La lignée des EUZET du mas d'Euzet de Saint-Gély-du-Fesc (34).

La branche de Saint-Etienne.
(T 2)



La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.

Pour mieux situer les EUZET de Saint-Etienne, il est suggéré: de se reporter au fichier :
Saint-Bauzille-de-Putois (génération 4)



Signification des abréviations :
° : naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
AD : Archives départementales
















1/ La présentation du lieu.

(à compléter)




(à compléter)

2/ L'état des connaissances.

Génération 1 (génération 16 de
La lignée)

- Louis Emilien (fs François et Marie CAVAILLE) ° 10.03.1852, à Saint-Bauzille-de-Putois (34) ; classe 1872 ; numéro de tirage au sort : 38 ; numéro matricule : 1911 ; description physique dans son dossier militaire : cheveux et sourcils châtains, yeux châtains, front découvert, nez fort, bouche grande, menton rond, visage ovale, une cicatrice au dessus du sourcil gauche et à la joue gauche ; taille : 1, 74 m ; x Marie CHICOT, à Semur-en-Brionnais (71), le 26.03.1876 ; les publications de bans sont faites les 12 et 19.03.1876, à Saint-Bauzille-de-Putois, les 27.02 et 05.03.1876 à Francheville (69) ; Louis a le consentement de son père par procuration passée le 19.03.1876 chez le notaire Pierre Evariste RICARD (de Saint-Bauzille-de-Putois) ; un Cm est passé le 26.03.1876 chez le notaire Antoine Gaspard DESHAIRES, de Semur-en-Brionnais ; il signe L EUZET l'acte de mariage mais il signe simplement EUZET l'acte de baptême de sa fille (en 1881) puis Louis EUZET l'acte de naissance de son fils (en 1887) ; quand il se marie en 1876, il demeure d'abord à Charlieu (42) "depuis moins de six mois et précédemment à Francheville (69)" ; le 28.08.1876, à Saint-Etienne (42), il déclare la naissance de leur fille Marie Antoinette ; dans l'acte du 29, il est indiqué comme menuisier et habitant "13, rue Saint-Paul ; il passe dans la réserve de l'armée active le 30.08.1878 ; son dossier militaire indique son adresse (mais ce renseignement est biffé), au 03.05.1880 : "rue Balay 19", à Saint Etienne ; le 03.07.1881, leur fille Laurence Estiennette Léonie naît à Semur-en-Brionnais (probablement chez les parents de Marie CHICOT qui demeurent encore dans cette ville) mais Louis (menuisier) et son épouse (sans profession) sont dits "demeurant à Saint-Etienne" ; il passe dans l'armée territoriale le 01.07.1882 ; il est inscrit sur la liste électorale de Saint-Etienne, en 1885, comme ébéniste ; son dossier militaire indique que le 01.07.1885, il habite "rue Balay 12", à Saint Etienne ;

Menuisier de métier, il devient antiquaire
(à Saint-Etienne)

le journal Le petit Stephanois du 28.07.1885 relate, en page 2, le compte rendu d'une journée du Club Alpin Français où il est indiqué comme étant antiquaire : "Partis à 6 heures de Saint-Etienne, ils arrivaient enfin au Portuiset à 3 heures 1/2 et l'artillerie du club, mise en batterie au bas du jardin Rigoudy, saluait leur apparition (...) Les uns en profitèrent et purent, à 5 heures, rafrîchis et reposés, faire honneur au banquet annuel ; les autres gravirent la colline de Cornillon et furent reçus au château par M. EUZET, antiquaire, de la part du nouveau propriétaire, M. DURAND" ; signalé dans le recensement de 1886 de Saint-Etienne comme ébéniste, avec son épouse, Marie CHICOT (ménagère) et deux enfants, Antoinette (9 ans) et Léonie (4 ans), 9, rue Balaÿ ; le 14.07.1887, leur fils François Louis naît à Semur-en-Brionnais, "au domicile du sieur CHICOT, Laurent aïeul de l'enfant" mais Louis est dit être domicilié à Saint-Etienne et antiquaire (bien que ce métier soit indiqué après le nom de Marie CHICOT, son épouse) ; signalé dans le recensement de 1891 de Saint-Etienne comme antiquaire, avec son épouse, Marie CHICOT (ménagère) et trois enfants, Antoinette (14 ans), Louise (10 ans) et François (4 ans), 12, rue Balaÿ ; Le Stéphanois du 22.07.1891 fait paraître l'information suivante : "Nous apprenons que M. EUZET, antiquaire bien connu de tous les amateurs d'art de notre Ville, organise, à l'occasion des fêtes de l'Exposition, au bénéfice partiel du Comité général de l'Exposition et de l'Asile de Nuit, une Exposition rétrospective. Cette Exposition, la première de ce genre qu'ait vue Saint-Etienne, aura lieu dans la grande salle du Conservatoire, au Palais-de-Justice, et promet d'être, d'ores et déjà absolument remarquable, tant par le nombre que par le choix des objets d'art de tous genres qui y seront exposés. Tout ce que Saint-Etienne et la région compte de trésors cachés trouvera là une occasion unique d'être admiré. Aussi comptons-nous que tous se feront un devoir de prêter à M. EUZET leur concours le plus empressé." ; Le Stéphanois du 23.02.1893 indique que "la fameuse guillotine de Javogues, la Louisette", est en vente chez un antiquaire de Paris ; à cette occasion, le journal rappelle que "la Louisette a figuré à l'Exposition rétrospective, organisée, il y a deux ans, par M. EUZET, au Palais-de-Justice. Elle y obtint un vif succès de curiosité" ; Le Stéphanois du 30.08.1894 fait paraître une annonce de vente judiciaire pour le samedi 01.09.1894. Il est dit qu'"il sera procédé à une vente publique au préjudice du sieur EUZET, antiquaire" ; les objets mis en vente son : "1/ Vieux canapé en velours, appliques dorées, chaises, bureau, secrétaire, fauteuils, coffre en bois dur, pendule, lampes sous globe, tables, glaces, crédence, table à jeu, panneaux en bois sculpté, prie-Dieu, placards, une belle bibliothèque, etc 2/ Diverses peintures à l'huile 3/ Quelques objets mobiliers, comprenant fourneau, tables, buffet, chaises, placard, guéridon, commode, objets de vaisselle, etc. 4/ Divers outils de menuisier ; La vente aura lieu au comptant avec perception de 5 % en sus des enchères", à Saint-Etienne ; il est inscrit sur la liste électorale de Saint-Etienne, en 1895, comme ébéniste ; il est définitivement libéré du service militaire le 01.11.1898 ; la famille n'est plus indiquée rue Balaÿ dans le recensement de Saint-Etienne de 1896 et il n'est pas inscrit sur la liste électorale de Saint-Etienne, en 1905 ; au recensement de Semur-en-Brionnais de 1896, son épouse est signalée comme chef de famille et elle habite dans cette commune avec ses enfants, sa mère et sa nièce (même chose au recensement de Semur-en-Brionnais de 1901 où elle est signalée avec sa mère et son fils François EUZET) : on peut donc supposer que Louis est décédé entre 1895 (liste électorale de Saint-Etienne) et 1896 (recensement de Semur) ; + le ? à ? (le décès n'est pas sur Saint Etienne jusqu'en 1902) ; lors de l'incorporation de leur fils François Louis, en 1907, il est déjà décédé et le domicile de Marie CHICOT et de leur fils est alors à Paris "11, rue Vezelay" (8ème arrondissement) Saint-Bauzille-de-Putois et Semur-en-Brionnais et Paris

Génération 2 (génération 17 de La lignée)

- Marie Antoinette ((fa Louis Emilien et Marie CHICOT) ° 28.08.1876, à Saint-Etienne, "13, rue Saint-Paul" ; signalée dans le recensement de 1886 de Saint-Etienne (âgée de 9 ans), avec ses parents et sa soeur Léonie, 9, rue Balaÿ (dans ce recensement, son prénom est Antoinette) ; signalée dans le recensement de 1891 de Saint-Etienne (âgée de 14 ans), avec ses parents, sa soeur Louise et son frère François "12, rue Balaÿ" (dans ce recensement, son prénom est Antoinette) ; signalée dans le recensement de 1896 de Semur-en-Brionnais avec sa mère (chef de famille), sa soeur et son frère, sa grand-mère (Etiennette BURDIN) et Laurence PREVOST (4 ans, nièce de Marie CHICOT) ; elle n'est plus signalée dans le recensement de 1901 de Semur-en-Brionnais ; elle est probablement déjà à Paris car, le 28.03.1902, au "boulevard Port Royal 123" (14ème arrondissement), elle a un enfant naturel, Marie Louise, qu'elle abandonne à l'Assistance du département de la Seine ; elle est alors âgée de 25 ans ; elle est domestique, "rue de la Bienfaisance, 54" ; l'acte est du 31 mars 1902 ; dans le dossier de l'Assistance, on indique le motif de l'abandon : "La mère domestique gagne 40 francs par mois mais trouvant son gain insuffisant pour prendre la charge de son enfant l'abandonne (...)" ; cette note est du 05.04.1902 ; il est aussi précisé qu'elle ne fait pas de reconnaissance de son enfant mais elle émet le voeu que Marie Louise soit baptisée ; c'est encore dans ce dossier que sont indiqués les parents de Marie Antoinette : Louis EUZET et Marie CHICOT et elle dit qu'ils sont à Semur-en-Brionnais (ce qui n'est vrai que pour sa mère) ; elle ne sait pas ce qu'ils sont devenus ; les mentions du dossier sont souvent imprécises, voire fausses (ainsi, la date de naissance indiquée est le 14.01.1876, au lieu du 28.08.1876, ou à la question de l'époque précise et des motifs de l'arrivée à Paris, elle répond simplement "deux ans", ce qui laisse supposer une arrivée à Paris vers 1899) ; sur la question des diverses demeures en remontant deux ans en arrière, il est écrit : "rue Réaumur 105" et sur le montant du loyer, elle répond "en place" (ce qui doit vouloir dire qu'elle est logée chez ses patrons) ; elle signe EUZET ; la décision est alors ainsi libellée par le directeur de l'Assistance publique : "Vu les pièces constituant le dossier de l'enfant ci-après dénommé le 5 avril 1902 sous le numéro 2646 au dépôt de l'hospice des Enfants-Assistés décide : l'Enfant EUZET Marie Louise, née à Paris 14e, le 28 mars 1902 de p.n.d. (père non dénommé) et de Marie Antoinette sera inscrit sous le numéro 152418 et comme enfant Assisté sur le registre des Enfants Assistés. Paris, le 7 avril 1902 ; le 08.10.1903, elle a un autre enfant naturel qui naît au "boulevard Port Royal 123" (14ème arrondissement) à qui elle donne le nom d'Albertine EUZET ; elle est toujours domestique mais habite à Paris, "rue de Chéroy 21" (17ème arrondissement) ; la déclaration est faite par Paul PAYOT, âgé de 34 ans, "présent à l'accouchement" ; + ?, à ? Paris et Semur-en-Brionnais

- Laurence Etiennette Léonie (fa Louis Emilien et Marie CHICOT) ° 03.07.1881, à Semur-en-Brionnais, probablement chez ses grands-parents maternels ; signalée dans le recensement de 1886 de Saint-Etienne (âgée de 4 ans), avec ses parents et sa soeur Antoinette, "9, rue Balaÿ" ; signalée dans le recensement de 1891 de Saint-Etienne (âgée de 10 ans), avec ses parents, sa soeur Antoinette et son frère François "12, rue Balaÿ" (dans ce recensement, son prénom est Louise) ; signalée dans le recensement de 1896 de Semur-en-Brionnais (dans ce recensement, son prénom est Laurence), avec sa mère, son frère, sa soeur, sa grand-mère (Etiennette BURDIN) et Laurence PREVOST (4 ans, nièce de Marie CHICOT) ; elle n'est plus signalée dans le recensement de 1901 de Semur-en-Brionnais ; Le 30.10.1936, c'est elle qui déclare le décès de sa mère, survenu la veille à son domicile (où elle demeure, également), "9, place Boulnois", à Paris (17ème arrondissement) ; elle est indiquée et elle signe avec le prénom de Laure, âgée de 54 ans et modiste ; + 03.07.1957, à Clichy la Garenne, dans le département de la Seine, à l'époque - aujourd'hui, dans les Hauts-de-Seine, 92 : Clichy ou Clichy-la-Garenne (mention marginale portée sur son acte de naissance) ; cependant, l'acte de décès transcrit de Clichy dans les registres de l'Etat civil de Paris (17ème arrondissement) indique une autre date : 24.06.1957 (à 9 heures trente, 106, Boulevard du Général Leclerc) ; signalée sans profession, le patronyme est écrit BUZET dans l'acte lui-même (alors que c'est EUZET dans la table annuelle) mais sa date et son lieu de naissance ainsi que sa filiation sont sans ambiguïtés : il s'agit bien de Léonie EUZET ; l'acte précise qu'elle est domiciliée à Paris (17ème arrondissement), "9, place Boulnois" ; l'acte a été dressé le 25.06.1957, 14 heures, sur la déclaration de Joséphine TOMASI, femme CHIURA, employée de 35 ans, domiciliée à Clichy au 106, Boulevard du Général Leclerc ; l'acte a été transcrit le 28.06.1957, à 15 heures ; ces précisions permettent de dire que la date inscrite en marge de l'acte de naissance n'est pas exacte (il y a eu confusion avec le 3 juillet de sa date de naissance). Semur-en-Brionnais et Paris

- François Louis (fs Louis Emilien et Marie CHICOT) ° 14.07.1887, à Semur-en-Brionnais, chez ses grands-parents maternels ; signalé dans le recensement de 1891 de Saint-Etienne (âgé de 4 ans), avec ses parents et ses deux soeurs, "12, rue Balaÿ" (dans ce recensement, son prénom est François) ; signalé dans le recensement de 1896 de Semur-en-Brionnais (dans ce recensement, son prénom est François), avec sa mère, ses deux soeurs, sa grand-mère (Etiennette BURDIN) et Laurence PREVOST (4 ans, nièce de Marie CHICOT) ; signalé dans le recensement de 1901 de Semur-en-Brionnais, quartier de la Perrière (dans ce recensement, son prénom est François), avec sa mère et sa grand-mère (Etiennette BURDIN appelée CHICOT par erreur) ; signalé, seul, dans le recensement de 1906 de Semur-en-Brionnais, comme journalier (dans ce recensement, son prénom est François) ; classe 1907 ; lors de son incorporation, il réside à Paris "73, rue Brancion" (15ème arrondissement) et est garçon, marchand de vins ; il habite "27 bis, rue Victor Hugo", à Levallois-Perret (dans la Seine, actuellement dans les Hauts-de-Seine), le 15.11.1911, et à Paris, "127, Boulevard Malesherbes" (17ème arrondissement), le 18.07.1915, selon son dossier militaire ; description physique : cheveux, yeux et sourcils bruns, front découvert, nez moyen, bouche moyenne, menton rond, visage ovale, taille 1 m 72 ; incorporé au 155ème régiment d'infanterie, à compter du 10.10.1908 (matricule 13354) ; envoyé en congé le 25.09.1910, affecté à la section coloniale d'infirmiers militaires ; rappelé à l'activité à la mobilisation d'août 1914 ; classé dans le service auxiliaire par la commission de réforme du 4ème bureau de la Seine, le 13.08.1914, pour hernie volumineuse ; renvoyé dans ses foyers le 12.02.1915 ; arrivé au 2ème colonial, le 21.05.1915 ; passé au 3ème régiment d'artillerie coloniale le 25.08.1915, en tant que 2ème canonnier servant (il rejoint ce corps le 28) ; "tué à l'ennemi" à Margival, dans l'Aisne, le 15.04.1917 ; avis de décès du 27.04.1917 ; la fiche militaire du décès est reproduite dans la suite 2 du fichier de Semur ; on voit sur cette fiche que l'acte a été transcrit à Paris (17ème arrondissement), le 24.07.1920 ; il est enterré à Ambleny (02), dans la nécropole nationale "Bois-Roger", dans une tombe individuelle, carré G, n° 312 ; le Journal Officiel du 19.11.1920 indique : "EUZET (François) matricule 95556, servant : téléphoniste ayant conscience de sa mission, qu'il savait devoir remplir jusqu'au sacrifice. Chargé de réparer en pleine nuit une ligne fréquemment coupée, s'est acquitté de cette tâche modeste, mais glorieuse, jusqu'à ce qu'il ait été tué par un obus de gros calibre. A été cité." Semur-en-Brionnais et Paris





3/ Questions.

Les articles du Stéphanois montrent que Louis Emilien était encore antiquaire, à Saint-Etienne, en 1894. Cependant, la vente publique de tous ses biens, personnels et professionnels, le 1er septembre 1894, suite, probablement, à une faillite, sonne le glas de sa présence dans cette ville. A-t-il été emprisonné pour dettes et, si oui, dans quelle ville ? C'est, cependant, peu probable puisqu'il est inscrit sur la liste électorale de Saint-Etienne, en 1895, comme ébéniste (c'est-à-dire son métier initial). Pourtant, au recensement de Semur-en-Brionnais de 1896, son épouse est signalée comme chef de famille (ce qui veut dire qu'elle est veuve, séparée ou divorcée de son mari) et elle habite dans cette commune avec ses enfants, sa mère et sa nièce (même chose au recensement de Semur-en-Brionnais de 1901 où elle est signalée avec sa mère et son fils François EUZET) ; la présence de Louis Emilien n'est donc plus signalée à partir de 1895. Où est-il allé ? Quand et où est-il décédé ?

sommaire

haut de page

Saint-Etienne (suite 1)

Saint-etienne (suite 2)

Les lignées issues de l'Hérault