Le château de Montferrand"



Au moment où les textes qui suivent commencent à être écrits (le 1er janvier 2004), c'est-à-dire un an et demi après le texte sur la "République de Montferrand", nous avons une vision plus claire de ce que pourraient être ces pages "Histoire". Nous avons constaté que des bribes d'information sur tel ou tel sujet se trouvent dans les livres qui traitent des thèmes concernant le Languedoc. C'est le cas pour le château de Montferrand, par exemple. Notre idée est de reprendre ces informations éparpillées pour arriver à des historiques plus complets, ce qui permettrait des recoupements utiles avec nos propres préoccupations et serait utile à tous les chercheurs. Ainsi, dans le livre "Les comtes de Toulouse et leur entourage" , par Laurent MACE, , il y a cinq passages (pp. 44, 52, 130, 131, 357) qui concernent le château. Nous les reprenons ci-dessous.

1) Les comtes de Toulouse et leur entourage (Rivalités, alliances et jeux de pouvoir XIIe-XIIIe siècles), par Laurent MACE, aux éditions Privat (Bibliothèque Historique Privat - dépôt légal : avril 2000-octobre 2003)

(p. 43-44) : "L'acquisition du comté de Mauguio est une des grandes réussites du règne de Raimond V. Le mariage de son fils avec Ermessinde (dont le mari, Peire Bermond de SAUVE, est mort entre avril 1171 et décembre 1172) permet aux Toulousains de s'installer en Bas-Languedoc méditerranéen, dans une région qui se trouve au contact de la vicomté de Béziers, d'Agde et de Nîmes, et dans la proximité immédiate de la seigneurie de Montpellier. En outre, cette annexion leur assure le contrôle de l'atelier monétaire de cette petite principauté. Cependant, l'arrangement établi entre le comte de Toulouse et la comtesse de Mauguio entraîne la spoliation des droits de Bertrand PELET, fils de Béatrix de Mauguio et du seigneur d'Alès, Bernard PELET. A la mort de ce dernier (fin 1170-début 1171), Bertrand, du vivant de sa mère, prétend au titre de comte. Sachant que des tractations sont en cours avec les Raimondins, il s'allie avec le seigneur de Montpellier en juin 1171 et, dès lors, n'hésite pas à porter le titre de comte de Mauguio. Déshérité par sa mère, il recherche l'appui de l'Aragon et des Guilhem. Aussitôt, en 1171-1172, un conflit éclate entre les deux prétendants.

Une enquête réalisée en janvier 1213 éclaire quelque peu cet événement mal connu par ailleurs. Ainsi, de nombreux témoins indiquent que la guerre commença à la mort de Bernard PELET. Le comte de Toulouse, aidé de Peire Bermond de SAUVE, assiégea le château de Montredon, au nord de Sommières. le châtelain, Raimond de LEVEZOU, fut obligé de céder et de leur rendre le site, lequel fut livré avec celui de Montferrand. Faits confirmés par plusieurs personnes qui précisent que Bertrand tenait alors de castrum de Mauguio mais qu'il en fut rapidement chassé. De fait, Raimond V rentra en possession de la totalité du comté, ce qui lui valut, au passage, d'être excommunié. Quant à Bertrand PELET, malgré le soutien du roi d'Aragon à qui il avait fait hommage en décembre 1172, il abandonna provisoirement ses prétentions : en août 1174, il figurait aux côtés du prince raimondin, à la cour de Saint-Gilles."
[des précisions sont données dans une note n 22].

(p. 52) : "La nouvelle acquisition de la maison toulousaine, le comté de Mauguio, est immédiatement mise sous la tutelle du comte dont les représentants se fixent à Mauguio et dans le château de Montferrand."

(p. 129-130) : "Les agents recrutés par les princes raimondins appartiennent à des groupes sociaux issus d'horizons divers ; certaines de leurs caractéristiques méritent d'ailleurs d'être soulignées. Tout d'abord, la présence d'officiers juifs est assez manifeste. De fait, les Raimond peuvent puiser une partie de leur personnel administratif dans d'importantes et puissantes communautés juives telles que (...). C'est aussi dans le comté de Mauguio, qu'un dénommé BONJUDA exerce les fonctions de baile de Montferrand en 1190 (...) Si les seigneurs de Montpellier excluent les juifs de la charge de baile, les comtes de Toulouse - de même que les Trencavel et les comtes de Barcelone - leur font au contraire entièrement confiance pour gérer leur administration de façon efficace et rationnelle (...)".

(p. 131) [à propos des fonctions de viguiers et de bailes] : " Si de grandes maisons n'hésitent pas à briguer ces postes, il en est de même pour certains lignages de rang inférieur pour qui ce type de fonction, en raison des parts des profits de justice qu'elle autorise, devient une sorte d'entreprise familiale." [ exemples dans la note n 73 : (...) "Dans le comté de Mauguio, Arnaud de PAMIERS, baile de Montferrand est parfois remplacé par son frère, Raimond" (ROUQUETTE et VILLEMAGNE, Cartulaire de Maguelone, tome I, p. 485-486)"]. "Pour autant, les documents ne permettent pas de déterminer précisément si ces charges étaient inféodées ou affermées. Du moins, elles engagent leurs détenteurs à respecter la fidélité due au comte : un serment est souvent exigé. En outre, la nature amovible de ces fonctions est complexe à apprécier, l'office de baile ou de viguier ne semblant pas obligatoirement annuelle [ exemples dans la note n 74 : "L'amovibilité semble être un principe de base. Mais si on étudie attentivement la liste des viguiers et des bailes, on constate que cette règle générale subit de nombreuses entorses. Arnaud de PAMIERS assure, sans interruption, la fonction de baile de Montferrand pendant 20 ans (1189-1209)."

"Il est tout aussi difficile d'entrevoir son éventuel caractère héréditaire. Cependant, une certaine survivance apparaît quelquefois, comme en témoigne l'exemple de Bermond de Sauve, baile de Montferrand, qui voit son fils, Bermond, lui succéder dans la même charge."


(p. 357) : "Si l'église s'acharne à présenter le dynaste raimondin comme un fauteur de troubles, pour la simple raison qu'il engage des routiers à son service, elle ferme les yeux sur une pratique qui a pourtant cours, et ce, même au sein de l'armée croisée ! Ainsi, au printemps 1212, Baudoin de France reconquiert une partie de l'Albigeois avec l'aide de Martin d'OLITE - surnommé aussi Martinet le Hardi -, capitaine navarrais qui se distingue par le pillage de la ville de Gaillac. De son côté, l'Eglise, qui a elle-même recours aux routiers pour composer sa propre armée de la paix, n'hésite pas à confier à cet homme la garde du castrum de Montferrand, dans le comté de Mauguio, en attendant de verser les 22 000 sous qu'elle lui doit."

2) Histoire de Teyran, par l'abbé A. Villemagne (Librairie Valat, 9, place Chabaneau - 1913)

"Dans les premières années de son existence Teyran vit se passer un fait important. Son suzerain Raymond VI, comte de Toulouse, fut dépossédé du comté de Melgueil et sa dépendance le château de Montferrand. A ce sujet on a fait des insinuations malveillantes sur le compte de l'Eglise. Il est juste cependant d'observer que ce comté de Melgueil avait été donné au saint siège le 27 avril 1085. Le fils du donateur, n'exécutant pas les volontés paternelles, fut réprimandé par l'évêque Godefried. Raymond, comte de Melgueil, reconnut le bien fondé du reproche. Et en l'année 1099, réalisant les désirs de son père, il fit hommage au pape Urbain II du comté de Melgueil et le reçut de lui en fief moyennant le cens annuel d'une once d'or; (GERMAIN, Etude Hist. sur les comtes de Maguelone, etc., p. 25)"

"Les divers comtes de Melgueil dans la suite, et les comtes de Toulouse, devenus comtes de Melgueil, tinrent du pape ce fief de l'Eglise Romaine. Et quand, après la condamnation du comte de Toulouse, le notaire du pape, Pierre de BENEVENT, ressaisit au profit de l'Eglise le susdit comté, il était dans son droit. Le pape Clément IV, dans une lettre adressée à saint Louis, roi de France, eut soin de mettre en évidence la légitimité de la dévolution, faite par un de ses prédécesseurs du comté de Melgueil. Le 14 avril 1215, le pape inféoda ce comté à l'évêque de Maguelone Guillaume d'AUTIGNAC et, en sa personne, à tous ses successeurs. (GERMAIN, op. cit., p. 72)".


3) Le cartulaire de Maguelone. (Edition par l'abbé ROUQUETTE)

- 1181 G. de CAMBRAS, bayle de Montferrand
- 1188 Bermond de SAUVE, bayle de Montferrand
- 1189 G. de NUCE, bayle de Montferrand
- 1189-1209 Arnaud de PAMIERS, bayle de Montferrand

4) Le livre "Les comtes de Toulouse et leur entourage", par Laurent MACE (Editions PRIVAT, 2003)

- 1190 BONJUDA, bayle de Montferrand

5) "Autour de Montferrand" (Le Plein des Sens éditions, en 2006 ? ou début 2007 ?)

- 1211 (le 27.12.) Jean d'ORLHAC et Bernard de CAP-DE-BUOU, tiennent le château de Montferrand : Guillaume d'AUTIGNAC, redoutant sans doute une surprise des Albigeois, confia la garde de Montferrand à Jean d'ORLHAC et Bernard de CAP-DE-BUOU, afin qu'il fut conservé à l'église romaine."

6) "Montferrand", par Edmond TEISSIER (1936, réédition en 2010 aux Editions PLANQUESSE)

- 1215 (le 02.11.) Jean d'ORLAC, bayle de Montferrand
(en référence : cartulaire de Maguelone. ROUQUETTE, T. II, chap. 348, p. 154.)
- 1221 (le 12.03) Martin DOLIS "promet à Bernard de MÈZE de lui rendre le château de Montferrand que le cardinal CONRAD lui a confié, lorsqu'il lui aura payé les 22.000 sols qu'il lui doit (...)"
(en référence : cartulaire de Maguelone. ROUQUETTE, T. II, chap. 382, p. 217.)
- 1221 (les 21.08. et 02.09.) Raymond BRUNENC, bayle de Montferrand : "Le 21 août 1221, Raymond de GANGES et une semaine après le 2 septembre 1221, la marquise de ROQUEFEUIL, font tous deux hommage du château de Brissac à Raymond BRUNENC, baile de Montferrand."
(en référence : cartulaire de Maguelone. ROUQUETTE, T. II, chap. 380, p. 215)
- 1232 (en octobre) Guillaume HOTON, bayle de Montferrand, sentence "au sujet d'un pâturage de la paroisse de Brissac"
(en référence : cartulaire de Maguelone. ROUQUETTE, T. II, chap. 477, p. 472)
- 1241 (le 06.03.) Maurin de COMBAILLAUX, châtelain de Montferrand : "Le 6 mars 1241 un Arnaud de ROQUE ROYA reconnaît au châtelain de Montferrand qui se nomme Maurin de COMBAILLAUX, le château de Montvert et tout ce qu'il possède dans la paroisse de Valflaunès (...)"
(en référence : cartulaire de Maguelone. ROUQUETTE, T. II, chap. 525, p. 572)
- 1257 (le 22.10.) Egide de SAINT-GERVAIS, châtelain de Montferrand : "Egide de SAINT-GERVAIS, châtelain de Montferrand pour le seigneur Guillaume, évêque de Maguelone, se plaint que Thomas, baile du château de la Roquette pour l'illustre roi de France, Saint-Louis, a pris et maltraité des boeufs et autres bêtes qui étaient parqués dans les limites du terroir du château de Montferrand. (...)"
(en référence : cartulaire de Maguelone. ROUQUETTE, T. II, chap. 632, p. 797)
- 1276 (le 19.12) Arnaud de MAROJOL, châtelain de Montferrand : "Le 19 décembre 1276 le châtelain de Montferrand, Arnaud de MAROJOL, dut comparaître devant la cour de Sommières, pour avoir exercé son droit de ban sur le mas de la Gardiole, dans la paroisse de Viols où il s'était dirigé avec ses archers et autres hommes d'armes et où il avait capturé des boeufs et des vaches, des boeufs de labour, sept bêtes en tout, malgré une caution qu'il avait reçue. (...)"
(en référence : cartulaire de Maguelone. ROUQUETTE, T. III, chap. 750. p. 240)

7) "Autour de Montferrand" (Le Plein des Sens éditions, en 2006 ? ou début 2007 ?), d'après Maïté LESNÉ : "La communauté du val de Montferrand", D.E.A. d'histoire des anciens pays de Droit Ecrit, 1976-1977

- 1292 Pierre VIRIDIER, châtelain de Montferrand
- 1311 Guilhem Arnaud MASCARON, châtelain de Montferrand

8) Mémoires et documents relatifs à Montpellier et à la région montpelliéraine. Fondation Joseph POUCHET. Tome 1er, fascicule 2 (1930). Article intitulé : "La baronnie des Caravètes"

- 1321 Bernard de MONTMIRAT, châtelain de Montferrand
- 1327 Bernard de MONTMIRAT, châtelain de Montferrand

9) "Autour de Montferrand" (Le Plein des Sens éditions, en 2006 ? ou début 2007 ?), d'après Maïté LESNÉ : "La communauté du val de Montferrand", D.E.A. d'histoire des anciens pays de Droit Ecrit, 1976-1977

- 1334 Bertrand de VILLENEUVE, châtelain de Montferrand

10) Le cartulaire de Maguelone. (Edition par l'abbé ROUQUETTE)

- 1335-1336 Bertrand de VILLENEUVE, châtelain de Montferrand

11) "Montferrand", par Edmond TEISSIER (1936, réédition en 2010 aux Editions PLANQUESSE)

- 1337 Raymond de la MATHE, châtelain de Montferrand : "Dans un acte du 28 mai 1343 Raymond de la MATHE, damoiseau de Saint-Aunès, qui fût châtelain de Montferrand en 1337 assure tenir de l'évêque, sous les remparts, une maison avec sa citerne. Ce mas porte encore le nom de Saint-Aunès."

12) Mémoires et documents relatifs à Montpellier et à la région montpelliéraine. Fondation Joseph POUCHET. Tome 1er, fascicule 2 (1930). Article intitulé : "La baronnie des Caravètes"

- 1354 Raimond de la MATE, châtelain de Montferrand (damoiseau)

13) Autour de Montferrand (Le Plein des Sens éditions, en 2006 ? ou début 2007 ?), d'après Maïté LESNÉ : "La communauté du val de Montferrand", D.E.A. d'histoire des anciens pays de Droit Ecrit, 1976-1977

- 1358 Bertrand de CASTENET, châtelain de Montferrand

14) Mémoires et documents relatifs à Montpellier et à la région montpelliéraine. Fondation Joseph POUCHET. Tome 1er, fascicule 2 (1930). Article intitulé : "La baronnie des Caravètes"

- 1364 Bernard POSTAT, châtelain de Montferrand (damoiseau)
- 1366 Bernard POSTAT, châtelain de Montferrand (damoiseau)

15) Le temporel des évêques de Maguelone et de Montpellier (pp. 28, 35 et 39), par A. GERMAIN. Montpellier, J. MARTEL aîné (1879)

- 1395 Pierre RAYMOND, châtelain de Montferrand (noble)
- 1396 Pierre RAYMOND, châtelain de Montferrand (noble)

16) Minutier du notaire Bernard ARBOUX, de Sauve (2 E 64/269, aux AD 30)

- 1403 (22.07.) Pierre RAYMOND, châtelain du château de Montferrand ; son lieutenant est Jean REULIER

17) Le cartulaire de Maguelone. (Edition par l'abbé ROUQUETTE)

- 1413 Guillaume du CAYLAR, châtelain de Montferrand (coseigneur de Montferrier)
- 1425 Pierre MONACHI, châtelain de Montferrand, procureur de l'évêque, (bourgeois de Montpellier) ; son lieutenant est Jean RICOME
- 1427 Guillaume du CAYLAR, châtelain de Montferrand ; son lieutenant est noble Jacques FRAYNEL
- 1428 Pierre MONACHI, châtelain de Montferrand (bourgeois de Montpellier)
- 1429 Pierre MONACHI, châtelain de Montferrand (bourgeois de Montpellier) ; son lieutenant est Pierre TRIADOU, des Matelles
- 1430 noble Jacques d'AVIGNON, châtelain de Montferrand ; son lieutenant est Pierre TRIADOU, des Matelles

18) Minutier du notaire Jean SABATIER, de Sauve (2 E 64/312, aux AD 30)

- 1447 (15.06.) noble Guillaume COCHARD, capitaine du château de Montferrand.

19) Minutier du notaire Marcel RO(U)BAUD, des Matelles (indications dans G 3448, aux AD 34)

- 1454 (13.05.) Jean de MONTLAUR, châtelain de Montferrand (damoiseau, coseigneur de Murles)
- 1455 (10.02.) Tristan de MONTLAUR, châtelain de Montferrand

20) (dans le texte sur la "République de Montferrand", ci-dessus)

- 1468 Tristan de MONTLAUR, capitaine de Montferrand

21) Minutier du notaire Jean SABATIER, de Sauve (2 E 64/319, aux AD 30)

- 1471 a.s. = 1472 n.s. (09.01.) Arnaud ADHEMAR, capitaine du château de Montferrand.

22) Minutier du notaire Jean GARNIER, des Matelles, aux AD 34 : 2 E 95 1577.

- 1566 (09.12.) Guilhaume ROUGIER (ou ROGIER), capitaine de Montferrand.
- 1567 (26.03.) Guilhaume ROGIER (ou ROUGIER), capitaine du château de Montferrand.

23) "Autour de Montferrand" (Le Plein des Sens éditions, en 2006 ? ou début 2007 ?), d'après Maïté LESNÉ : "La communauté du val de Montferrand", D.E.A. d'histoire des anciens pays de Droit Ecrit, 1976-1977

- De 1622-1624 à 1659 Jacques de VALAT de SAINT ROMAN, châtelain "pour le roi", de Montferrand

24) Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Roussillon. XXXIX congrès à Montpellier 1966 (Montpellier 1967) [ 8 S.S.65 7 à la Bibliothèque Mazarine, à Paris)

Extrait d'un article du chanoine Jean SEGONDY : "La famille languedocienne du Maréchal de TOIRAS" : "En parcourant jadis le dépot des minutes notariales antérieures à la Révolution que Me ANDRIEU conservait soigneusement dans son étude des Matelles, j'aperçus la rapide silhouette de quelques personnalités du XVIIe siècle, plus ou moins connues de nos jours. C'était d'abord notre grand évêque réformateur qui, venu de sa lointaine Savoie, occupa de 1608 à 1652, le siège de Montpellier Maguelone. Venait ensuite, dans le rayonnement de son brillant épiscopat, Jacques de VALAT de SAINT ROMAN, son neveu, châtelain du château épiscopal de Montferrand." On trouve aussi dans des notes de SEGONDY la précision suivante : " J. de VALAT mourut en 1659" (notes sur Saint Jean de Cuculles, dans PH 60, aux AD 34). Dans la série B des AD 31 (B 1914 - Edits, registre 16, p. 195-196 du tome IV rédigé par J. MOUDENC pour "l'enregistrement des actes du pouvoir royal de 1444 à 1682) on trouve la "lettre de naturalité" de Perrine de FENOULHET, native d'Annecy, fille de françois de FENOULHET et de Constance DARPIAUD, mariée à Montpellier avec Jacques VALLAT, gouverneur du château de Montferrand (Paris, février 1628 ; enregistrement le 19 juillet suiv., f 318 v). Dans le même dossier, il y a aussi la naturalisation de Pierre de FENOULHET, natif d'Annecy, habitant de Montpellier.

25) Etudes sur l'Hérault n 10, 1994 (article d'André SOUTOU)

Dans la revue ci-dessus, pp. 131-134, André SOUTOU a écrit un article concernant "Montferrand et Roque Faran sur la montagne du Pic Saint-Loup, près de Montpellier". Il s'agit d'une note de toponymie dont nous tirons, pour notre part, quelques éléments qui seront utiles pour la suite que nous envisageons ( attention ! ce qui est indiqué ici n'est pas un résumé et l'entièreté de la démonstration de l'auteur n'est pas reprise ; nous renvoyons donc les lecteurs à cet article très riche et très utile) :

- les mentions les plus anciennes du château de Montferrand sont datées des environs de l'an 1132 et se trouvent dans le cartulaire des Guilhem : Montem Ferrandum, p. 128 et 129 ; Mont Ferrant, p. 131 ; Mon Ferran, p. 131 ; Montem Ferrannum, p. 151.

- le qualificatif ferrand/ferrant/ferran évoquait la couleur gris de fer (dictionnaire d'E. Levy)

- c'est, par comparaison de teinte, le nom qui aurait été donné à la montagne appelée, plus tard, le pic Saint-Loup.

- la construction qui est à l'ouest (commune de Cazevieille), près du mas de Tourrière est dite : Roque Faran, en 1634 (G 1501 ADH), la tourre de la Fedieyre, dans le compoix du XVIIe siècle au f 12 v. (G 1502 ADH), la tour de la Fediere, en 1677 (G 1503 ADH)

- comme la tour de Roucayrol (des Matelles), celle de Roque Faran a une structure analogue (poste de guet, grand entrepôt en contrebas, abri par des rochers, remparts) : c'étaient des postes de péage placés sur un chemin important menant à Ganges.

- la Roque Faran, comme la torre de Cayrolz (graphie du compoix de la val de Montferrand de la mi-XVIe siècle) seraient aussi anciennes que le château de Montferrand, de la première moitié du XIIe siècle.

26) Le château de Montferrand, juste avant sa démolition, dans "Le temporel des évêques de Maguelone et de Montpellier" (1879), par A. GERMAIN

Voir la fin de la quatrième partie de cette étude dans "Le temporel".

27) La démolition du château de Montferrand, arrêt du 12.01.1699

Il s'agit d'un extrait tiré des Registres du Conseil d'Etat que l'on trouve aux AD 34 dans "le portefeuille coté Evêché de Montpellier, 115-116, liasse 16, n 7" selon A. GERMAIN, qui le reproduit en pièce justificative dans "Le temporel des évêques de Maguelone et de Montpellier" (1879)

"Veu par le Roy estant en son Conseil l'arrest rendu en iceluy, le sixième octobre dernier, sur le placet presenté à Sa Majesté par le sieur COLBERT de CROISSY, evesque de Montpellier, tendant à ce qu'il luy plust luy permettre de faire demolir le chasteau apellé de Montferrand, dependant de son evesché, qui estoit anciennement une forteresse, et est depuis longtemps entièrement ruiné, n'y restant que des masures, lequel cousteroit des sommes très-considerables pour le retablir, outre qu'il seroit necessaire d'y entretenir une garnison pour le garder, afin d'eviter les inconveniens qui en pouroient arriver, estant scitué à l'entrée des Sevennes, par lequel arrest Sa Majesté auroit ordonné que le sieur de la MOIGNON de BASVILLE, conseiller d'Estat ordinaire et intendant de justice en la province de Languedoc, se transporteroit audit chasteau de Montferrand, pour dresser procès-verbal de l'estat auquel il est, de l'utilité ou inutilité d'iceluy, des reparations necessaires pour le retablir, et de la depense qu'il y conviendrait faire, pour, son procès-verbal envoyé avec son avis, et raporté à Sa Majesté, estre ordonné ce qu'il appartiendroit ; veu aussi le procès-verbal dudit sieur de BASVILLE, de l'estat où est ledit chasteau et de sa scituation, du dixième novembre dernier, avec son avis sur la demande de ladite demolition ; oui le Raport, et tout consideré, le Roy estant en son Conseil a permis et permet audit sieur evsque de Montpellier de faire demolir entièrement ledit chasteau de Montferrand et ses dependances, sans que pour raison de ce, luy ou ses heritiers puissent estre inquietez. Ordonne Sa Majesté que les frais de la demolition pris sur la vente des matériaux, s'il se trouve qu'il y ait du surplus, il en sera fait employ au profit de la mense dudit evesché de Montpellier. Fait au Conseil d'Estat du Roy, Sa Majesté y estant, tenu à Versailles le XIIe jour de janvier mil six cens quatre vingt dix neuf. - PHILYPEAUX.

28) La description du château de Montferrand, dans "Autour de Montferrand" (Le Plein des Sens éditions, en 2006 ? ou début 2007 ?), d'après (notamment) une étude d'Anne SAUVAGET, de G 1446 (année 1677), aux AD 34, et d'un descriptif du château par Jean ARNAL.

On ne peut que renvoyer à cette étude exceptionnelle, abondamment illustrée, et qui donne un état des lieux du château au XVIIe siècle ; la bibliographie apporte aussi d'autres compléments.

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