La lignée des EUZET de Saint-Félix-de-Lodez et de Sète.

La branche de Blida.



Pour mieux situer les EUZET de Blida, il est suggéré de se reporter à : Sète (génération 6 GALIBERT)



Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : environ, vers
AD : Archives départementales












La présentation du lieu.
L'état des connaissances.
Questions.

1/ La présentation du lieu



Carte postale des années 50 de Blida (aujourd'hui, El-Boulaïda)
avec les gorges de la Chiffa, le Marabout au bois sacré, le Kiosque et une vue vers l'Atlas



2/ L'état des connaissances

Première génération :

- Antoine Joseph (fs Modeste et Jeanne CARRIERE) 28.04.1845, "dans sa maison d'habitation sise quai supérieur de l'esplanade", à Sète ; signalé avec ses parents, aux recensements de Sète de 1846 ("quai de l'esplanade") et 1851 ("rue Caraussane") ; x Cécile LAPARA, le 26.12.1867, à Loupian (34) ; pâtissier ; signalé comme pâtissier dans le recensement de Loupian de 1872 avec sa femme au n 301 de "L'esplanade" ; l'acte de naissance de leur fille Jeanne Eugénie, en 1875, indique que le couple habite à Loupian ; il signe cet acte de naissance ; signalé dans le recensement de Loupian de 1876 comme pâtissier, avec sa femme et leur fille Jeanne, au n 256 de la "rue Imbert" ; il est domicilié à Blida, "rue Mahmoud" en 1879, en Algérie (arrondissement d'Alger) ; il est "pâtissier ; domicilié précédemment à Blidah (Algérie), et actuellement à Dalmatie, canton de Blidah", en 1880 (suivant un exploit d'huissier du 04.10.1880 où lui est notifié un avis de purge d'hypothèques légales pour un immeuble à Sète, publié par le Messager du Midi du 21.10.1880) ; le 31.05.1882, il habite toujours à "Dalmatie, section de la commune de Blida" ; en effet, à cette date, il est témoin au mariage de Félix COLLET et de Félicité LAPARA ; il y est plus précisément indiqué comme "pâtissier confiseur, âgé de 38 ans, beau-frère de la future" et habitant les lieux ; dans l'acte de notoriété du 20.01.1885 donnant la situation des héritiers de sa tante Marie EUZET au 28.10.1884, il est encore indiqué comme "propriétaire domicilié à Loupian" (notaire Alphonse COUZIN, de Sète) ; + 25.01.1885, "dans son domicile, à El Affroun", en Algérie (arrondissement d'Alger) ; la fiche "cimetière" de l'enregistrement du bureau de Sète indique qu'à son décès, il est "confiseur à Boufarik" et que la succession est déclarée le 25.11.1886 ; Boufarik est à 13 km de Blida et El Affroun est à 18 km de Blida : on peut donc estimer qu'à son décès, il habite El Affroun et a son commerce à Boufarik.
Sète et Loupian et Boufarik

Deuxième génération :

- Jeanne Eugénie (fa Antoine Joseph et Cécile LAPARA) 24.06.1875, à Loupian (34) ; x Marius ASCIONE, le ?, à ? ; le 01.02.1896, elle habite à Boufarik (arrondissement d'Alger, en Algérie), avec son mari, Marius ASCIONE ; à cette date, leur fils, François Antoine ASCIONE, âgé de 16 jours, décède ; la déclaration est faite par Marius ASCIONE et par Elzéar VIAL (oncle du défunt) ; + 30.05.1934, à Marengo : "M. Marius ASCIONE ; les familles ASCIONE, COLLET, GRIMA, LAPARA, AMBROSINI, EUZET, LANG, BISQUERRA, M. et Mme S. MANGON de Bouffarik, le personnel des maisons MANGON, alliés, amis et connaissances, ont la douleur de vous faire part de la perte cruelle qu'ils viennent d'éprouver en la personne de Mme Marius ASCIONE née Jeanne-Eugénie EUZET, décédée à Marengo, à l'âge de 59 ans, le 30.05.1934, munie des sacrements de l'Eglise. Les obsèques auront lieu aujourd'hui jeudi 31 mai 1934 à 10 heures." (L'Echo d'Alger) ; une messe anniversaire a lieu le 31.05.1935, à l'église de Marengo : "M. Marius ASCIONE et sa famille font part à leurs amis et connaissances qu'une messe anniversaire pour le repos de l'âme de leur chère et regrettée Madame Marius ASCIONE née Jeanne EUZET sera célébrée en l'église de Marengo, le vendredi 31 mai, à 9 heures du matin." (L'Echo d'Alger) Boufarik et Marengo

- Paul Louis (fs Antoine Joseph et Cécile LAPARA) 10.06.1879, chez ses parents "rue Mahmoud", à Blida le 10.06.1879, en Algérie (arrondissement d'Alger) ; x Prudence Jeanne BRAUX, le 25.02.1911, à Marengo, en Algérie (arrondissement d'Alger) ; il est alors indiqué comme "forgeron" et parmi les quatre témoins, il y a Marius ASCIONE (36 ans, demeurant à Marengo, industriel) ; l'Annuaire du commerce pour 1914 indique, effectivement, le nom d'EUZET à la rubrique des "Forgerons et charrons" de Marengo mais le problème avec cet annuaire, c'est que les contrats d'inscription pouvaient être pris pour plusieurs années ; c'est probablement le cas pour lui, car on retrouve ce nom à cette rubrique dans les volumes de 1916 et 1919 (alors qu'il décède en 1915) ; il n'y a aucun nom d'indiqué dans les éditions de 1925 et 1932 (d'autres sondages seront faits ultérieurement) ; + 25.02.1915, à Marengo. Marengo

- Joseph Laurent (fs Antoine Joseph et Cécile LAPARA) 02.05.1882, à Dalmatie (section de Blida), arrondissement d'Alger ; l'information du lieu et de l'année se trouve sur le relevé des actes d'état civil de Dalmatie du Centre de généalogie et d'histoire des populations migrantes (GenOm) ; cet acte n'est pas filiatif, selon ce site déposé sur GeneaNet ; cependant, si le site des Archives d'Outre-Mer (ANOM), à Aix-en-Provence, n'a mis en ligne, pour Dalmatie, que les naissances de 1900 à 1902, la date complète se trouve dans le dossier militaire, le lieu indiqué étant Blida (Dalmatie est intégré à Blida) ; lors du mariage de Félicité LAPARA et de Félix COLLET (le 31.05.1882), le père de Joseph habite, effectivement, à Dalmatie, ce qui conforte les constatations ci-dessus ; le dossier militaire (classe 1902, numéro matricule de recrutement : 1142) donne sa description physique : cheveux et sourcils blonds, front ordinaire, nez moyen, bouche moyenne, menton rond, visage ovale, taille 1 m,71 ; le dossier militaire précise que, lors du recrutement (en 1902, il habite à Boufarik, avec sa mère ; par contre, quand il se retire de l'armée (le 08.03.1919), c'est à Marengo ; classé dans le service auxiliaire à cause de sa mauvaise santé (déviation de la colonne vertébrale mais aussi mauvaise constitution et rhumatisme chronique) ; rappelé à l'activité par décret du 01.08.1914, il arrive au corps le 8 et est dirigé sur Besançon ; il est canonnier auxiliaire (n 1155) et est versé au 3ème régiment d'artillerie à pied, de Brest ; rayé des contrôles le 21.02.1916, il est affecté dans la réserve au 3ème groupe d'artillerie à pied d'Afrique, puis au 70ème d'artillerie lourde puis au 9ème régiment de zouaves ; le sursis lui avait été accordé jusqu'au 31.08.1918 "en qualité d'engreneur à Marengo", sursis prolongé jusqu'au 30.09.1918 ; il est titulaire de la médaille commémorative de la guerre ; c'est certainement lui qui est l'un des quatre témoins d'un mariage entre Auguste DAMANCE et Sophie Marie GERARD, qui a lieu le 03.12.1910, à Marengo ; bien que son nom soit écrit EUZAY (ce qui veut certainement dire que le patronyme était mal connu dans cette commune), cet EUZAY Joseph, demeurant à Marengo, a 28 ans (ce qui correspond à son âge) et est cultivateur ; le dossier militaire confirme qu'il réside à Marengo, plus précisément "chez M. ASCIONE" ; on peut noter aussi que son frère Paul Louis se marie à Marengo le 25.02.1911 : peut-on alors conclure que la famille s'est installée à Marengo un peu avant, à l'occasion de ce mariage ? ; le dossier militaire confirme également que son domicile est toujours chez ASCIONE, le 29.09.1913 ; enfin, grâce aux articles de L'Echo d'Alger, on est certain qu'il habite à Marengo de 1921 à 1933 (le dossier militaire donne la même indication, au 12.01.1928) ; en effet, il est membre de l'Union Sportive et Athlétique de Marengo-Meurad (USAM), en 1921 ; employé à l'usine électrique de Marengo (au moins en 1922), il est nommé "encaisseur titulaire de l'agence de la compagnie algérienne, à Marengo", fin 1929 ; commissaire du comité des fêtes de Marengo (en 1926) ; membre de l'Amicale des Boulomanes de Marengo, en 1927 (concours de l'Echo d'Alger), 1930 (assesseur pour l'élection du conseil), 1931 (commission sportive) et 1933 (commission des fêtes) ; (+) le 26.04.1933, à Marengo : "Notre camarade EUZET Joseph vient de nous quitter à l'âge de 50 ans. Sa mort a causé une très grande peine à la population de Marengo où il était très estimé. C'est encore une victime de la guerre qui s'en va après avoir longtemps souffert. Ses obsèques ont eu lieu le 26 avril au milieu d'une très grande affluence de parents et d'amis. Que toutes les familles atteintes par ce deuil trouvent ici l'expression de nos condoléances émues." (L'Echo d'Alger) Boufarik et Marengo


3/ Questions

Les actes de l'État civil ou les articles de L'Echo d'Alger laissent en blanc les périodes intermédiaires. Ainsi, pour Antoine, s'il est clair que les débuts en Algérie se font à Blida puis à Dalmatie, section de Blida à l'époque, il est plus difficile de savoir quand il s'installe à Boufarik avec une partie de la famille LAPARA. De même, après le décès d'Antoine, on ne sait pas quand exactement, sa veuve Cécile LAPARA, s'installe à Marengo avec une partie de sa famille. Même question pour Jeanne EUZET, sa fille, qui, après Boufarik, s'installe à Marengo avec son mari. Il faudrait, maintenant, compléter les éléments connus grâce à un contact avec des descendants ou apparentés (note du 15.12.2013).

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Les lignées issues de l'Hérault

Blida (suite 1)

Blida (suite 2)