"L'actualité du passé"



Article paru dans la revue du Cercle généalogique de Languedoc (n 117, dernier trimestre 2007)


L'actualité de la généalogie ne se trouve pas que dans les revues spécialisées. On la trouve de plus en plus dans les livres, les journaux et les magazines et puis aussi à la radio et, suprême consécration, à la télévision. Nous avons pourtant eu longtemps l'impression que la généalogie subissait le sort peu enviable de la Science fiction dans les médias et dans l'opinion. Il valait mieux ne pas affubler un article ou un livre de ces mots qui faisaient peu sérieux (et donc moins vendre) et il était préférable de parler de fiction, de littérature ou de roman. De même que Le meilleur des mondes (d'Adlous HUXLEY) ou 1984 (de George ORWELL) n'apparaissaient pas dans la catégorie "Science fiction", de même la généalogie devait continuer sa progression dans l'opinion d'une façon clandestine, comme si elle avait peur de sortir des sentiers battus, c'est-à-dire de la recherche, plus ou moins scientifique, d'ancêtres nobles ou célèbres. Aujourd'hui, ce temps est révolu, à un point même où l'on voit fleurir des articles ou des livres sur des sujets complètement tabous jusqu'ici. Notre propos vise justement à cerner ce qui fait sortir les secrets de coffres fermés soigneusement à clé où ils étaient enfermés et oubliés à jamais. Ce sont ces cas extrêmes qui montrent que l'on est, définitivement, dans une autre époque.






Enquête dans Le Monde du 27 février 2007
(par Ariane CHEMIN, envoyée spéciale à Istanbul)



Le point de départ de notre réflexion fut un éditorial de Jean SIMON, intitulé "Secret de famille", dans le n 64 du 4ème trimestre 2005 de Touraine généalogie, la revue du Centre généalogique de Touraine. Il écrivait alors : "Quel généalogiste ne s'est pas trouvé un jour devant une énigme à résoudre concernant une branche de sa famille ou simplement un membre dont il ne trouve aucun renseignement dans les papiers familiaux ; un peu comme si un cataclysme en avait fait brusquement disparaître la trace. Avancer sur ce terrain miné demande beaucoup de persévérance, de diplomacie et surtout de perspicacité devant les rebuffades ou les paroles dilatoires des membres de votre famille, ayant pourtant la réputation d'en être la mémoire collective. Ces secrets de famille sont généralement une suite de mensonges, de non-dit, de rumeurs ou de mystères entretenus sur des évènements passés, mais fâcheux. Loin de faire sourire, ils ont empoisonné et empoisonnent encore la vie de beaucoup de familles. D'après certains psychologues, il faut compter trois générations pour assumer ces réalités :
- Pour la première génération : c'est "l'indicible", puisque l'on ne peut ni en parler ni l'exprimer.
- Pour la deuxième génération : cela devient "l'innommable" ; c'est trop vil, trop déplaisant pour être nommé.
- Pour la troisième génération : plus grave encore, c'est "l'impensable" ; impossible d'imaginer les faits qui jettent une ombre sur la respectabilité de la famille.
Fort heureusement pour la quatrième génération cela devient "anecdotique", ne porte plus à conséquence et même peut apporter un peu de piment à la construction de notre propre généalogie (...)"
.

C'est en lisant, ensuite, l'enquête du Monde d'Ariane CHEMIN que nous avons pu pleinement apprécier la valeur des propos ci-dessus. En effet, la mode (la vogue, le besoin, ?) des arbres généalogiques a atteint la Turquie. Effet collatéral de la mondialisation ? C'est difficile à dire mais certaines de celles ou de ceux qui ont interrogé leurs grands-mères nonagénaires, au début des années 2000 ont eu, parfois, de grandes surprises. Ils ont découvert que celles-ci étaient des Arméniennes arrachées à leur famille au temps du génocide. Echappées à la mort, elles ont été islamisées, ont épousé des musulmans et le silence s'est fait sur leurs origines, jusqu'à aujourd'hui. "On ignorait (...) l'incroyable histoire de ces petites Arméniennes soustraites à leurs parents pendant le génocide de 1915, enlevées par les bourreaux dans les provinces reculées de l'Empire, parfois sauvées par des civils turcs compatissants". Souvent, seule la famille la plus proche était au courant mais on n'en parlait pas, d'autant que "le terme "arménien" qui désignait jadis les citoyens de seconde zone, autrement dit les dhimmis, reste peu flatteur". Et la journaliste souligne encore : "Parfois, les "Arméniennes cachées" étaient purement et simplement converties par leur famille d'adoption. En grandissant, celles qui avaient gardé le souvenir de leurs origines restaient seules avec leur secret, l'emportant dans la tombe ou le livrant comme un legs à leur descendance, avec leur dernier soupir."

Le livre de ma grand-mère, de Fethiye ÇETIN relate une de ces histoires : "Ma grand-mère m'a alors raconté comment les femmes de son village étaient parquées dans la cour de l'église. Les gendarmes turcs coupaient la gorge des hommes et ils les jetaient dans le Tigre. Puis ils encadrèrent femmes et enfants pour une longue marche vers la mort (...) Un homme à cheval, le caporal des gendarmes de Cermik, était intéressé par moi (...) Les femmes les plus âgées tentaient de persuader les jeunes mamans : "Nos enfants meurent un à un. Personne ne sortira vivant de cette folle marche. Donnez les vôtres, vous sauverez leur vie." Ma mère ne voulait pas. Le caporal a alors tenté de m'arracher à elle. En vain. Mon petit frère, que ma mère tenait par l'autre main, se met à pleurer. Ma mère se laisse distraire, le gendarme en profite, me hisse sur son cheval et m'emmène". Cette vérité, l'auteur l'a apprise quand elle eut vingt cinq ans et son livre a été une révélation pour beaucoup. Il n'est toujours pas possible de parler du génocide en Turquie mais la découverte de ces cas individuels a tout de même constitué une ouverture qui n'était pas possible il y a quelques années. C'est ce qu'exprimait en 2006, Bekir COSKUN, dans un billet publié dans Hürriyet, quotidien à gros tirage où il est éditorialiste : "Peu importe ce qui a été fait aux Arméniens, ou pourquoi les gens s'affrontent sur ce sujet à présent. Mais je voudrais savoir quelle force a séparé ma grand-mère, jeune fille, de son nid, de sa maison, de son foyer. Je voudrais savoir qui est responsable de la douleur qu'elle a essayé de nous cacher et de la longue vie qu'elle a dû mener. Je ne sais rien de ce million d'Arméniens. Sauf celle-ci. La femme triste que j'ai tant aimée. Mon Arménienne à moi.

Dans la conclusion, la journaliste estimait que, désormais, "les plus jeunes cherchent autant à dessiner leur ascendance et réécrire leur histoire personnelle qu'à retrouver des proches". Pour cela, Google a pris le relais des avis passés dans la presse, pour que soit rompu le silence sur le passé et sur les origines. C'est vraiment un dossier très émouvant, très loin des idéologies, un dossier qui montre que les secrets les mieux gardés, les plus clos, finissent par exploser littéralement à la tête des descendants. D'une certaine façon, la généalogie est devenue une arme politique qui refuse tous les compromis pour connaître la vérité, surtout quand ces secrets recouvrent des malheurs d'êtres chers.






La France a son lot dans ce domaine où les tabous sautent les uns après les autres. Les deux titres du journal La Croix, respectivement du 28 et du 29 juin 2007 montrent que, non seulement les descendants mais aussi les autorités veulent rendre leur dignité à ceux qui ont été les oubliés de la mémoire, les "Malgré-nous" d'Alsace et de Moselle, incorporés de force dans l'armée allemande et morts sur le front russe, les fusillés "pour l'exemple" des mutineries de 1917. Comme dit Denis SCHAMING (directeur général adjoint du Conseil général de la Moselle) : "Avant, les esprits n'étaient pas prêts, les blessures étaient trop vives. Il y avait un sentiment de honte. En France "de l'intérieur", on considérait que ceux qui avaient porté l'uniforme allemand étaient des traîtres. C'est une génération totalement incomprise". Quant aux fusillés de 1917, l'auteur de l'article, Antoine FOUCHET, soulignait que "pour ces héritiers de l'une des pages les plus refoulées de la Première Guerre mondiale, le devoir de mémoire s'impose. Et aussi celui de savoir".

Elise DESCAMPS, journaliste à Metz, écrit ainsi que les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, soutenus par la région Alsace "viennent d'entamer un travail de recensement de l'ensemble des morts et disparus pendant la Seconde Guerre mondiale, avec, si possible, la localisation de leurs sépultures. Ce travail concerne également les résistants, les déportés et les morts dans des bombardements, mais il a été décidé de commencer par les victimes les plus nombreuses : celles qui avaient été incorporées de force dans la Wehrmacht ou la Waffen SS.". Quant au Conseil général de l'Aisne, il a organisé une cérémonie à la mémoire des fusillés de 1917, première du genre qui prolonge ce qu'avait souhaité Lionel JOSPIN, en 1998 : " (que) les fusillés pour l'exemple réintègrent pleinement notre mémoire collective". Il semble bien que sur ces deux sujets, les polémiques soient derrière nous et l'on comprend mieux, aujourd'hui, que ces jeunes gens étaient aussi des victimes. Le temps a fait son oeuvre. De même, les descendants des amours de soldats allemands et de femmes françaises n'hésitent plus maintenant à rechercher leurs origines. Là aussi, les tabous ont disparu et la généalogie montre toute son utilité.






Mais le secret le mieux gardé par celui-là même qui l'avait découvert est celui de MENDÈS FRANCE. Comme il avait subi, tout au long de sa vie politique, les attaques antisémites les plus viles, il avait fait faire des recherches généalogiques sur l'origine de sa famille, afin de prouver l'enracinement français très ancien de ses ancêtres venus du Portugal. Ses découvertes, dignes du meilleur roman, montrent que ses aïeux portugais étaient de bons catholiques, que les branches paternelles étaient même nobles, apparentées aux meilleures familles du Portugal, et que les "de FRANCE" étaient issus de la branche royale des Valois et donc dans la descendance de Saint Louis, c'est-à-dire la lignée des Capétiens ! La page 116 du livre de Gérard BOULANGER, écrit d'après les archives privées de PMF, résume cette découverte surprenante : "Le fondateur de cette dynastie portugaise des França est donc le Français Jean d'Alençon. En 1449, parti en pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, il passe rendre visite à l'infant Pedro, fils du roi Joao Ier et surnommé "prince des sept parties du monde" à cause de son goût des voyages, avec qui il avait lié d'amitié en France lorsque celui-ci parcourait l'Europe. Mais il l'attend vainement à Coimbra alors que celui-ci livre bataille à son neveu le roi Alfonso V à Alfarrobeira près de Lisbonne et y perd la vie. Malade, Jean d'Alençon est alors accueilli à Condeixa, près de Coimbra, par la noble famille Pessoa, dont il séduit une fille et dont il a un enfant naturel. Sa maladie, sa disparition et la quasi-adoption de son fils Joao de França d'Alençon élevé alors par le roi Alfonso V fixent sa descendance au Portugal.

Mais d'où vient ce Jean d'Alençon avant de s'établir au Portugal ? Il est en réalité le fils naturel du duc d'Alençon, Jean II le Bon, dont la dynastie comtale puis ducale s'établit ainsi :
Charles II de Valois, le Magnanime (1297-1346)
Charles III, comte d'Alençon (1337-1375)
Pierre II, le Noble, comte d'Alençon (1340-1404)
Jean Ier, le Sage, duc d'Alençon (1385-1415)
Jean II, le Bon, duc d'Alençon (1409-1476)

Cette dynastie des comtes d'Alençon, dont le fief fut érigé en duché en 1414 au bénéfice de Jean Ier, fait pair de France par le roi Charles VI dès 1404, a donc pour fondateur Charles II de Valois. Or lui-même est le frère puîné du roi de France Philippe VI de Valois, qui inaugure la dynastie des Valois, directs ou indirects, qui comptera treize monarques français et s'éteindra avec Henri III en 1589.

Mais il est aussi le deuxième fils de Charles Ier de Valois, frère du roi de France Philippe IV le Bel, donc petit-fils de Philippe III le Hardi et arrière-petit-fils de Louis IX plus connu comme "Saint" Louis, autant d'illustres représentants de cette dynastie des Capétiens, fondée par Hugues Capet, roi de 987 à 996, et qui va bientôt s'éteindre avec Charles IV le Bel en 1328.


De ce Jean d'ALENÇON descend (cinq degrés après) Isabel de FRANÇA qui épouse Pedro MENDES RIBEIRO. De ce couple descend (trois degrés après) Luis MENDES de FRANÇA qui émigrera en France (en 1683) et de lui descend (huit degrés après) notre PMF. Luis a dû s'exiler à Bordeaux à cause de l'inquisition portugaise qui poursuivait de son acharnement les descendants des "nouveaux chrétiens". On peut donc être surpris qu'avec une telle ascendence, les descendants du duc d'Alençon aient été inquiétés par les inquisiteurs. On l'est encore plus quand on s'aperçoit que cette famille comptait plusieurs prêtres. Mais l'inquisition s'est arrêtée au fait suivant : la mère de Luis de FRANÇA, Antonia FREIRE avait une grand-mère homonyme qui était une convertie. Cela suffisait pour donner consistance aux accusations dans les procès qui seront tenus contre plusieurs membres de la famille, alors que l'accusation selon laquelle "le grand nombre de poursuites dirigées contre les enfants et des collatéraux d'Antonia FREIRE montre qu'ils constituaient un noyau et un foyer de judaïsme" ne résiste pas à l'examen attentif de ces procès. Par contre, le grand paradoxe de ces odieuses poursuites c'est que "dans l'après-coup de la persécution, l'Inquisition a bien été une fabrique de marranes. En témoignent l'histoire et la destinée de Luis MENDES de FRANÇA".

A bord du bateau qui le transporte en France, Luis écrit une ultime lettre aux Inquisiteurs rétractant ses aveux extorqués par la terreur : "Pour décharger sa conscience [de] ferme et véritable Chrétien fidèle, fils de la Sainte Mère l'Eglise catholique de Rome, en laquelle il a toujours vécu et doit mourir". A Agen en 1684, il y sera reçu comme "faisant profession de la religion catholique apostolique et romaine" et Luis MENDES de FRANÇA deviendra alors Louis MÈNDES FRANCE, cependant que sa fille Jeanne et son fils Jean y seront baptisés en 1685 et 1687. Revenu à Bordeaux, il s'y suicide en 1695. C'est pourtant dans le milieu des marchands judéo-portugais que sa famille va basculer dans le judaïsme, à partir de Jean, le fils de Luis, bien que des indices montrent que Luis lui-même avait peut-être abandonné le catholicisme sous l'influence de sa nouvelle compagne. C'est là le dernier paradoxe de cette vie. En tout cas, c'est son fils qui a ancré sa descendance dans cette religion et c'est ainsi que les racines catholiques ont été oubliées, jusqu'à PMF.

Dès 1962, celui-ci "avait, à juste titre, acquis la certitude que ses ancêtres portugais étaient dans leur quasi-totalité catholiques, ce qui n'empêcha pas l'Inquisition de les persésuter dès 1654, tout simplement parce que Antonia FREIRE avait à la fois une grand-mère homonyme et convertie". Il a complété sa documentation généalogique familiale jusqu'à sa mort, en 1982. Mais pour quelle raison ? "Ça me passionne !" s'exclama-t-il un jour. Une passion qui couronne toutefois une volonté rationnelle, celle de dépasser la blessure issue d'un déni offensant. Pierre MENDÈS FRANCE a dû défendre bec et ongles la deuxième partie de son nom, dont les antisémites ordinaires - mais en est-il d'extraordinaires ? - n'ont cessé de lui faire grief sur le mode " Mais comment peut-on donc s'appeler MENDÈS FRANCE ?" Pourtant, PMF n'a jamais essayé de se prévaloir de sa lointaine filiation catholique, raison de dignité certainement et puis il savait aussi que les rois capétiens n'avaient pas épargné les juifs de leur royaume (en particulier Saint Louis). Comme l'écrit l'auteur, c'était là "un "héritage moral" que PMF était légitimement en droit de dédaigner".

Les Arméniennes cachées, les Malgré-nous, les fusillés pour l'exemple, les ascendants catholiques de Pierre MENDÈS FRANCE, autant de sujets qui étaient tabous et que l'on découvre ou redécouvre, autant d'exemples où se mêlent politique, généalogie et amour familial. Pour notre part, nous retenons qu'il n'y a pas de tabous qui résistent à l'amour et nous comprenons aussi que la généalogie n'est pas qu'un passe-temps, elle peut être un moyen efficace pour retrouver la dignité perdue.



Additif, le 23.10.2012. L'Arche - le magazine du judaïsme français (n 639 - 4ème trimestre 2012) a fait un dossier sur "Pierre MENDÈS FRANCE 30 ans après", intitulé La quête des origines, introduit par le Directeur de la rédaction, Salomon MALKA, dans son édito : "Nous connaissions la passion pour la généalogie de Pierre MENDÈS FRANCE. mais jamais nous n'avions mesuré, jusqu'à la réalisation de ce dossier, combien cette passion avait été au centre de sa vie. Combien il s'y est investi tout entier à travers des recherches dans les archives, des correspondances suivies et des voyages incessants. Grâce à Michel et Joan MENDÈS FRANCE, nous avons pu accéder à ces documents et nous avons découvert des choses étonnantes. J'ai été fasciné pour ma part par la lecture de certains procès de l'Inquisition. On y trouve toute la cruauté de l'époque, enrobée dans le langage de la compassion. C'est surprenant et terrible à lire (après cela, allez revoir telle émission de télévision récente, diffusée avant l'été, où on plaidait pour la canonisation d'Isabelle la catholique ! Les bras vous en tombent !). Et puis on découvrira, à la lecture de ce dossier, que cette "marotte" chez lui correspondait à une passion des origines, une quête de l'identité. Le fil qui court à travers ces générations qui se succèdent, c'est la recherche éperdue d'une identité juive qui se perd, qui se cache, qui s'oublie, qui se retrouve à travers les épreuves de l'histoire. Apparaîtra, je crois, à travers tous ces textes que nous proposons, une image de MENDÈS FRANCE peu connue."

A noter dans ce dossier un entretien avec Eric ROUSSEL (président de l'Institut Pierre MENDÈS FRANCE), un article ("50 cartons d'archives") de Jean-Claude KUPERMINC (directeur de la bibliothèque et des archives de l'Alliance Israélite Universelle), un article de Joan MENDÈS FRANCE ("Une journée particulière dans la vie de Luis MENDES de FRANÇA) qui est un récit de l'Inquisition dont fut victime l'ancêtre de PMF qui fuya le Portugal pour la France, et aussi un extrait de l'entretien de PMF ("Je suis un marrane") accordée à Victor MALKA pour l'Arche de mars 1976.

Extrait, p. 50 : "Quelques mois avant sa mort, Pierre MENDÈS FRANCE a reçu une lettre d'un généalogiste portugais qui tendait à établir que sa famille descendait en ligne directe de Saint-Louis, avec un arbre généalogique à l'appui. Je ne crois pas que Pierre MENDÈS FRANCE ait pris cela très au sérieux. Ça a dû lui faire plaisir, pied de nez à ceux qui ont voulu dénier sa citoyenneté" (Eric ROUSSEL, propos recueillis par Jacques SALOMON)

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