La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

Les branches de Pérols.
(T 52)



Signification des abréviations :
° : naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : environ, vers
AD : Archives départementales












La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.
Le recensements de 1901

1/ La présentation du lieu


Pérols est à 10 km de Montpellier, proche des étangs où
Fulcrand EUZET était "régisseur des canaux" dans la
première partie du XIXe siècle.


2/ L'état des connaissances

Une branche venue de Montpellier

Génération 1 ("La lignée"- génération 16):

- Jean François (fs Claude et Marie Rose HEBRARD) ° 06.03.1806 Le Triadou ; sont présents à la naissance : "Louis EUZET, oncle de l'enfant, âgé de 36 ans, et (de) Jean François PEPIN père, âgé de 70 ans, tous agriculteurs habitant audit Triadou" ; il habite et est domicilié à Saint-Drézéry en 1826 quand ont lieu les partages entre ses frères et soeurs (les 7 et 8 mai) ; son lot est indivis avec son frère Benoît et comprend : 1/ L'écurie et le grenier à foin par dessus, une partie de la basse-cour et la petite basse-cour, 2/ Le tiers de la terre champ qui est devant la maison paternelle, confrontant du nord le chemin, 3/ Le quart d'un bois taillis, partie en herme, appelé la terre longue, confrontant du levant la draye ou passage, 4/ Le quart d'un bois taillis appelé Lauzière, 5/ La moitié du jardin, 6/ La moitié d'une vigne située au patus, confrontant du levant le chemin, du couchant le patus ; pour les conditions générales de ce partage, voir l'article de son frère Jean Jacques (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; il est encore à Saint Drézéry quand il ratifie les clauses de ces partages (étant devenu majeur), le 20.04.1827 (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles ; x Marie JEANJEAN, le 05.01.1828, à Mauguio ; domicilié à Mauguio quand il se marie ; l'acte de mariage précise qu'il est "domicilié dans cette commune depuis plus de trois ans", ce qui fait une arrivée vers 1824 ou 1825 ; dans un acte du 01.11.1830, sa domiciliation est ainsi précisée : "valet de labour, domicilié en cette qualité depuis environ treize mois à la métairie appelée le mas de Boissiere, située près le pont Juvenal, sur le terroir de la ville de Montpellier, appartenant à M. VINCENT de Pérols et ci devant demeurant dans la commune de Saint Drézéri" ; dans cet acte, il partage les biens qu'il possède jusqu'alors en indivis avec son frère Benoît, biens venant de la succession de leurs parents selon le partage du 07.05.1826 ; du partage en deux lots réalisé à l'amiable, sa part se compose : 1/ le quart d'un bois taillis appelé "Lauzière", à prendre à suite de la seconde partie dudit bois expédié à Jean Jacques EUZET, leur frère aîné, pour son quart préciputaire, par le partage de 1826, 2/ la moitié du jardin situé au tenement des jardins, à prendre du côté du nord, 3/ la moitié ou portion d'une vigne située au patus ; la possession et jouissance est de ce jour ; l'acte est fait aux Matelles, en l'étude, en présence d'Etienne Jacques Joseph GRAS et de Jean Tournesol PLAGNIOL (propriétaires fonciers, aux Matelles) qui signent ; les parties ne savent pas signer (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; il est à Montpellier de 1829 à 1834 (environ), à Pérols de 1836 à 1840 (environ), "payre chez M. VINCENT père" (probablement Joseph VINCENT), puis à Castelnau-le-Lez de 1842 à 1843 (environ), "payre à la campagne PAGEZY dite mas de Caylus" ; enfin, il est à Jacou de 1851 à 1864 (environ) - voir ce qu'écrit Antoine BLANCHEMAIN dans son livre "Jacou petit village et grands seigneurs", aux pages 93, 94, 114, 115, 118, 127, 128 et 171 ; au recensement de 1836, à Pérols, il est signalé avec l'orthographe AUZET ainsi que son épouse Marie JEANJEAN (avec l'orthographe JANJAN que l'on retrouve aussi dans l'état civil de Pérols pour les naissances et les décès des enfants) ; avec le couple, il y a quatre enfants : Jean Jacques (8 ans), Louis (6 ans), Marie (4 ans) et Thérèse (1 an 6 mois), tous avec la graphie AUZET, alors que dans les actes de l'état civil de Pérols, c'est toujours avec l'écriture EUZET ; agriculteur, métayer, payre (régisseur), il a donc passé sa vie dans ces communes, en offrant ses services aux propriétaires de terres et de domaines ; on retrouve les naissances de ses enfants dans l'état civil de ces communes ; il ne sait pas signer ; + 19.02.1864, à Jacou. Le Triadou et Castelnau-le-Lez et Mauguio et Montpellier et Jacou

Génération 2 ("La lignée"- génération 17) :

- Jean Jacques (fs Jean François et Marie JEANJEAN) ° 13.07.1828, à Mauguio, "aux masages des salaisons" (précisé dans son acte de mariage) ; x Marguerite SOUBEYRAN (ou SOUBEIRAN), le 15.10.1851, à Jacou ; Cm 20.08.1851, notaire Barthélémy Pascal PERIDIER, de Montpellier ; il est "Payre au mas de Caylus", à Castelnau, en 1851 ; domestique en 1859 ; agriculteur le 05.12.1873 (témoin à une naissance SOUBEIRAN) ; signalé au recensement de Jacou de 1866, avec son épouse et leur fille Marie ; signalé au recensement de Jacou de 1872 comme agriculteur, avec son épouse et leur fille Marie, "hameaux du grand chemin" ; signalé au recensement de Jacou de 1876, avec son épouse et leur fille Marie, "Le grand chemin" ; signalé au recensement de Jacou de 1881, avec son épouse, leur fille Marie et son mari Faustin GAILLARD, leur petite-fille Antoinette GAILLARD et un domestique, charron, Antoine RESSOUCH, "quartier de la mairie" ; le 25.08.1885, il fait une déclaration à la Justice de Paix du canton de Castries, d'un incendie qui a eu lieu dans sa maison de Jacou : "le 23 du courant vers les 11 heures du soir, un incendie s'est déclaré dans une pièce située au premier étage de ladite maison et servant de grenier à foin" ; il ajoute que l'incendie a détruit entièrement le grenier à foin, l'atelier de forgeron qui se trouvait au dessous et qu'il a endommagé un cheval, une jardinière et son mobilier qui se trouvaient dans des appartements contigus ; il évalue le dommage à 6000 francs ; il précise que le feu a duré 3 heures et qu'il a été eteint par les habitants de Jacou, de Clapiers, de Theyran et par les propriétaires du château de Clapiers et leurs domestiques "qui avaient amené la pompe dudit château" et qui sont "accourus avec empressement" ; il ne connaît pas la cause du sinistre car il était couché quand c'est arrivé ; il signe ; signalé au recensement de Jacou de 1886 comme agriculteur, avec son épouse, leur fille Marie et son mari Auguste GAILLARD, leur petite-fille Antoinette GAILLARD et deux domestiques charrons, Etienne CAZAC et Antoine MICHEL, "chemin neuf" ; Le Petit Méridional du dimanche 02.05.1886 rapporte un fait divers qui aurait pu être tragique, à Jacou : "Vendredi vers 5 heures du soir, (le 30.04.1886, vers 17 heures) les femmes OLIVIER, CHAPEL et EUZET étaient en train de laver du linge sur les bords du Salaison, lorsque tout à coup, et sans cause apparente, la petite rivière subit une crue considérable. M. EUZET qui se trouvait auprès de sa femme, s'empressa de mettre son linge en sûreté, puis il donna l'alarme aux autres lessiveuses. M. BRUN, fils du fermier du mas du Pont, courut à son tour vers les lessiveuses pour les prévenir du danger qu'elles couraient. Le danger devenant pressant, M. BRUN et M. EUZET se jetèrent à l'eau et arrachèrent les quatre femmes à une mort presque certaine. Inutile de dire que presque tout le linge a été emporté par les eaux." ; signalé au recensement de Jacou de 1891 comme propriétaire, avec son épouse, leur fille Marie et son mari Faustin GAILLARD, leur petite-fille Antoinette GAILLARD et un ouvrier charron, Louis FERRAND, "chemin de Castelnau" ; signalé au recensement de Jacou de 1896 comme cultivateur, avec son épouse, leur fille Marie et son mari Faustin GAILLARD (chef de famille), leur petite-fille Antoinette GAILLARD et un ouvrier charron, Scipion VIGNE, "chemin de Caylus" ; + le 23.03.1900, dans sa maison d'habitation, à Jacou. Jacou. et Mauguio et Castelnau-le-Lez

- Louis (fs Jean François et Marie JEANJEAN) ° 28.12.1829, "maison de campagne VINCENT, près le pont Jouvenel", à Montpellier ; signalé au recensement de Pérols de 1836, avec ses parents, son frère Jean Jacques et ses soeurs Marie et Thérèse ; x Fauste Adélaïde SCHNEBELEN, le 18.08.1852, "maison de campagne VINCENT, près le pont Jouvenel", à Montpellier ; pas de Cm ; domestique en 1852, cocher en 1860 ; il signe ; signalé dans la liste des habitants de Montpellier en 1908 (Annuaire de l'Hérault), propriétaire, "chemin de la Togne" ; + 29.11.1920, à Montpellier, "chemin de la Togne (villa Louis)". Montpellier.

- Marie (fa Jean François et Marie JEANJEAN) ° 15.09.1832, à Montpellier (et non pas au Triadou comme c'est indiqué dans l'état civil de Pérols) ; signalée au recensement de Pérols de 1836, avec ses parents, ses frères Louis et Jean Jacques et sa soeur Thérèse ; + 16.03.1837, à Pérols Montpellier.

- Marie Thérèse (fa Jean François et Marie JEANJEAN) ° 22.10.1834, "maison de campagne VINCENT, tènement du pont TRINCAT, terroir de Montpellier" ; Cm, le 02.10.1853, avec Pascal Etienne MONTEL (notaire Cyprien Gustave LAJARD, de Castries) ; x Pascal Etienne MONTEL, le 16.10.1853, à Jacou ; ; elle ne sait pas signer ; le couple vit à Teyran (34) ; le recensement de Teyran de 1856 indique qu'ils habitent chez Pascal PEIROLE (maréchal-ferrant, oncle d'Etienne), avec leur fils Pierre (Etienne étant aussi maréchal-ferrant, ce qui veut dire qu'il travaillait avec son oncle) ; le couple n'est pas indiqué dans les recensements de Teyran de 1861 et 1866 mais ces recensements indiquent qu'avec Pascal PEIROLLE, c'est un frère d'Etienne, Théodore MONTEL qui est alors maréchal-ferrant, à Teyran ; le couple apparaît à nouveau à Teyran au recensement de Teyran de 1872, au "Hameau des prés", avec quatre enfants (Pierre, Théodore, Marie et Jules), le métier d'Etienne (comme dans les recensements suivants) étant agriculteur ou cultivateur ; même situation et localisation au recensement de 1876 mais avec un enfant de plus, Valérie ; au recensement de Teyran de 1881, la famille est au "Mas de David", avec trois enfants ; même situation au recensement de Teyran de 1886, avec quatre enfants ; même situation au recensement de Teyran de 1891, avec deux enfants mais Etienne est indiqué comme propriétaire ; Thérèse est veuve, le 26.09.1895 ; au recensement de Teyran de 1896, elle habite toujours au mas de David, veuve et chef de ménage, avec deux enfants (Jules et Valérie) ; elle habite toujours au mas de David au recensement de Teyran de 1901 mais c'est son fils Jules MONTEL qui est chef de ménage (propriétaire, viticulteur, patron, avec son épouse, Appolonie COMBETTES et leurs deux enfants) ; le recensement de Teyran de 1906 n'indique plus les mas et hameaux dépendant de Teyran, tous étant regroupés sous l'appelation "Campagnes" ; elle habite toujours avec la famille de son fils Jules ; le recensement de Teyran de 1911 indique qu'elle habite désormais avec sa fille Valérie et sa famille (son mari Antonin MOLINIER et leurs deux enfants), au "Quartier des campagnes" ; + 25.08.1918, à Teyran (selon les tables décennales de l'Etat civil). Montpellier et Jacou.

- Rose (fa Jean François et Marie JEANJEAN) ° 10.03.1837, à Pérols ; + 12.08.1837, à Pérols

- Eugène (fs (Jean François et Marie JEANJEAN) ° 05.01.1840, à Pérols ; + 02.08.1840, à Pérols



Une branche venue de Cazevieille

Génération 1
La lignée (génération 15) :

- Jean Fulcrand (fs Fulcrand et Françoise ICARD) ; ° 29.07.1790, à Cazevieille ; cultivateur, taille 1m73, désigné pour le dépôt, Réf. 1 R 115, conscrit de l'an 1810 ; au recensement de 1836 de Pérols, il est signalé comme "pensionnaire chez le dit ARDISSON", qui est patron de ponton et marié avec Hélène TROUSSEILLER (graphie adoptée dans ce recensement), qui ont une fille, Marie ARDISSON, âgée de 30 ans ; ces quatre personnes constituent le ménage 9 de Pérols, en 1836 ; x Marie Pascale ARDISSON, le 26.11.1839, à Pérols ; Cm, le 23.11.1839 : régime dotal ; la dot est de 4500 francs qu'il retire, sans aucune condition d'emploi (notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier) ; il sait signer et est indiqué comme régisseur des canaux des étangs ; domicilié à Pérols "depuis 16 ans environ" quand il se marie ; le recensement de Pérols de 1841 le signale comme régisseur aux canaux, avec son épouse et sa soeur Henriette ; il fait un testament, le 12.08.1844 (notaire Eugène VIANÈS, de Montpellier - information de l'Enregistrement, bureau de Montpellier) ; le 21.12.1846, il prête 3000 francs à Antoine ESTIENNE (entrepreneur de travaux publics, de Montpellier) que le débiteur s'engage à rembourser dans un an ; le prêt est sans intérêt jusqu'au terme, avec un intérêt au taux légal en cas de retard ; pour la sûreté de l'opération, ESTIENNE affecte et hypothèque une maison neuve, terrain et dépendances située à Montpellier dans le prolongement du cours des casernes ; l'acte est fait à l'étude du notaire où les parties signent (notaire Eugène VIANÈS, de Montpellier) ;

La signature de Fulcrand
(le 21.12.1846)

le 17.02.1848, il est négociant à Pérols et bénéficie d'une affectation d'hypothèque de la part d'Auguste FROMENTY (boulanger), de son épouse, Marguerite DAUDÉ, et de Fulcrand FROMENTY, propriétaire agriculteur à Ribes (les Rives), canton du Caylar, arrondissement de Lodève, frère d'Auguste ; cette affectation est la suite de deux lettres de change (pour un total de 7013 francs) passées ce même jour en sa faveur et tirées sur REYNAUD (banquier à Sète) ; ces lettres de change sont payables, l'une de 3409 francs, le 31.12.1848 et l'autre de 3604 francs, le 31.12.1849 ; en conséquence de cette opération, les FROMENTY affectent et hypothèquent en sa faveur leurs immeubles situés à Castries et Ribes (les Rives) ; les parties signent (notaire Eugène VIANÈS, de Montpellier) ; le 21.09.1848, un acte notarié indique la répartition des biens immobiliers répartis entre les adjudicataires, suite à un jugement du tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier concernant Jean DUPIN jeune ; ces biens vendus par expropriation forcée furent adjugés en audience de criée le 08.11.1847 ; Fulcrand obtint le 3ème lot, à savoir une maison dans le village de Pérols pour un montant de 3500 francs, plus 444,50 francs d'intérêts (notaire Félix CHIVAUD, de Montpellier) ; le 06.11.1848, toujours négociant à Pérols, il vend cette maison à François ALBERT (contrôleur des droits de navigation, demeurant à la croisée du Lez, commune de Villeneuve) ; cette maison comprise à la section A, n° 127, cinquième classe, lui a donc été adjugée par jugement du tribunal civil de l'arrondissement de Montpellier, en date du 08.11.1847, suite à l'expropriation forcée des immeubles appartenant au sieur DUPIN jeune (propriétaire et boucher) et à son épouse ; le prix de l'adjudication était de 3500 francs et Fulcrand vend la maison pour le même montant ; il est indiqué qu'à partir du moment où il remettra les clefs à l'acquéreur, celui-ci devra "faire expulser à ses frais, risques et périls, les mariés DUPIN, précédents propriétaires, qui l'occupent" ; François ALBERT promet de "payer dans 9 ans à compter de ce jour, 1/9ème chaque année, de manière que le payement de la 1ère annuité aura lieu le 6 novembre de l'année prochaine et les autres annuités auront lieu le même jour les années suivantes jusqu'à l'effectif payement, le tout avec intérêt à partir de ce jour, exigible chaque année de 6 en 6 mois terme échu" ; des garanties (hypothèques) sont prévues ; par le même acte, Fulcrand déclare céder et transporter à Emilien VINCENT (avocat à Montpellier) la somme de 3500 francs qui est due par François ALBERT pour le prix de la maison ; Fulcrand le subroge dans tous ses droits, actions, privilèges et hypothèques ; "cette cession est faite pour et moyennant pareille somme de 3500 francs que M. EUZET déclare avoir reçu avant cet acte en espèces d'argent ayant cours dudit M. VINCENT et lui en concède quittance" ; il est précisé que le prix de la vente et les intérêts seront payés (par ALBERT) à Montpellier, au domicile de VINCENT ; l'acte est passé dans la commune de Saint-Clément-de-Rivière, sur une pièce de terre longeant le chemin de Ganges dépendant du domaine de Fontfroide, en présence d'Amédée GARBOULEAU (propriétaire foncier, avoué, à Montpellier) et Fulcrand ICARD (propriétaire, aux Matelles) qui signent avec les parties (notaire Pierre Augustin Joseph Fulcrand MAUMEJAN, des Matelles) ; le 23.12.1849, il prête 613,69 francs à François VALADIER et Jeanne ARDISSON, mariés (notaire Charles CAVALIER, de Montpellier - acte à rechercher) ; négociant, le 30.04.1850, il reconnaît avoir reçu 593,29 francs de François VALADIER et Jeanne ARDISSON, suite à l'obligation de 1849 (par les mains de Marcelin COSTE, aspirant au notariat), sachant qu'il abandonne 20,40 francs d'intérêts, le total représentant 613,69 francs ; une quittance est délivrée et il accorde main levée pour l'inscription hypothécaire (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ;

le 28.04.1851, il est régisseur des canaux des étangs, domicilié à Pérols, et il donne main levée et consent à la radiation de l'inscription hypothécaire prise à son profit contre Antoine CHABANON (boulanger à Pérols) et Jean Frédéric ARNAUD (négociant à Montpellier), le 01.08.1848 pour plusieurs immeubles situés dans la commune de Montarnaud (suite à un jugement rendu à l'audience de criée du tribunal civil de Montpellier du 30.05.1842) ; l'acte est passé en l'étude du notaire où il signe (notaire Isidore ANDUZE, de Montpellier) ; le recensement de Pérols de 1851 le signale comme négociant, avec sa femme ; le 03.04.1853, le tribunal de commerce de Montpellier condamne Louis DISPARD (boulanger à Pérols) à lui payer 2250 francs ; le 12.06.1854, par adjudication et pour un montant de 1500 francs, il obtient deux immeubles appartenant à la dame DISPART (DISPARD), veuve d'Isidore BONNET ; ces immeubles sont 1/ Une partie de terrain appelée Plage (à Palavas, n° 16 du cadastre, ténement du Grau de Palavas) et une maison d'habitation dans l'enceinte du village (n° 16 du cadastre) mais, par acte fait au greffe du tribunal de première instance de l'arrondissement de Montpellier, Adolphe Louis Joseph Charles de BARBEYRAC, marquis de SAINT-MAURICE (propriétaire à Montpellier) fait une surenchère du sixième sur ces immeubles et en porte le prix à 1760 francs ; aussi, le Messager du Midi, dans son numéro du 25.06.1854, indique qu'une nouvelle adjudication est prévue, sur la mise à prix de 1760 francs, le 10.07.1854 ; le 23.03.1855, il passe une annonce dans le Messager du Midi : "Graines de garance, à vendre chez M. EUZET, à Pérols" ; le même journal fait paraître un extrait de demande en séparation de biens : Par exploit de LAVAYSSE, huissier, du 2 juin courant, la dame Marie-Pascale ARDISSON, épouse du sieur Jean-Fulcrand EUZET, propriétaire, domicilié à Pérols, à ce autorisée par ordonnance de M. le président du tribunal civil de Montpellier, du 29 mai dernier, a formé devant ledit tribunal une demande en séparation de biens contre son mari, domicilié audit Pérols, et a constitué Me GARBOULEAU pour son avoué. Montpellier, le 3 juin 1856 - Signé E. GARBOULEAU, avoué - étude rue Vieille-Intendance, 9" (Le Messager du Midi du 05.06.1856) ; il est séparé de biens de son épouse, par jugement du Tribunal civil de Montpellier du 12.07.1856 ; le recensement de Pérols de 1856 le signale comme épicier avec sa femme et leur fille Jeanne, âgée de cinq ans ; le couple n'est plus signalé dans les recensements suivants de Pérols ; le 23.07.1856, suite de la séparation de biens avec son épouse, les reprises matrimoniales de celle-ci sont liquidées à la somme de 4500 francs, selon un règlement contradictoire (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; homme d'affaire du général SOLIGNAC qui fut chargé de la construction de canal latéral, il fait une déposition lors du procès de 1861 entre GERVAIS et DESPOUS de PAUL, au sujet de la propriété de l'Avranches - étang de l'Or (il est alors âgé de 71 ans, ancien négociant et domicilié à Montpellier) : "En 1822, j'étais employé au travaux de construction du Canal. En 1825, le général acheta le Domaine de la Motte et j'entendis dire que le terrain qui fait l'objet du procès était compris dans son acquisition. En 1827, je fus chargé de la direction des travaux des canaux, ainsi que de la gestion de la propriété de la Motte et du Grand Travers. En cette qualité, j'ai souvent donné à ferme, soit à prix d'argent, soit à mi fruits, les joncs qui y croissaient. Quant aux dépaissances, le général les faisait manger à ses troupeaux. Il y venait aussi quelques troupeaux de Camargue. Les propriétaires de ces troupeaux payaient 22 francs par bête. Après la construction du canal, j'accordais au garde du Domaine de la Motte, le droit de pêcher sur la partie de ce terrain qui était couverte par les eaux" - pour plus de détails, voir en "suite 1" de Pérols ; négociant ; domicilié à Montpellier (au moins à partir de 1861) ; le 16.08.1862, il vend à Léon François VINCENT un magasin et un grenier à foin au-dessus, à Pérols, rue de la chapelle, pour le prix de 1220 francs que l'acquéreur est chargé de payer à son épouse, à valoir sur les reprises dotales de celle-ci (notaire Amédée GRASSET, de Montpellier) ; le 21.08.1863, Louis DISPARD fils (boulanger à Pérols) paye 800 francs à Fulcrand, suite aux condamnations prononcées par le tribunal de commerce de Montpellier, le 03.04.1853 ; la dette initiale était de 2250 francs ; Fulcrand fait la remise du surplus à DISPARD "qui se trouve réellement dans l'impossibilité de payer" ; dans cet acte, Fulcrand est représenté par Joseph Michel Ferdinand GAY (ancien notaire domicilié à Montpellier) qui donne main levée, ce qui entraîne la radiation de l'inscription aux hypothèques (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 04.11.1863, il fait son testament et il est alors indiqué comme "propriétaire cidevant à Pérols et maintenant à Montpellier au faubourg de Nimes" ; il lègue à son épouse, Marie Pascale ARDISSON, marchande de grain : 1/4 en pleine propriété et 1/4 en usufruit de la totalité des biens qui composeront sa succession à son décès ; sont témoins et attestent de sa capacité à tester : Jean BEDOS, propriétaire à Pérols (il signe BEDOS aîné), Pierre RACHAS (plâtrier à Montpellier), Auguste LEOTARD (bouquiniste à Montpellier) et Jean GIRAUD (relieur à Montpellier) ; l'acte est passé en l'étude du notaire qui signe avec lui et les témoins ; l'acte qui suit est celui du testament de son épouse, en sa faveur, dans les mêmes termes (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 06.04.1875, "faubourg de Nîmes, maison GASC", à Montpellier ; (+) à Pérols (il était alors négociant) Cazevieille et Montpellier

- Henri (écrit, le plus souvent, Henry) fs Fulcrand et Françoise ICARD ; ° 6 nivose an 14 (27.12.1805), à Cazevieille ; agriculteur ; conscrit de 1825 : agriculteur, taille 1m75, capable de servir ; célibataire ; le 26.03.1829, alors qu'il est encore agriculteur, domicilié à Sueilles (mais absent), son père lui accorde une procuration générale et spéciale pour vendre en son nom "tout ou en partie du domaine de Suelhes et tous autres immeubles dont il a la propriété, le tout situé sur le territoire de la commune de Cazevieille ou de celle du Mas de Londres" ; de même, il lui donne pouvoir en ce qui concerne Françoise ICARD, pour traiter et transiger avec Jacques ICARD (frère de Françoise) dans l'instance pendante devant le tribunal de première instance de Montpellier, pour la demande qu'elle a faite, en nullité pour cause de lésion de plus du tiers dans la succession de leurs parents, Jean Baptiste ICARD et Anne Jeanne CAUSSE ; l'acte est fait au domaine de Roubiac, maison COLLET, en présence de François ROUX et Jean Baptiste Antoine COLLET, propriétaires fonciers, qui signent avec Fulcrand (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; le 26.03.1829, Fulcrand EUZET fait son testament et déclare qu'Henri sera son légataire ; il lui lègue "en préciput et hors part non sujet à rapport le quart en propriété de ses entiers biens" qu'il délaissera à son décès (meubles, immeubles, noms, droits, voix, raisons et actions) ; il en aura possession et jouissance après sa mort, à charge de payer à Marie (soeur d'Henri) et Françoise Henriette (autre soeur d'Henri), à chacune 300 francs, somme qui sera payée un an après son décès, sans intérêts jusqu'alors ; l'acte est passé à la métairie de Roubiac, à Cazevieille, maison des sieurs et demoiselles COLLET, frères et soeurs, en présence de Jean Henri ROUX (notaire de Saint-Martin-de-Londres) et de François ROUX (propriétaire foncier), de Jean Baptiste Antoine COLLET et Fulcrand COLLET, propriétaires fonciers de Cazevieille, qui signent (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; suite à la procuration du 26 mars, le 08.04.1829, Henri vend pour son père, une vigne à Joseph, Paulin, Casimir, marquis de GÉVAUDAN, située au tenement du cros de Mortiès, section A, n° 27 et 28, contenant 83 ares (4 seterées 15 dextres ancienne mesure locale) ; cette vigne confronte du levant, notamment, le dit marquis qui est aussi propriétaire de la métairie de la Figarède ; la vigne est ainsi décrite : "une vigne ci-devant partie en champ actuellement se trouvant une partie en vigne depuis environ 6 ans et l'autre partie plantée aussi en vigne de cette année" ; il y a aussi des oliviers sur ce terrain ; le prix est de 850 francs, somme qui sera payée audit EUZET "ou à ses créanciers d'après la distribution qui sera faite du prix de la présente vente sur un ordre volontaire ou judiciaire et ce avec l'intérêt à raison de 5 % l'an à dater du 1er octobre prochain de la présente année" ; la possession et jouissance est prévue au 01.10.1829, après la récolte pendante ; l'acte est fait à la métairie de la Figarède, en présence de François et Jean Jacques ROUX (frères, propriétaires fonciers à Cazevieille) qui signent avec les parties (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ;

il est signalé comme "homme d'affaires" au château de Restinclières (commune de Prades-le-Lez) au recensement de 1841, avec un domestique (le recensement de Prades est en déficit pour 1846 et il n'est pas signalé dans le recensement de Prades de 1851) ; il est signalé dans la liste annuelle du jury d'Assises de l'Hérault pour 1850, avec le n° 752 : il a été retenu pour être dans la liste des 36 jurés titulaires de la session du 4ème trimestre 1850 ; sa rubrique est ainsi libellée : "EUZET (Henri), homme d'affaires au domaine de Maurin, âgé de 36 ans" ; le domaine de Maurin se trouve à Lattes mais il n'est pas indiqué dans le recensement de Lattes de 1851 et il n'est pas non plus signalé dans l'état civil de Lattes (entre 1813 et 1882) ; ces indications veulent donc dire que Henri EUZET, célibataire a quitté Lattes avant le recensement de 1851 (et que l'indication de son âge, dans la liste du jury, est 46 ans et non 36 ans) ; on le retrouve domicilié à Pérols, à la ferme Pailletrice, lors des recensements de Pérols de 1856 (il est indiqué comme "régisseur"), 1861 (il est indiqué comme "homme d'affaires") et 1866 (il est indiqué comme "homme d'affaires") ; par contre, il n'y est plus au recensement de Pérols de 1872, le régisseur étant Louis ROUGE ; + 09.12.1875, au château de la commune d'Aumelas "où il était venu en visite" ; domicilié à Montpellier et sans profession à son décès ; déclaration de décès par Jacques EUZET, son neveu, "homme d'affaires de M. d'ALBENAS, âgé de 60 ans, domicilié au château". ; l'inventaire de ses biens a lieu en janvier 1876, à son domicile, "20, cours des casernes", à Montpellier ; l'inventaire se fait en présence de Me LAZUTTES, commissaire priseur, à Montpellier ; les biens inventoriés se font pièce par pièce (par exemple, la "salle à manger au premier étage, éclairée par une fenêtre ouvrant sur le cours des casernes" ou encore, "une chambre d'entre-sol éclairée par une lucarne à tabatière", etc.) ; la valeur des biens mobiliers, linge et vêtements s'élève à 314 francs ; s'ajoutent encore 10,50 francs à Aumelas ; il possède deux titres, inscriptions de rentes sur l'Etat, inscrites au grand livre de la dette publique, à savoir une rente n° 128214 série 4, pour une somme annuelle de 2000 francs, soit un capital de 44.413,33 francs pour laquelle trois trimestres sont dus (1500 francs) ; l'autre rente a pour numéro 150069 série 4, représentant une somme annuelle de 200 francs ou un capital de 4441,33 francs, pour laquelle trois trimestres sont dus (150 francs) ; l'estimation de ces valeurs se fait à la date du décès ; il n'a pas fait de testament et le partage est prévu en cinq parts : 1/5ème pour sa soeur Henriette, 1/5ème pour les représentants de son frère Jean Baptiste (décédé), 1/5ème pour les représentants de son frère Jacques (décédé), 1/5ème pour les représentants de son frère Jean Fulcrand (décédé), 1/5ème pour les représentants de sa soeur Françoise (décédée) ; l'acte est du 17.01.1876 (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; les actes suivants concernent ensuite la succession : le jugement du Tribunal civil de Montpellier, le 06.02.1876 puis le règlement de partage dressé le 30.08.1876, suivant ce jugement (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; l'homologation de ce règlement par le Tribunal civil de Montpellier, le 21.10.1876 ; enfin, les paiements effectués à chacun des héritiers (notaires COSTE et BONFILS, de Montpellier), en 1876. Prades-le-Lez et Lattes et Aumelas et Cazevieille et Montpellier

- Françoise Henriette (fa Fulcrand et Françoise ICARD) ; ° 10.03.1809, à Cazevieille ; son père Fulcrand lui lègue 300 francs, dans son testament du 26.03.1829, somme qui sera payée un an après son décès par Henri EUZET (son légataire préciputaire), sans intérêts jusqu'alors ; l'acte est passé à la métairie de Roubiac, à Cazevieille, maison des sieurs et demoiselles COLLET, frères et soeurs, en présence de Jean Henri ROUX (notaire de Saint-Martin-de-Londres) et de François ROUX (propriétaire foncier), de Jean Baptiste Antoine COLLET et Fulcrand COLLET, propriétaires fonciers de Cazevieille, qui signent (notaire Fulcrand Benjamin MAUMEJAN, des Matelles) ; elle est signalée au recensement de Cazevieille de 1836 avec ses parents, sa soeur Marie et ses frères François et Henri ; x Joseph ALBERT, le 01.08.1847, à Saint-Martin-de-Londres ; son neveu François EUZET (bourrelier à Montpellier, fils de Jean Baptiste et de Marie Pascale JEAN) assiste à son mariage ; elle signe Henriette EUZET ; elle est sans profession et domiciliée à Saint-Martin-de-Londres avec sa mère quand elle se marie ; elle habite ensuite avec son mari à Pérols ; au recensement de Pérols de 1851, le couple habite "Grand'rue", avec une fille de 17 ans, Marie ALBERT, indiquée comme fille du mari ; le 02.10.1855, elle fait un testament (notaire Louis Marie François Xavier BONFILS, de Montpellier - information de l'Enregistrement, bureau de Montpellier) ; aux recensements de Pérols de 1856 et 1861, le couple habite "rue du presbytère" ; au recensement de Pérols de 1866, le couple habite "rue neuve" ; au recensement de Pérols de 1872, le couple habite au "41, rue Boutonnet" ; le 11.12.1876, elle reçoit sa part dans la succession de son frère, Henri EUZET (c'est-à-dire 1/5ème) qui se monte à 9386,53 francs, en billets de la Banque de France et numéraire de cours (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 15.01.1879, son mari lui fait la donation de "l'usufruit pendant la vie de la donataire sans caution ni inventaire de la maison, cour et cellier avec grenier par dessus que le donateur possède à Pérols rue Boutonnet ainsi que des meubles meublants, linge, vaisselle, vinaire, provisions de ménage et autres objets corporels que renfermeront les maisonages et bâtiments lors du décès du donateur" ; l'acte est passé à l'étude où signent les parties et les témoins (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le même jour, 15.01.1879, elle fait donation à son mari "1/ de la pleine propriété d'un capital de 1000 francs à prendre après son décès sur les biens les plus liquides de sa succession, 2/ de l'usufruit pendant la vie du donataire sans caution ni inventaire de la totalité de tous les autres biens meubles et immeubles qui composeront sa succession" ; l'acte est passé à l'étude où signent les parties et les témoins (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; on retrouve le couple à "Boutonnet" dans les recensements de Pérols de 1876 et 1881 ; au recensement de 1886, le couple habite "rue Neuve" ;

le 08.04.1886, elle fait un testament et révoque tout testament antérieur (elle est toujours domiciliée à Pérols avec son mari) : "Je consacre 200 francs à des messes pour le repos de mon âme et de l'âme de mon mari. Cette somme sera remise après la mort du survivant de nous deux à M. le curé de Pérols. Je lègue 800 francs à mon beau-frère Jean ARNASSON qui emploiera cette somme à l'achat d'une concession perpétuelle au cimetière de Pérols afin d'y ériger un tombeau pour mon mari et pour moi. Cette somme ne sera exigible qu'après le décès de mon mari s'il me survit. Je lègue à M. Joseph ALBERT mon mari l'usufruit sa vie durant, sans caution ni inventaire, de l'universalité des biens meubles et immeubles qui composeront ma succession. Je lègue en outre à mon mari la pleine propriété des 1000 francs qu'il m'a reconnu par contrat de mariage. Je lègue à Marguerite DUPIN, épouse GERVAIS, ma petite nièce, la somme de 3000 francs. Je lègue à Barthélémi DAUCAN, fils de Joseph, petit-fils de mon mari, la somme de 2000 francs. Je lègue à Marie DAUCAN, mineure, soeur du dit Barthélémi DAUCAN, la somme de 2000 francs exigibles seulement à sa majorité ou le jour de son mariage. Je lègue à François DUPIN, boucher, mon petit-neveu, la somme de 1000 francs. Je lègue mon linge de corps, mon vestiaire et mes bijoux, moitié à la dite Marie DAUCAN, et moitié à Magdelaine GERVAIS, mon arrière petite-nièce, épouse du dit Barthélémi DAUCAN, le partage leur en sera fait sans appel et d'une manière définitive par Mme Jean ARNASSON née ALBERT, ma belle-soeur. Tous les susdits legs, sans exception, ne seront exigibles qu'après le décès de mon mari s'il me survit. J'institue pour mon héritier universel M. Jean ARNASSON, mon beau-frère." ; l'acte est fait en l'étude du notaire, en présence de quatre habitants de Montpellier ; elle signe (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 13.02.1888, à Pérols ; l'acte de décès est rempli d'erreurs : elle est dite née au hameau de Siolhes (au lieu de Suelhes), commune du Rouet (au lieu de Cazevieille), fille de feu EUZET et de feue PEPIN (au lieu d'ICARD) et les prénoms des parents ne sont pas indiqués ; le 24.04.1888, un acte de notoriété est dressé ; comparaissent Michel PRIVAT (aspirant au notariat) et François PAILHON (ancien instituteur) qui attestent qu'ils l'ont parfaitement connue ; ils attestent aussi qu'après son décès, il n'a pas été fait d'inventaire, qu'elle n'a laissé ni ascendants ni descendants et que dans son testament public du 08.04.1886, elle a institué pour son héritier universel et général, son beau-frère, Jean ARNASSAN ; ils déposent aux minutes du notaire : 1/ une expédition d'un acte reçu par Me SALZE, notaire à Saint-Martin-de-Londres, contenant les conditions civiles du mariage entre elle et Joseph ALBERT et 2/ un extrait de l'état civil de Pérols indiquant le décès d'Henriette à sa date (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier)
Cazevieille et Saint-Martin-de-Londres

Génération 2 La lignée (génération 16) :

- Anne Hélène Françoise Delphine (fa Jean Fulcrand et Marie Pascale ARDISSON) ° 10.12.1841, à Pérols ; sans profession ; domiciliée à Montpellier quand elle se marie ; Cm, le 24.09.1863, avec Henri Charles GERVAIS (il signe Hi GERVAIS) : régime dotal ; la dot est, au total, de 3000 francs (dont 2600 francs en avancement d'hoirie, sous réserve du droit de retour), soit : 400 francs de bijoux (qu'elle se constitue elle-même), 1220 francs que lui donne sa mère, à prendre sur la créance à l'encontre de Mathurin CANCEL, suite à la vente faite le 16.08.1862 par son père, comprenant délégation en faveur de son épouse et à imputer sur sa reprise dotale ; pour ces 1220 francs, GERVAIS "sera tenu d'en faire emploi en acquisition d'immeubles ou de rentes sur l'Etat, 3 %, au nom de sa future épouse ; toutefois, le futur époux sera dispensé de tout emploi, si lors de la réception du dit capital, il possède personnellement des immeubles de bonne éviction, suffisans pour y faire face ; ces immeubles seront aliénables lorsque le futur époux possédera des immeubles suffisans pour répondre du prix à en provenir ; la future épouse appréciera souverainement la suffisance des immeubles destinés à garantir sa dot" ; sa mère lui donne aussi 280 francs, à payer à la même époque et dans les mêmes conditions que les 1220 francs ; sont ensuite inclus dans la dot, 1100 francs "en la valeur de divers meubles meublants linge de table et de ménage, pendule, argenterie et autres objets mobiliers qui seront remis au futur époux le jour de la célébration du mariage, laquelle célébration vaudra décharge par la future épouse en faveur de la donatrice" ; tous les autres biens présents et à venir de la future épouse seront paraphernaux ; le futur époux fait, tout de suite, reconnaissance dotale sur tous ses biens, présents et à venir, au profit de sa future épouse, des 400 francs de bijoux et des 1100 francs de meubles et effets (soit 1500 francs), afin que cette somme soit rendue, "le cas de restitution arrivant" (en cas de prédécès de Delphine et de sa postérité) ; l'acte est fait et passé "en la demeure de la famille EUZET, dans un salon au rez-de-chaussée de la maison n° 13 du faubourg de Nimes" ; tous signent, sauf sa mère, née ARDISSON (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Henri Charles GERVAIS, le 30.09.1863, à Montpellier ; elle signe Delphine EUZET ; le 11.03.1879, Henri GERVAIS fait un acte de reconnaissance de dettes en sa faveur, pour un montant de 10.693,26 francs, soit : 1/ 5158,50 francs dont il se trouvait débiteur envers Marie Pascale ARDISSON, sa belle-mère, selon le partage de présuccession du 02.08.1875 et 2/ 841,50 francs en numéraire, attribués à son épouse, Delphine EUZET, dans le même partage et 3/ 4693,26 francs échus à son épouse dans la succession d'Henri EUZET, son oncle, dressée le 30.08.1876 ; en conséquence, il reconnaît ces sommes sur tous ses biens, présents et à venir, afin qu'elles lui soient rendues avec ses autres reprises (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 18.11.1890, Jean François Edmond VALETTE accorde au couple (solidairement l'un pour l'autre) un prêt de 8000 francs (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier - détails à l'article d'Henri GERVAIS) ; le couple habite au "n° 10, rue Faubourg de Nîmes, à Montpellier" en 1894 (et probablement avant car cet immeuble est dans la famille GERVAIS, selon un acte du 20.10.1894, notaire Charles de BORELY, de Montpellier) ; le 06.02.1896, avec son mari, elle vend à Marius ARCHER (propriétaire à Montpellier), "une maison d'habitation élevée d'un étage sur écurie et petit bâtiment séparé par un passage, le tout situé à Montpellier, rue Lunaret, n° 23, confrontant au nord-ouest le petit séminaire" ; le prix est de 10.000 francs (notaire Paul GALIBERT, de Montpellier) ; l'avis de purge d'hypothèque légale paraît dans L'Eclair du 12.03.1896 ; la créance de 8000 francs due à VALETTE est remboursée le 21.04.1896 à la veuve Isabelle VALETTE (probablement grâce à la vente de la maison) ; + 21.07.1913, à Pau (64) où elle habitait, selon le fonds COUTOT ; (+) 23.07.1913, à Montpellier (avec le prénom de Delphine, veuve GERVAIS Charles Henri) Montpellier

- Eugénie (fa Jean Fulcrand et Marie Pascale ARDISSON) ° 27.08.1851, à Pérols ; au recensement de Pérols de 1856, elle est indiquée avec ses parents mais avec le prénom de Jeanne ; elle n'est plus signalée dans les recensements suivants de Pérols ; le 17.01.1876 a lieu, à son initiative, l'inventaire et la succession des biens de son oncle, Henri EUZET ; elle est alors indiquée comme "fille majeure, marchande de grains, domiciliée à Montpellier" ; l'inventaire a lieu au domicile de son oncle, 20, cours des casernes, maison Edmond Castelnau ; dans cet acte, elle est dénommée Marie Jenny et elle signe Jenny EUZET (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier - à compléter ) ; Cm le 04.10.1877 avec Etienne Achille BEDOS ; dans l'acte elle est indiquée comme Marie Jenny EUZET et elle signe Jenny EUZET ; les deux mères sont présentes ; le régime est dotal ; elle se constitue personnellement en dot 15.000 francs que son fiancé reconnaît en sa faveur sur tous ses biens présents et à venir ; cette somme est représentée par 5000 francs sur la valeur de meubles, linge de ménage, argenterie, bijoux et trousseau ; son fiancé les tient pour reçus, le mariage s'accomplissant ; les 10.000 francs restants sont remis en numéraire de cours en les mains du futur époux qui en accorde quittance ; tous les autres biens d'Eugénie, présents et à venir, seront paraphernaux ; l'acte est passé en l'étude où signent les parties ; il y a aussi une signature Emilie BEDOS (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; à la suite de cet acte, il y a un nouvel acte du 09.10.1877 dans lequel les deux futurs mariés indiquent qu'il y a lieu de rectifier le contrat de leur union en ce qui concerne les prénoms de la future épouse improprement désignée sous ceux de Marie Jenny tandis que son acte de naissance à la mairie de Pérols, le 28.08.1851, lui donne seulement celui d'Eugénie ; sous cette réserve, les clauses du contrat de mariage restent valides ; elle signe Eugénie EUZET (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; x Etienne Achille BEDOS, le 27.10.1877, à Montpellier ; elle est indiquée sans profession quand elle se marie ; sont témoins : Ferdinand VALADIER (boulanger, 29 ans, beau-père de l'époux), Achille BOUISSON (propriétaire, 35 ans, cousin de l'époux), Achille ARDISSON (propriétaire, 30 ans, cousin de l'épouse), les trois de Pérols, et Victor AZAÏS (employé de régie, 42 ans, de Montpellier), qui signent avec les parties ; elle signe Eugénie EUZET ; le 29.11.1880, elle se rend adjudicataire, moyennant le prix de 5025 francs, à suite de surenchère, du premier lot des immeubles dépendant de la succession vacante d'Honoré MISTRAL (propriétaire à Montpellier) ; ce lot consiste en une maison située à Montpellier, quartier des Aiguerelles, lieu du jardin Pasquier, n° 589, section D du cadastre, suivant jugement du tribunal civil de ce jour ; l'adjudication des immeubles est composée de 5 lots ; c'est le 02.12.1881 que le juge GLAIZE, de ce tribunal, opère la distribution des prix de ces immeubles suivant un ordre amiable qu'il dresse par procès verbal ; le premier lot s'élève donc à la somme de 5025 francs, plus les intérêts du 29.11.1880 au 02.12.1881, soit 253,33 francs ; le juge détermine ensuite les droits des créanciers (en particulier, Lucien EUZET, de Saint-Mathieu-de-Tréviers, pour un prêt de 12.000 francs, datant du 31.10.1873) ; ces opérations font l'objet des paiements et des quittances respectives, pour les adjudicataires et les créanciers, le 18.04.1882 (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; au recensement de Montpellier de 1886, elle habite "12, rue du Pont-de-Lattes", avec son mari et deux enfants de 6 et 3 ans ; à la première publication de mariage de leur fille Marie Hélène avec Antoine CARRIERE, le 12.10.1902 à Montpellier, on voit que le couple est toujours domicilié à Montpellier (probablement à l'adresse indiquée pour leur fille : "rue Jeu de l'arc, 4" ; (+) 08.08.1919, à Montpellier. Montpellier

La situation d'après le recensement de 1901 :

Le recensement de 1901 montre qu'il n'y avait plus d'EUZET à Pérols, au début du XXème siècle.

3/ Questions

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Les lignées issues de l'Hérault

Pérols (suite 1)

Pérols (suite 2)