L'histoire de Cazevieille

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Cazevieille au XVIIe siècle





L'entrée de Cazevieille
(photo J.C.E. 19.08.2002.)





La tour de Roque Feran

Le prieuré du pic Saint Loup

Le bois et devois du prieuré

L'église paroissiale Saint Etienne

Les biens nobles à Cazevieille

Les curés et vicaires

Les mas ou métairies

Les habitants

Les reconnaissances féodales

Les références

La bibliographie


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A/ La tour de Roque Feran
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En 1634 :

- Le 02.11.1634, Pierre de FENOUILLET (évêque de Montpellier de 1608 à 1652), conseiller du roi en ses conseils, son prédicateur ordinaire, comte de Mauguio et de Montferrand, marquis de la Marquerose, baille et inféode à Claude LE BLANC (habitant Montpellier) un fief noble et honoraire dans la paroisse de saint Etienne de Cazevieille. Ce fief est ainsi décrit : "La tour appellee de Rocqueferran sive (ou) de la figuiere, assise au dessus du mas de Caila sive (ou) de Touriere paroisse saint Etienne de Cazevieille en laval de Montferrand avec un cazal au dessous dicelle, le tout ruiné et demoly, ensemble un tenement de terres, boix et devoix y joignant, confronte le tout du levant avec le boix et devoix de Gaillardet JEAN muraille entre deux de long en long du midy, confront et terral le chemin allant du mas de Cazalis a nostre dame de Londres et ses autres confronts". Le prix d'entrée est "une paire de perdrix" que le seigneur confesse avoir reçu et le prix lui-même est une " albergue d'un chevalier payable a chaque mutation de seigneur eveque par lui sieur BLANC et les siens avec hommage et serment de fidélité, genoux a terre et mains jointes.". Effectivement, l'acte indique ensuite que Claude LE BLANC a mis genoux à terre, ses mains jointes dans celles du seigneur évêque et, autant pour lui que pour ses successeurs, il a promis d'être un bon et fidèle vassal, l'acte étant fait et récité dans la maison épiscopale, à Montpellier.



Les deux tours de Cazevieille, au milieu de la garrigue
(photo J.C.E., le 19.08.2002.)

Dans le compoix de Cazevieille de 1677, le premier item du manifest de la communauté signale "Un patu dans lequel il y a une tour et autre bastimant dessoubz appellee la tour de la fediere - confronte du levant Pierre TOURIERE et Jean JEAN dit Gaillardet - vent droit ledit Gaillardet - marin ledit TOURIERE et le chemin - couchant ledit chemin - contient vingt quatre cesterees vingt un dextres - estimé une moitié au troisieme et une moitié au quatrieme - faict trois solz."

Dans l'article "Les lieux de péage de l'évêché de Maguelone" (en 1999), André SOUTOU écrit que "Roque Feran était l'ancien nom de la tour double de Tourrière, commune de Cazevieille". Le même auteur explique, dans un article paru en 1994, que "le même petit fortin est appelé au folio 12 v (du compoix du XVIIe siècle) la tourre de la Fedieyre. On voit donc l'évolution des dénominations retracée dans cet acte. A noter aussi la mention comme quoi la tour (on n'indique pas qu'il y a deux tours) est déjâ ruinée et démolie en cette première partie du XVIIe siècle. Enfin, on voit aussi que le vassal devait payer l'albergue, c'est-à-dire une rétribution au seigneur, selon l'usage féodal.

B/ Le prieuré du pic Saint Loup :

En 1612 :

Le 01.02.1612, l'évêque de Montpellier, Pierre de FENOUILLET, arrente à Jean ROUX, baille de Cazevieille, le bénéfice du prieuré de Saint Etienne de Cazevieille pour une somme de 300 livres que Jean ROUX paye immédiatement. En fait, il s'agit de l'arrentement du droit de dîme (dépendant de ce prieuré) pour la laine des agneaux et des chevreaux, et ce pour la saison en cours et à venir, à partir du mois de mai.



L'arrentement de 1612
(notaire Jean VIGNES, de Montpellier)

En 1685 :

Le 07.05.1685, l'évêque de Montpellier, Charles de PRADEL, arrente à George COULET (du mas de Roubiac, à Cazevieille), "le prieuré et benefice dudit lieu de saint Etienne de Cazevieille en laval de Montferrand" ; plus précisément, il s'agit des "fruits décimaux dudit benefice". Sont cependant réservés les "cens, usages, lodz et autres droits seigneuriaux dudit lieu. Le prix est de 800 livres et un "cestier huile pour le luminaire de la lampe de l'eglise dudit lieu. La date d'effet est le 1er janvier dernier (01.01.1685) et le paiement est prévu par quarts et par avance, de trois mois en trois mois, l'argent devant être porté à Montpellier, à commencer au premier janvier de chaque année. Le contrat est signé pour quatre ans. Les deux premiers quartiers étant échus, le rentier doit les payer dès le lendemain. Il est entendu aussi que le seigneur sera tenu de payer les derniers gages du vicaire servant la paroisse. Le rentier ne pourra sous-arrenter ni s'associer, sauf consentement de l'évêque. En cas de visite paroissiale, le rentier sera tenu de payer les frais de la visite sans diminution du prix qu'il doit payer. Le cas d'évènement imprévu venant perturber le bail est également prévu.



Le prieuré - vu de face (chapelle Saint Joseph, aujourd'hui)
(photo J.C.E., en mai 2003.)

En 1694 :

Le 10.08.1694, suite au décès du prieur Jean ARGOUD, a lieu la collation comme prieur du prieuré de Saint Loup, de Joseph de VALERNOD de CHAMPFAGOD (chanoine régulier de l'ordre de Saint Ruf, prieur du collège Saint Ruf de Montpellier). l'acte a lieu "devant la porte de la chapelle du prieuré de Saint Loup" où les notaires royaux et apostoliques, Antoine FAGES et Antoine GAUSSEL, de Montpellier, dressent l'acte et le signent avec le nouveau prieur.

En 1696 :

Le 09.12.1696, c'est Jacques FERMAUD, procureur en la cour des comptes, Aides et Finances de Montpellier, qui arrente pour l'évêque de Montpellier, le prieuré et bénéfice de Saint Etienne de Cazevieille. En effet, le siège épiscopal est alors vacant (Charles de PRADEL va être remplacé par Charles-Joachim COLBERT de CROISSY) et Jacques FERMAUD a été désigné comme économe par la direction de l'administration des revenus de l'évêché de Montpellier. C'est donc lui qui a fait faire trois publications pendant trois dimanches consécutifs au porche de l'église et qui a procédé à la désignation du rentier, Jean Baptiste COULET, habitant du mas de Coulet, paroisse de Cazevieille, "ici present et acceptant etant au lieu et place de sieur Jean MICHEL habitant de Montpellier dernier surdisant en ladite afferme suivant la déclaration dudit sieur MICHEL de ce jourd'huy.". Comme pour les précédents baux, le contrat exclut les cens, usages, lods et autres droits seigneuriaux. Il est signé pour trois ans commençant le 01.01.1697, pour "le prix et somme de 850 livres et un cestier huile pour le luminaire de la lampe dudit lieu". De même, les paiements sont prévus par quartiers et avances de trois mois en trois mois, l'argent devant être porté à Montpellier. De même encore, en cas de situations exceptionnelles ("cas fortuits de droit"), pouvant donner lieu à dédomagements ou rabais à la demande du rentier, il est prévu que celui-ci sera tenu de prévenir l'évêque dans les huit jours, lequel pourra reprendre le bénéfice ou faire évaluer les dommages par des experts désignés amiablement par les deux parties. On retrouve également les clauses précédentes d'interdiction de s'associer sans autorisation, de frais à la charge du rentier en cas de visite paroissiale, etc.



Le prieuré - vu de côté (chapelle Saint Joseph, aujourd'hui)
(photo J.C.E., en mai 2003.)

C/ Le bois et devois du prieuré :

En 1611 :

Le notaire Bermond de LAVAL a établi, le 04.05.1611, un acte par lequel Gillebert BOURGES, du collège de Saint Ruf, de Montpellier, sacristain et prieur de Saint Loup, ratifie aussi bien l'inféodation du bois et devois du prieuré à Antoine de LAURIER que la vente de ces biens par ce dernier à Jean ROUX, du mas de "Carazelz", à Saint Etienne de Cazevieille. La date de l'inféodation n'est pas indiquée. Par contre, le contrat de vente est dit du 23.01.1587, auprès du notaire Pierre GARDEL, de Montpellier (registre perdu). Un peu plus tard, ce contrat sera encore ratifié et confirmé par le prieur de Saint Loup, Jean ROSSELLY, le 11.06.1587.



La ratification de la vente à Jean ROUX
(notaire Bermond de LAVAL, le 04.05.1611)

En 1629 :

Le 10.02.1629, Fulcrand ROUX, fils de Jean, du mas de "Cazalitz" explique sa position quant au bois et devois du prieuré, suite à une sommation et réquisition du sacristain du collège Saint Ruf, de Montpellier, Antoine de GORS, prieur du "prieuré ou chappelle Saint Loup", visant à ce qu'il reconnaisse à nouveau ces biens et qu'il lui paye les arrérages des usages correspondants. Jean ROUX confesse tenir de la directe du prieur ce bois et devois, d'environ 200 cesterées, "assis dans ladite val de Montferrand a la montagne du puech de Saint Loup", confrontant avec les terres dudit LAURIER et de toute autre part audit Jean ROUX, sous l'usage annuel et perpétuel d'un "chevreau bon et gras" payable tous les ans, le 3 mai. L'acte est particulièrement utile car il rappelle les actes précédents qui justifient les droits des ROUX. C'est donc d'abord l'inféodation de ces biens à Antoine de LAURIER (mais il manque les références). C'est ensuite la vente du bois et devois à Jean ROUX par Antoine de LAURIER, le 23.01.1587, confirmé ensuite par les prieurs successifs. Fulcrand ROUX paye au prieur le "chevreau bon et gras", à charge pour le prieur de ratifier et confirmer l'inféodation et les actes précédents. Fulcrand ROUX ne sait pas signer et n'appose pas de marque.

Cependant, l'acte suivant (de 1642) montre que la procèdure entre les ROUX et les prieurs de Saint Loup ne s'est pas arrêtée là.

En 1642 :

Le 15.02.1642, sont en présence les parties suivantes : Pierre ARGOUD, le sacristain du collège saint Ruf de Montpellier, "prieur du prieuré champêtre saint Loup au diocèse de Montpellier", d'une part, et Antoine ROUX "baille du causse à Cazevieille, en laval de Montferrand", d'autre part. Les parties conviennent d'un accord pour mettre fin à un procès qui s'avère indécis et qui concerne la propriété de bois et devois "dépendant dudit prieuré saint Loup assis et situé en la montagne ou puech dudit prieuré saint Loup du cartier du midy". ARGOUD disait que ROUX s'en était emparé sans titre de droit valable et il en demandait donc le délaissement, avec "restitution des fruits" (profits). A l'inverse ROUX disait qu'il en était possesseur de bonne foi, en vertu d'un contrat d'inféodation fait à "ses auteurs (ses ancêtres). A cet argument, ARGOUD répondait que ce contrat était nul et invalide car "fait au préjudice de l'église ; or, les biens de l'église ne pouvaient être aliénés. Par cet accord, Antoine ROUX délaisse le bois et devois en question, au bénéfice du prieur et celui-ci ne peut pas demander plus. Les parties signent l'acte, dans la maison du notaire, à Montpellier.

En 1672 :

Le 15.11.1672, les officiers ordinaires de la temporalité de l'évêque produirent un commandement contre Jean ARGOUD, chanoine et sacristain du collège de Saint Ruf, prieur du prieuré de Saint Loup. Par ce commandement, le prieur devait remettre les titres devant prouver que le devois noble du prieuré était bien dans la mouvance du prieuré et donc de Saint Ruf. Dans cet acte, on voit que le représentant du prieur indique que le devois est "du patrimoine et ancienne fondation dud prieuré restant subject a aucun hommage ni redevance ni par consequent audit denombrement".

En 1677 :

Le compoix de Cazevieille de 1677 enregistre la possession de ce devois et bois taillis dans le manifest d'Antoine ROUX, au folio 3 verso : "Un debvois et bois taillif au plan de saint loup - confronte de levant le passage et le prieur de saint loup - de vandroit Jean COURTES et le sommet de la montagne de saint loup - marin Jean COURTES et luy mesmes pour son champ de Campayriol - couchant ledit COURTES ayant pris jusques au grand rocher pour debvois - contient le debvois septante trois cesterees un carton neuf dextres - estimé un quart au premier et trois quarts au second, et le bois tallif seize cesterees ou environ - estimé un tiers au second et deux tiers au troisieme - fait une livre onze sols."

Dans le même compoix, le manifest de Jean COURTES (au folio 13 verso) permet de mieux situer le terrain : "Un champ debvois et bois tallif au plan de saint loup autrement le plan de COURTES - confronte de levant mr Antoine ROUX luy mesmes - vent droit le sieur Pierre CAPMAL et le sommet de la montagne de saint loup - marin luy mesmes ledit GAILLARDET et ledit mr ROUX - couchant ledit sieur CAPMAL - contient le debvois cent cinquante trois cesterees vingt trois dextres - estimé moitié au premier et moitié au second et le champ une cesteree trois quartons dix neuf dextres et le bois tallif dix cesterees estimé moitié au second et moitié au troisieme - fait tout trois livres sept sols dix deniers."

En 1695 :

Le 08.06.1695, le prieur du collège saint Ruf de Montpellier, Joseph de VALERNOD, prieur en même temps du "prieuré et beneffice simple de St Loup en laval de Montferrant", déclare savoir qu'il existe " un bois et devois dependant dudit prieuré St Loup appelé le bois du puech de St Loup qui ne produit presque aucun revenu a leglize (le mot presque a été rajouté au dessus du mot aucun) a cauze de sa situation et de la grande quantité de rochers et pierres qui y sont qui le rendent presque inhabitable". Il ajoute que le bois-taillis de la montagne devrait être coupé depuis longtemps. Du coup, le prieur a cherché le moyen de rentabiliser les lieux et a estimé que le plus expédient était d'inféoder (donner une terre pour qu'elle soit tenue en fief) la montagne avec paiement d'un albergue. (rente seigneuriale représentant l'ancien droit de gîte que le seigneur pouvait exercer dans la maison de son vassal. Ce droit avait été presque partout converti en redevance en argent). Dans cet objectif, le prieur a fait afficher et proclamer plusieurs fois, notamment à Montpellier et à la porte de l'église paroissiale, l'offre en question. L'acte indique alors que s'est seul présenté Fulcrand ROUX, habitant de Cazevielle, qui a offert de "prendre lad montagne en infeodation soubs l'albergue annuelle et perpetuelle de quinze paires de perdrix payables annuellement a chacuns jour et feste de la crois troisieme may et soubs lentree d'une perdrix." Le prieur accepte la proposition et "baille en franc fief noble et honnoraire au sieur Fulcrand ROUX icy prezant et acceptant pour lui et les siens a ladvenir, scavoir est led bois et devois appellé la montagne de St Loup dependant dud prieuré de St Loup contenant cent cesterées ou environ. Le prieur confesse avoir reçu la perdrix du droit d'entrée et Fulcrand ROUX marque son consentement au fait de rendre foi et hommage pour ce bois et devois à chaque changement de prieur ainsi qu'à chaque fois où il en sera requis. Il accepte aussi de payer l'albergue annuelle et perpétuelle de 15 paires de perdrix, soit 30 livres payables chaque année le 3 mai, jour de la fête de la sainte croix. Le premier paiement est prévu au 03.05.1696, portable à Montpellier, au lieu qui sera indiqué à Fulcrand ROUX. Enfin, le prieur s'engage à faire ratifier le contrat au prochain chapitre général de saint Ruf et de lui remettre l'acte de ratification. Les parties signent après avoir "obligé" leurs biens qui sont soumis aux "rigueurs" du sénéchal, gouverneur, siège présidial, petit scel royal, de Montpellier (comme c'est le cas pour tous les contrats).



La croix en fer, près du prieuré
à la place de l'ancienne croix de bois
(photo J.C.E., en mai 2003.)

Ainsi, en 1642, le prieur a pu récupérer ces terres d'un laïc (Antoine ROUX) qui possédait un titre de propriété du XVIe siècle mais qui devait résulter d'une inféodation usurpée. A cette époque, l'Eglise récupère peu à peu les biens qui lui appartenaient et qui étaient inaliénables. En même temps, les seigneurs les plus puissants, l'évêque comme le chapitre cathédral de Montpellier, essaient aussi de récupérer ou de mettre la main sur les biens détenus par d'autres communautés religieuses qui devaient produire leurs titres pour prouver leur bon droit. C'est le sens de l'acte de 1672. En l'occurence, la demande de l'évêque pouvait paraître justifiée car il était comte de Montferrand et donc le devois devait (aurait pu) être dans sa mouvance. Enfin, l'acte de 1695 est un bon exemple d'inféodation d'un fief noble à un laïc. Quant à la personne bénéficiaire, il est assez piquant de constater qu'il s'agit de Fulcrand ROUX, probablement un parent proche d'Antoine ROUX de 1642 (à qui ce fief avait été enlevé), de Fulcrand ROUX de 1629 et de Jean ROUX de 1587 : quatre générations pour une même affaire. Il faut croire que la famille ROUX devait tenir tout particulièrement à ce bois et devois, proche de leur mas.

Le 25 juillet 1790, le géomètre François MIRABEL et le praticien François BALARD remirent leur rapport à la communauté de Cazevieille, suite à une délibération de cette dernière du 11 juillet 1790. Ce rapport concernait le supplément au rôle des impositions pour le dernier mois de 1789, pour les "biens cy devant privilégiés". Parmi ceux-ci, on trouve la déclaration faite le 28.02.1790 de Jean Pierre ROUX : "Jouit le déclarant dans la communauté de Cazevieille un bois et devois appellé le puech de Saint Loup confronte du vent droit le sommet de la montagne de Saint Loup midy et levant monsieur de St ROMAN et du couchant luy meme contient cent setterrées estimé deux deniers par setterrée allivré seize sols huit deniers". On trouve aussi le texte suivant concernant le séminaire de Montpellier : "Jouissent les peres de St Ruf d'un bois et devois au sommet de la montagne de Saint Loup de contenance de cent setterrées qui furent baillées en franc fief noble par le prieur du college St Ruf de Montpellier au sieur ROUX de la communauté de Cazevieille sous l'albergue annuelle et perpetuelle de quinze paires perdrix évaluées a la somme de trente livres, comme le seminaire de Montpellier represente maintenant le susdit college de St Ruf et quil na fourny aucune declaration la municipalité nous â chargé de le cottiser relativement â son revenu et y ayant procedé nous estimons que ladite albergue doit suporter trois sols quatre deniers d'alivrement". Ainsi, les ROUX ont conservé cette terre jusqu'à la Révolution dans les formes exactes fixées par l'acte du 08.06.1695.



D/ L'église paroissiale Saint Etienne :

En 1690 :

Le 08.02.1690, l'évêque de Montpellier en personne, Charles de PRADEL, accorde à Fulcrand RICOME, une concession de sépulture à Cazevieille. Il l'autorise à faire construire une chapelle joignant l'église de Cazevieille "du costé du septantrion de deux cannes en carrés et de la hauteur necessaire, et pourra dans icelle y faire des tombeaux". L'acte précise que l'on ne pourra y rentrer que par la porte qui sera faite à un des endroits de l'arcade qui sera faite au mur de l'église (on croit comprendre que l'entrée ne pourra se faire que de l'extérieur). Cette concession est accordée non seulement pour Fulcrand RICOME mais aussi pour ses héritiers, successeurs et ayants cause, à perpétuité. L'acte est passé à Montpellier, Fulcrand RICOME étant absent mais représenté par son procureur, Louis DUMAS, maître chirurgien de Montpellier. Le fait qu'il n'y ait pas de "droit d'entrée" que l'on payait généralement quand ce privilège était accordé, ajouté au fait que l'évêque lui-même est présent et signataire, est certainement lié à la fonction de Fulcrand RICOME auprès du roi, puisqu'il est "garde du corps de sa majesté" (mais il est bien souligné que Fulcrand RICOME habite sa métairie de la Figarède, à Cazevieille).


Saint Etienne de Cazevieille, en automne
(Photo J.C.E., le 30.11.2002)


E/ Les biens nobles du diocèse de Montpellier, à Cazevieille :


Dans un dossier intitulé : "Dénombrement des biens nobles du diocèze de Montpellier" (probablement fait dans la seconde partie du XVIIe siècle), deux situations seulement sont signalées :

1/ Biens nobles en main séculière.

- "Le sieur de MURLES a une directe sur un bois et devois de trois cens sesterées, appellé de Materedone, du sieur de CAMBOUS". A noter que dans la partie relative aux Matelles, il est écrit aussi que "le sieur de MURLES a un fief et directe sur le devois et bois de Materedone, contient trois cent cinquante sesterées, appartenant au sieur de CAMBOUS".

2/ Biens tenus en main morte.

- "Le seigneur évêque de Montpellier est seul seigneur, haut moyen et bas et foncier, du dit lieu, comme comte de Montferran ; - plus, il a des directes sur tous les habitans, dont les censives, en grains et argent, peuvent rapporter vingt livres de rente, les lods non compris."

F/ Les curés et vicaires de Cazevieille :

En 1698 :

Le 17.03.1698, le représentant de l'évêque de Montpellier nomme vicaire perpétuel de Saint-Jean-de-Buèges, Jean FROUTGOUS qui est alors le vicaire perpétuel "de la paroisse Saint Etienne du causse de la Figarede, suite au décès du titulaire de la paroisse de Saint-Jean-de-Buèges. L'acte qui suit, au 18.03.1698, est la démission de Jean FROUTGOUS de la vicairie de Saint Etienne du causse de la Figarède (Saint Etienne de Cazevieille). A noter que son patronyme est toujours écrit FROUTGOUX dans ces deux actes mais qu'il signe FROUTGOUS (il est originaire du diocèse de Rodès où l'on trouve encore ce patronyme dans le département de l'Aveyron). Son remplaçant n'est pas resté longtemps puisque, le 22.05.1698, Joseph LEOTARD remet à son tour sa démission de la vicairie perpétuelle de Saint Etienne du causse de la Figarède. Tous ces actes ont été passés devant les notaires royaux et apostoliques de Montpellier.

G/ Les mas ou métairies de Cazevieille :

- Le mas de Sueilles :



Le mas de Sueilles, vers 1955 (photo Le Midi Libre)
Oeuvre du peintre Raoul LAMBERT intitulée : "Le Pic Saint-Loup".



Les EUZET étaient propriétaire du mas depuis la mi-XVe siècle et avaient succédé aux FIGAREDE. Ils en restèrent les possesseurs jusqu'au 7 octobre 1670. En effet, à cette date, le domaine passe entre les mains d'Antoine DE RATTE, "Baron de Cambous, Pégairolle, Saint-Jean-de-Buèges et autres places" ; c'est Pierre EUZET qui vend la totalité de la propriété, y compris les "vignes et olivettes du cros des morts" qui avaient fait l'objet d'un compromis avec les RICOME du mas de Roussières (de Viols-le-Fort), en 1491. Pierre EUZET est malade et pressé par les créanciers quand il est obligé de vendre. C'est ce que l'on comprend car une partie de la vente sert à payer le collecteur de tailles du château de Londres, une autre part a régler les émoluments du chirurgien DUMAS, de Montpellier, cependant que d'autres parts ont comblé diverses dettes et qu'une partie a même permis de constituer la dot de sa fille Marie (qui se mariera en 1671 avec Guillaume MARTIN, de Viols-le-Fort). Le compoix de Cazevieille détaille les biens du nouveau propriétaire, au mas de Sueilles.

Extrait du compoix de Cazevieille de 1677
(le mas de Sueilles, aux mains d'Antoine de RATTE)

L'argent de la vente n'a cependant pas servi qu'au paiement de dettes ou à la constitution de provisions pour de futures dépenses puisqu'il a aussi permis, le 26 novembre 1670, l'acquisition définitive de la métairie de Peyrebrune qui appartenait à Simon ESTEVE (voir, ci-après, au chapitre du mas de Peyrebrune).




- Le mas de Peyrebrune :

Ce mas, qui se situe entre les mas de Sueilles et de la Figarède avait été acheté par Pierre EUZET, le 13 juin 1670 moyennant des rentes (pour 1950 livres) et deux paiements qui devaient se faire en argent (pour 650 livres) ; il est probable que la maladie puis le décès de Pierre EUZET ont dû entraîner pour sa veuve, Jeanne ALEGRE, l'obligation de vendre le mas de Sueilles et de revoir le financement de l'achat du mas de Peyrebrune. Ce dernier était probablement de capacité plus petite, comme les ruines actuelles (situation en 2002) le laissent supposer. Il correspondait donc mieux à la situation financière dégradée de cette branche des EUZET de Sueilles, trop prolifique en enfants, et notamment en filles qu'il convenait de doter convenablement selon la coutume. La solution imposée par les évènements était donc certainement réaliste.

L'entrée du mas de Peyrebrune
(photo J.C.E., le 30.10.2002)

Ce mas constitue le premier item du manifest de Jean EUZET, dans le compoix de Cazevieille de 1677 : "Une maison estable, jasse, four poussieu et cour appellé peyre brune - confronte de levant laizence du mas et de toutes partz luy mesmes - contient la maison dix sept cannes six pans, lestable huict cannes quatre pans, le four et le poussieu quatre cannes, jasse neuf cannes quatre pans et la cour dix huict cannes, laizence six dextres - estimé au premier des debvois - fait tout six sols onze deniers."

Peyrebrune est signalé une première fois en 1189 dans le cartulaire de Maguelone, d'après les transcriptions de l'abbé ROUQUETTE. On sait aussi qu'au XVe siècle, le mas était occupé par les FIGAREDE, en particulier par Pierre et sa fille Alasacie. Celle-ci bénéficie d'une donation par un ermite du Pic Saint Loup, le 23.06.1430 (notaire Jean FONTANILHON, des Matelles). Deux siècles plus tard, le 13.06.1670, Pierre EUZET (du mas de Sueilles) fait l'acquisition du domaine auprès de Simon ESTEVE (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort).



- Le mas de la Figarède :

Si la première mention de la Figarède semble être en 1258 dans le cartulaire de Maguelone, il est probable que les premiers propriétaires connus de ce mas aient été les du CAYLAR ou CASLAR (seigneurs d'Anglas, paroisse de Brissac) si l'on suit ce qui est écrit dans le hors série n 50 de CHASSIN du GUERNY, l'archiviste des Archives départementales du Gard : 1/ Bernard du CASLAR, habitant La Figarède, paroisse de Saint-Etienne-de-Cazevieille, au val de Montferrand, en 1261 ; 2/ Pons du CASLAR, habitant au même lieu, biens sur Saint-Etienne-de-Cazevieille et Saint-Jean-de-Cuculles, + avant 1337 ; d'une alliance inconnue, il a : 3/ Guillemette x Bernard DARBON, d'Aniane, en 1318, Marie du CASLAR x Pierre del PUECH, habitant des Baucels, Laurent, prêtre vivant en 1339, Bernard du CASLAR qui épouse Andrée du CASLAR, + avant 1337 qui a : 4/ Guillemette x Etienne PLAGNE, de Ganges, ca 1337, Jean du CASLAR, vivant en 1337 qui a : 5/ Pierre du CASLAR ou CAYLAR, des Baux, x Guillaume de CAMBON ou des CAMBOUX et il teste le 03.08.1384, sa veuve remariée à Martin de la FABREGUE teste en 1399 et 1420.




Dès le XIVe siècle et, au moins dans la première partie du XVe siècle, ce sont les FIGAREDE qui possèdent le mas de la Figarède (Pons et son fils Raymond, entre 1421 et 1432), cependant que d'autres membres de la famille ont investi le mas de Peyrebrune et le mas de Sueilles. Au XVIIe siècle, ce sont les RICOME qui ont pris la place (voir, ci-dessous, le compoix de 1677).

- Le mas de Fédière ou de Casalis :

En 1618 :

Le 06.07.1618, Antoine REBOUL (du château de Londres) fait son testament et confirme le legs de 150 livres qu'il a fait à sa fille Antoinette lors de son contrat de mariage avec Foulcrand ROUX du mas de Casalis "au causse de la Figarede". A cette date, elle est décédée et le legs est reporté sur ses trois enfants (notaire Antoine COMTE, de Montpellier).

En 1628 :

Le 17.07.1628, Jean ROUX, baille de Cazevieille, fait son testament ; il a deux fils, Pierre et Fulcrand, et deux filles Marthe et Jeanne. Son épouse est Gracie COLLET (COULET) ; l'héritier universel et général est Fulcrand (notaire Guillaume GREGOIRE, des Matelles).

En 1629 :

Fulcrand ROUX, fils de Jean ROUX, est du mas de Casalis, le 10.02.1629, comme le montre l'acte du même jour à propos du bois et devois du prieuré. Cet acte fait référence aux actes précédents du 23.01.1587 et du 04.05.1611, ce qui tend à montrer une implantation déjà longue de cette famille sur ce mas (notaire Antoine FAGES, de Montpellier).

En 1677 :

Le mas de Casalis est indiqué au premier item du manifest d'Antoine ROUX (baille), dans le compoix de Cazevieille de 1677 : "Une maison jasses estable palhere cazal et courtz al causse de Cazalis ou il y a un petit membre que le dessus est de Jean JEAN dit Gaillardet - confronte de levant led Jean JEAN - de vent droit la carriere - de marin luy mesmes - couchant luy mesmes et le chemin - contient la maison cinquante une cannes trois pans - estable et palhé trente cannes quatre pans - le dessoubs du membre de Gaillardet trois cannes quatre pans - les courtz et cazals nonante une cannes deux pans - fait tout dix huict solz onze deniers.

Le deuxième item complète la description : "Un four avec ses couvertz jasse selestres confronte de levant Jean JEAN dit Gaillardet - vent droit le passage commun - marin la carriere - couchant luy mesmes - contient le four et son couvert dix neuf cannes - la jasse cinquante quatre cannes - la cour soixante six - faict tout onze sols deux deniers un quart.

Le mas de Casalis se retrouve aussi au premier item du manifest de Jean JEAN dit Gaillardet : "Une maison avec toutes ses appartenances au causse de Cazalis confronte de levant Jean JEAN dit la belle - de vent droit la carriere - marin led de la belle et mr Antoine ROUX - couchant led ROUX comprins dans ceste article lentour de sa basse cour ou il y a quelques figuiers - contient la maison quarante huict cannes quatre pans - lestable onze cannes deux pans - tinal six cannes six pans - arnan quatre cannes - four et son couvert treize cannes six pans - le dessus du membre du baille ROUX trois cannes quatre pans - et lentour de la cour quatre dextres - estimé de second des debvois - faict tout dix sept sols huict deniers et demy."

Le deuxième item complète la description : "Une jasse et courtaud aud mas confronte de levant et vent droit le patus - marin la carriere et mr Antoine ROUX - couchant led ROUX - contient la jasse septante trois cannes - la cour vingt neuf cannes deux pans - faict tout huict solz deux deniers un quart."

Il faut certainement remonter à un acte du 25.07.1430 pour comprendre le début de "l'ascension" de la famille ROUX dans ce mas. En effet, Bernard (de) CAZALIS, du mas de Fédière, fait alors donation de tous ses biens à Mathieu ROUX, son neveu (ou petit-fils) qui habite déjà dans ce mas. Les ROUX du XVIIe siècle sont directement issus de ce premier ancêtre à Saint Etienne de Cazevieille. Quant aux JEAN qui se partagent le même mas, il faut en trouver l'origine au début du XVIe siècle, avec Guillaume JEAN, mari d'Antoinette ROUX, elle-même soeur d'Arnaud ROUX, comme on le voit dans des actes de 1511



- Le mas de Roubiac ou de Coulet :

En 1617-1618 :

Au début du XVIIe siècle, le mas de Roubiac appartient à Pierre COULET "dit ROUBIAC" comme l'indiquent deux minutes notariales : un acte de vente du 05.06.1617 du notaire Antoine COMTE, de Montpellier et un acte qui enregistre le droit de lods correspondant par le notaire Antoine FAGES, de Montpellier, le 13.08.1618. La vente concerne un bois et devois à Saint-Etienne-de-Cazevieille appelé dans l'acte de vente "la rouviere de la bertranalie" et dans l'acte de lods "la rouviere de la bertranarie, d'une contenance de "150 carterees" pour un prix de 1200 livres. Pierre COULET, l'acheteur, en paye tout de suite 1000 livres à Daniel VERCHAND, l'acheteur (bourgeois de Montpellier), et il s'engage à en payer le solde "au jour et fete de la magdelaine prochaine" ; l'acte de vente est fait et récité dans la maison d'AZEMAR, sieur du Triadou (à Montpellier) ; quant au droit de lods, il est de 7,1 %, soit 85 livres 10 sols, l'évêque-comte lui "ayant fait grace du surplus" (en fait, Jacques VALAT, gouverneur du château de Montferrand, est représentant de l'évêque et partie à l'acte de lods, qu'il signe) ; de même Pierre COULET signe aussi bien l'acte de vente que l'acte de lods

La signature de Pierre COULET
(le 05.06.1617)

La signature ci-dessus est donc celle de Pierre COLLET mais les notaires COMTE et FAGES écrivent le patronyme sous la forme COULET dans les deux actes en question

Le 06.07.1618, Antoine REBOUL (du château de Londres) fait son testament et confirme le leg de 150 livres qu'il a fait à sa fille Mondette lors de son contrat de mariage avec Jean COULET ; en effet, celle-ci est indiquée comme étant la "femme de Jean COULET du mas de Roubiac du causse de la Figarede" (notaire Antoine COMTE, de Montpellier). Ce testament montre ainsi qu'en 1618 au moins deux COULET habitaient le mas de Roubiac, Pierre et Jean, ce dernier marié à Mondette REBOUL.

En 1638 :

Le 30.01.1638, Mondette REBOUL, veuve de Jean COULET, du mas de Roubiac, est obligée de régler une dette de 500 livres que son feu mari avait contractée envers le chancelier de l'université moderne de Montpellier, RANCHIN. En fait, celui-ci avait été payé par Etienne AZEMAR, sieur du Triadou, qui s'était porté caution. Pour rembourser ledit AZEMAR, deux prudhommes de Montpellier avaient estimé la valeur des arbres du "bois de la rouvière" appartenant à Mondette REBOUL, héritière de son mari. Pour une estimation de 14 sols par arbre et compte tenu des intérêts d'une année, AZEMAR est alors en droit de faire couper et charrier à ses frais les bois yeuses jusqu'à concurrence de 531 livres 5 sols (notaire Antoine COMTE, de Montpellier).

En 1677 :

Dans le compoix de Cazevieille de 1677, c'est George COULET qui déclare le mas de Roubiac dans son manifest : "Une maison appellee lou mas de Roubiac avec toutes ses appartenances consistant en maison, jasses, estable poussieux palhé cazals et courtz et une aizence derrier lad maison du costé du vent droit - confrontant le tout du costé du levant le chemin quy va au causse de Cazalis - vent droit le parran de la Rabieyre - couchant le ferratgé - marin led ferratgé - contient la maison septante cannes quatre pans - les jasses septante neuf cannes six pans - palher et estable vingt quatre cannes sept pans - poussieu sept cannes quatre pans - courtz et cazals cent septante six cannes sept pans - laizence de derrier la maison onze dextres - estimé au premier des debvois - fait tout une livre dix sols dix deniers et demy."


- Le mas de Caila ou de Tourière ou de Courtès :

Dans son article sur "Montferrand et Roque Faran", André SOUTOU écrit : "Le nom actuel du mas de Tourrière (...) est sans rapport avec l'existence de la tour en question puisque son ancien propriétaire s'appelait en 1677 (G 1503) Pierre Touriere (un patu dans lequel il y a une tour et autre bastiment dessoubz appellee la tour de la Fediere confronte au levan Pierre Tourière ... marin ledit Touriere). Cependant il semble bien que le mansus de Federia, mentionné en 1258 (...) et qui était voisin de Roque Faran, soit l'ancien nom de l'actuel Mas de Tourrière."

Le mas de Caila (ce qui paraît être son premier nom) ou de Tourrière est probablement en rapport avec les CAYLAR ou CASLAR qui habitaient dans la paroisse aux XIIIe et XIVe siècles, comme on a vu plus haut.

En 1677 :

Dans le compoix de Cazevieille de 1677, on voit que Jean COURTES (écrit COURTET) possédait une "maison" à Courtes (écrit Courtés) qui est certainement ce mas : "Une maison à courtés avec toutes ses appartenances confronte de levant mr Antoine ROUX et laizence du mas - vent droit marin et couchant sieur Pierre CAPMAL - contient la maison vingt six cannes - four et son couvert six cannes - poussieu trois cannes six pans - jasses palher trente deux cannes deux pans - faict tout dix solz dix deniers et demy."

A cette description, on peut ajouter l'item suivant : "Une ayre et espasse de terre dessoubz confronte de levant luy mesmes - vent droit luy mesmes et sieur Pierre CAPMAL - marin mr Antoine ROUX - couchant la carriere - contient tout un carton cinq dextres - estimé au second des champs - faict cinq deniers et demy."

Cette "maison" se retrouve aussi au neuvième item du manifest de Pierre CAPMAL "pour sa femme" : "Une maison jasses estable poussieu four et son couvert courtz et fumier a courtés confronte de levant la carriere - vent droit luy mesmes - marin Jean COURTÉS - couchant luy mesmes - contient la maison vingt cannes - lestable dix cannes quatre pans - la jasse seize cannes - le poussieu quatre cannes - four et son couvert dix cannes deux pans - courtz quarante six cannes - et le fumier vingt deux cannes - faict tout sept solz huict deniers un quart.".

Description à laquelle on peut ajouter celle de l'aire à l'item suivant : "Une ayre devant son mas confronte de levant Jean COURTÉS - vent droit et couchant le chemin de sainct loup - marin Jean COURTÉS - contient doutze dextres trois quartz - estimé au second - faict deux deniers un quart." (on peut noter qu'ici le rédacteur du compoix écrit mas et non pas maison)

H/ Les habitants :

En 1618 :

Le 03.04.1618, Jean ROUX, Pierre COULET, Fulcrand TOURIÈRE, Fulcrand EUZET (fils de Pierre EUZET et de Jaumette DESPUECH) et Gaillardet JEAN (fils et héritier de Jean JEAN) sont habitants de Cazevieille. En effet, dans un acte notarié qui est une quittance de 3000 livres que ces habitants de Cazevieille ont collectivement payé, il est clair que sont là représentés les chefs de famille des mas de Casalis (ROUX et JEAN), Roubiac (COULET), Courtès (TOURIÈRE) et Sueilles (EUZET). (notaire Gabriel BONNEL, de Montpellier).

En 1649 :

Le 26.07.1649, les représentants les plus importants de la communauté des habitants sont Antoine ROUX ("bailhe"), Pierre RICOME, Georges COULET et Jean JEAN (notaire Antoine FAGES, de Montpellier).

En 1677 :



Le compoix de 1677

Le 05.08.1677, la cour des comptes, aides et finances de Montpellier autorise et homologue le compoix de 1677 dressé pour Saint Etienne de Cazevieille. Ce compoix compte 19 déclarants (qui ne sont pas forcément habitants de la paroisse mais qui ont au moins un immeuble dans son terroir). Ces 19 personnes sont (la graphie d'origine étant généralement conservée) :
- Messire Marc Antoine de RATTE, seigneur de Cambous, Calatge, Vic, Saincte Foy, Castellet et autres places. Il possède (1er item) "une metterie appellee de suelhes"
- Monsieur le marquis de la ROQUETTE.
- M. Antoine ROUX. Il est baille et possède (1er item) "une maison al causse de cazalis"
- George COULET. Il posède (2ème item) "une maison appellee lou mas de roubiac"
- Jean JEAN dit Gaillardet. Il possède (1er item) "une maison au causse de cazalis"
- Hoirs de Jacques RICOME. Il possède (1er item) "une maison appellee le mas de la figarede"
- Pierre CAPMAL, pour sa femme. Il possède (9ème item) "une maison a courtès"
- Pierre TOURIEIRRE (TOURRIERE). Il possède (5ème item) "une maison"
- Monsieur de SAINT ROMAN.
- Jean JEAN dit la belle. Il est consul et possède (16ème item) "une maison"
- Jean COURTET (COURTES). Il possède (2ème item) "une maison a courtès"
- Jean EUZET. Il possède (1er item) "une maison appellee peyrebrune"
- Jean REBOUL.
- Jean SABATIER, de Fonbetou.
- M. Michel PERTRACH. Il possède (1er item) "une jasse tenement du bois de lascourtz"
- Marguerite PARGOIRE.
- Bertrand ESTEVE.
- Jean FEDIERE.
- La communauté.

En 1678 :

Le 07.03.1678 Jean EUZET est consul de Cazevieille, et Pierre CAPMAL également habitant du lieu. Ils empruntent solidairement 60 livres au prêtre Jacques VAQUIER, de Montpellier, suite à une délibération de la communauté et suivant le pouvoir qu'ils en ont reçu d'elle. Ils promettent de rembourser dans un an.

En 1691 :

Le 21.02.1691, Georges COULET est baille en la justice de Saint Etienne de Cazevieille et il habite toujours la métairie de Roubiac. A cette date, il est veuf de Catherine EUZET (soeur de François EUZET, de Viols-le-Fort) et leur fils Jean Baptiste COULET conclut son contrat de mariage avec Isabeau de GIRARD (fille de Claude de GIRARD de l'Olivier et d'Isabeau d'ASSAS, de La grange, paroisse de Notre Dame du Causse de la Celle). Au contrat assistent, notamment, les cousins nobles, Jean et Antoine de BERTIN (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort). En cette fin du XVIIe siècle, ce lien contractuel et familial avec la noblesse des verriers de la région marque certainement une forme d'apogée pour les COULET de Roubiac.





Le cimetière primitif de Cazevieille
(photo J.C.E., le 19.08.2002.)


Les reconnaissances féodales en 1607 et 1613 :

On connaît la liste de ceux qui firent des reconnaissances féodales à Saint Etienne de Cazevieille, en 1607 et 1613 :

Pierre COULET (de Robiac), Antoine COURTEZ, François COLONDRES, Pierre CAUSSE (de Sumène), Fulcrand ESTEVE (du mas de Suelhes), Claude ESTEVE (fils de Gaspard), Jean EUZET, Jean JEAN jeune, Fulcrand JEAN, Jean JEAN vieux (en 1607), Galhardet JEAN (de Cazalis, en 1607), Jean MARTIN (de Suelhes), Antoine PRUNET, Me Jean ROUX, Guilhaume RICOME, Antoine REBOUL (de Londres), Antoine SURGUIERES, Fulcrand TOURIERE et Daniel VERCHAND.

Le registre des reconnaissances de 1607 au baron de la Roquette, François de ROQUEFEUIL, donne des précisions sur certaines de ces reconnaissances qui sont dans la juridiction du château de Londres. Par exemple, Fulcrand JEAN (fils à feu Jacques), "du mas de Cazarilz" (à Saint Etienne de Cazevieille) reconnaît une pièce de terre, terroir appelé "mas de Nausselle" (en marge, écrit Naucelle), appelé aussi "puech fromagoux" (en marge, écrit puech froumagoux), plus une terre dans cette même juridiction, appelée "les campasses du mas de nausselle" et une autre dans le terroir dit de "prat caylar". On retrouve sensiblement les mêmes terres et terroirs dans les reconnaissances de Jean JEAN (fils à feu Jacques) et de Jean ROUX, ce dernier, baille du causse de la Figarede, les trois habitant le même mas de Cazarilz (Casalis).


Les références :

- 1258 : La Figareda : cartulaire de Maguelone III, p. 1110 (cité dans le Dictionnaire Topographique et Etymologique de Frank R. HAMLIN, éditions du Beffroi - Etudes héraultaises - 2000
- 25.07.1430 : donation des biens de Bernard (de) CAZALIS à Mathieu ROUX (notaire Jean FONTANILHON, des Matelles : 2 E 95/267, f 67 v., aux AD 34 - à compléter ; information de Madame Pascale GARCIAS.
- 26.10.1511 : achat de biens par Arnaud ROUX et Guillaume JEAN (notaire Pierre AVELETI, de Montpellier : 2 E 95/809, f 381 v., aux AD 34, et 1 E 897, aux AD 34 : sommaire des directes, cens et usages appartenant à Fulcran de ROQUEFEUIL, seigneur de la Roquette et Saint-Martin-de-Londres ; information de Madame Pascale GARCIAS.
- 1607 : les reconnaissances féodales au baron de la Roquette : 1 E 899, aux AD 34.
- 1607 et 1613 : les reconnaissances féodales : G 1501, aux AD 34.
- 04.05.1611 : confirmation du contrat d'achat du bois et devois du prieuré par Jean ROUX - fait le 23.01.1587, contrat reçu par le notaire Pierre GARDEL, de Montpellier mais l'année 1587 est en déficit - (notaire Bermond de LAVAL, de Montpellier : 2 E 58/11, aux AD 34)- acte signalé par Mme Pascale GARCIAS.
- 01.02.1612 : arrentement du bénéfice du prieuré à Jean ROUX (notaire Jean VIGNES, de Montpellier : 2 E 56/183, aux AD 34 - acte signalé par Mme Pascale GARCIAS.)
- 05.06.1617 : vente d'un bois et devois par Daniel VERCHANT à Pierre COULET dit ROUBIAC (notaire Antoine COMTE, de Montpellier : 2 E 57/49, f 494, aux AD 34.)
- 03.04.1618 : quittance pour Jean ROUX, Pierre COULET, Fulcrand TOURIERE, Fulcrand EUZET et Gaillardet JEAN (notaire Gabriel BONNEL, de Montpellier : 2 E 57/111, f 290, aux AD 34.)
- 06.07.1618 : testament d'Antoine REBOUL qui lègue à sa fille Mondette, femme de Jean COULET du mas de Roubiac et aux 3 enfants de sa fille Antoinette (décédée), femme de Fulcrand ROUX du mas de Cazalis (notaire Antoine COMTE, de Montpellier : 2 E 57/51, f 469 v., aux AD 34.)
- 13.08.1618 : droit de lods pour la vente du 05.06.1617 (notaire Antoine FAGES, de Montpellier : 2 E 95/1624, f 324, aux AD 34.)
- 17.07.1628 : testament de Jean ROUX, baille de Cazevieille (notaire Guillaume GREGOIRE, des Matelles, dit "notaire royal de Londres" : 2 E 47/57, aux AD 34). Acte signalé par Mme Pascale GARCIAS.
- 10.02.1629 : reconnaissance du bois et devois du prieuré, avec rappel des antécédents, par Fulcrand ROUX du mas de Cazalis (notaire Antoine FAGES, de Montpellier : 2 E 95/1632, f 68, aux AD 34.)
- 02.11.1634 : inféodation de la tour de Rocqueferran et du bois y joignant, à Cazevieille, à Claude LE BLANC par l'évêque de Montpellier (notaire Antoine FAGES, de Montpellier : 2 E 95/1635, f 348, aux AD 34 ) ; un résumé de l'inféodation se trouve aussi dans G 1501, aux AD 34 ; la date indiquée est le 10.11.1634 (et non le 02.11.1634 comme dans l'acte notarié), avec comme rubrique "la tour maison devez et bois de Roque faran (et non ferran comme dans l'acte notarié) sive de la figuiere au Causse de la figarede" mais le sommaire de la page de garde du document indique qu'il s'agit de l'inféodation de "la tour de la figarede", année 1614, au lieu de 1634.
- 30.01.1638 : cession de bois par Mondette REBOUL à Etienne AZEMAR, sieur du Triadou, pour paiement d'une dette de feu Jean COULET, son mari, du mas de Roubiac (notaire Antoine COMTE, de Montpellier : 2 E 57/74, f 52, aux AD 34.)
- 15.05.1642 : accord sur le délaissement d'un bois dépendant du prieuré de saint Loup par Antoine ROUX, à la demande du prieur du collège de saint Ruf (notaire Antoine FAGES, de Montpellier : 2 E 95/1639, f 400, aux AD 34.)
- 26.07.1649 : communauté des habitants de Cazevieille, rémission pour les tailles des biens de Pierre de CAUSSE, sieur de RIGOLZ (pour les années 1641 à 1647) ; quittance en marge du 15.09.1649 (notaire Antoine FAGES, de Montpellier : 2 E 95/1643, f 169, aux AD 34)
- 13.06.1670 : premier acte d'acquisition du mas de Peyrebrune du 13.06.1670 (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort : 2 E 81/120 f 90, aux AD 34)
- 07.10.1670 : contrat de vente du mas de Sueilles et d'acquisition du mas de Peyrebrune du 26.11.1670 (notaire CAUSSE, de Saint-Martin-de-Londres) qui sont rappelés dans l'acte du 12 mars 1679 du notaire Etienne EUZET (de Viols-le-Fort) : 2 E 81/126, aux AD 34. La même minute donne l'acte qui a enregistré la quittance sur la créance du collecteur de tailles du château de Londres, le 14.11.1670 (du même notaire CAUSSE) et d'autres références des divers paiements, dont celle concernant la dot de Marie EUZET, reçue par le notaire Etienne EUZET, le 14 janvier 1671. En marge de l'acte, une note sur la quittance Cambous, etc.
- 15.11.1672 : acte de sommation de l'évêque contre le prieur du prieuré pour remettre les titres justificatifs du devois noble du prieuré de St Loup (G 1589, notaire Pierre RICARD, aux AD 34.)
- 05.08.1677 : autorisation et homologation du nouveau compoix de Cazevieille (G 1503, aux AD 34) ; les renseignements principaux donnés par la "table" du compoix sont les suivants : 1/ Pour les maisons, étables, jasses "et toutes sortes de couverts", on déduira 1/3 sur les réparations qu'il convient de faire et, pour les 2/3 restants, la mesure se fera à la canne de 8 pans sur leur sol et superficie ; 2/ Aucun rabais pour les "salestres" et creux à fumier qui seront aussi mesurés à la canne de 8 pans ; 3/ Pour les terres, l'arpenteur fera la sétérée de 100 dextres et le dextre de 18 pans, "conformement au vieux compoix courant audit lieu" ; 4/ Il y aura trois degrés par sétérée pour les jardins et les prés : le 1er degré sera alivré à 4 sols, le 2nd degré à 3 sols et le 3ème degré à 1 sol ; 5/ Pour les "feratgials, "parrans", olivettes, vignes et "castanetz", il y aura 6 degrés par sétérée : le 1er à 2 sols, le 2nd à 1 sol 6 deniers, le 3ème à 1 sol, le 4ème à 6 deniers, le 5ème à 3 deniers et le 6ème à 1 denier ; 6/ "Generalement toutes les ayres seront mises au second degré des champs : 1 sol par sétérée ; 7/ "Des bois couvertz de grands arbres bois taillis debvois decouverts et terres hermes", auront 4 degrés par sétérée : le 1er à 6 deniers, le 2nd à 4 deniers, le 3ème à 2 deniers et le 4ème à 1 denier.
- 07.03.1678 : emprunt de 60 livres par Jean EUZET (consul) et Pierre CAMAL, au nom de la communauté des habitants (notaire Jean PERAS, de Montpellier : 2 E 57/274, f 128, aux AD 34.)
- ......1683 : nouveau compoix de Cazevieille, d'après un registre diocésain de Montpellier du 24.10.1774. Ce registre regroupe par ordre alphabétique les compoix en cours des communautés, en faisant une brève analyse de la table de chaque compoix et en ajoutant la copie d'un article pour chacun d'eux (1 B 10958, aux AD 34) ; les renseignements principaux donnés par la "table" du compoix sont les suivants : 1/ la mesure de la contenance (utilisée pour la mesure des maisons, pallières, jasses, etc.) est la sétérée qui contient 100 dextres, la carte vaut 25 dextres, le dextre vaut 18 pans, le pan vaut 9 pouces 2 lignes, le pied du roi est à 12 pouces ; 2/ les jardins seront alivrés par sétérée à 1 sol ; les prés auront 3 degrés par sétérée : le 1er à I sol 8 deniers, le 2nd à 1 sol, le 3ème à 6 deniers ; 3/ Les terres et vignes auront 3 degrés par sétérée : le 1er à 1 sol, le 2nd à 8 deniers, le 3ème à 3 deniers ; 4/ Les devois auront 3 degrés par sétérée : le 1er à 6 deniers, le 2nd à 4 deniers, le 3ème à 2 deniers ; 5/ Pour les "celestres courtz et cazaux", ils "seront mis le tout suivant lavis et prudence des prudhommes" ; on voit ainsi qu'il y a de nombreuses différences avec les mesures du compoix de 1677 ; le document donne aussi des renseignements sur l'imposition : 1/ le nombre de "livres livrantes" sur lesquelles est répartie l'imposition, à savoir 167 livres 17 sols 1 denier maille pitte - livre livrante 33 livres 7 sols 10 deniers obole ; 2/ Le montant de la taille qu'à supporté la livre livrante en 1773, à savoir 5605 livres 4 sols 6 deniers ; il est aussi indiqué 1/ Il n'y "a point de terres excepté les jardins qui soint en seules estimées du bon" ; 3/ Il n'y a que 8 sétérée et demi de terres défrichées et elles sont additionnées au compoix ; 4/ Les friches consistent en quelques hermes sur devès dont on ne peut savoir la contenance à moins de les faire arpenter ; à titre d'exemple d'article du compoix, le document reprend un article qui est au folio 1 du manifest de "Mr de CAMBOUX" : un champ appelé "de la citerne" (qui ne se trouve pas dans le compoix de 1677).
- 07.05.1685 : arrentement du bénéfice du prieuré saint Loup de Cazevieille à George COULET par l'évêque de Montpellier (notaire Antoine FAGES , de Montpellier : 2 E 95/1647, f 183, aux AD 34.)
- 24.08.1687 : afferme de la métairie de Sueilles par François de RATTE, seigneur et baron de Cambous, à André FÉDIÈRE pour six ans (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort : 2 E 81/132, f 60, aux AD 34.)
- 08.02.1690 : permission de construction d'une chapelle funéraire pour les RICOME par l'évêque de Montpellier (notaire Antoine GAUSSEL, de Montpellier : 2 E 95/1668, f 22 v, aux AD 34).
- 21.02.1691 : contrat de mariage de Jean Baptiste COULET et d'Isabeau de GIRARD (notaire Etienne EUZET, de Viols-le-Fort : 2 E 81/134, aux AD 34).
- 10.08.1694 : collation au prieuré de Saint Loup du prieur Joseph de VALERNOD de CHAMPFAGOD (G 2296, aux AD 34 )
- 08.06.1695 : inféodation d'un bois dépendant du prieuré de saint Loup à Fulcrand ROUX par le prieur du collège de saint Ruf (notaire Antoine GAUSSEL, de Montpellier : 2 E 95/1669, f 200 v, aux AD 34.)
- 09.12.1696 : arrentement du bénéfice du prieuré saint Loup de Cazevieille à Jean Baptiste COULET par l'évêque de Montpellier (notaire Antoine GAUSSEL, de Montpellier : 2 E 95/1669, f 484, aux AD 34.)
- 17.03.1698 : nomination de Jean FROUTGOUS de "la vicairie" de Saint Etienne de Cazevieille à celle de Saint-Jean-de-Buèges (notaire Antoine GAUSSEL, de Montpellier : 2 E 95/1670, f 110, p. 122 du site des AD 34 en ligne)
- 18.03.1698 : démission de Jean FROUTGOUS de "la vicairie" de Saint Etienne de Cazevieille (notaire Antoine GAUSSEL, de Montpellier : 2 E 95/1670, f 111, p. 123 du site des AD 34 en ligne)
- 02.05.1698 : démission de Joseph LEOTARD de "la vicairie" de Saint Etienne de Cazevieille (notaire Antoine GAUSSEL, de Montpellier : 2 E 95/1670, f 13, p. 26 du site des AD 34 en ligne)
- 2ème partie du XVIIe siècle (période à préciser) : "Les biens nobles en main séculière et les biens tenus en main morte dans le diocèse de Montpellier aux XVIIe et XVIIIe siècles" ; manuscrit conservé aux Archives de la ville de Montpellier, coté "Dénombrement des biens nobles du diocèse de Montpellier" ; édition dans le tome 4 des Archives municipales - Inventaires et documents, Montpellier, 1920.
- Le plan de Cazevieille : 1 Fi 328, aux AD 34.



La bibliographie :

- Etudes sur l'Hérault (nouvelle série, n 10, en 1994). Note de toponymie : "Montferrand et Roque Faran, sur la montagne du Pic Saint-Loup, près de Montpellier (Hérault), p. 131, d'André SOUTOU, avec de belles photos en noir et blanc des deux tours.
- Annales du Midi (revue de la France méridionale, tome 111, n 228, octobre-décembre 1999) : "Les lieux de péage de l'évêché de Maguelone au XIVe siècle", d'André SOUTOU, p. 495.
- Toponymie de l'Hérault (Dictionnaire topographique et étymologique) de Frank R. HAMLIN (Editions du Beffroi, études héraultaises - 2000), en particulier les pages 98 (Cazevieille), 127 (Courtès), 156 (Fédière), 159 (Figarède), 291 (Peyrebrune), 340 (Roubiac), 390 (Sueilles), 401 (tour de Touriere).
- La famille du CAYLAR en Bas-Languedoc et le maréchal de TOIRAS, de Yannick CHASSIN du GUERNY (édité par le Lien des chercheurs cévenols). Nombreuses informations sur le site Yahoo "Généalogie-Gard et proche Lozère" (IGW 30), entre 2001 et 2009 (en particulier, le 14.11.2009).
- Le Pic Saint-Loup (l'âme de ses garrigues), de Sylvie L'HOSTIS (Espacesud Editions - 1999), en particulier les pages 69-70 sur Cazevieille pour la tour de Tourrières et l'église Saint-Etienne de la Figarède.
- Balades à thèmes et itinéraires autour du Pic Saint-Loup, de Pierre MACAIRE et Michèle LENGLIN (Edition Le plein des sens, collection Pas à pas, en ?), en particulier les pages 145-146.
- Noms de lieux et de personnes du val de Londres, de Pierre MACAIRE et Michèle LENGLIN (Edition Le plein des sens - 1997), en particulier les pages 45-48.
- Mémoires du pic Saint-Loup (Histoire, témoignages, recettes du canton des Matelles), par un collectif sous la direction de Philippe FOSSIOZ (Edition Les Presses du Languedoc - 2000), en particulier les pages 17 et 47-49, celles-ci sur la procession du pic Saint-Loup du 19 mars.
- A travers les âges (Le canton des Matelles - département de l'Hérault), de Marcelle LE MARCHAND, Thérèse PIRIS et Pascale GARCIAS (Cercle généalogique de Languedoc, en ?), en particulier les pages 117-119, avec de belles photos de l'église St Etienne et de l'ancien cimetière.
(à compléter)



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Les lignées issues de l'Hérault

Sueilles (1)

Sueilles 1 (suite 1)

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