal est installé le 21.01.1878 dont Urbain EUZET ne fait pas partie ; un nouveau partage avec sa soeur Célestine a lieu, le 07.10.1879, qui fait cesser l'indivision entre eux pour leur maison (notaire Albin Antoine Clément FERRIER, d'Aniane - indiqué dans l'acte de vente de cette maison par Urbain, le 02.06.1889 - à compléter) ; il est signalé aux recensements de Puéchabon de 1881 et 1886 comme cultivateur avec son épouse, leur fils Joseph et leur fille Célestine, "rue Tour de ronde" ; le 19.08.1888, le conseil municipal donne les résultats de l'estimation d'une parcelle enclavée (au tenement des roses) que la mairie veut acheter ; l'un des deux experts chargés de l'estimation est Urbain EUZET (propriétaire) ; les deux sont présentés comme des "experts très compétents" ;

le 07.04.1889, le conseil municipal se réunit sous la présidence de son maire, Pierre POULAUD : "M. le Maire expose au conseil qu'il a fait suspendre la démolition de l'immeuble acquis à M. BOSC Pierre pour l'élargissement de la rue Roch du sucre à cause de diverses lézardes qui se sont produites aux maisons attenantes, entre autre celles de EUZET Urbain et de sa soeur EUZET (le prénom n'est pas indiqué ; il s'agit de Célestine), vieilles bâtisses construites avec des mauvais matériaux qui rendent leur solidité très douteuse, afin d'éviter tous accidents il invite le conseil à vouloir bien donner son avis sur les moyens à prendre pour consolider ces immeubles et les rendre habitables. Le conseil après examen approfondi de la question, et afin de se prononcer avec connaissance de cause, sur la proposition d'un de ses membres s'est rendu en corps sur les lieux et après vérification a reconnu l'impossibilité de consolider ces maisons sans faire un mur de soutenement qui serait très dispendieux pour la commune, a été d'avis de faire l'acquisition de ces deux immeubles, ainsi que celle des maisons qui suivent jusqu'à l'impasse Blaise pour en opérer la démolition et incorporer le sol à la voie publique. Cette décision a été prise en vue d'assainir ce quartier composé de vieilles mansardes, non aérées qui peut devenir un foyer de maladies épidémiques. M. le maire ayant fait connaître au conseil que la situation financière de la commune permettait de faire cette dépense sans produire la moindre entrave à la marche régulière des affaires, le conseil décide de faire appeler les divers propriétaires de ces immeubles afin d'en débattre les prix et traiter amiablement si c'est possible. Sur leur appel se sont successivement présentés le sieur EUZET Urbain qui après débat a accepté la somme de 2100 francs pour le prix de son immeuble formant le n 126 de la section C du plan cadastral de cette commune comprenant tout l'immeuble sauf une cuisine au 1er étage et une chambre au 2ème appartenant à sa soeur, dlle EUZET, dont la valeur fixée à 500 francs a été acceptée par la propriétaire." Suivent Etienne DUPIN, époux FOBIS, Antoinette FOBIS, Maximilien CAPMAL, François HERMET et Jean François CAUSSE, les autres propriétaires. Pour l'ensemble, le conseil vote à l'unanimité l'ouverture d'un crédit de dépense à hauteur de 5750 francs pour l'acquisition de ces divers immeubles (n 126, 128 et 129) pour "annexer leur emplacement à la voie publique", plus 1000 francs pour les frais de démolition, enregistrement, etc. Une demande est faite au préfet pour qu'il autorise cette opération. En vertu de cette délibération, le 02.06.1889, Urbain EUZET conclut définitivement la vente de sa maison à la mairie, par un acte notarié, le prix de la vente étant de 2100 francs ; cet immeuble n'est grevé que de l'hypothèque légale pour Marguerite GUIZARD (femme d'Urbain EUZET) ; il est convenu que ce montant sera payé lorsque les formalités de l'enregistrement de la transaction et de la purge de l'hypothèque légale seront remplies ; la jouissance est immédiate pour la commune ; la maison en question comprend la principale partie du n 126, section C du plan cadastral ; elle confronte les maisons de CAPMAL, de FOBIS et la rue ; l'acte est passé dans la salle de la mairie de Puéchabon, en présence de deux témoins instrumentaires, Maximilien CAPMAL et Léon CONTRESTIN (propriétaires à Puéchabon) ; tous signent (notaire Amans FOULQUIER, d'Aniane) ; dépôt est fait au greffe du Tribunal civil de 1ère instance de Montpellier, le 25.07.1889 ;

enfin, dans un autre compte rendu de réunion du conseil municipal, le 15.09.1889, il est écrit : "M. le Maire appelle l'attention du conseil sur l'emplacement des maisons démolies pour l'élargissement de la rue Roc du sucre, démolitions opérées par le sieur ROUVEYROLIS Auguste, entrepreneur, en vertu de sa soumission au rabais en date du 30 mai dernier. Le conseil considérant qu'il y avait urgence, avant de terminer la démolition de ces maisons, de construire un mur de soutenement à la maison de CAPMAL Maximilien qui menaçait ruine, approuve le mémoire de ROUVEYROLIS s'élevant à la somme de 366 francs, montant de la démolition des maisons et de la construction du mur et de prélever cette somme sur le crédit de 1000 francs ouvert aux chapitres additionnels de l'exercice courant. Le conseil demande en outre que la somme restant à ce crédit soit dépensée en régie sur ces mêmes emplacements, soit pour la construction de nouveaux murs, la réfection de l'escalier de CONTRESTIN Joseph et HERMET François copropriétaires de ce même escalier qui est en saillie sur la voie publique, ou le nivellement du sol" Le préfet est ensuite prié de donner son approbation à cette décision. Comme on le voit dans cette délibération, on ne parle plus de la maison d'Urbain EUZET qui doit déjà faire partie "des maisons démolies"".


Le n 126 de la section C,
(extrait du cadastre napoléonien de 1828, aux AD 34)

il est signalé au recensement de Puéchabon de 1891 avec son épouse et leur fille Célestine, "avenue d'Aniane" (c'est-à-dire dans la nouvelle maison construite face au petit jardin où est la croix du Christ et qui a remplacé l'ancien cimetière) ; compte tenu des deux réunions du conseil municipal rappelées ci-dessus, on peut estimer que la démolition de sa maison a eu lieu après le 2 juin et avant le 15 septembre 1889 ; cette période étant assez courte, il est possible, voire probable que la construction de la nouvelle maison ait eu lieu avant la démolition de l'ancienne mais aucun document connu ne l'atteste.


La nouvelle maison qu'a fait construire Urbain EUZET
(photo R.E., le 07.07.2004)

il est signalé au recensement de Puéchabon de 1896 comme propriétaire exploitant avec son épouse, leur fils Joseph (aide pharmacien) et leur fille Célestine, "avenue d'Aniane" ; veuf le 20.02.1898, Elisabeth GUIZARD étant décédée "dans sa maison d'habitation, sise à Puéchabon, rue ancienne route d'Aniane" ; il est signalé au recensement de Puéchabon de 1901 comme propriétaire, veuf, avec sa fille Célestine, "avenue d'Aniane" ; + 06.02.1903, à Puéchabon, dans sa maison d'habitation, "avenue d'Aniane".

Joseph Stanislas (fs Jean Baptiste et Marie HERMET) 18.10.1827, à Puéchabon ; signalé aux recensements de 1836, 1841, 1846, 1851 et 1856 de Puéchabon avec sa mère, sa soeur et ses frères ; classe 1847, 1 m 69, cultivateur, exempté car état teigneux (dossier militaire) ; le 6 octobre 1856, avec sa soeur et ses frères, il sort de l'indivision pour les biens de la succession de leur père, Jean Baptiste ; sa part est constituée ainsi : la vigne et la pâture, à la Faisses (article 6 de la masse), plus la pâture et olivette, à Saint Silvestre (article 10) - voir, à l'article de Jean Baptiste, la liste complète des immeubles laissés en indivision - ; de plus, pour faire face au paiement de la somme de 3200 francs, dûe à la veuve EUZET leur mère, "les copartageants ont écarté du partage la pièce de terre, champ, vigne, pré et bois, à Regagnias, article 3 de la masse, et l'entier restant de la maison d'habitation, article 4 (donc, sauf la partie affectée à Urbain), lesquels objets resteront en commun jusqu'au réglement ultérieur entre la veuve EUZET et ses enfants" ; l'acte est fait et passé à Gignac, en présence d'Alphonse MALHET et de Pierre AMALOU, cordonniers à Gignac (notaire François Joseph Louis ARNAUD, de Gignac) ; x Rose Dauphine MATHIEU, le 23.07.1860, à Puéchabon, en présence de Xavier et Urbain EUZET qui signent avec lui ; Cm 23.07.1860 : régime dotal ; Pierre MATHIEU (père de Rose) constitue en dot et avancement d'hoirie à sa fille "une pièce de terre vigne complantée de quelques oliviers et muriers (...) tènement du rieu, d'environ 22 ares, d'un revenu de 25 francs (notaire Léon GAY, d'Aniane, qui assiste aussi au mariage) ; agriculteur ; il signe Stanislas EUZET ; signalé au recensement de Puéchabon de 1861 avec son épouse ; signalé au recensement de Puéchabon de 1866 avec son épouse, leur fille Stéphanie et sa mère ; + 16.03.1868, à Puéchabon.

Aïx (fa Jean Baptiste et Marie HERMET) 07.12.1830, à Puéchabon ; + 19.08.1831, à Puéchabon.

François Xavier (fs Jean Baptiste et Marie HERMET) 18.06.1833, à Puéchabon ; signalé aux recensements de 1836, 1841, 1846, 1851 et 1856 de Puéchabon avec sa mère, sa soeur et ses frères ; il est indiqué comme "apprenti menuisier" dans celui de 1851 ; classe 1853, 1 m 72, menuisier, signalé teigneux mais bon pour le service, mauvais numéro (dossier militaire) ; le 6 octobre 1856, avec sa soeur et ses frères, il sort de l'indivision pour les biens de la succession de leur père, Jean Baptiste ; sa part est constituée du champ et pâture à Regagnias (article 2 de la masse), plus le bâtiment rural, servant de bergerie, avec enclos (article 9), plus le champ complanté de muriers, à la fontaine (article 14) - voir, à l'article de Jean Baptiste, la liste complète des immeubles laissés en indivision - ; l'acte précise qu'au moment du partage, il est "garçon menuisier, originaire de Puechabon, demeurant actuellement à Montpellier" ; de plus, pour faire face au paiement de la somme de 3200 francs, dûe à la veuve EUZET leur mère, "les copartageants ont écarté du partage la pièce de terre, champ, vigne, pré et bois, à Regagnias, article 3 de la masse, et l'entier restant de la maison d'habitation, article 4 (donc, sauf la partie affectée à Urbain), lesquels objets resteront en commun jusqu'au réglement ultérieur entre la veuve EUZET et ses enfants" ; l'acte est fait et passé à Gignac, en présence d'Alphonse MALHET et de Pierre AMALOU, cordonniers à Gignac (notaire François Joseph Louis ARNAUD, de Gignac) ; x Marie Joséphine MOULIS, le 04.08.1858, à Puéchabon ; Cm 25.07.1858 : régime dotal ; elle se constitue en dot de son chef, 100 francs "en la valeur des bijoux et dorures dont elle est parée" et que le futur époux reconnaît et tient pour reçus ; Pierre MOULIS fait donation entre vifs irrévocable à titre d'avancement d'hoirie à sa fille d'une pièce de terre "en nature de vigne et olivette située dans le territoire de la commune de Puéchabon au tènement de Nabas contenant 22 ares 60 centiares" ; cette terre est déclarée d'un revenu de 25 francs au capital de 500 francs ; l'acte est passé dans la maison de Pierre MOULIS, en présence de Jean LABEILLE (brigadier forestier) et Jean BENOIT (tonnelier), témoins instrumentaires qui signent ; parmi les signataires, il y a Stanislas et Urbain EUZET (notaire Henri PONS, d'Aniane) ; menuisier ; il signe Xavier EUZET ; signalé au recensement de Puéchabon de 1861 avec son épouse et leur fils Urbain ; signalé au recensement de Puéchabon de 1866 avec son épouse, leur fille Olympe et trois ouvriers menuisiers : Victor LAFORGE (25 ans), Sylvain RIVIÈRE (18 ans) et Jean DUPIN (15 ans) ; signalé au recensement de Puéchabon de 1872 comme menuisier, avec son épouse, leur fille Joséphine et un ouvrier, Jean DUPIN, "rue tour d'enceinte" ; signalé au recensement de Puéchabon de 1876 comme menuisier, avec son épouse et leur fille Angélina, "rue chemin neuf" ; signalé au recensement de Puéchabon de 1881 comme menuisier, avec son épouse et leur fille Angélique, "impasse Moulis" ; signalé au recensement de Puéchabon de 1886 comme menuisier, avec son épouse et leur fille Angélina, "rue neuve" ; signalé au recensement de Puéchabon de 1891 comme menuisier avec son épouse, "rue de la Clède" ; signalé aux recensements de Puéchabon de 1896 et 1901 comme menuisier avec son épouse, "rue du chemin neuf" ; + 24.10.1905, à Puéchabon ; en août 1999, il y avait encore, appuyée contre le mur face à l'entrée, une plaque funéraire indiquant : "François Xavier EUZET - à l'âge de 73 ans - concession perpétuité - regrets éternels" ; sur la même plaque était indiqué le décès de sa fille, Angélina.


Génération 5 (génération 16 La lignée)

Joseph Stanislas (fs Urbain et Elisabeth GUIZARD) 09.10.1853, à Puéchabon ; signalé au recensement de Puéchabon de 1856 avec ses parents ; + 29.03.1858, à Puéchabon.


Une autre carte de Puéchabon
(postée le 03.01.1912)

Marie Joseph (fs Urbain et Elisabeth GUIZARD) 04.01.1858, à Puéchabon ; signalé au recensement de Puéchabon de 1861 avec ses parents et sa soeur Eugénie, son prénom indiqué étant Marius ; signalé au recensement de Puéchabon de 1866 avec ses parents et ses deux soeurs ; signalé au recensement de Puéchabon de 1872 avec ses parents et sa soeur Célestine, "rue Tour d'enceinte" ; classe 1878, cheveux, sourcils et yeux : châtains, front : découvert, nez : moyen, bouche : moyenne, menton : à fossette, visage : ovale, taille : 1 m 64 (selon son livret militaire mais 1 m 67 dans 1 R 309 - information FOURNOL, à vérifier) ; cultivateur et domicilié à Puéchabon quand il part au service militaire ; catholique ; n 18 du tirage au sort ; numéro matricule de recrutement : 690 ; incorporé à la 20ème section d'infirmiers militaires le 05.11.1879, il arrive au corps le 9 ; numéro matricule : 438 ; 1ère classe le 18.08.1880 ; caporal le 24.11.1881 ; signalé au recensement de Puéchabon de 1881 avec ses parents et sa soeur, "rue Tour de ronde" ; son livret militaire indique pour 1882 : "très bon caporal, employé à la pharmacie" ; en Afrique du 06.11.1879 au 28.10.1883 ; caserné à Oran (Algérie) au premier trimestre 1880 ; à Mostaganem (Algérie) en 1882-1883 (il a dû terminer son service dans cette ville puisqu'il y était encore les 5 et 6 octobre 1883, dates de deux secousses de tremblement de terre qu'il note à la dernière page de son carnet de notes pharmaceutiques) ; parti en congé le 28.10.1883 (après quatre ans d'armée), il se retire à Puéchabon ; en disponibilité et réserve à la 16e section territoriale d'infirmiers dont la caserne était à Perpignan ; en réserve de l'armée active le 01.07.1884 ; périodes d'exercices militaires à la 16e section d'infirmiers du 08.07. au 04.08.1885 (selon son livret militaire mais du 01.08. au 28.08.1885 selon son dossier en 1 R 927), du 06.06.1887 au 03.07.1887 et du 11.07. au 24.07.1892 ; passé à la 16e section territoriale d'infirmiers le 01.11.1892 ; (il y a quelques différences entre son dossier qui est en 1 R 927 et son livret militaire : ainsi, sur le livret, il passe dans l'armée territoriale le 01.07.1888) ; il passe à la réserve de l'armée territoriale le 01.11.1898 ; libéré définitivement du service militaire le 01.11.1904 ; il signale à l'armée son arrivée à Montpellier, le 14.08.1882 et le 26.08.1884, il habite à Montpellier, "rue de la Loge 26" ; signalé au recensement de Puéchabon de 1886 avec ses parents et sa soeur, "rue du Tour de ronde" ; il signale à l'armée son arrivée à Toulouse le 24.07.1889 et le 10.08.1889, il habite à Toulouse, "rue de la République 59" ; il signale à l'armée son arrivée à Montpellier le 08.03.1891 et le 18.03.1891, il habite à Montpellier "rue de l'Observatoire" ; il signale à l'armée son arrivée à Toulouse le 21.10.1891 et, à cette date, il y habite "place Saint Michel" et il est alors élève en pharmacie à la pharmacie TANZI ; signalé une dernière fois dans un recensement de Puéchabon, en 1896, avec ses parents et sa soeur, "avenue d'Aniane" ; x Léontine Louise LASSEUBE, le 05.10.1899, à Toulouse ; préparateur en pharmacie ; il signe Joseph EUZET ; + 04.07.1910, "33, rue d'Embarthe", à Toulouse. (Voir Toulouse)


Joseph EUZET (le 1er à gauche) et son fils François (le 2ème à gauche),
à Puéchabon ("place neuve"), avec d'autres habitants de Puéchabon
(photo, ca 1908, archives J.C.E.)


Marie Eugénie Prudence (fa Urbain et Elisabeth GUIZARD) 01.04.1861, à Puéchabon ; signalée au recensement de Puéchabon de 1861 (le prénom indiqué étant Eugénie), avec ses parents et son frère ; signalée au recensement de Puéchabon de 1866 (le prénom indiqué étant Prudence), avec ses parents, son frère et sa soeur ; + 10.01.1867, à Puéchabon.

Marie Joséphine Célestine Valérie (fa Urbain et Elisabeth GUIZARD) 15.12.1864, à Puéchabon ; signalée au recensement de Puéchabon de 1866 (le prénom indiqué étant Philippine), avec ses parents, son frère et sa soeur ; signalée au recensement de Puéchabon de 1872, avec ses parents et son frère, "rue Tour d'enceinte" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1876, avec ses parents, "impasse Causse" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1881 avec ses parents et son frère, "rue Tour de ronde" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1886 avec ses parents et son frère, "rue Tour de ronde" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1891 avec ses parents, "avenue d'Aniane ; signalée au recensement de Puéchabon de 1896 avec ses parents et son frère, "avenue d'Aniane ; signalée au recensement de Puéchabon de 1901, avec son père, "avenue d'Aniane ; signalée aux recensements de Puéchabon de 1906, 1921 et 1926, seule, "avenue d'Aniane ; signalée au recensement de Puéchabon de 1931 avec Urbain EUZET, son neveu, dessinateur, "avenue d'Aniane ; + 02.07.1934, à Puéchabon.


Célestine EUZET et ses deux neveux, fils de Joseph : François EUZET (à gauche) et Urbain EUZET
(Célestine est la dernière des EUZET à avoir vécu toute sa vie à Puéchabon, de 1864 à 1934)
(archives J.C.E.)



Marie Joséphine Stéphanie (fa Joseph Stanislas et Rose Delphine MATHIEU) 06.03.1862, à Puéchabon ; signalée au recensement de Puéchabon de 1866 (le prénom indiqué étant Stéphanie), avec ses parents et sa grand-mère, Marie HERMET ; signalée au recensement de Puéchabon de 1872, avec sa mère (prénom indiqué : Joséphine) et sa grand-mère, Marie HERMET, "rue Tour d'enceinte" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1876, avec son grand-père, Pierre MATHIEU, et sa mère (prénom indiqué : Joséphine) "impasse Moulis" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1881, avec son grand-père, Pierre MATHIEU, et sa mère (prénom indiqué : Joséphine), "rue de la Clède" ; x Marie Jean Joseph GALHIAC, le 11.07.1884 à Puéchabon ; sont présents au mariage et signent : ses oncles paternels, Urbain et Xavier EUZET et deux autres habitants de Puéchabon : François MOULIS et Pierre BOSC ; elle signe ; le maire qui a officié est Louis BALESTIER ; Cm le 09.07.1884 : dans ce Cm, le patronyme du conjoint est écrit GAILLAC et il signe sous cette forme ; elle se constitue en dot, de son chef, des objets mobiliers pour une valeur de 100 francs (une armoire en bois de noyer, une bague en or, un clavier en argent ...), plus tous les biens meubles et immeubles provenant de la succession de son père dont elle est la seule et unique héritière, pour une valeur de 3000 francs ; de son côté, Antoine GAILLAC père fait donation entre vifs à son fils d'une maison d'habitation à Puéchabon, quartier de l'aiguillerie, d'un revenu annuel de 25 francs, plus deux pièces de terre en nature d'oliviers dans le terroir de Puéchabon ; l'acte est passé dans une pièce de la cuisine de la maison de la mère de Stéphanie, en présence de Louis SIMON (distillateur) et Marius MOULIS (propriétaire) de Puéchabon, qui signent avec les futurs mariés et les oncles de Stéphanie, Urbain et Xavier EUZET ainsi que de Joseph EUZET, son cousin (notaire Joseph VIALA, d'Aniane) ; signalée au recensement de Puéchabon de 1886, avec son mari et leur fils Joseph, "rue de la Clède" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1891, avec son mari et leurs enfants, Joseph, Marcel, Joséphine et sa mère, "impasse Moulis" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1896, avec son mari et leurs enfants, Joseph et Marcel, et sa mère, "impasse Moulis" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1901, avec son mari et leurs enfants, Joseph, Marcel et Gaston, "impasse Moulis" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1906, chef de ménage, avec ses enfants, Joseph, Marcel et Gaston GALHIAC, "rue de la Clède" ; + 16.07.1907, à Puéchabon.


Les signatures de Marie Jean Joseph GALHIAC et Stéphanie EUZET,
plus celles des oncles de Stéphanie, Urbain EUZET et Xavier EUZET
(le 11.07.1884)


Urbain Louis Gonzague (fs François Xavier et Marie Joséphine MOULIS) 19.06.1859, à Puéchabon ; signalé au recensement de Puéchabon de 1861 avec ses parents ; + 07.10.1862, à Puéchabon.

Marie Pierre (fs François Xavier et Marie Joséphine MOULIS) 18.02.1863, à Puéchabon ; + 21.11.1863, à Puéchabon (dans l'acte de décès le prénom indiqué est "Pierre Marius" (dans le corps de l'acte) et "Marius Pierre" (en marge de l'acte), cependant que dans le registre correspondant de l'Enregistrement, le prénom indiqué est simplement "Marius" ; dans l'acte de naissance, c'est bien "Marie Pierre" qui est écrit mais on peut se demander si le prénom usuel, dans la famille, n'était pas Marius, ce qui expliquerait aussi pourquoi le recensement de Puéchabon de 1861 indique le prénom Marius pour Marie Joseph, son frère).

Marie Joséphine Olympe (fa François Xavier et Marie Joséphine MOULIS) 17.12.1865, à Puéchabon ; signalée au recensement de Puéchabon de 1866 (le prénom indiqué étant Olympe), avec ses parents ; + 30.11.1870, à Puéchabon.

Marie Joséphine Célestine (fa François Xavier et Marie Joséphine MOULIS) 03.05.1869, à Puéchabon ; + 16.12.1870, à Puéchabon.

Joséphine Marguerite Angéline (fa François Xavier et Marie Joséphine MOULIS) 03.04.1872, à Puéchabon ; signalée au recensement de Puéchabon de 1872 (prénom Joséphine) avec ses parents, "rue tour d'enceinte" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1876 (prénom Angélina) avec ses parents "rue chemin neuf" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1881 (prénom Angélique) avec ses parents, "impasse Moulis" ; signalée au recensement de Puéchabon de 1886 (prénom Angélina) avec ses parents, "rue neuve" ; + 10.01.1889, à Puéchabon ; en août 1999, il y avait encore, appuyée contre le mur face à l'entrée, une plaque funéraire indiquant : "Ici repose Joséphine Angélina EUZET - décédée le 10 janvier 1889 - âgée de 17 ans" ; sur la même plaque, était aussi indiqué le décès de son père.



Il existe peut-être des moments où il faut s'arrêter de noter des cohortes de noms et de dates pour regarder la réalité autrement. Les cinq enfants de François Xavier EUZET et de Marie Joséphine MOULIS sont tous décédés jeunes. La seule qui leur restait est morte à 17 ans. Les parents devaient l'appeler Angélina, comme on le voit dans les indications des recensements. Douze ans auparavant, ses deux soeurs étaient mortes à moins d'un mois d'intervalle. Ainsi, la "magie" dont on parlait plus haut révèle là une autre facette, beaucoup plus triste. L'explication probable de ces décès se trouve dans une observation sur les épidémies, dans le recensement de 1872 : "Le chiffre de la population de Puéchabon était de 851 en 1866. La différence en 1872 est donc de 59 en moins. Cette diminution du nombre des habitants doit être attribuée aux décès occasionnés par une épidémie de fièvre maligne qui sévit en 1866, et une épidémie de variole qui a sévi en 1870. Le chiffre des décès en 1866 s'est élevé à 46, en 1870 à 75. La moyenne ordinaire des décès dans le courant de l'année est de 29.".


Une autre carte de Puéchabon
(postée le 11.10.1913)



3/ Le recensement de 1901 :

Le recensement de 1901 fait nettement ressortir la situation sans issue pour le patronyme EUZET dans cette commune. En effet, on trouve,
- "Avenue d'Aniane" : Urbain EUZET (75 ans) et sa fille Célestine (36 ans, sans profession).
- "Tour de ronde" : Celestine EUZET (78 ans, sans profession) et son cousin Pierre CONTRESTIN (56 ans, sans profession).
- "Impasse Moulis" : Stéphanie EUZET (39 ans, sans profession), épouse de Marius GAILHAC (en réalité, Marie, Jean, Joseph GAILHAC) avec trois enfants (Joseph GAILHAC 15 ans, Marcel GAILHAC 11 ans, Gaston GAILHAC 1 an 1/2) et Joséphine MATHIEU, la belle-mère de Marius (en réalité, Rose Delphine MATHIEU).
Si le patronyme EUZET est encore existant en 1901, à Puéchabon, il n'y a plus de jeunes garçons ou de jeunes gens portant le nom pour assurer le renouvellement des générations, sur place. Pour trouver une descendance patronymique, il faut se reporter au fichier de
Toulouse



4/ Familles de Puéchabon, dans les années 30


En 1936, à Saint-Guilhem-le-Désert, de gauche à droite : Jean-Marie PASCAL, Emilienne COURNON (son épouse), Marie-Antoinette NICAUD (épouse d'Urbain EUZET qui prend la photo), Marie-Louise GAILHAC (sur ses genoux), Juliette PASCAL (épouse de Gaston GAILHAC), Marcel GAILHAC, Léon GAILHAC et Gaston GAILHAC (archives J.C.E.)


Non daté (peut-être à Palavas), de gauche à droite : Georges COURNON, Jean BALESTIER (debout) et Paul ESPINASSE (archives J.C.E.)


En juillet 1930, à Puéchabon, de gauche à droite : Jeanne SARRAN, Urbain EUZET (derrière), Paul ESPINASSE et ? (archives J.C.E.)


A la Toussaint 1933, à Puéchabon, de gauche à droite : Jeanne COURNON (veuve François AZEMAR), Marie-Antoinette ESPINASSE, Jean BALESTIER, Célestin ESPINASSE, Urbain EUZET, Paul ESPINASSE et Gaston GAILHAC (archives J.C.E.)


En Janvier 1933, à Puéchabon, de gauche à droite : Célestin ESPINASSE (debout), Gaston GAILHAC, Marie-Antoinette ESPINASSE (debout), Paul ESPINASSE, Célestine EUZET, François EUZET et Marie Rose LACAN (épouse de Célestin ESPINASSE) (archives J.C.E.)


A Pâques 1933, à Puéchabon, de gauche à droite : Jean BALESTIER, Urbain EUZET, Paul ESPINASSE, Georges CHRISTOL et Gaston GAILHAC (archives J.C.E.)

Plusieurs générations sont représentées sur ces photos. Voici les années de naissance, des plus anciens aux plus jeunes :
Célestine EUZET : 1864 ; Jeanne COURNON : 1865 ; Marie Rose LACAN : 1869 ; Célestin ESPINASSE : 1876 ; Georges COURNON : 1898 ; Gaston GAILHAC : 1899 ; François EUZET : 1900 ; Juliette PASCAL : 1901 ; Marie-Antoinette ESPINASSE : 1903 ; Jean Marie PASCAL : 1903 ; Urbain EUZET : 1908 ; Georges CHRISTOL : 1908 ; Emilienne COURNON : 1909 ; Marie-Antoinette NICAUD : 1910 ; Jean BALESTIER : 1911 ; Jeanne SARRAN : 1914 ; Marcel GAILHAC : 1924 ; Léon GAILHAC : 1927 ; Marie-Louise GAILHAC : 1933.


Une autre carte de Puéchabon
(postée le 23.02.1956)

Au verso, Marie-Louise GAILHAC écrit à Marie-Antoinette NICAUD, Jacques et Jean-Claude EUZET) : "Chers cousins, nous venons de recevoir à l'instant une carte d'Oujda de Bernard (c'est-à-dire Urbain EUZET - son prénom Bernard était utilisé par la famille et il travaillait alors en Algérie), qui nous a fait grand plaisir ; elle nous a trouvé, malgré les grands froids (l'hiver 56 !), tous en bonne santé ; nous pensons qu'il en est de même chez vous. Je joins à ma carte l'adresse de Léon (son frère, Léon GAILHAC) que vous pourriez transmettre à Bernard - vu qu'ils ne sont qu'à 60 km d'Oujda - De tous les africains nous avons de bonnes nouvelles. Toute la famille vous envoie ses meilleurs baisers. Marie Louise." et, entre parenthèses : "(Irène CHRISTOL a un 6e garçon)"


5/ Questions

Il y a un problème sur la localisation de la maison vendue à la commune, en 1889 ; en effet, le n 126 se trouve sur le plan du cadastre napoléonien de 1828 dans la rue dite du "Tour de ronde", ce qui correspond aux mentions des recensements de Puéchabon - encore que, dans le recensement de 1886, Urbain EUZET, son épouse et ses enfants, Célestine et Joseph, soient indiqués au n de maison 129 ; au n 126, on trouve Félix HERMET, cependant que Maximilien CAPMAL est au n 128 et François HERMET au n 125 ; par contre, en ce qui concerne la rue "Roc du sucre", aucun n et aucun nom de propriétaire ne correspondent aux mentions des délibérations communales, que ce soit sur le plan ou dans le recensement de 1886 ; de même, en ce qui concerne le plan de 1857 (dossier de l'élargissement de la rue de la fontaine), l'emplacement de la maison d'Urbain EUZET donne bien sur la rue du "Tour de ronde" ; en fait, quand on regarde au-delà, l'impression est que ces noms de rues manquent de précision, comme si plusieurs dénominations étaient utilisées pour un même lieu. Ainsi, dans le partage des biens de Jean Baptiste EUZET (le 06.10.1856), il est écrit que la maison se situe "quartier dit rue du sucre" (n 125-126) ; dans le recensement de 1872 qui, le premier, donne les noms des rues, on voit que la maison est "rue Tour d'enceinte" (n 168), cependant qu'il n'y a aucune rue appelée "roc du sucre" ; le recensement de 1876 est atypique puisque urbain EUZET habite "impasse Causse" (n 88), alors que le recensement de 1881 l'indique "rue Tour de ronde(n 125) ; enfin, en 1889, la délibération du 7 avril parle de la rue "Roc du sucre" (n 126) et que l'acte concernant la purge d'hypothèque indique le n 126 sans précision de rue (mais toujours la section C du cadastre) ; enfin, la délibération du 15.09.1889 continue à parler de la "rue Roc du sucre", sans précisions pour les numéros des maisons : on peut encore ajouter, que dans ces différents documents, on retrouve toujours les mêmes noms dans les confronts (CAPMAL, DUPIN, HERMET, CAUSSE ...), avec quelques variations de prénoms selon les années ; quant à l'acte de vente du n 126 (le 02.06.1889), il donne comme confronts "les maisons de CAPMAL, FOBIS et la rue", ce qui n'apporte pas plus de précisions.

Photos J.C.E., prises le 9 juillet 2004. Les n 1 et 2 montrent l'emplacement (avec les arbres) des anciens n du cadastre napoléonien, 125, 126 et 127, et le début de la circulade du fort. Sur la photo n 1, la maison qui est au premier plan, avec l'escalier et la croix au dessus de la porte d'entrée, est la n 331 du plan. La photo n 3 montre un angle de la "place neuve", la maison où il y a la camionnette étant probablement le n 123 ou n 124 du plan.


n1

n2

n3



sommaire

haut de page

Les lignées issues de l'Hérault

Puéchabon (suite 1).

Puéchabon (suite 3)

Puéchabon (suite 4)

Nouveautés