Les EUZET ecclésiastiques, prêtres, religieux et religieuses




"Le changement s'accélère, le brassage des hommes et des idées, les moyens uniformisants mis au service de la culture risquent de conduire à l'éradication de toute tradition. Mais ne voyons-nous pas naître en même temps chez un nombre croissant de jeunes cet impérieux désir de connaître ses racines, de savoir d'où l'on vient ? Il appartient aux historiens d'apporter une réponse à cette quête d'une histoire régionale faisant sa juste part à l'étude des mentalités et des croyances." (Fin de l'avant-propos de Gérard CHOLVY dans le livre Histoire du diocèse de Montpellier, sous sa direction, édité aux éditions Beauchesne, Paris, au 1er trimestre 1976)



Histoire du diocèse de Montpellier
(page de couverture)



Signification des abréviations :
: naissance
b : baptême
p : parrain
m : marraine
fs : fils
fa : fille
test : testament
x : mariage
Cm : contrat de mariage
+ : décès
(+) : enterrement
ca : environ, vers
AD : Archives départementales
















L'état des connaissances



Les prêtres
les religieux et religieuses

1 / Les EUZET, prêtres :

Joseph (fs Jean Baptiste et Marthe ROUVEYROL) 22.10.1696, à Viols-le-Fort ; nommé curé et vicaire de Pégairolles-de-Buèges par acte du 22.12.1721 (acte notarié du notaire Pierre DURRANC, de Montpellier), il en démissionne, le 10.08.1725 (acte notarié du notaire Antoine BAUMEZ, de Montpellier) ; il signe cet acte : "EUZET prêtre curé" ; il est prêtre à Saint-Martin-de-Londres, au moins en 1738 (il est présent et signataire avec cette indication dans l'acte de baptême de Jean Baptiste ROUVEYROLES, le 30.09.1738 : registre paroissial de Viols-le-Fort) ; les registres paroissiaux conservés pour Saint-Martin-de-Londres sont incomplets et ne permettent donc pas de vérifier le temps qu'il a passé dans cette paroisse ; il apparaît encore à trois reprises dans le registre paroissial de Viols-le-Fort, comme prêtre et vicaire (sans indication d'une autre paroisse) mais uniquement le 25.11.1738 ; il est prêtre à Montarnaud en 1740 (il signe quatre actes, les 10 février, 1er mars, 24 mars et 23 mai) ; l'évêque le nomme vicaire de Montarnaud pour un an, à compter du 15.02.1741 (bien qu'il ait signé un acte avec la mention de vicaire, le 23.05.1740) ; après sa nomination, il ne signe qu'un seul acte, le 19.02.1741 et son nom n'apparaît plus par la suite ; il est vicaire de la paroisse d'Aniane au moins du 07.11.1742 (premier acte où il est signalé) et le 26.02.1743 (dernier acte où il est signalé) ; le dossier sur le jansénisme (voir "La Dame, l'Evêque, l'Abbé, le Parlement de Toulouse, le Maire de Montpellier, l'Intendant du Languedoc ... et le Roi !") montre qu'il avait dû se retirer à l'hôpital général de Montpellier pour des raisons de santé : "le Sieur EUZET s'imagine depuis long-tems être maltraité pendant la nuit par des ennemis invisibles, et que lorsqu'on lui parle sur cette matière, il la fuit volontiers : que cette infirmité qui ne nuit qu'à lui seul, le détermina à quitter une Cure dont il étoit pourvû, et à se retirer dans l'Hôpital Général de Montpellier où il fut reçu en 1750" (Remontrances du Parlement, le 23.02.1756) ; si l'année indiquée ici est exacte, il reste donc à trouver ce qu'il a fait entre février 1743 et 1750 ; une source épiscopale indique qu'il fut l'un des ecclésiastiques qui se sont opposés à la Bulle papale dite Unigenitus et qui ont été nommés des "appelants", parce qu'ils ont appelé à la tenue d'un concile général sur cette question ; ce document est une liste des prêtres du diocèse de Montpellier qui ont effectivement appelé au futur concile ; parmi eux, il y a Joseph EUZET qui est ainsi noté : "M. Joseph EUZET, secondaire à Viols a signé le formulaire pendant la vacance" (C 4706, aux AD 34) ; d'après un ajout au crayon sur le document, il s'agirait d'une liste dressée en 1739 par Georges-Lazare BERGER de CHARANCY (évêque de Montpellier de 1738 à 1748) ; on peut penser que cette signature a eu lieu en 1738, quand il est indiqué comme vicaire sur le registre paroissial de Viols-le-Fort ; il a probablement signé le formulaire pour pouvoir assumer ces fonctions mais cela veut dire aussi qu'il était proche des idées jansénistes puisqu'il faisait partie des appelants ; dans ces conditions, la mise à l'écart dans l'hôpital de Montpellier peut avoir pour raison, non seulement son état de santé mais aussi ses idées, celle-ci étant connues des gens de robe montpelliérains qui ont fait appel à lui, en 1755, pour apporter la communion à la janséniste de MOUSTELON ; pour se venger, l'évêque de Montpellier a ordonné qu'il quitte Montpellier et soit reclus dans un couvent de Gignac ou de Clermont-l'Hérault ; après la médiation du parlement de Toulouse, le roi a tranché en décidant qu'il devait non seulement quitter Montpellier mais aussi le diocèse de Montpellier ; + le ?, à ? Viols-le-Fort (génération 6)

Jean Baptiste Louis (fs Louis et Jeanne SERANE) 27.08.1753, paroisse Sainte Anne, à Montpellier. ; il entame sa carrière d'ecclésiastique en 1770 et c'est pourquoi son père lui constitue, le 02.04.1770, une rente de 100 livres annuelles "a commencer du jour de la promotion au sousdiaconat" ; il signe "AUZET acolyte" (notaire royal et apostolique, Jean Baptiste CAMBON, de Montpellier - pour plus de détails, voir l'article de Louis EUZET, son père) ; prêtre vicaire de Baillargues en 1781 mais il a dû y rester peu de temps car on ne voit, dans le registre paroissial, qu'une seule fois sa signature dans un acte du 08.11.1781 ; l'abbé Alphonse CAPION, dans son livre sur Baillargues, écrit (à la page 71 de son ouvrage) : "Le 15 octobre 1781, le vicaire EUZET trouve peu convenable les appartements qu'il occupe à l'hôtel de ville. Les consuls ne sont pas de cet avis, et, à sa demande de réparations, ils répondent : "Nous ne sommes pas obligés de vous fournir une maison particulière ; en reconnaissance de vos services réguliers, nous avons bien voulu vous céder quelques pièces dans l'hôtel de ville, mais non à titre définitif, si vous n'êtes pas content, allez avec le curé comme autrefois, le presbytère est assez grand pour loger curé et secondaire." ; il n'a pas dû apprécier la réponse car, peu après, il quitte Baillargues ; en effet, le 14.12.1781, il est mis en possession de la cure de Saint Etienne de Cazevieille, suite à la démission du curé Maxime MARTIN ; comme toujours, la mise en possession se fait par acte notarié et selon les formalités habituelles qui comprennent une "inspection" qui est, en fait, un état des lieux : "fait ouvrir et fermer le tabernacle, fait asseoir dans le choeur a la place destinée au curé, fait monter en chaire, conduit aux fons baptismeaux, fait sonner la cloche et autres formalités accoutumées" ; l'acte est passé en présence du "commissaire", le prieur des Matelles, Hiacinte GAUD, et de Jean COULONDRES (ménager de la métairie de la Roque) et Antoine REBOUL (ménager à Cazevieille) qui signent (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 26.12.1781, l'ancien curé Maxime MARTIN, qui demeure toujours à Cazevieille, fait du nouveau curé Jean Baptiste Louis EUZET, son procureur pour gérer toutes ses affaires ; l'acte est passé dans la cure de Cazevieille, en présence d'Antoine COLLET et de François REBOUL (ménagers de Cazevieille) qui signent avec Maxime MARTIN (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; le 16.07.1782, Maxime MARTIN place "sur la tête de Messire Jean Baptiste Louis AUZET" qui accepte, la somme de 5000 livres, à condition que la rente lui en soit payée pendant sa vie à raison de 8 % et par moitié de 6 mois en 6 mois, soit 400 livres par an en deux payements de 200 livres ; le premier payement se fera le 16.01.1783 ; il est aussi entendu qu'après le décès de Maxime MARTIN, le capital de 5000 livres appartiendra à Jean Baptiste Louis ; pour l'observation de ces mesures, les parties obligent et hypothèquent leurs biens présents et futurs ; l'acte est passé dans la maison curiale de Cazevieille, en présence de François et Antoine REBOUL (ménagers de Cazevieille, père et fils) qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; un autre acte du 28.10.1782 précise l'origine de ces 5000 livres (un billet de 330 livres "fait par le sieur COLLET menager habitant a sa mettairie de Roubiac", billet dont se charge Jean Baptiste Louis à ses risques et périls, et 4 contrats de rente consentis par le diocèse de 1772 à 1775) ;

ces 5000 livres permettaient le paiement d'une rente annuelle de 233 livres 10 sols à Maxime MARTIN ; cette rente est donc transportée sur Jean Baptiste Louis mais s'il devait ne pas payer à Maxime MARTIN "la dite rente" pendant 2 ans, le capital de 5000 livres reviendrait à Maxime MARTIN ; le premier paiement est prévu au 28.04.1783 (et non au 1er janvier comme il était indiqué à l'acte précédent - à noter que cet acte du 28.10.1782 n'annule pas explicitement l'acte du 16.07.1782 ; c'est une annulation de fait ! ; la manière dont l'acte est écrit fait supposer aussi que la rente à verser n'est plus de 400 livres mais de 233 livres 10 sols) ; l'acte est passé dans la maison curiale, en présence de Jean François VAQUIER (de sa métairie de Molière, à Saint-Jean-de-Cuculles) et François REBOUL (ménager de Saint-Jean-de-Cuculles) qui signent avec les parties (notaire Jean Henri ROUX, de Saint-Martin-de-Londres et de Notre-Dame-de-Londres) ; l'ancien curé n'a dû toucher que le premier paiement de sa rente, le 28.04.1783 car il est décédé le 15.10.1783 à Cazevieille, âgé d'environ 69 ans ; Jean Baptiste Louis est encore curé à Cazevieille en 1784 puis il devient le curé de Montferrier (la période reste à préciser) ; il refuse le serment républicain et émigre en Italie (avant le 12.07.1793, date de l'inventaire de son mobilier à Montferrier) ; le lieu de l'émigration reste à vérifier ; la vente de ses biens (en tant que "Biens nationaux provenant d'émigrés" a lieu le 8 germinal an 2 (28.03.1794) et lui-même est désigné comme "prêtre déporté" ; les biens vendus sont : "une maison, située à Montpellier, isle puid du Palais n 432 (...), une maison, située à Montpellier isle Durand n 138 (...)" et à Montferrier, une vigne avec des oliviers et arbres fruitiers et comprenant "une maison construite à neuf", une autre "maison et ferrajeu" (c'est-à-dire un champ pour faire du foin), un tinal, écurie et grenier à foin dans la section du faubourg des Barris, un champ, un lopin de terre, un ferrajeu avec des oliviers, une olivette, une terre herme, un champ avec des oliviers et un devois avec des chênes verts, un autre champ et herme et un autre champ et vigne (pour le détail de ces biens et de la vente, voir dans "Montpellier-1") ; il obtient une pension d'ecclésiastique (curé) d'un montant de 267 francs, indiquée dans le Tableau général et alphabétique des pensions à la charge de l'Etat, inscrites au trésor royal à l'époque du 1er septembre 1817 (Paris, Imprimerie royale - 1817) ; + 07.03.1823, à Montpellier "dans sa maison, rue Petit Scel" ; il est indiqué dans cet acte comme "prêtre, chanoine honoraire de la cathédrale de Montpellier" ; les déclarants du décès sont Jean Baptiste César SERANE (pharmacien, 38 ans) et Jean COUZIN (négociant, 48 ans), de Montpellier ; dans tous les actes, le patronyme est écrit AUZET. Montpellier (génération 3, de la branche venue d'Aniane, au XVIIIe siècle)

Louis Antoine (fs François et Rosalie THEULON) 25.04.1820, à Sète ; signalé au recensement de Sète de 1836, avec ses parents ; ordonné prêtre, le 23.12.1844 ; nommé vicaire de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues, le 28.12.1844 ; vicaire à Sainte Anne de Montpellier, le 25.08.1845 ; nommé aumonier des établissements MANDON et CANTAGREL (Le Messager du Midi du 26.10.1852) ; aumônier de l'Ecole supérieure d'industrie et du commerce, à Montpellier, le 23.11.1852 ; nommé desservant à Viols-le-Fort, le 18.03.1857 ; aumômier de l'orphelinat du Refuge, à Montpellier, le 21.04.1857 ; Secrétaire particulier de l'évêque de Montpellier, le 15.06.1857 ; le 03.12.1861, le partage des biens entre les cinq enfants de François et Rosalie THEULON est effectué ((notaire Alphonse COUZIN, de Sète - les détails de l'acte à l'article d'Abel) ; aumonier de l'hospice de Sète, le 18.12.1861 ; il est domicilié à Montpellier en 1862 (inscription hypothécaire indiquée dans la quittance du 01.05.1872) ; le 11.09.1872, il est encore aumônier de l'hospice et, avec un employé de l'hospice, il est déclarant dans un acte de notoriété pour sa cousine, Rose QUERMEL (fille de Barbe THEULON) qui est décédée à Sète le 07.09.1872 (notaire Alphonse COUZIN, de Sète) ; il a été aussi déclarant dans son acte de décés et, dans les deux actes, il signe "Louis EUZET, aumônier de l'hospice" ; il se retire pour cause de maladie, le 15.03.1873 ; + le 10.09.1873, "âgé de 53 ans", à Sète, "Boulevard de l'hospice, maison VIVAREZ" (notice nécrologique dans "La Semaine Religieuse de Montpellier", le 18.09.1873, p. 99) ; son nom est évoqué "Dans le monde des affaires au XIXe siècle, le mysticisme hétérodoxe à Sète", d'Emile APPOLIS ; dans cet article, l'auteur traite, notamment, du "Vintrasisme sétois" qui fait référence au "prophète" de Tilly-sur-Seulles, "le fameux VINTRAS" ; l'auteur écrit qu'il "recrute parmi les catholiques sétois des adeptes vers la fin de la Monarchie de Juillet" et que "d'assez nombreux catholiques continuent encore à ajouter foi aux déclarations réitérées d'orthodoxie auxquelles se livre VINTRAS en dépit de sa condamnation par l'évêque de Bayeux, dès 1841 et par le pape Grégoire XVI en 1848." ; il ajoute qu'il "n'est donc pas étonnant que les sentiments de LAFON et de FOURNAIRE (négociants à Sète) soient partagés par quelques ecclésiastiques originaires de Sète. On peut citer l'abbé EUZET vicaire de Sainte-Anne de Montpellier" ; à souligner surtout ce qu'écrit un des adeptes de VINTRAS, le 8 septembre 1847 : "dans sa lettre à l'abbé CHARVOZ, FOURNAIRE parle, en ces termes de ces ecclésiastiques que les doctrines vintrasiennes semblent séduire : "J'ai trouvé M. l'abbé EUZET ... dans les meilleures dispositions, et il est prêt à entrer en lice dès qu'il en sera besoin. C'est un sujet digne de notre Oeuvre divine (...)" mais "quelques mois plus tard, la condamnation de l'abbé HÉRY par son évêque suffira pourtant à faire abandonner l'Oeuvre à ces jeunes ecclésiastiques." ; il a été un des premiers à interroger Bernadette SOUBIROUS : "(...) samedi 17 juillet 1858, Mgr THIBAULT évêque de Montpellier, de retour de Cauterets, accompagné du chanoine BEAUDASSÉ, curé de Lunel et de l'abbé EUZET, rencontre Bernadette. C'est la première fois que Bernadette dialogue avec l'évêque. Ce dernier convaincu de la sincérité de la voyante, intervient auprès de Mgr LAURENCE pour l'inciter à prendre position sur "les faits de Massabielle" (Pierre-Denis REBOULIN, dans son livre sur Le diocèse de Montpellier et le sanctuaire marial de Lourdes. Une longue et riche histoire de liens privilégiés 1858-1940). Sète. (génération 5 GALIBERT)

Etienne (fs Jacques, Honoré et Jeanne VERGNES) 24.03.1828, à Sète ; présence de François EUZET, tonnelier ; signalé au recensement de Sète de 1841 avec ses parents, "quartier du mas neuf (île n 9)" ; domicilié à Montpellier ; prêtre ; signalé par le recensement de Villeneuve-lès-Maguelone de 1856 comme vicaire, avec le curé du lieu, Jean Baptiste BLACHAS, la soeur de celui-ci, Jeanne BLACHAS, et une domestique de 34 ans, Jeanne EUZET, au "n 192, Plan du château" ; le 16.02.1863, il remet au notaire Antoine Marius Salomon VIVAREZ, les procurations en brevet de ses frères Jean (à Marseille) et Gabriel (à Cherbourg) pour qu'il ait tout pouvoir de les représenter en ce qui concerne les immeubles de la succession de leur père, Jacques EUZET ; à cet effet, il donne main levée et consent à la radiation d'hypothèque pour Jean Baptiste DONNADIEU (marchand saleur, à Sète), inscription prise au profit de Jacques EUZET le 27.12.1845 ; l'acte est fait en l'étude où signent les parties ; dans cet acte, il est indiqué comme "prêtre, vicaire de la paroisse Saint-Mathieu, domicilié à Montpellier, y demeurant" (notaire Antoine Marius Salomon VIVAREZ, de Sète) ; indiqué comme prêtre dans l'acte de notoriété du 26.02.1863 et héritier pour un sixième des biens de son père (notaire Antoine Marius Salomon VIVAREZ, de Sète) ; le 24.06.1864, son frère Jean lui cède ses droits mobiliers et immobiliers dans la succession de leur père moyennant le prix de 4300 francs (notaire Charles CAVALIER, de Montpellier) ; le 09.06.1864, son frère Jacques lui cède ses droits mobiliers et immobiliers dans la succession de leur père moyennant le prix de 5830 francs (notaire Charles CAVALIER, de Montpellier) ; la purge d'hypothèque correspondante paraît dans le Messager du Midi du 30.04.1865 où il est indiqué comme "prêtre, vicaire de la paroisse de Saint-Mathieu, domicilié à Montpellier" ; le 05.01.1865, avec sa mère, Jeanne VERGNES, son frère Gabriel et ses soeurs Marie et Eliza (c'est-à-dire Elisabeth), ils vendent à Louis André PÉRIDIER (négociant à Sète) : "un jardin avec maison d'habitation, écurie, puits à roue, maison servant de café avec tonnelle et dépendance, le tout ne formant qu'un seul corps, situé à Cette, faisant partie des n 1888, 1889 et 1890 de la section B du cadastre, confrontant du nord les héritiers de M. Antoine EUZET pour un autre jardin qui a été du même corps (voir le schéma qui se trouve à l'article de Modeste EUZET, pour le n 1889), du sud la Compagnie de lumière du gaz et AURIOL, de l'ouest AURIOL et de l'est le chemin des métairies, sur lequel cet immeuble a accès au moyen de deux entrées. La superficie de cet immeuble est d'environ un hectare quarante ares. Les glacis de la commune de Cette séparent le dit chemin de la propriété vendue sur une grande partie de la façade, à l'est." Origine : "Cet immeuble était la propriété de M. Jacques EUZET père, ancien jardinier de Cette, y décédé le 26 mars 1832." Le 18 mai 1832, il fut procédé au partage entre les héritiers de la succession paternelle (notaire Jacques LAURENS, de Sète) et l'immeuble vendu fut attribué à son fils cadet, Jacques Honoré EUZET, qui est décédé à Sète, le 26.09.1852. Avant son décès, le 17.03.1851, il a légué à son épouse (Jeanne VERGNES) la moitié en usufruit de tous ses biens délaissés. Le prix de l'immeuble est 50000 francs sur lesquels l'acquéreur paye 40000 francs en or et en billets de banque, en présence du notaire et des témoins ; une quittance est délivrée ; pour le solde (10000 francs), PÉRIDIER s'engage à les payer après l'accomplissement des formalités de transcription et de purge des hypothèques légales et autres formalités de droit ; l'intérêt est de 5 % l'an, à partir de ce jour, payable de 6 en 6 mois, à terme échu ; l'acte est fait en la demeure de Mme EUZET, née VERGNES, en présence de deux témoins ; tous signent, sauf la dame EUZET née VERGNES qui "a déclaré ne le pouvoir à cause du tremblement et de la faiblesse de sa main" (notaire Alphonse COUZIN, de Sète).

Le 12.05.1866, avec sa mère, ses frères et soeurs, il vend à Jean MERLY la pièce de terre vigne au "quartier des métairies", n 1607, section B du cadastre (qui avait été achetée par son père le 22.11.1845), pour un montant de 2500 francs (notaire Antoine Marius Salomon VIVAREZ, de Sète) ; dans cette vente, il est mandataire de son frère Gabriel , aux termes de sa procuration datée du 05.02.1863 (notaire DELAPORTE, de Cherbourg) ; le 02.03.1878, Michel PRIVAT, aspirant au notariat, dépose dans les minutes de Me COSTE la grosse de l'ordonnance rendue le 22.02.1878 par le président du Tribunal civil de Montpellier, envoyant Etienne EUZET en possession du legs universel à lui fait par Marie Clotilde VERGNES (propriétaire domiciliée à Montpellier), aux termes de son testament olographe du 30.12.1870 déposé après l'accomplissement des formalités légales dans les minutes de Me COSTE par procès verbal du 14.02.1878 (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 02.03.1878, il constitue pour son mandataire le syndic des agents de change près la bourse de Paris ou son adjoint en exercice auquel il donne pouvoir, en son nom, de : 1/ vendre et transférer au cours de la bourse de Paris que le mandataire croira le plus avantageux, une inscription de rente sur l'Etat 5 % de la somme annuelle de 1000 francs inscrite au grand livre de la dette publique, au nom de VERGNES Marie Clotilde, fille majeure, sous le n 14156 de la série 8ème ; 2/ transférer au porteur deux inscriptions de rente sur l'Etat, inscrites au grand livre de la dette publique au nom de VERGNES Marie Clotilde, fille majeure, la première de la somme annuelle de 600 francs, sous le n 206271 de la série 8ème et la seconde de la somme annuelle de 1400 francs, sous le n 170192 de la même série ; il est propriétaire de ces rentes en sa qualité de donataire universel de Mlle VERGNES, ainsi qu'il est établi dans un certificat de propriété dressé ce jour et inséré au registre notarial ; le produit de la vente et du transfert sera versé au Trésor public, au crédit et compte de M. le Trésorier Payeur Général de l'Hérault ; l'acte est fait en l'étude et il signe (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 10.01.1879, en tant que directeur de l'institut catholique de Montpellier (société civile et anonyme à capital variable ayant son siège à Montpellier) et l'un de ses administrateurs, il paye à Théodose PRIVAT (ancien négociant) et à son épouse, Philomène ALBAREL, 26.000 francs qui représentent le solde des 209.000 francs de la vente de bâtiments au faubourg de la Saunerie (rue Fargues, rue du Grand Saint Jean, enclos Teisson, rue d'Alger), selon l'acte de vente du 16.01.1877 (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier, pour ces deux actes - voir aussi la purge d'hypothèques légales dans le Messager du Midi du 24.03.1877) ; le 24.04.1882, Gracie-Clémentine BALARD (fille majeure, à Montpellier) lui vend "une maison élevée de trois étages sur rez-de-chaussée, située à Montpellier, île Serres, ayant sa principale façade sur la rue Aiguillerie, numéro 43, en face de l'église Notre Dame, et une seconde sur l'impasse Broussonnet ci-devant Alliés" ; le prix est de 40.000 francs qu'Etienne paye immédiatement, "en billets de la Banque de France et numéraire ayant cours de monnaie" ; elle lui délivre une quittance définitive ; l'immeuble est libre d'hypothèques légales ; l'acte est passé en la demeure de la demoiselle BALARD, 43 rue Aiguillerie, dans une chambre du 1er étage, pour ce qui la concerne et, en l'étude du notaire, à l'égard d'Etienne EUZET ; les parties signent (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; le 17.07.1882, Michel GENOUILHAC (percepteur des contributions directes en retraite, domicilié à Montpellier), mandataire de son fils, Edmond GENOUILHAC (payeur particulier des finances à Miliana, en Algérie), déclare que la somme de 10.000 francs versée par son fils à la caisse du Trésorier Payeur Général de l'Hérault pour la totalité du cautionnement auquel il est assujetti, "appartient en capital et intérêts à M. l'abbé Etienne EUZET, prêtre chanoine honoraire, domicilié à Montpellier" ; l'objectif de cette déclaration est que l'abbé EUZET ait le privilège de second ordre sur ce cautionnement ; il est précisé, par un autre acte du 22.07.1882, que le cautionnement ne subit aucune mention d'opposition, "appert le certificat délivré par le greffier du tribunal de première instance de l'arrondissement de Blida" (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 12.03.1896, "rue Aiguillerie n 43", à Montpellier, âgé de 68 ans. Sète. (génération 5 GALIBERT) et Les EUZET de Montpellier issus de Sète

Charles, Marius Florent (fs Pierre Louis Emile et Marguerite Adèle SIMONET) 24.11.1840, à Toulon (acte n 1504) ; les deux témoins sont Jérôme Charles GUIOT, capitaine du génie à Toulon et Esprit CLERC, garde du génie à Toulon ; signalé au recensement de 1846, au domicile de ses parents à Toulon au n 3, quartier Malbousquet ; signalé au recensement de 1851 à la même adresse ; le Bulletin administratif de l'instruction publique pour l'année 1851 indique qu'il obtient une "bourse entière" (nomination des boursiers de l'Etat dans les lycées, acte du 17 novembre) ; "prêtre" dès 1865 ; il signe Ch EUZET ; domicilié au "14, boulevard Tessé" aux recensements de 1872, 1876, 1881 (avec ses parents et Gustave), en 1886, 1891 (avec sa mère, veuve, et Gustave), en 1896 (avec Gustave) ; il y a deux domestiques (par exemple en 1891, Joséphine DURAND, gouvernante domestique, et Léocadie FREGIER, cuisinière domestique, ou encore en 1896 : Léocadie FREGIER, servante domestique, et Marie Apollonie FREGIER, ménagère domestique ; dans les recensements, il est toujours indiqué comme prêtre, sauf en 1881 où il est désigné comme ecclésiastique. Toulon. (génération 2)

François Abel (fs Abel Jean Pierre et Marianne DOUCET) 16.06.1862, à Sète, "dans sa maison d'habitation sise quai supérieur de la place, n 3" ; classe 1882, numéro 65 de tirage ; quand il est appelé au service militaire, il est "élève ecclésiastique" et, à ce titre, il est dispensé ; signalé comme séminariste, avec ses parents, son frère Marius et sa soeur Marguerite Rosalie au recensement de Sète de 1886, "rue Louis Blanc n 45" ; entré dans les ordres majeurs, le 17.12.1887 ; ordonné prêtre, le 15.06.1889 ; vicaire de Sérignan, le 16.07.1889 ; vicaire d'Olonzac, le 01.07.1890 ; desservant à Salvergues, le 01.07.1891 ("Salvergues", selon le résumé de sa biographie à l'évêché de Montpellier, mais il s'agit, certainement, de Cambon-et-Salvergues, bien que son nom ne se retrouve pas dans le recensement de 1891 de cette commune, le curé étant Etienne GRANIER) ; desservant à Ceps, le 23.06.1893 ("Ceps", selon le résumé de sa biographie à l'évêché de Montpellier mais il s'agit, certainement, de Cers, bien que son nom ne se retrouve pas dans le recensement de Cers de 1896, le curé étant Benjamin BELUGOU) ; aumônier de l'hospice Lachaud, à Agde, le 01.11.1901 ; auxiliaire du Chapelain du Sacré Coeur, à Sète, le 01.10.1902 ; dans l'annuaire de l'Hérault pour 1908, il est désigné ainsi : "Vicaire de la chapelle du Sacré-Coeur, 39, rue Rouget-de-l'Isle" ; signalé au recensement de Sète de 1921 avec Marie Louise BLANC (veuve de son frère Louis) et son neveu Marcel EUZET, au "4, rue de l'Hospice" (indiqué par erreur comme peintre) ; + 11.11.1929, à Sète.



2 / Les EUZET, religieux et religieuses :

Pierre, ( fs de Jean ? et Catherine REDIER ?) prêtre au Triadou, collégial de Saint Sauveur, oncle des deux Antoine de la génération suivante (indiqué ainsi dans le dossier du procès concernant les censives du Triadou) ; le 11.01.1518 (a.s.), il accorde une procuration et est indiqué en tant que prêtre du collège Saint Sauveur de Montpellier [notaire Benoît de Molino (du MOULIN), de Montpellier] ; censive ecclésiastique du 29.10.1520 (notaire, Guillaume VITALIS, de Montpellier) ; il habite au Triadou, au moins entre entre 1518 et 1521 ; il est présent au testament de Gabrielle EUZET et dans un acte pour Pons REDIER, en 1518 ; le 08.05.1521, Guillaume SABATIER (laboureur) lui vend une "piece terre champ herme" de "dix cesterées" dans la paroisse et terroir de Saint-Jean-de-Cuculles, au lieu appelé "Fanabregol", confrontant Mathieu FLAVARD et Jean MONTELS (notaire Antoine BOUET, de Montpellier) ; dans cet acte, il est indiqué avec le nom de LEUZET, comme prêtre de Saint-Sébastien-de-Cassagnas ", Collegie de Saint Sauveur" ; le 07.09.1523, acte d'arrentement à Saint Sébastien de Cassagnas à Pierre EUZET (de Heuseto), prêtre, collège Saint Sauveur [notaire Benoît de Molino (MOULIN), de Montpellier] ; indiqué seulement comme prêtre, il mis en possession de la chapelle du Triadou, à partir du 08.10.1568 (dossier des censives du Triadou) ; il signe un bail (avec d'autres représentants du collège Saint Sauveur, de Montpellier), le 12.02.1575 (n.s.) (notaire Pierre DENEMAUZE, de Montpellier ; il prend possession de la chapelle Sainte Catherine, dans l'église Notre-Dame-des-Tables, de Montpellier, le 12.12.1584 : il est toujours indiqué comme religieux de Saint Sauveur et on peut supposer qu'il est alors âgé d'environ 80 ans ; cet acte est passé dans la maison d'Etienne PLANTADE, marchand de Montpellier, à qui il donne procuration, le 07.02.1585 (ces deux actes chez le notaire Etienne d'ARLES, de Montpellier ; 2 E 95/1583, respectivement pages 397 et 412 du registre en ligne sur le site des AD 34). Le triadou (génération 5) - article à mettre à jour.

Marie Virginie (fa Fulcrand et Françoise ICARD) 28 brumaire an 8 (19.11.1799), à Cazevieille ; religieuse au couvent de Saint Charles, à Avignon quand elle décède, âgée de 73 ans ; + 22.11.1872, "dans le territoire quartier de Montfavet", à Avignon (84) ; dans l'acte de décès, l'ordre des prénoms est inversé, ce qui veut certainement dire que Virginie était son prénom usuel. Cazevieille (génération 11)

Anne (fa Fulcrand et Françoise ICARD) 14 frimaire an 10 (05.12.1801), d'après les TD de Cazevieille mais l'an 10 manque dans l'état civil ; soeur jumelle de Marianne ; c'est peut-être elle qui est soeur de la charité ; + 12.03.1828, à Moissac (82), fille de Fulcrand EUZET, mais le registre "Succession et absences" de l'Enregistrement indique aussi sa naissance à Saint-Martin-de-Londres (mais il n'y a rien dans l'état civil de cette commune) et un âge de 20 ans (ce qui ne correspond pas exactement) à son décès ; la déclaration est faite le 09.03.1830. Cazevieille (génération 11)

Elisabeth (fa Antoine et Marie Rose THEULON) 02.05.1815, à Sète ; [voir ce qui est dit sur Elisabeth qui, en 1836, se trouve avec Marie EUZET, née PELUF, à la génération précédente] ; signalée au recensement de 1836 de Sète, avec ses parents ; signalée au recensement de 1841 de Montpellier comme novice au monastère de la Visitation (avec le prénom d'Isabelle) ; dans "Histoire du monastère de la Visitation Sainte-Marie, de Montpellier" (par l'abbé Elisée LAZAIRE - Turin, 1898, imprimerie Salésienne), elle est indiquée, p. 329 : "Soeur Louise-Madeleine EUZET ; 9 décembre 1841", dans la liste des "Soeurs de Choeur" ; le 01.03.1872, avec ses frères et soeurs, elle vend des terrains à Jules MIGNIOT (voir cette vente à l'article de Modeste 1) ; la purge d'hypothèque légale paraît dans le journal Le Petit Méridional du 21.10.1876 où il est indiqué qu'en religion son nom est "soeur Louise Magdeleine", au couvent de la Visitation Sainte Marie, à Montpellier (l'acte notarial initial chez Antoine Marius Salomon VIVAREZ, de Sète) ; le 18.09.1872, elle est, effectivement, indiquée comme religieuse au monastère de la Visitation Sainte Marie, à Montpellier, sous le nom de soeur Louise Madeleine et elle expose que "par acte aux minutes de maître VIVAREZ, notaire à Sète, reçu le 03.01.1872, elle a, avec ses six frères et soeurs, vendu à François GELLY, tonnelier domicilié à Cette, une portion de terrain propre à bâtir dépendant du numéro 1889 de la section B du cadastre de Cette, d'une superficie de 343 m2 environ" ; elle accorde la main levée de ses privilèges, hypothèque et actions dans cette opération ; l'acte est passé "dans l'un des parloirs du monastère de la Visitation Sainte Marie" (notaire Jean Marcelin COSTE, de Montpellier) ; + 21.12.1884, dans le monastère de la Visitation, rue Blanquerie", à Montpellier, âgée de 69 ans (l'acte donne comme prénom Isabelle) Sète. (génération 5 GALIBERT)

Jeanne (fa Antoine et Marie Rose THEULON) 06.04.1827, à Sète ; signalée aux recensements de Sète de 1836 et 1841, avec ses parents ; une vente du 09.08.1858, avec ses frères et soeurs et leur mère, indique qu'elle est domiciliée à Compiègne, qu'elle y est religieuse à l'Hôtel-Dieu et que son nom en religion est "soeur Thérèse" (notaire Antoine Marius Salomon VIVAREZ, de Sète) ; un bail du 22.04.1859, avec ses frères et soeurs et leur mère, confirme qu'elle est toujours "religieuse à l'Hôtel Dieu de Compiègne" (notaire Antoine Marius Salomon VIVAREZ, de Sète) ; le recensement de Compiègne (60) de 1861 informe qu'elle est "soeur de Saint Vincent de Paul", à l'hôpital, rue Jeanne d'Arc, âgée de 33 ans, mais son nom est écrit HUZÉ ; le recensement de Compiègne de 1866 indique qu'elle demeure toujours à l'hôpital, comme "fille de la charité", âgée de 38 ans, mais son nom est écrit HUIZET ; par contre, elle est absente des recensements de Compiègne de 1872 et de 1876 ; de même, elle n'était pas indiquée dans la liste des religieuses par le recensement de Compiègne de 1856 ; la suite semble bien montrer qu'elle a quitté l'habit de religieuse et qu'elle s'est mariée dès 1867 ; x Ambroise Adolphe MATIGNON, le 31.01.1867 à Angers (49) dans le 3ème arrondissement, l'un et l'autre habitant à Angers "impasse Saint Julien" ; elle est sans profession et célibataire quand elle se marie ; elle signe Jeanne EUZET ; il est possible que son passage à la vie civile ait précédé de peu son mariage ; en effet, dans un acte du notaire Antoine Marius Salomon VIVAREZ, de Sète, du 07.01.1867 (vente d'un terrain avec ses frères et soeurs), elle est encore indiquée comme religieuse ("fille de la charité de Saint Vincent de Paul de l'Hôtel Dieu de Compiègne, y demeurant") mais, en fait, la procuration qu'elle a faite date du 05.12.1866 ; le couple a un enfant, Adolphe Albert, qui naît au domicile de ses parents, "rue de l'Aiguillerie, 14", à Angers (2ème arrondissement), le 28.05.1869 ; à cette date, son mari est marchand de vin ; pour les ventes de terrains provenant de la succession de son père, elle donne procuration à son beau-frère, Emmanuel ARNAL, le 05.12.1866 (notaire Me MICHEL, de Compiègne) puis, à Honoré EUZET, son frère, le 06.03.1867 (notaire FONTENEAU, d'Angers) et aussi à Benjamin EUZET, son frère, le 22.01.1870 (notaire FONTENEAU, d'Angers) ; elle est présente à Sète, le 06.09.1871 pour une vente passée en l'étude de Me COUZIN, de Sète ; elle est signalée dans le recensement de Sète de 1872 avec son mari (débitant de tabac), leur fils Albert et une domestique (Jeanne CASTELNAU), au "quai de Bosc, n 13" et il est précisé qu'ils sont catholiques ; avec ses six frères et soeurs, elle vend les terrains situés au quartier de la glacière, provenant de la succession de leur père (les ventes s'échelonnent entre 1867 et 1872 - détails des actes à l'article de Modeste 1) ; elle est signalée dans le recensement de Sète de 1876 avec son mari (débitant de tabac), leur fils Albert et une domestique (Jeanne CASTELNAU), au "quai de Bosc, n 13", les lieux de naissance étant précisés ; elle est signalée dans le recensement de Sète de 1881 avec son mari (buraliste) et une employée (Jeanne CASTELNAU), au "quai de Bosc, n 13" ; indiquée comme veuve d'Antoine MATIGNON quand sa soeur Marie décède, le 28.10.1884 ; + 10.11.1900, dans "l'asile des petites soeurs des pauvres, rue du sminaire n 11", à Montpellier, âgée de 73 ans, "veuve du sieur MATIGNON", née à Sète et demeurant à Montpellier ; les âges indiqués dans les différents actes (mariage, naissance du fils, décès) et dans les recensements de Sète correspondent exactement à son année de naissance ; de plus, l'acte de mariage donne sa filiation ; or, l'état civil de Sète ne fait pas ressortir l'existence d'une autre Jeanne EUZET, en dehors de sa soeur qui est née en 1824 et décédée en 1825 ; il est donc clair qu'elle a quitté Compiègne après le recensement de 1866, qu'elle s'est installée à Angers dans cette même année 1866, sans profession déclarée, et qu'elle s'y est mariée fin janvier 1867 avec Ambroise Adolphe MATIGNON, lui-même sans profession ; le couple est resté à Angers au moins jusqu'en 1869, puisque leur fils y naît en mai de cette année ; la suite se déroule à Sète comme on le voit dans les recensements. Sète. (génération 5 GALIBERT)

Thérèse (fa Jacques Honoré et Marie DUCAYLAR ou CAILA ou CAYLAR) 26.02.1828, à Sète (et non 29.02.1829, selon l'acte de décès) ; soeur jumelle d'Anaïs ; signalée aux recensements de Sète de 1836 et de 1841 ("quai de Bosc") et de 1846, au foyer de ses père et mère ; religieuse de Saint Vincent de Paul ; + 19.05.1883, à Versailles (Seine-et-Oise, devenue Yvelines), "maison de charité, rue des Bourdonnais 6, où elle demeurait." Les deux témoins sont deux rentiers de Versailles "à défaut de parents et de voisins." Sète. (génération 5 GALIBERT)

Claude Albert (fs Jean Baptiste et Claire MICHEL) 29.12.1851, à Sète, "rue des casernes maison LEINGRE" ; il y a une énigme avec le dossier militaire : il y est indiqué comme étant né le 07.01.1851 (pour la classe 1871, n de tirage : 19) ; or, à cette date, il n'y a rien dans les registres de l'état civil de Sète ; de plus, il est signalé comme dispensé au motif suivant : "Voué à l'enseignement des frères des écoles chrétiennes" et son métier est ainsi indiqué : "profession de frère ignorantin" ; en effet, dans l'acte de notoriété du 06.01.1887, il est décrit ainsi : "Autrefois frère des Ecoles chrétiennes, aujourd'hui employé de commerce à Cette" ; x Claire Françoise GUIZONNIER, le 12.06. 1884 ; pas de Cm ; commis négociant ; limonadier (en 1900 et 1907) ; il signe A. EUZET ; le 11.07.1890, Jacques GUIRAND, commis négociant, reconnaît avoir reçu de Claude Albert EUZET la somme de 1200 francs, montant en capital de l'obligation souscrite le 03.10.1888 (notaire Jean Jacques Hilaire VIVAREZ) et il en donne quittance ; dans cet acte, Claire Françoise GUIZONNIER accepte le paiement et, alors qu'ils sont dits domiciliés à Sète, elle est dite "domiciliée aujourd'hui à Saint Gilles (Gard)" et elle signe Claire EUZET ; en 1891 et 1892, il est comptable chez Pierre CHANOINE, à Sète ; le 25.11.1892, il fait l'objet de 14 chefs d'accusation dans un procès aux Assises de l'Hérault (essentiellement des chèques à son ordre, avec la signature imitée de son patron, mais aussi une fausse signature au bas d'un acte d'association entre Junior et Pierre CHANOINE et une fausse signature dans un acte de reconnaissance, par lequel Pierre et Junior CHANOINE se reconnaissent débiteur de la somme de 18.000 francs en faveur de la dame veuve Albert DUPIN) ; il reconnaît les faits mais dit "qu'il a agi d'après les instructions de son patron et que les faux qu'il avait commis n'avaient eu pour but que de masquer la véritable situation de CHANOINE aux yeux de sa soeur et commanditaire, Mme DUPIN" ; le jury donne un avis négatif et l'acquitte (Le Petit Méridional du 25.11.1892) ; le couple a son dernier enfant le 29.04.1895, à Sète ; un avis inséré dans le Journal de Cette du 11.04.1907 indique la conversion en faillite de la liquidation du commerce d'Albert EUZET, limonadier ; "Par jugement rendu en audience publique le 9 avril 1907, le Tribunal de commerce de Cette a déclaré en état de faillite le sieur Albert EUZET, limonadier, à Cette, précédemment admis au bénéfice de la liquidation judiciaire par jugement du 5 mars 1907, a fixé la date de la cessation des paiements au jour de l'ouverture de la liquidation, a nommé M. CAYROL, l'un de ses membres juge-commissaire et M. BIRON, syndic, a ordonné l'affiche et l'insertion d'un extrait du présent jugement, a enfin dispensé le failli du dépôt de sa personne à la maison d'arrêt. Cette, le 10 avril 1907. Le greffier du Tribunal. G. BRIANDAIT." ; signalé au recensement de Sète de 1911, au "5, quai du Sud", comme employé de commerce avec son épouse, leur fille Claire (institutrice), leur fils Henri (employé de commerce) et sa soeur Louise (employée de commerce) ; signalé au recensement de Sète de 1921, au "5, quai Aspirant Herber", comme employé de commerce, avec son épouse ; + ?

Etienne, Fulcrand, Joseph (fs François Fulcrand et Marie Thérèse ARGELLIERS) 12.12.1873, à Vacquières ; il entre le 27.09.1889 chez les Lazaristes, à Paris ; dès septembre 1892, il est affecté au collège de Smyrne (aujourd'hui, Izmir en Turquie), comme simple clerc ; classe 1893 ; cheveux, sourcils et yeux : noirs, front et nez : ordinaires, bouche : moyenne, menton : rond, visage : ovale, taille : 1 m 67 ; n 14 du tirage militaire, pour le canton de Claret (34) ; il réside à Smyrne et est missionnaire quand il est appelé à l'armée ; ajourné en 1893 et 1894 ; définitivement exempté en 1895 ; il revient à Paris en septembre 1896 pour une année d'études et y être ordonné prêtre, le 12.06.1897 ; il repart ensuite à Smyrne ; convoqué en 1914 pour la mobilisation,, il est maintenu exempté ; il participe au XXVe congrès eucharistique international tenu à Lourdes, en juillet 1914, où il est indiqué comme faisant partie du collège français du Sacré Coeur, à Smyrne (information de M. Pierre REBOULIN) ; il est à Smyrne quand la ville est incendiée (le 13.09.1922) ; avec les soeurs du Carmel, il parvient à fuir à bord d'un torpilleur, à deux heures du matin (voir le récit fait par une des soeurs, en "Vacquières - suite 1") ; il est nommé en 1924 à Constantinople (aujourd'hui, Istanbul) ; il revient une troisième fois à Smyrne, en 1926, comme supérieur ; professeur au collège du Sacré-Coeur de Smyrne, il a enseigné la philosophie, le latin et le grec ; il a écrit un article sur son voyage à Patmos, intitulé : "Journal de voyage et de séjour" (à Patmos), commenté dans Les missions catholiques : bulletin hebdomadaire de l'Oeuvre de la propagation de la foi (1915) ; il a écrit un article sur "la légende des sept dormants" d'Ephèse, dans la revue Notre Dame d'Ephèse" de juillet 1957 ; possesseur et responsable de la "Maison de la Vierge", à Ephèse, à partir de 1928, il a rassemblé les arguments et les témoignages sur cet endroit où se serait produit "la dormition de la Vierge" dans un ouvrage intitulé : "Historique de la Maison de la Sainte Vierge, près d'Ephèse (1891-1961)" ; il est décédé à Izmir, le 20.06.1961, à l'issue de la messe qu'il venait de célébrer chez les soeurs de Saint Vincent de Paul. [pour plus de détails sur sa vie et sur la "Maison de la Vierge", voir dans "la suite 1", l'article de Louis SECONDY paru en 2010 : "Evêques et prêtres de l'Hérault au service de l'Eglise locale et universelle1800-2000", dont certains extraits sont repris, et d'autres sources et extraits dans "la suite 2"]. Vacquières (génération 3)




3/ Questions.

Qui est Jean EUZET, "clerc servant" de la paroisse Saint Denis de Montpellier, entre le 24.10.1749 et le 10.10.1751 (dans ce laps de temps, il signe J. EUZET, à ce titre, 39 actes de baptême ou de mariage) ? - la signature est différente de celle du prêtre Joseph EUZET.

sommaire

haut de page

Nouveautés

Plan détaillé du site

Les lignées issues de l'Hérault