La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

La branche de Toulon.
(T 41)



Pour mieux situer les EUZET de Toulon, il est suggéré de consulter :

- Montpellier (la branche venue directement du Triadou, au XVIIIe siècle).

- Aix-en-Provence

- La lignée du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (générations 16-17 )



Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : vers, environ
AD : Archives départementales












La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions et observations.

1/ La présentation du lieu



La carte de Cassini : Toulon
au XVIIIème siècle

2/ L'état des connaissances


Il faut se reporter à la génération 4 de la branche venue directement du Triadou à Montpellier (au XVIIIème siècle) pour trouver Pierre Louis Emile EUZET, un militaire qui de Montpellier se retrouvera à Blaye puis à Pont-Saint-Esprit et, finalement, à Toulon.

Génération 1 La lignée (génération 16) :

- Pierre Louis Emile (fs Jean Pierre Pascal et Louise Bernarde AUTERACT) 30.06.1809, maison de son père, faubourg Boutonet, à Montpellier ; Garde du Génie "à la citadelle de Blaye" en 1835, quand il se marie ; publication de promesse de mariage à Montpellier et à Blaye, "devant la porte extérieure et principale des deux maisons" (à Montpellier les 22 et 29 mars, à Blaye les 12 et 19 avril) ; x Marguerite SIMONET, le 27.04.1835, à Blaye (33) ; ses parents ne se déplacent pas pour le mariage et donnent leur consentement par acte passé en brevet, auprès du notaire Auguste MONNOT LE ROY, le 26 mars (à Paris) pour son père et auprès du notaire ANDUZE, le 23 mars (à Montpellier) pour sa mère ; l'autorisation de se marier lui a aussi été accordée par le colonel, directeur des fortifications à La Rochelle, le 3 avril ; le couple devait être ensuite à Pont-Saint-Esprit (30), puisque leur fille Clémence y naît, le 9 septembre 1836 (il n'y a pas de naissance sur Blaye, auparavant) ; il est alors "garde du génie, employé dans la place" ; à Toulon dès 1838, comme on le voit à la naissance de son fils Théodore Eugène ; il habite au n 3, quartier Malbousquet ; toujours à Toulon, en 1846 (recensement de Toulon) avec son épouse et trois enfants : Clémence, Charles et Gustave ; la même année, il adresse, à la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, "un mémoire avec un dessin relatif à un nouveau système de pompe aspirante et foulante à deux pistons de diamètres différents, applicable aux presses hydrauliques de Pascal ; il demande que dans le cas où cette presse n'aurait pas été inventée avant lui, la Société veuille bien la faire connaître par la voie du Bulletin" (séance du 15.04.1846 de cette société, bulletin n 45) ; il habite à la même adresse en 1851 (recensement de Toulon) avec son épouse et quatre enfants : Clémence, Charles, Gustave et Jacques Louis ; dans la revue "Nouvelles annales de mathématiques ; journal des candidats aux écoles polytechnique et normale", volume 13 de 1854, on y voit le dépôt d'analyses mathématiques par "EUZET Garde du Génie, à Toulon", ce qui montre qu'il était bon mathématicien (voir les détails dans les références) ; à la naissance de leur fille Marie Eugénie Elisabeth, en 1855, la famille habite au "quartier de la charité" mais cette dénomination est absente des recensements de Toulon ; le couple n'a pas été trouvé dans le recensement de 1856 mais il est signalé, dans le recensement de Toulon de 1861, aux confins des rues qui sont intra-muros dans la partie Est (après la rue Bonnefoy et avant l'hôpital civil) dans une zone appelée simplement "Nouvelle ville. Agrandissement", au n 69, avec sa femme Marguerite et deux de leurs enfants, Clémence et Gustave ; le 15.11.1862, il dépose une demande de brevet d'invention de 15 ans au secrétariat du département de la Seine, conjointement avec un certain Jules REBOUL, les deux étant représentés par le sieur LAVIALLE (habitant à Paris, 29, boulevard Saint Martin), pour "un système de vidange et appareils à ce destinés" (Bulletin des lois n 1222-62 du 15.11.1862 et Bulletin des lois n 1226, Décret impérial du 27.04.1864 qui proclame 1292 brevets d'invention et certificats d'addition) ; en 1866 (recensement de Toulon), la zone de 1861 n'est plus signalée et il faut donc rechercher par quelles rues elle a été remplacée ; aux recensements de Toulon de 1872, 1876 et 1881, il est domicilié "14, boulevard Tessé" (avec son épouse et leurs enfants, Charles et Gustave) ; au recensement de Toulon de 1872, il n'y a pas de numéro de rue mais la dénomination est "Maison EUZET" et il y a d'autres ménages que les EUZET dans cette maison ; aux recensements de Toulon de 1872 et 1876, son prénom signalé est Pierre et il est indiqué comme "propriétaire" ; au recensement de Toulon de 1881, il est "retraité" ; Chevalier de la Légion d'Honneur, par décret du 29.12.1865, n matricule 18 290, avec un traitement annuel de 250 francs ; il est alors Garde principal du Génie ; à la retraite avec ce grade (en 1872), il est toujours domicilié à Toulon ; il est titulaire d'une pension militaire (en 1871) calculée sur le grade de Garde principal du Génie, selon le Bulletin des lois n 63 et par décret n 747, en fonction de son service effectif (41 ans, 9 mois, 24 jours) ; lors de la reconstruction du palais de la légion d'honneur (incendié le 23.05.1871), il participe à la souscription lancée à cette occasion par un montant de 10 francs qui sont notés dans le livre d'or (imprimé en juillet 1874) ; + 02.02.1885, à Toulon ; l'acte de décès indique à tort qu'il est né à Lansargues (34), cependant qu'aucun "déclarant" du décès n'est de la famille (il y a Honoré BELLIER, 39 ans, gardien de marine, domicilié à Toulon rue St Vincent 4 "qui a dit être ami du défunt" et François FOURMER, 25 ans, commis en cette mairie, domicilié à Toulon, "qui a dit être instruit du décès du défunt" ; manifestement, il avait dû soit garder des liens avec cette commune (Lansargues) soit y être allé (ou en avoir parlé avec ses amis) suffisamment souvent pour faire penser qu'il y était né ; quand on regarde les registres paroissiaux de cette commune, on s'aperçoit qu'il y a des AUTERAC : c'était donc, probablement, la commune d'origine du côté maternel, c'est-à-dire celle de Louise Bernarde AUTERACT. Voir Montpellier et Pont-Saint-Esprit et Aix-en-Provence



La signature d'Emile EUZET, en 1840
(la barre qui descend sur le T n'appartient pas à sa signature)

Génération 2 La lignée (génération 17) :

- Clémence Louise (fa Pierre Louis Emile et Marguerite SIMONET) 09.09.1836, à Pont-Saint-Esprit (30) ; signalée au recensement de Toulon de 1846, au domicile de ses parents au n 3, quartier Malbousquet ; signalée au recensement de Toulon de 1851 à la même adresse ; x Pierre CHAUVIN, le 18.09.1865, à Toulon ; Cm le 07.09.1865, notaire André, Jean-Auguste FOURNIER, de Toulon ; parmi les quatre témoins, il y a Charles, Marius, Florent EUZET et Gustave EUZET, ses frères ; elle signe Clémence EUZET ; sans profession ; au recensement de Toulon de 1866, elle habite avec son mari au n 7, quartier Malbousquet ; le Journal Officiel du 20.12.1916 indique qu'elle est veuve de capitaine et qu'elle a droit à une pension, à compter du 12.07.1916, d'un montant de 1233 francs ; + 10.03.1918, à Toulon. Pont-Saint-Esprit

- Théodore Eugène (fs Pierre Louis Emile et Marguerite Adèle SIMONET) 17.10.1838, à Toulon (acte n 1394) ; les deux témoins sont des gardes du génie de Toulon (Théodore WOLFF et Esprit CLERC), comme le père ; + 19.08.1839, à La Valette (83), "âgé de dix mois", alors qu'il était "en nourrice", à la Valette ; les déclarations sont faites par deux voisins.

- Charles, Marius Florent (fs Pierre Louis Emile et Marguerite Adèle SIMONET) 24.11.1840, à Toulon (acte n 1504) ; les deux témoins sont Jérôme Charles GUIOT, capitaine du génie à Toulon et Esprit CLERC, garde du génie à Toulon ; signalé au recensement de 1846, au domicile de ses parents à Toulon au n 3, quartier Malbousquet ; signalé au recensement de 1851 à la même adresse ; le Bulletin administratif de l'instruction publique pour l'année 1851 indique qu'il obtient une "bourse entière" (nomination des boursiers de l'Etat dans les lycées, acte du 17 novembre) ; "prêtre" dès 1865 ; il signe Ch EUZET ; domicilié au "14, boulevard Tessé" aux recensements de 1872, 1876, 1881 (avec ses parents et Gustave), en 1886, 1891 (avec sa mère, veuve, et Gustave), en 1896 (avec Gustave) ; il y a deux domestiques (par exemple en 1891, Joséphine DURAND, gouvernante domestique, et Léocadie FREGIER, cuisinière domestique, ou encore en 1896 : Léocadie FREGIER, servante domestique, et Marie Apollonie FREGIER, ménagère domestique ; dans les recensements, il est toujours indiqué comme prêtre, sauf en 1881 où il est désigné comme ecclésiastique.

- Gustave, Marius (fs Pierre Louis Emile et Marguerite Adèle SIMONET) 01.01.1842, à Toulon (acte n 2) ; les deux témoins sont Charles de BIGAULT de CASANOVE, garde du génie à Toulon et Augustin COMBES, concierge des bâtiments militaires, à Toulon ; signalé aux recensements de 1846 et 1851 au domicile de ses parents à Toulon au n 3, quartier Malbousquet ; il signe G. EUZET, en 1865 au mariage de sa soeur Clémence ; "dessinateur" ; c'est certainement lui qui signe aussi G. EUZET, au mariage de son frère Louis, en 1872 ; domicilié au "14, boulevard Tessé" aux recensements de 1872, 1876, 1881 (avec ses parents et Charles), en 1886, 1891 (avec sa mère, veuve, et Charles), en 1896 (avec Charles) ; une pension militaire lui est attribuée dans le Bulletin des lois n 2436 (en 1892), par décret n 37975, avec une entrée en jouissance de la pension le 06.02.1892 ; il est alors rayé des contrôles, après une activité de 29 ans, 21 jours, la pension étant liquidée sur le grade de contremaître et il habite Toulon ; il donne 1,05 franc pour la liste de souscription du congrès ecclésiastique à Jérusalem (La Croix du 03.01.1893 ; dans la liste, il est indiqué ainsi : "Gustave EUZET à T") ; au recensement de 1896, il est indiqué comme "retraité de la marine" ; célibataire ; pour ses domestiques signalés avec son frère Charles et lui dans les recensements de 1891 et 1896, voir ci-dessus l'article de Charles ; + 02.04.1919, à Toulon (n 857, selon les tables décennales).

- Jacques Louis (fs Pierre Louis Emile et Marguerite SIMONET) 27.08.1846, à Toulon ; il passe sa thèse pour la licence de droit à la faculté de droit d'Aix-en-Provence, en juillet 1868 ; il dédie ainsi son travail : "A mon père, à ma mère, témoignage de reconnaissance et d'amour. A mes frères, à ma soeur, à mon beau-frère, à mes amis" ; sa thèse commence par "Jus romanum. de usucapionibus et usurpationibus" (le début est en latin) ; x Marie Claire RÉGINAUD, le 27.08.1872, à Aix-en-Provence ; Cm le 26.08.1872, notaire MILLE, d'Aix-en-Provence ; il signe "Louis EUZET avocat" ; parmi les signataires au mariage, il y a G. EUZET qui est certainement Gustave Marius EUZET, frère du marié ; domicilié à Aix, "boulevard François Zola 3" (en 1868-1872-1873-1879-1884) et "rue Monclar 5" (en 1902-1903) ; cependant, l'Indicateur Marseillais, pour 1872-1874, indique qu'il est avocat près la Cour et habite au 11, boulevard Zola et, pour les années 1876-1885, qu'il est avoué de 1ère instance, habitant au 7, rue Monclar ; avocat (en 1872- 1873), avoué (en 1868-1879-1884-1902) ; pendant la période où il est avoué près le Tribunal civil d'Aix, il signe "Louis EUZET" ; membre de l'Union de la paix sociale (fondée par LE PLAY) pour les Bouches-du-Rhône (au moins en 1883) ; administrateur de l'Oeuvre des prisons d'Aix-en-Provence (au moins en 1893) et il avait indiqué qu'il en écrirait l'histoire ; avocat des congrégations à l'époque des lois à leur encontre, il défend ainsi les Ursulines d'Aix en 1900, comme on le voit dans le Bulletin des congrégations de février 1900 : "L'avoué du fisc était Me Paul GIRAUD ; celui des Ursulines, Me EUZET, le défenseur infatigable et désintéressé des congrégations religieuses." ou encore en avril 1903 dans l'affaire des inventaires pour les Capucins d'Aix : "Le Supérieur, assisté de ses conseils, Mes EUZET et ANINARD, appela le juge de paix en référé." ; + 20.01.1907, à Aix-en-Provence, dans son domicile, "rue des Arts et métiers, 18".

- Marie Eugénie Elisabeth (fa Pierre Louis Emile et Marguerite Adèle SIMONET) 08.04.1855 , à Toulon ; le premier témoin est Pascal François RUINAT et le deuxième est Jacques Marie CARENCE, les deux sont entrepreneurs de travaux, domiciliés à Toulon ; les parents sont alors domiciliés "Quartier de la charité", à Toulon ; + 30.06.1855, à Toulon (n 1842, selon les tables décennales).

3/ Questions et observations

- Le recensement de Toulon de 1866 indique la présence, "rue Chalucet, n 26", d'un couple inconnu jusqu'ici (28.04.2008) : Yves EUZET, 50 ans, perceur, et sa femme Marie CRESP, 55 ans, aveugle. Ce couple n'est pas signalé dans cette rue aux recensements de 1861 et 1872. Curieusement, au recensement de 1872, dans la "maison EUZET" du 14, boulevard Tessé, il y a un prêtre appelé François CRESP, âgé de 59 ans et né à Grasse (06) ; il y vit avec une domestique, Célestine VIDAL ; faut-il y voir un lien avec la branche de Toulon ? Probablement non mais la question reste posée.

- Dans un message sur le Livre d'or, M. Michel FABIEN nous a donné des informations qui permettent de mieux situer, à Toulon, cette branche des EUZET : "Le quartier de La Charité correspond à celui de l'ancien hôpital Chalucet, qui jouxte un jartin dit de la ville, quartier englobé dans l'agrandissement des années 1850-1860" (message du 03.12.2016)

- Il y a un mariage à Toulon d'un membre de la lignée de Sète, originaire de Marseille, en 1934 : Elise Lazarine (fa Antoine et Louise Joséphine BREMOND) 25.07.1896, , "rue Loubon 230", à Marseille ; x1 Camille Henri THOMAS, le 12.02.1927, à Marseille ; Cm le 09.02.1927 (notaire Xavier BENET, de Marseille) ; quand elle se marie, elle est domiciliée "22, boulevard Bonnes Grâces", à Marseille ; parmi les signatures, on trouve E. EUZET (qui est soit la sienne, soit celle de sa tante Elise) ; x2 Marcel MATALON, le 10.11.1934, à Toulon (ce second mariage, d'après l'arbre Geneanet de Mme Sylvie MALVILLE) ; + ?

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Les lignées issues de l'Hérault

Toulon (suite 1)

Toulon (suite 2)